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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 13:50
LE 1ER OCTOBRE, retraité-e-s et retraitables, FAISONS-NOUS ENTENDRE.
  • DIEPPE 10H30 PLACE LOUIS VITET.
  • LE HAVRE 10H30 DEVANT LA SOUS PRÉFECTURE
  • ROUEN 10H30 THÉÂTRE DES ARTS

Lu sur le blog de l'UL CGT Dieppe 

21 sept. 2015

Retraité-e-s, retraitables : le 1er octobre 2015, rassemblons nous, et manifestons
LES RETRAITÉS(ES) DISENT NON AU PATRONAT ET À LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE EN MATIÈRE DE RETRAITE.
NON, TROP C'EST TROP!

Une fois de plus la revalorisation des pensions, prévues au 1er octobre, a été suspendue par le Gouvernement de Manuel Valls.

Pour la première fois un Gouvernement a donc décidé — clairement ! — de baisser le Pouvoir d'Achat des retraités.

Ceci s'ajoute au passage de l'indexation des retraites sur les prix et non sur les salaires qui a entrainé, au fil des années, une baisse considérable de pensions.

S’ajoutant à la hausse de la TVA, avec le poids de la Contribution Additionnelle de Solidarité pour l'Autonomie (CASA), la suppression de la 1/2 part pour les veuves et veufs, ou encore l'augmentation de la CSG, les mesures gouvernementales successives en matière d'impôts, font que les retraités(es) sont de plus en plus imposables, ce qui ampute lourdement le pouvoir d’achat des pensions.

S’ajoute à cela la diminution des remboursements des médicaments, quant ce n’est pas leur déremboursement complet, sous prétexte de « confort ».

Force est de constater que le taux de remplacement du salaire par la retraite recule au fil des générations, ce qui explique que de plus en plus de retraités(es) ont du mal à vivre et certains à survivre.

  • > Aujourd'hui, plus de 800 000 retraités(es) sont au dessous du seuil de pauvreté.
  • > 10% des retraités(es) sont en majorité des femmes seules, avec une pension parfois inférieure à 600€ par mois.
ÇA NE PEUT PLUS CONTINUER COMME ÇA !
LES RETRAITES (COMPLÉMENTAIRES), LA CIBLE DE GATTAZ (Medef).

Depuis le début de l'année, des négociations sont engagées entre le patronat et les organisations syndicales dans le cadre de l'AGIRC et l'ARRCO.

Le patronat propose, ni plus ni moins, de geler les pensions durant 3 ans (et plus?), réduire le taux des pensions de réversion qui concerne majoritairement les femmes déjà sur pénalisées par les différentes réformes.

Cette "proposition" fait suite à sa volonté de repousser l'âge de départ en retraite et la baisse des pensions.

C'est une régression sociale sans précédent que le Medef veut nous imposer.

OUI, L'ARGENT EXISTE POUR MENER UNE AUTRE POLITIQUE EN MATIÈRE SOCIALE.

En six mois, au premier semestre 2015, 38 des grands groupes du CAC 40 ont réalisé près de 40 milliards d'€uros de bénéfices nets, soit près de 11milliards de plus qu'en 2014, représentant une hausse de 37%.

Dans le même temps patronat et gouvernement nous demandent de nous serrer la ceinture.

  • Pas de revalorisation des pensions,
  • Le point d'indice des fonctionnaires bloqué,
  • Une loi Rebsamen qui ampute les droits des salariés,
  • Une loi Macron qui fait la part belle au patronat

Avec, pour les patrons, toujours plus d'aides en matière fiscale et autres allègements de cotisations, et/ou aides directes, CICE ou le pacte de (dir)responsabilité tant vanté par le chef de l'État et le 1er Ministre.

Tous ces cadeaux, indécents, ne crées pas d'emplois (+200 000 chômeurs en 3 ans) nous ne voyons pas venir la croissance encore moins une sortie de crise bien que les profits augmentent mais ce sont les actionnaires qui en bénéficient.

RÉORIENTER LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE POUR QU'ELLE SOIT PLUS FAVORABLE AUX RETRAITÉS(ES).

A contrario de cette politique désastreuse en matière d'emplois, d'évolution sociale, il faut revoir toute la politique sociale en développant l'emploi qualifié, avec une reconnaissance du travail dans les salaires.

Il faut une véritable hausse du pouvoir d'achat par les salaires.

Il faut revoir la politique en matière d'investissement productif en déployant la formation des salariés, la Recherche et Développement ou encore les investissements dans les équipements.

Plus d'emplois, de Pouvoir d'Achat, c'est plus d'argent dans les caisses, c'est bon pour notre protection sociale.
ARRÊTER LA CASSE DES SERVICES PUBLICS POUR PLUS DE COHÉSION SOCIALE.

