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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 07:17

M-PEP-nouveau

SUPPRESSION DES DÉPARTEMENTS :

LA RÉPUBLIQUE DÉMEMBRÉE
 
 

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 2 juin 2014.
 
Lors de son discours de politique générale, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé son intention de supprimer les Départements (1). Il montre ainsi pleinement sur ce sujet, comme sur de nombreux autres, sa proximité avec l'UMP (2). Sous couvert de rationaliser le « millefeuille » administratif français, il s'agit en fait de procéder à une véritable révolution de notre paysage institutionnel avec des intentions moins avouables, par déconstruction des structures administratives et politiques issues de la Révolution française.
 
(…)
 

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 21:14
Mercredi 4 juin 2014

anciennes-provinces.jpg

Faute d’alternative politique réelle, Hollande et Valls utilisent leurs défaites électorales pour accélérer leurs contre-réformes et même pour charger la barque.

 

A côté de l’annonce de 11 milliards d’euros par an de cadeaux supplémentaires au patronat, dans le cadre du « pacte de responsabilité », ils programment des fusions de régions et la disparition des départements.

 

Sarkozy en avait rêvé mais n’avait pas osé l’entreprendre. Hollande se sent en état de précipiter le démantèlement de la démocratie locale que le rapport Attali de 2008 et la Commission Balladur préconisaient.

 

L’objectif est plus que jamais de détruire l’échelon qui porte historiquement l’égalité des territoires : le département, de constituer de grandes féodalités, « métropoles », ou eurorégions, en concurrence les unes avec les autres, directement liées à l’Union européenne.

 

Les coupes budgétaires annoncées dans les dotations aux collectivités locales atteignent 11 milliards d’euros par an, soit 15% de leurs dépenses d’investissement. Elles vont de pair avec les objectifs de casse structurelle.

 

Le comblement des déficits publics – que les gouvernements creusent eux-mêmes -, l’allègement du soi-disant « millefeuille territorial » servent de prétextes à la contre-réforme. Des dizaines de milliers d’emplois, les services publics et sociaux remplis par les collectivités sont directement menacés.

 

Mais la pénurie de moyens servira aussi à accroître les inégalités entre les nouvelles collectivités et leur dépendance au patronat, aux banques, à l’Union européenne.

 

Le pouvoir sait quelle est la profondeur de l’attachement populaire aux départements, même aux régions. Il louvoie.

 

Il s’y prend en plusieurs étapes en attaquant d’abord les conseils généraux (conseils départementaux), seule institution départementale ayant une légitimité démocratique propre. Hollande et Valls veulent les priver tout de suite de leur « compétence générale » qui leur permet d’intervenir sur toute question relative à la vie départementale, même hors de leurs prérogatives spécifiques. Ensuite, ils veulent carrément les supprimer et supprimer les cantons, les élections cantonales. A terme, l’administration départementale – préfecture, sous-préfectures, directions départementales etc. – tomberaient d’elles-mêmes.

 

Les populations peuvent mesurer le danger. Leur attachement aux départements est bien plus que « sentimental », tel que le refus de la suppression des numéros de département des plaques minéralogiques l’avaient montré.

 

En Martinique, en Guadeloupe en 2003, en Haute-Corse et Corse-du-Sud en 2003, dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin en 2013, à chaque fois, les électeurs ont voté NON à la disparition de leur département.

 

Aussi, la ministre Lebranchu exclut d’emblée toute consultation populaire, tout référendum cette fois-ci. Elle indique que les départements pourraient ne pas être supprimés tous en même temps, ni suivant les mêmes modalités : les uns seraient intégrés à des métropoles, d’autres à des régions, d’autres maintenus un temps.

 

Les agissements du mouvoir traduisent combien les forces existent pour mettre en échec sa « réforme » territoriale. Pour nous communistes, la bataille pour la défense des départements, avec toutes ses contradictions, s’intègre dans les luttes immédiates prioritaires pour commencer à faire reculer la politique au service du capital.

 

Nous reproduisons ci-dessous l’analyse du rapport Attali que nous faisions en février 2008, toujours aussi actuelle.

Pourquoi Attali (et d’autres) veulent-il abattre le département ?

