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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 13:49
La position du KKE, 11 juillet 2015
KKE, 10 juillet: Non au nouveau mémorandum de “gauche”

Non au nouveau mémorandum de “gauche”

Compte-rendu du KKE, 11 juillet 2015, traduction depuis la page en anglais du site du KKE, par MlN pour Solidarité internationale communiste PCF

Le gouvernement du parti de « gauche » SYRIZA et du parti nationaliste ANEL place le fardeau insupportable de nouvelles mesures antipopulaires sur le dos de la classe ouvrière et des autres couches du peuple, avec le soutien du parti de droite ND, du parti social-démocrate PASOK (les deux gouvernaient ensemble jusqu’en janvier 2015) et du parti centriste POTAMI.

Dans la nuit du 10 juillet, a été mise à l’ordre du jour de la séance plénière du Parlement la question d’autoriser ou non le gouvernement à négocier un nouveau mémorandum, le 3ème, comprenant une série de mesures antipopulaires. L’alternative a été posée de la façon suivante : ou bien la continuation de la ligne politique antipopulaire, ou bien la banqueroute du pays et une sortie de la zone euro.

Le premier ministre, Alexis Tsipras a défendu son mémorandum, le « mémorandum-Tsipras », en expliquant en substance que les mesures antipopulaires devaient être prises pour regagner la confiance des investisseurs et des marchés.

A 5 heures du matin, 251 députés ont voté pour la proposition du gouvernement. L’ensemble du groupe KKE a voté contre. Au final, il s’est trouvé 32 voix contre et 8 abstentions volontaires. 9 députés étaient absents.

Ces développements, qui révèlent une fois de plus le vrai visage du gouvernement « patriotique de gauche » de SYRIZA/ANEL, montrent la position inacceptable tenue ces derniers mois par différentes forces à l’étranger, y compris par certains partis communistes et ouvriers, qui ont soutenu le gouvernement au nom de la « solidarité avec la Grèce ».

Prenant la parole devant le Parlement pendant la discussion générale relative à « l’autorisation » au gouvernement d’approuver le nouveau, 3ème, mémorandum, le secrétaire général du Comité central du KKE, Dimitris Koutsoumbas, a insisté interpelant gouvernement :

« Vous avez toujours pratiqué l’absence de morale en politique, l’opportunisme, ce qui veut simplement dire littéralement, sans approfondir théoriquement, être opportuniste et aventuriste.

Il y a à peine 10 jours, ici même, pendant la discussion sur la proposition de référendum, le KKE a clairement expliqué devant vous que vous appeliez le peuple à voter sur un « oui » ou un « non » qui ne diffèrent que superficiellement, puisque tous les deux portaient l’acceptation d’un nouveau mémorandum, peut-être pire encore que les précédents.

Vous avez transformé le « non » du peuple en un « oui » à un nouveau mémorandum.

Cela s’est trouvé confirmé le lendemain même du référendum. Les autres partis politiques, aussi bien ceux qui soutenaient le «oui» que ceux qui soutenaient le «non», se sont mis d’accord sur un nouveau mémorandum qui sera encore plus dur.

Nous étions certains depuis le départ qu’il allait en être ainsi. Non parce que nous sommes devins, mais parce que votre stratégie, votre programme, votre position sur l’UE, l’euro et les alliances capitalistes en général, votre position sur le mode de développement et le système qui vous servez, vous menaient inévitablement du côté de l’UE, de la BCE, du FMI, du grand capital, des groupes monopolistes. Avec eux, vous avez vu comment le butin serait partagé, comment vous alliez servir leurs rendements, comment, en fin de compte, vous alliez diminuer le revenu de la population, comment vous alliez économiquement réduire le prix de la force de travail, comment vous alliez sucer les gens jusqu’à l’os pour que les parasites du système puissent prospérer ».

Le secrétaire général du CC du KKE, au sujet de l’alternative posée par le gouvernement, « accord antisocial, c’est-à-dire mémorandum, ou Grexit », a souligné les points suivants : « Le 3ème mémorandum va se traduire par une véritable banqueroute pour le peuple. Evidemment suivant une voie qui, d’une certaine façon, est mieux ordonnée. Nous allons connaître des mesures antipopulaires barbares. Avec le Grexit, nous connaîtrions un appauvrissement rapide, la faillite des ménages conjuguée avec la faillite de l’Etat, sans aucune voie de sortie, toujours pris au piège, emprisonnés dans le carcan de l’UE, dans le même vieux mode de développement capitaliste.

C’est pourquoi tous les autres partis portent une responsabilité historique, en particulier SYRIZA qui gouverne aujourd’hui et a bénéficié de la confiance du peuple.

La véritable voie pour sortir de la crise, pour un développement profitable aux intérêts des travailleurs et de la population, passe par l’organisation du peuple lui-même, la mise au point de son intervention, un langage de vérité, des programmes et des positions clairs qui permettent au peuple lui-même de décider, de prendre le pouvoir et d’organiser l’économie et une nouvelle société, en dehors et bien loin des regroupements capitalistes, avec une planification centralisée, avec une propriété socialisée des richesses produites par la classe ouvrière et le peuple.

Toutes les autres options se ramènent aux expériences d’échec de la gestion social-démocrate, des soi-disant gouvernements de gauche qui ont géré le système dans le cadre du capitalisme. Les espoirs fugitifs qu’ils ont répandus, les fausses attentes ont conduit le peuple à une grande désillusion, le mouvement des travailleurs à un recul. Ils ont renforcé les tendances conservatrices et même extrêmement réactionnaires ».

A propos de l’enchevêtrement entre la « question grecque » et les contradictions interimpérialistes, D. Koutsoumbas a fait remarquer :

« Vous présentez souvent le « cruel » Schaüble comme l’adversaire unique, ce Schaüble qui représente une part importante du capitalisme allemand, mais vous présentez aussi de temps en temps, comme des amis de la Grèce, les Etats-Unis et le FMI, maintenant la France, en concentrant l’attention sur la question de la restructuration de la dette publique.

Pas plus le capital américain, le capital français ou le capital allemand ne sont les amis du peuple. Ils réclament tous aussi bien la mise à mort des droits et des revenus du peuple. La concurrence entre eux se déroule dans le contexte de la crise capitaliste et des profonds déséquilibres au sein du noyau dur de la zone euro. Les Etats-Unis et l’Allemagne sont en concurrence pour l’hégémonie en Europe, le FMI, la France et l’Allemagne pour l’avenir de la zone euro. Des sections du capital grec, industriels, banquiers, armateurs sont impliqués dans cette confrontation.

Tant que nous serons pris dans ce dangereux tissus de contradictions, tous les choix possibles seront un cauchemar pour le peuple : autant un nouvel accord/mémorandum, qu’un défaut de paiement ou même l’éventualité d’une guerre dans la région ».

Concernant les développements d’avenir, Le secrétaire général a souligné ceci :

« Malgré les compromis temporaires, la tendance reste lourde à l’expulsion de certains pays. Cela ne concerne pas simplement que la Grèce mais tous les pays endettés, même ceux qui sont candidats à rejoindre l’euro.

Le peuple ne doit pas avoir à choisir entre sa faillite avec l’euro ou sa faillite avec la drachme.

Une solution décisive en faveur du peuple nécessite une vraie rupture qui n’a rien à voir avec la fausse rupture que certains courants dans SYRIZA invoquent quand ils défendent une sortie de la Grèce, uniquement, de la zone euro.

Ceux qui prétendent – parmi eux, ces courants de SYRIZA, comme d’autres forces nationalistes et réactionnaires partant d’un autre point de vue – que la sortie de la Grèce de la zone euro, avec une monnaie dévaluée, donnerait un coup de fouet à la compétitivité et à la croissance et aurait de bonnes répercussions pour le peuple, sont en train, délibérément, de tromper le peuple.

