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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 14:57

Publié par Michel El Diablo

EUROPE sociale ou RUPTURE progressiste : ouvrir vraiment le débat après l’expérience grecque

124 communistes de 35 départements lancent un appel pour ouvrir en grand le débat sur l’Union Européenne et les alternatives à l’austérité après le coup grec. Ce texte sera transmis à l’Humanité et nous espérons sa diffusion, car des milliers de communistes, de progressistes sont en attente d’un débat ouvert sur la critique de l’Union Européenne et connaissent la diversité des positions communistes en Europe.

Les signatures sont ouvertes en ligne avec ville et code postal, en précisant si vous êtes adhérent du PCF, la section et vos éventuelles responsabilités.

*****

Europe sociale ou rupture progressiste : ouvrir vraiment le débat après l’expérience grecque.

Le mémorandum imposé à la Grèce est un séisme politique dans toute l’Europe, bousculant les propositions alternatives à l’austérité. Oui ou Non, une autre politique est-elle possible dans le cadre de l’Union européenne ?

Le débat européen traverse les courants politiques, à droite comme à gauche. Depuis Maastricht puis le NON français de 2005, on sait qu’il est socialement marqué, opposant ouvriers, employés, jeunes, quartiers populaires, refusant très majoritairement les politiques européennes, aux professions libérales, cadres et centres-villes urbains, plus favorables à l’intégration européenne.

Le dernier congrès du PCF "rallumez les étoiles" a confirmé l’orientation pour une "Europe sociale" avec l’adhésion au PGE. La faucille et le marteau ont été remplacés par les étoiles européennes sur les cartes du parti. Les textes alternatifs, considérant l’UE comme une construction de la mondialisation capitaliste, sont restés minoritaires.

La force acquise par les mouvements de gauche radicale en Grèce et en Espagne semblait confirmer cette voie pour une autre Europe, avec la victoire de Syriza puis la force des 61% du NON grec.

Mais le choc d’une nouvelle vague d’austérité imposée à la Grèce et acceptée par Alexis Tsipras est une douche froide pour tous les militants, toutes les luttes sociales, pour la souveraineté des Etats. Ce choc a conduit à de nombreuses hésitations et discussions des communistes, à l’image des parlementaires communistes hésitant entre les votes Oui et Non.

La direction du PCF a proposé une analyse de cette situation à partir de trois scénarios. L’Europe de la finance et de l’austérité de la droite et des partis socialistes gouvernementaux, l’Europe de la concurrence nationaliste des extrêmes droites, et l’Europe sociale de la gauche radicale.

Nous considérons qu’un débat large et ouvert conduirait à envisager un quatrième scénario.
- Que faut il de plus que 61% du peuple pour imposer une autre politique ? Faut-il une majorité à l’échelle de toute l’Europe pour mener une autre politique dans un pays ?
- Un dirigeant du PCF devrait-il accepter de mettre en œuvre une politique d’austérité plus dure que celle de Hollande pour éviter une « catastrophe financière » ?
- Quelle différence entre Hollande élu ennemi de la Finance pour la servir quelques mois plus tard, et Alexis Tsipras élu contre les mémorandums d’austérité, pour en appliquer un 6 mois plus tard ?
- Quels points communs entre les mémorandums grecs et la situation française (MES, TSCG, ANI, code du travail, retraites, privatisations, démantèlement des services publics…..) ?
- Les pertes de souveraineté poussées ne mettent-elles pas la Grèce dans une situation néo-coloniale ?

Ces questions conduisent à envisager un quatrième scénario, celui d’une révolution de nature anticapitaliste dans un pays, conduisant à la rupture avec les traités européens existants. Une telle rupture permettrait de ré-ouvrir l’histoire européenne sur la base de l’intérêt des peuples, dans une approche internationaliste, avec les forces diverses qui veulent construire un monde multipolaire s’imposant à l’impérialisme militariste US.

Le plan B proposé par Yanis Varroufakis, les propositions de Éric Toussaint issues de l’audit de la dette grecque, les analyses de nombreux économistes progressistes, les positions des communistes grecs ou portugais, montrent que de plus en plus de progressistes refusent de s’enfermer dans l’Europe sociale et réfléchissent hors du cadre porté par les partis du PGE.

Nous demandons l’ouverture d’un débat pluraliste avec tous les communistes, les syndicalistes, les progressistes, pour donner des arguments solides et partagés aux militants sur les alternatives possibles à l’austérité, à la domination des institutions non démocratiques de l’UE, à la toute puissance du système banquier et financier. Ce débat doit poser en toute clarté les éléments de crédibilité comparée du scénario de l’Europe sociale, et de celui d’une rupture progressiste avec l’UE.