 

Les élections cantonales approchent. Sarkozy a dû désavouer une des propositions du rapport Attali. Difficile en effet de faire élire des conseillers généraux UMP aux assemblées départementales tout en se prononçant pour la suppression des départements. Mais tout laisse entendre que ce n’est que partie remise. D’ailleurs Attali a donné dix ans pour une disparition progressive.

 

L’attaque contre l’échelon gouvernemental ne date pas de ce gouvernement.

 

Son prédécesseur avait tenté de s’attaquer à ceux qu’il considérait comme des maillons faibles.

 

Il a échoué devant la résistance populaire et perdu les référendums visant à supprimer les départements des Antilles et de Corse. Sur un autre plan, avec la complicité de
l’Union européenne, le pouvoir s’attaque à un autre symbole fort : la référence au département sur la plaque d’immatriculation qui devrait être abandonnée à compter du 1
er janvier 2009. Là encore, l’opposition des Français est manifeste.

 

D’où vient cet acharnement des représentants du capital contre le département ?

 

Les gouvernements ont conféré de façon assez arbitraire depuis la décentralisation de 1982 un certain nombre de compétences aux départements, notamment en matière d’action sanitaire et sociale (RMI, aide aux personnes âgées…), de culture et d’éducation (collèges), de transports et d’aménagement du territoire. Une remise en cause du département permettrait de revenir sur un certain nombre d’acquis sociaux dans ces domaines.

 

Mais les raisons principales sont plus fondamentales. L’attaque contre les départements  s’intègre dans la remise en cause des fondements de l’Etat républicain. Le département, créé en 1790 par l’Assemblée constituante, a rompu avec les particularismes et aberrations territoriaux d’origine féodale. Comme division administrative, bien au-delà des prérogatives des conseils généraux, il porte une conception de l’égalité des territoires et des citoyens devant l’Etat.

 

L’amélioration des transports et des communications n’a pas modifié ce caractère structurant de l’unité du pays. Elle a davantage fait du département, des préfectures et sous-préfectures, un maillage de proximité des services de l’Etat et des services publics. Sur cet aspect, on voit comment la volonté de supprimer le département s’apparente à celle de
supprimer, par exemple, les tribunaux, avec la « réforme » de la carte judiciaire de Rachida Dati.

 

Construit par l’Histoire, l’attachement des citoyens au département correspond à une forme d’adhésion au modèle républicain national.

 

Objectivement celui-ci est devenu un obstacle au capitalisme. La Nation en général, la nation française en particulier avec son héritage révolutionnaire et ses acquis démocratiques, l’égalité républicaine, la conception du citoyen, la laïcité… représentent une résistance au développement de la mondialisation capitaliste.

 

Pour la combattre sur le plan des territoires, ses serviteurs s’emploient à renforcer deux échelons:

 

- d’une part l’UE, entité lointaine, incohérente, niant la réalité des peuples et donc leur expression démocratique, correspondant naturellement à la domination des multinationales.

 

- d’autre part les régions, voire les « euro-régions », dont ils sont prêts à inventer de toutes pièces des particularismes identitaires. Entités inégales, nouvelles féodalités, les régions sont conçues en opposition, comme contre-pouvoirs à l’Etat-nation démocratique que l’on veut dévitaliser devant l’UE.

 

Les départements français sont trop petits pour constituer des régions de ce type. Leur histoire comme leur réalité d’aujourd’hui les rattachent indissociablement au modèle républicain et à l’Etat-nation.

 

Pour les Attali, Sarkozy, Barroso : il faut détruire les départements !

 

Source : Vivelepcf, 28 mai 2014

 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 17:43

Pour des raisons techniques, le commentaire de l'article à propos de l'abstention des députés Verts et socialistes ne s'est pas affiché.  Le voici donc.

 

Ainsi donc nous comptons deux députées socialistes abstentionnistes en Seine-Maritime, Catherine Troallic et Dominique Chauvel.  On ne peut que s'interroger sur leurs motivations profondes.  L'une d'entre elles, Catherine Troallic, n'avait ravi le siège du député communiste  Jean-Paul Lecoq  que de 41 voix.  Après bien des promesses électorales.  Rappelons-nous qu'elle a voté sans états d'âme, avec  Dominique Chauvel, le pacte de stabilité Sarkozy-Merkel-Hollande ( TSCG),  l'ANI (Accord national sue la compétitivité et l'emploi),  la confiance à Manuel Valls...  Serait-il devenu difficile pour elles aujourd'hui de parcourir leurs circonscriptions ? En effet bon nombre de leurs électeurs et électrices sont salariés et subissent les conséquences de l'austérité et des mesures prises par le gouvernement socialiste-vert. Ainsi chez Renault, l'ANI a fait perdre aux travailleurs entre 17 et 21 jours de congés annuels ... D'autres sont fonctionnaires et voient leurs salaires gelés ... Des militants syndicaux continuent d'être sanctionnés ... D'autres encore sont licenciés parce que l'Etat laisse les actionnaires vendre et liquider les usines ...

