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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 08:52

Pour mettre en œuvre une directive européenne relative à l’efficacité énergétique dans l’Union, la France a décidé, en 2012, de procéder au remplacement de tous les compteurs électriques par de nouveaux compteurs joliment appelés « Linky », capables de communiquer directement à une centrale EDF, sans l’intervention de son personnel. Ce n’est pas là sa seule fonction, il permettra aussi d’adapter le contrat, autorisera la mise en service ou la coupure à distance et le client pourra surveiller sa consommation en KW en se connectant sur un site dédié et non directement sur le compteur…

Alors pourquoi tant d’usagers farouchement opposés, tant de communes (plus de quatre-vingt-dix à ce jour) prennent des arrêtés s’opposant à ce déploiement ?

C’est que Linky est très bavard : les informations qu’il collecte constituent une intrusion dans la vie privée de soixante-six millions d’habitants, car le transfert des données détaillées sur la consommation d’énergie (par exemple toutes les dix minutes) permet notamment d’identifier les heures de lever et de coucher, les heures ou périodes d’absence, ou encore, sous certaines conditions, le volume d’eau chaude consommée par jour, le nombre de personnes présentes dans le logement, etc. Au point que la Cnil a travaillé sur un « Pack de conformité » et préconisé qu’EDF obtienne de l’usager son consentement pour le transfert de ses données. Or de ce consentement il n’est absolument pas question dans les courriers envoyés par ERDF annonçant le remplacement des compteurs.

Par ailleurs, ce transfert de données constitue une modification substantielle du contrat signé à l’origine pour la fourniture d’électricité, mais cette modification n’est en aucun cas évoquée.

Il est donc pour le moins surprenant qu’ERDF procède avec une telle brutalité au changement des compteurs chez des usagers, malgré leur opposition, et que les responsables invoquent uniquement les économies et la facilité d’utilisation.

La LDH a demandé à la Cnil de vérifier le respect par EDF du Pack de conformité. Elle regrette enfin que, plutôt que de recourir aux arguments d’autorité, il n’ait pas été procédé aux expertises scientifiques nécessaires afin de répondre aux craintes qui ont pu être exprimées.

En attendant que ces expertises aient lieu et que la Cnil ait rempli sa mission, la LDH demande un moratoire sur le déploiement actuel.

Paris, le 19 avril 2016

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 15:54

Rappel

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 15:30
LE GOUVERNEMENT SONNE LE GLAS DES TET !

Trains d'Équilibre du Territoire

Aujourd’hui, 21 juillet 2015, le secrétaire d’Etat en charge des transports, Alain VIDALIES, a tenu une conférence de presse pour présenter la mise en oeuvre de la feuille de route gouvernementale sur les Trains d’Equilibre du Territoire.

Les décisions du secrétaire d’Etat sont dans la droite ligne des propos déjà tenus le 07 juillet 2015. La Fédération CGT des cheminots avait alors exprimé ses désaccords avec cette feuille de route qui conduit au désengagement quasi-total de l’Etat, tant en termes de financement que d’aménagement du territoire.

Les annonces faites ce matin confirment et amplifient le désengagement de l’Etat.

Seules six relations de jour (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse ; Paris-Clermont-Ferrand et Bordeaux-Toulouse-Marseille ; Nantes-Bordeaux ; Toulouse-Hendaye et Nantes-Lyon) resteraient sous l’autorité de l’Etat. Relations pour lesquelles le gouvernement annonce des investissements dans de nouveaux matériels dès 2017.

Les autres relations sont suspendues au bon vouloir et aux capacités des Régions à les financer. Elles ont jusqu’au 15 octobre 2016 pour se positionner.

Quant aux trains de nuit, c’est la saignée !

Seules les relations Paris-Briançon et Paris-La-Tour-de-Carol sont maintenues à raison d’un aller-retour quotidien, les autres relations qui faisaient l’objet d’un Appel à Manifestation d’Intérêt n’ont trouvé aucun écho du côté des opérateurs ferroviaires, y compris la SNCF. Leur exploitation prendra fin au 1er octobre 2016. Seules les lignes Paris-Tarbes-Hendaye et Paris-Nice bénéficient d’un sursis de quelques mois, jusqu’en juillet 2017 pour la 1ère, et octobre 2017 pour la seconde.