Henry AHIER, Mèze (34), secrétaire de section, Jean-Yves ALLEGRE, Istres (13), Jean-Pierre ALLIE, Montélimar (26), psychanalyste, Caroline ANDREANI, Pantin (93), membre du CN du PCF, Claude ANDREANI, Pantin (93), Marie-Catherine ANDREANI, Pantin (93), Francis ARZALIER, Taverny (95), historien, secrétaire du collectif Polex, René AZOU, Ouest Biterrois (34), Jasmin BALLESTE, Sud-Est Biterrois (34), Philippe BAOT, Mèze (34), syndicaliste chômeur, Pierre BARBAGELATA, Carqueiranne (83), Paul BARBAZANGE, Béziers (34), membre du CN du PCF, Michelle BARDOT, Strasbourg (67), secrétariat de section, CD du Bas-Rhin, Francis BARRERA, Limoux (11), retraité SNCF, Luc BASIN, Romans (26), comité de section, Jérémie BEAU, Lyon (69), Floriane BENOIT, Fontaine (38), ancienne journaliste L’Humanité, Marie BIEGEL, Pignan (34), Danièle BLEITRACH, Marseille (13), sociologue, Pierre BOUIS, Béziers (34), Pascal BRULA, Lyon (69), Laurent BRUN, Vénissieux (69), syndicaliste cheminot, Robert BRUN, Romans (26), comité de section, Andres BRYANT, Abbeville (80), comité de section, Marie-Christine BURRICAND, Vénissieux (69), membre du CN du PCF, Gilles CALAMAND, Haute-Loire (43), membre du CD 43, Gérard CALVINHAC, Bordeaux (33), Robert CANONGE, Cavaillon (84), retraité SNCF, Michel CAPRON, Clermont-l’Hérault (34), Jacques CHARRAZAC, Biganos (33), Jean Pierre CITKIC, Strasbourg (67), chercheur, Jean-Pierre COGNARD, Saint-Uze (26), Marie-Paule COLBACK LEIATO, Jura (39), Nicolas COSSANGE, Herault (34), secrétaire départemental MJCF 34, Aimé COUQUET, Béziers (34), conseiller municipal, CD 34, Jacques CROS, Béziers (34), Florian D’ASPRES, Boulogne (62), Alain DE POILLY, Fontenay-sous-Bois (94), Maurice DÉCAILLOT, Contigné (49), économiste, ancien membre de la section économique du PCF, retraité, Jean-Claude DELAUNAY, Villejuif (94), professeur honoraire d’économie, membre de la section économique du PCF, membre des comités de rédaction de La Pensée et d’Actuel Marx, Michel DESCHAMP, Grigny (91), Marianne DUNLOP, Arras (62), Carole DUPERRAY, Lyon (69), François EYCHART, Paris (75), enseignant, Marie-Christine EIGELDINGER, Saint-Fons (69), syndicaliste, Emilien ESTUR, Besançon (25), archéologue, trésorier de la JC 25, Jacqueline FAKIRI, Vaulx-en-Velin (69), militante au chômage, Cyrill FERRO STEYAERT, Nord (59), David FRIGGE, Saint-Denis (93), Hervé FUYET, Malakoff (92), Gérard GARCIA, Cazouls-lès-Béziers (34), Clara GIMENEZ, Pignan (34), conseillère municipale, Françoise GOUX, Ris-Orangis (91), trésorière de section, Eric HALGAND, Pessac (33), Rémy HERRERA, Paris (75), chercheur au CNRS, Hubert HERVE, Paris (75), Guy JACQUIN, Vénissieux (69), Edmond JANSSEN, Paris (75), Brenda JORIOZ-HADJ, Herblay (95), Gérard JOUSSERAND, Saint-André-de-Corcy (01), Jean JULLIEN, Drôme (26), Jean Jacques KARMAN, Aubervilliers (93), maire-adjoint, membre du CN du PCF, Christiane LACAZE, Parentis-en-Born (40), Emmanuel LACAZE, Landes (40), Georges LAMAZOU, Baudreix (64), maire-adjoint, Fernand LAPARRA, Blayais (33), technicien, secrétaire de section, Maryse LAURENT, Herault (34), Armand LECOQ, Béziers (34), comité de section de Béziers, CD 34, Jean-Claude LLINARES, Sud Biterrois (34), secrétaire de section sud Biterrois, Christophe MAILLOT, Saint-Denis (93), Clara MALHUE, Béziers (34), Europalestine, Jean-Pierre MEYER, Sanary (83), membre du CN du PCF, Pierre-Alain MILLET, Vénissieux (69), adjoint au maire de Vénissieux, Sandrine MINERVA, Lodève (34), Aymeric MONVILLE, Courbevoie (92), David NOËL, Hénin-Beaumont (62), secrétaire de section, Jérémie OZOG, Grasse (06), Eleni PATAKOU, Grigny (69), Marius PELLET, Villefontaine (38), Willy PEPELNJAK, Fontaine (38), secrétaire de section, membre du CD, Nicolas PEYRAUD, Marseille (13), secrétariat de section Marseille 13, Alain PICARD, Feyzin (69), Michèle PICARD, Vénissieux (69), maire de Vénissieux, Françoise PICO, Fontaine (38), ancienne adjointe au maire, membre du bureau de section, Francis PLANTIER, Saint-Thierry (34), syndicaliste, cheminot retraité, Sylviane PLAT, Vienne (38), Eric PLEE, Aubervilliers (93), conseiller municipal, Hervé POLY, Pas-de-Calais (62), secrétaire fédéral, membre du CN du PCF, Mireille POPELIN, Villeurbanne (69), enseignante retraitée, Jean-Pierre QUIRIN, Rahon-l’Etape (80), Gérard REQUIGNY, Saint-Denis (93), Rosa REQUIGNY, Saint-Denis (93), Gilbert REMOND, Vaulx-en-Velin (69), Marie-Jeanne RIVERA, Limoux (11), militante syndicale, lutte dans les usines de chaussure Myris, Nicole RIVIERE, Le Tourne (33), Joël RIVRON, Saint-Nazaire (44), comité de section, Jean-Louis ROLLAND, La Rochelle (17), Roger ROMERO, Gujan-Mestras (33), Claude ROUSSIE, Monein (64), Marc RUER, Aubervilliers (93), maire-adjoint, Eric RUIZ, Aubevoie (27), membre du CD 27, Laurent SANTOIRE, La Courneuve (93), Bruno SAPIN, Rhône (69), Aurélien SCANDOLARA , Vénissieux (69), syndicaliste fonction publique, conseiller municipal, Fabrice SELINGANT, Loiret (45), Nicole SEMERIA, Angrie (49), Christine SEMPERE, La Ciotat (13), ancienne conseillère municipale, Richard SEMPERE, La Ciotat (13), Michel SENEGAS, Béziers (34), Pierre-Jean SERRIERES, Annonay (07), comité de section, Deo TANDA, Vénissieux (69), internationaliste, Béatrice THIVOLLE, Bernard TRANNOY, Bassin d’Arcachon (33), Danielle TRANNOY, Bassin d’Arcachon (33), membre du CN du PCF, Jean-Pierre TRICAUD, Bergerac (24), Serge TRUSCELLO, Vénissieux (69), secrétaire de section, Yves VARGAS, Seine-Saint-Denis (93), Frédéric VERRET, Hurepoix (91), ancien secrétaire de section du Hurepoix, Danièle VIALLET, Pignan (34), Pierre VIALLET, Pignan (34), Jean-Claude VILLAME, Crozon (29), physicien, Gautier WEINMANN, Leforest (62), secrétaire de cellule, CD du Bas-Rhin, Antoine WOHLGROTH, Aubervilliers (93), conseiller municipal, conseiller communautaire délégué, Joël YAN, Section de Nay Est (64).

 

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 21:44

Publié par Jean Lévy

"Nationaliste" ? "Rouge-Brun" ? Celui qui a écrit ces phrases ?