La seule façon pour ces élues socialistes de prouver leur bonne foi serait de quitter ce PS social-libéral et de démissionner de leur mandat. Mais il est plus probable que les abstentions de ces deux députées socialistes, comme celles de leurs autres collègues, sont nécessaires pour faire durer les illusions des électeurs qui avaient cru voter à gauche en votant pour elles.  Il faut que les illusions perdurent et que le PS garde des électeurs de gauche à l'aube de la campagne des européennes.  Ces socialistes ( dissidentes ?) ne manqueront pas d'apporter leur appui à la liste socialiste-libérale en nous expliquant que voter PS c'est voter pour une "Europe sociale" et une "réorientation de l'Europe". 

Mais les électeurs se souviendront certainement des promesses non tenues : elles sont si proches.  Ils se rappelleront peut-être aussi des promesses d'une Europe sociale lors du vote du traité de Maastricht, puis du traité constitutionnel. Sans doute bon nombre d'entre eux traîneront-ils les pieds pour aller voter puisque soit on ne tient pas compte de leur vote ( vote NON au traité constitutionnel en 2005), soit leur vote ne sert à rien  ( élections européennes), soit le PS leur ment en leur promettant une politique de gauche qu'il n'a jamais eu l'intention de faire et poursuit la politique de Sarkozy.

 

Yvette Genestal 

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 10:55

Assemblee-Nationale

Groupe socialiste, républicain et citoyen (291 membres):


Contre : 3

Marie-Françoise Bechtel

Christian Hutin

Jean-Luc Laurent

 

Abstention : 41

Pouria Amirshahi

Christian Assaf

Serge Bardy

Delphine Batho

Laurent Baumel

Philippe Baumel

Jean-Pierre Blazy

Kheira Bouziane-Laroussi

Isabelle Bruneau

Fanélie Carrey-Conte

Nathalie Chabanne

Dominique Chauvel

Pascal Cherki

Florence Delaunay

Jean-Pierre Dufau

Henri Emmanuelli

Hervé Féron

Richard Ferrand

Jean-Marc Germain

Jean-Patrick Gille

Daniel Goldberg

Linda Gourjade

Jérôme Guedj

Edith Gueugneau

Mathieu Hanotin

Chaynesse Khirouni

Christophe Léonard

Arnaud Leroy

Kléber Mesquida

Franck Montaugé

Pierre-Alain Muet

Philippe Noguès

Christian Paul

Michel Pouzol

Denys Robiliard

Barbara Romagnan

Gérard Sebaoun

Suzanne Tallard

Stéphane Travert

Catherine Troallic

Paola Zanetti

 

Groupe écologiste (17 membres)

 

Contre: 12

Laurence Abeille

Brigitte Allain

Isabelle Attard

Danielle Auroi

Michèle Bonneton

Christophe Cavard

Sergio Coronado

Noël Mamère

Véronique Massonneau

Barbara Pompili

François de Rugy

Eva Sas

 

Abstention: 2

Denis Baupin

Jean-Louis Roumégas

 

 

Tous(tes) les députés(es) du Front de Gauche ont voté Contre

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 08:47
Plus de 80 députés PS
jugent dangereux
le plan d'économies de Manuel Valls
"Il y a un rejet au point que la dissolution ne fait pas peur à certains qui disent 'je préfère perdre en gardant mon honneur, sinon c'est la honte qui s'ajoute à la défaite'." déclare un député PS

CHICHE !

Plus de 80 députés socialistes et une demi-douzaine d'autres élus du parti majoritaire jugent dangereux le plan d'économies présenté par Manuel Valls et s'opposent au gel de prestations sociales, dans une lettre adressée jeudi au Premier ministre. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic

 

 Plus de 80 députés PS et une demi-douzaine d'autres élus du parti majoritaire jugent dangereux le plan d'économies présenté par Manuel Valls et s'opposent au gel de prestations sociales, dans une lettre adressée jeudi au Premier ministre.

