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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 10:59

Lu sur le Grand Soir

Tourner la page du Front de gauche
Aurélien BERNIER

En janvier 2014, dans un livre intitulé "La gauche radicale et ses tabous", j’avançais une explication à l’échec électoral du Front de gauche et à la montée, simultanée, du Front national. Cette explication est double : un problème stratégique, d’une part – celui du lien qui perdure entre le PCF et le Parti socialiste – et un problème programmatique – celui du manque de clarté sur les questions du libre échange, de l’Union européenne et de la souveraineté


Les élections du printemps 2014 ont malheureusement confirmé cette analyse. Contrairement à ce que j’espérais, le Front de gauche n’a ni coupé les ponts avec les socialistes au pouvoir, ni porté le seul message qui soit audible par les classes populaires : pour pouvoir gouverner à gauche, il faut sortir du libre échange et de l’ordre juridique et monétaire européen. Comme si ce n’était pas suffisant, nous avons assisté, par médias interposés, aux batailles rangées entre partisans de Jean-Luc Mélenchon et soutiens de Pierre Laurent, aux flots d’insultes sur les réseaux sociaux ou aux règlements de comptes dans les assemblées des collectivités locales. Tout cela ne peut plus durer.

À la fin de l’été, Jean-Luc Mélenchon annonçait le lancement d’une nouveau mouvement pour la Sixième République, autour d’un appel à signatures. Cette démarche a deux intérêts. Le premier est de dépasser la cadre du Front de gauche pour s’adresser directement au peuple, et de tenter ainsi de s’extraire des batailles d’appareils. Le second est de chercher à redresser l’image déplorable qu’ont les partis politiques dans l’opinion, en proposant des ruptures institutionnelles. Pourtant, en l’état, cette initiative me semble être une impasse. En restant « un pied dedans, un pied dehors », Jean-Luc Mélenchon et le Parti de gauche refusent de tourner la page du Front de gauche. Ils sont prisonniers de cette règle stupide en vigueur dans la sphère partisane (tout particulièrement à gauche), qui consiste à ne jamais vouloir endosser la rupture d’une alliance. Le Parti de gauche est toujours officiellement lié au PCF, lui-même lié au Parti socialiste. Jean-Luc Mélenchon peut s’épuiser à traiter François Hollande et Manuel Valls de tous les noms, il reste lié, par communistes interposés, à la majorité en place. Le problème stratégique n’est donc toujours pas réglé.

À cette première épine dans le pied de Jean-Luc Mélenchon s’en ajoute une deuxième : sa nouvelle démarche n’a pas réglé non plus le problème programmatique. La première préoccupation du peuple que l’on souhaite fédérer est, de très loin, celle de la crise économique. La question institutionnelle est certes importante, mais elle ne répond pas directement à la violence qui s’abat chaque jour un peu plus sur les classes populaires. Je suis personnellement favorable à une Sixième République et sans doute en phase avec la vision que Jean-Luc Mélenchon et le Parti de gauche peuvent en avoir. Mais on ne peut substituer la question institutionnelle à l’urgence sociale. Il faut donc porter, en même temps que l’idée de Sixième République, un programme clair de rupture avec le capitalisme qui en finisse avec les trois tabous de la gauche radicale : le libre échange, l’Union européenne et la souveraineté.

Jean-Luc Mélenchon et le Parti de gauche pourraient choisir un tout autre scénario : tourner la page du Front de gauche. Cette alliance était une belle idée, qu’il fallait tenter de mener le plus loin possible. Mais il est évident qu’elle n’a pas abouti aux résultats espérés : permettre au PCF de se désintoxiquer de sa dépendance au Parti socialiste, porter un programme crédible et battre les sociaux-libéraux et le Front national dans les urnes. Il faut cesser les affrontements internes entre organisations, les pseudo-réconciliations qui ne débouchent que sur de nouveaux affrontements. Le PCF a choisi une stratégie, celle du maintien des élus dans les collectivités locales, qui suppose des alliances avec le Parti socialiste. Le Parti de gauche a choisi de couper tous les ponts avec la majorité. Ces deux stratégies sont inconciliables, et le Front de gauche n’est donc plus crédible. Dans deux, cinq ou dix ans, les choses seront différentes. Le PCF sera peut-être décidé à sacrifier ses positions locales pour regagner une crédibilité nationale. Peut-être alors, un nouveau rassemblement sera possible. En attendant, mieux vaut suivre des chemins différents que de poursuivre ce lent suicide politique en direct.