 
Comme quoi, ajoute "canempechepasnicolas", le gauchisme verbal peut se retourner contre ceux qui excommunient au nom de l'internationalisme.
 
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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 22:28

Sur Les dossiers du BIP

Publié : 29 juillet 2015 | 

Les mesures sociales que recommande le KKE ainsi que l’urgence de leur mise en œuvre: l’organisation sur les lieux de travail, dans les quartiers, les divers comités de solidarité…, sont plus qu’indispensables. Cela permettrait hormis la subsistance, le développement d’un pouvoir politique populaire alternatif, susceptible éventuellement d’offrir un terreau à d’autres développements à la lutte populaire.

Il est manifeste que le KKE avait bien avertit et dénoncé SYRIZA pour son imposture, qui s’est transformée en flagrante trahison de la volonté des citoyens grecs exprimée par le vote «NON» au référendum. On comprend, surtout à postériori, l’appel du KKE à voter par un double «NON» («NUL» au comptage). Il semblerait que l’importance de la victoire du «NON» ait dérangé les calculs de SYRIZA, qui aurait été plus à l’aise dans sa politique avec une «victoire» du «NON» beaucoup plus modeste.

Il est clair aussi que le KKE, par son histoire et son activité en général, syndicale aussi,  a d’importantes et nombreuses loyautés au sein de la classe ouvrière et du peuple en général, mais il a aussi une très grande responsabilité à assumer.

Toutefois, il faut avoir en vue les réalités d’aujourd’hui ainsi que celles de l’histoire récente. La résistance grecque EAM (Front de libération nationale) qui représentait la majorité du peuple grec pendant l’occupation allemande, avait subi à la fin de 1944 l’intervention militaire et les massacres, conduits par les «alliés occidentaux» ayant pour but l’assujettissement du peuple grec et la remise sur le trône du roi Georges II (de la dynastie danoise de Slesvig-Holsten-Sønderborg-Glücksborg) qui avait la faveur des Britaniques. On peut dès lors dire que les Grecs ont chassé les occupants allemands pour être à nouveau occupés, cette fois-ci par leurs «alliés occidentaux». Entre 1946 et 1949 a eu lieu une guerre, dite «civile», où les «alliés» furent bel et bien impliqués. Elle a été perdue bien que les communistes aient eus quelques frontières amies, ce qui n’est pas le cas maintenant. Cette situation anticommuniste répressive a persisté des années après. En 1967 a eu lieu le coup d’état de la junte des colonels, instigué et soutenu par les «alliés» étasuniens avec la même répression qui a duré jusqu’en 1974. Un des résultats en a été l’invasion de Chypre et l’occupation d’un tiers de son territoire par la Turquie.

Nous n’entrerons pas dans le détail de la malfaisance de toutes ces luttes intestines fomentées par nos «alliés»: les morts, les emprisonnements, les exils, les dégâts…. mais elles ont laissé des traces indélébiles, dans les mémoires aussi.

Considérant ce qui est dit plus haut et que l’OTAN a des bases militaires en Grèce (Souda, en Crète), au Kossovo (Bondsteel) voisin et ailleurs dans la région, que les guerres en Ukraine, en Syrie… ainsi que les provocations frontalières de la Turquie attisent délibérément une tension permanente, un changement de régime, risquerait fort de donner lieu à une intervention étrangère en conjonction avec des collaborateurs locaux.

Le KKE aux dernières élections législatives a obtenu 5,47% des suffrages et compte à la Vouli 15 députés sur 300. Si de nouvelles élections devaient avoir lieu demain, il obtiendrait sûrement un large vote en conséquence de la désaffection pour SYRIZA et d’autres partis, toutefois il serait hautement improbable qu’il ait la majorité. Ce serait moins improbable qu’il conduise une coalition, et moins encore d’y participer comme partenaire minoritaire. Une telle alliance, par sa nature même, temporaire, aurait un objectif circonscrit. Cela a été le cas en 1989/90 quand le KKE s’est allié avec la ND et avec le PASOK, un précédent qui montre qu’il n’a pas toujours été hors de question qu’il participe à un gouvernement majoritairement bourgeois si les circonstances le demandaient.

Refuser l’instauration d’une monnaie nationale, parce qu’elle servirait à la bourgeoisie ou à l’impérialisme, implique obligatoirement le soutien passif de l’Euro. Le KKE déconsidère que celle-ci puisse servir à un autre usage. Il ne prend pas en compte le fait que la monnaie nationale est partie intégrante de la souveraineté, qu’elle constitue un de ses attributs régaliens quel que soit le régime: bourgeois, socialiste ou autre. À qui et à quoi servirait-elle, est une autre question. On ne peut pas confondre l’outil et son usage. Il en est de même pour la présence de frontières délimitant le territoire et sa gestion économique, sa langue, son histoire, sa culture, sa dignité; tous ces éléments qui répondent à l’indépendance et à la souveraineté d’un peuple, d’une nation, valent le combat pour les obtenir. Y compris dans le cadre du système capitaliste, c’est préférable que d’être une colonie, une semi-colonie ou «territoire» sous tutelle, quel que soit le terme pour décrire sa situation d’aujourd’hui. C’est une étape intermédiaire nécessaire sur la voie du socialisme.

Donc dans cette affaire et dans le cadre de l’exploitation capitaliste il y a deux enjeux et dans cet ordre de priorité, mais qui se confondent, la lutte du peuple entier pour la souveraineté nationale et la lutte la classe ouvrière avec ses alliés pour le socialisme. Dans le premier cas la lutte est motivée face à la double exploitation des travailleurs: l’exploitation exercée par le capitalisme étranger en collaboration avec la couche compradore de la bourgeoisie nationale, et l’exploitation exercée par la bourgeoisie nationale. Dans le second cas il n’y a que l’exploitation des travailleurs par la bourgeoisie nationale.

Il en découle logiquement, surtout dans une situation de faiblesse du Parti que s’il tient à se battre, il est obligé de faire des alliances avec d’autres forces patriotiques y compris celles de la bourgeoisie nationale contre le capitalisme étranger et ses collaborateurs de la couche compradore de la bourgeoisie. Dans la même veine il est même nécessaire de défendre la bourgeoisie nationale et par exemple la défendre contre toute importation préjudiciable aux producteurs locaux, faire tout son possible pour que le pays devienne autosuffisant.

