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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 08:08

Pour info

 

Publié par Michel El Diablo

ÉLECTIONS DÉPARTEMENTALES: La gauche du Val de Marne réussit à se réunir

Après s’être compté au premier tour, les principaux partis de gauche du Val-de-Marne, PCF, PS, EELV, GC (Gauche citoyenne) et MRC viennent de signer une déclaration commune pour soutenir les mêmes candidats aux élections départementales au second tour dans 20 cantons.

« Au premier tour de l’élection départementale les électrices et électeurs Val-de-Marnais ont exprimé leur attachement au Val-de-Marne et à la majorité de gauche et écologiste qui le dirige. Le sursaut républicain auquel ils étaient appelés le 22 mars s’est concrétisé dans les urnes. Avec près de 150.000 voix, les candidats de gauche et écologiste devancent de près de 20.000 voix les candidats de droite et de plus de 90.000 voix ceux de l’extrême droite. Dimanche prochain, pour le second tour, nous appelons au rassemblement général de la gauche et des écologistes pour faire échec à la droite et à l’extrême droite. Nous appelons les abstentionnistes du 1er tour à se mobiliser eux aussi », appellent ensemble les partis de gauche.

A Ivry-sur-Seine et au Kremlin-Bicêtre, PS et MRC se sont respectivement effacés pour laisser seul en lice le PCF arrivé en tête.

Appel au vote républicain

Les seuls cantons où ne sont pas données de consignes de vote sont les trois duels UMP-UDI-Modem/FN (Plateau briard, Saint-Maur 2 et Villiers-sur-Marne) et le duel UMP-UDI-Modem/Divers droite Nous Citoyens à Saint-Maur-des-Fossés1. « Dans les cantons où le Front National est présent face à la droite, nous appelons à faire barrage à l’extrême-droite par la mobilisation de tous les républicains », précise la déclaration commune.

Le Parti de Gauche n’est pas signataire de la déclaration. Le PRG pourrait en revanche la co-signer rapidement après dernières discussions.

Pour rappel, les résultats du 1er tour par canton

Ci-dessous les 20 binômes pour lesquels la déclaration appelle à voter  :

Canton 1 – Alfortville : Mohamed CHIKOUCHE et Isabelle SANTIAGO  (PS)
 

Canton 2 – Cachan : Daniel BREUILLER et Hélène DE COMARMOND (EELV-PS)
 

Canton 3 – Champigny-sur-Marne 1 : Christian FAVIER et Jeannick LE LAGADEC (PCF-PG)
 

Canton 4 – Champigny-sur-Marne 2 : Alain AUDHEON et Marie KENNEDY (PCF)
 

Canton 5 – Charenton-le-Pont : Jean-François CLAIR et Alison UDDIN (PS)
 

Canton 6 – Choisy-le-Roi : Nathalie DINNER et Didier GUILLAUME (PCF)
 

Canton 7 –Créteil 1 : Abraham JOHNSON et Josette SOL (PS)
 

Canton 8 – Créteil 2 : Bruno HELIN et Brigitte JEANVOINE (PS)
 

Canton 9 – Fontenay-sous-Bois : Sokona NIAKHATE et Gille SAINT-GAL (PCF)
 

Canton 10 – L’Haÿ-les-Roses : Fabienne HEILBRONN et Philippe VAFIADES (PS)
 

Canton 11 – Ivry-sur-Seine : Lamya KIROUANI et Pascal SAVOLDELLI (PCF)
 

Canton 12 – Le Kremlin-Bicêtre : Fatiha AGGOUNE et Alain DESMAREST (PCF)
 

Canton 14 – Nogent –sur-Marne : Fabienne GYSEL et Patrick MOUGE (PS-PRG)
 

Canton 15 – Orly : Daniel GUERIN et Christine JANODET (MRC-GC)
 

Canton 19 – Thiais : Christian HERVY et Laurence LE SOUFFACHÉ (PCF-EELV)
 

Canton 20 – Villejuif : Pierre GARZON et Flore MUNCK (PCF)
 

Canton 21 – Villeneuve-Saint-Georges : Daniel HENRY et Claude SIMON (PCF)
 

Canton 23 – Vincennes : Hugo CADET et Patricia GUIGUET (PS)
 

Canton 24 Vitry-sur-Seine 1 : Corinne BARRE et Pierre BELL-LLOCH (PCF)
 

Canton 25 – Vitry-sur-Seine 2 : Evelyne RABARDEL et Hocine TMIMI(PCF)

 

SOURCE:

La gauche du Val de Marne réussit à se réunir

http://94.citoyens.com/2015/la-gauche-se-reunit-au-second-to

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 08:05

Pour info

2e TOUR DES ELECTIONS DÉPARTEMENTALES : LE VOTE BLANC POUR UN GRAND NETTOYAGE DE PRINTEMPS !

Par le Bureau du Mouvement politique d'émancipation populaire (M'PEP).

Le 25 mars 2015.

Le M'PEP appelle à voter blanc au deuxième tour des élections départementales, le 29 mars 2015. Car rien ne peut justifier d'apporter un soutien aux formations politiques qui restent en lice : aucune d'entre elles ne défend les intérêts du peuple.

Nous sommes aujourd'hui en pleine confusion institutionnelle puisque les compétences des départements ne sont toujours pas fixées, en plein marasme politique puisque (...)

 

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 09:46
Une faillite de la gauche dont les sources remontent loin dans l’histoire.
 

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP)

14 février 2015.

Auteur : par Texte du M’PEP

Croire que la gauche correspond intrinsèquement à cette identification avec l’objectif de mettre l’Etat au service des intérêts structurels des classes dominées ne permet pas de comprendre ce que sont les deux composantes de la gauche que l’on nomme la social-démocratie et celle que l’on nomme le communisme. La social-démocratie sert à produire l’idéologie « progressiste » la plus en phase avec les évolutions nécessaires au capitalisme. Quant au PCF, ses dirigeants l’ont transformé depuis le milieu des années 90 en satellite du PS, à l’instar de plusieurs partis communistes des anciens pays de l’Est

Textes du M’PEP > Une faillite de la gauche dont les sources (...)
 

