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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 09:15

 Communauté : les anti-capitalistes

Marseille-plan.jpg

 

Samia Ghali passe en boucle dans les médias, ils auraient trouvé une "personnalité" charismatique, la marseillaise rebelle… l’enfant des quartiers nord qui dit son fait au gouvernement…

 

L’affaire était depuis longtemps lancé sur les rails et visiblement soutenue par bien des forces locales… celle à qui personne n’attribuait la moindre chance se fait connaître par un coup d’éclat sur la sécurité. Elle écrit un livre La Marseillaise, c’est un angle d’attaque déjà prévu "jouer Marseille contre Paris". Une sorte d’utilisation du vieil antagonisme l’OM-PSG, les pauvres contre les riches, les rebelles contre les riches et les bobos…

 

Samia Ghali ne manque pas de personnalité mais en faire cette personnalité surgie de nulle part est pour le moins une tromperie, en politique et à Marseille moins encore qu’ailleurs, l’individu isolé n’existe pas. l’opération témoigne dés le début de l’ascension de Samia Ghali du soutien du mafieux Guerini dont cette jeune femme est le produit…mis en examen pour «escroquerie en bande organisée» et accusé de soutenir en sous-main la sénatrice des quartiers nord. Il y a un an, avant l’officialisation de la primaire marseillaise, Patrick Mennucci l’assurait déjà: «Les forces obscures de Jean-Noël Guérini sont encore à la manœuvre.»(1)

 

Il semble que les intérêts les plus divers mais visant tous plus ou moins à assurer la mairie à Jean Claude Gaudin se soient mis en branle.

 

On a pensé que Bernard tapie devenu le patron de la provence, le premier journal de la région allait se présenter aux municipales, pour le moment il se contente d’être le "faiseur de roi". Et pour cela il a organisé une étrange coalition dont cet individu a le secret et qui ne sert que son ego. Sa reine est Sami Ghali. IL a souhaité la rencontrer et a aussitôt fait fuiter l’information dans Paris-Match. "Samia, c’est une autre génération, il ne la connaissait pas bien, il voulait la rencontrer, savoir un peu ce qu’elle avait dans le ventre", commente-t-on dans l’entourage de la sénatrice-maire du 15/16. Une entrevue que Ghali a ensuite elle-même fait mousser : "Si demain je suis tête de liste et que Bernard Tapie veut y participer, je ne lui fermerai pas la porte."

 

Mais Tapie et Guérini jouent aussi main dans la main pour tenter de faire la peau au PS…, parce que les deux anciens fleurons locaux de la gauche n’ont plus qu’une idée en tête assurer leur pouvoir local en abattant le PS et en faisant de la droite leur obligée. Quitte à recréer dans une manoeuvre ultime une alliance dans laquelle le PS serait réintégré sous couvert de la menace du Front national qui rentrera de toute façon au conseil municipal.Tapie a commencé par rencontrer Jean Claude gaudin et celui-ci a aussi accordé toute publicité à cette rencontre. "Je suis le maire de cette ville et je suis un homme libre. Je rencontre des personnalités et qui veut me voir, peut me voir", commente-t-il sobrement.

 

Tapie et Guérini ne se cachent pas plus et ont même souhaité accorder à leur rencontre toute la publicité possible en déjeunant ensemble dans un restaurant du vieux port et dans la vitrine de ce restaurant (photo). La petite histoire dit même qu’ils sont arrivés à pied pour que les médias puissent accorder toute la publicité possible à cette alliance. Une alliance qui s’est employé à resserer les liens avec christophe Masse, lui même troisième génération du système et patron de l’attribution des logements sociaux. Les gendarmes ont perquisitionné en 2013, les locaux du conseil général des Bouches-du-Rhône, ainsi que l’office HLM 13 Habitat et, le 2 mai, la société d’économie mixte (Sem) Treize Développement, deux organismes dépendant du département 13 Habitat est le premier Office HLM en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il gère plus de 34 000 logements pour un budget annuel d’environ 420 millions d’euros. Fort de plus de 800 salariés, il agit sur Marseille et dans tout le département des Bouches-du-Rhône, son président est justement Christophe Masse.