Au-delà des alliances nationales il est nécessaire de se servir aussi de tous les appuis internationaux avantageux lui permettant de contrecarrer ses adversaires et de renforcer le pouvoir des forces populaires et du progrès, comme par exemple la Russie ou les BRICS.

Dans une situation qui est vraiment difficile, même existentielle, la sortie de la Grèce de l’Union européenne et de la zone-euro, pour le KKE n’est envisageable que par la voie du socialisme, et pour arriver à cette fin il y a tellement de conditions préalables, qu’on n’en voit ni le bout ni le chemin. On ne peut pas faire de vagues allusions au socialisme … et puis proposer comme voie «le renforcement du Parti comme condition préalable» en vue de «la restructuration du mouvement ouvrier» qui «revendiquerait des mesures de soulagement immédiates» du peuple qui permettrait de «changer le rapport-de-forces négatif» pour «renforcer la combativité» «contre le fatalisme et la subordination de la classe ouvrière ….contre ses vieux et nouveaux gestionnaires de la barbarie capitaliste».

Le but n’est pas, en soi, de combattre – ce qui est un processus, un moyen – mais de survivre, de progresser et de vaincre!

28.7.2015

Alexandre MOUMBARIS

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 21:41

reçu par courriel

 

Ukraine: interdiction du Parti communiste
L’Ukraine, continuant sur sa voie, vient encore de réduire le champ de l’opposition légale en interdisant d’un coup les trois partis communistes. Je serais curieuse de voir la réaction des déuptés communistes dans les pays européens et ceux de gauche à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Pourquoi eux aurait-il le droit d’exister? Ils doivent soit réagir officiellement et défendre le pluralisme politique, soit reconnaître que l’Ukraine est une zone de non-droit. Mais c’est déjà clair, il n’y aura aucune réaction. C’est l’Ukraine.
Le ministère de la justice ukrainien, après avoir soumis la question à une « commission indépendante », vient de déclarer l’illégalité des trois formations communistes ukrainiennes, à savoir le Parti communiste de l’Ukraine, le nouveau Parti communiste et le Parti communiste des travailleurs et des paysans.
Il leur est retiré la qualification de parti politique et ne pourront donc plus prendre part aux processus électoraux.
Cela en raison de leur violation de la récente loi posant sur un pied d’égalité le communisme et le nazisme.
Maintenant, comme l’Ukraine est un pays européen démocratique – depuis le Maïdan et son coming out anti-russe – je veux savoir:
  1. Pourquoi les partis communistes dans les pays européens ne sont pas, eux, interdits? 
  2. Pourquoi le communisme n’est pas légalement associé au nazisme dans les autres pays démocratiques européens? 
  3. Pourquoi les collaborateurs, en Europe, ne sont-ils pas décorés des ordres de leur République respective? 
  4. Pourquoi Pétain n’est-il pas réhabilité ainsi que tous les criminels de guerre?
  5. Pourquoi le procès de Nuremberg n’est-il pas officiellement déclaré nul et non avenu?
Car le silence dans lequel nous nous murons face aux atteintes à l’histoire et à la morale, et au simple bon sens, qui se produisent en Ukraine quotidiennement, nous conduit justement à cela. A la réhabilitation de ce qui fut la honte du 20e siècle.
Que l’on soit ou non communiste, là n’est pas la question. Il faut se rappeler qui luttait contre le nazisme et qui collaborait. La notion de héros ne peut changer avec le temps et l’amnésie. Un résistant reste un résistant. Un collaborateur reste un collaborateur. Et il n’y a aucune gloire à collaborer. Hier. Et aujourd’hui non plus.
Avons-nous réellement envie de vivre parmi ces faux héros? Avons nous envie de les applaudir et de museler ceux qui ont défendu nos libertés et notre vie?
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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 16:03


Le quotidien Le Monde qui n'a cessé de soutenir l'accord imposé par l'UE à la Grèce, a révélé le 14/7/2015 ce que l'état Grec doit vendre selon les ordres et sous le contrôle de l'UE, pour un total de 50 milliards d'euros, qui iront pour lamoitié " à restructurer les banques ", et pour un autre " au service de la dette et aux investissements " ( portion congrue pour ces derniers! )
En premier, viennent les 14 aéroports régionaux, cédés il y a plusieurs mois à l'entreprise allemande Fraport, associée pour l'occasion à une société privée grecque, pour 1, 2 milliard. Le site de l'ancien aéroport d'Athenes, revient pour 900 millions à une famille de milliardaire grecs, les Latsis, associée à un fonds chinois et un autre d'Abu Dhabi : le capitalisme mondialisé ,en matière de profits, ne se réfère pas à une nation, ni à une étiquette politique...La société nationale de jeux, l'OPAP, reviendra à un consortium tcheco- grec, sous la houlette du magnat athénien du pétrole, Melissanidis: La majeure
partie du peuple Grec voit son état national dépouille de son patrimoine, mais c'est au profit des financiers de toute origine, y compris ceux nés en Grèce.
La tragédie grecque est aussi un conflit de classe, les vautours qui en tirentprofit ne sont pas tous nés allemands.
F.A. 27/7/2015, dans Parlons clair, Août 2015, du Collectif Communiste Polex.

Envoyé par courriel

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 07:32
La phrase du jour, de la semaine, du mois, de l'année ...
de notre ami, Canaille le Rouge

Publié le 26 Juillet 2015

La phrase du jour, de la semaine, du mois, de l'année ...

Paul Lafargue gendre de Marx, mort à Draveil (91), fondateur avec Guesde du Parti Ouvrier Français,Dreyfusard, député de Lille, mériterait certainement d'être plus connu (pas seulement pour ce monument qu'est "Le droit à la paresse").

 il se suicide à Draveil avec sa femme, en se justifiant dans une courte lettre :

« Sain de corps et d'esprit, je me tue avant que l'impitoyable vieillesse qui m'enlève un à un les plaisirs et les joies de l'existence et qui me dépouille de mes forces physiques et intellectuelles ne paralyse mon énergie, ne brise ma volonté et ne fasse de moi une charge à moi et aux autres. »

Paul Lafargue et Laura Marx sont enterrés au cimetière du Père-Lachaise (division 76), face au mur des Fédérés.

