Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
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Humeur
Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de
l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].
D'après les grévistes, 90 % des salariés ont cessé de travailler depuis une semaine. /DDM CZ
Voilà une semaine que les agents de la clinique d'Embats sont en grève. Après les échecs des négociations entre la direction et les représentants du personnel en fin de semaine dernière, les discussions devraient reprendre aujourd'hui. Hier, d'ailleurs, le directeur Jean-Marie Philip n'a pas répondu à nos sollicitations et a simplement indiqué qu'il était «en réunion pour préparer ces négociations».
Les salariés s'étaient mis en grève le 10 novembre, donc mardi dernier, revendiquant des augmentations de salaire (200 € pour les infirmières, 100 € pour les autres salariés) et de meilleures conditions de travail. «Nous demandons simplement que les personnes qui sont malades ou en congés soient remplacées, déclare Laure Picherit, déléguée du personnel. On est censé travailler à 6 infirmières par jour, mais ces derniers temps, on était quatre. Et, en psychiatrie, la principale prise en charge, c'est l'écoute, les activités, les ateliers, tout cela prend du temps, mais nous n'en avons pas.»
Hier, les salariés se sont rendus sur le site auscitain de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) et de l'Agence régionale de santé, où ils ont, à chaque fois, pu rencontrer un représentant.
Ces chercheurs américains ont abouti après de longues recherches aux mêmes conclusions que les syndicats. Cela implique le renforcement des pouvoirs du CHSCT ( Comité d' hygiène, de sécurité et des conditions de travail ) dans les entreprises et l'interdiction de la précarité comme seul "contrat" de travail, comme le souhaite Macron et le gouvernement Valls . C'est une question de santé publique. A.C.
Les femmes réagissent moins bien au stress que les hommes. / Crédits : Thinkstock
Santé Des chercheurs des universités américaines de Stanford et Harvard affirment que le stress professionnel peut faire perdre jusqu'à 33 ans d'espérance de vie.
Travailler dans un environnement hostile et stressant peut fortement réduire la durée de vie. Alors que l'espérance de vie dépasse désormais les 80 ans dans les pays de l'OCDE, des chercheurs américains de Stanford et d'Harvard affirment que le stress professionnel peut faire perdre jusqu'à 33 ans d'espérance de vie, selon une étude publiée fin octobre dans la revue Health Affairs.
Risque de licenciement et absence de sécurité sociale : facteurs déterminants
Il ressort de leurs résultats que le stress éprouvé en milieu professionnel constitue un facteur déterminant - de 10 à 38% selon les chercheurs - de cet écart de 33 ans. Les salariés stressés, travaillant sans protection sociale ou susceptibles d'être licenciés, sont ceux qui vivent le moins longtemps.
Pour réduire cette différence d'espérance de vie, les universitaires préconisent de meilleures conditions de travail, sans précarité, sans trop d'horaires décalés et avec une couverture sociale généralisée.
VIDEO.Burn out : "on en parle plus et il y a plus de stress au travail"
Stress au travail. L'espérance de vie peut chuter de 33 ans
Lu sur Ouest France. Extraits.
En cartographiant l'espérance de vie entre les Américains, des universitaires ont constaté un écart frôlant parfois les 33 ans. Une disparité liée au stress au travail.
Les chercheurs des universités de Stanford et Harvard assurent aujourd'hui que le stress au travail peut faire perdre 33 ans d'espérance de vie. En cause : la flexibilité permanente, la crainte du chômage ou un environnement de travail hostile. [...]
Les horaires décalés aggravent cette disparité chez les femmes
[...] Plus précisément, chez les femmes, les horaires décalés aggravent cette disparité. Tandis que chez les hommes, la précarité dans son ensemble est un facteur aggravant.
Pour prolonger notre espérance de vie et donc en finir avec le stress au travail, les universitaires préconisent alors d’instaurer de meilleures conditions de travail où la précarité est « absente », les horaires décalés « une exception » et la mutuelle d’entreprise un « acquis ». L’entreprise rêvée en quelque sorte.
SANTÉ - Un environnement de travail hostile et stressant peut réduire (de beaucoup) notre espérance de vie. [...]
En analysant les résultats, ils se sont rendu compte que ceux qui subissaient le plus de stress et se retrouvaient dans les postes les moins bons étaient surtout ceux dont le niveau d'études était bas.[...]