Les signataires de cette missive, en partie issus de l'aile gauche du PS mais aussi des proches de la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, demandent également un report de l'objectif de retour des déficits publics à 3% du PIB en 2015.

"Nous estimons dangereux économiquement (...) et contraire aux engagements pris devant nos électeurs ce plan de 50 milliards d'économies", écrivent-ils dans cette lettre dont Reuters a obtenu une copie.

Au-delà de 35 milliards d'euros de réduction des dépenses publiques, ils estiment que les "reculs sociaux" et la "mise à mal des services publics seront inéluctables".

Dans leur missive, ils estiment que l'effort demandé aux collectivités territoriales (11 milliards d'euros) risque de "briser l'investissement local".

Ils réclament un appel à projets d'investissements à hauteur de cinq milliards d'euros en direction de ces collectivités et un effort de cinq milliards en faveur du pouvoir d'achat en 2015, en plus des cinq milliards déjà prévus.

Ils demandent enfin à celui-ci de dégager un milliard d'euros pour financer 50.000 emplois aidés supplémentaires et un plan pour les chômeurs de longue durée.

Les 50 milliards de réduction des dépenses publiques sont censés contribuer au rééquilibrage des finances de l'Etat.

A 14 jours de l'examen par le Parlement du programme pluriannuel de stabilité budgétaire qui sera soumis à la Commission européenne, les signataires exigent une "trajectoire plus crédible" que celle qui est officiellement envisagée.

"Cet objectif de passer sous la barre des 3% pourrait être maintenu mais décalé dans le temps", écrivent-ils.

Ils souhaitent notamment que les dépenses de défense ne soient pas comptabilisées dans les déficits publics et que les aides aux entreprises soient ciblées sur l'industrie.

Ils ajoutent que leurs propositions guideront leurs votes lors des prochains rendez-vous avec le Parlement - programme de stabilité, programme de réformes, collectif budgétaire, lois de finances et de financement de la Sécurité sociale - et émettent le souhait d'en discuter avec le Premier ministre.

Ce sont les animateurs de cet appel qui se sont fait le plus entendre mercredi après la présentation du plan d'économies par le Premier ministre.

Les chefs de file du groupe socialiste à l'Assemblée se disent convaincus que Manuel Valls aura une majorité pour voter le programme de stabilité budgétaire le 30 avril.

Mais un député confiait jeudi avoir constaté à l'Assemblée "un niveau d'embrasement assez inégalé" : "Il y a un rejet au point que la dissolution ne fait pas peur à certains qui disent 'je préfère perdre en gardant mon honneur, sinon c'est la honte qui s'ajoute à la défaite'."

"Le problème, c'est François Hollande", ajoute cet élu, selon qui le chef de l'Etat socialiste "a perdu ce qui faisait sa force, qu'il aimait les gens plutôt que l'argent"

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 14:22

Il faut cesser de considérer le PS comme un parti de gauche !

 

J'ai lu sur le blog des élus PCF de Rouen une surprenante intervention de Matthieu Charlionnet, élu communiste au conseil municipal de Rouen, à propos du statut de métropole imposé par le gouvernement qui obéit aux recommandations de Bruxelles à la France. Surprenante car après avoir lu la dite déclaration on se prend à s'interroger sur le ralliement  des communistes à la liste socialiste.  Car cette liste comprend tout de même un membre du gouvernement et des responsables socialistes qui défendent ardemment cette réforme anti-démocratique dénoncée par les communistes rouennais.  Elle fut voulue par l'UE et les deux grands partis qui la soutiennent : le PS et l'UMP.


Cela fait plus de 30 ans maintenant que le PS a appelé à voter pour le traité de Maastricht qui accéléra l'intégration européenne, la casse sociale, la circulation des capitaux, et institua une monnaie commune : l'euro, qui nous fait tant de mal.  C'était l'honneur du PCF que d'avoir appelé à voter "Non" à ce traité.  Il aurait fallu en tirer les conséquences :  On ne peut espérer voir une politique de gauche  être mise en oeuvre par le PS qui a choisi d'aménager, très légèrement,  et de servir, beaucoup,  le capitalisme européen mondialisé. 

