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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 11:53
Journée de grève et manifestations intersyndicales en Seine-Maritime

Comme partout en France, les manifestants sont dans les rues des grandes villes de Seine-Maritime. Les salariés de la fonction publique ou les chauffeurs de taxis pour le pouvoir d'achat, contre la réforme du collège ou les VTC.

  • MR/ANI
  • Publié le 26/01/2016 | 11:12
 

© Marc Moiroud

© Marc Moiroud

 

Les manifestants s'étaient donné rendez-vous devant le rectorat ou le conseil départemental de Rouen pour converger en bas de la rue de la République. Au Havre, 300 douaniers ont rejoint les enseignants. Tous sont mobilisés pour le pouvoir d'achat, contre la réforme du collège ou les VTC.

Ils étaient entre 2.000 et 3.000 à Rouen selon l'ANI  1.500 et 900 au Havre, 1.000 et 1.500 à Caen et entre 300 et 400 à Dieppe. A l’appel de l’intersyndicale nationale CGT, FO, Solidaires et FSU, les manifestants ont demandé le retrait de la loi Macron, une augmentation des salaires et le développement des services publics. A Rouen les territoriaux, les hospitaliers et les personnels de l’Education nationale ont scandé « augmentez, augmentez les salaires et les points d’indice ».
Le rectorat de Rouen annonçait à 10 heures un taux de grévistes de 30% des enseignants en collège dans l’académie contre 22,32% en national.

A Rouen, plusieurs centaines d’enseignants soit la moitié du cortège, ont réclamé à Rouen le retrait de la réforme « sans moyens » des collèges qui doit entrer en vigueur à la rentrée prochaine. Munis de petits cartons de couleur rouge ils ont déambulé dans les rues du centre ville aux cris de « collège en colère, carton rouge au ministère ».

Contre la suppression des classes bilangues


La suppression partielle des classes bilangues cristallise le mécontentement. La suppression généralisée de ces classes avait été entérinée par le ministère de l’Education nationale en mars 2015. Face à la grogne des enseignants et des parents d’élèves la mesure a été ajustée en début d’année. Toutes les classes bilangues seront maintenues sur Paris et leur nombre sera réajusté en province.
Mais dans l’académie de Rouen 143 de ces classes devaient disparaître. Elles seront au dernier arbitrage 106 rayées des services à la rentrée de septembre. « Sur des critères d’attribution opaques on récupère 37 classes bilangues surtout en allemand. Il y a de l’inégalité dans cette décision qui ressemble à du bricolage de dernière minute », s’exaspère dans le cortège Pierre-Marie Feret représentante du SNES. « Ces classes disparaissent à hauteur de 77%  dans l’académie de Rouen et à 95% dans celle de Caen à la discrétion des recteurs », critique Dorothée Avet, présidente de la FCPE de Seine-Maritime.


Les enseignants grévistes ont encore rappelé qu’ils sont « les moins biens payés » de l’OCDE « alors qu’on nous demande de faire toujours plus ». La manifestation de ce mardi est la quatrième en neuf mois de mobilisation dans les collèges. Invariablement contre une réforme qui prévoit davantage d’autonomies aux établissements et qui oblige les enseignants à travailler en interdisciplinarité.

© Marc Moiroud

© Marc Moiroud

Les manifestants cours Clémenceau à Rouen le 26.01.2016. © Marc Moiroud

© Marc Moiroud Les manifestants cours Clémenceau à Rouen le 26.01.2016.

300 douaniers du Havre ont rejoint les enseignants pour cette journée de mobilisation du 26 janvier 2016. © Hervé Guiraudou

© Hervé Guiraudou 300 douaniers du Havre ont rejoint les enseignants pour cette journée de mobilisation du 26 janvier 2016.

 

© Marc Moiroud

© Marc Moiroud

 

Commentaires : Si vous voulez visionner la video, vous pouvez la voir sur le site de France 3.  A noter que sur la video, aucun représentant de la CGT, ni de la FSU n'ont été interviewés.  Sans doute au nom de la pluralité ... Mais certainement pas de la démocratie et de la représentativité car ces deux syndicats étaient très présents dans les manifestations et organisation des grèves.  Il suffit de regarder le cortège.  Trop peut-être ?  La pluralité est honorable, mais pas au dépens de l'information.  Il suffisait d'allonger le temps consacré aux manifestants.  Ce n'est pas si souvent qu'on les entend.

