Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 22:35

Excellente intervention d'Hubert Wulfranc à l'Assemblée Nationale.

Mais elle aurait eu plus de sens si le PCF n'était pas tombé dans le piège tendu par la classe politique de droite et seconde droite - Le Pen au second tour - et n'avait pas appelé à voter E. Macron, pour faire barrage à l'extrême-droite ...

Ci-dessous la position d'Action Communiste pour le second tour des Présidentielles : Déclaration d'Action Communiste Haute-Normandie : Ni le FN, ni le candidat de Bruxelles et des banques !

Il n'empêche.  Le député communiste de Seine-Maritime a été bon.

YG.

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 17:11

Pour que l’on comprenne bien le pas franchi en matière du passage du parti communiste ancienne manière et son uberisation sous la direction éclairée de ses derniers secrétaires, du Congrès de Martigues à Pierre Laurent, voici l’interview vidéo du concurrent français de nation builder
C’est pam qui l’envoie et il note malicieux : j’adore la formulation « uberisation de la vie politique ? lui demande la journaliste LCI…   »  réponse…oui !

Je suis sociologue et je n’ai rien contre les questionnaires, j’ai fait travailler longtemps celui que Marx prétendait faire passer aux ouvriers, il était conçu de telle sorte qu’après l’avoir rempli (anonymement) l’ouvrier en question demandait son adhésion à l’AIT. mais là nous sommes devant quelque chose d’assez bizarre dont le modèle paraît être un questionnaire de la SNCF à ses usagers, mais plus clairement encore, les questionnaires que dans les administrations qui se bureaucratisent avec une privatisation rampante on fait passer périodiquement aux travailleurs de la boîte. D’ailleurs si vous ne le remplissez pas vous avez périodiquement une relance personnalisée sur le thème: vous n’avez pas encore répondu au questionnaire, il est pourtant nécessaire à une optimisation de la gestion de notre entreprise et la bonne relation avec ses salariés.

Mais là nous avons encore atteint un nouveau seuil avec big data: on aurait pu prévenir les militants et leur demander leur avis, non on les inscrit d’office dans cette instrumentalisation…

On ne peut pas d’un côté dénoncer dans L’Humanité dimanche le rôle infiniment néfaste des GAFA dans la surexploitation capitaliste, et dans le même temps, confier l’avenir politique du Pcf à des sociétés qui fonctionnent sur le même modèle que les GAFA, même si elles sont infiniment moins importantes.

La vidéo citée ci-dessous sur le blog "Histoire et Société"

Et un lien vers le questionnaire distribué aux adhérents du PCF.

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 04:57
Le choc de la guerre et la révolution d’octobre en Russie

La guerre de 1914 a indéniablement aussi joué un rôle important dans les révolutions de 1917. Mais, son influence a été multiple, allant du coup final à la dé-légitimation du régime tsariste, à la brutalisation des relations sociales. On peut ainsi soutenir, non sans quelques arguments, que sans la guerre la révolution n’aurait jamais eu lieu. Mais, on peut tout aussi soutenir que sans les contradictions politiques, économiques et sociales qui s’accumulaient depuis la fin du XIXè siècle la guerre n’aurait jamais eu les conséquences qu’elle eues en Russie. Par ailleurs, la politique étrangère russe depuis le début du XXè siècle était largement dictée par les contradictions qui minaient le régime tsariste. De ce point de vue, on doit considérer la guerre de 1914 à la fois comme un phénomène exogène et endogène de l’histoire de la Russie.