Pour admettre cette réalité, nous ne pouvons pas faire l’économie d’un retour en arrière pour comprendre ce qu’est la gauche, non pas comme nous la rêvons ou comme nous la voudrions, mais telle qu’elle fut et telle qu’elle est vraiment aujourd’hui, et le mécanisme idéologique et politique qui a produit ce grand retournement. La principale raison qui nous empêche d’y voir clair là-dessus, c’est que les mentalités collectives (donc la nôtre !), ont gardé une image de la gauche identifiée au visage qu’elle présenta publiquement lors de rares moments historiques très spécifiques. La gauche a été assimilée au rassemblement des forces politiques – d’abord PCF et PS - qui luttaient contre les injustices et les désordres causés par le capitalisme, et qui a amélioré le sort des classes dominées quand elle gouvernait. Pendant ces rares périodes unitaires, qu’on le regrette ou que l’on s’en félicite, c’était le PCF qui donnait le « la » à cette gauche, et au-delà c’était surtout le mouvement populaire. Soit la gauche soutenait le PCF de manière plus ou moins critique, soit elle le concurrençait, mais sur des bases partageant un fonds commun. Si tel n’avait pas été le cas, la gauche prenait le risque de se priver du soutien des classes populaires qui, elles, se retrouvaient majoritairement sur les fondamentaux défendus par le PCF, quand bien même elles n’étaient pas encartées. Quels étaient ces fondamentaux, ce fonds commun partagé alors par la quasi-totalité des partis de gauche ? Si on veut n’en retenir que l’essentiel, c’était la lutte contre le capitalisme, en adoptant pour ce faire une voie nationale, celle de la conquête politique des leviers étatiques pour les mettre au service des classes populaires et de l’intérêt général au nom de la lutte pour l’égalité sociale. ( Lire la suite en cliquant sur un des liens ci-dessus).

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 22:38

dont « canempechepasnicolas » a, dès dimanche soir, donné les résultats chiffrés de l’élection.

 

Inscrits: 66825

Abstention: 40 389 soit 60,44% des exprimés

Votants: 26436 soit 39,56 % des exprimés

Blancs: 446 soit 1,69 % des votants

Nuls: 281 soit 1,06 % des votants

Exprimés: 25709 soit 97,25 % des votants

 

Les résultats officiels : 1er tour dimanche 1er février 2015 :

Sophie MONTEL (FN): 8382 voix, 32,60% (12,54 % des inscrits)

Frédéric BARBIER (PS): 7416 voix, 28,85 % (11,09% des inscrits)

Charles DEMOUGE (UMP): 6824 voix, 26,54 % (10,21 % des inscrits)

Vincent ADAMI (Front de Gauche-PCF-PG-NPA-MRC): 941 voix, 3,66 % (1,41 % des inscrits) 

Bernard LACHAMBRE (EELV): 799 voix, 3,11% (1,19 % des inscrits) 

Michel TREPPO (LO): 404 voix, 1,57%

Alde VINCI (PF): 315 voix, 1,23 %

Jean-Claude BONNOT (Fédéraliste): 152 voix, 0,59%

Yannick HERVÉ (UPR): 147 voix, 0,57 %

Ismaël BOUDJEKADA (Indépendant): 137 voix, 0,53 %

Antonio SANCHEZ (Communistes): 127 voix, 0,49 %

Marc O (Indépendant): 40 voix, 0,16 %

Nicolas ROUSSEAUX (Indépendant): 26 voix, 0,10 %

 

QUELS ENSEIGNEMENTS EN TIRER ?

 

par Jean LEVY

 

D’abord, l’abstention de masse, plus de 60% des inscrits.

Les électeurs ont boudé les urnes malgré le battage médiatique qui faisait de cette consultation une « élection test ».

 

Après les évènements sanglants du 7 janvier à « Charlie Hebdo » et au magasin casher de Saint-Mandé, des millions de manifestants gagné par l’émotion, dans les rues de nos ville, la tentative de récupération hors norme du pouvoir PS et des médias du capital, et l’appel de ces derniers à « l’Union sacrée », des sondages sur mesure faisaient du Président et de son Premier ministre les héros du moment, doublant leur popularité…

 

Les mauvais jours pour Hollande, Valls et le PS appartenaient au passé.

L’espoir renaissait dans le camp « socialiste ».

Et on allait en mesurer les conséquences lors de l’élection du Doubs…

 

Las, le verdict des jurassiens vient de doucher les diseurs de bonne aventure : plus de 60% des électeurs ont refusé le scénario proposé en boudant les urnes. L’Union sacrée s’est réalisée dans l’abstention. Quant aux résultats, ils réduisent à néant les illusions de reconquête du pouvoir.

 

Voyons les chiffres :

 

Le candidat socialiste perd 9000 voix et 12% des votants, passant de 40,81% en 2012 à 28,85% ce dimanche. Il se contente de figurer au second tour, alors que Moscovici était sorti vainqueur au final.

Et il doit cette « consolation » au fait que le pourcentage obtenu par le candidat UMP, perdant 2500 voix, soit seulement passé de 23,21 à 26,54 % des votants, pas assez pour devancer le « socialiste ».

 

Mais, faisons les comptes : l’UMPS, la pseudo gauche plus la vraie droite, totalise 55% des 37% des votants, soit à peine plus de 21% des électeurs de la circonscription. Un « Front républicain » souhaité par le PS bien étriqué…Quant à l’Union sacrée des Français, elle s’est manifestée en ne votant pas !