 

Le président de la communauté urbaine Eugène Caselli(2) a lui aussi eu droit à une discussion dans les locaux de La Provence avec le boss et les directeurs généraux : "II voulait me présenter sa stratégie de développement et confirmer les partenariats en cours avec la communauté urbaine", résume le patron de Marseille Provence métropole. Faut-il voir dans ces rencontres autre chose qu’une relation patron-annonceurs ? Caselli c’est l’autre candidat de la primaire qui a du mal à donner sa voix à menucci tant il paraît avancé dans la stratégie managée par Tapie et Guérini.

 

Le patelin et subtil dans l’inertie Jean Claude gaudin a hérité d’une méthode de gestion de la ville qui isole le Marseille de la pauvreté dans ses ghettos de la délinquance et de la misère et permet de conserver la ville aux forces conservatrices…

 

Bien avant que la loi PLM confère un statut spécial aux votes par arrondissements, Jean Claude Gaudin qui était l’adjoint à l’urbanisme de Gaston Deferre, savait qu’il devait laisser le 15 et 16 les quartiers portuaires aux communistes. C’était du temps où le port fournissait de l’emploi, puis ce fut le chômage, l’assistanat dans lequel le conseil, général de Guérini jouait au meilleur des cas un rôle d’assistance, au pire une embauche maffieuse.

 

L’arrondissement passa à Samia Ghali qui relaya Guerini dans ses oeuvres quitte à réclamer l’armée contre la délinquance dans les cités. Le système Guérini fait songer à celui de Sabiani de sinistre mémoire qui parti de la gauche sera capable d’atterrir n’importe où… Et la présence de Tapie n’accorde pas la moindre crédibilité morale à ces jeux politiciens… celui-ci invité ne cesse de répéter à quel point seuls "les hommes" comptent et son soutien à Sarkozy… Qui tout ce beau monde tire-t-il avec lui, en tous les cas on voit Ségala venir s’emporter sur les plateaux pour dire tout le bien qu’il pense de Samia Ghali…

 

Jean Claude Gaudin sait tout cela et lui qui est élu avec 15% des inscrits sait à quel point son pouvoir celui d’une droite capable de toutes les alliances, avec Deferre durant des décennies, avec le Front national au Conseil régional, avec le syndicalisme FO qu’il partage avec un autre élu socialiste au primaire Caselli et qui tient tout l’emploi de la mairie, passe par l’art de fermer les yeux sur les malversations dans les quartiers nord, le clientélisme dans le XIIIe et le XIV e avec la mise en examen de la socialiste Sylvie Andrieux et l’emprise qui ne se relâche pas malgré la mise en examen de Guérini. Lui-même paye désormais l’impôt sur la fortune alors qu’il est arrivé nu et cru en politique, c’est un homme aimable et courtois qui a plus d’amis que d’ennemis. Il sait tout autant que Guérini les limites du pouvoir de ce dernier et d’ailleurs chacun sait en ce moment ce qu’il en est et se positionne en fonction de cela.


Voilà le contexte réel marseillais , on voit que le transport d’une électorat plus ou moins affilié au PS pour les primaires n’est que l’iceberg d’un bois où l’on pille et parfois même assassine. Ce que je décris ici n’est sans doute pas propre à Marseille, mais cela prend une certaine acuité ici parce que la ville est pauvre, le chômage un mal endémique, j’ai écris avec Mustapha El Miri, un livre "l’exclusion ou la défaite ouvrière" dans lequel je montre à partir de Marseille comment ceux qu’on appelait les "exclus"- en l’occurrence les bénéficiaires du RMI – était une classe ouvrière défaite, ce qui se passe dans le 15/16, ces quartiers nord que François Billoux a reconquis à la tête des syndicats portuaires et du PCF sur Sabiani le fasciste (protégé à la fois par le maire socialiste de Marseille et par les gangsters) est absolument éclairant sur la lutte entre le communisme et les bandes du patronat. Le 15/16 est le lieu même de ce reflux du Marseille révolutionnaire(3).