 

Matthieu Charlionnet condamne le fait que la "métropole de Rouen va nous être imposée par décret" et dénonce une "méthode foncièrement antidémocratique".  Peu d'électeurs sont d'ailleurs au courant et beaucoup vont découvrir qu'ils élisent, au suffrage universel, les élus communautaires.  Ce qui, de fait, donne des pouvoirs renforcés à la métropole.  Et pour ceux qui voudraient s'abstenir pour marquer leur opposition à ce déni de démocratie, impossible : le vote est couplé à celui des municipales, les noms des candidats à la métropole étant sur la même liste que le bulletin de vote des municipales.  Un vote forcé en quelque sorte.  Pourquoi cette précipitation ?  Matthieu Charlionnet accuse " le dogme libéral de la dépense publique" auquel souscrit le gouvernement socialiste qui veut appliquer à marche forcée l'Acte III de la décentralisation et diminuer les services  rendus par les collectivités locales sous prétexte de rationalisation des services publics.  Il décrit les effets pervers du processus de métropolisation : diminution du nombre des agents territoriaux en échange d'une dotation plus élevée, trop volumineux appels d'offres pour les artisans et petites entreprises, centralisation forcée autour des métropoles ... Jusque là, tout va bien ...


Mais, ensuite, M. Charlionnet fait appel à Yvon Robert, tête de la liste socialiste qu'il a ralliée récemment, pour "négocier avec ténacité une application soutenanble" de cette création de Métropole ...  Mais Yvon Robert est socialiste.  Il a sur sa liste une ministre du gouvernement.  On ne peut donc absolument pas lui faire confiance.  Il appliquera avec zèle le décret gouvernemental.  Là, ça ne va plus du tout ...

 

En effet, pour les communistes rouennais, choisir d'être sur une liste dirigée par des socialistes en plein accord  avec Hollande relève de la haute voltige.  Rappelons que la politique gouvernementale approuvée, votée, mise en oeuvre par ces derniers c'est: l' ANI, le traité d'austérité budgétaire dit "traité Sarkozy-Merkel", le pacte de responsabilité ou "pacte Gattaz". 

 

Alors, des élus communistes pour quoi faire, sur une liste dirigée par les socialistes ? pour protéger la population ? pour être à ses côtés dans les luttes sociales ? ou pour servir de caution et appliquer une politique sociale paternaliste?  

 

Le PCF, dans les intérêts des ouvriers et des salariés, devrait rompre avec cette "union de la gauche" obsolète.  Et faire l'union avec ceux qui, réellement, parmi les privés d'emploi, les salariés, les ouvriers, sont engagés dans des luttes anticapitalistes.  Quitte à perdre des élus.  Faute de quoi, le PCF perdra, tôt ou tard, la confiance de ceux qui luttent.  Entre le PS et la lutte de classes, il devra choisir.

 

Yvette Genestal


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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 08:36
Notre commentaire: c'est un gouvernement socialiste qui vient de décider, tout comme l'avait fait le gouvernement de droite précédent,  une diminution des subventions de l'Etat aux collectivités locales. La crise nécessiterait pourtant des politiques sociales plus importantes.  Les banques sont à l'origine de cette crise.  Ce sont elles, c'est le capitalisme mondialisé, qui réclament maintenant le remboursement des dettes dont leur politique spéculative est responsable.  Ce ne sont pas les salariés, les retraités, les chômeurs, les familles qui doivent payer pour elles.  Il faut annuler ces dettes.

maire-conseil.jpg

Le gouvernement réfléchit à une nouvelle et forte baisse des dotations versées par l’Etat aux collectivités locales qui doivent déjà faire face aux diminutions programmées pour 2014 et 2015, 1,5 milliards d’euros chaque année, au nom de la réduction "du déficit public". Mais le Président de la République et le Premier ministre ont affirmé que les 30 milliards d’euros de baisse de charges sociales et fiscales promises d’ici 2017 aux entreprises dans le cadre du «Pacte de responsabilité» devront être financées par de nouvelles économies. Les services du Premier ministre ont donc présenté à plusieurs associations d’élus locaux une «feuille de route» prévoyant une baisse supplémentaire de 3 milliards d’euros pour chacune des deux dernières années du quinquennat.