"Le ministre socialiste est un homme perdu pour le socialisme, quoiqu'il fasse " Paul Lafargue

Pour réfléchir avec Lafargue, autres phrases à méditer :

"Les socialistes révolutionnaires ont à recommencer le combat qu'ont combattu les philosophes et les pamphlétaires de la bourgeoisie ; ils ont à démolir, dans les têtes de la classe appelée à l'action, les préjugés semés par la classe régnante. "

" Travaillez, travaillez, prolétaires, pour agrandir la fortune sociale et vos misères individuelles, travaillez, travaillez, pour que, devenant plus pauvres, vous ayez plus de raisons de travailler et d'être misérables. Telle est la loi inexorable de la production capitaliste. "

"Si les crises industrielles suivent les périodes de sur-travail aussi fatalement que la nuit le jour, traînant après elles le chômage forcé et la misère sans issue, elles amènent aussi la banqueroute inexorable".

"qu’il proclame les Droits de la paresse, mille et mille fois plus nobles et plus sacrés que les phtisiques Droits de l’homme, concoctés par les avocats métaphysiciens de la révolution bourgeoise ; qu’il se contraigne à ne travailler que trois heures par jour,"

Rédigé par Canaille Lerouge

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 14:36

Déclaration faite le 13 juillet 2015

1. Le KKE appelle les ouvriers, les employés, les couches populaires pauvres, les retraités, les chômeurs et les jeunes, à dire un véritable et inflexible, grand « NON » à l'accord - mémorandum, qui a été signé par le gouvernement de coalition de SYRIZA-ANEL avec l'UE-BCE-FMI et à lutter contre les mesures sauvages qu'il inclue dans les rues et sur les lieux de travail. Ces mesures vont s'ajouter à la barbarie des mesures des précédents mémorandums. Ils doivent organiser leur contre-attaque pour que les gens ne soient pas poussés à la faillite complète. Ils doivent renforcer le mouvement syndical, l'alliance populaire, afin de frayer la voie pour libérer le peuple une fois pour toute du pouvoir du capital et des unions impérialistes qui les conduisent à toujours plus de conditions barbares.

Pas un jour, pas une heure, ne doit être gaspillée. Maintenant, sans attendre, l'activité du peuple doit être intensifiée sur les lieux de travail, usines, hôpitaux, services, quartiers, par les syndicats, les Comités de Lutte, les comités populaires et les comités de solidarité et d'assistance sociale. L'accord conduira à une nouvelle réduction significative du revenu de la population et à l'écrasement des droits des travailleurs et du peuple. Il légitime et donne le feu vert aux licenciements, à l'extension du travail non rémunéré, au chômage technique et à d'autres mesures anti-travailleurs, prises par les gros employeurs dans la période récente en utilisant les restrictions sur les opérations bancaires.

Le peuple ne doit pas permettre que prévale la complaisance, l'intimidation, le fatalisme, le climat d' "unité nationale" frauduleuse et les faux espoirs, encouragée par le gouvernement, les autres partis bourgeois, les médias, divers autres centres de la classe dominante, ainsi que les organes de l'UE. Tous appellent le peuple à accepter le mémorandum Tsipras et à se sentir soulagé, parce que, prétendument, le pire scénario a été évité.

[...]

Lire la suite sur le site - en Français - du KKE

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 09:42

Par · 25 juillet 2015

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, vient de donner le samedi 25 juillet une interview à Marianne[1]. Il justifie sa position au sujet de la Grèce et son soutien à la capitulation consentie par Alexis Tsipras. C’est son droit. Mais, pour se faire, il prend un certain nombre de libertés avec les faits. Et cela est beaucoup plus condamnable. Cette interview est une excellente illustration des illusions d’une partie de la « Gauche Radicale », illusions sur l’Euro et sur l’Europe, dont il semble désormais que le Parti de Gauche commence à se dégager[2].

Un petit florilège des citations de Pierre Laurent permet de voir qu’il entretient de sérieuses illusions, et même qu’il adopte un point de vue « européiste » qui n’est pas éloigné de celui du Parti dit « socialiste ». Mais, il faut aussi savoir que les prises de position de Pierre Laurent sont aujourd’hui fortement critiquées dans de larges fractions de la base comme de l’appareil du PCF. Ces prises de position reflètent bien plus les errances d’un homme et d’un groupe de direction du PCF qu’une position largement défendue au sein du Parti.

 

Une analyse tendancieuse du 13 juillet

Tout d’abord, quand il entend justifier la capitulation de Tsipras, Pierre Laurent dit au journaliste la chose suivante :

« Ils ont enfermé la Grèce et ses dirigeants dans une alternative qui était soit le Grexit — souhaité par les Allemands de manière ouverte, Wolfgang Schaüble, le ministre des Finances allemand, a plaidé jusqu’au dernier moment auprès des Grecs pour une sortie ordonnée —, soit le plan d’austérité qui a finalement été imposé. Le choix qu’a fait Tsipras est un choix qui évite la banqueroute bancaire de son pays, une situation qui aurait été terrible pour les Grecs. Je crois qu’il n’avait pas d’autres alternatives »[3].

Si je suis d’accord qu’un effondrement des banques est une catastrophe, je signale à Pierre Laurent que ce que Tsipras a refusé c’est la proposition de Varoufakis de (1) réquisitionner les banques et (2) de réquisitionner la Banque de Grèce. Ce faisant, le gouvernement aurait eu accès aux réserves (sous contrôle de la BCE avant la réquisition) déposées à la Banque de Grèce mais aussi dans les banques commerciales. La réquisition est un mécanisme qui permet à tout gouvernement de la zone Euro de s’affranchir de la tutelle de la BCE. Dire, dans ces conditions, que le choix de Tsipras était entre la banqueroute et la capitulation est faux. La décision de Tsipras a été politique, et non économique. C’était un choix entre s’engager sur une voie, celle que proposait son Ministre des finances Yanis Varoufakis, voie pouvant le conduire à sortir de l’Euro, ou bien d’accepter l’austérité. Présenter cela comme une décision économique est un mensonge éhonté[4]. Les choses sont désormais publiques, et il est triste de voir Pierre Laurent s’enferrer dans le mensonge.

 

Pierre Laurent révolutionne la science économique

Commentant un possible Grexit, Pierre Laurent ajoute alors :

« Et une sortie de la zone euro laisserait n’importe quel pays qui la pratiquerait devant la même pression des marchés financiers, voire une pression décuplée et une dévaluation nationale plus grave encore ».