 

 

Danielle Bleitrach

 

 

(1) Pour décrire les mœurs du PS marseillais, la guerre entre les deux hommes se déclenche dans une scène demeurée célèbre dont mediapart a publié la vidéo: a scène se passe le 17 mars 2010, dans la mairie des 15e et 16e arrondissements de Marseille, celle dans laquelle Guérini a intronisé Samia Ghali. A la fin d’une réunion du groupe socialiste, Jean-Noël Guérini prend la parole pour avertir ses camarades de son mécontentement face à l’ampleur que commence à prendre l’enquête judiciaire concernant son frère, Alexandre. Laissant entendre qu’il a des preuves et qu’il suspecte deux socialistes «particulièrement», mais sans les nommer, il voit s’élever face à lui Patrick Mennucci, maire du premier secteur, qui se sent et se sait visé. De sa grosse voix, il intervient alors pour demander des précisions. Si l’on excepte Arnaud Montebourg personne, à commencer par la première secrétaire de l’époque Martine Aubry personne n’ose affronter celui qui est de fait le parrain de la puissante fédération des Bouches du Rhône. Ce même 31 mars 2010, Jean Noël Guérini avait été réélu à la présidence du Conseil Général des Bouches du Rhône.

 

 

(2) Caselli a lui seul illustre les manœuvres marseillaises et leur impact sur la région, sur l’aire métropolitaine marseillaise dans laquelle Guerini et son conceil Génral étend son pouvoir mafieux avec son frère en particulier en matière de rammassage d’ordures et de gros bras de FO. Quand il décide alors de se présenter à la présidence de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), le favori est celui que l’on prend pour le successeur de Gaudin Renaud Muselier, mathématiquement ce dernier devrait l’emporter mais c’est Caselli qui est élu en septembre 2010 et qui quitte la fonction de Premier secrétaire de la Fédération PS afin de s’y consacrer pleinement. À ce poste, il y gère et fédère une collectivité qui comprend au total 18 communes, dont Marseille qui regroupe 1,2 million d’habitants. Donc nous avons un Renaud Muselier battu et qui perd son poste de dauphin par suite de la défection organisée d’élus de droite. Renaud Muselier en conserve une amertume contre les réseaux mafieux et peut-être celui qui l’a éliminé et qui ne peut être que jean Claude Gaudin, tandis que la fédération du PS est dans l’escarcelle de Guerini…

 

 

(3) je n’ose même pas me lancer dans une estimation des chances du Front de gauche dans un tel contexte, avec un PCF très marqué par les élus et les employés des collectivités locales… ou interpréter les raisons du choix de faire cavalier seul aux municipales… 

 

 

Source: http://histoireetsociete.wordpress.com/

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 22:27
Jeudi 17 octobre 2013

Assemblee-Nationale

L’Assemblée nationale a adopté mardi 15 octobre 2013, en première lecture, le projet de loi qualifié de "garantissant l’avenir et la justice du système de retraites", tandis que les confédérations syndicales CGT et FO, la FSU et Solidaires mobilisaient pour en obtenir l’abandon.

 

Adopté par 270 voix pour, 249 contre et 49 abstentions, le projet a recueilli 268 voix de députés socialistes, 17 se réclamant de l’aile gauche du PS s’étant abstenu. 17 abstentions qui ont pesé lourd alors qu’il manquait à peine 22 voix pour repousser le projet.

 

Tout l’UMP votait contre ainsi que l’UDI, les radicaux de gauche et le FN. Le groupe GDR où se situe le Front de gauche a voté contre, sauf G. Serville de Guyane. Un seul écologiste a voté contre et 16 se sont abstenus.