 

Quand au Front national, si sa candidate est arrivée en tête avec 32,60% des exprimés (+ 8,73% mais moins 1223 voix…), calculé sur les inscrits, son pourcentage recule de 14,25 à 12, 54 %.

Ce qui ne signifie donc pas une audience accrue depuis 2012.

 

Pas de quoi hurler « Au loup ! ».

Quant aux autres candidats, entre autres celui du Front de gauche (à peine plus que 3%), leurs scores restent minables dans cette circonscription où les ouvriers sont deux fois plus nombreux que la moyenne nationale.

 

 

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 11:08

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 20 décembre 2014.

Le M’PEP a tenu son IIe congrès du 5 au 7 décembre 2014 à Saint-Denis (93). Une profonde réorientation stratégique a été décidée. Le premier article l’exposant est présenté ci-dessous.

Quand le M’PEP a vu le jour, en mai 2008, il rendait publique une « déclaration d’intention politique » dans laquelle on pouvait lire : « trois ans après cette victoire historique [celle du « non » au référendum du 29 mai 2005 sur la constitution européenne], le paysage politique français est un champ de ruines ». Il était noté que « l’incroyable élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République » faisait « honte à la France » et qu’elle n’avait été permise « que par la faillite de la gauche : renoncements, calculs politiciens, sectarismes, jeux des egos » qui avaient « provoqué l’échec et ne semblent plus avoir de fin  ». Le M’PEP poursuivait : « toute la gauche française est à reconstruire. Elle est en haillons et n’a plus de fondements idéologiques solides. Une partie d’entre elle s’est même inscrite dans le cadre intellectuel du néolibéralisme, ne cherchant, timidement, qu’à freiner les conséquences de la mondialisation capitaliste. Elle s’est résignée. Elle a capitulé. Fascinée par le martèlement idéologique de la droite et du Medef, cette gauche a perdu l’initiative et se retrouve impuissante à s’engager sur la voie d’un projet de société libéré de l’emprise du capitalisme ».

Le M’PEP, lors de sa création, considérait qu’il fallait « engager dès à présent une bataille de fond pour ouvrir un nouveau cycle idéologique, culturel, philosophique et politique : celui de l’épuisement de la pensée néolibérale et de l’avènement d’un socialisme du XXIe siècle. Il faut organiser le réarmement idéologique et culturel de la gauche. La gauche doit se décomplexer et renouer avec son ancrage populaire. Il faut faire grandir l’idée et construire une nouvelle force politique de gauche, à vocation majoritaire et internationaliste ».

Ces six dernières années, le M’PEP a donc appliqué cette ligne politique. Il a développé les grands axes d’un programme de rupture avec les politiques néolibérales qui ne soit pas simplement proclamatoire. Ce programme général pointe tous les obstacles à surmonter, dessine une chronologie et articule les mesures nécessaires. Il concerne la financiarisation de l’économie, le libre-échange généralisé, la mutation écologique des modes de production et de consommation, le chômage et surtout le remplacement des espaces politiques dépendant des souverainetés nationales par des institutions ou des traités supranationaux, comme l’Union européenne (UE) et l’euro, l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan), la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI).

Ce faisant, le M’PEP brisait tous les tabous, à « gauche », qui empêchaient jusqu’alors une pareille démarche, alors qu’elle aurait dû apparaitre évidente à tous. Si ce n’est pas le cas depuis tant d’années, c’est que de puissants verrous idéologiques empêchent les partis qui se réclament de la « gauche », dans la diversité de ses composantes, y compris ce qui est appelé la gauche « radicale » ou la « vraie » gauche, d’adhérer à ces ruptures pourtant nécessaires. Elles sont en effet l’unique moyen de redonner du pouvoir aux classes dominées, au sein du seul espace institutionnel dans lequel elles ont pu et peuvent encore peser, à savoir les nations.

Le M’PEP n’avait aucune illusion sur le Parti socialiste. Ce dernier, disposant de la présidence de la République et de la majorité absolue à l’Assemblée nationale depuis le printemps 2012, est resté dans l’axe stratégique qu’il avait décidé en 1982-1983 avec le « tournant de la rigueur ». Considérant que les nations n’avaient plus aucune marge de manœuvre dans le cadre de la mondialisation, de l’Union européenne, de l’euro et de l’Otan, le gouvernement socialiste-EELV a mené une politique d’inspiration néolibérale, dans la parfaite continuité, sur le plan social et économique, du prédécesseur de François Hollande à l’Elysée : Nicolas Sarkozy.

Le seul évènement politique nouveau de ces dernières années a été le lancement du Front de gauche. Le M’PEP a observé sa création avec intérêt et espoir et a même demandé à en faire partie. Il a multiplié les initiatives pour s’en rapprocher, a appelé à voter pour lui aux élections européennes de 2009, aux régionales et à la présidentielle de 2012. Malheureusement, le Front de gauche a montré qu’il ne souhaitait pas s’extirper du poids de l’idéologie dominante sur des questions décisives comme la souveraineté nationale, la sortie de l’euro et de l’Union européenne, la lutte contre le libre-échange et le chômage, la démondialisation. Il régresse électoralement depuis son pic du premier tour de l’élection présidentielle de 2012.

Plusieurs années d’efforts ininterrompus de notre Mouvement pour que le Front de gauche accepte dans son rassemblement les forces politiques qui, comme le M’PEP, mettent en avant ces ruptures nécessaires, ont été vaines. Il est apparu au contraire que le Front de gauche fédérait des formations politiques qui pensent pouvoir concilier antilibéralisme et même anticapitalisme sans les conjuguer avec la souveraineté nationale et la rupture avec l’ordre néolibéral mondial et européen. Il fait perdurer ces impasses tout en se parant de l’image du renouvellement de l’alternative idéologique au néolibéralisme. En réalité les fondamentaux idéologiques du Front de gauche, malgré un discours qui peut apparaître radical, sont parfaitement compatibles avec ceux du PS dont l’acceptation de la mondialisation capitaliste et l’ordre néo-libéral imposé à l’Europe par l’UE, la monnaie unique, le dépérissement de l’Etat-nation, le transfert de souveraineté vers les instances européennes, le libre-échange.