La perspective d’une Grèce, pays capitaliste doté d’une monnaie nationale, ne constitue pas une rupture en faveur du peuple. Ces forces politiques qui mettent en avant cet objectif comme une solution ou comme un objectif intermédiaire en vue de changements radicaux (comme la « plateforme de gauche » de SYRIZA, ANTARSYA, ou comme également des forces d’extrême-droite fascistes en Europe) jouent dans les faits le jeu de certaines sections du capital.

Aussi nous ne choisirons pas si nous ferons faillite avec l’euro ou avec la drachme, sous l’effet d’une dévaluation interne ou externe.

Pour cette raison, nous ne choisissons pas entre un mémorandum ou un Grexit.

Parce qu’il y a une solution alternative si le peuple lutte pour une rupture avec l’UE, le capital et leur pouvoir.

Par exemple, nous pouvons abolir les directives de l’UE qui ont causé la stagnation de la production nationale, de la production de sucre et de viande aux chantiers navals en passant par bien d’autres secteurs.

Nous pouvons utiliser les contradictions entre les centres impérialistes et gagner des accords internationaux avantageux pour la Grèce et le pouvoir populaire, dégagés de l’UE et de l’OTAN.

Nous pouvons préparer la voie à la satisfaction des besoins populaires en procédant à la socialisation des monopoles, des moyens de production avec une planification nationale scientifique de l’économie ».

En conclusion, D. Koutsoumbas a rappelé que le KKE appelle les travailleurs à organiser leur riposte dans les rues et les lieux de travail contre les nouvelles mesures de destruction.

Dans l’après-midi, ce même jour (vendredi 10 juillet), le PAME organisait un rassemblement de masse à Athènes et dans les principales villes du pays contre le 3ème mémorandum (« de gauche ») regroupant des mesures antipopulaires. Les manifestations ont regroupé des syndicats, des comités populaires, des associations et groupes féminins, des organisations de masse, des comités de lutte de chômeurs, de travailleurs indépendants et d’artisans, comme d’étudiants, c’est-à-dire de tous ceux qui sont frappés par les mesures du gouvernement de coalition. Tous ont crié : « assez ! – Une autre voie existe dans l’intérêt du peuple”.

D. Koutsoumbas, qui a participé au rassemblement de masse du PAME à Athènes a déclaré: "nous ne pouvons pas perdre plus de temps. Les travailleurs doivent organiser leur lutte, mettre en avant leurs revendications et organiser l'alliance populaire ".

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 14:29

Notre camarade Danièle Trannoy nous livre ces réflexions politiques et appelle de ses voeux un texte commun..

Le capitalisme a besoin de « faire sauter » les Etats-Nations : UE-Euro, Grèce, , Régionales ….. : pour les communistes, garder le cap de la souveraineté nationale et populaire.

Communistes, nous n’entendons pas entretenir d’illusions. Dire que la « lutte contre l’austérité » passe obligatoirement « par rester dans l’UE et l’Euro » (*), est une erreur politique grave au risque de se condamner à l’esclavage !

Le bras de fer contre le peuple grec et sa libre détermination nous interpellent sans nous étonner. Les médias se déchainent comme ils le firent contre le NON en 2005. Au nom de l’intérêt collectif européen, le pouvoir supranational de l’UE serait inexorable et qu’il serait vain de s’y opposer dans le cadre « rétrograde » des vieux Etats-Nations. Exit, les élus du peuple…. Leurs volontés se transforment en leurs contraires...

Les diktats imposés à la Grèce interdiraient toute expression démocratique plaçant les peuples dans une totale soumission au capitalisme puisqu’il vaudrait mieux y rester que de sortir de l’UE et de sa monnaie unique.

Le capitalisme est à un nouveau stade, pour avancer, il lui faut faire sauter les barrières des Etats, des peuples et de ses représentants….. La pleine souveraineté des peuples est dangereusement mise en cause.

La France a, contre la volonté de son peuple (référendum 2005), perdu la maitrise de sa monnaie, confié le crédit à la finance, livré ses entreprises et ses territoires à la loi du marché, abandonné ses travailleurs « à la concurrence libre et non faussée ». Elle s’est mise sous le joug des institutions européennes, elle a lié son armée à l’OTAN, et elle est maintenant sommée d’en finir avec ce qu’il reste de son modèle social.
Le Capital et la finance ont pris le pouvoir. Les institutions internationales et les états ne sont plus que les antichambres des intérêts des puissances d’argent. Les gouvernements à leur service conduisent des politiques d’austérité de plus en plus sévères qui mettent les peuples à genoux sans rien régler de la situation. Elles ont mis les partis politiques dominants à leurs bottes. Après la droite et l’extrême droite, le parti socialiste confirme et amplifie son passage corps et âme dans le camp du Capital. (1)

Peut-on sortir de ce carcan ? La chape de plomb de « l’Europe sociale » ou rien d’autre », est un frein en France, pour les salariés, les citoyens ne leur permettant pas d’avancer des perspectives de réappropriation de la souveraineté, de ruptures avec l’engrenage des offensives du capitalisme, d’ouvrir un projet pour la France, l’Europe, le monde et de véritables solidarités.

Les enjeux des élections régionales (décembre 2015) :

Le PS et son gouvernement veulent aller vite pour exécuter les volontés du Medef.

Le pacte pour les régionales lancé par le PCF (2) est très faible sur le plan politique et ne défendra pas les citoyens. Au mieux, il pourrait être « socialo-compatible » !
Au contraire, les analyses de l’anecr, font percevoir la gravité des modifications faites à l’insu des populations (3) et (4).

1/ Intégration européenne et nouveaux « landers » pour avancer vers une Europe fédérale :

Le contexte de ces élections régionales, après le bouleversement des communes, des départements et des départements, c’est l’éclatement de l’Etat-Nation, des lois républicaines.

Les communistes se doivent quel que soit leur position de porter le débat chez les communistes mais aussi dans la population.

En effet, il faut mesurer la gravité des bouleversements. Avec la loi Notre (qui sera votée en juillet) : « La région est seule compétente pour décider des interventions économiques dans son territoire. Elle détient le monopole des aides directes aux entreprises. Elle dispose d’un schéma régional prescriptif de développement économique, d’innovation et d’internationalisation.
Des prérogatives essentielles dans les domaines de l’emploi, l’aménagement, l’enseignement (supérieur et la recherche), de traiter directement avec des Etats :
Les régions deviennent donc des mini-états, pouvant traiter avec d’autres états … passer par Bruxelles sans demander l’intervention de l’Etat.
C’est la mise en place du fédéralisme européen.
C’est la porte ouverte au Tafta…. La soumission totale aux USA

Ne peut-on pas craindre une stratégie du « chaos », une offensive de l’impérialisme américain qui porte en France et en Europe, la destruction des sociétés et des Etats ? N’est-ce pas la porte ouverte au « fascisme mou » ? N’est-ce pas laisser la voie au FN qui s’approprie pour la dévoyer la souveraineté populaire ?

2/ Une attaque sans précédent contre l’ensemble des services publics : Des régions seront riches, d’autres pauvres : c’est la fin de la République et de l’égalité des citoyens sur l’ensemble du territoire national français.

Prétendre défendre les services publics alors qu’ils sont directement menacés par les directives européennes sous l’impulsion de l’OCDE et du FMI, est une très grave renoncement à assurer la pérennité de l’Etat-Nation. On le voit déjà avec la mise en place des métropoles et les déstructurations des statuts. Pour accroitre les profits du capital et mettre en concurrence les travailleurs, tous les textes sont en élaboration ou déjà votés :
- concernant l’éclatement du code du travail (ANI, Macron… ) permettront des rémunérations en fonction de la concurrence
- Transports : fin de la SNCF et du statut des cheminots
- Enseignement supérieur : les diplômes n’auront plus de caractère national….
- Recherche (ouverture au mécénat et pilotage par l’industrie : donc casse du CNRS et recherche universitaire…)
- Fonction publique et services publics « à la française » : mis à la casse
- Impôts, ressources : perte de l’égalité entre les citoyens.
- Etc……

Avec la diminution des ressources des collectivités dont les régions feront les frais, la voie est ouverte aux privatisations et aux fermetures de services.