La nouvelle convention TET qui lie l’Etat et la SNCF pour la période 2016/2020 sera conclue en tenant compte des annonces du secrétaire d’Etat aux transports.

Le gouvernement, au travers de ces annonces, tire un trait sur la cohérence territoriale et l’aménagement du territoire assurés par ces trains d’intérêt national.

Il est urgent que le gouvernement change de cap !

Ces annonces sont à l’opposé de la réponse aux besoins des populations en matière de transports, elles tournent le dos au nécessaire développement du service public ferroviaire ainsi qu’à une véritable réponse aux enjeux écologiques avec des conséquences dramatiques pour les usagers, pour l’emploi et les conditions de travail des cheminot-e-s.

Les usagers des liaisons abandonnées n’auront plus d’autre alternative que la route, en cohérence avec la libéralisation du marché des autocars par la loi Macron. Une décision à rebours de la COP21 et de l’intérêt des citoyens et de l’environnement.

La Fédération CGT des cheminots et ses militants, en convergence avec les associations d’usagers, comités de défense et autres associations environnementales, agiront pour imposer des choix plus conformes à l’intérêt général.

Source : http://www.cheminotcgt.fr/

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 16:41
Publié le 01 09 2015

Dépassements d'honoraires cliniques

Le montant des dépassements d’honoraires progresse chaque année en clinique. Ils ont connu une hausse de 7% entre 2013 et 2014, selon les chiffres fournis par l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH). Le point sur ce qui attend le patient…

Les dépassements d’honoraires en clinique sont passé de 754 millions à 805 millions d’euros (+ 7%) entre 2013 et 2014, selon les données que l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH) a rendu publiques au cours de l’été.

Les cliniques concentrent environ le tiers des dépassements d’honoraires. Une très faible proportion de ces montants facturés au-delà du tarif de la Sécurité sociale (qui lui sert de base pour calculer son remboursement) l’est à l’hôpital (environ 70 millions d’euros par an), le reste est le fait des médecins libéraux installés dans les cabinets de ville.

Des données publiques riches en enseignements

Seuls les médecins de secteur 2 sont libres de fixer leurs tarifs et à ce titre de pratiquer des dépassements d’honoraires. Peu nombreux parmi les généralistes, les médecins de secteur 2 représentent près de la moitié de l’effectif des spécialistes (ophtalmologistes, neurologues, chirurgiens, etc.). Cette proportion est variable d’une spécialité à l’autre.

La base de données des dépassements d’honoraires des cliniques privées de l’ATIH, disponible sur son site web, contient les données de dépassements d’honoraires pour tous les actes réalisés (anesthésie, chirurgie, actes techniques) dans les cliniques privées en 2014. Ces données sont disponibles à l’échelle nationale, régionale ou départementale, ce qui permet d’intéressantes comparaisons entre les différentes zones géographiques.

Nous avons sélectionné 15 actes parmi les plus couramment pratiqués et identifié pour chacun d’entre eux (voir notre tableau ci-dessous) la fréquence de dépassement, à savoir le nombre d’actes donnant lieu à une facturation au-delà du tarif Sécu par rapport au nombre total d’actes, le dépassement moyen ainsi que le montant du dépassement le plus élevé. A eux seuls, ces 15 actes représentent le quart des dépassements facturés en clinique (plus de 200 millions d’euros) l’année dernière.

Actes-courants-DH

Les dépassements sont fréquents, parfois élevés
L'intégralité ci-dessous.
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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 09:15
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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 09:36
Euro de foot : les inspecteurs du travail mis hors jeu
sur le site de l'UGICT-GT

Jusqu'à la demi finale de l'Euro du 7 juillet une règle non écrite affirmait que le foot « se joue à 11 contre 11 et à la fin c'est l'Allemagne qui gagne ».

 

Mais au terme de cet Euro 2016 il semble qu'une nouvelle règle du jeu se soit imposée. En effet, les pouvoirs publics ont fait en sorte que rien ne vienne gâcher la fête. Mais surtout qu'aucun inspecteur du travail ne vienne gâter la sauce en venant inspecter les stades et les fans zones pour vérifier les conditions de travail et d'emploi des salariés.