En menant une autre politique plus en rapport avec celle prônée par F Hollande en 2012,, les moyens cités ci-dessus le permet, on pourrait, notamment, faire des services publics de réels moyens de cohésion sociale partout sur le territoire, relancer l'emploi, les salaires et ainsi donner à la protection sociale (santé, enseignement, retraites...) les moyens pour répondre aux besoins d'aujourd'hui de la population et des retraités notamment.

C'EST POSSIBLE SI, ENSEMBLE, ON SE DONNE LES MOYENS!
ENSEMBLE EXIGEONS :
  • - fin du gel des pensions et amélioration du Pouvoir d'Achat des retraités avec indexation des pensions sur l'évolution des salaires et un minimum de retraite équivalent au SMIC
  • - La mise en œuvre rapidement de la loi sur l'adaptation de la société au vieillissement et la prise en charge de la perte d'autonomie par la sécurité sociale.
  • - développement et le renforcement des Services Publics indispensables à une vie digne, en particulier dans le domaine de la santé.
LE 1ER OCTOBRE, retraité-e-s et retraitables, FAISONS-NOUS ENTENDRE.
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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 13:26

Publié par Michel El Diablo

À quoi sert la COUR des COMPTES ?À quoi sert la COUR des COMPTES ?

De nouveau, la cour des comptes "épingle" la Sécurité sociale.

Cette fois elle s’en prend auxrlement dépenses liées à l’activité des infirmiers et des masseurs-kinésithérapeutes qui ont représenté 10,7 Milliards d'euros en 2014 et augmentent de 5,7 % par an depuis 2000 (en euros constants).

Elle reconnaît que cette progression n’est pas sans lien avec le vieillissement de la population, mais postule que cela tient à la forte croissance démographique de ces professions.

La cour reprend à son compte la théorie néolibérale : " C’est l’offre qui créé la demande", et comme toujours, les besoins sociaux sont ignorés.

La Cour des comptes est une juridiction administrative chargée de juger la régularité des comptes établis par les comptables publics dans les différents services de l’État.

Il s’agit d’un contrôle éminemment technique qui vérifie que les règles spécifiques s’imposant aux comptables publics sont bien respectées. (1)

Chargée de vérifier la bonne exécution des lois de finances de l’État et des lois de financement de la Sécurité sociale, elle intervient de plus en plus dans le champ de la politique qui est pourtant du domaine du législateur.

En effet depuis la loi constitutionnelle du 22 février 1996 l’Assemblée Nationale vote le budget la Sécurité Sociale achevant ainsi l’éviction des travailleurs de la gestion de cette grande conquête ouvrière.
 

En réalité les parlementaires votent "l’évolution prévisible des dépenses".
Comme si on pouvait prévoir les épidémies, les accidents, etc...

Le recours plus fréquent aux infirmiers et des masseurs-kinésithérapeutes libéraux tient au fait que l’hôpital public soumis à la "rentabilité" ne joue plus son rôle et "libère" prématurément les patients en les obligeant à faire appel aux professions libérales.

Le rapport de la cour des comptes méconnaît le fait que les troubles musculo-squelettique du aux mauvaises conditions de travail explosent et expliquent en grande partie le recours aux masseurs-kinésithérapeutes.
 

Il ne se soucie pas qu’en 2013, 36% de la population à renoncé à des soins (toutes pathologies confondues) (2).

 

Suggérons à la Cour des comptes qu’elle ferait œuvre utile en s’interrogeant sur l’inefficacité des 30 milliards d’exonérations de cotisations sociales, sur les milliards d’euros de fonds publics déversés dans les caisses du grand patronat et dont les actionnaires se gavent.
 

Elle pourrait également s’intéresser à l’évasion fiscale qui prive notre économie et donc la Sécu de recettes indispensables à l’équilibre des comptes.
 

Dans un livre paru le 9 septembre 2015 (3), des sociologues dénoncent les grandes fortunes dont la liste est également celle des fraudeurs !

 

Michel CIALDELLA

Notes:

(1) http://www.vie-publique.fr.
(2) Drees : Renoncement aux soins pour raisons financières.
Dossier Solidarité et santé n° 66 de juillet 2015.
(3) Tentative d’évasion (fiscale) - Michel Pinçon et Monique Charlot - Editions Zones - septembre 2015

 

SOURCE: CGT Sécu 38

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 22:49

Publié par Jean Lévy

La carte de 66 communes de France métropolitaine où un service d'urgence accueille moins de 10 000 patients par an, une activité jugée trop faible par un rapport remis au ministère de la Santé en juillet. (GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO)

La carte de 66 communes de France métropolitaine où un service d'urgence accueille moins de 10 000 patients par an, une activité jugée trop faible par un rapport remis au ministère de la Santé en juillet. (GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO)

Démanteler le Code du Travail ne leur suffit pas...
Ils s'attaquent maintenant à la santé de la population

Et ce n'est pas l'hôpital américain de Neuilly qui est visé, mais les villes déjà abandonnées économiquement, hors des grandes métropoles, les territoires déjà en friche !