D'autant qu'au niveau national, dans tous les débats télévisés, salariés et syndicats sont absents.  La pluralité disparait derrière les paroles d'experts : journalistes, sondeurs d'opinion, élus de la majorité PS ou des  Républicains ...  Des débats entre soi organisés par les chaines dites d'information.  AC

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 23:17

 

Publié par Michel El Diablo

 

photo d'illustration

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Le bilan démographique dévoilé par l'Insee pour l'année 2015 n'est pas très réjouissant. Fait rare, l'espérance de vie en France a baissé l'an dernier.

La France est l’un des pays où l’on vit le plus longtemps. Depuis des années, l’espérance de vie dans l’Hexagone ne cesse d’augmenter. Et pourtant. Une étude de l’Insee, parue ce mardi, indique que 2015 déroge à la règle. L’espérance de vie à la naissance connaît une baisse notable de 0,3 an pour les femmes et 0,4 an pour les hommes par rapport à 2014. Cela se traduit par une centaine de jours de moins en moyenne (115 pour les femmes, 93 pour les hommes).

Les femmes toujours en tête

Malgré des chiffres en baisse, l’espérance de vie reste élevée dans l’Hexagone. En 2015, une Française vit en moyenne 85 ans et un Français 78,9 ans. Ainsi, l’écart entre hommes et femmes est de 6,1 ans. Malgré la différence encore importante, l’écart entre les deux sexes se réduit au fil des années. Depuis vingt ans, l'espérance de vie a augmenté de 3,1 ans pour les femmes et de 5,1 ans pour les hommes.

Des raisons exceptionnelles

Le nombre de décès est au plus haut depuis la Seconde guerre mondiale. 600.000 personnes se sont éteintes en 2015 en France, soit 41.000 de plus par rapport à 2014. Trois épisodes de surmortalité ont été identifiés pour expliquer cette hausse: le long épisode grippal des trois premiers mois de l'année, la canicule de juillet et la vague de froid d'octobre.

Un accroc, rien de plus

Il n’y a néanmoins pas de quoi de s’alarmer. "Il faut distinguer l’évolution sur le long terme. 2015 n’est pas une bonne année pour des raisons exceptionnelles. Mais depuis des décennies, l’espérance de vie augmente très régulièrement en France", tient à rassurer France Meslé, chercheuse à l’Institut national d’études démographiques.

Cette situation reste rare mais elle s'est déjà produite en France, en 2003 par exemple. A cause d'un épisode caniculaire important, les femmes avaient vu leur espérance de vie diminuer.

"Ça ne l'a pas empêché de reprendre son cours à la hausse", souligne la spécialiste.

Il faut remonter à 1969 pour constater une baisse de l'espérance de vie pour les deux sexes.

Plus de centenaires

Signe de la bonne santé générale en France, le nombre de centenaires a, quant à lui, fortement augmenté. Il a été multiplié par cinq en l’espace de 24 ans. En 1990, on en dénombrait 3.760 contre 20.452 en 2014.

Par ailleurs, la France comptait 66,6 millions d'habitants au 1er janvier 2016, selon d'autres chiffres du recensement dévoilés par l'Insee.

 

 

Ainsi, l’argument des gouvernements de droite et du PS servant à justifier le recul de l’âge de la retraite tombe !

Austérité tous azimuts, appauvrissement du plus grand nombre, mise en cause des services publics de santé, attaques continuelles contre la sécurité sociale, chômage et précarité avec leurs lots de stress et d’angoisses et tout ce que cela entraîne (tabagisme, alcoolisme…) ne sont pas sans conséquences.

Il ne manquera pas de bons âmes (au service de qui ?) pour nous expliquer que cela est exceptionnel et qu’il n’y a pas lieu d’être inquiet pour l’avenir.

N’empêche ! Il serait bon que l’on reprenne pour de bon le chemin de la lutte « tous ensemble » pour faire cesser ce véritable recul de civilisation qui, par touches successives, se réalise sous nos yeux.