Sur les questions programmatiques, la séparation entre le PCF et le Parti de gauche permettrait à ce dernier de construire ce qu’il n’a, pour la grande majorité des électeurs, jamais eu : un programme. Le Parti de gauche s’est constitué dans le but de créer le Front de gauche. Dès le départ, il est entré dans des négociations programmatiques avec le Parti communiste. Dans les élections nationales, il n’a jamais porté que des programmes « partagés » : L’humain d’abord en 2012 et celui des élections européennes de 2014. Un travail programmatique existe bien, mais personne, en dehors des militants, ne le connaît réellement. Et ceux qui le connaissent savent qu’il est loin d’être abouti. Dans ces conditions, appeler à s’organiser autour de la seule idée de Sixième République serait une erreur.

Pour répondre à la demande sociale des classes populaires et aux enjeux géopolitiques actuels, un programme de gauche radicale doit reposer sur trois piliers. Le premier est celui de la démondialisation. Ce terme a l’intérêt de condenser les mesures de rupture économique que la gauche radicale devra mettre en œuvre dès son arrivée au pouvoir : le protectionnisme pour relocaliser la production et taxer les capitaux, la sortie de l’ordre juridique et monétaire européen, l’affrontement avec la finance internationale. Le deuxième pilier est celui de l’internationalisme : il faut sortir de la concurrence internationale et lancer des stratégies de coopération à contre-courant des doctrines ultralibérales et libre-échangistes. Il faut faire voler en éclat l’idée, martelée depuis des décennies, que sans développement du commerce international et des investissements spéculatifs, il n’y a pas de relations possibles entre États. Au contraire, il y a des dizaines de façons de coopérer et d’entretenir des relations pacifiques : dans l’échange culturel, dans la recherche, dans l’éducation, dans la santé, dans la protection de l’environnement... Enfin, le troisième pilier est celui de la décroissance ou, pour ceux à qui le mot déplaît, de l’anti-productivisme. Il faut être clair : nous n’aurons plus jamais le taux de croissance des Trente Glorieuses, et c’est une très bonne chose. Cela nous oblige à construire un programme de gauche dans un cadre où le Produit intérieur brut, tel qu’il est calculé aujourd’hui, est amené à baisser. Cela nous oblige à développer le secteur non-marchand, mais aussi à taxer fortement les richesses pour redistribuer, tout en relocalisant la production. Ce n’est pas le manque de croissance qui génère le chômage et la crise, c’est le libre échange et l’austérité des politiques publiques. En assumant l’objectif de sortir du capitalisme et le moyen d’y parvenir qu’est la démondialisation, la gauche radicale n’a plus besoin de croissance pour assurer le plein emploi et transformer la situation des classes populaires.

Si la gauche radicale n’ose pas assumer ces positions (ce que Jean-Luc Mélenchon pourrait faire avec talent), d’autres en tireront les bénéfices aux prochaines élections nationales de 2017. Marine Le Pen, bien-sûr, qui joue très habilement du rejet de la mondialisation par les classes populaires tout en défendant un projet économique illusoire et inacceptable : celui du redressement du capitalisme français dans une concurrence internationale inchangée. Mais aussi le socialiste dissident Arnaud Montebourg, dont il ne faut pas sous-estimer les forces. Partisan d’une certaine forme de démondialisation, productiviste acharné, Arnaud Montebourg joue finalement sur le même terrain que Marine Le Pen, celui de l’imposture d’une nouvelle croissance, d’une relance de la compétitivité française, d’un capitalisme bleu-blanc-rouge, certes régulé, mais conquérant. Il est le pendant de gauche de la Présidente du Front national, respectable et rassurant pour les grandes entreprises françaises, et les médias se réjouissent à l’avance d’un match qui devrait faire grimper en flèche leur audimat et leur lectorat. Dans un tel scénario, un Front de gauche version 2012 ou un mouvement pour la Sixième République aux contours flous seraient totalement marginalisés.

Aurélien Bernier,

auteur de La gauche radicale et ses tabous, Seuil, 2014.

URL de cet article 27191
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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 11:19

 

 

   43 % sont "très mécontents"

 

et 41 % "plutôt mécontents".

 

 

La ventilation selon les partis politiques montre que parmi les sympathisants du Front de gauche, 80 % sont mécontents, au PS 57 %, à EELV 79 %, au MoDem 83 %, à l'UDI 92 %, à l'UMP 97 % et au FN 97 %.