Mais d'autres facteurs joueraient également un rôle essentiel: la précarité, les licenciements fréquents ou les difficultés lors de la recherche d'un nouvel emploi auraient, plus que tout, l'effet de "raccourcir" la vie. Pour les hommes comme pour les femmes, le fait de ne pas maîtriser sa vie professionnelle représenterait un obstacle majeur. Ce qui "tue" les femmes est principalement lié aux horaires alternés trop fatigants, tandis que les hommes seraient bien plus épuisés par un climat général d'insécurité.
"Il est indispensable de créer des environnements de travail plus viables, surtout pour les travailleurs n’ayant pas fait d'études supérieures", écrit le Washington Post au sujet de cette étude. "Vous vous tuez littéralement au travail. Heureusement, pour la plupart de ces problèmes, y compris les horaires alternés, les heures supplémentaires et le travail non rémunéré, des solutions relativement simples existent : il suffit de modifier le règlement intérieur des entreprises."
Depuis des années, l’hôpital a été le laboratoire des restructurations libérales et de la mise en œuvre des mesures de gestion. Les établissements de santé ont connu une dégradation progressive de leur organisation au fil des réformes et des coupes budgétaires. Véritable coup de massue, le pacte de stabilité et de croissance 2014-2017 prévoit un effort de 50 milliards d’euros d’économies, dont 21 sur la Sécurité Sociale. L’effort demandé aux structures sanitaires est colossal : 3,2 Milliards d’économies sur la période. Mais cela ne suffit jamais. Un rapport de la cour des comptes de septembre 2014 propose d’amplifier les réorganisations d’établissements pour accroître leur productivité et réduire leurs besoins de financement. Directement importée du monde de l’industrie, la notion de « productivité » fait son apparition. Elle induit évidemment une certaine conception de l’hôpital et de son personnel.
Une logique productiviste qui met les salariés sous pression
Depuis la mise en œuvre de la tarification à l’activité (T2a), l’allocation des ressources budgétaires des établissements de santé est déterminée par le volume d’activité. Ce changement de logique implique d’augmenter la « cadence de travail » pour maximiser les recettes et rentabiliser les couts de structures. Condamné à accroître l’activité pour encaisser plus de recettes « sécu » (1 acte = 1 prix = un produit), chaque structure doit prendre en charge un plus grand nombre de patients. Dans ce contexte, le maintien d’une bonne qualité de prise en charge nécessite toujours plus d’efforts pour le personnel des hôpitaux et cliniques, qu’il soit soignant ou non.
En parallèle, les pouvoirs publics ont impulsé, via les tarifs, le développement des prises en charge ambulatoires (sans nuitée), moins couteuses pour la sécurité sociale. Ce basculement de l’activité a fondamentalement métamorphosé l’organisation du travail. Tous les temps sont désormais comptés. Le temps consacré aux patients n’est désormais plus suffisant pour échanger, écouter et surveiller. Il faut faire vite et bien, malgré les contraintes organisationnelles et matérielles induites par les plans d’économies. Nombreux sont les salariés souffrant de l’impression de ne pas avoir le temps ni les moyens de bien faire. Ils sont emplis de culpabilité et de résignation. La course à l’activité prime sur la qualité des soins et la santé du personnel.
Des indicateurs sociaux alarmants
Le Centre d’Etudes de l’Emploi expliquait en janvier 2014 que les réformes prenaient insuffisamment en compte les conditions de travail. Il soulignait également les conséquences néfastes des restrictions budgétaires sur le personnel. La contraction des budgets oblige les établissements à ajuster en permanence leurs effectifs à l’activité, quitte à recourir à l’intérim ou laisser des services entiers en sous-effectifs. La flexibilité induite par la gestion des effectifs à « flux tendu » précarise fortement les salariés. Ils sont transférés d’un service à l’autre, quelles que soient leur spécialisation initiale et leurs habitudes. Pour ces raisons, les conditions de travail se sont fortement dégradées, comme en attestent les principaux indicateurs sociaux : accidents de travail, arrêts maladie, burnouts, culpabilité, résignation, désorganisation.
