2500 à Rouen. A 9h 30 devant le CHJU. La police a dû revoir ses chiffres à la hausse. Ceux qu'elle avait prévus n'étaient vraiment pas suffisants ... CGT, FO, SUD, Unsa- et deux collectifs -Inter-Urgences et Inter-Hôpitaux- avaient oeuvré à la mobilisation. Ils ont réussi. Les personnels de l'hôpital public, du CHU, du centre Becquerel, mais aussi des personnels du privé, par exemple de Korian "Les cent clochers", et des personnes solidaires. Des personnels de la clinique Saint-Hilaire sont sortis pour applaudir et soutenir les manifestants. Des aides soignant-e-s, infirmières et infirmiers, brancardiers, des médecins aussi. On a même vu des militants de la CFDT, pourtant absente de l'appel national.
Les manifestants ont marché - longtemps - vers l'ARS, l'Agence Régionale de Santé pour y être reçus. Salués par les klaxons des routiers, des automobilistes, les sirènes des pompiers et des ambulances.
Ils entendaient faire pression sur le gouvernement au moment où se tient le Ségur de la Santé qu'ils craignent très insuffisant. La solidarité exprimée si théâtralement par le chef de l'Etat a disparu. En effet, les directeurs d'hôpitaux semblent poursuivre la programmation des suppressions de lits. Les moyens dont a besoin l'hôpital sont oubliés. La revalorisation des salaires et des métiers est évoquée mais jamais concrètement. C'est tout cela qu'ont voulu réclamé, très fortement, les personnels de santé.
Le gouvernement ferait bien de ne pas être sourd à cette mobilisation importante juste au sortir du confinement.
Mots d'ordre relevés
"J'ai pas eu le covid, mais ils m'ont donné la rage"
"Revalorisez nos salaires"
"L'hôpital se fout de la charité"
et d'autres sur les revalorisations salariales ou les lits supprimés ...
Puis la manifestation s'est rendue devant la Cité administrative pour réclamer la réintégration d'Antony Smith, inspecteur du travail, mis à pied pour avoir tenté de remplir sa mission de protection des salariés face à la pandémie.