La spécificité de la Première Guerre Mondiale

Il faut cependant prendre conscience de l’événement traumatique que cette guerre représenta pour l’ensemble des participants. Economiquement, elle a confronté l’ensemble des participants à une crise économique grave, résultant des caractéristiques mêmes de la guerre moderne et de la « révolution dans les affaires militaires, qui avait eu lieu de la guerre de Sécession aux Etats-Unis aux guerres qui vont marquer le tournant du siècle (Guerre des Boers, guerre Russo-Japonaise de 1904-1905, guerres balkaniques). Cette « révolution » conduit à une consommation de munitions absolument extraordinaire, dépassant toutes les prévisions des Etats-Majors d’avant guerre. Dans tous les pays belligérants, cette situation va provoquer une « crise des munitions », qui aboutira au quasi-arrêt des combats de décembre 1914 à février 1915. A cette époque les réserves sont épuisées, et les canons ne peuvent tirer que un à deux obus par jour. L’Allemagne est particulièrement touchée par ce problème car, outre l’ampleur des consommations de munitions (essentiellement pour l’artillerie), elle doit faire aussi face au blocus maritime des britanniques et des français. Or, l’Allemagne dépend pour toute une série de productions des importations maritimes. Cela conduira à la constitution d’un comité aux approvisionnements, le KRA qui, progressivement, va imposer en Allemagne une forme d’économie planifiée[1]. Les logiques de mobilisation industrielle que l’on rencontre chez tous les belligérants auront par ailleurs des conséquences importantes dans l’après-guerre, donnant ainsi naissance au courant dit « planiste » en Belgique et en France[2].[...]

Lire la suite ci-dessous :

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 22:08
Loan Nguyen
Mercredi, 11 Octobre, 2017
L'Humanité
 
 

Martin Pontier, alors responsable des jeunes communistes de la Loire, est accusé d’avoir blessé 7 policiers en une minute... Photopqr/Le Progrès/philippe Vacher

Martin Pontier, alors responsable des jeunes communistes de la Loire, est accusé d’avoir blessé 7 policiers en une minute... Photopqr/Le Progrès/philippe Vacher
 

Vidéo invoquée mais invisible, policiers « blessés » mais valides… Un an après, l’audience en appel d’un jeune communiste a révélé un dossier digne d’un procès politique.

Pour une fois, Lyonnais et Stéphanois ont rangé leur rivalité proverbiale au placard. Devant le palais de justice historique de Lyon, environ deux cents militants de la CGT, du PCF et des Jeunes communistes (JC) du Rhône et de la Loire, drapeaux et banderoles en main, font résonner les vingt-quatre colonnes d’un « tous ensemble ! » déterminé en ce lundi après-midi. Un rassemblement pour soutenir Martin Pontier, militant syndical et communiste, qui fait appel de sa condamnation pour violences contre des agents de police lors d’une manifestation contre la loi El Khomri (lire notre édition du 7 septembre 2016). Le jeune homme, aujourd’hui assistant d’éducation dans un lycée à Marseille, avait été condamné le 6 septembre 2016 en première instance par le tribunal correctionnel de Saint-Étienne à huit mois de prison avec sursis, 3 850 euros de dommages et intérêts et cinq ans de mise à l’épreuve. Une sanction d’autant plus lourde de conséquences pour ce militant de 25 ans, fraîchement diplômé d’un master 2 de sociologie, qu’il espérait travailler dans l’enseignement ou la recherche publique. Un choix de carrière compromis – au moins temporairement – par l’inscription de cette condamnation à son casier judiciaire. [...]

La suite ci-dessous :

Partager cet article
Repost0
14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 15:19

Contribution au débat

 

Populisme ? Vous avez dit populisme ?

Le document que Canaille le Rouge met en ligne se veut être une contribution à la réflexion. Il s'agit d'une étude sur le concept et l'histoire du populisme, sa charge idéologique. Il date de 2012 mais est en résonance avec l'actualité.

Cet article des cahiers de l'Institut d'histoire sociale de la CGT signé par André Naritssen mérite d'être lu et connu.

Il ne boucle pas les débats mais éclaire les enjeux dans un domaine où il est urgent de garder la tête froide pour ne pas perdre la boussole de la nature de classe de l'affrontement politique et donc de ses ressorts idéologique.