 

Les représentants des élus locaux reçus par Matignon, toutes tendances confondues, se sont élevés contre cette diminution sans précédent, 10 % en 4 ans, des dotations de l’Etat. D’autant plus, que comme l’a fait valoir le socialiste André Laignel, secrétaire général de l’Association des maires de France (AMF), les collectivités locales doivent faire face à de nouvelles charges découlant du désengagement de l’Etat : «Pour 2014 j’ai fait une estimation (…) qui est au minimum d’un milliard et demi d’euros. L’écart est donc de trois milliards. Et si vous ajoutez la perte due à l’inflation, ça fait même 4,5 milliards d’euros Le président de l’Assemblée des départements de France (ADF), Claudy Lebreton, lui aussi socialiste, prédit quant à lui que cette diminution sans précédent des dotations de l’Etat se heurtera à «beaucoup de résistance».

 

 

 

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 10:06


A Elbeuf comme ailleurs :

Rompre avec le PS austéritaire et social-libéral européen

 


Rappel : A Saint-Aubin les Elbeuf,  les communistes,  avec leurs co-listiers , ont affirmé vouloir «porter haut et fort le drapeau de la gauche » et ils ont ouvert leur liste au NPA et à Action Communiste.
Nous ne sommes pas opposés à des alliances.  Mais pas n’importe lesquelles. Or les communistes de Saint-Aubin avaient aussi déclaré ne pas vouloir faire l'union avec le PS au deuxième tour.  C'est un espoir.  Mais la section du PCF semble opposée à cette détermination.

 

 

Aujourd’hui François Hollande applique le traité d’austérité élaboré par Bruxelles et Sarkozy-Merkel et met en œuvre un « pacte de responsabilité » proposé par le Medef …  Il fait ce qu’aucun gouvernement de droite n’a osé faire : supprimer les cotisations familiales patronales.  Les plans de licenciements se multiplient sans qu’aucune autre solution que les cadeaux au patronat et l’austérité pour les salariés ne soient avancée.  C’est ce que le gouvernement Ayrault et Gattaz appellent « renforcer la compétitivité ». Le PS 2014 dévoile chaque jour sa vraie nature social-libérale et d’accompagnement du capitalisme.  Et cet accompagnement n’est même pas social.  Ainsi on nous a présenté comme une grande victoire remportée par Arnaud Montebourg la prime de départ attribuée aux salariés licenciés de Mory Ducros qui passe de 7000 euros à 9000 euros :même pas de quoi vivre pendant un an !  Aucun homme de gauche, aucune femme de gauche ne peut aujourd’hui voir dans le PS un parti de gauche. 

Lors de la réunion de Saint-Aubin, nous avions dit notamment : « Si ensemble nous disons clairement que nous sommes en désaccord avec toute politique d’alliance, à Saint-Aubin comme ailleurs, avec le PS austéritaire et européiste, au premier comme au second tour, [… ] si nous sommes prêts à dire ensemble : refusons la dictature européenne et désobéissons aux injonctions de l’UE, défendons les services publics, les emplois et les salariés en lutte contre les délocalisations, réclamons l’annulation de la dette …
Alors nous sommes prêts à vous soutenir, à lutter avec vous et à faire un bout de chemin ensemble. » 

Or la section du PCF d’Elbeuf, dans une conférence de presse, affirme que les communistes seront présents sur les listes dirigées par les socialistes à Cléon, Saint-Pierre, Caudebec et Elbeuf.  Noël Levillain, maire communiste de Tourville la Rivière n’écarte pas la possibilité d’un accord PCF-PS pour le deuxième tour à Saint-Aubin, parlant ainsi en lieu et place des communistes de Saint-Aubin.  Le PCF apporte ainsi , dans l’agglomération elbeuvienne, une caution de gauche à un PS très lié à Laurent Fabius membre éminent d’un gouvernement social-libéral qui offre au patronat les dizaines de millions d’euros que ce dernier a réclamé.

C’est une catastrophe.