El Diablo

 

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 14:24
sur FranceTVinfo

Plusieurs milliers d'internes des hôpitaux anglais étaient en grève le 12 janvier 2016, pour la première fois en près de quarante ans. Les "juniors doctors" protestent contre de nouvelles conditions salariales, entraînant l'annulation de milliers de traitements et d'opérations.

Par

Mis à jour le , publié le

Le mouvement, qui doit durer 24 heures, ne concerne pas les services d'urgence.

En revanche, les rendez-vous pour des traitements de routine, des examens ou des opérations ont été déprogrammés, selon la direction du système de santé publique (NHS) en Angleterre, qui a comptabilisé plus de 4.000 annulations et reports rien que pour les opérations.

Quant aux patients, ils ont été appelés à ne se rendre à l'hôpital qu'en cas de réelle urgence, quelque 16.000 des 26.000 internes qui devaient travailler mardi ayant fait grève.

Le mouvement social a été provoqué par la décision du gouvernement d'introduire un nouveau type de contrat destiné à améliorer le service rendu dans les hôpitaux la nuit et le week-end. "Nous voulons un accord équitable pour les médecins tout en nous assurant que nous pouvons tenir notre engagement en vue d'un service de qualité 24 heures sur 24, sept jours sur sept", a déclaré le 12 janvier un porte-parole du gouvernement, soulignant qu'en cas d'attaque cérébrale un week-end, le taux de mortalité est actuellement de 20% supérieur à celui enregistré en semaine.

Mais selon les médecins, il aboutira surtout à une dégradation de leurs conditions de travail et à une réduction de leur salaire. "Actuellement, nous travaillons dans le cadre de la directive européenne sur le temps de travail, soit en moyenne 48 heures. Le gouvernement essaye de faire sauter cette limite, ce qui pourrait se traduire par des semaines de 50-60 heures", a souligné Ben Brazier, un interne en grève.

Avec les nouvelles conditions salariales que veut mettre en place le gouvernement, les hôpitaux ne seraient plus redevables d'une amende s'ils faisaient travailler les internes pendant trop d'heures. De plus, certains horaires auparavant considérés comme étant hors des horaires normaux (par exemple le samedi) ne le seront plus, et donneront donc lieu à des rétributions plus faibles. En échange, le gouvernement a offert une hausse de 11% du salaire de base, mais les internes estiment qu'ils y perdront. [...]

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 10:17

par

L’Union européenne n’a toujours pas réglementé l’usage des perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques aux effets sanitaires colossaux utilisées dans de très nombreux produits de consommation courante. Malformations, cancers, obésité... Les perturbateurs endocriniens sont pourtant à la source de bien des maux. Ce retard, qui vient d’être condamné par la justice européenne, ne doit rien au hasard. Les industries de la chimie, des pesticides ou du plastique pratiquent un lobbying intensif, et entravent toute avancée sérieuse. La journaliste Stéphane Horel a décrypté dans un ouvrage intitulé Intoxication ce lobbying et ces objectifs. Entretien.

Basta ! : Votre enquête porte sur la réglementation des perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques omniprésentes dans notre quotidien, et suspectées de participer à l’explosion des maladies modernes. Où en est-on sur ce sujet ?

Stéphane Horel  [1] : Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques qui peuvent interagir avec le système hormonal (endocrinien veut dire hormonal). Ces substances agissent sur les humains mais aussi sur les animaux, comme les ours polaires, les chatons, les escargots. Plusieurs catégories d’êtres vivants sont ainsi touchées. C’est l’exposition du fœtus pendant la grossesse qui présente le plus grand risque, même si l’exposition reste problématique à d’autres périodes de la vie. La vie in utero est vraiment un moment crucial, puisque ce sont les hormones qui fabriquent les bébés. Les effets d’une exposition à ce moment-là peuvent se voir à la naissance, avec par exemple des malformations génitales ; mais aussi dix, vingt ou trente ans plus tard. Avec l’apparition de cancers, de diabètes, de problèmes d’obésité ou d’infertilité.

[...]  Lire la suite ici.