Pour illustrer la primauté du prisme gestionnaire, un exemple est d’ailleurs particulièrement frappant. Alors que les études économiques pullulent sur le thème du financement de l’hôpital, les travaux sur les conditions de travail dans le secteur sont quasi-inexistants, et ce, malgré la publication d’indicateurs sociaux accablants. Il serait pourtant bon de rappeler qu’ « assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés » est une obligation légale pour tout employeur.
Michael Canovas, expert auprès des comités d’entreprise, cabinet JDS Experts
Un groupe de bénévoles du centre de santé grec Helliniko a refusé le « prix du Citoyen européen » que le Parlement européen voulait lui décerner. La politique d’austérité imposée par l’UE tue également des gens en Grèce.
À la fin de l’été, une information surprenante atterrissait dans la boîte aux lettres du centre de santé gratuit Helliniko (MKIE), en Grèce. Le Parlement européen lui décernait le prix du Citoyen européen, parce que, depuis 2011 déjà, il aide les victimes de l’austérité. Actuellement, en Grèce, trois millions de personnes n’ont pas accès aux soins de santé publics. Les bénévoles du centre proposent des soins et des médicaments gratuits. Avant la crise déjà, la règle était en Grèce que votre assurance maladie dépendait de l’exercice d’une profession. Si vous êtes chômeur, au bout d’un an, vous et votre famille devez assumer intégralement vous-mêmes tous vos frais médicaux. Avec les coupes dans le secteur public et le chômage massif, un très grand nombre de Grecs sont dans le cas. De même, pour bien des pensionnés, réfugiés, sans-papiers, les soins de santé sont inaccessibles. Le cardiologue Georgios Vichas, fondateur de MKIE, et son équipe recollent la casse provoquée par l’UE et le FMI... et c’est la raison pour laquelle ils reçoivent un prix du Parlement européen.
Le Parlement européen refuse de leur donner la parole
Le prix prévu pour MKIE a tout d’une plaisanterie de mauvais goût. Aussi, après concertation – la voix de chaque bénévole, médecin ou pas, a le même poids, au sein de MKIE –, la décision a été prise de refuser le prix. Maria, l’une des bénévoles, nous explique pourquoi : « Si quelqu’un vous sectionne une main à la machette, vous n’allez quand même pas accepter la prothèse qu’elle vous offre après ? » Toutefois, ils allaient accepter de répondre à l’invitation à la cérémonie à Bruxelles : c’était l’occasion d’expliquer au Parlement qu’il fallait mettre fin à cette austérité meurtrière. L’establishment européen allait toutefois les empêcher de prendre la parole : d’abord, les frais de voyage ne leur seraient pas remboursés. Mais ce n’était pas un problème, ont réagi les bénévoles. Par la suite, ils leur ont quand même été remboursés, mais ils n’ont pu assister à la cérémonie qu’en tant que spectateurs silencieux, sans donc pouvoir prendre la parole. Est-ce cela, l’Europe démocratique ?
Georgios Vichas a alors organisé une conférence de presse dans une des salles du Parlement. L’autre lauréat du prix, la cantine sociale « Allos Anthropos » (Un autre être humain) a également refusé le prix et a elle aussi délégué quelques personnes à Bruxelles.
La politique d’austérité tue
Lors de la conférence de presse, le docteur Vichas a insisté, faits à l’appui, sur les effets de l’austérité. « Pour la première fois en temps de paix, le nombre de décès parmi les nouveau-nés et les bébés a augmenté et le taux de mortalité est plus élevé que celui des naissances. Le nombre de suicides a lui aussi augmenté et, dans notre centre médical, nous avons eu des patientes mortes d’un cancer du sein uniquement parce qu’elles n’avaient pu entamer un traitement à temps. En outre, nous voyons beaucoup de bébés sous-alimentés. Nous leur offrons gratuitement du lait en poudre et des aliments pour bébés. » Kostas Polichronopoulos, d’Allos Anthropos, a fait un plaidoyer musclé en faveur de la solidarité comme arme contre le fascisme et le racisme. Après la conférence de presse, Kostas nous a raconté comment les fascistes d’Aube dorée, le parti néonazi grec, les attaquaient en rue. Les fascistes ont leurs propres cantines populaires, mais réservées aux Grecs de « pure souche ». À Allos Anthropos, tout le monde est le bienvenu. Kostas et ses amis ont dû se défendre avec ce qu’ils avaient. Pour eux, ces extrémistes ne sont pas à leur place dans les rues ou au Parlement. La solidarité est la meilleure arme contre eux.