Les syndicats CGT et Sud du ministère du Travail ont en effet révélé une note de l'administration restreignant l'accès des inspecteurs du travail aux stades et fan zones pendant l'Euro de football.  La CGT du ministère du Travail a d'ailleurs déposé un recours devant le Conseil d’État pour invalider cette note de la direction générale du travail (DGT) datée du 17 mai qui précise "les conditions et le contexte juridique dans lesquels s'exerceront les contrôles des agents du système d'inspection du travail dans les enceintes sportives concernées" pendant l'Euro.

Concrètement, une liste des inspecteurs du travail devant intervenir sur les sites devait être transmise au préalable aux organisateurs et les inspecteurs du Travail devaient se soumettre à un processus d'accréditation systématique pour chacun de leurs contrôles, les privant de fait d'interventions inopinées comme il est d'usage pour mettre au jour d'éventuelles fraudes. 

Ce dispositif "constitue une dérogation aux règles habituelles d'intervention dans les entreprises qui se justifie d'une part par la situation d'état d'urgence dans laquelle se trouve la France mais également au nom de la mission de service public confiée aux organisateurs de l'Euro", explique l'administration de Myriam El Khomri. La gestion de la sécurité de l'Euro 2016 étant répartie entre l’État et la société organisatrice "Euro 2016 SAS", détenue à 5% par la Fédération française de football et à 95% par l'UEFA et celle des stades relevant de la compétence de l'organisateur, on a abouti à un joli paradoxe : ce sont en effet des agents de sécurité privés qui étaient chargés de contrôler et délivrer des accréditations d'accès aux inspecteurs du Travail de l'Etat qui justement avaient missions de contrôler entre autres leurs entreprises.

Une inspectrice du travail qui a réalisé plusieurs de ces contrôles, a décrit à l'AFP, sous couvert d'anonymat, des démarches "longues" et "difficiles", "excluant tout contrôle inopiné". Elle s'est interrogée sur "l'efficacité" de tels contrôles, ajoutant avoir eu "beaucoup de mal à obtenir la liste des sociétés intervenantes avec leurs sous-traitants" auprès des organisateurs de l'Euro.


Tout cela s'est joué en coulisses et en grand secret tandis qu'à deux reprises durant cette période de l'Euro, Manuel Valls a dégainé le 49.3 pour faire passer la loi Travail sans débat. Cette note nous dit que finalement le droit du travail est incompatible avec la compétition. On avait déjà bien compris que pour Hollande et Valls, c'était un obstacle à la compétitivité. Avec la réforme du Code du Travail et celle de l'inspection du Travail, la France a deux atouts maîtres pour décrocher les Jeux Olympiques.

Publié le lundi, 11 juillet 2016

http://www.ugict.cgt.fr/articles/actus/euro-foot-inspecteurs-travail-hors-jeu

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 13:13

Le blog de l'UL-CGT de Dieppe nous donne beaucoup d'informations sur les dégâts provoqués par la politique d'austérité dans le domaine de la santé.

Ci-dessous des liens vers d'autres articles

 

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 16:33
La vérité sur les honoraires des médecins et leur remboursement
Daniel Roucous
Jeudi, 11 Février, 2016 dans l'Humanité

A quelques jours de la renégociation de la convention sécu/médecins libéraux, le point sur le tarif des consultations et leur remboursement.

Des médecins libéraux, sous convention avec la sécurité sociale depuis 2011, ont décidé d’appliquer le tarif sécurité sociale de 9 à 17 heures et de faire payer aux patients les heures supplémentaires.

Ils entendent par là contester leurs honoraires bloqués dont ils exigent une revalorisation. Ils se gardent bien de dire les avantages offerts par cette convention :dépassement autorisé de leurs honoraires sans plafond pour l’instant (plafonné à 100% en 2017) et 5 500 euros par an d'aide pour chacun (sources sécurité sociale).

Par quelques bout qu’on le prenne, c’est toujours le patient qui tousse.