Ne pas laisser faire ce gouvernement au masque "socialiste", résister là comme ailleurs où sont menacés tous les acquis des luttes sociales, c'est la seule réponse à la "bande des trois", Hollande-Valls-Macron - qui pillent les biens de la Nation au profit des grandes entreprises !

 

francetvinfo.fr

 

 

67 services d'urgences seraient menacés de disparition en France, révèle Le Figaro, lundi 31 août. Un rapport, remis en juillet à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, préconise en effet la transformation en "centres de soins non programmés" des urgences dont l'activité est trop faible. L'auteur du rapport, le docteur Jean-Yves Grall, suggère le seuil de 10 000 passages par an, soit à peine plus d'un patient par heure. 

L'objectif : mieux répartir les effectifs de médecins urgentistes sur le territoire, en évitant "la présence inutile de médecins lors de période de faible activité ou sur des structures à faible activité globale". Selon Le Figaro, le ministère de la Santé "hésite encore sur les suites à donner au rapport".

Le quotidien a dressé la liste de ces services d'urgence qui accueillent moins de 10 000 patients chaque année, se basant sur les chiffres de la base de donnéesHospi Diag, datant de 2013. Plus d'un dixième des 650 services d'urgences français seraient concernés.

 

Nom de l'hôpital Ville Département N° du département
Centre hospitalier Ariège Couserans Saint-Lizier Ariège 9
Centre hospitalier d'Ambert Ambert Puy-de-Dôme 63
Centre hospitalier d'Aubusson Aubusson Creuse 23
Centre Hospitalier d'Aunay-sur-Odon Aunay-sur-Odon Calvados 14
Centre hospitalier d'Avallon Avallon Yonne 89
Centre hospitalier d'Embrun Embrun Hautes-Alpes 5
Centre hospitalier de Bagnères-de-Bigorre Bagnères-de-Bigorre Hautes-Pyrénées 65
Centre hospitalier de Champagnole Champagnole Jura 39
Centre hospitalier de Château-du-Loir Château-du-Loir Sarthe 72
Centre hospitalier de Clamecy Clamecy Nièvre 58
Centre hospitalier de Condom Condom Gers 32
Centre hospitalier de Confolens Confolens Charente 16
Centre hospitalier de Crest Crest Drôme 26
Centre hospitalier de Decize Decize Nièvre 58
Centre hospitalier de Die Die Drôme 26
Centre hospitalier de Gérardmer Gérardmer Vosges 88
Centre hospitalier de la Mure La Mure Isère 38
Centre hospitalier de la Tour Blanche Issoudun Indre 36
Centre Hospitalier de Mauriac Mauriac Cantal 15
Centre hospitalier de Montmorillon Montmorillon Vienne 86
Centre hospitalier de Pont-à-Mousson Pont-à-Mousson Meurthe-et-Moselle 54
Centre hospitalier de Ruffec Ruffec Charente 16
Centre hospitalier de Saint-Calais Saint-Calais Sarthe 72
Centre hospitalier de Saint-Céré Saint-Céré Lot 46
Centre hospitalier de Saint-Hilaire-du-Harcouët Saint-Hilaire-du-Harcouët Manche 50
Centre hospitalier de Saint-Marcelin Saint-Marcellin Isère 38
Centre hospitalier de Saint-Palais Saint-Palais Pyrénées-Atlantiques 64
Centre hospitalier de Vaison-la-Romaine Vaison-la-Romaine Vaucluse 84
Centre Hospitalier de Vire Vire Calvados 14
Centre hospitalier du Blanc Le Blanc Indre 36
Centre hospitalier du Chinonais Saint-Benoît-la-Forêt Indre-et-Loire 37
Centre hospitalier du pays d'Olmes Lavelanet Ariège 9
Centre hospitalier du Tonnerrois Tonnerre Yonne 89
Centre hospitalier du Val de Saône Gray Haute-Saône 70
Centre hospitalier Emile Borel Saint-Affrique Aveyron 12
Centre hospitalier Gabriel Déplante Rumilly Haute-Savoie 74
Centre hospitalier Hôpitaux du Sud Charente Barbezieux-Saint-Hilaire Charente 16
Centre hospitalier intercommunal des Andaines Domfront Orne 61
Centre hospitalier Jacques Boutard Saint-Yrieix-la-Perche Haute-Vienne 87
Centre hospitalier Jean Coulon Gourdon Lot 46
Centre hospitalier Jules Niel Valréas Vaucluse 84
Centre hospitalier Marguerite de Lorraine Mortagne-au-Perche Orne 61
Centre hospitalier Pierre Delpech Decazeville Aveyron 12
Centre hospitalier Sainte-Marie Grand-Bourg de Marie-Galante Guadeloupe 97
Centre hospitalier Théophraste Renaudot Loudun Vienne 86
Clinique Ambroise Paré Toulouse Haute-Garonne 31
Clinique Beau Soleil Montpellier Hérault 34
Clinique de la Miséricorde Caen Calvados 14
Clinique de Meudon Meudon-la-Forêt Hauts-de-Seine 92
Clinique des Diaconesses Strasbourg Bas-Rhin 67
Clinique du Diaconat Roosevelt Mulhouse Haut-Rhin 68
Clinique du Vallespir Céret Pyrénées-Orientales 66
Clinique Francheville Périgueux Dordogne 24
Clinique La Francilienne Pontault-Combault Seine-et-Marne 77
Clinique mutualiste chirurgicale de la Loire Saint-Etienne Loire 42
Clinique médico-chirurgicale de Bruay-la-Buissière Bruay-la-Buissère Pas-de-Calais 62
Clinique Saint-Amé Lambres-lez-Douai Nord 59
Clinique Saint-Michel Prades Pyrénées-Orientales 66
Groupement hospitalier intercommunal du Vexin Magny-en-Vexin Val-d'Oise 95
Hôpital privé du Val d'Yerres Yerres Essonne 91
Hôpital privé Saint-Claude Saint-Quentin Aisne 2
Hôpital privé Saint-François Desertines Allier 3
Polyclinique de l'Ormeau Tarbes Hautes-Pyrénées 65
Polyclinique Les Chênes Aire-sur-Ladour Landes 40
Polyclinique Marzet Pau Pyrénées-Atlantiques 64
Polyclinique Pasteur Pézenas Hérault 34
SINCAL Nancy Meurthe-et-Moselle 54