Nous avons demandé à Polichronopoulos et à Vichas comment les citoyens solidaires de Belgique, de France et du reste de l’Europe pouvaient les aider. La réponse a été surprenante : « C’est fantastique que vous collectiez de l’argent et du matériel pour nous aider, mais ce n’est pas la première chose que nous voulons vous demander. Ce qui est plus important encore, c’est que vous racontiez à tous vos concitoyens ce qui se passe réellement en Grèce. Parlez-leur de la crise humanitaire et dites-leur que cela pourrait aussi leur arriver. La Grèce est un banc d’essai, pour la politique d’économie néolibérale poussée à l’extrême. C’est chez nous que l’élite européenne teste ce qu’elle va appliquer chez vous aussi. Du moins, si vous ne résistez pas. Aussi est-ce notre vœu le plus cher : battez-vous de toutes vos forces, tous ensemble dans toute l’Europe, contre l’austérité. C’est la seule solution. »
Action de protestation contre le TTIP
Photo Solidaire, Stef Coppieters
Peu après la conférence de presse, des syndicats, des mouvements citoyens et des militants ont entouré le Sommet européen, en guise de protestation contre le TTIP et la politique néolibérale de l’UE. Les bénévoles grecques étaient très désireuses de se joindre à eux. Elles avaient même apporté une banderole de la clinique sur laquelle on pouvait lire : « Austerity kills » (L’austérité tue).
« Nous ne sommes pas une institution de bienfaisance, nous percevons notre travail comme une façon de donner du courage aux gens afin qu’ils résistent. Nous montrons à nos patients que leur situation est la résultante de décisions politiques contre lesquelles nous tous, ensemble, pouvons et devons nous opposer. »
Pause café à Molenbeek
Après la manifestation, nous sommes allés nous réchauffer à la maison médicale de Médecine pour le Peuple (MPLP) à Molenbeek. Pour l’instant, MPLP mène une campagne de solidarité avec le peuple grec et MKIE en est l’un des partenaires. Les bénévoles grecques se souvenaient bien de la visite de solidarité des médecins de MPLP en septembre. À l’accueil, elles aperçoivent les affiches et les dépliants de la campagne de solidarité et, du coup, elles veulent également arborer le bracelet bleu de la campagne. Nous traduisons pour elles ce que disent les dépliants et les affiches. Médecine pour le Peuple présente bien des points communs avec ce qu’elles-mêmes font. Elles aussi aident les réfugiés et les sans-papiers car, en Grèce, ceux-ci ne peuvent s’adresser qu’aux cliniques bénévoles. Et, chez elles aussi, les Palestiniens ont toujours pu compter sur leur solidarité. Ainsi, l’an dernier, elles ont encore pu envoyer tout un chargement de médicaments à Gaza, malgré les graves problèmes auxquels elles-mêmes sont confrontées.
Leur visite a apporté un nouvel élan à la campagne de solidarité en cours.
Communiqué du Parti communiste grec (KKE), 16 octobre 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF
Le matin du 15 octobre 2015, des travailleurs, membres de plusieurs dizaines de syndicats des secteurs privé et public rassemblés dans le « Front militant de tous les travailleurs » (PAME) ont occupé symboliquement le ministère du travail.
Les militants du PAME ont occupé le ministère et déployé une banderole géante sur sa façade sur laquelle était écrit : « Nous ne deviendrons pas les esclaves du 21ème siècle. Non à la destruction de la Sécurité sociale, aux plans de licenciements de masse, aux saisies, à la pauvreté et au chômage » ainsi qu’un appel aux manifestations du PAME le 22 octobre et à la grève du 12 novembre.
Dans sa déclaration, le PAME a souligné que les mesures du gouvernement « écrasait ce qui reste de « social » dans les assurances sociales. En même temps qu’il donne de l’argent pour libérer les grands groupes de leurs dettes, il essaie de détruire la sécurité sociale et de la transformer en charge individuelle pour chaque travailleur.