A l'heure de la conférence sur la santé (sans les libéraux) et à quelques jours de la renégociation de la convention médicale sécu/médecins libéraux dont on peut prendre connaissance ici  http://www.ameli.fr/professionnels-de-sante/medecins/votre-convention/convention-medicale rappelons les différents tarifs des honoraires et leurs remboursements par l'assurance maladie. Ainsi le tarif des consultations des médecins généralistes comme spécialistes sont soit libres soit soumis au tarif sécu soit un mélange des deux. Leur remboursement s’élève toujours à 70% du tarif de la sécurité sociale même en cas de dépassement.

Les dépassements d’honoraires sont donc le pourcentage au-delà du tarif de la sécurité sociale. Ces dépassements ne sont jamais remboursés par la sécurité sociale mais peuvent l’être, en tout ou partie, par une mutuelle ou complémentaire santé mais dans la limite actuelle de 125% du tarif de la sécurité sociale. Dans tous les cas, ils sont interdits pour les bénéficiaires de la CMU-C, de l’ACS (aide à la complémentaire santé) et de l’AME (aide médicale de l’Etat) ainsi qu’en cas d’urgence.

Concrètement on trouve trois sortes de médecins et spécialistes :

L'intégralité ci-dessous

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 22:30

Excellent article et témoignage sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe. 

Si la situation médicale est critique dans le secteur de Dieppe, elle se tend de plus en plus dans de nombreux autres secteurs.  Le nombre de médecins généralistes diminue dangereusement.  Dans la région de Fécamp il ne fait pas bon être malade quand on est en vacances.  Beaucoup de médecins généralistes refusent de vous prendre car vous n'êtes pas un patient habituel. "Allez aux urgences" répondent les secrétaires sollicitées et embarrassées.  Or, d'après une étude de l'INSEE, la moitié des médecins généralistes en Haute-Normandie en 2013 a plus de 55 ans.  

A Elbeuf par exemple, les gynécologues parties en retraite ne sont pas remplacées.  Pour beaucoup de femmes c'est donc Rouen ou l'abandon des visites régulières chez la gynécologue.  Les ophtalmologues partent et ne sont pas remplacés... Quand à Rouen il faut compter trois mois pour consulter un stomatologue, dans la région de Nice, en quinze jours le rendez-vous est pris ...  C'est certain,  en Seine-Maritime le seuil critique est dépassé.

Quant au nombre de spécialistes conventionnés secteur I, ils se font rares et il faut beaucoup d'obstination pour en trouver un ... De plus, les spécialistes se regroupent dans des usines médicales, telles les cliniques Saint-Hilaire, Mathilde ou Europe, éloignées des banlieues et au standard téléphonique hasardeux.  Le plus souvent, c'est rendez-vous par Internet, impossible de parler de ses problèmes ou de l'urgence nécessaire, Internet et "doctolib" ( le site sur lequel vous vous devez obligatoirement vous connecter, si vous voulez prendre un rendez-vous avec les médecins qui ont choisi cet accueil si peu humain ) ne comprend pas ça.  Cela économise une secrétaire.  Le patient n'est qu'un client.  Il ne faudrait tout de même pas qu'il coûte trop cher au médecin, souvent de secteur II.

La médecine à deux vitesses est en place.  Plus vous êtes pauvre, plus vous habitez loin des centre-villes ou dans une zone défavorisée, plus il vous est difficile de vous déplacer, moins vous serez bien soigné. 

Quand vous êtes vieux, pauvre et sans moyens de transports, vous avez perdu. 

UL CGT Dieppe 

04 juil. 2016

Pénurie de médecins généralistes en secteur dieppois

Pénurie de médecins généralistes en secteur dieppois

"Nous sommes face à une aggravation de la fracture sanitaire. Un électrochoc s'impose !", a lancé 29 juin 2016 le président de l'association de consommateurs UFC-Que choisir:

"Il est temps que ce débat soit pris à bras-le-corps par les pouvoirs publics !", a-t-il ajouté.

Confortant ce que ne cesse de dire la CGT, l'UFC-Que choisir déplore "un recul de l'accès aux soins, aux tarifs de la Sécurité sociale, pour plus de 30 millions de Français" particulièrement depuis 4 ans. Ces résultats sont issus d'une étude sur l'offre de soins de ville de quatre spécialités : généralistes, pédiatres, ophtalmologistes et gynécologues.