 

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 10:16

 Mis en ligne sur le blog de l'UL CGT Dieppe le 21 août 2015 Sécurité sociale

 

Remboursements des médicaments: le pire est à venir !
Actuellement, trois taux de remboursement des médicaments par la Sécurité sociale coexistent : 60%, 30% et 15%.
Mais pour combien de temps encore ?

Sans doute pas longtemps si la ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, suit les préconisations de la présidente du "groupe de travail sur l’évaluation des produits de santé", Dominique Polton.

Celle-ci, qui dit n’avoir pas encore finalisé ses propositions, a fait en juillet un exposé devant un auditoire très divers, composé de la Haute autorité médicale de santé, les mutuelles le ministère de la Santé, les représentants des médecins et des hôpitaux, les associations de patients.

La communication sur cette réunion semble d'ailleurs avoir été savamment étudiée, car seul le journal "les Échos" en aurait eu communication (lire l'article des Échos). Cela fait d'autant plus craindre pour l'avenir.

Notons au passage que les confédérations syndicales de salariés, dont la CGT, semblent avoir été écartées de cette restitution, alors que, pour ce qui est de la CGT, rappelons qu'elle est l'une organisation fondatrice de la Sécurité Sociale dont on fête les 70 ans en 2015. Écarter toujours plus les fondateurs de l'institution, qui sont aussi les principaux défenseurs des usagers et des malades, est la ligne de conduite permanente des pilotes de l'Assurance Maladie depuis que les usagers ont perdu leur droit de vote et le droit de désigner leurs représentants dans les conseils d'administration.

L'objectif est, depuis cette époque, de répartir sur les assurés sociaux et les patients la contraction des recettes provoquée par la multiplication des exonérations de cotisations sociales patronales (appelées "charges" pour les besoins de la manoeuvre). Le "boa" des exonérations continue de serrer la Sécurité sociale dans ses anneaux, et de l'éloigner toujours plus de ses missions. L'effet de la casse de la démocratie à la Sécurité Sociale a été énorme, puisque les remboursements de médicaments, qui étaient de l'ordre de 90% à l'époque, se sont effondrés.

 

[...]  Lire l'article entier en cliquant ici.

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 13:53
 

 

 

photo selon une étude portant sur 600 000 personnes, les horaires de travail à rallonge augmentent considérablement les risques de faire un accident vasculaire cérébrale. © joël le gall/ ouest-france

Selon une étude portant sur 600 000 personnes, les horaires de travail à rallonge augmentent considérablement les risques de faire un accident vasculaire cérébrale.© Joël LE GALL/ Ouest-France

Selon une étude portant sur 600 000 personnes, les horaires de travail à rallonge augmentent considérablement les risques de faire un accident vasculaire cérébrale.

En analysant les données fournies par des études portant sur 600 000 personnes originaires d'Europe, des États-Unis et d'Australie, des chercheurs ont découvert que travailler plus de 55 heures par semaine augmentait de 33 % le risque de faire un AVC et de 13 % celui de développer une maladie des coronaires (les artères nourricières du cœur) par rapport à un travail hebdomadaire de 35 à 40 heures. 