 

Du côté syndical, l’unité CGT, FO, FSU, Solidaires du 10 septembre, s’est maintenue contre le projet. Ce 15 octobre, à l’appel de ces organisations, des dizaines de milliers de salariés et de retraités se sont mobilisés dans " 151 manifestations" selon la CGT dont 15 000, à Paris, face au Palais Bourbon.

 

Cette réforme selon Jean-Claude Mailly, secrétaire général de la CGT-FO, est "une erreur historique".

 

Pour Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT il n’y a pas de rupture avec les gouvernements précédents ". Ce projet, a-t-il ajouté, " doit maintenant être examiné par le Sénat. Rien n’est donc joué à l’heure qu’il est". Il propose " d’examiner avec les autres organisations syndicales les suites à donner" .

 

Le projet de loi sera ensuite discuté au Sénat à partir du 28 octobre 2013.

 

 

source : POI

 

 

Commentaire d'Action Communiste :  Ce n'est pas s'opposer que s'abstenir.  C'est un calcul politicien qui fait fi de la vie de millions de salariés et de retraités.  Si les députés socialistes et écologistes qui prétendent  combattre le projet gouvernemental avaient voté contre ce recul social, ce projet sur les retraites ne serait pas passé à l'Assemblée Nationale.

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 09:45

circonscrition3-47.jpg

Les résultats du 1er tour le 17 juin 2013 :

 

 

Votants: 34 450 45,78%

Exprimés: 32 750

Blancs-Nuls : 1700

Abstention: 40 794 – 54,22 % (en 2012 =28 490 (37,31%)

*****

Jean-Louis COSTES (UMP) 28,49% - 9331 voix (en juin 2012=27,00 % 13 006 voix) - 3675 voix

Etienne BOUSQUETCASSAGNE (Front National) 26,11% - 8552 voix(en juin 2012=15,71 % 7 566 voix) + 986 voix

Bernard BARRAL (PS) 23,76% - 7782 voix (en juin 2012 = 46,86 % 22 572 voix)

– 14790 voix

Marie-Hélène LOISEAU (Front de Gauche) 5,10 % - 1670 voix (en juin 2012 = 4,50 % 2 169 voix) - 499 voix

Lionel FEUILLAS (EE-Les Verts) 2,80 % - 917 voix (en juin 2012 = 2,03 % 977 voix) – 60 voix

Maria-Fé GARAY (NPA) 1,12 % - 366 voix (en juin 2012 = 0,65 % 311 voix)

+ 55 voix

François ASSELINEAU (Union Populaire Républicaine) 0,57% - 187 voix

Yamina KICHI  (Modem) 2,34 % - 766 voix

Joffrey RAPHAËL-LEYGUES (Sans étiquette) 1,44% - 472 voix

Stéphane GEYRES (Mouvement des libertariens) 0,17 % - 56 voix

Benoît FRISON-ROCHE (Divers Droite)  2,32 % - 756 voix

Cédric LEVIEUX (Parti pirate) 0,19 % - 62 voix

Michel GARCIA-LUNA (Alliance Royale)  0,16 % - 54 voix

Nicolas MIGUET (Printemps de la France, rassemblement des contribuables français) 0,42 % - 139 voix

Anne CARPENTIER (Parti d’en rire) 3,29 % - 1078 voix

Hervé LEBRETON (indépendant) 1,70 % - 557 voix

      ****

 

Les commentaires de Diablo :

Dans cette élection partielle marquée par un taux d’abstention en  hausse, le PS est, une nouvelle fois,  éliminé dès le 1er tour et est en passe de perdre un nouveau siège de député.

Il ne fait pas de doute que le candidat du parti « socialiste » paie comptant la politique anti-sociale, anti-populaire et anti-nationale du gouvernement Ayrault.

L’UMP progresse très peu en pourcentage et perd plus de 3500 voix .

Quant au Front National, il capte une partie de la colère populaire en gagnant plus de 10 % et près de 1000 voix ! Son discours trompeur sur L’Union européenne et l’Euro n’est sans doute pas pour rien dans ce résultat.