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 10:51
Commentaire : Ce manque de médecins est de la responsabilité de l'Etat.  C'est d'ailleurs lui qui décide du nombre de postes au concours de médecine, dentistes et sages-femmes ... C'est en 1971 que l'Etat a mis en place ce qu'il a appelé le "numerus clausus".   C'est le moyen hypocrite trouvé par la France pour limiter le nombre de prescripteurs et ainsi réduire les dépenses de sécurité sociale.  C'est simple :  si vous avez un début de cancer et que vous tardez à trouver un médecin pour le diagnostiquer, la sécurité sociale gagnera en économisant sur les traitements que vous aurait prescrit le médecin en vous diagnostiquant à temps !  C'est aussi une façon de pousser à l'auto-médication pourtant souvent dangereuse, mais qui enrichit les firmes pharmaceutiques et allège votre porte-monnaie.  De 1971 à 2015, il s'est écoulé 44 ans.  Difficile pour l'Etat de prétendre qu'il n'avait pas prévu ça.  Or son rôle, c'est aussi de prévoir.  Notamment en matière de santé.  Bref dans certains secteurs en Normandie, il ne fait pas bon être malade.

 

 
Pour maintenir en 2022 une couverture de l’offre médicale en Haute-Normandie au moins égale à celle de 2013 il faudra trouver quelque 700 nouveaux médecins, conclut l’Insee régional dans une étude menée en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) et rendue publique mardi (*). Les résultats de cette étude interviennent dans un contexte où la Haute-Normandie est l’une des plus mal loties de France en matière de démographie médicale. Les secteurs de Bernay, Gisors-Gournay, Pont-Audemer, Bourg-Achard, Vernon, Verneuil-sur-Avre ou de la vallée de l’Andelle sont les plus carencés. L’ARS peaufine sa stratégie et alerte les collectivités. « L’objectif est d’attirer 500 généralistes tout en prenant en compte les évolutions de la médecine. L’enjeu est également de mobiliser sans tarder les élus autour notamment de la création de Maisons de santé pluridisciplinaires », résume Luc Poulalion, directeur du pôle organisation des soins de ville à l’ARS de Haute-Normandie.
 
C’est une certitude. Sous l’effet du vieillissement de la population la demande haut-normande en matière de soins de proximité va augmenter ces prochaines années. Or à l’horizon 2022, quatre médecins sur dix et un dentiste sur trois installés en Haute-Normandie devraient cesser leur activité. Ils étaient respectivement 1600 et 595 inscrits à l’Ordre en 2013. Actuellement une vingtaine de jeunes médecins s’installent par an en Haute-Normandie. Et le bassin de Rouen capte à lui seul le tiers de ces installations. Le rythme des nouvelles installations ne suffira pas à compenser les cessations d’activités. Cent-dix internes en médecine générale sont inscrits cette année au tableau du CHU de Rouen. Globalement 70%  de ces praticiens exerceront demain une activité libérale. On estime qu’environ 75%  d’entre eux resteront en Haute-Normandie. « En tenant compte de la mobilité tendancielle des professionnels il subsisterait d’ici sept ans un déficit d’au moins 500 médecins », analyse pour l’Insee Jérôme Follin. Les besoins seront d’une intensité variable selon les territoires. Dieppe-Eu, Gisors-Gournay, Gaillon, Les Andelys sont les secteurs géographiques présenteront selon l’étude les tensions les plus fortes en particulier pour les médecins.
 
Sur la même période le remplacement des 200 dentistes qui partiront en retraite serait lui aussi difficilement assuré. A l’inverse, les dynamiques de formation et d’installation des infirmiers et Kinésithérapeutes devraient permettre, si elles se prolongent, de gommer au moins partiellement les retards accumulés. Mais l’enthousiasme de l’Insee sur ce terrain reste très mesuré. Les demandes de soins augmentent toujours en proportion de l’âge moyen d’une population. En l’occurrence de plus en plus âgée. L’augmentation de la demande des soins infirmiers est estimée entre +30 et +50% selon les territoires.
 
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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 18:00
Après 51 jours de conflits, salariés et direction vont se tourner vers l'avenir

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Après 51 jours de conflits, salariés et direction  vont se tourner vers l'avenir

Après 51 jours de conflits, salariés et direction vont se tourner vers l'avenir

La grève à la clinique du Pont de Chaume est donc terminée. Après 51 jours de grève, malgré l'intervention de deux médiateurs et des autorités de l'État, cette issue favorable semblait tellement incertaine. Un accord a pourtant été signé vendredi soir entre la direction et le personnel gréviste, mettant ainsi un terme à un mouvement qui fera date au niveau départemental. Lundi matin, les 120 salariés grévistes reprendront le travail. La CGT à la pointe du combat admet qu'il était temps que ce conflit s'arrête . Quant à la direction, elle n'a pas souhaité commenter cet accord, désirant désormais, nous a-t-elle confiés hier soir, «se tourner vers l'avenir. On souhaite un retour au travail dans des conditions les plus sereines possibles et dans l'intérêt collectif. La fin de ce conflit est une bonne chose».