Il semble ici que Pierre Laurent, qui a pourtant fait des études d’économie à Paris 1, ignore qu’il existe des moyens réglementaires permettant à un pays de faire fortement baisser la pression exercée par les marchés financiers. Cela s’appelle le contrôle des capitaux. Non pas le « contrôle des capitaux » imposé par la BCE à la Grèce, et qui aboutit à empêcher les entreprises grecques de faire des opérations sur l’étranger via les comptes Target2 (et qui s’apparente en réalité à un contrôle des changes), mais les contrôles sur les mouvements de capitaux à court terme non liés à des opérations matérielles. Ces mouvements représentent entre 90% et 95% des flux de capitaux, et sont essentiellement des mouvements spéculatifs. Bien entendu, pour les mettre en œuvre, il faut recouvrer le contrôle sur la Banque Centrale. Ici, soit Pierre Laurent fait la preuve de sa méconnaissance des mécanismes économiques de base, soit il les connaît, et en ce cas il ment en toute connaissance de cause. Je laisse le lecteur libre de son choix.

 

Pierre Laurent est un grand logicien

Pierre Laurent assène alors un argument qui lui apparaît imparable pour écarter une sortie de l’Euro. Cet argument, le voici :

« Il y a d’ailleurs des pays aujourd’hui qui, en dehors de la zone euro, sont également frappés par des politiques d’austérité. Car la pression des marchés s’exerce partout et sur tous les pays ».

On reste sidéré par ce que ce paragraphe implique comme méconnaissance des liens logiques qui relient plusieurs éléments. Bien sûr, il existe des pays qui ont des politiques d’austérité sans appartenir à l’Euro. Nul ne l’a nié. Mais, connaît-on un pays de la zone Euro qui n’applique pas une politique d’austérité ? En fait, on peut montrer que la zone Euro induit un cadre dépressif pour les économies qui y participent[5]. Donc, cet argument ignore ce qu’en logique on appelle des conditions nécessaires et des conditions suffisantes. La sortie de l’Euro est une condition nécessaire à une rupture avec une politique d’austérité, mais ne constitue nullement une condition suffisante. Par contre, par sa méconnaissance de la logique la plus élémentaire, Pierre Laurent nous montre qu’il est suffisant mais pas nécessaire.

 

Pierre Laurent révolutionne la science économique (bis)

On revient à un argument en apparence plus économique avec la citation suivante, qui se révèle, à nouveau, tout à fait catastrophique :

« Oui, mais aujourd’hui, la différence est que tous les avoirs détenus par les Grecs sont en euros. Et le transfert de ces avoirs dans une monnaie nationale qui serait dévaluée par les marchés financiers conduirait, dans un premier temps, à un affaiblissement considérable du potentiel de ressources des Grecs. Alors que pour reconstruire leur pays, ils ont besoin d’un niveau d’investissement important ».

Notons tout d’abord que ce ne sont pas les « marchés financiers » qui transfèrent les avoirs qui sont détenus par les grecs. C’est en réalité le système bancaire, s’il s’agit d’avoirs détenus en Grèce. Pierre Laurent, à l’évidence soit ne connaît pas les règles de fonctionnement de l’économie, soit cherche à nous mener en bateau. Ces avoirs en Euros seront automatiquement re-dénominés en Drachmes. Mais cette redénomination touchera toutes les valeurs de l’économie grecque. Donc, le potentiel d’investissement sur la base de l’épargne (oui, cette chose que l’on apprend en fin de première année d’économie, l’égalité entre l’épargne et l’investissement) sera inchangé par rapport aux valeurs de l’économie grecque. Mais, une partie de ces avoirs ne sont pas détenus en Grèce. Donc, ils resteront en Euros (ou dans une autre monnaie, que ce soit le Dollar ou, peut être, le Mark allemand…). Si la Drachme est dévalué, disons de 25%, cela signifie que ces avoirs seront réévalués de 33%. Donc, le potentiel d’investissement, sur la base des avoirs grecs détenus à l’étranger, sera largement augmenté. Ce qui veut dire que les grecs ayant mis leurs avoirs à l’étranger pourraient les rapatrier avec un effet bien plus positif sur les investissements que si la Drachme n’avait pas été dévaluée. Notons encore que ceci s’applique aussi à l’ensemble des investisseurs étrangers. En fait, une sortie de l’Euro et une dévaluation de 25% de la Drachme constituent la condition pour qu’un flux d’investissement important en drachmes se reconstitue en Grèce.

Mais, il est peu probable que Pierre Laurent ignore à ce point les mécanismes de base de l’économie, ou alors il faut s’interroger sur les conséquences délétères sur le cerveau humain d’années de travail au journal l’Humanité. Il est bien plus probable que Pierre Laurent, ici encore, mente, et qu’il mente avec l’appond d’un arracheur de dents.

 

Quand Pierre Laurent joue au prestidigitateur

Reprenons le cours du raisonnement. Pierre Laurent nous offre une magnifique perle avec la citation suivante :

« Puisque les solutions apportées par Tsipras étaient totalement viables et elles restent praticables dans la zone euro. Ce n’est pas la zone euro qui les empêche mais la décision politique prise par les dirigeants allemands et un certain nombre d’autres dirigeants européens de rendre impossible l’expérience politique de Syriza ».

Ici, Pierre Laurent fait mine de croire que les dirigeants allemands et européens ont été conduits uniquement par leur haine politique de Syriza. Que ces dirigeants n’aient pas apprécié Syriza est certain. Mais, quand bien même l’auraient-ils apprécié, accepter les solutions proposées par Tsipras impliquait, à relativement court terme, faire basculer la zone Euro vers ce que l’on appelle une « union de transfert ». Or, les montants nécessaires pour faire fonctionner la zone Euro sans les politiques d’austérité ont été évalués, et on trouvera l’une de ces évaluations d’ailleurs dans ce carnet. Pour faire court, il faudrait que l’Allemagne consacre entre 8% et 10% de son PIB tous les ans pendant environ dix ans à ces transferts. Il est clair que cela n’est pas possible, sauf à vouloir détruire l’économie allemande. La véritable cause du rejet des options de Syriza se trouve là. Affirmer que « les solutions apportées par Tsipras étaient totalement viables et elles restent praticables dans la zone euro » est un nouveau mensonge. Les solutions proposées par Tsipras impliquaient une refonte totale de la zone Euro, et cette refonte aboutissait à faire peser un poids excessif sur l’Allemagne. Telle est la vérité. Mais, cette vérité gêne Pierre Laurent, qui préfère la faire passer sous le tapis pour sauver l’illusion de la possibilité d’une zone Euro qui ne soit pas austéritaire. Pierre Laurent doit donc mentir quant aux conditions de viabilité de la zone Euro, mais, nous l’avons vu, il n’est pas à un mensonge près.