La candidate du Front de Gauche ne réussit pas à capter les voix qui font aujourd’hui défaut au PS. Certes, elle gagne 0,60 % mais perd près de 500 voix.

François Asselineau, candidat républicain, militant actif pour une sortie de l’Union Européenne et de l’Euro ne réalise pas le résultat escompté. Il paie sans doute sa faible implantation locale. Son parti « l’Union Populaire Républicaine » étant une toute jeune organisation en cours de renforcement militant.

Enfin, on notera les 3,29% et les 1078 voix de la candidate du « Parti d’en Rire».

Diablo

 

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 10:08

Assises du communisme

(28-29-30 juin 2013) :

Quelques informations

assises2013a.jpg

Après plusieurs Rencontres Nationales, permettant à des communistes appartenant ou pas à une organisation existante, d’approfondir leur réflexion à partir de leurs expériences dans les luttes, après le succès du Stand à la Fête de l’Humanité 2012, ont  eu lieu, courant février et mai deux réunions nationales afin de « cadrer » ce que pouvait être, la prochaine étape de ce processus d’ « en commun » pour aider au véritable changement.

 

L'affrontement de classe s'aiguise en France et dans le monde et nous assistons, depuis 30 ans à une accélération sans précédent d'une politique d'austérité menée par les gouvernements successifs, politique tournée vers la réduction du salaire et des services publics, et de soumissions aux institutions européennes, vers le renforcement du (re)partage du monde entre impérialismes multipliant les guerres.

 

Cette politique provoque de plus en plus la colère des couches populaires.

 

L’ambition des ASSISES du COMMUNISME qui auront lieu les 28, 29, 30 juin prochains dans les Bouches du Rhône,

c’est d’AIDER à ce que le mouvement populaire prenne conscience de la possibilité de faire échouer les plans mortifères d’un CAPITALISME, en proie à ses contradictions et à « sa CRISE SYSTEMIQUE » qui lui impose de frapper encore plus durement le seul monde du travail.

Cette Lutte des classes a besoin de « marqueurs, » de repères, d’outils de réflexion pour l’action. Nous sommes, au-delà de nos divergences, persuadés que le Marxisme reste la boussole de classe. Que pour être dans le maximum de mains, il faut des COMMUNISTES

Le texte initial, tuteur de notre démarche patiente et déterminée rappelait en 2007 :

 

« Il faut se rendre à l’évidence : les forces qui se réclament du communisme apparaissent éclatées, désillusionnées, découragées, traumatisées…Certains se prononcent même pour leur disparition. Or, plus que jamais, il est indispensable d’offrir une perspective à l’espoir que l’on sent poindre dans les multiples échanges qu’entretiennent les militants communistes avec la population dans leurs villes et leurs villages, avec les salariés sur leurs lieux de travail. 

(…) C’est pourquoi nous souhaitons que soit reposée la question de l’actualité du communisme, d’un communisme qui soit de notre temps. Pour cela, les grandes lignes d’un projet de société doivent être redéfinies ou réaffirmés ». 

 

Voilà qui nous semble aujourd’hui encore plus actuel.

C’est pourquoi nous invitons ceux qui se reconnaissent dans cette ambition révolutionnaire à PARTICIPER aux travaux prévus. Nous proposons d’y impulser un PROCESSUS « impliquant les masses qui font l’histoire » comme le rappellent les marxistes.

Nous souhaitons y permettre la convergence des communistes, qu’ils soient en  « réseaux », en « cercles » dans des groupes militants, parties prenantes de la vie interne de leur Parti, en rupture avec ce dernier ou encore  « inorganisés » selon l’expression consacrée.