Cependant, la base d’un certain nombre de composantes du Front de gauche s’oppose à la stratégie de ses dirigeants, sans que cela ne se traduise pourtant par le moindre changement. La direction du Front de gauche, comme celle du PS, est devenue un des acteurs les plus importants de l’idéologie postnationale : elle entretient l’illusion qu’un changement radical est possible de l’intérieur de l’Union européenne, sans rupture avec l’ordre néolibéral et ses institutions. Elle n’a jamais tenté d’en sortir et n’en exprime aucune intention. Son idéologie se veut parfaitement compatible avec celle du Parti socialiste. C’est la notion même de gauche qui est aujourd’hui interrogée, ainsi que la pertinence d’un clivage gauche-droite qui apparaît de plus en plus factice.

Il faut donc tirer toutes les conséquences de cette faillite de la gauche qui s’est vue magistralement confirmée aux élections municipales et européennes de 2014. Une nouvelle étape est donc nécessaire pour le M’PEP. Notre Mouvement veut lever les blocages par ses propres moyens, sans plus ménager les acteurs, à « gauche » comme à droite et à l’extrême droite, qui les font activement perdurer. Tout indique que le PS et le Front de gauche portent une très lourde responsabilité, le premier dans la mise en œuvre volontaire des politiques néolibérales, et le second dans l’absence de toute réponse adaptée à l’offensive agressive du néolibéralisme. Telles sont les raisons des défaites successives des classes dominées. Refuser ce devoir d’inventaire sur ce qu’est devenue la « gauche », ménager ses dirigeants actuels qui campent sur leurs positions, notamment sur leur vision négative de la souveraineté nationale, c’est laisser croire qu’un espoir est possible sans révision fondamentale de l’idéologie de la « gauche » sur cette question. Seul le M’PEP, en tant que parti politique, est en mesure de mener ce combat.

Le moment que nous vivons est historique. Les tendances délétères des logiques néolibérales qui se sont déployées depuis les années 1970 atteignent leur paroxysme sous nos yeux. Elles aboutissent à une crise systémique sans précédent depuis les années 1930. Les classes dominées ont compris à quel point la « gauche » s’est révélée inutile et impuissante, quand elle ne justifiait pas carrément leurs logiques sous-jacentes : faire sortir les choix économiques fondamentaux de la sphère du politique, en dissolvant les souverainetés nationales. Les classes dominées attendent donc que les mouvements politiques, quels qu’ils soient, rompent avec cette évolution pluridécennale néfaste pour elles, qu’ils ne justifient plus la destruction du pouvoir des peuples dans leurs Etats, et qu’ils se proposent de briser cette tendance mortifère.

Le M’PEP fait le choix d’être aux côtés des classes dominées. Il veut leur redonner une configuration institutionnelle qui leur accorde la place centrale, et qui permette enfin de renouer avec la victoire dans la lutte contre le capitalisme et pour la démocratie. S’il faut pour cela dénoncer les dirigeants de la « gauche » actuelle, le M’PEP y est prêt désormais. Il a essayé vainement pendant six ans de briser l’omerta sur ce qui constitue le cœur idéologique de l’impasse politique pluri-décennale de la gauche « radicale » : le rejet de la souveraineté nationale.

Le M’PEP va maintenant assumer clairement et visiblement qu’il est un parti politique. La nouvelle étape dans laquelle s’engage le M’PEP est la conséquence logique de cette analyse.

Démunies de partis politiques défendant structurellement leurs intérêts, les classes populaires et moyennes, c’est-à-dire les classes dominées, ont besoin que de tels partis apparaissent. Ils permettent aux classes dominées de s’organiser. C’est pourquoi le M’PEP se fixe l’objectif d’être le parti politique de défense et d’organisation des intérêts de ces classes sociales, par la rupture avec l’ordre néolibéral mondial et européen.

Il est le parti de la démondialisation et de la libération nationale !

Adhérez au M’PEP !

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 19:13
oui mais....
Elections Départementales -Mars 2015
La gauche tente de s'unir malgré ses divisions

- Des élections départementales périlleuses pour la gauche


- Le mode de scrutin impitoyable en cas de désunion


- Les états-majors encouragent les accords locaux

par Julien Ponthus


PARIS, 11 décembre 2014 (Reuters) - Malgré un climat de défiance tenace, les états-majors de la gauche tentent de surmonter leurs divisions et ont engagé des consultations pour nouer des accords locaux afin d'éviter un désastre aux élections départementales de mars 2015.


"Tout le monde négocie avec tout le monde", dit un élu du Parti socialiste, où l'on se dit "inquiet" pour ces élections que la gauche, qui gère environ 60% des départements à l'heure actuelle, aborde en position d'extrême faiblesse.


Même si les choses se présentent mal, l'objectif est d'éviter une nouvelle raclée électorale, après les défaites aux municipales et aux européennes.


Après le départ des écologistes en avril du gouvernement, le PS ne conserve pour alliés au Parlement que les Radicaux de gauche mais les autres formations n'ont pas complètement coupé les ponts, malgré leurs critiques contre le gouvernement.


"Il y a discussion là où il y a menace que la gauche ne soit pas au deuxième tour", explique à Reuters Pascal Savoldelli, vice-président du conseil général du Val-de-Marne et responsable national pour les élections au Parti communiste français.


Le mode de scrutin, binominal (les candidatures sont déposées sous la forme d'un binôme homme-femme) à deux tours, ne laisse guère de choix aux stratèges de gauche s'ils veulent éviter l'élimination au premier tour dans de nombreux cantons.