Christophe Couderc: "Une vraie lutte des classes..."

Christophe Couderc, secrétaire CGT de la clinique du Pont de Chaumes revient sur le long combat mené par les salariés et cet accord arraché vendredi soir.

Comment avez-vous vécu ces 51 jours de grève ?

C'est du jamais vu, nous avons vécu un conflit aussi violent qu'au siècle dernier, une vraie lutte des classes. La direction a voulu nous briser, nous sommes debout. Nous ne les laisserons plus nous broyer. C'est la victoire du courage et de l'opiniâtreté des femmes.

Concrètement, qu'avez-vous obtenu lors de cette ultime négociation ?

L'attribution de congés supplémentaires liés à l'ancienneté et de jours pour enfant malade, la création de 3 postes d'aide-soignant, une organisation des services différentes, avec la présence d'un binôme infirmière – aide-soignante, l'annulation de la restructuration en cours, une augmentation de 9 à 30 €/mois pour les petits salaires, une revalorisation des SMIC au bout de 2 ans d'ancienneté contre 8 actuellement, une prime exceptionnelle de 400 €

Sur quoi avez-vous dû lâcher ?

la création d'un poste de brancardier et d'un poste d'agent de sécurité pour les urgences, une grille salariale plus ambitieuse.

Avez-vous obtenu une indemnisation pour vos jours de grève ?

Nous allons toucher 1/3 de notre salaire brut et nous pourrons poser des RTT ou récupérer des heures supplémentaires pour les 50 % des jours restants. Nous sommes loin du compte, la fin de l'année sera difficile.


Du côté de la CGT et des grévistes

Philippe Martinez : «Une belle leçon de dignité»

Philippe Martinez, secrétaire national de la CGT était hier présent sur le site de la clinique. «Ma venue, explique-t-il, était prévue avant qu'une solution au conflit soit trouvée. Je suis heureux d'être présent ce matin pour fêter la fin de ce long affrontement avec le groupe Vedici qui possède 82 cliniques en France. Il faut dénoncer le poids de plus en plus important du secteur privé dans la santé et le désengagement de l'état. La santé n'est pas une marchandise».

Lutte, solidarité, résistance…

Le secrétaire national de la CGT a ensuite pris la parole devant les salariés de la clinique : «Vous avez fait plier le monde de la finance, votre dignité n'a pas de prix, ce succès vous appartient, il n'y a que ceux qui ne luttent pas qui sont sûrs de perdre. Votre lutte, votre solidarité, votre résistance est un symbole pour le monde du travail, vous avez dit halte à la longue dérive du système de santé, vous avez affronté le Medef et les actionnaires simplement pour avoir les moyens de faire votre travail correctement. Une belle leçon de dignité !»


Muriel, Christel, Fanny, Delphine, Luz-Maria... et tous les autres

Muriel, Christel, Fanny, Delphine, Luz-Maria, ont été acclamées dans les pleurs par leurs collègues dès leur arrivée, un moment d'émotion palpable. Elles ont mené une grève de la faim de 10 jours qui a nécessité l'hospitalisation de Muriel. Que représente pour elles, la fin de ce conflit ? «Un soulagement, de la fierté, répondent-elles. Nous ne sommes pas plus exceptionnelles que toutes les autres. La solidarité et le soutien de nos collègues ont été déterminants. C'est la fin d'une tension et d'une souffrance pour nos conjoints et nos enfants qui sont fiers de nous. Nous sommes faibles physiquement et moralement mais nous ressortons grandies, nous avons fait reculer la finance». Elles ont connu des moments de doute, voire de détresse. «Il est difficile de voir passer son directeur qui tourne la tête, nous n'avons pas eu droit à un regard. De plus ils ont laissé les spots allumés jour et nuit, une vraie torture.»