 

Le dernier mensonge

Il ne reste donc à Pierre Laurent qu’un argument : le point Godwin ou la réduction du dilemme grec à un affrontement avec le Front National. Il suffit de regarder le paragraphe suivant pour s’en convaincre :

« Il y a aujourd’hui trois options en débat. L’option d’une Europe de l’ordre libérale, celle qui existe aujourd’hui. Il y a l’option d’une destruction de l’Europe et d’un retour à la compétition, voire au choc des nations dans la crise que traverse l’Europe, c’est l’option du Front national et des forces qui l’appuient. Et il y a l’option qui est la nôtre, celle de Tsipras, la mienne, celle que nous défendons, qui est l’option de la reconstruction d’une Europe de coopération, de solidarité, d’une Europe de souveraineté qui doit laisser plus de place aux pouvoirs de chaque nation de négocier démocratiquement son insertion dans cette Europe de solidarité. Nous parlons d’une Europe à géométrie choisie… ».

Passons sur le fait que proclamer que l’on vivrait mieux dans le monde des bisounours, la troisième option, n'a jamais fait avancer le débat. Mais, une sortie de la Grèce de l’Euro, et à terme, une dissolution de l’Euro, entraineraient-ils ce cataclysme que prévoit Pierre Laurent ? En fait, de nombreux économistes soutiennent aujourd’hui qu’une sortie de l’Euro était préférable, certains conservateurs comme Henkel[6], d’autres progressistes comme Kevin O’Rourke[7] ou Stefano Fassina[8], ancien ministre du PD en Italie, et parmi eux des assistants de Varoufakis[9]. C’est donc un nouveau mensonge de Pierre Laurent que de prétendre que l’option d’une sortie de l’Euro serait le fait du seul Front National. Un mensonge de plus dira-t-on. Espérons, en tous les cas, qu’il soit le dernier.

 

[1] Pierre Laurent : “Une sortie de la zone euro n’empêche pas la pression des marchés”, entretien avec Bruno Rieth, Marianne, 25 juillet 2015, http://www.marianne.net/pierre-laurent-sortie-zone-euro-n-empeche-pas-pression-marches-100235637.html

[2] Voir le blog de Guillaume Etievant, responsable économique du PG, le 24 juillet 2015, http://guillaumeetievant.com/2015/07/24/soyons-prets-a-sortir-de-leuro/

[3] Pierre Laurent : “Une sortie de la zone euro n’empêche pas la pression des marchés”, op.cit..

[4] Je renvoie à l’article de Jamie Galbraith, qui a travaillé avec Varoufakis publié dans Harper’s, http://harpers.org/blog/2015/07/greece-europe-and-the-united-states/ ainsi qu’aux explications données par Yannis Varoufakis lui-même sur son blog : http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/14/on-the-euro-summits-statement-on-greece-first-thoughts/

[5] Voir Bibow, J., et A. Terzi (eds.), Euroland and the World Economy—Global Player or Global Drag? Londres, Palgrave, 2007.

[6] http://www.conservativehome.com/platform/2015/07/hans-olaf-henkel-mep-greece-must-leave-the-eurozone-for-the-good-of-us-all.html

[7] http://www.socialeurope.eu/2015/07/moving-on-from-the-euro/

[8] http://www.stefanofassina.it/lavoroeliberta/2015/07/19/sono-daccordo-con-schouble-una-grexit-assistita-unica-soluzione/

[9] Munevar D., « Why I’ve Changed My Mind About Grexit », in SocialEurope, 23 juillet 2015, http://www.socialeurope.eu/2015/07/why-ive-changed-my-mind-about-grexit/

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25 juillet 2015 6 25 /07 /juillet /2015 07:21

Lu sur Michel El Diablo.  Info.

Solidarité avec le Parti communiste grec (KKE) : Déclaration commune des Partis Communistes

Chers Camarades,

 

Nous partis communistes et ouvriers, suivons les développements en Grèce, l’offensive de l’Union européenne, du Capital et de ses représentants politiques contre les travailleurs et les droits des personnes.

Nous, Partis Communistes et Ouvriers, nous avons soutenu les luttes des travailleurs grecs et nous exprimons notre solidarité internationaliste avec à la lutte du KKE et lui apportons notre soutien.

Pendant de nombreuses années, les gouvernements de la Nouvelle Démocratie et du PASOK, en coopération avec l’UE, la BCE et le FMI, ont appliqués des mémorandums et de dures lois antipopulaires avec des conséquences douloureuses pour la classe ouvrière et les secteurs populaires.

Aujourd’hui, l’accord antipopulaire, le troisième mémorandum, qui a été signé par le gouvernement SYRIZA-ANEL, et soutenu par la ND et le PASOK, avec la Troïka, maintient les mesures antipopulaire des anciens gouvernement et impose de nouvelles charges sur travailleurs grecs, des taxes insupportables, l’abolition des droits du travail et de la sécurité sociale, des réductions des salaires et des pensions, des privatisations, etc., aggravant encore la situation des familles de la classe ouvrière

Ces événements nous permettent de tirer des conclusions utiles pour renforcer la lutte populaire :

Le capitalisme ne peut être humanisé. Il ne débouche que sur la crise, le chômage et la pauvreté. En fait, il a été démontré que quelle que soit la gestion de ce système, cela exacerbe les problèmes du peuple tout en augmentant les profits du grand capital.

L’Union Européenne est une organisation impérialiste réactionnaire. « Démocratie », « solidarité » et la justice sociale ne peuvent pas exister en restant dans son cadre.

Nous, les partis communistes et ouvriers qui avons signé ce message, nous apprécient la position résolue et cohérente du KKE au côté de la classe ouvrière et du peuple grec pour la suppression des mémorandums, contre l’accord antipopulaire signé par le gouvernement de SYRIZA-ANEL (et les autres partis politiques de la bourgeoisie) avec la Troïka (UE-BCE-FMI).