Nous savons aussi qu’il y a besoin de formes permanentes de coordination et d’organisation des communistes. CHE GUEVARA rappelait un jour

« Sans organisation les idées perdent de leur efficacité après le premier moment d’élan ; elles tombent peu à peu dans la routine, dans le conformisme, et finissent par n’être plus qu’un souvenir »

 

Les travaux fraternels et sans tabous des Assises, auront à mettre en place ce dispositif souple, respectant la diversité d’engagements, et de nature à conserver à notre PROJET ses objectifs à court, moyen et long terme.

 

D’ores et déjà nous vous invitons à vous inscrire et à faire inscrirepour les Assises au moyen de la fiche jointe ci-dessous et à renvoyer votre inscription à 

assisesducommunisme@laposte.net 

ou par courrier postal.

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 08:24

LE PS, UN PARTI DE GAUCHE ? 
UN CONTE POUR BISOUNOURS

Céline Brulin, responsable de la Fédération PCF de Seine-Maritime, conseillère régionale,  dans une tribune libre de Paris-Normandie dénonce la politique des socialistes au pouvoir qui tourne le dos « au progrès social » et votent de « nouvelles attaques contre le code du travail », politique qui génère « déception et colère ». 
Elle condamne, à juste raison, le refus de la loi d’amnistie « des syndicalistes abusivement condamnés, criminalisés même, sous l’ère Sarkozy ».
Jusque là, tout va bien .
Mais plus loin ça ne va plus : elle fait appel à « toute la gauche » en y incluant le PS …  et appelle à une souveraineté populaire qu’elle oppose à la souveraineté nationale

En finir avec ces illusions sur la « gauche »

Le PS : A « gauche » dans les mots dans l’opposition,
Puis, au pouvoir,  main dans la main avec la droite!
La dirigeante du PCF souligne l’ « incohérence avec le vote exprimé par la majorité de gauche du Sénat » avant … les élections présidentielles et législatives.  Idem à propos de l’interdiction des « licenciements boursiers et les suppressions d’emploi abusives », votée début 2012 au Sénat puis rejetée par ces mêmes socialistes aujourd’hui. Evidemment : la majorité du Sénat et l’Assemblée nationale n'est pas  à « gauche » puisque les socialistes majoritaires  ne cessent de voter des lois contre les salariés et refusent de nationaliser les entreprises que les multinationales sont en train de brader ?

Un conte pour bisounours : l’ inflexion sociale du capitalisme
Si le PS compte dans ses rangs des hommes et des femmes sincèrement attachés à une transformation sociale de la société, lui-même en a depuis longtemps abandonné même l’idée. Toutes les exhortations pour le « faire revenir à gauche » ou pour faire « réussir la gauche » au gouvernement aujourd’hui sont vaines et dangereuses.  Son histoire et sa raison d’être sont d’accompagner le capitalisme en créant l’illusion d’une possible inflexion sociale de celui-ci… F.Hollande a mis ses pieds dans les chaussures de Sarkozy et continue  la même politique en France, en Afrique et au Moyen-Orient. Il  reste dans l’OTAN.

Le PS a choisi l’ «économie de marché » et la loi des multinationales
Il a signé tous les traités européens.  Il a trahi les électeurs en votant le traité de Lisbonne alors que son jumeau, le traité constitutionnel, avait été rejeté par une majorité de Français.  Il accepte toutes les directives européennes parce qu’il y adhère.  Voilà pourquoi il est si sensible aux diktats du Medef, a voté l’ANI et se félicite des accords Renault-Ghosn.  Voilà pourquoi il s’apprête à obéir aux recommandations de l’UE concernant les retraites, et la flexibilisation de l’emploi que Bruxelles juge encore insuffisante.