"Ils veulent nous faire travailler jusqu’au grand âge, sans retraite, sans protection au travail, sans accès à la santé et aux aides sociales. Ils précipitent les travailleurs dans les griffes des prédateurs qui considèrent la prévention des risques sociaux comme un moyen de faire du profit, dans les griffes des compagnies d’assurance et des assurances santé privées."
Le démantèlement de la Sécurité sociale doit échouer ! La nouvelle offensive contre les droits acquis par la lutte et le sang pendant tant d’années doit être mise en échec. »
Christos Katsotis, membre du Comité central du KKE et député a participé au rassemblement du PAME. Le vendredi 16 octobre, l’occupation se poursuivait avant une manifestation dans le centre d’Athènes en soirée, organisée par le PAME.
C'est sous le soleil qu'ont eu lieu le rassemblement de Dieppe, puis la manifestation.
Parmi les 500 manifestants, on notait la présence de nombreuses délégations d'entreprises, comme Cégélec, EDF Paluel et Penly, l'Hôpital de Dieppe, Alpine Renault, Orange, Le Syndicat Mixte du Port, Autoliv, des enseignants du primaire et du secondaire, les professeurs d'éducation physique, les employés territoriaux, etc.
Après une prise de parole de Mathias Dupuis, pour la CGT et d'Isabelle Lavieuville, pour la FSU, le cortège se formait et prenait le quai Henri IV.
Après une halte au rond point des barrières, le cortège s'engageaut pour une boucle dans l'ile du Pollet, puis retour quai HenriIV, la grande rue, la rue Victor Hugo, le boulevard Général-de-Gaulle, et se dispersait à la Sous-préfecture.
Au coeur de la manif, les slogan les plus repris tournaient autour de la revalorisation des salaires, et de l'emploi.
Les hospitaliers du CHI Elbeuf-Louviers, du CHU de Rouen, du CH du Rouvray, de l’EDP Grugny, du CH Dieppe, s'adressent aux usagers.
L’hôpital public gravement attaqué par Madame la Ministre Touraine et sa loi.
Madame, Monsieur,
Les hospitaliers vous alertent : Madame Touraine, Ministre de la Santé, a déposé une loi pour faire 10 milliards de coupes budgétaires dans la santé. (*)
Les victimes seront les patients.
Madame Touraine demande des fermetures de lits d’hôpitaux par milliers.
Nous voyons déjà :
- Au CHI Elbeuf Louviers : 10 fermetures de lits en Chirurgie orthopédique, 8 fermetures en Maternité.
- Au CHU de Rouen, des lits sont fermés alors que les Urgences saturent. La Direction programme actuellement d’autres fermetures (ils appellent cela le « virage ambulatoire »).
- Au Centre Hospitalier de Eu, 18 lits de médecine sont fermés (dont 8 définitivement) ce qui fragilise le service des Urgences.
- Le Centre Hospitalier du Rouvray a un taux d’occupation de ses lits de 105% sur l’année : Des patients sont accueillis dans des bureaux, des buanderies… La Direction annonces 12 fermetures de lits nouvelles et la fin de l’Hôpital de jour de Jumièges.
- Au Centre Hospitalier de Dieppe : 25 patients n’avaient pas chambre aux Urgences la nuit du 14 septembre et La Direction a fermé un service complet en août pour économiser des remplacements. Résultat : Jusqu’à 33 patients hospitalisés dans un service conçu pour 24 patients.
Madame Touraine voudrait pousser l’Hôpital public à refuser les patients,
Les Directeurs d’hôpitaux s’en indignent dans une lettre ouverte : « Les françaises et les français ne se rendent en effet pas à l’hôpital par plaisir ! Les hôpitaux ne développent pas des activités inutiles… Il est de même irresponsable de demander des fermetures de lits en médecine, alors que les capacités actuelles s’avèrent insuffisantes pendant les périodes d’épidémie (grippe, bronchiolite…). »
Les équipes hospitalières, les soignants, les administratifs, les services techniques et les médecins font le maximum pour assurer les meilleurs soins et accueillir chaque patient sans discrimination.
Mais Madame Touraine taille dans les dépenses de personnel alors que les effectifs sont déjà insuffisants :
- La Direction du CHU annonce 100 suppressions de postes en 2015.