Pour se maintenir au deuxième tour, les candidats ont besoin d'arriver en première ou en deuxième position ou de recueillir au moins 12,5% des voix des électeurs inscrits. L'union s'impose donc dès le premier tour, faute d'espoir réaliste d'accéder à un rattrapage sous la forme de "triangulaires".


"Faire 12,5% des inscrits dans un scrutin où vous avez 35% de participation, c'est quasiment impossible pour le troisième", explique Pascal Savoldelli, d'autant qu'il y a déjà selon lui "beaucoup d'endroits où l'addition des forces de gauche ne fait pas le compte, parce que le premier adversaire après la droite et l'extrême droite c'est l'abstention".


La faible mobilisation des électeurs de gauche laisse ainsi présager de nombreux duels UMP-divers droite ou UMP-FN.

 

"PRATIQUEMENT AUCUNE TRIANGULAIRE"


L'élimination du candidat socialiste au premier tour d'une élection législative partielle dans l'Aube, dimanche dernier, a renforcé les craintes exprimées après la publication d'un sondage selon lequel le PS, les Verts, les Radicaux de gauche et le Front de gauche ne sauveraient que de 56 à 66 de leur 338 sièges à l'Assemblée si les législatives avaient lieu demain avec un mode de scrutin très proche.


"Il n'y aura pratiquement aucune triangulaire", prédit le président socialiste du conseil général de l'Essonne Jérôme Guedj, qui espère conserver le département à gauche grâce à une série d'accords locaux dès le premier tour.


Si son statut de "frondeur" facilite les négociations avec les formations les plus hostiles au gouvernement, Jérôme Guedj se félicite d'avoir mis en oeuvre une "gauche rassemblée" dans son département où le Front de gauche, qui s'oppose au gouvernement, participe à l'exécutif local dans l'Essonne.


"J'espère des accords dans presque tous les cantons", dit le frondeur.


Chez les Verts, on s'inscrit aussi dans une logique d'alliance au cas par cas avec le PS, même si l'on admet que les différends avec la ligne gouvernementale de Manuel Valls poussent dans de nombreux à des accords avec le Front de gauche plutôt qu'avec les socialistes.


"Il y a une petite tendance qui est logique par rapport à l'appréciation qu'on porte sur la politique gouvernementale", explique David Corman, secrétaire national adjoint délégué aux élections. (Edité par Yves Clarisse)

 

source : challenges

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 18:37

gauche-plus-rien

« Les élections départementales 

s'annoncent comme un carnage pour la gauche »


INTERVIEW : Yves-Marie Cann, directeur d'études au département opinion de l'institut CSA, tire les enseignements de la législative partielle organisée dimanche dans l'Aube et qui a vu une nouvelle fois le candidat socialiste éliminé au premier tour. Un résultat qui annonce la couleur pour les départementales de mars prochain.

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Quels sont les enseignements de cette législative partielle dans l'Aube?

 
Il faut toujours être prudent quant à la tentation de vouloir tirer des enseignements nationaux d'une élection locale. Mais ce scrutin est dans la droite ligne des élections de 2014 : en premier lieu, le score du candidat socialiste s'effondre par rapport aux législatives de 2012 (14,7% contre 28,8%, Ndlr) sans qu'aucune autre formation de gauche n'en profite. Le candidat du Front de gauche reste assez loin de la barre des 10% des voix exprimées, celui d'Europe Ecologie - Les Verts ne dépasse pas 5%. Cela confirme qu'il n'y a pas de désir de gauche. La nette démobilisation de son électorat, et plus particulièrement celui du Parti socialiste, favorise donc mécaniquement la droite et encore plus le Front national.



Peut-on aller jusqu'à dire que certains électeurs de François Hollande votent désormais FN ?

 
Il est d'abord certain que l'électorat du FN, sans échapper à l'abstention massive enregistrée dans l'Aube (57,8%), se mobilise mieux que les autres. Cette tendance a déjà été aperçue lors des dernières élections : alors qu'on l'a souvent décrit comme davantage affecté par l'abstention, l'électorat frontiste est aujourd'hui un électorat fidèle. Ensuite, il est difficile de répondre avec certitude mais si l'on se base sur les européennes et notre projection législative parue la semaine dernière, on voit bien qu'une partie de l'électorat de François Hollande en 2012 se reporte aujourd'hui sur le FN : pas loin d'un électeur sur dix pour ce qui est des européennes. Cette portion est certes minoritaire mais significative. Donc oui, la progression du FN dans les urnes peut s'expliquer à la fois par le différentiel de mobilisation et par l'appoint de voix venant de la gauche.



Les résultats de cette législative donnent-ils un avant-goût des départementales de mars prochain, c'est-à-dire avec beaucoup de duels UMP-FN au second tour?


C'est tout à fait envisageable. Pour le dire clairement, ces élections s'annoncent comme un carnage pour la gauche, compte tenu des dynamiques aujourd'hui à l'œuvre. Avec 59 conseils généraux sur 100, la gauche a beaucoup à perdre et il est probable qu'elle perde beaucoup. Ces élections relèvent d'ailleurs d'un nouveau mode de scrutin qui me parait à bien des égards suicidaire pour la force majoritaire sortante.



Avec un seuil de qualification pour le second tour placé à 12,5% des inscrits, les triangulaires risquent d'être rares…


Avec 50% de participation, cela place la barre de qualification à 25% des suffrages exprimés. Un candidat de gauche troisième avec 20% serait éliminé. On peut donc s'attendre en effet à cette situation dans beaucoup de cantons, notamment dans le quart Nord-Est et le Sud-Est de la France, où un nombre extrêmement élevé de seconds tours opposant la droite au FN pourrait avoir lieu.



Là où la participation n'était que de 24% dimanche dans l'Aube, elle atteignait 44% lors des dernières cantonales de 2011. La défaite de la gauche pourrait-elle être moins sévère avec un niveau similaire?