Cessons donc d’employer le mot « gauche » à propos du PS.  
C’est inapproprié et cela crée des illusions chez les travailleurs.  Cela entretient la confusion entre le mouvement communiste et le social-libéralisme.  Le trouble est ainsi jeté chez les électeurs qui choisissent parfois, pour « battre la droite », le candidat socialiste contre le candidat communiste.  C’est comme cela, par exemple qu’une quasi inconnue, Catherine Le Troallic, estampillée PS, a battu Jean-Paul Lecoq, député communiste, dans la  8ème circonscription de Seine-Maritime. Cette dernière s’est empressée de voter sans états d’âme toutes les lois concoctées contre les travailleurs par le gouvernement socialiste.  Mais au-delà de ces considérations électoralistes, le plus grave est que les salariés sont aujourd’hui désespérés et ne se mobilisent pas en assez grand nombre contre les mesures anti-sociales votées par les députés qu’ils ont élus.  Le pire est qu’ils en viennent à se détourner de la politique et ne voient aucune issue à la crise capitaliste qu’on leur fait payer.  Pourquoi imaginer une issue puisque les socialistes et la droite leur répètent qu’il n’y a pas d’autres voies?  Et que le PCF leur a laissé croire qu’on pouvait « réussir à gauche » avec ce PS pro-atlantliste, pro-européen et social-libéral ?



Parler clairement de souveraineté populaire et nationale

Souveraineté nationale et nationalisations
Céline Brulin nous explique qu’il faut aller  «  vers une affirmation de la puissance publique pour reprendre la main sur les secteurs stratégiques ».
Elle appelle à « arrêter de donner la priorité à la recherche de « rentabilité » pour les actionnaires sous couvert de « compétitivité ».

Si cela signifie qu’il faut nationaliser les secteurs stratégiques, nous sommes d’accord.  Mais pourquoi ne pas l’écrire clairement ?  C’est que le PCF et le Front de gauche parlent plus volontiers de pôles publics que de nationalisations.  Or les pôles publics laissent une part au privé. 
Et là où est le privé il y a recherche de profits, ce qui contredit une gestion nationale et sociale de nos secteurs stratégiques.  Là où est la propriété, là est le pouvoir.  Les multinationales ne doivent plus garder une once de pouvoir dans les orientations économiques et politiques de la France.  Voilà pourquoi les nationalisations sont nécessaires.  
Cela permettra que s’exerce doublement le pouvoir que les citoyens délèguent à l’Etat par l’intermédiaire de leurs députés ( souveraineté nationale) et le pouvoir des travailleurs (souveraineté populaire) dans la gestion des secteurs clés de notre économie, qu’il s’agisse de la production ou des services publics.  C’est sur cette base que pourront s’envisager des recherches de coopérations et d’échanges internationaux mutuellement avantageux, non seulement en Europe mais aussi avec le reste du monde, et notamment avec les pays du bassin méditerranéen.

Souveraineté nationale et souveraineté populaire
C.Brulin souhaite aussi « une nouvelle souveraineté populaire pour sortir de la soumission à la commission européenne ou au FMI ». Et elle semble exclure la souveraineté nationale, expression qu'elle veille à ne pas employer.
Qu’est-ce que cette « nouvelle souveraineté populaire  » ?  L’expression est floue.  Sans le dire, ou à son insu, C.Brulin l’oppose à souveraineté nationale car elle suppose qu’elle s’exercerait au niveau de l’Europe ( «  sortir de la soumission à la commission européenne » ), voire mondialement ( «  ou au FMI » ).  A aucun moment elle ne revendique l’indépendance nationale ou la souveraineté nationale face à Bruxelles ou au FMI.  Et elle n’explique nullement comment s’exercerait cette nouvelle souveraineté.  Faudrait-il refuser l’autorité européenne ?  Quelle stratégie est adoptée à l’égard de la politique européenne ? Aucune réponse claire à cette question.
Sous prétexte que le FN emploie les mots nation et national, voilà que le PCF ne s’y réfère plus. Les résistants ouvriers, les communistes ont pourtant su les défendre au moment où ils participaient à l’élaboration du programme du Conseil national de la résistance.  Aujourd’hui encore la résistance face à la mondialisation capitaliste se conjugue avec la lutte contre l’effacement national.  La citoyenneté se forge   avec l’héritage des luttes, Révolution française, Front populaire, Programme du CNR, luttes anti-coloniales, Mai 68…      Et c’est dans le cadre national que se développent les luttes le plus facilement parce que nous avons quelque chose à défendre en commun, nos acquis nationaux, et parce que nous avons une culture syndicale et politique commune.