 

La ventilation selon les catégories socioprofessionnelles montre que ce sont les ouvriers (90 %) qui sont le plus mécontents de François Hollande, suivis des commerçants et artisans et chefs d'entreprise (89 %), des professions libérales, cadres supérieurs et des professions intermédiaires (85 %), des employés (84 %) et des retraités ou inactifs (83 %).

1 % des personnes interrogées se disent "très satisfaites" et 13 % "satisfaites".

 

À propos du Premier ministre,

    41 % sont "plutôt mécontents"

et 20 %         "très mécontents" de son action.

La ventilation selon les formations politiques place en tête des mécontents le FN (74 %), suivi du FG (71 %), de l'UMP (67 %), d'EELV (57 %), de l'UDI (53 %), du MoDem (43 %) et du PS (35 %).

 3 % sont "très satisfaits" et 33 % "plutôt satisfaits".

 

 

Le sondage a été réalisé par téléphone entre le 17 et le 25 octobre auprès d'un échantillon national représentatif de 1 923 personnes âgées de 18 ans et plus selon la méthode des quotas. 

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 17:33

Lu sur le blog "çanempêchepasnicolas".

 

 A L'ASSEMBLEE NATIONALE

 

SEULE UNE MINORITE DE DEPUTES
VOTE LE BUDGET 2015

 par Jean LEVY 

266 VOTENT POUR (SUR 577 )

245 VOTENT CONTRE

  39 DEPUTES SOCIALISTES, S'ABSTENANT,

SAUVENT LE GOUVERNEMENT VALLS

(à noter qu'en Seine-Maritime on ne compte qu'une seule frondeuse : Dominique Chauvel ).

 

L'impopularité croissante, dans l'opinion, du pouvoir Hollande-Valls commence à trouver écho à l'Assemblée nationale.


En quête d'une nouvelle virginité

Un dirigeant socialiste, encore ministre de l'Education nationale, il y a peu de temps encore, Hamon, en vient à déclarer :

L'ancien ministre et actuel député (PS Benoît Hamon , qui s'est abstenu mardi sur les recettes du budget 2015, a affirmé mercredi que la politique de l'exécutif "menace la République" et mène vers un "immense désastre démocratique" en 2017.

Cette politique, " parce qu'elle réduit les capacités d'intervention de la puissance publique", "menace la République", a déclaré sur RFI Benoît Hamon, qui a quitté le gouvernement le 25 août. "Et la menace de la République, c'est la préparation tout droit, comme on s'y prépare pour 2017, d'un immense désastre démocratique", soit "non seulement l'arrivée au second tour de la présidentielle de Marine Le Pen sans coup férir, mais en plus la menace que, demain, elle dirige le pays".

Certes, lorsqu'il mettait en place, il y a quelques semaines encore, la politique gouvernementale en matière d'éducation, il n'évoquait pas " la menace " visant "la République" et "l'immense désastre démocratique" que représentait l'orientation du gouvernement dont il faisait partie. Sa déclaration d'aujourd'hui traduit l'angoisse personnelle quant à son propre parcours politique futur. Il prépare ses arrières en enfilant ses habits d'opposant. Mais le calcul de l'ancien ministre vise également l'avenir d'une force dite "socialiste" qui pourrait se substituer au PS discrédité...


Une opération "Rose Martine" pour modifier l'emballage ?

N'est-ce pas aussi l'objectif de Martine Aubry, qui vise à prendre du champ, en se singularisant à la marge de la politique actuelle de François Hollande et de Manuel Valls, pour le cas où celle-ci sombrerait trop vite dans un naufrage brutal ?

Car l'échec est en vue. Et il est nécessaire à la social-démocratie de maintenir, sous une étiquette nouvelle, avec des acteurs relookés, une force au service du capital rebadigeonnée à la hâte, en "rose vif" pour s'opposer à toute force populaire susceptible de s'opposer efficacement à la dictature du capital.


La vraie et seule question pour une véritable opposition

Et il est à noter que derrière les critiques les plus véhémentes des opposants de dernière heure, jamais un mot n'est prononcé contre l'engagement européen du front UMPS, alors que celui-ci est à la base de la politique antinationale et antisocialemenée en alternance par la droite comme par la "gôche" depuis Maastricht.