 
Sur le papier, on pourrait le penser. Mais le niveau d'abstention recensé dimanche a touché tout de même l'ensemble des formations, pas uniquement l'électorat socialiste. Si on est entre 45 et 55% de participation en mars prochain, le regain de mobilisation pourrait donc à l'inverse profiter à tout le monde. En revanche, il faut tenir compte du fait que le renouvellement des départements en mars prochain sera intégral, contrairement aux cantonales de 2011 où il n'était que de moitié. La campagne s'annonçant nationalisée, c'est donc le contexte politique - et notamment l'humeur des Français à l'égard du gouvernement - qui risque de faire la différence. Cela pourrait tirer davantage vers le bas le score des candidats de gauche.



 

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Par Michel El Diablo - Communauté : Les blogs républicains

Jeudi 11 décembre 2014

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 16:36

urne-élection

3ème circonscription de l'Aube

Les résultats du 7 décembre 2014 (1er tour) 

65758 inscrits, 16195 votants, 24,63 % de participation

MENUEL Gérard (UMP): 40,76 % [41,42% en 2012]

SUBTIL Bruno (FN) : 27,64 % [17,79% en 2012]

GIRARDIN Olivier (PS) : 14,69 % [28,79 % en 2012]

MATHIEU Pierre (PCF-Front de Gauche) : 7,46 % [7,18 % en 2012]

BEAULIEU Maxime (EELV) : 4,47 %

DEHARBE Dominique (Divers Gauche) : 2,49 %

COLLOT-TOUZE Nelly (Parti Chrétien Démocrate) : 2,00 %

ROUSSEAUX Nicolas (Force Républicaine) : 0,48 %

Gros claque pour le PS dans l'Aube. La succession au poste de député de François Baroin, devenu sénateur, se jouera au second tour entre l'UMP et le FN. Une élection partielle marquée par l'abstention.

 

L'UMP Gérard Menuel, arrivé en tête dimanche du premier tour marqué par une forte abstention, affrontera le candidat Front national Bruno Subtil au second tour de la législative partielle dans la 3e circonscription de l'Aube pour succéder à François Baroin, devenu sénateur.

Gauche divisée

 

Gérard Menuel, agriculteur en retraite de 62 ans adjoint aux finances à la mairie de Troyes et suppléant de François Baroin depuis 1993, a obtenu 40,76% des suffrages.

 

Il se trouve en ballottage très favorable devant le candidat frontiste (27,64%), lors d'un scrutin où l'abstention a atteint 75,37%. Bruno Subtil, 59 ans, président départemental du FN, se qualifie facilement pour le second tour dimanche prochain face à une gauche divisée, augmentant de près de 10 points le score obtenu par son parti dans cette circonscription lors du premier tour des législatives en juin 2012.

Moins 14 points pour le PS

Le candidat PS Olivier Girardin (14,69%, chiffre en recul de 14 points pour le parti socialiste par rapport à 2012), est devancé dans tous les cantons par le FN, sauf dans celui de la Chapelle-Saint-Luc dont il est maire et où il arrive en tête.Dans cette circonscription qui compte dix cantons, huit candidats étaient en lice au premier tour pour briguer le siège laissé vacant par François Baroin, maire de Troyes. Il avait été élu cinq fois consécutivement depuis 1993 à l'Assemblée avant de devenir sénateur en septembre. Cinq autres candidats ont été éliminés après le premier tour : PCF (7,46%), EEVL (4,47%) DVG (2,49%), PCD (2,00%) et DVD (0,48%).

source : ouest-france

-----

Quelques éléments d'analyse du scrutin 

Le Parti socialiste est le grand perdant de cette élection. Tout le bénéfice de la vague rose a été emporté par deux années de pouvoir : entre juin 2012 et décembre 2014, le candidat PS a perdu 14 points, soit la moitié de son score initial. De tous les principaux partis, le Parti socialiste est celui qui pâtit le plus de la très faible participation (25%), son électorat se réfugiant dans l'abstention.


Le reflux du vote socialiste ne bénéficie pas ou à peine aux autres formations politiques de gauche. Hormis deux dissidents, EELV n'avait pas investi de candidats en 2012 en raison de l'accord électoral qui le liait au PS. En 2014, les écologistes se hissent péniblement à 4,5% des suffrages exprimés. Le Front de Gauche, pourtant résolument hostile à la ligne nationale défendue par le Parti socialiste, parvient à peine à améliorer son score de 2012 en passant de 7,18 à 7,46% des voix.


Il reste que la déroute du PS ne précipite pas les électeurs tangents dans les bras de l'UMP, contrairement à ce qu'il se passait auparavant. « J'ai le sentiment que l'effet balancier est cassé, cet effet automatique qui fait que lorsqu'un camp s'affaiblissait, l'autre face de la pièce de monnaie prenait un peu plus de brillance », s'est réjouie Marine Le Pen.


L'UMP ne parvient qu'à peine à éviter l'érosion de ses propres électeurs, pourtant remontés contre la politique du gouvernement socialiste et qui avaient donc toutes les raisons de se mobiliser pour adresser une sanction à l'exécutif. Et le parti reconquis par Nicolas Sarkozy a pris de plein fouet la démobilisation de son propre électorat.


Faute de faire la différence sur le terrain, l'UMP en est réduite à invoquer le « Front républicain » pour battre le Front national, quitte à donner du crédit à l'extrême droite lorsqu'elle dénonce la collusion "UMPS". Un comble quand on se souvient que l'UMP dénonçait avec vigueur ce front républicain lorsqu'il lui était défavorable.