Indépendance nationale et transformation sociale
Voilà pourquoi la défense de la Nation, de l’indépendance nationale va de pair avec la transformation sociale dans notre pays.  Faire reculer les transformations sociales à l’horizon européen, ou à l’horizon mondial, c’est faire reculer les espoirs de changements pour les travailleurs.  Se donner pour seul horizon l’UE, c’est refuser de mettre le socialisme à l’ordre du jour.  Il faudra bien commencer la révolution quelque part.  Commençons par y travailler là où nous sommes, c’est-à-dire en France.  Et pour cela battons-nous jalousement pour notre indépendance, pour qu’aucune autre puissance que le pouvoir populaire et national  ne vienne nous dicter sa loi.

 

Action Communiste

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 13:52

 

Affaire Andrieux : L’argent ne fait pas tout

mercredi 22 mai 2013
par  Rouge Vif 13
popularité : 100%

Suite aux condamnations de la députée Andrieux de ce jour (1 an ferme, 2 avec sursis, 5 ans d’inéligibilité remboursement des sommes détournées), nous ne pouvions rester silencieux.

Rouge Vif 13 avait assisté en son temps à nombre de pratiques condamnables de la part de candidat-e-s locaux (du PS ou autres) en particulier dans les secteurs des quartiers Nord où nous présentions des candidats face à eux. . Nous avons à maintes reprises – et bien seuls - dénoncé le clientélisme devenu un sport local obligé pour celles et ceux qui se présentaient sous l’investiture de ce parti se réclamant du socialisme.

De nombreux témoignages d’électeurs locaux soumis à des pressions de toutes sortes et d’autres éléments en notre possession nous avaient conduits à dénoncer publiquement ces pratiques et à en faire même la question première lors de la dernière campagne des cantonales où nous déclarions : « quatre points dont le premier est clairement l’arrêt du clientélisme. Il y a le scandale des politiques du PS mais, en face, la droite fait pareil : je te donne un appartement, tu votes pour moi. Il faut arrêter avec ça parce que cela fausse complètement le débat et que le seul résultat c’est de faire passer tous ceux qui font de la politique pour des gens qui ne s’intéressent qu’au poste, visent les avantages et le pouvoir et pas du tout le bien du peuple. ». [1]

Il est à déplorer que nous étions alors, parmi les candidats déclarés à gauche, les seuls à dénoncer ces pratiques. Celles et ceux qui ne l’ont pas fait ont donné du grain à moudre à l’extrême droite adepte du « tous pourris » et ont fait douter, dans les quartiers populaires, de leur réelle volonté de « faire de la politique autrement ».

Ce sont ces mêmes comportements, ainsi que la politique proposée alors, qui nous avaient amenés à nous engager, au cas où nous aurions été élus, à ne pas entrer dans la majorité départementale et à ne pas voter pour M. Guérini.

Le Conseil Régional déclare aujourd’hui qu’il n’était au courant de rien : nous avons envie de lui dire qu’il est bien le seul.

Combattre le capitalisme, ses crises, le pouvoir de l’argent, passe par un programme. Cela passe aussi par une éthique et des candidatures désintéressées.

Aujourd’hui la justice, en condamnant la milliardaire qui croyait s’en sortir à bon compte grâce à des rétractations curieuses, fort opportunes et de dernière minute des protagonistes de l’affaire a été condamnée. C’est pour nous la preuve que, même dans ce pays où sévit un capitalisme décomplexé et sans scrupules, l’argent s’il a pris beaucoup trop de place, ne peut pas tout.
En revanche, si la justice est indépendante, elle peut beaucoup.

Rouges Vifs 13 le 22 mai 2013


[1] Rouge Midi 3 janvier 2011

 

Lu sur Rouge midi

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