La question essentielle qui nous est posée, c'est de réaliser l'union du peuple de France pour promouvoir une politique d'indépendance nationale, de souveraineté populaire dans une république sociale et démocratique, où l'oligarchie financière et industrielle aura été hors d'état de nuire...

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 05:05

Lu sur El Diablo.

Notre commentaire : M.Valls, F.Hollande conduisent une politique d'austérité sans précédent contre les salariés et les Français.  Ils liquident les conseils généraux, mettent à mal la démocratie comunale, éloignent les centres de décisions des citoyens.  Ils signent la disparition des conseils des prud'hommes,  détruisent la SNCF ... Et Cambadélis voudrait l'"union de la gauche" aux cantonales et aux régionales ?  Mais le PS n'est plus à gauche depuis longtemps!  Martine Aubry a beau être venue l'aider ce week-end pour légitimer cet appel, les électeurs vraiment de gauche auront du mal à les croire. 

En vue des élections départementales et régionales de 2015, le PS appelle « toute la gauche » AU SECOURS !

cambadelis-PS.jpg

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a lancé mercredi [15 octobre 2014] un appel pressant à l'union à gauche en prévision des élections départementales et régionales de 2015, faute de quoi le Parti Socialiste «perdra énormément» et «les autres disparaîtront». «Si dans les élections à venir, les écologistes, les communistes, les socialistes, les radicaux, les amis de Jean-Pierre Chevènement ou d'autres ne s'unissent pas, nous serons éliminés mathématiquement des élections départementales et régionales», a souligné le responsable socialiste dans «Questions d'info» (LCP, AFP, Le Monde et France Info.

«Si nous n'incarnons pas l'intérêt général, nous serons rayés de l'Histoire» 
«Il faut, à un moment donné, que chacun fasse preuve de responsabilité. Si nous ne le faisons pas, si tout le monde va à la concurrence, les uns contre les autres, le PS perdra énormément mais les autres disparaîtront», a-t-il averti. «Je suis inquiet, a-t-il développé, de la manière dont les forces de gauche et les écologistes se comportent (...) Ce qui m'inquiète, c'est qu’élections après élections, le réflexe républicain entre les forces de gauche est en train de sombrer».

«On voit de plus en plus, a-t-il enchaîné, des formations politiques, y compris la mienne, le Parti Socialiste, refuser de se désister, refuser d'appeler à voter pour le parti de gauche qui est arrivé en tête. On voit la plus grande difficulté à respecter les accords dans toutes les formations politiques».

Les mots blessants de Mélenchon

Déplorant «cet individualisme partidaire», il a poursuivi: «Nos divergences (...) ont toujours existé (..) A un moment donné, il ne faut pas mettre les divergences, qui sont parfois secondaires, en avant pour ne pas s'unir». Jean-Christophe Cambadélis s'en est pris vivement à Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), pour son «orientation et les mots blessants» vis-à-vis de «la gauche, du président de la République, d'anciens ministres, des mots qu'il n'accepterait pas pour lui-même». Interrogé sur une disparition du PS, le Premier secrétaire a répondu : «C'est une possibilité».


«Si le PS ne se reprend pas, si les socialistes ne sont pas capables de se redéfinir, si nous n'avons pas une carte d'identité attractive, si nous ne sommes pas capables d'unir les forces de gauche, si nous sommes dans la criticaillerie constante des uns vis-à-vis des autres, si nous n'avons pas une hauteur de vues, si nous n'incarnons pas l'intérêt général, eh bien, nous serons rayés de l'Histoire», a-t-il averti.

 

source: 20 minutes

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 09:45

Suite à notre article de soutien à la majorité municipale de Vénissieux, nous publions cette déclaration de la section de Vénissieux du PCF, lue sur le blog de la section de Vénissieux du PCF.

 

DECLARATION DE LA SECTION DE VENISSIEUX DU PCF

avec tous les habitants, attachés à une ville solidaire, gardant le cap à gauche.
Mardi 30 septembre 2014 , popularité : 2%

 

La décision du tribunal administratif d’annuler les élections municipales sur Vénissieux, suite au recours déposé par la droite et son représentant M. Girard, est une mauvaise nouvelle pour les vénissians.