De grandes interrogations traversent l’opinion des citoyens et des salariés :
62 % des électeurs de 2005, revoteraient aujourd’hui « NON » à l’UE
Seulement 8 % des ouvriers votent pour le parti communiste
60-80 % des couches populaires s’abstiennent, y compris l’électorat communiste
Les luttes sociales ne trouvent pas de débouchés, ni relais, ni coordination.

Peut-on bercer l’opinion de slogans PCF-PGE « Europe sociale » ? Des expressions récurrentes et évolutives sur le thème de la Nation parcourent le « Refonder l’Europe » (1) et les déclarations de dirigeants. « … une union des nations et des peuples souverains et associés… » ; Puis, « …. la création d’un nouvel espace.. » ; Récemment, le PCF dit … « … s’engager pour une construction régionale de nations et de peuples souverains, libres et associés, au plan régional… pour le progrès social. » (Communiqué suite au congrès du PGE, le 16.12.2013.

Deux exemples d’interrogation : Deux interventions ont surgi lors d’un dernier CN et qui résument, à mon avis, les deux points occultés du débat UE et projet :
je cite :
- « Qu’est-il possible de faire dans l’UE aujourd’hui ? Notre projet européen empêche notre projet pour la France…. C’est une question maltraitée depuis longtemps….. « 
- Un autre camarade…. « … on ne retrouve pas dans le texte du projet l’affirmation du changement de système, du communisme, un projet sur le temps long avec une dimension nationale, européenne, mondiale… « 

Sans citer d’autres interventions toutes aussi importantes, mais non publiées, nous pensons que ces questionnements traversent les communistes dans et hors PCF et qu’ils ne sont pas travaillés et mis en débat dans le peuple et les salariés en lutte et notamment par les communistes dans leur parti.

Non, vraiment, nous n’entendons pas entretenir d’illusions qu’il n’y a pas d’autre solution que rester dans l’UE et l’Euro ».

(1) Déclaration Réseau FVRPCF : conférence nationale octobre 2014
(2) Elections régionales : http://www.pcf.fr/71824
(3) Anecr : intervention de Ch. Marziani : http://www.elunet.org/spip.php?article86712
(4) Anecr : intervention de D. Adenot : http://www.elunet.org/spip.php?article86711

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 09:31

Déclaration du secrétaire général du CC du KKE, Dimitris Koutsoumbas, sur le résultat du référendum du 5 avril 2015

Publié le par anonyme sur Analyse communiste internationale. 

Pour mémoire le KKE appelait, pour le référendum,  à mettre dans l'urne un bulletin disant " : NON à l'accord, NON à la faillite continue du peuple, NON à la voie européenne et capitaliste !".  Ce qui revenait à voter nul.

Déclaration du secrétaire général du CC du KKE, Dimitris Koutsoumbas, sur le résultat du référendum du 5 avril 2015

Nous saluons les milliers de personnes qui ont suivi l’appel du KKE à ne pas céder au chantage. Nous saluons en particulier les électrices et électeurs qui ont inséré le bulletin du KKE reprenant sa proposition de formulation de la question pour le référendum faite au Parlement mais bloquée par le gouvernement. Comme cela, le peuple a été privé du droit de voter sur cette proposition, la possibilité lui a été ôtée de pouvoir choisir entre plusieurs propositions.
Face à la question parcellaire et contradictoire du référendum-éclair, une partie de la population a pu déjouer la confusion, donner une première réponse avec des bulletins nuls ou blancs, alors qu’un grand nombre de personnes sont restées à l’écart de ce vote, ne serait-ce qu’à cause de difficultés financières et des coûts trop élevés des transports pour se rendre sur les lieux de vote.
Dès la décision prise d’organiser le référendum, nous avons constaté, à juste titre, qu’indépendamment de l’issue du vote, il ne peut y avoir de solutions alternatives, véritablement positives pour le peuple, dans le cadre de l’UE, des voies capitalistes, de la reconnaissance des dettes. Toutes les autres forces politiques, aussi bien dans le camp du NON que dans celui du OUI portent des solutions incluses dans ce cadre. Elles se retrouvent toutes à défendre la nécessité de se conformer aux règles de l’UE, à défendre les intérêts des parties du capital qu’elles représentent respectivement.
Nous nous adressons particulièrement aux électrices et électeurs qui ont voté aujourd’hui pour le NON et ont cru qu’il pourrait ainsi être mis fin à la politique d’austérité, qu’ils pourraient résister efficacement aux mesures les plus dures et au mémorandum. Nous appelons tous ceux qui se sentent aujourd’hui renforcés par la victoire du NON, à ne pas rester passifs et à ne pas valider la tentative du gouvernement de transformer ce NON en un OUI à de nouveaux accords antipopulaires. Nous leur tendons la main pour les combats à venir contre l’aggravation de leurs conditions de vie.


Parallèlement, nous nous adressons aussi aux électrices et aux électeurs qui ont voté OUI sous la pression de leur employeur, dans la peur de la fermeture des banques, dans l’idée de protéger leur salaire, pension et quelques économies. Nous les appelons à réfléchir à nouveau à leur vote, à résister à partir d’aujourd’hui aux chantages, à ne pas glisser dans des directions conservatrices et réactionnaires, à ne pas apporter de l’eau au moulin des partis précédemment au gouvernement.
Le gouvernement de collation SYRIZA-ANEL ne doit pas pouvoir oser utiliser le résultat du référendum pour infliger à notre peuple de nouveaux et lourds sacrifices, de nouveaux mémorandums valables dans la durée. Les accords que M. Tsipras a promis de signer, sur la base de sa proposition d’il y a trois jours aux « trois institutions », c’est-à-dire à la Troïka, conduisent, avec une précision mathématique, à un nouveau mémorandum encore pire. Il légitime ainsi les mémorandums précédents, y compris les lois qui les ont mis en œuvre, et, encore plus grave : il n’hésite pas à conduire le peuple à une véritable faillite. L’autre alternative possible, dont la Troïka a parlé, c’est-à-dire une voie de sortie de l’euro, représente également une option qui frapperait seulement la classe ouvrière et les autres couches populaires.
Il n’en est que plus urgent et nécessaire que le mouvement et le peuple reprennent massivement la proposition du KKE de sortie de la crise. Les conditions préalables en sont : la socialisation des monopoles, le détachement de l’UE, la dénonciation unilatérale de la dette, l’établissement d’une planification centrale scientifique pour le développement de la société, pour le peuple, avec le peuple réellement au pouvoir. Le KKE se tiendra au premier rang de tous les combats de notre peuple dans la période à venir. Nous continuerons à renforcer le caractère antimonopoliste et anticapitaliste de la lutte, sa jonction avec le KKE.
Nous organisons et préparons la résistance, la disposition à résister dans l’éventualité de nouveaux développements négatifs. Nous soutenons les plus faibles, les méprisés. Nous organisons des initiatives pour aider les familles des couches populaires à survivre, avec des comités d’action sur les lieux de travail, dans les entreprises, les hôpitaux, les supermarchés, dans les bureaux, avec des comités populaires dans les quartiers, avec des groupes de solidarité et d’entraide, avec des groupes et comités de contrôle.
Notre réponse à la tentative de polarisation et de division du people réside dans l’unité de la classe ouvrière, la diffusion des positions de classe dans le mouvement, dans le renforcement du rassemblement populaire. La proposition du KKE réunit la majorité du peuple dans le présent et pour l’avenir, contre l’ennemi véritable, l’UE, le capital et sa domination.