Lorsqu'on se connecte sur la Carte interactive sur leur site on découvre que la fracture sanitaire touche aussi des secteurs proches de Dieppe, le cœur de la circonscription du nord du département qui est en situation d'abandon.

Mais ce que ne dit pas l'UFC-Que choisir, et que dénonce la CGT, c'est que cette fracture médicale a une cause: le Numérus Clausus.

Les élus CGT du comité de section de Seine-Maritime de la Mutuelle Générale (ex-MGPTT) s'en sont fait l'écho par la bouche d'un ancien membre de notre Commission exécutive, lors de l'AG de cette Mutuelle, à Issy-les-Moulineaux:

Texte de l'intervention des élus CGT à la MG:

"Nous somme ici pour discuter de la manière dont la mutuelle va couvrir ses adhérents, mais aujourd’hui la question cruciale à laquelle ils sont confrontés devient l’accès au soin. Nous pensons en Seine-Maritime que cette question aurait dû être traitée dans le rapport moral, car aujourd’hui le parcours de santé de nos adhérents est en train de devenir un véritable parcours du combattant. Or cet aspect des choses est globalement absent du rapport.

"En effet, il devient aujourd’hui quasiment impossible d’obtenir un rendez-vous dans les 24h00 chez un généraliste, dans une majorité de région.

"Aujourd’hui, pour obtenir un rendez-vous chez un dentiste, un ophtalmo, un spécialiste en général, il faut attendre 6 mois minimum

"Mais ce qu’il y a de pire dans la situation, c’est qu’il devient difficile, pour un patient ou une patiente qui perd son médecin référent, d’en retrouver au autre. Il en est de même pour son ophtalmo, son dentiste, je ne parle même pas de son gynécologue, où là, la situation est catastrophique pour les femmes."

La situation se dégrade: l'exemple des ophtalmos de Dieppe:

"Je vais prendre un exemple, celui des ophtalmologistes, pour illustre mon propos et alerter notre assemblée générale : J’ai assisté à une scène hallucinante, il y a deux semaines, dans un cabinet ophtalmologiste de ma province. Il y a eu fermeture de plusieurs cabinets ophtalmologiste dans la ville de Dieppe, où j’habite, ville moyenne de 30 000 habitants, au centre d’une agglomération de 80 000 habitants.

"Alors que j’attendais dans la salle d’attente, qui est aussi le bureau de la secrétaire médicale du cabinet, que mon épouse passe un examen de fond d’œil, j’ai assisté à une succession de visites de patients en détresse, car ils étaient en recherche de nouvel ophtalmo. A chaque fois, la secrétaire médicale leur a répondu :

« On ne prend plus de clients, parce que nous ne voulons pas dépasser la durée d’attente de 6 mois ».

"Elle a répondu la même chose au téléphone, à plusieurs personnes qui n’étaient pas clientes du cabinet. A chaque fois elle les a renvoyés vers une clinique rouennaise située à 60 kilomètres en leur disant qu’à sa connaissance, il y avait encore des possibilités d’y obtenir un rendez-vous. J’ajoute que parmi ces patients, l’un d’entre eux était diabétique, et avait besoin de faire un fond d’œil. Il ne sera pas fait d’exception pour lui.

A Rouen la situation se tend aussi !

"Je me suis renseigné auprès de mes camarades élus du comité de section, qui m’ont tous dit que la situation se tendait aussi en région rouennaise. L’un deux, patient d’une ophtalmo dans cette même clinique rouennaise, m’a dit être inquiet, parce que son ophtalmo prenait sa retraite en fin d’année et qu’elle ne serait pas remplacée, un autre ophtalmo de ce cabinet ayant déjà pris sa retraite, et n’ayant pas été remplacée. Les autres praticiens se répartissent les patients entre eux, ce qui entraine un allongement des délais d’attente initialement de 6 mois à 8 mois aujourd’hui.

"S’ajoute à cela un effet sur les tarifs : les ophtalmos sur le départ pratiquent tous des tarifs de 28€. Un jeune ophtalmo arrivé dans ce cabinet il y a deux ans, venant de son pays natal de l’est de l’Europe, ne s’embarrasse pas avec ce tarif : le sien est de 50€. La pénurie de praticien a donc un 2eme effet : il provoque l’élévation du tarif de la consultation.