Ce résultat a été obtenu en suivant pendant 7 à 8 ans des hommes et des femmes qui n'avaient aucune maladie cardiovasculaire connue au début de l'étude. Il a été pondéré en tenant compte des autres facteurs de risques des maladies cardiovasculaires - tabagisme, consommation d'alcool ou sédentarité -, précise l'étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet.

Stress et horaires allongés

Ses auteurs relèvent que le risque d'AVC n'apparaît pas brutalement au-delà de 55 heures de travail hebdomadaires mais augmente parallèlement à la durée du travail : 10 % de plus chez les personnes travaillant entre 41 et 48 heures et 27 % de plus chez ceux travaillant entre 49 et 54 heures..

« Les professionnels de santé devraient être conscients du fait que de longs horaires de travail sont associés à un accroissement significatif du risque d'AVC et peut-être également de maladie coronaire » souligne le Pr Mika Kivimäki, professeur d'épidémiologie à l'University College de Londres et coordinateur de l'étude.

Le rôle joué par le stress dans plusieurs maladies cardiovasculaires dont les infarctus et les AVC a déjà fait l'objet de nombreuses études, contrairement aux horaires de travail qui n'avaient jusqu'à présent pas été étudiés avec autant de précision.

La France, en 9e position

Dans un commentaire joint à l'étude, le Dr Urban Janlert de l'université suédoise Umea rappelle pour sa part que parmi les membres de l'OCDE (Organisation pour la coopération économique et le développement), la Turquie a la plus grosse proportion de salariés travaillant plus de 50 heures hebdomadaires (43 %), alors que les Pays-Bas ont la proportion la plus faible, moins de 1 %.

Juste derrière la Turquie, on trouve le Mexique (28,8 %) et la Corée du Sud (27,1 %). La France arrive en 9e position (8,7 %) alors que l'Allemagne compte seulement 5,6 % d'employés réalisant plus de 50 heures de travail par semaine, selon des chiffres publiés en avril par l'OCDE.

Plutôt que de réduire les horaires de travail, ce qui risque d'être « difficile ou impossible » à mettre en œuvre, « la plupart d'entre nous pourrions réduire le temps passé assis, augmenter notre activité physique et améliorer notre alimentation » suggère de son côté le Dr Tim Chico, un consultant en cardiologie, non lié à l'étude.

Ouest-France  

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 21:56

Publié par Michel El Diablo

La POLITIQUE du GOUVERNEMENT "socialiste" : suppression de 22.000 postes en trois ans dans les hôpitaux

SANTE - La masse salariale doit être allégée de 860 millions d'euros en trois ans, d'après un document révélé par «Challenges»...

Des coupes jusque dans les emplois. Pour réaliser les 3 milliards d’euros d’économies prévues dans les dépenses hospitalières, le gouvernement prévoit de «maîtriser la masse salariale» de 860 millions d’euros en trois ans, come le prouve un document révélé vendredi par Challenges.

Ce qui représente la suppression de 22.000 postes. «Il ne s’agit pas de mettre à la porte des praticiens hospitaliers, mais plutôt de jouer sur les non-remplacements de départs à la retraite – même si les vacataires, intérimaires, courent le risque d’être mis sur la touche», précise Les Echos.

Développement de la chirurgie ambulatoire

Parmi les autres mesures, le gouvernement mise surtout sur le développement de la chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire sans nuit à l’hôpital. «Le ministère affiche un objectif ambitieux de 57% d’opérations effectuées en ambulatoire en 2017, contre 43 % aujourd’hui, et estime à 15.000 le nombre de "réhospitalisations" qui pourraient être évitées», détaille Challenges.

La mutualisation des achats des hôpitaux et les baisses de prix des médicaments et des dispositifs médicaux les plus coûteux sont également les autres leviers prévus par le gouvernement pour réduire les dépenses des hôpitaux dès cette année et jusqu’en 2017.

C.B.
 
SOURCE:

Les hôpitaux vont supprimer 22.000 postes en trois ans - 20minutes.fr

http://m.20minutes.fr/economie/1552727-hopitaux-vont-supprimer-22000-post

Et la réaction de l'UL CGT Dieppe à l'article de 20minutes.  Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le titre ci-dessous.

UL CGT Dieppe Jeunes, Médias, Presse CGT, Santé & action sociale 

19 août 2015

Quand le sage montre la lune, la presse fait regarder le doigt

Un proverbe dit:

Lorsque le sage désigne la lune, l'idiot regarde le doigt.

On trouvera sur Internet plein d'explication à cette maxime, qui renvoie toujours à l'individu: "L’idiot ne comprend pas le vrai sens des choses, il n'en voit que la surface".