Athènes, 5 juillet 2015

source:http://inter.kke.gr/fr/articles/Declaration-du-secretaire-general-du-CC-du-KKE-Dimitris-Koutsoumbas-sur-le-resultat-du-referendum-du-5-avril-2015/

Publié dans Grèce

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 06:42

KKE: NON à la faillite continue du peuple

Le KKE a organisé des manifestations de masse le 26 juin 2015 dans des grandes villes de la Grèce contre les nouvelles mesures et les accords antipopulaires avec les prêteurs, qui sont en cours de préparation par le gouvernement de SYRIZA-ANEL.

Le SG du CC du KKE, D. Koutsoumpas, au cours de son discours sur la place centrale d'Athènes a dit, entre autres:

"Le peuple grec doit dire un grand NON à l'accord, NON à son propre faillite continue, NON aux partis de la rue à sens unique européenne et du pouvoir capitaliste. Il doit tracer la voie pour prendre vraiment les rênes du pouvoir.

Le peuple doit se battre aux côtés du KKE, il doit empêcher les mesures antipopulaires, dans les rues, dans les lieux de travail.

SYRIZA est arrivé au pouvoir en s'emparant des revendications ouvriers-populaires. Maintenant il tente de tromper le peuple une fois de plus, en faussant et en interprétant les votes du peuple en fonction de ses intérêts.

Cinq mois après les élections, le gouvernement se prépare à envoyer au peuple la note avec les mesures du nouveau accord qui constitue une vraie corde au cou des couches populaires qui se sont saignées, et continueront à se saigner pour la dette, pour l'UE, pour la rentabilité des monopoles, si elles ne passent pas à la contre-attaque, sur la voie de la rupture et du conflit avec l'UE et les monopoles.

Le peuple grec doit rejeter les propositions des prêteurs (les "trois institutions") ainsi que les propositions du gouvernement de Tsipras de 47 + 8 pages; elles sont toutes deux barbares, une guillotine pour le peuple.

Le gouvernement de SYRIZA-ANEL ainsi que ses partenaires européens et le FMI, avec l'intervention des États-Unis, n'ont pas renoncé aux efforts pour sauver la Grèce capitaliste à l'intérieur du cadre de l'UE capitaliste."

Aux premières heures du 27 juin, le Premier ministre, A. Tsipras, a annoncé un référendum, dont la question sera de savoir si le peuple accepte la proposition des prêteurs ou pas.

Dans une intervention au cours du programme de la chaîne de télévision Mega TV, peu après la déclaration du Premier ministre, Yiannis Gkiokas, membre du CC du KKE et responsable de son Bureau de Presse, a souligné que:

"La position du KKE est clair. Le NON du peuple grec doit s'adresser à la proposition des prêteurs et également à la proposition du gouvernement de 47 pages avec des détails ajoutés pendant toute cette période.

Ces deux propositions contiennent des mesures sauvages au détriment du peuple.

Le référendum constitue un chantage contre le peuple et vise à le rendre complice des plans antipopulaires, en lui disant de choisir entre deux maux.

Le gouvernement doit arrêter de raconter des contes de fées à propos du soi-disant respect de la volonté du peuple. Le peuple a lutté dans les années précédentes contre les mémorandums et les lois d'application, il a souffert. Et au cours de ces cinq mois, le gouvernement n'a aboli aucune loi, a laissé intact le cadre précédente et propose également de nouvelles mesures aux prêteurs.

Le gouvernement dit que la proposition des prêteurs est en dehors du mandat du peuple. Est-ce que sa propre proposition se trouve dans les limites du mandat du peuple?

Le gouvernement dit des mensonges au peuple grec. Il lui a promis qu'il pourrait se débarrasser des mémorandums et de l'austérité au cadre de l'UE et de la voie de développement capitaliste et maintenant il essaie de gérer l'effondrement de cette récit pré-électorale.

Le peuple doit dire non à ces deux propositions de toutes les manières et en utilisant tous les moyens disponibles. Il doit rejeter le plan des prêteurs ainsi que le plan du gouvernement. Il doit se lever et se battre pour la seule solution réaliste en ce qui concerne ses propres intérêts, ce qui est la rupture avec l'UE et la voie actuelle de développement ".

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 15:35

Lu sur Michel El Diablo

UKRAINE: Le Parti communiste d'Ukraine, le Parti socialiste progressiste d'Ukraine et l’Union des forces de gauche s’unissent dans une « OPPOSITION de GAUCHE »
UKRAINE: Le Parti communiste d'Ukraine, le Parti socialiste progressiste d'Ukraine et l’Union des forces de gauche s’unissent dans une « OPPOSITION de GAUCHE »

Le 12 juin 2015 à l'initiative du Parti communiste d'Ukraine, s'est tenue à Kiev une Assemblée constituante d'une union des des partis politiques de gauche et de centre-gauche nommée "opposition de gauche". Des représentants de cinq partis politiques et treize associations ont participé à la création de cette alliance - Traduction Nicolas Maury

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Les responsables politiques et associatifs présents à la réunion ont décidé de créer une union pan-ukrainienne des partis de centre-gauche et de gauche nommée "opposition de gauche". 

Les participants à la réunion ont approuvé le texte de l'association publique, le Manifeste ukrainien de "l'opposition de gauche" qui déclare porter ses efforts pour sauver l'Ukraine, pour protéger le peuple, pour la paix, la prospérité et la sécurité. 

Parmi les priorités de l'association nouvellement créée - une cessation immédiate des effusions de sang dans l'Est, un règlement pacifique du conflit armé sur la base avec la stricte application des accords de Minsk et de la décentralisation politique du pays. 

Pour surmonter la crise qui sévit en Ukraine, "l'opposition de gauche" insiste sur la mise en place d'une modèle de développement socio-économique intégré, basé sur les principes de la justice sociale et la démocratie. "L'opposition de gauche" veut le retour à la propriété étatique des biens et entreprises stratégiques volés par les oligarques, créer de nouveaux emplois, restaurer un système moderne de soins médicaux gratuits, même pour l'éducation. 

Les participants ont également déclarés qu'ils allaient défendre conjointement le statut de non-alignés (neutre) aussi bien en politique intérieure et étrangère conformément aux principes de la Déclaration de souveraineté de l'Etat de l'Ukraine. 

L'objectif est l'unité de l'Ukraine et la fin de la discorde mise en place par le régime des oligarques nationalistes, "l'opposition de gauche " fera de la langue russe la seconde langue officielle et s'opposera à la réécriture de la vérité historique, à l'humiliation du travail désintéressé du peuple soviétique pendant la Grande Guerre patriotique, nous mettrons fin à la réhabilitation et glorification des collaborateurs des occupants nazis. 

L'Assemblée constituante est dirigée par un Conseil de coordination et Co-présidé par Petro Symonenko (KPU), Natalia Vitrenko ( Parti socialiste progressiste d'Ukraine), Georgy Kryuchkov (KPU), Rudolf Povarnitsyna (Union des forces de gauche) et Valeriy Soldatenko (KPU). 

Compte tenu de la terreur et de la répression politique en Ukraine, les membres de l'assemblée constituante de "l'opposition de gauche" ont cet engagement. 

http://www.kpu.ua/ru/81671/vidbulysja_ustanovchi_zbory_vseukrajinskogo_gromadskogo_objednannja_liva_opozytsija

 

SOURCE:

Ukraine : Les formations politiques de gauche s'unissent pour former une "opposition de gauche"

http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Ukraine-Les-formations-politiques-de-gau

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 03:01

http://romanin.over-blog.com  le 8 Ju

MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70EME ANNIVERSIRE DE LA SECU...PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS...
MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70EME ANNIVERSIRE DE LA SECU...PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS...

MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70 EME ANNIVERSAIRE DE LA SECU... PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS DE 22000 POSTES DANS LES HÔPITAUX ET UN PLAN D’ ÉCONOMIE DE TROIS MILLIARDS D'EUROS....


Non, non, et non... ce n'est ni Laroque, ni de Gaulle, ni le saint esprit ou je ne sais qui encore qui ont créé la Sécu.!!!!!

Et je le répèterai jusqu'à l'extinction de mes feux!.... c'est une création du Conseil National de la Résistance, ( sous une forte impulsion de ses membres de gauche et communistes) bâtie par le peuple de France sous la maitrise d'œuvre d'Ambroise Croizat, ministre communiste du travail et de la sécurité sociale. Et cela par le biais d'un rapport de force à la libération qui etait le suivant: 


-29 % des voix au PCF, 
-5 millions d'adhérents à la CGT, 
-une classe ouvrière grandie par sa résistance, 
-un patronat sali par sa collaboration. 


Et cela face a tous ceux qui étaient contre et ont tenté de la sabotet des 1945: la droite, la CFTC, les assurances privées, les medecins, la mutualité, les patrons......


Sans PCF , sans CGT, vous n'auriez jamais eu de Sécurité Sociale, la plus grande conquête de la dignité et bises à ceux qui luttent pour la défendre et l'améliorer.


Michel Etievent

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 22:59
, par  Marie-Christine Burricand , popularité : 29%

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Plus de 300 personnes étaient présentes dans un climat fraternel et combatif.
Marie-Christine Burricand intervenait pour Faire vivre et renforcer le PCF ce 30 mai à Paris.

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ll y a 10 ans, les français bousculaient le monde politique et médiatique, les élites technocratiques, dérangeaient les plans du patronat en votant à 55 % NON à la Constitution européenne. C’étaient les ouvriers, les employés, les quartiers populaires qui avaient fait la force du NON et en faisait un vote un vote de classe. jA Vénissieux par exemple, le NON atteignait 70 %.

Depuis le passage à l’euro, les yeux s’étaient ouverts sur cette Union européenne qui n’avait rien à voir avec l’amitié entre les peuples et se révélait bien être l’arme du patronat contre le monde du travail.

Le PCF a joué un rôle fondamental dans la bataille pour le NON et j’ajouterai que la position de la CGT, venue de la base, a fortement aidé la victoire.
Mais cette bataille du PCF était en même temps marquée par les contradictions, pour le Non mais pour la construction européenne, pour le NON mais pour la monnaie unique, pour le Non mais pas pour la nation avec cette illusion d’une Union européenne à transformer, le complexe national, l’engluement dans le PGE.

Tout cela avait conduit "Faire Vivre et Renforcer le PCF" à sortir son propre appel qui avait recueilli plus de 2000 signatures. Cet appel n’a pas pris une ride !

Beaucoup s’imaginaient alors qu’une nouvelle ère allait s’ouvrir pour la lutte des classes et un espace s’était effectivement créé.. Cet espoir s’est heurté à l’élection de Nicolas Sarkozy, mais aussi aux contradictions de la gauche de la gauche et du PCF, confirmant dans un reniement de son histoire l’idée que le changement ne pouvait plus se gagner qu’au plan européen, voir mondial, abandonnant donc la nation comme terrain essentiel de la lutte des classes et vendant au peuple une chimère à laquelle celui ci à juste titre ne croit pas.

La suite est connue, c’est la trahison de la représentation politique qui permet à Sarkozy de faire adopter le traité au parlement malgré le vote des français. En Irlande, le peuple était convié à revoter jusqu’à fournir le bon vote pour les décideurs européens et le patronat. Nous étions alors entrés dans une nouvelle ère, celle où les diktats de la Commission européenne et les lois des traités européens valent plus que le vote des peuples, c’est à cela que sont confrontés les grecs.

Faut-il s’étonner dans ces conditions que les peuples perdent confiance en leurs élus, qu’ils n’aillent plus voter ? Et n’est ce pas dans cette trahison de la représentation politique et ce déni de la souveraineté populaire et nationale que le Front National fait son lit, bien aidé il faut le dire par les gouvernements successifs et les médias au service de l’argent. Jusqu’où ira la bête devenue incontrôlable ?

Dix ans après, nous sommes au cœur de cette guerre violente contre les peuples et l’Union Européenne apparaît pour ce qu’elle est, le bras armé du capital contre les peuples.

Tout ce sur quoi nous alertions s’est réalisé : Désindustrialisation, casse des solidarités et droits des travailleurs, casse des services publics et partout la guerre pour détruire les nations en Afrique, en Palestine, en Europe notamment avec l’Ukraine...Il s’agit toujours de libérer des nouveaux territoires pour les marchés en balayant les limites qu’avaient pu imposer les luttes populaires.

L’Ukraine est exemplaire parce que l’Union Européenne y fait le choix du fascisme et de la guerre pour servir les oligarchies en complicité avec les Etats-Unis contre la Russie qui doit être diabolisée et servir de repoussoir.

Oui les communistes ukrainiens, les peuples du Donbass ont besoin de notre solidarité ! L’attitude du gouvernement français qui consent et entretient ce renouveau fascisme au cœur de l’Europe s’apparente à ceux qui en 1938 ont dit plutôt Hitler que le Front populaire !

C’est à cela qu’il faut rattacher le fait que François Hollande ait comparé le FN à un tract du PCF des années 1970, jugé superflu de se rendre en Russie pour les cérémonies du 9 mai 1945, refusé d’inclure un communiste dans les résistants du Panthéon.

Il n’ y a ni accident de langage, ni incompétence, ni hasard. Ils ont besoin de rayer de la carte et de l’histoire le communisme et le socialisme pour imposer cette démocratie d’apparences qui nie la lutte des classes, pour asservir le peuple, en négation de toute notre histoire.

Soyons à l’offensive sur cette question du communisme comme sur la Nation. Celle-ci est attaquée par le haut avec l’Union européenne et par le bas avec la réforme des collectivités territoriales qui installe la mise en concurrence libre et non faussée des territoires avec les euros régions et métropoles alors que les communes sont dévitalisées.

Le grand marché est ouvert pour en finir avec la Nation et l’égalité de traitement républicaine. Aujourd’hui, départements, régions, métropoles et communes peuvent être redécoupées, y compris au-delà des frontières nationales sans que les peuples soient consultés.

Nous ne croyons ni à une autre mondialisation, ni à l’Europe sociale. L’Union Européenne est un empire qu’il faut faire tomber. Oui nous avons besoin de luttes nationales en France, en Espagne, en Grèce ...qui bousculent l’Union Européenne jusqu’à créer une situation nouvelle qui bouscule l’UE. Et nous avons besoin autour de ces luttes d’un grand élan de solidarité internationale entre peuples et nations souveraines.

Continuons la bataille pour les 4 sorties : sortie de l’euro, de l’UE, de l’Otan et du capitalisme. Ce rassemblement est un moment de cette bataille qui doit nous donner de la force.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 21:45

Lu sur Histoire et Société

Une rencontre importante en espérant qu’elle sera suivie d’actions…

06 juin

Aujourd’hui, 5 Juin 2015, dans le cadre du 22e Congrès du Parti progressiste des travailleurs de Chypre (AKEL) à Nicosie : Rencontre entre Petro Simonenko du Parti Communiste d’Ukraine (KPU) et Lydia Samarbahch en charge des relations internationales du Parti communiste français (PCF).
Petro Simonenko a informé son interlocutrice de la situation actuelle en Ukraine, en particulier les menaces posées par la nomination de l’ancien Président de la Géorgie Mikheil Saakashvili au poste de Gouverneur de l’Administration régionale d’Odessa .
Tout d’abord, a dit Petro Simonenko, ceci crée des opportunités pour le placement dans les ports de bases navales de l’OTAN dans la région d’Odessa, et risque de sérieusement compliquer la situation dans la région de la mer Noire, d’exacerber les tensions, non seulement en Ukraine, mais aussi en Europe.
Et d’autre part, la poursuite de la politique de Saakachvili contribuera à l’exarcerbation du conflit et une augmentation de l’agressivité, à la frontière entre l’Ukraine et la Transnistrie.
Petro Simonenko a également noté que l’utilisation de la rhétorique « pacifique » lors des élections présidentielles a donné à Petro Porochenko l’occasion de tromper les électeurs, dont beaucoup pensaient qu’il allait vraiment arrêter la guerre fratricide dans le Donbass.
Cependant, les communistes ont averti que Porochenko n’allait jamais arrêter la guerre, formant lui et ses alliés politiques – une équipe du «parti de la guerre » , – a déclaré Petr Simonenko.
Selon lui, Porochenko est soutenu par les États-Unis et les oligarques, qui sont intéressés à la guerre en tant que source d’enrichissement.
Il a appelé les communistes français à soutenir dans les diverses structures européennes les efforts du Parti communiste pour démystifier le régime de Kiev qui a toutes les caractéristiques d’une dictature fasciste.