Bonne lecture,

Partager cet article
Repost0
13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 05:56
Le Jeune Karl Marx

Le Jeune Karl Marx
 

 
 

Réalisé par Raoul Peck

Avec August Diehl, Stefan Konarske, Vicky Krieps, Olivier Gourmet, Alexander Scheer

Durée : 1h58. - Genre : Drame, Historique, Biopic
Sortie nationale le 27/09/2017

Synopsis

1844. De toute part, dans une Europe en ébullition, les ouvriers, premières victimes de la "Révolution industrielle", cherchent à s'organiser devant un "capital" effréné qui dévore tout sur son passage.
Karl Marx, journaliste et jeune philosophe de 26 ans, victime de la censure d'une Allemagne répressive, s'exile à Paris avec sa femme Jenny où ils vont faire une rencontre décisive : Friedrich Engels, fils révolté d'un riche industriel Allemand.
Intelligents, audacieux et téméraires, ces trois jeunes gens décident que "les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde, alors que le but est de le changer". Entre parties d'échecs endiablées, nuits d'ivresse et débats passionnés, ils rédigent fiévreusement ce qui deviendra la "bible" des révoltes ouvrières en Europe : "Le manifeste du Parti Communiste", publié en 1848, une oeuvre révolutionnaire sans précédent.

Photos
Photo 1 pour Le Jeune Karl MarxPhoto 2 pour Le Jeune Karl MarxPhoto 3 pour Le Jeune Karl Marx
 
Programmation du mercredi 11 octobre au mardi 17 octobre 2017 en version originale sous-titrée

Jeudi 12

Ve.13

Sa.14

Di.15

Lu.16

Ma.17

15h45

15h45

10h45

18h00

10h45

18h00

15h45

15h45

 

Plus et réservation sur le site de l'Omnia République : http://www.omnia-cinemas.com/film/173854/

Partager cet article
Repost0
12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 14:23

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

Le Jeune Karl Marx

Le Jeune Karl Marx
 

 

Réalisé par Raoul Peck

Avec August Diehl, Stefan Konarske, Vicky Krieps, Olivier Gourmet, Alexander Scheer

Durée : 1h58. - Genre : Drame, Historique, Biopic
Sortie nationale le 27/09/2017

Synopsis

1844. De toute part, dans une Europe en ébullition, les ouvriers, premières victimes de la "Révolution industrielle", cherchent à s'organiser devant un "capital" effréné qui dévore tout sur son passage.
Karl Marx, journaliste et jeune philosophe de 26 ans, victime de la censure d'une Allemagne répressive, s'exile à Paris avec sa femme Jenny où ils vont faire une rencontre décisive : Friedrich Engels, fils révolté d'un riche industriel Allemand.
Intelligents, audacieux et téméraires, ces trois jeunes gens décident que "les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde, alors que le but est de le changer". Entre parties d'échecs endiablées, nuits d'ivresse et débats passionnés, ils rédigent fiévreusement ce qui deviendra la "bible" des révoltes ouvrières en Europe : "Le manifeste du Parti Communiste", publié en 1848, une oeuvre révolutionnaire sans précédent.

Photos
Photo 1 pour Le Jeune Karl MarxPhoto 2 pour Le Jeune Karl MarxPhoto 3 pour Le Jeune Karl Marx
 
Programmation du mercredi 11 octobre au mardi 17 octobre 2017 en version originale sous-titrée

Jeudi 12

Ve.13

Sa.14

Di.15

Lu.16

Ma.17

15h45

15h45

10h45

18h00

10h45

18h00

15h45

15h45

 

Plus et réservation sur le site de l'Omnia République : http://www.omnia-cinemas.com/film/173854/

 
Partager cet article
Repost0
9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 05:13

Oui, la France abandonne sa souveraineté économique.  C'est la politique de l'Union Européenne, instrument de la mondialisation capitaliste - par son entrée européenne.  Dans ce contexte, la souveraineté européenne n'a aucun sens ... Car les multinationales n'ont pas de frontières.  Or l'UE ouvre une voie royale à ces dernières, qu'elles soient européennes (et, comme leur nom l'indique, elles sont rarement seulement européennes ...). Avec les traités de libre-échange, CETA avec le Canada, Tafta avec les Etats-Unis, la porte est grande ouverte aux multinationales américaines.  E. Macron, dans sa camapgne s'est prononcé pour.  Contradiction ? Apparemment.  La notion de souveraineté européenne est un écran de fumée pour avancer vers plus de dérégulation et davantage d'intégration européenne, c'est-à-dire d'intégration à la mondialisation capitaliste.YG.