Mais on peut s'interroger sur le sens à donner à "l'idiot", lorsqu'on regarde les pratiques d'une certaine presse.

Prenons cet article de 20minutes, paru le 2 mars 2015, qui prétend "informer" sur le programme de suppression de 22000 emplois dans les hôpitaux. En fait,  le journaliste de ce tract (car 20minutes est un journal distribué gratuitement à des centaines de milliers d'exemplaires) conduit "l'idiot", à ne pas suivre "le sage"; car il montre les hôpitaux au lieu de montrer la ministre et le gouvernement, qui sont les vériables décideurs de ces suppressions d'emplois.

Les hôpitaux vont supprimer 22.000 postes en trois ans

SANTE - La masse salariale doit être allégée de 860 millions d'euros en trois ans, d'après un document révélé par «Challenges»...

Des coupes jusque dans les emplois. Pour réaliser les 3 milliards d’euros d’économies prévues dans les dépenses hospitalières, le gouvernement prévoit de « maîtriser la masse salariale » de 860 millions d’euros en trois ans, comme le prouve un document révélé vendredi par Challenges.

Ce qui représente la suppression de 22.000 postes. « Il ne s’agit pas de mettre à la porte des praticiens hospitaliers, mais plutôt de jouer sur les non-remplacements de départs à la retraite – même si les vacataires, intérimaires, courent le risque d’être mis sur la touche », précise Les Échos (...)

En réalité ce ne sont pas les hôpitaux qui vont supprimer 22000 emplois (même si cela recouvre une part de vérité): C'est le gouvernement !

Comme le dit l'article, cela ne va pas se traduire par des licenciements, mais par le maintien dans la précarité de 22000 jeunes supplémentaires, à qui il interdit d'entrer dans la carrière et de bénéficier d'un salaire stable.

Pourtant la position salariale des agents hospitaliers n'est pas enviable: leur salaire a été bloqué depuis 5 ans (julllet 2010), par le gouvernement Sarkozy-Fillon, et cette décision a été maintenue par les gouvernements suivants, ce qui veut dire qu'en réalité le pouvoir d'achat de ces asalariés a reculé de plus de 7% pendant la période.

[...]

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 10:33

Commentaires : Et ce ne sont pas les premiers médicamments déremboursés.  Depuis longtemps les fluidifiants sont déremboursés.  Il vaut mieux pas non plus avoir de bronchite ou de bronchite chronique.  De plus vous paierez 10% de TVA au lieu des 2,1% de TVA sur les médicamments remboursés.  Deux fois taxés donc !

UL CGT Dieppe Sécurité sociale,

03 août 2015

Déremboursements : le confort n'est pas là où l'on pense !

Déremboursements : le confort n'est pas là où l'on pense !

Il y a quelques jours, un syndiqué est débarqué en furie dans les locaux de l'Union locale, en brandissant une feuille de soins !

"C'est scandaleux » disait-il ; « Voilà qu'on considère comme des médicaments de confort — donc non remboursés —, les médicaments permettant le traitement des hémorroïdes ! J'en ai pour 28 euros de ma poche, pour 15 jours de traitement ! Et je vous assure: ce n'est pas pour du confort !"

C'est alors qu'un autre syndiqué signala:

"C'est pareil pour l'arthrose: les médicaments sont aussi déremboursés ! Vous avez pour 20€ la boite, tous les mois ! Je ne crois pas que ce soit non plus du confort !"

Depuis 2011, 80 médicaments ont ainsi été totalement déremboursés. A savoir, par ordre décroissant :
  • 18 myorelaxants,
  • 17 vasodilatateurs,
  • 8 produits contre l'ostéoporose,
  • 7 antirhumatismaux non stéroïdiens,
  • 5 anti-hémorroïdaires en crème,
  • 5 anti-arthrosiques et traitements des crampes,
  • 3 antiparkinsoniens et
  • 2 bains de bouche.

Ces déremboursements ont été décidés par le ministère de la Santé pour,  — prétendument — « freiner la hausse de la consommation médicamenteuse, après avis de la Commission de la transparence de la Haute Autorité de santé qui évalue le "Service médical rendu" (SMR) ».

Or près de 80% de ces spécialités sont disponibles uniquement sur ordonnance.

En 2011, certaines étaient encore remboursées à 30% ou 65%, voire à 100% pour le Farlutal® (médroxyprogestérone) utilisé en cancérologie.

En fait, cela ne freine nullement la dépense de santé ! Cela transfère la dépense de santé sur le malade ! Ce n’est pas pareil !

Car tout le monde sait pourquoi les médicaments sont déremboursés. Cela n'a rien à voir avec la hausse — normale — de la consommation médicamenteuse. 

A l'origine, il y a les allègements de cotisations patronales, qui provoquent une  baisse des rentrées financières pour la Sécurité sociale. Ils sont, depuis des décennies, régulièrement décidées par le gouvernement sous prétexte de lutter contre le chômage. Et l'on voit bien que ce genre de mesures est complètement inefficace (sauf pour les profits des actionnaires) !

Ces baisses successives, encore aggravées aujourd'hui par le Pacte de Responsabilité, provoquent inexorablement un assèchement des ressources de la Sécurité sociale, qu'il faut bien compenser quelque part: les gouvernants traduisent cette baisse de recettes — décidées par eux en pure perte — par, notamment, des déremboursements de médicaments (mais aussi par la réforme hospitalière, etc.).

On le voit bien: ces exonérations de cotisations patronales sont une baisse cachée et différée du salaire, sur la partie du salaire appelée "salaire socialisé" (ou "salaire différé"). Vous savez, c'est ce que les médias appellent improprement "les charges".

Et l'on subit concrètement cette baisse de salaire à l'occasion d'une maladie; là c'est véritablement "une charge" pour le malade.

Et aujourd'hui les personnes les plus pénalisées sont évidemment les retraités, qui subissent d'un coté le blocage de leurs pensions, dans le même temps qu'ils sont, par essence et par nécessité plus que les autres générations, consommateurs de médicaments. 

Mais quel est le malade qui souffre, qui n’irait pas à la pharmacie acheter des médicaments non-remboursés, lorsque le médecin les lui a prescrits ? Le plus pauvre !

Cela se passe en France, à l’époque du 70e anniversaire de la Sécurité sociale !

Lorsqu’on fait une recherche sur Internet, on trouve ce genre de commentaire : "Il faut sensibiliser tous les acteurs de la santé pour que cette décision soit comprise et bien interprétée. La question n’est pas tant celle de la maîtrise des dépenses de santé que celle d’une meilleure qualité des soins pour tous". C’est plutôt du coté de la « qualité du porte monnaie » du patient qu’il faudrait regarder !

C’est sûr, la ministre de la Santé n'a pas d'hémorroïdes, ni d'arthrose, à moins que ses revenus et ceux de ses conseillers, ne leur permettent de dédaigner les remboursements !

Mais rassurez-vous, nous dirons-ils : "chez les grecs c’est pire" ! Ceux-ci n’ont même plus accès à un vrai service de santé, ni aux médicaments ! Sauf qu’on n’est pas en Grèce ! On est en France ! Et que lorsque "cela fait mal", cela n’est pas une invention du malade !

Morale: "En 2015, ne tombez pas malades ! Restez bien portant" !
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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 21:31
30 juillet 2015    
Par Owen Jones : Journaliste au Guardian et au New Statesman, écrivain et militant de gauche
 

Au début, seuls quelques-uns trempaient le bout de leurs pieds dans l’eau. Puis d’autres, non sans hésiter, ont suivi leur exemple, se regardant sans cesse les uns les autres pour se rassurer. Alors que la Grèce, ravagée par l’austérité, a été placée sous ce que Yanis Varoufakis appelle une « occupation postmoderne », que sa souveraineté est bafouée et qu’elle se voit contrainte de mettre en application une fournée supplémentaire des politiques qui l’ont conduite à la débâcle économique, la gauche britannique se retourne contre l’Union européenne (UE) à toute vitesse.

« Tout ce que l’UE a de bien est en recul, tout ce qu’elle a de mauvais prolifère », écrit Georges Monbiot, expliquant sa volte-face. « Toute ma vie j’ai été pro européenne » déclare Caitlin Moran [critique de télévision et chroniqueuse au Times], « mais en voyant comment l’Allemagne traite la Grèce, je trouve l’Europe de plus en plus détestable ». Pour Nick Cohen [critique de télévision et chroniqueur à The Observer et au Spectator], l’UE est décrite « à juste titre, comme une institution cruelle, fanatique et stupide ». « Comment la gauche peut-elle soutenir ce qui est en train de se passer ? » demande Suzanne Moore (journaliste, notamment au Daily Mail, au Guardian et à The Independent). « L’Union européenne. Pas en mon nom ». On voit de hauts responsables du Parti travailliste à Westminster et à Holyrood [siège du Parlement écossais] qui, à titre privé, s’orientent de plus en plus vers une position en faveur de la sortie de l’UE.

La liste se poursuit et elle s’allonge. Plus les opposants de gauche à l’UE se manifesteront, et plus la dynamique va s’accélérer et atteindre une masse critique. Ceux d’entre nous, à gauche, qui avons toujours été très critiques vis-à-vis de l’UE avons eu l’impression de vivre une croisade solitaire. Mais le soutien de la gauche à une sortie de l’UE – le « Lexit » [contraction de Left et exit] si vous préférez, – n’est pas nouveau. Cette nouvelle vague d’euroscepticisme constitue une sorte de nouveau réveil. Une grande partie de la gauche avait fait campagne contre l’adhésion, en 1973, à la Communauté économique européenne (CEE) alors que Margaret Thatcher et ses semblables faisaient campagne pour.

Des gens comme mes parents pensaient que cette adhésion menacerait la capacité des gouvernements de gauche à mettre en œuvre leurs politiques, et qu’elle interdirait par exemple des mesures de soutien à l’activité industrielle indispensables pour protéger les industries nationales. Mais, ensuite, le thatchérisme est arrivé au pouvoir et une gauche de plus en plus malmenée et démoralisée a commencé à croire que le seul espoir de pouvoir mettre en œuvre une législation progressiste passait par Bruxelles. Dans les années 1980, la détresse de la gauche eut pour pendant le triomphalisme des thuriféraires du marché qui transformèrent le Royaume-Uni bien au-delà de nombre de leurs ambitions les plus folles, mais qui commencèrent à renâcler face aux restrictions imposées à leurs rêves par le projet européen.

[...]

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 07:10
27 juil 2015

Excellent article du Canard

Des échanges de mails révèlent comment l’industrie chimique a torpillé l’interdiction des perturbateurs endocriniens. Un récit perturbant…

Ce n’est plus du lobbying, c’est de l’art… A Bruxelles, l’industrie chi­mique a réussi à saboter l’interdic­tion des perturbateurs endocriniens. Ces composés chimiques que l’on retrouve par­tout, dans les plastiques, les tapis, les den­tifrices, les cosmétiques, les pesticides, et qui sont soupçonnés d’être responsables, même à très faible dose, de cancers, de troubles de la croissance et autres menus dégâts sur la santé.

Avec une maestria qui laisse baba, les lobbies ont reporté l’échéance d’au moins quatre ans. Dans un rapport rédigé en an­glais et publié le 20 mai, une organisation indépendante, Corporate Europe Observatory, dévoile les coulisses de ce feuille­ton. Des coulisses pas faciles à visiter : il a fallu deux ans à la journaliste française Stéphane Horel, coauteure du rapport, pour obtenir des milliers de pages de documents et plusieurs courriels croquignolets…

Experts gavés

Février 2013. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa, en anglais) s’apprête à publier un rapport étonnam­ment sympa pour l’industrie. A vous don­ner envie de déguster du perturbateur endocrinien au petit dej ! Pas si surprenant, en réalité : près de la moitié des 18 experts qui tiennent le stylo ont des liens d’intérêt étroits avec l’industrie, via des animations de colloques, des travaux de recherche ou des boulots de consultant, et les chèques qui vont avec. Manque de bol, au même moment, le 19 février exactement, le Programme des Nations unies pour l’en­vironnement (PNUE) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publient leur propre rapport. Et leur conclusion dépote :

Les perturbateurs endocriniens constituent « une menace globale » sur la santé, « qui impose de trouver une solution ». C’est clair et tranché.

Avec leur avis tiédasse, les experts de l’Efsa ont l’air malin ! Et ils s’en rendent vite compte. Le 20 février, dans un courriel à ses confrères, l’un d’eux gémit : « Chers collègues, la vie est compliquée… Il est presque embarrassant de comparer notre version actuelle avec le rapport de l’OMS / PNUE. » Et de se lamenter, en dé­voilant toute leur cuisine, au passage : « Quand le rapport de l’OMS / PNUE sou­ligne certaines caractéristiques des pertur­bateurs endocriniens et les signale comme spécifiques, notre rapport, au contraire, les minimise (sic) ou évite de les mentionner (re-sic). »

L’humiliation ne s’arrête pas là :

Quand le rapport de l’OMS / PNUE par­vient à la conclusion que la méthode traditionnelle d’évaluation des risques des pro­duits chimiques est inadéquate [pour les perturbateurs endocriniens], nous arrivons à la conclusion exactement opposée. » Notre expert n’a plus qu’à se planquer sous la table : « Je suis heureux de ne pas avoir à être présent à la conférence de presse (…) pour défendre le rapport actuel (…), sachant que l’auditoire aura lu le rapport de l’OMS. Un vrai cauchemar !» Seule solution, sou­pire ce grand déprimé : « refaire notre rap­port ou, au moins, le modifier de manière significative… » Scientifiquement, bien sûr. Pif, paf, pouf, à quoi ça tient, la santé de 500 millions d’Européens…

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 10:40

Risque de fermeture de l’unique centre radiothérapeutique pour enfants

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L’unique centre de radiothérapie pour enfants atteints du cancer, qui se trouve à l’hôpital pour enfants Aglaïa Kyriakou, à Athènes, risque de mettre la clef sous la porte. La cause, une fois de plus, l’effritement du Système national de santé (ESY), les licenciements de personnel et le gel durable du recrutement de personnel permanent dans le domaine de la santé.

Lire la suite sur le site  d'Okeanews

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