Des listes vraiment à gauche auraient pu mener un combat clair,  contre les mesures austéritaires, contre la dégradation des services publics (Transports, hôpital, collectivités locales…).  Ainsi de telles listes auraient pu se battre contre la suppression du tribunal des prud’hommes à Elbeuf et également celle des élections prud’homales …  Elles auraient pu lutter pour défendre et développer les services publics, la gestion publique de toutes les grandes entreprises d’intérêt vital - notamment par la nationalisation- ( santé, eau, énergie, transports…), ..  
Des listes vraiment à gauche auraient pu réclamer l’annulation des dettes qui pèsent sur les collectivités locales et dont les banques sont responsables.  Elles auraient pu dénoncer les baisses drastiques des subventions de l’Etat qui grèvent les budgets communaux.   Ce n’est pas avec le PS que ce sera possible.
Des listes vraiment à gauche auraient pu rappeler que les valeurs de la gauche, c’est davantage de pouvoirs aux salariés, aux usagers et aux citoyens, des élections proportionnelles à tous les niveaux, y compris municipal.  Ce n’est pas avec le PS que ce sera possible.


Une telle liste aurait pu s’opposer efficacement au FN à Elbeuf car ce n’est pas avec le PS qu’on peut battre la droite et l’extrême-droite.
Le PS a définitivement choisi la voie du capitalisme.  Il l’a fait avec constance en votant oui à tous les traités européens.  Il faut rompre avec ce parti car ce n’est pas avec lui qu’on peut mener des combats contre les diktats de l'UE capitaliste.   Ce n’est pas non plus avec lui que l’on peut mener une bataille politique claire contre le FN car c’est la politique du pouvoir socialiste qui engendre le désespoir dont se nourrit ce dernier.

Dans ces conditions, aucun militant d’Action communiste ne peut se retrouver sur une liste dans l’agglomération elbeuvienne, même à Saint-Aubin.   Mais si le collectif de Saint-Aubin, qui veut mener une liste de combat, mène des actions pour les habitants ou les salariés de Saint-Aubin, nous les soutiendrons, nous serons de leur combat.  Et si des militants issus du PS, mécontents des orientations gouvernementales et européennes, veulent se battre pour l'annulation de la dette, contre les pactes d'austérité, contre l'austérité européenne et tous les pactes et traités qui en découlent, nous nous battrons avec eux.  Avec pour objectif de construire en France une union du peuple pour sortir de la dictature capitaliste européenne.

Yvette Genestal, Action Communiste

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 13:32

"canempechepasnicolas" a repris un article de l'Express et y a ajouté ses commentaires.  Nous avons fait de même.

Les idées du Front national se développent toujours plus... Pourquoi ?

Fruit de la carence du mouvement progressiste,

PCF et CGT en tête,

de prendre en compte

la défense de l'indépendance nationale

et de la souveraineté populaire

conditions premières d'une politique de progrès social,

la colère  de notre peuple  se laisse prendre de plus en plus, année après année, à la démagogie du Front national.

 

Ce que révèle cette nouvelle enquête d'opinion

 

 

 

 

Les idées du Front national s'installent: plus d'un tiers des Français (34%) affirme adhérer "aux idées du Front national".

 

 

Les idées du Front national s'installent: plus d'un tiers des Français (34%) affirme adhérer "aux idées du Front national". un chiffre en constante hausse, selon le baromètre d'image du FN réalisé par TNS Sofres pour Le Monde, France Info et Canal+, publié ce mercredi. 

 

Ils sont au contraire près de six sur dix (59%) à ne pas adhérer aux idées du FN, selon cette étude, rendue publique mercredi et réalisée chaque année depuis 1984. 

Les constats partagés, pas forcément les solutions

Le niveau d'adhésion n'a cessé toutefois de croître ces dernières années. Il était de 22% en 2011, lors de la prise de fonction de Marine Le Pen à la tête du parti. Il a atteint 31% en 2012 et 32% en 2013. (et donc 34% au début de cette annnée).

La part de personnes interrogées qui n'adhèrent "ni aux critiques ni aux solutions de Marine Le Pen" reste prépondérante à 43% mais en recul de trois points par rapport à 2013.

Elles sont 14% (+2 points) à adhérer aux "critiques et solutions" et 35% (=) à souscrire seulement aux critiques formulées par la présidente du FN mais pas à ses solutions. 

 

L'image de la présidente du FN recueille de plus en plus d'opinions favorables : 58% jugent qu'elle est "capable de rassembler au-delà de son camp" (+5), 56% qu'elle "comprend les problèmes quotidiens des Français" (+7) et 40% qu'elle "a de nouvelles idées pour résoudre les problèmes de la France" (+5). 

