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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 06:00
Un peu d’humilité à l’égard de la Chine, bon sang !
L’affligeante nullité des commentaires de la presse française sur le 19ème congrès du parti communiste chinois (18-24 octobre) est éloquente. Qu’avons-nous appris ? Quasiment rien à vrai dire, sinon que la dictature communiste est abominable, que Xi Jin Ping a été déifié, que la Chine croule sous la corruption, que son économie est chancelante, son endettement abyssal et son taux de croissance en berne. Enfilade de lieux communs et fausses évidences à l’appui, la vision française de la Chine a brillé une fois encore par un simplisme narquois qui masque à peine une ignorance crasse. Il suffit d’avoir entendu une seule émission de Vincent Hervouët sur Europe 1 pour prendre la mesure de ce vide sidéral.
Il faut dire que la Chine ne fait rien pour faciliter les distinctions tranchées - dignes du lit de Procuste - et les catégories préétablies auxquelles ce petit monde médiatique voudrait la plier à tout prix. Communiste, capitaliste, un peu des deux, ou autre chose encore ? Dans les sphères médiatiques, on y perd son chinois. Inconsciemment, on le sent bien, nos commentateurs aimeraient pouvoir dire que la Chine n’est plus communiste, ce serait tellement plus simple. Convertie au libéralisme, cette nation rebelle réintégrerait le droit commun. Retour à l’ordre des choses, cette capitulation idéologique validerait la téléologie de l’homo occidentalis. Absorbant la Chine, le capitalisme mondialisé pourrait enfin déboucher le Champagne.
Mais voilà, c’est une romance libérale, une de plus. Le PCC n’a nullement renoncé à son rôle dirigeant dans la société, et il fournit son ossature à un Etat qui tire sa force de sa souveraineté. Hérité du maoïsme, l’Etat central conserve la maîtrise de la politique monétaire et contrôle le secteur bancaire. Doté depuis les lois de 2008 d’une fiscalité moderne, d’un code du travail et d’un système social - certes imparfaits -, il s’est fixé pour objectif numéro un l’élévation du niveau de vie de la population. Restructuré dans les années 1990, le secteur public demeure la colonne vertébrale de l’économie chinoise : avec 40% des actifs et 50% des profits générés par l’activité industrielle, il est prédominant dans la sidérurgie, l’énergie et l’électricité.
Aucun commentateur ne l’a fait, mais il suffit de lire la résolution finale du 19ème congrès pour mesurer l’ampleur des défis de la Chine contemporaine. Lorsque cette résolution affirme que “le Parti doit s’unir pour remporter la victoire décisive de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance, faire triompher le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère, et lutter sans relâche pour réaliser le rêve chinois du grand renouveau de la nation”, il faut peut-être prendre ces déclarations au sérieux. Avec 89 millions de membres, le PCC n’est pas en perte de vitesse. Mais il lui faudra stimuler la consommation intérieure, réduire les inégalités sociales et juguler la pollution - un véritable fléau -, s’il veut conserver l’appui d’une population en voie d’urbanisation accélérée.
En Occident, la vision de la Chine est obscurcie par les idées reçues. On s’imagine que l’ouverture aux échanges internationaux et la privatisation de nombreuses entreprises ont sonné le glas du “socialisme à la chinoise”. Mais c’est faux. Pour les Chinois, cette ouverture est la condition du développement des forces productives, et non le prélude à un changement systémique. Les “zones d’exportation spéciale” ont dopé la croissance, mais cette insertion dans la mondialisation s’est effectuée aux conditions fixées par l’Etat. Pour Pékin, il fallait accumuler les capitaux afin de poursuivre les réformes. Elles ont permis de sortir 700 millions de personnes de la pauvreté, soit 10% de la population mondiale. Il n’est pas étonnant que le 19ème congrès ait réitéré le choix d’une économie mixte en insistant sur les défis de l’urbanisation et la nécessaire réduction des inégalités.
Depuis 40 ans, la Chine change à un rythme déconcertant et brouille les repères habituels. Un pays qui assure 30% de la croissance mondiale et dont on juge que sa croissance “fléchit” lorsqu’elle est à 6,5% mérite quand même le détour. On peut ironiser sur ce communisme qui fait la part belle au capitalisme, ou encore évoquer le spectre d’un capitalisme d’Etat, mais à quoi bon ? Les communistes chinois se moquent bien des catégories dans lesquelles nos appareils idéologiques désignent la réalité chinoise. Ils la connaissent mieux que nous, et ils savent que nous n’avons aucune prise sur notre propre réalité. La puissance qui est la leur et l’impuissance qui est la nôtre suffisent à nous disqualifier. Si seulement la France était un Etat souverain, peut-être aurions-nous quelque chose à dire. Mais franchement, mettez-vous à la place des Chinois. Allons, un peu d’humilité !
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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 05:55

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

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4 novembre 2017 6 04 /11 /novembre /2017 06:05
Festival mondial de la jeunesse à Sotchi : dans la contradiction entre le symbole vivant d’Octobre 17 et la propagande de Poutine

ML pour « Solidarité internationale PCF – Vivelepcf », 1er novembre 2017

Le 19ème Festival mondial de la jeunesse et des étudiants s’est clôturé le 21 octobre 2017. Notre site a publié (lien) la déclaration finale, offensive, signée par 36 organisations de jeunesse. Elle affirme notamment : « Le renversement du socialisme, la dissolution de l’URSS et la restauration du capitalisme en Russie et dans d’autres pays socialistes ne nous font pas peur. Nous déclarons de manière décisive que le 21ème siècle sera le siècle de nouvelles révolutions socialistes. … Nous continuons sur le chemin d’Octobre rouge ».

Le festival s’est déroulé en Russie, principalement à Sotchi, sur le site des jeux olympiques d’hiver de 2014 et sous les auspices de Vladimir Poutine qui a présidé une cérémonie d’ouverture somptuaire. Cette situation illustre les contradictions auxquelles sont confrontées non seulement la FMJD (Fédération mondiale de la jeunesse démocratique, organisatrice historique des festivals mondiaux de la jeunesse), les organisations de jeunesse progressistes (notamment communistes), mais aussi tous les militants pour le socialisme et le communisme. « Nous n’avons pas peur de la restauration du capitalisme en Russie »…

Les discussions au sein de la FMJD sur le lieu du 19ème festival avaient déjà posé ces contradictions, lors d’une réunion à Caracas où avaient eu lieu le 18ème (voir notre article d’alors). Ont pesé pour le choix de Sotchi 2017 le symbole du centenaire de la Révolution et les conditions matérielles très favorables proposées par l’Etat russe, sans alternative comparable ailleurs. A pesé contre la crainte d’être identifié à la Russie de la « restauration capitaliste » de Poutine. Un débat profond, très important au-delà de ces circonstances, s’est développé à cette occasion sur la nature de la puissance russe aujourd’hui et son rôle dans l’affrontement de classe mondial. Jusqu’où la Russie capitaliste peut être qualifiée de puissance impérialiste, alors que son économie est largement rentière, basée sur l’exploitation de matières premières (et la liquidation des acquis du socialisme), peu prédatrice de marchés étrangers ? Jusqu’où la Russie, en tant que puissance objectivement opposée aux impérialismes dominants occidentaux, peut-elle servir de point d’appui à des forces anti-impérialistes dans le monde ? [...]

La suite ci-dessous :

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 16:19
Sur le site Initiative communiste -PRCF

1917 2017, il y a cent ans avec la d’octobre les travailleurs prenaient le pouvoir en Russie, ouvrant la voie pour des conquêtes sociales, démocratiques, scientifiques, artistiques et techniques dépassant de très loin les seuls peuples soviétiques.

Un élan révolutionnaire pour la décolonisation et la libération des peuples, pour les droits des femmes, contre le racisme et la xénophobie, pour les droits des travailleurs partout dans le monde.

Un élan révolutionnaire qui doit de nouveau se conjuguer au présent.

Le à Paris, participez au internationaliste du centenaire de la révolution d’Octobre initié par le PRCF. Avec la présence de plusieurs dizaines de délégations de partis communistes et ouvriers du monde entier, avec la participation de la compagnie Jolie Môme. Avec vous !

Rendez vous à Paris 12e à 14h, métro 8 Montgallet

Inscrivez vous !

Sur le site du PRCF "Initiative communiste":

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 15:21
 

Dès sa naissance, l’Union Soviétique a subi en permanence une propagande hostile des pays de l’Europe de l’Ouest dont la France. Il y a eu un renouvellement constant des termes de propagande anti-soviétique au fur et à mesure de l’évolution des circonstances historiques. L’accession au pouvoir des catégories sociales qui jusque-là n’avaient jamais eu aucun rôle réel, du prolétariat qui ne s’était jamais mis à son compte, était insupportable – et continue à l’être – pour les dominants qui se croient prédestinés…

Auteur du livre « Faut-il détester la Russie » paru aux Editions Investig’Action, le spécialiste en droit international Robert Charvin décortique les mécanismes de la propagande contre la Révolution d’octobre. 

Voir le site "Investig'action" ci-dessous :

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 05:22
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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 10:38

Cet article est reposté depuis Solidarité Internationale PCF.

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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 11:17

Il ne s’agit pas d’évaluer l’inclination naturelle ou spontanée du socialisme pour l’écologie, mais de mesurer, en matérialiste, en quoi tout pousse ce mode de production, quand même il ne le voudrait pas en première instance, sur cette voie. Ainsi c’est bien l’embargo imposé à Cuba en raison de son modèle social et économique qui l’a privé d’alternatives immédiates à l’importation d’engrais et pesticides lorsque le bloc socialiste s’est effondré en 1990-1991, dont la cause est bien l’hostilité de la chaîne impérialiste contre le socialisme.

Celui-ci se fonde d’ailleurs depuis ses origines, avec la jeune Russie révolutionnaire, sur une souveraineté nationale solide… ce que d’aucuns appelaient alors le « socialisme dans un seul pays ».

Une telle nécessité ponctuelle de « survivre » a déclenché la réalisation du modèle agroécologique cubain tel que nous le connaissons aujourd’hui. L’argument selon lequel ce serait à « l’obligation de changer » hors du giron soviétique et non le modèle cubain lui-même que Cuba devrait son succès actuel dans ce domaine, ne tient pas de ce point de vue.

La réussite de sa politique agricole doit tout à la révolution cubaine, mais la renforce également en retour, à tel point que l’île poursuit aujourd’hui cette voie en rejetant la possibilité d’un retour aux vieilles pratiques par l’importation d’engrais chinois par exemple.

Pour autant il faut noter que même à l’heure de son alignement sur le modèle agricole khrouchtchévien (lui-même aligné sur le modèle américain à l’époque), Cuba avait préparé, inconsciemment peut être, le terrain de cette deuxième révolution sur l’île.[...]

Lire la suite :

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 15:29

Ce dimanche dans le nord de l’, l’ qui dirige ces deux régions organise un referendum en Lombardie Venetie pour augmenter l’autonomie de ces deux riches régions. Par ce moyen, la Ligue du Nord – soutenus dans cette démarche par les autres partis de l’establishment, M5S ou encore le PD qui font campagne pour le oui avec elle – cherchent à faire exploser l’ et séparer la riche région du nord, industrielle et agricole, du sud de l’, moins développé. La lombardie venetie, c’est 30% du PIB de l’.  Le tous bien évidemment sans sortir de l’Union Européenne. Un referendum qui n’est pas sans rappeler celui en Catalogne.

Alors que seule la campagne du oui a droit de cité – les partisans du non étant privés de panneaux d’affichage par exemple – les communistes avec le mènent activement campagne pour le non, pour refuser la division et soutenir l’union des travailleurs [...]

La suite en cliquant ci-dessous sur le site d'Initiative communiste

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 15:04
Petrograd 1917, Nazim Hikmet

PETROGRAD 1917 - Poème de Nazim Hikmet,

écrit en 1935, traduction du turc extraite du recueil "Il neige dans la nuit et autre poèmes", Gallimard 1999

 

Au Palais d'Hiver, Kerenski.
A Smolni, les Soviets et Lénine, Dans la rue, les ténèbres,
la neige,
le vent,
et eux.

Et eux, ils savent que Lénine a dit :
« Hier trop tôt, demain trop tard,
le seul moment c'est aujourd'hui. »
Et eux ont dit : Compris, nous savons.
Et eux jamais
ne surent rien d'un savoir aussi implacable et parfait.
Sur la neige, la nuit,
sur la neige, le vent,
et eux,
retour du front, avec leurs baïonnettes,
leurs camions, leurs mitrailleuses,
leurs nostalgies, leurs espoirs, leurs appétits sacrés,
et leurs yeux grands ouverts dans les ténèbres, ils marchent.
Ils marchent sur le Palais d'Hiver.

Le bolchevik Kirov, de Poutilovski-zavod, dit :
« Aujourd'hui, c'est un grand jour, camarades,
un grand jour,
Et je rappelle, à qui voudrait piller,
que désormais le Palais d'Hiver et toute la Russie
sont le bien de l'ouvrier et du paysan. »

Le vent,
la neige,
et les ténèbres.
Eux, silencieux comme les ténèbres,
intrépides comme le vent, ils marchent.
Ils marchent sur le Palais d'Hiver.

Sergueï-le-Boiteux, ajusteur,
dit : « Ah, chienne de vie !
En 1905 - j'avais dix ans - je suis passé par ici.
Venaient en tête les icônes avec leurs grands yeux innocents,
les gosses nu-pieds, les vieilles,
et le pope Gapone aux longs cheveux.
Nous avions les hommes et le vent en poupe.

Et en face, à la fenêtre rouge, le Tzar de toutes les Russies
nous regardait, blême en ses habits noirs.
Les femmes en pleurant mirent genou à terre,
moi j'avais levé la main pour me signer,
quand soudain au galop surgirent les Cosaques,
les Cosaques,
ces chevaux cabrés, ces kalpaks noirs.
Nous, les gosses, en piaillant tombâmes comme des moineaux.
Un coup de sabot me broya la rotule. »
Et Sergueï-le-Boiteux, traînant la jambe,
marche avec eux sur le Palais d'Hiver.
Le vent,
la neige,
et les ténèbres sont maîtres du paysage.

Il vient du front de Pologne,
le paysan Ivan Petrovitch, et ses yeux
comme ceux d'un chat voient dans la nuit
Il crachote en sa barbe rousse, et dit : « Eh, Matouchka
A nous la terre,
comme canard à tête verte en gibecière ! »

Le vent,
la neige,
et les ténèbres emplissent tout le paysage.
Sur la place, le Palais d'Hiver, et eux.

Et dans le port, l'Avrora aux trois cheminées.
Il ouvrit le feu, le Palais d'Hiver,
Ils ouvrirent le feu, derrière les colonnes,
les jolis hobereaux et les grosses putains blondes.
Sergueï-le-Boiteux, ajusteur, dit : « Ah chienne de vie !
Entre quelles mains est resté Kerenski... »
Et, sur sa jambe infirme, il tomba à terre.

Retour du front de Pologne,
le paysan Ivan Petrovitch,
dans les lointains distingue de ses yeux de chat
la terre grasse et nourrie,
et, crachotant en sa barbe rousse,
en extase fait marcher sa mitrailleuse.

Sous le vent,
sous la neige blanche,
les briques rouges du Palais d'Hiver.

Le bolchevik Kirov
Dit : « Camarades, l'histoire,
C’est-à-dire les classes ouvrières et paysannes,
C’est-à-dire le soldat rouge,
C’est-à-dire nous, nous allumons le flambeau ! »

« Camarade, dit-il, nous passons à l’attaque ! »
et comme sur la Néva les glaces rougeoyaient,
avec l’appétit d’un enfant,
avec le courage du vent,
ils entrèrent au Palais d’Hiver.
Fer, charbon, et sucre,
Et cuivre rouge,
Et textiles,

Et amour, et violence, et vie,
Et toutes les branches de l’industrie,
Et la Petite et la Grande et la Blanche Russies,
Et le Caucase, la Sibérie, le Turkestan,
Et le cours mélancolique de la Volga,
Et les villes eurent leur sort
Changé, en un moment d’aube
En un moment d’aube où, surgis des rives de la nuit,
De leurs bottes neigeuses
Ils foulèrent les escaliers de marbre.

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