Nos partis saluent la lutte des communistes en Grèce pour les droits des travailleurs et le renversement populaire de la barbarie capitaliste et pour le socialisme.

Le PRCF solidaire de ses camarades Grèce répond présent, et aux cotés des partis communistes et ouvriers est signataire de cette déclaration (22 Juillet 2015).

Partis Communistes initiateurs de l’appel (17 juillet 2015) :

-Parti Communiste d’Albanie

-Parti Communiste d’Australie

-Parti des Travailleurs d’Autriche

-Parti Algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS),

-Parti Communiste du Bangladesh

-Parti Communiste des Travailleurs de Biélorussie

-Parti Communiste Brésilien

-Parti Communiste de Grande Bretagne

-Parti Communiste de Bulgarie

-Parti des Communistes Bulgare

-Union des Communistes de Bulgarie

-Parti Communiste du Canada

-Parti Communiste du Danemark

-Union Parti Communiste de Géorgie

-Parti des Travailleurs de Hongrie

-Parti des Travailleurs d’Irlande

-Mouvement Socialiste du Kazakhstan

-Parti Communiste du Luxembourg

-Parti Communiste de Macédoine (FYROM)

-Parti Communiste de Malte

-Parti Communiste du Mexique

-Parti Socialiste Populaire du Mexique

-Nouveau Parti Communiste des Pays Bas

-Parti Communiste du Pakistan

-Parti Communiste Palestinien

-Parti Communiste Philippin [PKP-1930]

-Parti Communiste de Pologne

-Parti communiste des ouvriers russes

-Parti Communiste d’Union Soviétique

-Nouveau Parti Communiste de Yougoslavie

-Parti Communiste de Slovaquie

-Parti Communiste Sud-Africain

-Parti Communiste des Peuples d’Espagne

-Parti Communiste Syrien

-Parti Communiste (Turquie)

-Union des Communistes d’Ukraine

-Parti Communiste des USA

-Route de la liberté Organisation Socialiste (USA)

-Parti Communiste du Venezuela

 La déclaration est ouverte à d’autre signature  (le 20 juillet 2015)

 

SOURCE:

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20 juillet 2015 1 20 /07 /juillet /2015 13:26

Lu sur Initiative communiste

Déclaration de la commission exécutive du Parti Communiste des Peuples d’Espagne sur la situation en Grèce

Le Comité exécutif du PCPE, après avoir suivi les développements concernant la situation en Grèce au cours des dernières semaines, a émis la déclaration suivante :

  1. Le nouveau protocole d’accord intervenu dans la nuit du 12 Juillet et approuvé par le parlement grec la nuit dernière est une attaque sans ménagement contre les travailleurs grecs. La plupart des mesures convenues à l’unanimité à Bruxelles impliquent un aggravationt de la situation sociale et du travail déjà terrible et en conduisant à de nouvelles privatisations vont soumettre à un nouveau le pays au pillage pour l’enrichissement des monopoles grecs et étrangers.
  2. Les négociations entre le gouvernement grec et l’Eurogroupe, marquée par des mouvements successifs, la désinformation, des menaces et diverses manœuvres, ont mis en évidence les différences en termes d’aspirations et d’intérêts qui se produisent au sein de cette alliance impérialiste qu’est l’Union européenne. Les différentes approches de la France et de l’Italie et l’Allemagne sont l’expression des conflits internes qui se produisent au sein de l’UE, mais néanmoins s’accordent sur un élément majeur: faire peser la charge sur la classe ouvrière et les secteurs populaires du poids d’un nouveau processus favorisant l’accumulation des monopoles.
  3. L’approbation du Parlement grec, la nuit dernière, du mémorandum présenté par le gouvernement de SYRIZA a montré très clairement les limites de la gestion capitaliste. Malgré la rhétorique initiale, il est constaté que ni la majorité absolue ni l’utilisation de référendums ne bénéficient à la majorité des travailleurs tandis que se poursuit la logique des institutions capitalistes sans un véritable modèle alternatif. La social-démocratie, sous ces nouvelles ou ancienne forme, en revient à exercer leur rôle de légitimer et d’appliquer less politiques anti-ouvrières, et de se ranger encore du côté du grand capital.
  4. En particulier, le cas du référendum, le 5 Juillet a été instructif. Alors qu’initialement le gouvernement de SYRIZA a appelé à voter «NON» à la proposition de la Commission européenne, la BCE et le FMI, il a fini par accepter un accord plus dur que celui qui a été rejeté il y a quelques jours, générant ainsi encore plus de frustration dans le peuple grec et auprès de tous ceux qui ont fait confiance à Tsipras. Tous cette déception du peuple et des travailleurs grecs a sa contrepartie dans notre pays dans des organisations telles que PODEMOS ou Isquirda Unida, qui continuent à favoriser les illusions sur la gestion humaine du capitalisme.
  5. Le PCPE veut exprimer son soutien explicite dans ce processus au Parti communiste de Grèce (KKE), qui a maintenu une position ferme pour la sortie de l’UE et de l’euro et un pouvoir populaire, la seule alternative vraiment viable pour le bénéfice de la classe ouvrière et le peuple, qui a dénoncé les diverses manœuvresà la fois le  du gouvernement Syriza et des créancier, ayant ainsi à supporter l’incompréhension, la diffamation et la calomnie de toutes sortes d’opportunistes, à la fois en Grèce et en Espagne.
  6. Le PCPE estime que ce qui est arrivé en Grèce génère d’importantes leçons pour la lutte de la classe ouvrière et du peuple travailleur dans notre pays. D’une part, il a montré les limites de la gestion capitaliste, mais il a également servi à montrer l’aveuglement de toutes sortes d’opportunistes qui ont favorisé les illusions sur la possibilité d’une issue favorable pour les peuples sans rupture avec l’UE impérialiste que les paramètres faibles socialistes.
  7. Le PCPE appelle l’ensemble de la classe ouvrière et les secteurs populaires pour faire avancer l’approche d’une véritable alternative brisant les chaînes de structures impérialistes comme l’UE et l’OTAN, pour sortir de l’euro dans le cadre d’un processus de construction d’un véritable pouvoir du peuple et des ouvriers.
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