Петр Симоненко: Мирная риторика Порошенко во время президентских выборов была обманом избирателей – Компартия Украины
kpu.ua
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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 17:41

Michel El Diablo

Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
 

Il y a 10 ans le peuple rejetait le traité européen soumis à référendum. Le pouvoir, au nom de la prospérité à venir faisait rentrer par la fenêtre le texte que nous avions sorti par la porte. 10 ans après les faits montrent assez comment les opposants au traité avaient raison. A Paris à cette occasion un rassemblement à l’appel des Assises du communisme avait lieu. A Marseille, c’est à la fête de "Rouge midi" que bilan et perspectives du mythe de l’Europe sociale étaient tracés.

Il y a d’abord le nombre bien sûr. L’entrée étant libre, difficile de dire un nombre avec précision, mais ce qui est sûr c’est que ce sont plus de 500 personnes qui sont venues à cette fête de la convergence des luttes. Un très grand chiffre pour une organisation comme Rouge Vif 13 et son journal Rouge Midi et sans commune mesure avec les chiffres des années précédentes.

Il y a ensuite et surtout, la tonalité des débats, le contenu des échanges sur les stands, la volonté partagée d’approfondir les questions.

Il y a enfin ce parfum de fraternité qui flottait dans l’air et qui était sensible à chaque endroit et moment de la fête. Impossible d’être exhaustif ici mais pêle-mêle on peut citer :

=> La pétition qui se signait massivement sur le stand de l’assistance publique de Marseille et la découverte que certains faisaient, grâce aux camarades hospitaliers, de réalités encore trop méconnues

=>Autre découverte, celle de NEXCIS, ce fleuron de l’industrie et de la recherche et qu’EDF veut fermer

=>Bien sûr à l’honneur les FRALIB devenus scoptistes et dont c’était la première sortie depuis le lancement de la marque 1336. Ils partageaient leur grand stand avec leurs compagnons d’aventure de reprise les camarades de la Belle Aude dont la réussite (et leurs délicieuses glaces !) montre qu’il est tout à fait possible de produire sans patrons et sans milliardaires…que c’est même beaucoup mieux et que c’est comme ça que cela devrait se faire. 
Les scoptistes à n’en pas douter, donnent des envies de production sans parasites actionnaires aux présents de la fête à commencer par leurs voisins de stand, les camarades de la raffinerie de sucre (mais aussi certainement aux camarades de TOTAL bien présents eux aussi) une nouvelle fois en lutte contre un plan qui porterait un coup fatal à l’entreprise.

=> Le stand des chômeurs, qui jouxte celui des sans-papiers était aussi un lieu d’échanges riches pour une organisation qui dès le lendemain se mobilisait contre une expulsion et était en manifestation dès le lundi contre les fermetures d’accueil CAF.

=> Au stand de Diawara (village du nord est du Sénégal) on mangeait des pastels et on buvait du bissap au profit du projet que cette association porte en solidarité avec sa région. A leur côté le MOSOURPA (MOuvement pour la SOUveraineté et le Respect des Peuples d’Afrique) expliquait à des visiteurs attentifs les objectifs de leur mouvement et nous y reviendrons.

=> Au chapitre de la solidarité les stands de BDS, de l’UJFP et celui du collectif George Ibrahim Abdallah étaient évidemment des lieux de prises de contacts et d’échanges porteurs d’avenir et facteurs d’engagements futurs.

=> C’était aussi bien sûr la cas du collectif CGT femmes, égalité professionnelle, discriminations qui suscitait des envies d’inscription aux initiatives autour de la marche mondiale des femmes et de son arrivée à Lisbonne cet automne : mais nous y reviendrons.

=> Comment ne pas parler aussi du stand du syndicat CGT des entreprises de propreté fièrement orné de sa banderole : « JUSQU’A LA VICTOIRE ! » et des ouvriers de la sous-traitance que l’on croisait nombreux, presque aussi nombreux que les employés des magasins carrefour que l’on croisait à tous moments dans la fête.

Il y avait aussi bien d’autres stands : Secours populaire, journal fakir, Le ravi...et évidemment ceux du Cercle Manouchian, de Rouge Vif et de Rouge midi !

Le mot d’accueil était bien sûr celui des hôtes des lieux, Edouard et Philippe des moulins Maurel qui disaient avec force tout à la fois leurs remerciements aux présents, leur envie de gagner et appelaient l’assistance à les aider encore pour arracher la victoire qui est à portée de mains…et de manifs !

 

Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !
Les 10 ans de « ROUGE MIDI » à Marseille: une fête très réussie !

A leur côté, au nom du journal, l’orateur rappelait à l’assemblée les étapes franchies depuis 15 ans : la création de Rouge Vif par des militants actuels ou anciens du PCF, rejoints par la suite par des personnes dont c’était le premier engagement politique, puis la création du site par Jelloul, l’augmentation de la diffusion et surtout son rôle non seulement dans le soutien aux luttes (ce qui est la moindre des choses) mais aussi dans la diffusion d’idées porteuses de perspectives. Et d’énumérer


« - A quoi on sert si quand on soutient la lutte des TOTAL on ne dit pas en même temps qu’il faut nationaliser ? 


=> A quoi on sert si dans la lutte de la centrale ou de NEXCIS on ne pose pas la question d’un service public de l’énergie véritablement géré par la nation et non par un appareil d’état qui appliquerait la même politique qu’une entreprise capitaliste ?
 

=>A quoi on sert si dans la lutte des hospitaliers on ne dit pas qu’il faut mettre la santé et l’éducation au cœur des choix politiques comme l’a fait par exemple Cuba, pourtant petit pays pauvre et aux besoins immenses, qui consacre plus de 70% de son budget à ces secteurs ?
 

- A quoi on sert si on ne pose pas en permanence les questions de la solidarité internationale comme la Palestine, le scandale de la vente d’avions à l’Arabie saoudite ou le Qatar car on ne peut pas assurer une prospérité partagée en s’appuyant sur le commerce du sang ou le refus du retour des guerres coloniales ? (…) »

Il s’appuyait, pour dire qu’il était possible d’en finir avec le capitalisme, sur des exemples puisés dans le monde comme celui du gouvernement Morales qui, voyant la crise mondiale arriver, au lieu de prendre des mesures d’austérité, au contraire avançait l’âge de la retraite à 58 ans ce qui est de fait une augmentation des salaires et un formidable levier pour la création d’emplois. 