Il a rendu un jugement qui se situe à la limite du droit et de la politique en permettant que des élections puissent avoir de nouveau lieu, alors que rien n’est reproché à la liste menée par Michèle Picard, arrivée largement en tête du scrutin, alors qu’il pouvait en droit se contenter d’annuler l’élection des fascistes Benedetti et Gascon.
Dans cette période de forte abstention , les tribunaux prennent le risque de nourrir l’idée que le vote ne sert à rien puisqu’il peut-être si facilement remis en cause.
Cette décision d’annulation peut ouvrir une période d’incertitude pour la population à un moment ou la crise économique, sociale, les réponses apportées par le gouvernement en place ne font que renforcer les difficultés qu’elle rencontre.

M.Girard (candidat UMP ; UDI) voudrait retourner aux urnes, en s’appuyant sur des manœuvres de la liste menée par M. Benedetti (candidat identitaire, d’extrême droite) et tenter de remettre en cause la victoire légitime de la liste de rassemblement menée par Michèle Picard en mars 2014, après une campagne exemplaire, tant dans le contenu, les propositions, que dans la forme.

Il voudrait remettre en cause la victoire des vénissians attachés à une municipalités de gauche, progressiste, au service de la population.

Il espère dans le cadre de nouvelles élections attirer à lui les voix qui s’étaient portées sur cette liste d’extrême droite. Il compte pour cela sur son passage au MPF (Mouvement Pour la France créé par De Villiers) sur un discours populiste, anti communiste et sans proposition concrète sur l’avenir de la ville.

Cette démarche participe du pourrissement de la vie politique, que M. Girard, comme d’autres, voudrait faire vivre sur la ville.

D’ailleurs Mr Boudot, responsable départemental du Front National, annonce travailler à une liste pour « faire tomber la maire communiste ».

Les habitants méritent mieux que cette activisme populiste, qui voudrait les détourner de leur propres intérêts, et mettre le débat politique à un niveau ou la droite, comme d’autres, n’auraient pas à répondre de leurs actes, n’auraient pas à parler de leurs projets de régressions économique et sociale.

Face à cette situation nous entendons poursuivre notre engagement avec toutes les forces progressistes, avec tous les habitants, attachés à une ville solidaire, gardant le cap à gauche.

Nous appelons les habitants à rejeter les manœuvres de Girard pour s’emparer de la ville et à affirmer la légitimité de Michèle Picard et son équipe.

PCF Section de Vénissieux le 9 octobre 2014

 

Michèle Picard, maire de Vénissieux a reçu le soutien du Parti de gauche.  Ci-dessous la lettre de soutien.

Soutien à Michèle Picard et à la majorité vénissiane

Retrouvez la déclaration du Parti de Gauche du Rhône après l’annulation des élections municipales à Vénissieux.

« Madame le Maire,

Le Parti de gauche du Rhône vous témoigne son soutien plein et entier suite à la surprenante décision du Tribunal administratif de Lyon.

Alors même qu’aucune partie en présence ne vous fait grief d’une quelconque anomalie lors de ce scrutin, ce sont toutes les listes, y compris la nôtre qui seraient à rejeter.

Nous espérons, à condition que vous choisissiez le recours devant le Conseil d’Etat, que ce dernier aura assez de recul et l’analyse suffisamment rationnelle lorsqu’il aura à apprécier la situation de droit.

Quoi qu’il en soit, sachez, Madame le Maire, que le parti de gauche du Rhône et ses cinq élus qui composent votre majorité, seront présents pour poursuivre le combat, avec détermination et à chaque épreuve.

Nous vous prions d’agréer, Madame le Maire, l’expression de notre très haute considération,

Pour le PG69,

Eleni FERLET, Co-secrétaire départementale »

 

Nous publions également la déclaration de soutien de la majorité municipale

Déclaration des forces politiques et personnalités de la majorité municipale

Les forces politiques et personnalités qui ont construit la victoire de la liste conduite par Michèle Picard le 30 mars 2014 expriment ensemble leur incompréhension devant la décision d’annulation des élections municipales de Vénissieux. Elles partagent le sentiment d’injustice qu’expriment de très nombreux habitants.

Les Vénissians ont choisi clairement la liste "Rassembler les Vénissians, tenir le cap à gauche" qui a mené une campagne démocratique respectueuse des règles électorales, malgré le climat malsain entretenu par d’autres candidats.

Neuf électeurs sur dix ne sont pas concernés par la liste irrégulière « Vénissieux fait Front » qui a conduit à cette annulation. Mais c’est leur vote clair qui est pourtant mis en cause. Comme le souligne Michèle Picard "la majorité municipale est sanctionnée alors qu’aucun grief contre notre liste n’a été retenu, ni même évoqué par le tribunal administratif".