- Les emplois précaires se développent partout : des hospitaliers d’Elbeuf ou de Dieppe restent 3 ans en CDD, à l’EDP Grugny c’est jusqu’à 5 ans de CDD.
- Les salaires des hospitaliers sont gelés depuis 6 ans.
Où cela nous emmène-t-il ?
Chacun se rappelle les milliers de morts par manque de lits et de moyens aux Urgences, lors de la canicule de 2003.
Chacun connait la saturation inhumaine dans les services d’Urgences et les autres services en janvier-février 2015 lors de l’épidémie de grippe.
Chacun a entendu parler des drames suites aux manques de place en psychiatrie.
Nous mettons en accusation le gouvernement et Madame la Ministre Touraine, coupables avec les coupes budgétaires, avec la loi santé, d’organiser le pire !
Les hospitaliers n’acceptent pas, n’accepteront pas que soit organisée la catastrophe.
En toute circonstance nous défendons l’Hôpital public et l’accès aux soins pour tous.
Les hospitaliers, répondant à l’appel de leurs fédérations syndicales CGT, FO et SUD, seront en grève nationale le 1er octobre pour :
►Le retrait de la loi que Mme Touraine veut faire voter au Sénat.
►L’Arrêt des coupes budgétaires.
►La défense de tous les lits, tous les services, toutes les Urgences.
►Le maintien de tous les postes et la titularisation des CDD.
Nous somme convaincus que les salariés, les assurés sociaux, les retraités, et toute la population, comprendrons nos demandes : Notre combat est le vôtre.
(*)« …dans le cadre du Pacte de responsabilité et de solidarité, il a été prévu 10 milliards d’euros d’économies d’ici 2017 pour l’assurance maladie » (discours de Mme Touraine le 4 février 2015).
L'Agence fédérale d'information mutualiste (AFIM) publie, dans sa livraison du 24 septembre 2015, un article inquiétant intitulé: "Médicaments: vers la remise à plat des critères d'évaluation".
Dans cette article l'Afim annonce que si Dominique Polton, la responsable du groupe de travail sur l'évaluation des médicaments, n'a pas encore rendu son rapport à la ministre de la santé Marisol Touraine, les "évolutions " qu'il préconise sont d'ores et déjà connues.
En fait, sous prétexte d'accroitre "la transparence, la rigueur, la reproductibilité des évaluations", et de créer un indicateur unique, il s'agit de créer les conditions pour justifier le déremboursement d'un nombre plus important encore de médicaments.
Rembourser une partie des médicaments à un taux unique, qui se situerait "autour de 60%", et dérembourser ceux qui ne sont remboursés aujord'hui qu'à 15%, serait un des scénarios proposés dans le projet final du rapport sur l'évaluation des médicaments.
Attention: la suppression du taux à 15%, aurait pour conséquence le déremboursement total de ces médicaments !
En effet, les mutuelles ne peuvent que complémenter un remboursement préalable de la Sécurité sociale. Un médicament qui n'est plus remboursé par la sécurité sociale ne sera donc plus remboursé du tout par les complémentaires !
On voit l'effet désastreux que le déremboursement des médicaments — (prétendument) "de confort" — provoque sur le pouvoir d'achat des patients à qui les médecins continuent de les prescrire. C'est 20€ à 30€, par mois et par traitement, que les patients doivent débourser sans remboursement pour, par exemple, les traitements de l'arthrose, ou des hémoroïdes, car ils ne seraient que des médicaments "de confort".
Les maladies chroniques (ALD) continueraient, elles, — mais jusqu'à quand ? — à bénéficier d'un taux de prise en charge à 100%.
La "simplification" c'est contre vous !
Pour Dominique Polton, il s'agirait du "shéma le plus rationnel" pour "simplifier" le système — toujours la simplification ! — et le rendre "plus cohérent" (avec quoi ? sans doute avec l'austérité !). Il présenterait également "l'avantaged'aligner la France sur la très grande majorité des pays européens", c'est à dire donc sur les pays où la sécurité sociale est la moins sociale. Où est donc l'avantage pour les assurés sociaux en France ? Nulle part !
Mais pourquoi font-ils cela ? Parce qu'il y a un tabou ! Celui des ressources de la Sécurité sociale.