Pour 46%, Marine Le Pen Le Pen est "plutôt la représentante d'une droite patriote attachée aux valeurs traditionnelles" (+2), contre 43% qui la rattachent à "une extrême droite nationaliste et xénophobe".

 

Pour 54%, le FN reste un parti protestataire. Il pourrait participer au contraire participer à un gouvernement pour 35% des personnes interrogées. 

 

Deux points clés du programme du FN sont cependant rejetés à une très large majorité : la sortie de l'euro (64% y sont opposés contre 29%) et la préférence nationale en matière d'emploi (72% la rejettent contre 24%). 

 

Sondage réalisé du 30 janvier au 3 février auprès d'un échantillon représentatif de 1.021 personnes interrogées en face à face, selon la méthode des quotas. 

 

"canempechepasnicolas" :

Si seulement 64% des électeurs séduits par le FN, sont hostiles à la sortie de l'euro, ce chiffre confirme le  caractère réactionnaire de cet électorat, alors que cette perspective est bien plus ancrée  dans l'électorat qui se réclame de la gauche.

Ce qui signifie que sur les 30 à 40% de l'électorat partisan du retour au franc, seuls 10% est de sympathie frontiste, la majorité ( de 20 à 30%) provient du secteur populaire progressiste.

Donc, en défendant cette perspective, ce sont les électeurs FN qui se prononcent comme les électeurs de gauche !

 

Notre commentaire :

Notre ami Jean Lévy fait de justes observations.  Nous y ajoutons les nôtres.

6 Français sur 10 n'adhèrent pas aux idées du FN.  35% adhèrent à ses critiques mais seulement 14%  à ses solutions.  Mais parmi ceux qui déclarent y adhérer, 64% sont hostiles à la sortie de l'euro et 72% à la préférence nationale en matière d'emploi.  Ce n'est pas rien car ce sont deux éléments phares du programme du FN. 

Il reste que le FN a su capitaliser politiquement la colère d'une partie importante de l'électorat et ce, en évitant de tomber dans l'agitation sociétale de l'UMP.  Il a su laisser faire les groupes fascistes et d'extrême-droite ( comme Civitas ) qui continuent de le soutenir à la marge sans trop apparaître à ses côtés.  Ceux-là ont organisé la manif "Jours de colère" pendant que Marine Le Pen intervenait sur les questions économiques et sociales, celles qui en définitive touchent le plus grand nombre des salariés.  Elle a d'ailleurs repris en partie certaines revendications des syndicats comme par exemple l'augmentation du SMIC ( syndicats dont elle dénonce - notamment pour la CGT - l'action trop politique par ailleurs... ).   

Mais en réalité le projet du FN est simple : retour au capitalisme paternaliste de papa et à l'alliance Capital-Travail des années sombres.  Les propos de  Fabien Engelmann, son conseiller politique au dialogue social ( sic ) sont clairs : "Pour relancer la dynamique syndicale, il faudra l’émergence de nouveaux syndicats libres, autonomes et non politisés".  Cette attaque contre les syndicats est aussi reprise par Nicolas Goury, le candidat du FN à Elbeuf qui attaque plus précisément la CGT dont il fut membre  - syndicat qui lutta aux côtés des salariés de son entreprise pour sauver leurs emplois - : la CGT ferait trop de politique!  Faut surtout pas critiquer le capitalisme et ses soutiens, y compris déguisés, comme le FN ...  Ainsi Marion Maréchal Le Pen a voté le rejet de la proposition de loi portant amnistie des faits commis à l'occasion de mouvements sociaux et d'activités syndicales et revendicatives.  Le FN applaudit donc aux condamnations de  militants syndicaux traduits devant la justice ... Et lorsque  le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur vote à l’unanimité une motion de « solidarité avec les salariés de Fralib », le Front national (24 élus, dont un certain Jean-Marie Le Pen) sera le seul parti à refuser de se prononcer.  Eloquent !

 


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/plus-d-un-francais-sur-trois-adhere-aux-idees-du-fn_1322962.html#KBmtGmWcZO1IVe51.99

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 11:33

Un adhérent de la CGT, Nicolas Goury est candidat sur une liste du Front National à Elbeuf. Nous publions ci-dessous le communiqué de l'UD-CGT.

fncgt

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