Sebastien Jumel sur sa page facebook ( video visible sur facebook).

[Industrie] Fusion-absorption d'Alstom par l'Allemand Siemens, les chantiers navals STX qui passent sous contrôle italien : l'Etat laisse filer coup sur coup deux de nos fleurons industriels sans réelle garantie pour la pérennité des emplois et des sites industriels, au-delà de la communication qui accompagne ces opérations. Cet après-midi j'ai interpellé à l'Assemblée le ministre, Bruno le Maire, sur ces renoncements industriels. Je l'ai interrogé sur le risque que fait courir à DCNS rebaptisé Naval groupe, dans notre région à Cherbourg et chez nos voisins bretons, ces manœuvres par lesquelles la France abandonne sa souveraineté économique.#Dcns#Stx#assemblee

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 15:01
 

Avec l’approche de l’anniversaire du centenaire de la Révolution d’Octobre en Russie, on va assister à une multiplication des textes et des débats sur cet évènement. Certains vont mettre en avant la notion de « coup d’Etat », d’autres vont écrire sur l’immense espoir déçu que représenta Octobre 1917. Je veux ici faire autre chose et, dans la lignée de l’article (en anglais) que j’avais publié sur RussEurope, me consacrer bien plus à l’analyse des circonstances qui ont rendu possible, voire inévitable, cette révolution.

Une forte croissance

Il est connu que le modèle de développement mis en œuvre en Russie de 1880 à 1914[1] a abouti à une forte croissance. Cette dernière a permis à la Russie d’avoir une PIB égal à celui de la France en 1913, et un PIB largement supérieur à celui de l’Empire Austro-Hongrois[2]. Ainsi, la production de charbon quintupla de 1880 à 1900, la production de pétrole démarra à Bakou (avec l’aide de l’étranger et de nombreux ingénieurs allemands). Près de 30 000 km de voies ferrées furent installées entre 1880 et 1904. La production industrielle augmenta à un rythme très élevé, environ 8% par an. Dans la décomposition du revenu national par origine, on constate cependant que l’agriculture représente toujours 51%, l’industrie 21%, la construction 17%, les transports 6% et le commerce 5%. Par ailleurs, l’autoconsommation reste importante, ce qui tend à minorer les chiffres qui ne mesurent que ce qui est vendu[3]. L’importance relative du développement des activités industrielles est ici à remarquer. Il y avait environ 700 000 ouvriers dans les années 1860 ; ils seront plus de 1,4 millions en 1890 et près de 3 millions en 1913. L’usine Poutilov de Saint-Pétersbourg emploie ainsi plus de 15 000 travailleurs sur un même site[4]. Mais, à l’autre extrémité de l’échelle, on compte aussi de nombreuses entreprises de moins de 50 ouvriers, sans oublier les travailleurs semi-artisans, qui travaillent en sous-traitants pour une entreprise « donneur d’ordres », les Koustarii. Une des caractéristiques de ce modèle de développement est d’avoir poussé les antagonismes aux extrêmes. Par ailleurs cette croissance n’a pas empêché des famines de se produire, comme en 1892, en 1898 ou en 1901.[...]