Les gouvernements successifs ne cessent de réduirent ces ressources. Les exonérations de cotisations patronales (que les puissants appellent "les charges") atteignent aujourd'hui des niveaux gigantesques. Les 50 milliards du fameux "Pacte de Responsabilité" assèchent ces ressources, et tout est mis en oeuvre pour mettre en place et justifier de désastreuses restrictions, qui n'ont comme effet que de transférer les charges sur le malade !
Le dossier est si sensible que le gouvernement, que, s'il ne dément pas le projet, déclare qu'une telle réforme ne serait pas inscrite dans son agenda. Interrogé le 8 septembre sur Radio Classique, sur les différentes pistes proposées par Dominique Polton, la ministre de la Santé a indiqué que le remboursement n'était "absolument pas" le sujet du rapport quelle a commandé en début d'année. En effet, le gouvernement marche sur des charbons ardents !
Toujours est-il que les liquidateurs de la Sécurité sociale continuent leur sale boulot.
Si on ne les stoppe pas, leur travail de démolition n'aura jamais de fin !
D'où l'importance pour les salariés et les retraités de se mobiliser fortement et rapidement ! Et de mettre toutes leurs revendications dans la balance, car, on le voit bien, tout a des incidences sur leur pouvoir d'achat: blocage des salaires et des pensions, hausse de la TVA, pacte de responsabilité, hausse des impôts, déremboursements de médicaments, etc.
Retraités, le 1er octobre rassemblez-vous et manifestez votre mécontentement avec 9 de vos organisations CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, SOLIDAIRES. FGR-FP, LSR et UNRPA:
A Dieppe, rendez-vous le jeudi 1er octobre à 10h30 place Louis Vitet
Actifs, jeunes, retraités, rassemblez-vous et manifestez votre mécontentement à l'appel des syndicats CGT, FSU, FO, et Solidaires: le 8 octobre
"La santé publique est en effet comme la résultante de toutes nos circonstances de vie: accès au travail, à un logement salubre, sécurité de l'environnement, vie sociale, solidité économique ... "
Recul de l'espérance de vie : aucunement une responsabilité personnelle
Sur BFMTV on privilégie l'approche responsabilité des patients qui est l'angle de vue de l'OMS. Obésité, consommation de tabac et d'alcool seraient en cause. Certainement.
Mais on oublie de croiser les informations et d'aller plus loin chercher les raisons de ce recul.
Le stress permanent des salariés, des chômeurs, de leurs familles ne peut pas être superbement ignoré quand on traite de ces questions. Les lieux de travail éloignés du domicile, la raréfaction des structures médicales adaptées et de proximité, le déremboursement des médicaments et le renoncement à se soigner provoquent tout autant le recul de l'espérance de vie. Ajoutons à cela les conditions de travail elles-mêmes, toujours ignorées sur ce sujet. Le travail de nuit, les horaires décalées, l'exposition aux substances nocives, la manutention de charges lourdes font diminuer considérablement l'espérance de vie des salariés concernés. Ainsi à 35 ans aujourd'hui , un ouvrier vivra 6 ans de moins qu'un cadre.
Destruction du système de santé publique en France
On fait état dans une étude récente d'une plus forte espérance de vie en Ile de France malgré la pollution et le stress. Une première remarque : l'Ile de France est variée. L'espérance de vie diminue de 3 ans d'Ouest en Est et le risque de mourir en une année donnée à âge égal augmente de 82% entre Port-Royal et le Blanc-Mesnil, d'un bout à l'autre du RER B, en 15 minutes de trajet. Une deuxième remarque : la moyenne des salaires est plus élevée en Ile de France que dans toutes les autres régions françaises mais les inégalités de revenus y sont aussi les plus fortes. Une troisième remarque : on trouve en Ile de France ( surtout à Paris) une grande concentration d'hôpitaux et de structures de santé.
Et les projets de réforme du système de santé en France ( en application des "directives" européennes) risquent de fortement aggravé la situation.
Niveau de vie, niveau d'étude, structures de santé locales : conditions de l'allongement de l'espérance de vie
Une étude faite en Norvège souligne la disparité de l'espérance de vie entre les régions. Elle met en évidence que le niveau de vie, le niveau d'étude et les structures de santé mises en place localement expliquent ces différences.
Nous sommes donc loin de la seule explication "alcool, tabac, obésité" ...