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 22:34
Après 51 jours de grève, le conflit est terminé à la clinique du Pont de Chaume de Montauban

Un protocole d'accord a été trouvé entre syndicats et direction à la clinique du Pont de Chaume à Montauban. Après 51 jours de grève, la situation était devenue très difficile pour tout le monde : pour les salariés dont certains avaient entamé une grève de la faim mais aussi pour les patients.

© Julie Valin/France 3 Midi-Pyrénées

© Julie Valin/France 3 Midi-Pyrénées

Les grévistes de la clinique du Pont de Chaume de Montauban (Tarn-et-Garonne), en grève depuis 51 jours, ont signé vendredi soir un protocole de fin de conflit avec la direction.

L'accord comprend notamment "3 embauches d'aide-soignants et une réorganisation des conditions de travail", a indiqué Lina Desanti, secrétaire générale de l'union CGT départementale. Il scelle aussi "la fin de toutes les grilles de salaires en-dessous du SMIC", une évolution des salaires "tous les deux ans" au lieu de huit auparavant, ainsi qu'une prime de 400 euros.

Le syndicat a pris "ses responsabilités, puisque la direction ne les prenait pas", a jugé Christophe Couderc, secrétaire général CGT à la clinique. "Nous avions 4 grévistes de la faim qui en étaient à 10 jours, leur santé commençait à être en danger, l'une d'entre elle a été hospitalisée, ça a pesé, et à l'approche de Noël, on était à 0 sur le salaire de novembre", a-t-il déclaré. "On ressort avec des avancées, mais il faudra continuer à se battre au quotidien pour défendre nos droits, nos acquis", a-t-il ajouté.

Jusqu'à 183 salariés sur 500 soit "pratiquement 80% du personnel soignant" ont cessé le travail dans cette polyclinique pour défendre "les salaires et les conditions de travail", un nombre qui s'était réduit à 134 ces derniers jours, a indiqué Christophe Couderc.
Début décembre, 100 à 150 manifestants avaient occupé le hall de l'Agence régionale de santé (ARS) de Toulouse, avant d'être reçus par une délégation de la directrice générale.
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 14:44

Lu sur l'UL CGT Dieppe

29 nov. 2015

Extraits.  Pour lire l'intégralité de l'article cliquez ici.

 

Beaucoup d'appelés, peu d'élus. C’est chaque année la même chose avec la publication du numerus clausus dans les différentes filières de la PACES (première année commune aux études de santé) au "Journal officiel", dans environ un mois.

Pour 2014-2015, le nombre de places disponibles à l'issue du concours de fin d'année a été fixé par le gouvernement à 7 497 en médecine (+ 5 places par rapport à 2014), 1.198 en odontologie (– 2), 1.011 en sage-femme (– 5) et 3.097 en pharmacie (– 2). A cause du numérus clausus, le taux d’échec a dépassé les 77 %. « Une boucherie pédagogique », comme l’a qualifié le président de l’université de Paris-V.

Le contournement par l’étranger

Pour le concours 2016, alors que les amphithéâtres de Paces ne désemplissent pas, le numérus clausus va se traduire pour les étudiants, à cette broyeuse de vocations. Pour en échapper, un nombre croissant d’étudiants tentent de le contourner en allant se former à l’étranger. Direction des établissements moins sélectifs et surtout membres de l’Union européenne (mais pas seulement), jusqu’à la fin du second cycle (la sixième année), avant de revenir effectuer leur internat en France. ...]

Numérus clausus, outil de sélection sociale

Mais dans cette affaire, ce sont les étudiants d’origine modeste qui font les frais du numérus clausus. Car aller se former à l’étranger leur est impossible ; ils sont condamnés de par leur origine sociale à passer le concours de fin de première année en France, et essayer de traverser l’entonnoir.

[...]

Originellement, le numerus clausus était censé fixer le déploiement de praticiens selon les besoins des populations, limiter une trop vive concurrence qui aurait fait baisser les revenus, et limiter globalement l’accès trop facile des patient au médecin pour réduire les dépenses de santé de la Sécurité sociale.

Allongement des délais d’attente, et création de déserts médicaux

De fait les délais d’attente pour obtenir des rendez-vous se sont allongés, et des déserts médicaux se sont développés. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), dénombre à Paris 798 médecins pour 100 000 habitants, contre 80 dans le département de l’Eure, [...]