En 2014 dans l'Aube, l'UMP a perdu plus de la moitié (60%) des suffrages exprimés en sa faveur en 2012, le PS est littéralement laminé avec 80% de voix en moins en deux ans et demi. Contrairement à ses adversaires, le Front national parvient à limiter la casse en ne perdant que 36% de ses électeurs dans un contexte abstentionniste de l'ordre de 76%. Un phénomène de sur-mobilisation de son électorat qui explique sa très forte progression en pourcentage des suffrages exprimés, davantage qu'un hypothétique transfert de voix en provenance de la gauche, contrairement à ce qu'affirme le Front national.


Cette résistance du vote FN dans un contexte de démoralisation électorale n'est pas à prendre à la légère. Car il y a fort à parier que les prochaines échéances (départementales en mars 2015 et régionales en décembre 2015) seront elles aussi frappées par un taux d'abstention record qui sera probablement fatal à la gauche de gouvernement.


source : huffingtonpost

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 18:06

non-alsace.jpg


Le 23 novembre 2014


Les députés ont adopté cette semaine le nouveau découpage régional français.


Outre la Corse et les Régions d’Outre-Mer, le territoire sera désormais divisé en quatorze Régions au lieu des vingt-deux actuelles.


Si cette réforme territoriale a été largement commentée par les personnalités politiques et les médias, un autre élément majeur du projet de loi relatif à « la délimitation des régions et aux élections régionales et départementales »  est malheureusement passé complément sous silence.


Il s’agit de la suppression de tous les référendums locaux à ce jour obligatoires lorsque les assemblées locales souhaitent :

- Modifier les limites d’une Région (1),

- Regrouper plusieurs Régions,

- Fusionner des Départements

- Créer une collectivité unique (fusion des Conseils régionaux et généraux).

Une réforme d’initiative parlementaire

Le projet de loi initial déposé par le gouvernement en juin 2014 ne prévoyait que la suppression de la faculté (jamais utilisée) des Régions de se regrouper  sur la base d’une initiative locale. En revanche, les articles relatifs à la modification des limites régionales ou départementales ou à la création de collectivités uniques étaient maintenus en l’état. Les citoyens conservaient ainsi leur droit d’approbation de ces modifications proposées par leurs collectivités territoriales.


Or, les divers amendements déposés par les Parlementaires ont d’une part, confirmé la suppression de la possibilité de fusion des Régions, d’autre part, ajouté la suppression de la faculté de modifier les limites régionales (2) et enfin, supprimé toutes les obligations actuelles de tenue de référendums locaux.


Il faut rappeler que dès le mois de juillet 2013, trois mois après l’échec cuisant de la consultation référendaire en Alsace du 7 avril, un amendement avait discrètement été déposé à l’Assemblée Nationale, dans le cadre du projet de loi sur la création des métropoles, visant à supprimer la condition de référendum pour les fusions de collectivités. Le texte avait été retiré au mois de décembre 2013 lors de son passage devant la Commission mixte paritaire mais les députés avaient d’ores-et-déjà annoncé leur souhait de revenir sur ce débat lors de l’examen du projet de loi sur les Régions.



LIRE LA SUITE ICI SUR LE BLOG « CONTRE LA COUR »

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 13:51

Lu sur "canempechepasnicolas"

 

Mercredi 5 novembre 2014

 

Etude Ifop-Fiducial pour i>TÉLÉ et Sud Radio

Echantillon Méthodologie Mode de recueil

L’enquête a été menée auprès d’un échantillon

de 1382 personnes inscrites sur les listes électorales,

Au premier tour :

François Hollande (Aubry ou Valls) entre 13 et 15%

Jean-Luc Mélanchon ne dépasse pas 9%

Marine Le Pen entre 27 et 32%

Elle devance

Nicolas Sarkozy de 3 points

Alain Juppé de 2 points

François Fillon de 13 points

Avec des intentions de vote supérieures de 10 points à son score de 2012

 

Dans le contexte du mi-quinquennat de François hollande, l’enquête exclusive Ifop-Fiducial pour i>TÉLÉ et Sud Radio apporte des enseignements précieux sur le rapport de force électoral à deux ans et demi de l’échéance présidentielle de 2017.

Ce sondage vient d’abord confirmer la situation extrêmement compliquée dans l’opinion que connaît le président de la République à mi-mandat. En effet, dans aucune des hypothèses testées par l’Ifop, François Hollande n’apparait en situation de se qualifier pour le second tour.

Avec des intentions de vote se situant entre 13% et 15%, François Hollande est largement distancé dans les hypothèses testées que ce soit par Marine Le Pen ou pour l’UMP par Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy.

Seule l’hypothèse où il est opposé à François Fillon lui permet de réduire l’écart (14% contre 18% en faveur de François Fillon), mais dans cette configuration, il arriverait en 4ème position derrière François Bayrou.

Quoi qu’il en soit, avec des intentions de vote encore inférieures au résultat obtenu par Lionel Jospin le 21 avril 2002, Francois Hollande pâtit d’une situation inédite pour un Président en exercice testé dans une enquête pré-électorale.

Comme un symbole de la très grande difficulté de sa relation avec l’opinion, le candidat socialiste ne parvient à mobiliser qu’un peu moins de la moitié (entre 45% et 50%) de ses électeurs du premier tour de 2012

 Notons par ailleurs que les candidats socialistes susceptibles de concourir pour l’élection présidentielle de 2017 ne font guère mieux. Martine Aubry recueille entre 13% et 14% d’intentions de vote, Manuel Valls obtient quant à lui 15%, soit tout de même un point de plus que le Président sortant. Plus largement, au-delà de la situation du candidat socialiste, cette enquête vient confirmer un enseignement des scrutins de 2014, à savoir la faiblesse électorale de la gauche.

En effet, dans aucune des hypothèses testées, l’addition des intentions de vote en faveur des candidats de gauche n’atteint 30%, soit un étiage qui, s’il se confirmait lors du scrutin, constituerait le niveau le plus bas jamais atteint par la gauche au premier tour d’une élection présidentielle.