Et cette décision répond à la demande de M. Girard, le représentant local de l’UMP et de Mr Sarkozy, que les Vénissians avaient très massivement rejetés il y a peu. Pire, il dénonce cette liste extrémiste pour en réclamer les voix !

Les forces progressistes et républicaines qui se sont retrouvés autour de Michèle Picard appellent tous les Vénissians à s’exprimer, chacun à sa manière, individuellement ou collectivement, pour répondre à ces manœuvres populistes, à se mobiliser pour faire réussir leur ville belle et rebelle.

Michèle Picard est légitime, avec son équipe, pour faire vivre les projets de Vénissieux .

Oui, Vénissieux continue et continuera, comme un pole de résistance pour tenir le cap à gauche avec les Vénissians !

Vénissieux, le 10 Octobre 2014

 Parti Communiste Français,
 Parti de Gauche,
 Europe Ecologie Les Verts,
 Mouvement Républicain et Citoyen,
 Personnalités socialistes et républicaines

 

Pour plus d'informations voici les liens suivants :
http://gec.venissieux.org/Les-Venissians-ont-fait-un-choix
http://levenissian.fr/La-verite-sur-les-faits-Michele
http://levenissian.fr/avec-tous-les-habitants-attaches-a


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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 15:59

Le stand du M’PEP à la Fête de l’Humanité

(12, 13, 14 septembre 2014)

se trouve cette année avenue Danielle Mitterrand

mpep-huma2014.jpg

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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 08:57

Lu sur El Diablo.  Pour accéder à l'article et aux vidéos, cliquer sur le titre.

 

 

Ce documentaire réalisé par Moise Courilleau et Morgan Zahnd revient sur le principe même du vote et de la démocratie représentative, et montre que ce système est parfaitement calibré pour empêcher que le peuple n’ait finalement le moindre pouvoir sur les lois qui seront créées par la suite.



Le format court du documentaire (46 minutes) n’a sans doute pas permis à ses auteurs de rentrer dans les détails de chaque facette du problème, ce qui déplaira peut-être à certains qui y verront l’esquive de certains sujets. Par exemple le passage qui décrit la révolution française, qui est survolé en quelques minutes sans que les mots « Lumières » et « Franc-maçonnerie » ne soient prononcés et évoqués comme des acteurs prépondérants de cet événement historique pas si lointain.

 

Néanmoins la très bonne réalisation et les informations (chiffres, statistiques, citations) présentées de façon très ludique peuvent être un très bon moyen de mettre le pied à l’étrier aux plus jeunes, et d’ouvrir les yeux des endoctrinés qui pensent que nous sommes dans une magnifique démocratie, ne serait-ce que parce que nous disposons d’un sacro-saint « droit de vote » une fois tous les cinq ans.


Un extrait de l’intervention dAlain Badiou dans l’émission « Avant-premières » du 1er janvier 2012, dans lequel il faisait face à Claude Askolovitch est inclus dans le documentaire (à la minute 22). Nous relayons, en fin d’article, la vidéo complète de ce débat (22min) qui fut très intéressant.

 

 

 

Intervenants :

Loic Blondiaux : Professeur des Universités
Hervé Kempf : Journaliste
Jean-Paul Jouary : Philosophe et essayiste
Bernard Manin : Politologue
Yves Sintomer : Professeur des Universités
Jacques Testard : Biologiste
Etienne Chouard : Professeur d’économie


Et voici l’intégralité (en deux parties) du débat entre Alain Badiou et Claude Askolovitch

1ère partie :

 

 

 

2ème partie :

 

 source : cercle des volontaires

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 17:39

Lu sur El Diablo

chevenement

Dans "Marianne" en vente en kiosques cette semaine, Jean-Pierre Chevènement livre un entretien d’une grande densité. Pour lui, "l’action des gouvernements de gauche depuis trente ans n’est malheureusement pas étrangère" à la "désorientation intime" que connaît notre pays. On ne saurait mieux dire en cette période… Marianne.net vous livre quelques extraits de cette interview.