Et si l'espérance de vie recule, va-t-on revenir à la retraite à 60 ans? D'autant que l'espérance de vie en bonne santé a, quant à elle, sérieusement reculé.
Ci-dessous une série d'articles sur cette question.
Les progrès réalisés en matière d'espérance de vie en Europe pourraient être remis en cause à cause de l'obésité et de la consommation d'alcool et de tabac.
La prochaine génération d'Européens, menacée par les "niveaux alarmants" de consommation d'alcool, de tabagisme et d'obésité, pourrait bien vivre moins longtemps que l'actuelle.
"La région européenne enregistre les taux les plus élevés au monde en termes de consommation d'alcool et de tabagisme et, en ce qui concerne les taux de surpoids et d'obésité, elle se classe juste derrière la région des Amériques", souligne une étude de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) publiée ce mercredi. [...]
Des conseils pour mieux vivre ? La nutritionniste Alexandra Dalu nous en donnera dans le 12/13. Mais comment vit-on en Île-de-France ? Retour en chiffres sur l'espérance de vie en région parisienne..." Lire la suite sur Fr3
Des rapports récents pointent du doigt les communes où la prise en charge médicale est insuffisante : l'espérance de vie moyenne connaît selon les endroits de Norvège jusqu'à 13 ans d'écart. En Norvège, une "kommune" est à peu près l'équivalent d'une "communauté de communes" en France.
Les hommes, ils peuvent espérer vivre jusqu'à presque 82 ans à Granvin (Hordaland), mais seulement jusqu'à 68,7 ans à Hasvik (Finnmark). Les femmes de Midsund (Møre og Romsdal) vivent en moyenne un peu plus de 81 ans, mais celles de Bygland (Aust-Agder) dix ans de moins. D'après Heine Strand, chercheur à l'Institut de Santé publique (Folkehelseinstitutt), l'espérance de vie est un bon critère pour comparer la situation des communes en matière de santé:
[...]
D'après Susanne Hagen, qui a soutenu une thèse de doctorat sur le sujet à la faculté de Buskerud et Vestfold, "La santé publique est en effet comme la résultante de toutes nos circonstances de vie: accès au travail, à un logement salubre, sécurité de l'environnement, vie sociale, solidité économique, etc., explique-t-elle. Tous les acteurs de ces divers secteurs doivent avoir à l'esprit les conséquences sur la santé publique lorsqu'ils prennent des initiatives".
La ministre des Affaires sociales vise un déficit de la Sécu sous les 10 milliards en 2016 (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Ce jeudi 24 septembre, Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales, a présenté le projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2016.
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... ce sont une fois de plus des économies sur la dépense qui seront réalisées. La progression des dépenses sera limitée à 1,75%, contre 2% en 2015, un "niveau historiquement bas" précise la ministre, atteint grâce à la " lutte contre les actes inutiles et redondants ", au " développement des génériques " , à " l'efficience des dépenses hospitalières" et au " virage ambulatoire ". [...]
Tout le monde est concerné
Concrètement, ce sont 690 millions d'euros d'économies qui sont programmés à l'hôpital et plus d'un milliard d'économies qui seront réalisées grâce à une baisse des prix des médicaments et au développement des génériques et encore plus d'1,2 milliard d'euros d'économies qui sont prévues en encadrant davantage les actes des praticiens, via « la pertinence et le bon usage des soins »....[...]
CI-DESSUS: Publication ( années 30 ) de l'Association républicaine des anciens combattants ( ARAC ) , association d'anciens combattants pacifistes , proche du Parti communiste français , créée en 1917 , notamment par HENRI BARBUSSE , Prix Goncourt 1916...
L’événement n’était nullement inattendu. Il n’en constitue pas moins un véritable coup de tonnerre, d’abord dans les relations entre Berlin et Paris, et plus globalement concernant ce que Bruxelles nomme « l’Europe de la défense ». Le 8 juin, les deux...
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États-Unis : Des élus réitèrent leur appel à mettre fin au blocus contre Cuba Écrit par Martha Rios | 1er juillet 2026 Les élus Delia Ramirez, Pramila Jayapal, Jonathan Jackson et Ro Khanna se sont réunis devant le Capitole des États-Unis pour lancer...
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