"Vous m’objecterez peut-être que ce que je décris est un épiphénomène marginal, limité aux ophtalmologistes. Mais je peux vous faire quasiment la même description pour les dentistes.

"La question cruciale, aujourd’hui, en matière de santé, est certes la question du remboursement des frais, et du tiers payant. Mais ce qui devient de plus en plus prégnant c’est l’accès au soin.

L'effet Numérus Clausus en fin de 1e année de médecine; un peu d'histoire:

"Nous sommes entrés dans une période où un très grand nombre de médecins partent à la retraite ; pourquoi ? Parce qu’ils sont nombreux à avoir atteint et dépassés l’âge de 65 ans. Certes la loi de modernisation du système de santé dont le rapport moral nous vante le contenu, se présente comme ayant l’ambition d’améliorer cet accès au soin, mais elle fait l’impasse sur la production de nouveaux médecins.

"Ceux qui partent aujourd’hui en retraite sont les derniers à être entrés en 2e année de médecine avant la mise en place du numérus clausus en 1971. La situation est dramatique, car selon les propres chiffres du Conseil de l’ordre, 26,7% des médecins des médecins généralistes ont aujourd’hui plus de 60 ans, soit plus d’un sur quatre, alors que 14,8% seulement des médecins généralistes ont moins de 40 ans.

"Cela veut dire que dans les 5 ans la population médicale française va subir un choc terrible, qui va généraliser et aggraver les exemples que je vous ai présenté en début de mon propos.

"On en connait les raisons :

  • "Jusqu’en 1978, c'est-à-dire la dernière année d’où sont sortis du cursus de formation, les étudiants entrés en 2e année médecine avant la mise en place du numérus clausus, on produisait plus de 8000 médecins tous les ans.
  • "En 2016 le numérus clausus ne dépasse guère les 7000 places, alors que la population française a augmenté de 10 millions d’habitants entre 1978 et 2016.
  • "Mais entre ces deux dates, la courbe s’est effondrée ; on a baissé le numérus clausus jusqu’à un étiage inférieur à 3600 entre 1992 et 1999, pour ne le remonter que très progressivement qu’à partir de l’an 2000 ; si bien que la population médicale présente l’aspect démographique similaire à celle de la population française à la suite de la guerre 14-18.

"Il nous semble évident donc que le rapport moral aurait dû consacrer à ce grave problème, une partie de son propos, d’autant qu’à l’évidence, au-delà du fait que cela a déjà des conséquences importantes sur la vie de nos adhérents, cela risque d’avoir aussi des conséquences en matière de gestion.

"Car au-delà des problèmes sanitaires que cela va créer, cette pénurie risque de contribuer à une hausse rapide et brutale des honoraires, car la santé n’est pas isolée des logiques de fonctionnement du monde économique, et qu’une pénurie produit toujours une élévation des coûts."

 

La pénurie d'ophtalmos est encore pire en pays de Bray et en Vallée de Bresle !

La pénurie d'ophtalmos est encore pire en pays de Bray et en Vallée de Bresle !

Quelques liens pour des informations complémentaires.

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 15:47
 
La Fédération CGT de la Santé et de l’Action Sociale a pris connaissance du décès par suicide d’une infirmière du groupe hospitalier du Havre et exprime à sa famille, ses proches et ses collègues, sa profonde tristesse.
La prise en charge des patients s’éloigne des missions de soins de qualité et de sécurité. Une fois encore, cette tragédie rappelle dramatiquement le suicide, déclaré en accident du travail par sa direction, d’un infirmier de l’Hôpital de Rangueil à Toulouse le 13 juin dernier.
Les politiques de santé amènent des restructurations brutales, des mutualisations et une exigence de polyvalence qui percutent notre éthique professionnelle et risquent de conduire à un désarroi profond.
On ne peut se satisfaire de voir les professionnels au service des patients exprimer leur souffrance à exercer des professions méprisées et bafouées par la logique financière et les réorganisations des établissements.
 
Montreuil le 1er juillet
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