Lire la suite en cliquant ci-dessous

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 14:09
Construction du Front populaire et reconstruction du Parti communiste : Les opposer métaphysiquement ou les articuler dialectiquement ? par Georges Gastaud

Par , auteur du Nouveau défi léniniste (Delga, 2017)

L’opportunisme de droite refuse la « forme-parti » au nom du « front » progressiste…

Certains ex-communistes croient que la construction du front patriotique et populaire passe par la liquidation de ce « boulet » bien connu : le , la théorie marxiste, et pour finir la conquête par la classe ouvrière du rôle dirigeant dans le mouvement populaire anti-oligarchique. « Mutants » à la R. Hue, « métamorphoseurs » à la Laurent, « refondateurs » à la Martelli, « rénovateurs » à la Juquin et j’en passe, ces « novateurs » ont réussi à dénaturer irréversiblement ce qui subsiste encore sous le sigle largement usurpé du . En revanche, le seul « front » que l’opportunisme et le révisionnisme de droite soient jamais parvenus à « construire » périodiquement – on l’a encore vu aux sénatoriales ! – c’est un bloc sans principe derrière la social-démocratie, et cela au nom de la sempiternelle « union de la gauche » sous domination euro-réformiste. Au final, la « modernité » de ces courants anti-léninistes assumés consiste à rabattre vers le slogan mensonger de l’ « Europe sociale » qui attache au parti « socialiste » un désormais placé à la remorque du PGE, le « parti européen » subventionné par Bruxelles.

A l’inverse, l’étroitesse dite « identitaire » liquide le « front » au nom du « Parti »

D’autres à l’inverse ne jurent que par « le Parti » et regardent avec suspicion l’idée d’un large front populaire rassemblant, sous l’égide du mouvement ouvrier de classe, le monde du travail et les couches intermédiaires paupérisées par le grand capital. Que ces camarades continuent de rêver d’un illusoire « redressement » du PCF ou qu’ils se soient autoproclamés à 250 « le » parti , l’erreur est la même : ils s’imaginent que l’on peut reconstituer un parti « identitaire » propre sur lui et « marxiste-léniniste »… sur le papier sans conquérir la direction politique de la lutte des masses et sans prendre appui sur les contradictions de classes existantes dans les fronts réellement existants. Ainsi ces camarades méprisent-ils généralement le bloc en mouvement intitulé « France insoumise », c’est-à-dire : une mouvance de 7 millions de personnes en recherche d’alternative, totalement hostiles au TAFTA et à l’OTAN (dont JLM veut sortir sur le champ, cf le discours de Marseille !), critiques envers l’UE (même si c’est encore de manière très insuffisante), très opposées au MEDEF, à Le Pen et au PS, attachées aux drapeaux rouge et tricolore, honorant le legs de la Révolution jacobine, de la Commune, de Jaurès, du Front populaire et du CNR, regardant avec sympathie Cuba, Chavez et l’ALBA (avec plus de sympathie en tout cas que Patrick Le Hyaric, directeur de l’Huma !), assumant fièrement Stalingrad et refusant en général de cautionner la grossière russophobie ambiante…

Une France franchement insoumise a besoin d’une intervention franchement communiste unie !

Certes, ce bloc « insoumis » l’est encore insuffisamment : ne s’imagine-t-il pas qu’il est possible de « changer l’UE » tout en brandissant la sortie de l’UE comme un recours ou un pis-aller alors qu’il est facile de prouver que ses traités rendent l’UE irréformable ? Certes, la « FI » a trop tendance à se référer à son chef de file (lequel hélas regrette le douteux Mitterrand) et à cultiver l’illusion « mouvementiste », donc à rejeter l’idée d’une avant-garde marxiste dont nous n’avons jamais eu tant besoin pour aider les masses à surmonter l’idéologie « spontanée » que leur inculquent les médias. Certes, le réformisme de gauche revendiqué par JLM ne peut accoucher par lui-même d’une position révolutionnaire conséquente (on a peine à croire que des marxistes se donnent la peine de « démontrer » ces évidences). Mais qu’en déduire ? Qu’il faut se retirer sur l’Aventin en énumérant interminablement ce qui fait que Mélenchon n’est pas un communiste et qu’il ne le sera sans doute jamais (alors qu’il ne serait pas grave d’adhérer au même parti qu’un Pierre Laurent) ? Positionnement stérile qui revient à dire qu’un chat n’est pas un chien, que « My sister is not a boy », et que la société sera toujours telle qu’en elle-même son essence immuable la change…[...]

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents