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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
24 janvier 2022 1 24 /01 /janvier /2022 14:37
1 - 2016 - Avant le sommet de l'OTAN - L’USS Porter (DDG-78) en mer Noire  2 - 2018 - Vols de reconnaissance US-Otan près de bases russes et de Kaliningrad1 - 2016 - Avant le sommet de l'OTAN - L’USS Porter (DDG-78) en mer Noire  2 - 2018 - Vols de reconnaissance US-Otan près de bases russes et de Kaliningrad

1 - 2016 - Avant le sommet de l'OTAN - L’USS Porter (DDG-78) en mer Noire 2 - 2018 - Vols de reconnaissance US-Otan près de bases russes et de Kaliningrad

Vladimir Poutine :

"Déployons-nous des missiles près de la frontière américaine ? Non"

"Que diraient les Américains si nous déployions des missiles à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis ?"

" Je pense que c'est clair comme le jour.  Nous voulons assurer notre sécurité"

 

Dans cet interview, le président russe a le mérite de poser clairement les choix qui sont sur la table, la Russie est chez elle, elle ne menace personne mais ce sont les américains et l’OTAN qui installent des missiles à ses frontières. Comment à partir de tels faits peut-on laisser entériner l’idée que ce seraient les Russes, voire les Chinois, qui menaceraient l’OTAN et la délicieuse petite UKRAINE ou Pologne ? Il sera difficile longtemps de feindre d’ignorer une telle réalité alors qu’elle a déjà un tel coût et entraine des formes de fascisation… est-il normal qu’en France on accepte de laisser le soin à l’UE ou à un président qui ne rend aucun compte aux citoyens d’analyser de tels dangers ? C’est irresponsable.

(note de Danielle BLEITRACH dans histoire et societe)

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15 décembre 2021 3 15 /12 /décembre /2021 15:29
Mikhail Metzel/Sputnik, Kremlin/APLe président russe Vladimir Poutine rencontre le président Joe Biden par vidéoconférence dans la résidence Bocharov Ruchei à Sotchi, en Russie, le 7 décembre 2021. La réunion s’est tenue en réponse au renforcement des troupes russes le long de la frontière ukrainienne, dont certains craignent qu’il ne soit un précurseur d’une invasion russe du pays.

Mikhail Metzel/Sputnik, Kremlin/APLe président russe Vladimir Poutine rencontre le président Joe Biden par vidéoconférence dans la résidence Bocharov Ruchei à Sotchi, en Russie, le 7 décembre 2021. La réunion s’est tenue en réponse au renforcement des troupes russes le long de la frontière ukrainienne, dont certains craignent qu’il ne soit un précurseur d’une invasion russe du pays.

 
Voici un article qui a le mérite de trancher sur les âneries dont nous abreuvent nos médias, il le fait sans mettre en cause l’hypothèse de la pression armée de Poutine, alors que celui-ci la nie. Mais son auteur pose relativement clairement les termes de l’affrontement face aux rodomontades de ceux qui se prennent pour le “monde libre” tout puissant.  La nouveauté est qu’ils font face à des gens qui n’acceptent plus leur menace permanente,la force de la Chine alliée à la Russie change la donne. Notez qu’il y a au moins un précepte de Mitterrand que, selon une conception bourgeoise de la tactique, les adversaires mettent en oeuvre : “celui qui sort de l’ambiguïté le fait à ses dépends”. Bourgeoise parce qu’une des bases de la diplomatie socialiste, celle de l’URSS, de la Chine , de Cuba est de ne pas tout dire mais de dire la vérité sur le fond. D’abord pour leurs peuples, pour avoir la paix et pour cela il faut forcer l’autre à sortir de l’ambiguïté dans laquelle il exploite et menace sous couvert de grands sentiments. De ce point de vue Lavrov est souvent soviétique. Dans ce cas, ce qui parait vraisemblable c’est que quelques pays européens et les Etats-Unis ont lancé une opération visant à intégrer l’Ukraine dans l’OTAN; alors que tout était calme, comme ont tenté de protester les Russes, en vain. Alors le gouvernement russe a décidé qu’il était temps d’utiliser la situation que les occidentaux avaient créée pour exiger des engagements clairs concernant l’OTAN. On peut imaginer qu’ils se sont dit : "Puisqu’ils veulent croire à la menace russe au moins que ça serve à quelque chose"… (note et traduction de Danielle Bleitrach)

13 décembre 2021

Le cliquetis du sabre russe fait parler l’Occident. Un accord avec l’OTAN est-il le prochain ? – CSMonitor.com

MOSCOU

Le destroyer USS Ross de la marine américaine en route vers la mer Noire, à Istanbul, en Turquie, le 26 juin 2021. YORUK ISIK / REUTERS

L’expansion continue de l’OTAN en Europe de l’Est et dans les anciens pays soviétiques est une question amère pour Moscou depuis près de 30 ans.

Le Kremlin a vu tous les alliés du Pacte de Varsovie de l’ex-Union soviétique et trois anciennes républiques soviétiques rejoindre l’OTAN, tandis que la ligne de front entre l’OTAN et la Russie s’est déplacée d’environ 600 miles vers l’est. Les Russes affirment, avec des preuves considérables,que l’ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev a reçu de fortes assurances verbales que l’OTAN ne se déplacerait « pas d’un pouce » vers l’est.

Maintenant, Vladimir Poutine semble croire qu’il est enfin temps de le mettre par écrit.

POURQUOI NOUS AVONS ÉCRIT CECI

En renforçant les troupes russes près de l’Ukraine, le Kremlin a fait pression sur l’Occident pour qu’il soit enfin question de l’expansion de l’OTAN. Maintenant, au milieu d’une vague d’échanges diplomatique, Moscou a l’impression que la Russie va enfin être entendue .[...]

La suite ci-dessous :

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12 décembre 2021 7 12 /12 /décembre /2021 17:00
Le coup de force mafieux qui a « sauvé la Démocratie » en Russie en 1996
 
Comment en 1996, la victoire prévue du communiste Gennadi Ziouganov aux présidentielles lui fut volée au profit de « notre homme » Boris Eltsine grâce au pillage organisé (par l’équipe Eltsine) des biens publics (pétrole etc…) au profit des banquiers-oligarques, le tout avec l’aide occidentale financière, politique, médiatique - Bill Clinton, FMI etc...
 
 
 
ARTE « découvre » ce qui était déjà bien connu à l’époque mais dissimulé à l’opinion publique: une corruption gigantesque sur fond de paupérisation générale et d’effondrement de l’économie. 
 
Les grands principes sont saufs: Eltsine a eu raison en 1991 (contre Gorbatchev) en 1993 (contre le parlement « communiste »)… en 1996 aussi, sa cause était bien celle de la "Démocratie", et comme le dit sa fille une victoire communiste aurait provoqué la guerre civile. Evidemment, on a utilisé des méthodes de gangsters mais comme le dit le grand ordonnateur des privatisations, Anatoli Tchoubaïs, « c’est ça la propriété privée ! ». Le moindre mal ?
 
Le documentaire d’ARTE  est très éclairant sur le coup de force de 1996. On ne risque plus rien à le « révéler » de nos jours, c’est une page d’histoire, elle est tournée. Un tel docs eut été impensable au lendemain des faits ! pluralisme ?
Encore faudrait-il éclairer l’amont : les coups de force de 1991 et 1993, par le même Eltsine avec les mêmes appuis internes et extérieurs, et les « grandes privatisations » engagées dès 1994…. A l’époque, la cause de Boris Eltsine était applaudie par nos gouvernements et nos médias, y compris « à gauche » où l’anticommunisme primait sur toute autre considération.
Le hold up du siècle accompli par les « élites » locales et l’Occident, fut aussi une étape décisive de « notre » mondialisation. 
 
Jean-Marie Chauvier
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10 décembre 2021 5 10 /12 /décembre /2021 00:10
photo : Annalena Baerbock

Le cœur de l’empire américain est sa domination de l’Europe, directement par le biais de l’OTAN et indirectement par un réseau de traités, d’institutions et d’organisations d’élite qui élaborent un consensus politique et sélectionnent les futurs dirigeants des pays européens. L’influence américaine omniprésente a entraîné une détérioration radicale des relations entre les pays d’Europe occidentale et la Russie.

[...]

La suite sur le site "Le Grand Soir" :

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8 décembre 2021 3 08 /12 /décembre /2021 17:54
 Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, et Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, et Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères

Cet article du Berliner Zeitung (berliner-zeitung.de)  est un des plus explicites sur la situation réelle en Europe. Bizarrement l’invraisemblable campagne électorale française semble l'ignorer totalement alors que, comme l’explique l’article, la quasi totalité des Russes sont convaincus de l’imminence d’une guerre qu’ils ne veulent pas et ils supplient l’occident de reconnaitre l’existence d’une ligne rouge à ne pas franchir et de négocier un cadre contraignant avec l’OTAN pour éviter cette guerre. A cette angoisse russe, il faut ajouter d’autres dimensions, comme son active diplomatie vers l’Inde, l’Asie centrale dans le cadre d’un partenariat renforcé avec la Chine (notons que dans ce grand jeu asiatique, comme en Afrique la Turquie joue le double jeu de ses ambitions avec ou contre l’Otan). Comment ignorer la dernière provocation stupide des USA d’un boycott diplomatique (pas de représentants du gouvernement) face auquel La Chine a exprimé sa colère mardi après l’annonce par les Etats-Unis au nom de la défense des droits de l’Homme ? Les Etats-Unis enverront leurs athlètes mais aucun représentant diplomatique aux JO de 2022 en raison des violations des droits de l’Homme, et l’Europe hésite à faire de même. Le tout en tentant d’entraîner les autres nations asiatiques comme le japon, la Corée du sud et l’Inde dans un pseudo groupe de lutte pour les droits de l’homme. Là encore la campagne électorale française devient une pitrerie. A propos de la réalité des menaces auxquelles la France et l’UE sont soumises, je dois dire que le seul qui a soulevé le problème est ce pitre fascisant de Zemmour qui propose la sortie de l’OTAN dans un interview par ailleurs totalement provocateur, c’est dire où en est le débat public en France… et en quoi les procédures démocratiques électorales manifestent leur inadaptation, mais nous y reviendrons. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et société)

La Russie veut un traité avec l’OTAN sur l’élargissement orienté vers l’Est. Si cela ne se produit pas, Moscou voit un réel danger de guerre en Ukraine.

Michael Maier, 5.12.2021 –

Le président américain Joe Biden et le chef de l’Etat russe Vladimir Poutine veulent organiser un sommet vidéo mardi, selon les informations du Kremlin. La conversation est prévue pour la soirée (heure locale de Moscou), a annoncé samedi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. La durée de l’échange sera déterminée par les présidents eux-mêmes, a déclaré Peskov, selon les agences de presse russes. Le sommet entre les deux présidents est destiné à contribuer à atténuer la crise ukrainienne. Moscou critique la présence massive de l’OTAN en Ukraine, Washington met en garde contre le déploiement de troupes russes à la frontière ukrainienne. L’Ukraine craint même une invasion russe. Lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères à Stockholm, Anthony Blinken et Sergueï Lavrov ont parlé de la crise.

La suite et l'article du Berliner Zeitung ci-dessous :
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1 décembre 2021 3 01 /12 /décembre /2021 05:06

Cet article est reposté depuis Commun COMMUNE [le blog d'El Diablo].

Recherche en ligne sur les articles de la presse occidentale portant sur ce sujet.  Quasiment le néant, hormis cet article sur europe1.fr.

Mais beaucoup d'articles sur des troupes russes qui seraient massées le long de la frontière sur ... le sol russe.

Ce qui n'est pas le cas de l'espace aérien dans lequel opèrent les bombardiers américains.

YG

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28 octobre 2021 4 28 /10 /octobre /2021 16:29
 DES TÉLÉVISIONS QUI FORMATENT L'OPINION

le 8 août 2021

 Il y a 50 ans, mêmes si ses failles étaient perceptibles, l'URSS incarnait encore l'espoir d'émancipation de millions d'hommes et de femmes en tous les continents. Il était donc logique que les partisans de la " liberté d'entreprendre " et d'exploiter, lui vouent une haine tenace. L'antisoviétisme était leur leitmotiv, l'anticommunisme leur carburant quotidien depuis qu'en 1917 les Bolcheviks de Pétrograd avaient mis en chantier leur rêve millénaire, d'égalité entre les humains et les peuples, et de paix. Evidemment, et les plus anciens s'en souviennent, les "Médiatiques" les plus "anti-rouges" de 1947 a 1960 glissaient souvent de la diatribe antisoviétique au racisme anti-russe pur et simple. Mais ce délire irrationnel avait au moins une explication, la peur de voir la puissante Armée Rouge pousser de Berlin à Paris, et imposer à la France le sort des pays vaincus de l'Europe de l'Est. Un phantasme certainement, mais l'URSS était bien la deuxième puissance mondiale, et ne cachait pas l'exemplarité de son modèle social.

Nous sommes en 2021, et l'Union Soviétique a disparu depuis 31 ans ! A sa place, des pays qui ont rétabli le Capitalisme et la " liberté d'entreprendre" ( et d'exploiter ). C'est le cas notamment de l'immense Russie, livrée en fin de siècle aux oligarques, aux maffias et aux affairistes occidentaux par l'ivrogne Eltsine, mais qui a su retrouver un peu de fierté nationale, et redevenir une puissance à respecter grâce à Vladimir Poutine, ce dont la majorité du peuple russe lui sait gré. Il y a quelques années, le parti " Russie Unie " et son chef Poutine lui-même obtenaient aux diverses élections des scores à faire saliver n'importe quel politicien français. Ce qui en faisait un régime représentatif, plus que celui de Macron en France, même si cela ne doit pas occulter que son économie est capitaliste, inégalitaire, et qu'elle joue volontiers des sentiments nationalistes et des nostalgies religieuses. Rien donc de révolutionnaire dans cet État russe contemporain, mais l'instrument d'une puissance économique ( le gaz naturel exporté jusqu'en France ! ), militaire et diplomatique redevenue de premier plan. Concurrente d'impérialismes agressifs, Etats-Unis et Union Européenne-Otan, elle s'oppose à leurs menées en Europe de l'est, Caucase, et Moyen-Orient. A son profit, bien sûr, et non par idéal anti-impérialiste. La Russie d'aujourd'hui n'est pas l'URSS d'avant-hier, son aide militaire aux côtés de la Syrie contre les djihadistes commandités par l'Otan a d'abord pour but d'étendre ses zones d'influence économiques, politiques ou militaires. Il n'en reste pas moins que l'action russe a été bénéfique au Moyen-Orient, qu'elle a permis la survie de l'Etat national syrien, dont l'Impérialisme occidental avait programmé la DESTRUCTION,comme ce fut le cas de ceux de Lybie et d'Irak.

La suite ci-dessous :

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4 octobre 2021 1 04 /10 /octobre /2021 16:23

Cet article est reposté depuis Solidarité Internationale PCF.

Sur une place Pouchkine noire de monde, des figures du Parti communiste ont harangué une foule compacte et calme, décriant un scrutin « volé ». ( Sud-Ouest)

Sur une place Pouchkine noire de monde, des figures du Parti communiste ont harangué une foule compacte et calme, décriant un scrutin « volé ». ( Sud-Ouest)

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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 14:31
A Genève, le début de la sagesse ? (éditorial paru dans l’édition du 22 juin de Ruptures)

L’UE choisit le moment où Washington et Moscou esquissent un très prudent dialogue pour afficher une attitude martiale et jusqu’au-boutiste

 

Plaisant retournement. Pendant ses trente-six ans de carrière parlementaire, Joseph Biden n’a jamais caché son hostilité à la Russie en général, puis à Vladimir Poutine en particulier. Fraîchement entré à la Maison-Blanche, il assurait encore qu’avec ce dernier, il n’y avait rien à discuter. Et il y a quelques semaines à peine, il qualifiait son homologue russe de « tueur ». Finalement, les deux hommes se sont rencontrés le 16 juin à Genève. Le président russe a dû savourer le moment. Son homologue avait préalablement nuancé son appréciation : le chef du Kremlin était soudain devenu « brillant, coriace ». En retour, ce dernier a salué « le pragmatisme et l’énorme expérience » du président américain.

Peu avant l’entrevue, tant Washington que Moscou s’étaient efforcés de modérer les attentes : nul ne devait se faire d’illusion sur une éventuelle « percée ». Mais, dans le climat délétère fait de sanctions, de contre-mesures, et d’attaques ouvertes – la partie américaine accusant Moscou notamment de cyber-ingérences dans les élections et l’économie américaines – qu’un tel échange ait eu lieu constitue un événement tout sauf anodin. Vladimir Poutine s’est réjoui qu’il n’y ait « pas eu d’hostilité » et a salué une « relation pragmatique » ; son homologue a qualifié les échanges de « bons, positifs, et sans hystérie ». Bref, si la confrontation n’est pas près de disparaître, celle-ci, espère-t-on des deux côtés, pourrait avoir lieu selon des règles, et dans un cadre plus rationnel. Même si Joseph Biden a cru bon de brandir ses « lignes rouges » (attaques cyber attribuées à Moscou, sort d’Alexeï Navalny).[...]

La suite ci-dessous :

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1 juin 2021 2 01 /06 /juin /2021 16:47

Le Parlement européen a gelé le 20 mai la ratification de l’Accord Ue-Chine sur les investissements, conclu en décembre par la Commission européenne après sept années de tractations. La résolution a été approuvée à une majorité écrasante avec 599 voix pour, 30 contre et 58 abstentions. Formellement, elle se trouve motivée comme riposte aux sanctions chinoises contre des membres du Parlement européen, décidées par Pékin après que ses fonctionnaires avaient été soumis à des sanctions sur l’accusation, rejetée par la Chine, de violation des droits humains en particulier des Ouïgours. Les législateurs UE soutiennent que, tandis que les sanctions chinoises sont illégales parce qu’elles violent le droit international, celles de l’UE sont légales parce qu’elles se fondent sur la défense des droits humains établie par les Nations Unies.

Quel véritable motif se cache derrière le paravent de la “défense des droits humains en Chine” ? La stratégie, lancée et conduite par Washington, pour recruter les pays européens dans la coalition contre la Russie et la Chine. Le levier fondamental de cette opération est le fait que 21 des 27 pays de l’Union européenne sont membres de l’OTAN sous commandement USA. Au premier rang contre la Chine, comme contre la Russie, se trouvent les pays de l’Est en même temps membres de l’OTAN et de l’Ue, lesquels, étant plus liés à Washington qu’à Bruxelles, accroissent l’influence étasunienne sur la politique étrangère de l’Ue. Politique qui suit substantiellement celle des Etats-Unis surtout par l’intermédiaire de l’OTAN. Mais tous les alliés ne sont pas sur le même plan : Allemagne et France se mettent d’accord en sous-main avec les Etats-Unis sur la base de convenances réciproques, l’Italie par contre obéit en se taisant au détriment de ses propres intérêts. Le secrétaire général de l’OTAN Stoltenberg peut ainsi déclarer, au terme de sa rencontre avec le président français Macron le 21 mai : “Nous soutiendrons l’ordre international fondé sur les règles contre la poussée autoritaire de pays comme la Russie et la Chine”(voir aussi : https://www.nato.int/cps/fr/natohq/index.htm ).

La Chine, que l’OTAN mettait jusqu’ici au second plan comme “menace” en focalisant son énergie sur la stratégie contre la Russie, se trouve à présent  placée sur le même plan. Ceci se produit dans le sillage de ce qu’on est en train de faire à Washington. Où la stratégie contre la Chine est sur le point de devenir loi. Au Sénat des Etats-Unis a été présenté le 15 avril, sur initiative bi-partisane du démocrate Menendez et du républicain Risch, le projet de loi S. 1169 sur la Compétition Stratégique avec la Chine. La motivation de la loi ne laisse pas de doute sur le fait que c’est une confrontation tous azimuts : “La République Populaire Chinoise est en train de tirer parti de son pouvoir politique, diplomatique, économique, militaire, technologique et idéologique pour devenir un concurrent mondial stratégique, presque à égalité, des Etats-Unis. Les politiques poursuivies de plus en plus par la RPC dans ces domaines sont contraires aux intérêts et aux valeurs des Etats-Unis, de ses partenaires et d’une grande partie du reste du monde”. Sur cette base, la loi stipule des mesures politiques, économiques, technologiques, médiatiques, militaires et autres contre la Chine, visant à la frapper et à l’isoler. Une véritable déclaration de guerre, pas au sens figuré. L’amiral Davidson, qui est à la tête du Commandement Indo-Pacifique des Etats-Unis, a requis au Congrès 27 milliards de dollars pour construire autour de la Chine un rideau de bases de missiles et systèmes satellites, y compris une constellation de radars sur plateformes spatiales. Pendant ce temps augmente la pression militaire USA sur la Chine : des unités lance-missiles de la Septième Flotte croisent en Mer de Chine Méridionale, des bombardiers stratégiques de l’US Air Force ont été déployés sur l’île de Guam dans le Pacifique Occidental, tandis que des drones Triton de l’US Navy ont été approchés de la Chine en les transférant de Guam au Japon. Dans le sillage des Etats-Unis, l’OTAN aussi étend sa stratégie à l’Asie Orientale et au Pacifique où -annonce Stoltenberg- “nous avons besoin de nous renforcer militairement avec des partenaires proches comme l’Australie et le Japon”. Le Parlement européen n’a donc pas accompli simplement un nouveau pas dans la “guerre des sanctions” contre la Chine. Il a accompli un nouveau pas pour amener l’Europe en guerre.

Manlio Dinucci

Source : https://www.mondialisation.ca/pourquoi-lue-se-met-en-rang-contre-la-chine/5656884

 

Article original en italien :

Perché la Ue si schiera contro la Cina

Edition de mardi 25 mai 2021 d’il manifesto

https://ilmanifesto.it/perche-la-ue-si-schiera-contro-la-cina/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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