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Les responsabilités de la gauche et du PS : 

« Quel est le changement de paradigme opéré, de 1983 à 1985, par François Mitterrand et par le Parti socialiste à sa suite ? Substituer à un dessein national de transformation sociale l’ambition de “construire l’Europe”, fût-ce sur la base du néolibéralisme qui triomphait alors dans le monde anglo-saxon. Là est la racine du mal : l’abandon de notre Etat stratège et la profonde désindustrialisation du pays. » 

« C’est Delors qui a été en 1985 à l’initiative de la complète libéralisation des mouvements de capitaux non seulement à l’intérieur de l’Europe mais vis-à-vis des pays tiers. C’était un retournement historique de la position de la France. » 

« La “parenthèse” libérale ouverte en 1983 ne s’est jamais refermée et le PS n’a jamais remis en cause le parti pris ultralibéral qui est au cœur des traités qu’il a élaborés et votés depuis près de trois décennies. Et pour cause ! La “globalisation” a été voulue par les Etats-Unis mais elle a été codifée par des Français ! » 


Elites, peuple et République : 

« Nos élites, dont l’avidité est devenue le principal ressort, peuvent-elles retrouver la patrie ? Et notre peuple, emporté par le vent de l’hyperindividualisme, peut-il sortir de son repliement pour renouer avec l’idée d’un dessein collectif ? » 

« Ceux qui m’ont combattu depuis trente ans l’ont toujours fait comme si la tradition républicaine que je maintenais était synonyme de “repli national” ou autres fariboles. Ceux qui ne veulent pas entendre parler de nation sont bien souvent ceux qui ne veulent pas entendre parler de démocratie. Ils ne comprennent pas que seul un sentiment d’appartenance partagé peut fonder l’acceptation de la loi de la majorité par une minorité de citoyens. » 

« Comment gagner une élection quand on cesse de s’adresser au peuple tout entier ? La logique des partis tend à dominer l’Etat : comment expliquer autrement un projet de réforme territoriale qui ne procurera aucune économie ? Un projet aussi absurde et dispendieux que la réduction à 50 % de la part du nucléaire dans la production d’électricité ? Un projet aussi diviseur que le bouleversement du droit de la filiation ? »
 


 L’Europe, l’euro et l’Allemagne : 

« L’orthodoxie allemande met l’Europe dans l’impasse. Le peuple français sent tout cela. Il constate l’impuissance, la duplicité et l’incapacité de ses élites à le sortir du piège où elles l’ont précipité à grand renfort de promesses illusoires et mensongères ». 

« Le niveau de l’euro doit impérativement baisser d’environ 20 % pour l’économie française. » 

« Il est possible de déboucher sur la transformation de l’euro de monnaie unique en monnaie commune externe, avec des subdivisions nationales. » 

« La France a un argument de poids qu’elle n’utilise pas : sans elle, la monnaie unique ne peut exister ! »
 


  
Poutine, la Russie et l’Ukraine : 

« Est-il raisonnable de méconnaître le fait que l’Etat russe a été depuis le milieu du XVIIIe siècle et reste aujourd’hui une puissance mondiale majeure ? Est-il sensé de vouloir défaire les synergies existantes en matière économique entre l’Ukraine et la Russie ? Vouloir exporter à toute force nos “standards”, nos “valeurs”, bref notre idéologie des “droits de l’homme” vers l’Ukraine et vers la Russie est une forme de nationalisme condescendant qui n’est pas sans rappeler l’état d’esprit qui prévalait dans les “Empires centraux” avant 1914. » 

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 14:50
Résister au capitalisme, reconstruire l’unité de pensée et d’action des communistes

par  lepcf.fr


Un appel à un débat ouvert pour une conférence nationale utile et sans tabou !

Le Conseil National des 14 et 15 juin a décidé la convocation d’une conférence nationale pour les 8 et 9 novembre 2014. Après les résultats des élections municipales et européennes, cette décision s’imposait.


Il est urgent que les communistes ouvrent un examen sans tabou de la stratégie suivie depuis 2008. En effet, des avis divers s’expriment quant à l’analyse des résultats et aux propositions pour l’avenir.

Malgré cela, l’ordre du jour décidé par moins de la moitié des 160 membres du Conseil National tend à nous enfermer dans le refus de toute remise en cause de la ligne suivie.

Nous appelons les communistes dans leur diversité à s’emparer de cette conférence nationale, à en transformer l’ordre du jour pour permettre un débat utile pour notre parti et notre peuple.

Les élections municipales et européennes ont créé une situation nouvelle lourde de dangers. La gauche est durablement disqualifiée, la droite a conquis de nombreuses communes, le Front National confirme sa dynamique avec le gain de plusieurs villes et sa course en tête aux élections européennes. L’abstention structure durablement les comportements politiques y compris d’anciens électeurs communistes.