Pendant que les enfants jouaient aux animations prévues ou s’enthousiasmaient devant un théâtre de marionnettes très interactif, une grande partie de la fête était rassemblée au débat sur le mythe de l’Europe sociale. Qu’il s’agisse de Fred Alpozzo de la SNCM (très applaudi), de Serge Bodrero d’Air France, de Rim Hidri de SCOP-TI ou de Charles Hoareau pour Rouge Midi [1], il y avait un accord profond, que l’assistance n’a pas démenti, sur le fait qu’il fallait au moins que dans le camp du progrès la question de la sortie de l’euro soit débattue. Un autre point d’accord étant qu’il n’est plus possible d’en rabattre devant la social-démocratie ou de retenter le coup de la gauche plurielle ce qui est tout, sauf un chantier d’espoir !

L’après-midi se terminait par les deux concerts annoncés. 

 

Celui des rappeurs d’EL DIABLO CARTEL dont les textes forts faisaient réagir l’assistance. Ils avaient réservé une belle surprise en invitant une chanteuse qui emballait le public.

Et puis évidemment la soirée s’est terminée avec Los Fralibos qui une fois de plus suscité les claquements de main, les chansons reprises en cœur et fait danser et sauter…même les plus âgés !!

Terminée pas tout à fait car la cour de l’usine a mis du temps à se vider et les conversations se sont poursuivies tard dans la nuit autour du comptoir bricolé avec des palettes et du tissu rouge et qui, en la circonstance était plus beau et plus attrayant que le plus beau des comptoirs de tous les palaces du monde…

A l’an prochain donc !!

Merci à Nadir, Triona, Vincent, Abedy et Aude pour les photos 

 

Le 1er juin 2015

[1] Gilles Balbastre ayant eu un empêchement de dernière minute était excusé

 

SOURCE:

 

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 07:47

Un article très pédagogique publié par Michel El Diablo

VÉNISSIEUX (Rhône) : L’expérience vénissiane du rassemblement et du parti communiste

En creusant l’écart sur la droite par rapport à 2014 et même à 2008, et en contenant le FN, en pleine vague bleue et bleu marine aux départementales, Vénissieux a fait l’évènement. Les acteurs de l’agglomération Lyonnaise ne s’y trompent pas, les communistes en premier lieu bien sûr [1], mais aussi tous ceux qui avaient misé sur la chute de la dernière grande ville communiste hors région parisienne.

Dans quelle mesure cette campagne et son résultat peuvent être utiles pour les communistes au plan national ? Quelles leçons peut-on tirer de cette victoire ?

Car si la direction nationale du parti et l’Humanité ont bien sûr fait écho à cette victoire, c’est sans jamais noter qu’elle a été obtenue dans une ville dont les communistes ont très majoritairement voté contre les orientations des derniers congrès et mettent en œuvre, malgré les pressions nombreuses, une orientation politique qui ne s’inscrit pas dans le "Front de Gauche".

Pourtant l’Humanité n’a pas considéré que cela valait la peine d’un reportage approfondi. C’était déjà le cas l’an dernier où le "journal fondé par Jean Jaurès" s’était contenté de quelques lignes...

Bien sûr, il serait stupide de considérer que cette victoire est la conséquence directe de l'orientation politique de la section PCF de Vénissieux, mais il serait tout aussi stupide de considérer qu’elle n’a aucun rapport. Comme toujours, c’est l’analyse de l’expérience concrète qui doit guider les communistes.

Il faut donc dire brièvement comment cette campagne a été conduite, quelles forces ont été mobilisées, et comment ont discuté et agi les communistes Vénissians, ce qui permet ensuite de chercher à en tirer quelques enseignements.

Les conditions de la victoire Vénissiane

Vénissieux est souvent présenté comme un bastion rouge, mais il faut rappeler que le député y avait été perdu en 1981, avant d’être regagné en 1993 par André Gerin qui avait fait face en 2001 à une bataille municipale difficile ne réalisant que 41% au premier tour dans une liste d’union de la gauche. Quand il passe la main en 2009 à Michèle Picard, l’enjeu est de taille compte tenu de sa stature politique nationale reconnue après 4 députations. Il est presque logique que le parti socialiste tente en 2014 de prendre la ville. Mais il ne peut le faire en se présentant comme le rassembleur. D’abord parce que contrairement à d’autres villes, la droite est bien décidée à tenter sa chance dans l’espoir de cette vague bleue attendue, mais surtout parce que les communistes à Vénissieux sont tout sauf repliés sur eux-mêmes et ont multiplié les efforts pour rassembler toujours plus largement autour du projet de ville. Le plus facile était bien sûr d’associer le parti de gauche et le MRC, mais le plus symbolique est l’accord avec les Verts qui avaient conduit des listes d’opposition en 2001 (liste "citoyenne") et 2008 (avec le modem). Cet accord est sans doute possible en 2014 parce que depuis 2008, Vénissieux a mis en oeuvre l’orientation initiée par André Gerin proposant en 2008 de relever le "défi écologique". Depuis, la ville est reconnue dans toute l’agglomération et ailleurs pour ses réalisations et actions sur la biodiversité, l’énergie, l’environnement, pour son agenda 21.

Les communistes peuvent donc proposer à toutes les forces progressistes un rassemblement sur un contenu clair et connu de tous, issu d’un travail citoyen permanent avec les conseils de quartier, le conseil citoyen du développement humain durable... Et les propositions du parti socialiste pour infléchir ce projet ne rencontrent absolument aucun écho. Car il y a bien eu discussion avec le parti socialiste. Personne n’a défini par avance le cadre politique du rassemblement nécessaire. C’est le projet et les conditions de sa mise en œuvre qui comptent. Collectif anti-libéraux, Front de Gauche, Chantiers d’espoir... ici, rien ne vient corseter le rassemblement, et personne ne peut venir s’imposer comme décideur sous prétexte qu’il représente telle ou telle organisation.

Cette situation hérite aussi de l’échec des tentatives de créer un "Front de Gauche", sur des bases anti-communistes. Ces dernières années, certains avaient tenté une "association du Front de Gauche" sans la section PCF, suivis avec intérêt par de nombreux anti-communistes et servant à quelques ambitions personnelles... La vie a tranché. Ce "Front de Gauche" s’est dissous, certains, malheureusement anciens communistes, menant même bataille en 2014 contre la liste conduite par Michèle Picard pour finir en 2015... deuxième de liste du parti socialiste !

La liste conduite par Michèle Picard est donc une liste de large rassemblement, comme dans de nombreuses villes communistes, avec des personnalités socialistes, républicaines, qui rejoignent d’abord et avant tout le travail réalisé, le projet. Elle est possible parce que les relations avec les autres forces politiques se font dans le respect de chacun et sans préoccupations autres que la ville. Le rassemblement n’a pas pour objectif de préparer les prochaines présidentielles. Cela peut surprendre, mais les relations avec le parti de gauche dans la ville sont excellentes.

La liste est constituée de 24 communistes, 5 personnalités présentées par le PCF, 5 EELV, 5 PG, 1 PRG, 1 MRC, 3 personnalités socialistes, 5 autres personnalités. Autrement dit, la place du parti communiste est reconnue, par son travail militant comme par le travail de ses élus. Les 35 élus de la liste sont 20 PCF et 3 apparentés, 4 PG, 3 EELV, 3 socialistes, 2 personnalités.

Les communistes jouent bien sûr un rôle important pour l’organisation de la campagne, mais ils diffusent aussi leur propre matériel, dont le journal le Vénissian en Janvier, journal qui donne le ton contre la droite et l’austérité. Le PG comme les verts ont aussi leur propre matériel, qui est diffusé avec celui de la liste. Les Verts organisent un meeting avec Emmanuelle Cosse sur le thème de leur choix (la rénovation énergétique). Les partis ne disparaissent pas dans le rassemblement, et personne ne cherche à le transformer en un "mouvement" qu’il faudrait organiser, et qui aurait mission de représenter le peuple. Chaque force joue son rôle et construit son identité politique.

Dans cette bataille, les communistes se renforcent [2],notamment en terme de cadres potentiels. Des militants se révèlent, prennent des responsabilités, et un des résultats indirects de la campagne, est de remettre à jour l’organisation du parti en cellules...

La campagne est bien sûr conduite par Michèle Picard, en lien avec toutes les forces de la liste, qui s’expriment à plusieurs reprises, mais elle exprime aussi le rassemblement à travers des témoignages citoyens de non candidats, militants bien sûr, mais aussi personnes engagées à leur manière pour l’école, l’emploi, la culture...

Les tâches matérielles sont bien partagées. Les candidats notamment étant au premier rang des portes à portes, diffusions, marchés, rencontres... pendant que la tête de liste multiplie les rencontres d’appartements.

L’agressivité de la droite et du parti socialiste, leurs pratiques populistes, leur propagande calomnieuses et diffamatoires, l’irrespect du code électoral, conduit à resserrer les liens personnels et politiques dans la campagne. Le rassemblement dont certains pouvaient penser début 2014 qu’il pouvait être opportuniste se révèle comme une nouvelle époque de la vie politique Vénissiane, avec une nouvelle génération d’élus et de militants, tout comme Michèle Picard en conquérant une légitimité politique renforcée ouvre une nouvelle ère de la longue histoire de cette ville communiste.

Sur cette base, quels enseignements peut-on tirer de cette histoire Vénissiane ?

Le rassemblement populaire peut se faire sans le Front de Gauche, mais pas sans le parti communiste

C’est le premier constat. Les communistes Vénissians n’ont jamais parlé du Front de Gauche dans la ville, ils n’ont rien fait contre non plus, et ceux qui ont voulu le faire vivre se sont heurtés à une réalité... sans les forces militantes communistes, le Front de Gauche est marginal, et à la merci des arrivistes et des querelles de personnes.

Par contre, les communistes Vénissians rassemblent, dans les luttes comme la bataille contre les expulsions ou pour l’usine Veninov, et dans leurs batailles politiques ; élections municipales, bataille contre la métropole, solidarité avec le Donbass, Gaza... Ils rassemblent sans préalable mais sur un contenu, dans la transparence, sans imposer de cadre global lié à des accords d’appareils.

Ce rassemblement n’a pas vocation a être une organisation, et n’a donc pas besoin de dirigeants. Pour mener une lutte, un comité de coordination peut être utile, mais il repose non sur les appareils, mais sur les forces militantes présentes dans cette lutte. Les forces organisées jouent leur rôle et chacun peut s’inscrire dans les initiatives à sa manière, y compris individuellement, comme ces habitants qui invitaient Michèle Picard chez eux.

Il faut noter que cette pratique d’un rassemblement qui n’a pas besoin du Front de Gauche n’a posé aucun problème aux communistes des autres villes venus aider dans la campagne.

Le rassemblement ne s’oppose pas à la visibilité du vote communiste

Beaucoup de communistes s’interrogent après les élections départementales. Malgré la perte de 54 élus, conduisant à l’absence d’élus dans 30 départements de plus, le résultat dans le contexte d’une vague à droite a des aspects positifs. Pour la première fois, le PS ne nous entraîne pas complètement dans sa chute, et c’est surtout la réforme électorale et le redécoupage des cantons qui nous coûte cher en élus.
Pourtant, il est difficile de rendre "visible" ce résultat, bien sûr parce que les médias le cachent, mais aussi parce que nos candidats l’étaient sous des étiquettes diverses, dans des "couples" variés... Au comité départemental du Rhône, une camarade disait "nos candidats devraient toujours être désignés Front de Gauche", je lui faisais remarquer que pour la visibilité, on pourrait aussi les désigner toujours "PCF"...

A Vénissieux, aucun doute. Michèle Picard n’est pas une élue "Front de Gauche", ni "rassemblement Vénissian". C’est une élue PCF à la tête d’une liste de large rassemblement pour tenir le cap à gauche. Tout le monde l’a compris et c’est le PCF tout entier qui en tire bénéfice dans le Rhône !

Le rassemblement a besoin de l’organisation, donc du parti communiste !

Le rassemblement est mis à l’épreuve dans les batailles et notamment dans une campagne électorale aussi mouvementée que celles que nous connaissons dans nos villes désormais, avec des forces qui n’hésitent pas à utiliser les voyous, comme au bon vieux temps du SAC...

Le pourrissement de la vie politique, de la vie tout court avec le poids des trafics et des réseaux, du communautarisme et des intégrismes, nécessite de suivre avec attention ce qui se passe, ce qui se dit, et réagir après une vraie réflexion politique pour "tenir le cap" qu’on s’est fixé. A Vénissieux, il fallait tout faire pour mener le combat contre la droite et le FN sans se laisser entraîner dans les polémiques avec le PS. C’est là que l’organisation du parti communiste est irremplaçable, et que de sa qualité dépend la force du rassemblement. Bien sûr, les autres forces politiques ont leur organisation, et peuvent contribuer à l’efficacité collective, mais l’expérience montre que ce sont bien les communistes qui sont la cheville ouvrière du rassemblement.

C’est d’ailleurs une des leçons fortes des conséquences de la mutation et des stratégies de mouvement dans lequel le parti se fond. Quand l’organisation du parti s’affaiblit, ce sont ses capacités de rassemblement qui s’affaiblissent.

Le rassemblement a besoin d’un parti communiste clairement porteur de ses propres choix politiques !

Le parti communiste n’apporte pas que son organisation, même si elle joue un rôle clé. Il apporte sa capacité à porter un projet politique au service de l’unité du peuple. Quand tant de questions divisent les catégories sociales, les origines, les quartiers, les opposent parfois violemment, il ne suffit pas de s’exclamer "tous ensemble", ou d’affirmer le "vivre ensemble", même si c’est nécessaire. Il faut aussi travailler les arguments qui aident les militants à affronter ces divisions du peuple et à dépasser ces divisions dans le rassemblement.

A Vénissieux, le parti socialiste a tenté d’opposer le quartier des Minguettes aux autres quartiers de la ville en faisant jouer la "victimisation". La droite a dénoncé le pseudo ’bétonnage" de la ville. Le PS a pourtant pris une claque et la droite a été battue, parce que les communistes depuis des années expliquent et convainquent autour du refus du ghetto, de la nécessité de constructions variées, en locatif social, mais aussi en accession, en immeubles comme en habitat individuel, de l’importance de partir de la réponse aux besoins sociaux. La bataille d’idées est essentielle et elle ne peut se limiter à la bataille municipale autour des projets de la ville. Toutes les questions locales renvoient à des questions globales et donc à la guerre idéologique contre les services publics et pour la concurrence.

Être capable de faire le lien entre des questions concrètes et la guerre idéologique est un rôle essentiel du parti communiste. C’est ce qui conditionne le progrès du mouvement populaire pour se libérer des idées dominantes. D’autres peuvent y contribuer, mais un parti communiste fier de son histoire et de son projet joue un rôle irremplaçable pour donner confiance aux acteurs du rassemblement.

Ces quelques idées de portée générale tirée de l’expérience Vénissiane confortent ce qui avait été dit par le réseau "Faire Vivre et Renforcer le PCF" lors du dernier congrès. Il est urgent de faire un bilan réel des stratégies suivies depuis 15 ans par le PCF, et de tenir compte de cette résistance de terrain qui doit tout aux communistes et à notre peuple et qui pourrait être confortée et amplifiée par une orientation politique claire, lisible, affirmant l’urgence du combat populaire de résistance à l’austérité, la nécessité de s’organiser pour un affrontement de longue durée avec les oligarchies capitalistes, affirmant donc la priorité au renforcement d’un parti communiste de combat au service du rassemblement populaire.

 

P.A.MILLET

Le 7 avril 2015

[1] de nombreux militants de l’agglomération avaient d’ailleurs apporté leur aide pour la campagne

[2] sans doute aussi d’autres car rien ne vaut une belle bataille pour faire progresser une organisation !

 

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