Le Numérus clausus au service de l’austérité budgétaire

Aujourd’hui, le numerus clausus sert l’austérité en matière de budget de l’enseignement supérieur. Il sert à limiter le nombre d’étudiants car les capacités de formations sont saturées.

Car faute de moyens pour construire les nécessaires universités et payer leur personnel enseignant et administratif, le numérus clausus est un filtre servant à limiter le nombre d’étudiants, dans le cadre d’une politique de restriction de crédits. C’est l’austérité ! Dans ce cadre étriqué, cela sert malgré tout à maintenir la qualité des formations en fonction du nombre de professeurs.

[...]

Que sera le numérus clausus anti-social de l'année scolaire prochaine ? Rendez-vous en fin d'année !
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 12:28
Clinique d'Embats : la grève continue

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Pas plus hier au 17ème jour de grève que la veille, l'implication du médiateur de la République n'a permis la résolution du conflit social qui paralyse la clinique psychiatrique d'Embats à Auch dont les salariés, «grévistes à 90%» selon CGT-Santé, demandent une augmentation des salaires. Hier après un nouveau constat d'échec, le médiateur a mis un terme aux discussions. «Il reviendra lundi faire une proposition ferme. Si celle-ci est refusée par l'une ou l'autre des parties, retour à la case zéro» selon cette même source qui souligne qu'hier la direction a fait une proposition autre que la prime d'intéressement aux bénéfices. Proposition rejetée car «elle propose d'augmenter les salaires de 30€ nets mais contractuellement. 30€ d'augmentation sur une durée de 2 ans au terme desquels le salaire serait lié aux bénéfices. Donc avec le risque de tout perdre. En clair la direction déguise une prime en nous affirmant que c'est du salaire». Les grévistes dont la contreproposition qu'ils ne précisent pas, leur a été refusée, dénoncent aussi que «tous les jours de grève seraient retenus sur le mois de novembre sans tenir compte de l'approche de Noël». Ils déplorent que «l'actionnaire principal», Pierre Philip n' intervienne pas. .

 
 
 
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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 19:30

Lu sur Infirmiers.com

Le 19 novembre dernier, Marisol Touraine a annoncé l'attribution de trois millions d'euros à l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Une somme destinée à gratifier les personnels qui ont participé à la prise en charge des victimes des attentats de Paris. Toutefois, si l'intention de la ministre lui a semblé louable, ce n'est pas de cette manière que son geste est accueilli par les infirmiers et aides-soignants.

infirmier mécontent

A l'annonce de la mobilisation de 3M€ pour gratifier les personnels de l'AP-HP, infirmiers et aides-soignants s'insurgent !

Au vu des événements tragiques qui sont survenus à Paris le 13 novembre 2015, le plan blanc a été déclenché afin de mettre en œuvre toutes les moyens nécessaires à la prise en charge des victimes. Toutefois, les professionnels n'avaient nullement attendu cette mesure pour faire preuve de réactivité. Dans un élan de solidarité, tous se sont mobilisés immédiatement pour soigner, secourir ou aider comme ils pouvaient. Très largement salué par les politiques, le « professionnalisme extraordinaire » des soignants sera gratifié, a annoncé Marisol Touraine la semaine dernière. En effet, une enveloppe de  trois millions d'euros a été accordée à l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) afin de primer « les personnels ayant participé à la prise en charge des victimes ». La mobilisation des médecins, personnels soignants et administratifs, a été exceptionnelle. La prise en charge des victimes a été parfaite. Tous les personnels de santé peuvent être fiers d’eux et font la fierté de la France, a-t-elle déclaré. Pourtant, ces derniers, offensés par le geste, considèrent avoir fait tout simplement leur travail… leur devoir.

On trime pour un salaire de misère afin de prendre soin de nos patients et il faut qu'il y ait un carnage pour que notre métier soit reconnu… C'est petit Madame !