Notre parti a subi une défaite importante avec la perte de nombreux élus et villes communistes, puis d’un député communiste européen, pertes qui s’ajoutent à celles des conseillers régionaux et généraux en 2011, députés en 2012.

Cette perte d’élus utiles au mouvement populaire accompagne et aggrave l’affaiblissement de notre organisation, du rayonnement de nos idées, de notre lien populaire.

Notre représentation est atteinte à tous les niveaux, notre crédibilité affaiblie. Il nous faut nous poser avec lucidité la question de notre visibilité et de notre capacité à être audible par le peuple.

De nombreux camarades, quelqu’ait été leur opinion dans les débats antérieurs, constatent que les objectifs fixés au Front de gauche par le PCF n’ont pas été atteints.

Pire, l’affaiblissement du PCF s’est poursuivi, particulièrement dans son ancrage populaire et ouvrier, jusqu’à menacer notre existence nationale.

Suffit-il de rechercher de nouvelles formes d’accord de sommet ? Nous sommes convaincus par l’expérience que ce serait une mauvaise réponse.

Faut-il faire plus, relancer le Front de gauche, imiter le modèle Syriza, nous savons tous que cela ne fera pas le compte. Les résultats de Die Linke et du Front de gauche le montrent amplement.

Nous appelons pour notre part à des ruptures stratégiques dans l’esprit des textes de Congrès que nous avons soutenus et déposés depuis 2000, notamment le dernier "Unir les communistes" que nous joignons à cette déclaration.

Nous invitons les communistes à débattre et agir autour de 4 points qui nous semblent essentiels pour sortir de l’impasse dans laquelle le PCF s’est mis :

  • La conception du rassemblement populaire qui doit se libérer des accords de sommet et du modèle de l’union de la gauche
  • La réappropriation par le PCF de son combat historique pour la nation, la souveraineté nationale et l’internationalisme, valeurs et objectifs abandonnés depuis notre adhésion au PGE.
  • Le renforcement de l’organisation du PCF et de sa capacité d’intervention idéologique et concrète autonome.
  • La rupture avec les orientations du Congrès de Martigues qui ont conduit à l’effacement du PCF, la recherche du rassemblement des communistes.

Nous invitons donc les communistes à se saisir de cette conférence nationale, dans les fédérations, les cellules et les sections, pour travailler au renouvellement stratégique nécessaire afin de construire l’unité de pensée et d’action des communistes pour un parti de résistance au capitalisme et de construction du socialisme.


Cet appel est lancé par : Caroline Andréani (Seine Saint Denis, membre du Conseil National), Paul Barbazange (Hérault, Membre du Conseil National), Luc Basin (Drôme), Floriane Benoît (Isère), Robert Brun (Drôme), Marie-Christine Burricand (Rhône, Membre du Conseil National), Jean-Pierre Djukic (Bas-Rhin), Guy Jacquin (Ain), Jean-Jacques Karman (Seine- Saint- Denis, Membre du Conseil National), Gilles Questiaux (Paris), Jean-Pierre Meyer (Var, Membre du Conseil National), Pasquale Noizet (Paris, Membre du Conseil National), Laurent Santoire (Seine-Saint-Denis), Danièle Trannoy (Gironde, Membre du Conseil National), Bernard Trannoy (Gironde)

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 08:28

 

Lu un article dans Libé, il y a déjà une dizaine de jours.

Titre : " Et si le FN était plus à gauche que François Hollande ?", signé de Luc le Vaillant. Si le journal s'était posé ce genre de (bonnes) questions plus tôt, il vendrait probablement quelques exemplaires de plus...

Le coeur de l'article :

"Le FN fait aussi sa pelote parce qu’il a agrégé, à ses névroses sécuritaires, des propositions solidaires et protectrices que la gauche de gouvernement a jetées avec l’eau du bain européen. [...] En face, la gauche se vend pour des queues de cerise à la concurrence libre et non faussée.

En face, Hollande se convertit à l’austérité bancaire au lieu d’imposer la remise des dettes souveraines à ces créanciers que les nations ont sauvés en 2008. En face, l’Europe des bons pères, démo-chrétiens et sociaux-libéraux mêlés, ouvre le continent à tous les vents du dumping fiscal et social."

Depuis ce papier, Laurence Boone est à l'Elysée, et Toubon est défenseur des droits.

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