« Il aura fallu des attentats pour être un peu plus considérés... »

Sur les réseaux sociaux, les réactions à cette annonce ont été immédiates et unanimes. Tous considèrent en effet la mesure de Marisol Touraine comme un geste déplacé, hypocrite et insultant. Elle va donner une prime de dix balles ? À vomir ! Dans notre métier, c'est tous les jours que l'on donne de nous, que l'on ravale nos affects, que personne ne s'occupe de nos traumatismes lorsque nos patients décèdent, s'insurge une infirmière. Car en effet, ce que les soignants ont fait la nuit du 13 novembre, ils le font tous les jours. De fait, ils se désolent qu'il ait fallu des attentats meurtriers pour que leur métier soit regardé d'un nouvel œil et valorisé. Il faut un drame, des morts pour avoir une prime ben merde alors ! Mais où on va là ? Le reste de l'année, c'est aucune reconnaissance. Ne l'oublions pas ! C' est [presqu'une insulte] envers tous les soignants cette fausse reconnaissance, je crois qu'il n'y a pas pire comme foutage de gueule !

Si vous en avez les moyens, augmentez le nombre de postes de soignants Madame la Ministre. On ne choisit pas ce métier pour une reconnaissance, mais tout simplement parce qu'on aime son prochain !!!

Quid de votre loi de santé Madame Touraine ?

Au-delà de ce qu'inspirent ces trois millions d'euros de prime, infirmiers et aides-soignants déplorent une réponse inadaptée d'une ministre qui, depuis toujours, ignore les requêtes et revendications de l'ensemble de la communauté soignante. Lamentable... On ne demande pas l'aumône. Juste une reconnaissance de notre diplôme, une augmentation de personnel afin de mener à bien nos missions auprès du service public dans de bonnes conditions... Et pourquoi pas une réévaluation de notre salaire...!!!! Améliorer nos conditions de travail serait plus gratifiant qu'une piécette pour nous remercier de sauver des vies, le truc qu'on fait tous les jours ... parce que c'est notre métier.... Outre cette gratification, les professionnels de santé attendent donc beaucoup plus de la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Un ou deux collègue(s) IDE et/ou AS en plus dans chaque service en France, ça serait pas du luxe au lieu d'une prime à la c.. Cela peut nous permettre de ralentir le vieillissement prématuré du personnel soignant dû à un manque de main d'œuvre... Par ailleurs, pour une aide-soignante, cette prime n'est ni plus ni moins qu'une petite carotte destinée à [les gruger] avant le vote de la loi santé prévu dans les prochains jours. Un point de vue pouvant être considéré plus que pertinent...

[Notre ministre] trouve de l'argent pour [récompenser] un travail qu'on fait avec honneur. Mais le reste de l'année cela ne la dérange pas de supprimer des postes, au détriment des patients, [alors que nous souffrons] à la limite du burn-out.

Et la réforme de Martin Hirsch dans tout ça ?

L'indignation générale des soignants s'exprime bien au-delà puisque la réforme sur le temps de travail est elle aussi pointée du doigt. Les infirmiers auraient préféré davantage d'écoute à ce sujet aux trois millions d'euros jugés dérisoires. Quelle démagogie, alors que les postes ne sont pas remplacés, que les RTT sont sur la sellette, que l'augmentation des salaires est bloquée (depuis quand déjà ?) et qu'au bout du compte les patients finiront par trinquer avec une médecine à deux vitesses déjà en place. Elle est à vomir cette enveloppe ! Comme quoi, il y a de l'argent ! Dégoûtée !. Une consternation partagée par le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) qui considère que Marisol Touraine fait l’aumône [aux personnels de l'AP-HP] pendant que [Martin] Hirsch [leur] fait les poches. Et d'ajouter : Les 3 millions aux soignants de Marisol Touraine, une insulte à l’intelligence, alors que le projet Hirsch sur l’organisation du travail c’est 30 millions d’économies sur le dos du personnel en 2016 (...). Sans parler du plan d’économies de 143 millions pour l’AP-HP imposé par le ministère !

Enfin, une autre question se pose : celle de la reconnaissance des autres professionnels hors AP-HP, des policiers, pompiers et militaires présents cette nuit là et qui, sans nul doute, ont été autant touchés par ces événements tragiques. Pensez à leur envoyer des chocolats pour Noël Madame la Ministre, suggère une infirmière. Et là encore, rien n'est moins sûr...

Vulgarité ! Sortez de votre bureau et mettez une blouse Madame Touraine !

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