Dans ce cadre, il convient d’observer que les faibles intentions de vote en faveur des candidats socialistes testés ne profitent pas aux autres candidats de gauche. Ainsi, le socle d’intentions de vote en faveur de Jean-Luc Mélenchon ne dépasse pas 9%, tandis que Cécile Duflot se situe à un niveau proche de celui d’Eva Joly au premier tour de l’élection présidentielle de 2012.

 

Cette enquête confirme la poursuite de la dynamique Marine Le Pen après le succès du Front National aux dernières élections européennes. A deux ans et demi du scrutin, la présidente du FN apparaît en position de force.

En effet, dans toutes les hypothèses testées (hormis celle comprenant Alain Juppé et Martine Aubry), Marine Le Pen émerge en tête des intentions de vote avec un score oscillant entre 27% et 32%.

Son avance sur le candidat socialiste testé n’est jamais inférieure à 12 points tandis qu’elle devance Nicolas Sarkozy de 3 points, Alain Juppé de 2 points et François Fillon de 13 points. Avec des intentions de vote supérieures a minima de 10 points à son score du 22 avril 2012, Marine Le Pen se positionne comme une candidate « attrape tout ».

A côté de son socle électoral très fidélisé (95% à 97% de ses électeurs de 2012 voteraient à nouveau pour elle en 2017), Marine Le Pen gagne des soutiens provenant de la droite – 12% des électeurs de Nicolas Sarkozy de 2012 voteraient pour elle en cas d’affrontement avec Nicolas Sarkozy, cette part atteignant 21% en cas de candidature Juppé et 26% en cas de candidature Fillon – mais aussi de la gauche (respectivement 12% des électeurs Hollande et 10% de ceux de Jean-Luc Mélenchon).

On observe un phénomène similaire du point de vue de la sociologie du vote Marine Le Pen qui conserve ses segments forts traditionnels (43% d’intentions de vote au sein des catégories populaires dans l’hypothèse Sarkozy) et confirme sa percée, entrevue lors des élections européennes, dans certaines catégories longtemps hostiles ou indifférentes au Front National : elle obtient ainsi 28% chez les femmes, 37% chez les 35-49 ans, 32% parmi les professions intermédiaires et 36% chez les salariés.


Au second tour

Gagnante face à François Hollande,

avec 54% des suffrages

Marine Le Pen perd face à chacun des candidats UMP

Au deuxième tour, si Marine Le Pen devait se retrouver face à l'actuel chef de l'État socialiste, celui-ci serait battu très largement à 46 % contre 54 %.

 En revanche, à droite,c'est Juppé  face à la présidente du FN, avec 64 % contre 36 %.

 Derrière lui, Sarkozy l'emporterait de 20 points (60 % contre 40 %).

Puis Fillon, avec 57 % contre 43 %.

 

Commentaires d'AC : Ces résultats confirment le détachement des électeurs des solutions progressistes ainsi que leur démobilisation.  Sans doute pourrait-on incriminer les médias qui font la courte échelle à Marine Le Pen et ne manque pas de relayer la moindre de ses positions alors qu'ils taisent les propositions de la gauche radicale.  Mais elle apparait aussi ( à tort) comme la seule porteuse de l'idée de Nation et elle sait siphonner les idées sociales de la gauche radicale pour les reprendre à son compte en les assaisonnant d'analyses racistes sur l'immigration.  Elle entretient également savamment l'illusion sur ses positions anti-européennes.  En effet depuis les dernières élections européennes, on l'a fort peu entendue défendre haut et fort l'idée qu'il faut sortir de l'UE.  Espère-t-elle un basculement de l'UE vers l'extrême-droite et des alliances à droite au niveau européen ?

Le PCF pour sa part ne défend plus avec acharnement, comme au temps du référendum de Maastricht, la Nation et l'indépendance nationale.  Il s'entête à proposer des solutions européennes qui sont vouées à l'échec, décourageant ainsi ses soutiens traditionnels.  Pourquoi voter si aussitôt tout est remis en cause ?  De plus le Front de gauche est de moins en moins crédible, incapable qu'il est, du fait de la politique ambigüe du PCF à l'égard du PS, de proposer une politique de rupture avec le PS.  Les prises de distance actuelles ont été très tardives et ne sont pas crédibles pour une grande partie des salariés.  Les municipales ont fait des dégâts colossaux.  Il est grand temps que se reconstruise une force communiste authentique.

Les mineurs de 1948 bientôt réhabilités ?
Vendredi, 24 Octobre, 2014
Christiane Taubira présentera un amendement au projet de loi de finances pour 2015 reconnaissant les droits des mineurs grévistes des Houillères du Pas-de Calais de 1948 et de 1952 victimes des "injustices commises par la République"
 
Ainsi qu'elle l'avait annoncé en juillet 2014, Christiane Taubira présentera un amendement au projet de loi de finances pour 2015 reconnaissant les droits des mineurs grévistes des Houillères du Pas-de Calais de 1948 et de 1952, victimes de licenciements abusifs.
 
«  Je considère que la République se doit de réparer enfin les injustices commises et de donner satisfaction aux travailleurs qui ont conduit un combat politique de plus de soixante ans » a affirmé la garde des Sceaux qui a soutenu leur cause dès qu’elle en a été saisie.
 
La ministre avait déjà rappelé en mai dernier, dans un courrier adressé au ministre des Finances et des comptes publics, que « parmi les 3000 grévistes, 200 d’entre eux ont subi des atteintes à leurs droits fondamentaux » de la part des autorités.
 
L’amnistie du 4 août 1981 et l’arrêt de la Cour d’appel de Versailles du 10 mars 2011 ont constitué des progrès dans la reconnaissance des droits de certains d’entre eux. « Mais je tiens à une réhabilitation complète, qui reconnaisse à la fois le préjudice matériel et moral enduré, et qui apaise les blessures, insiste la ministre de la justice. La République ne peut que se grandir en reconnaissant le caractère discriminatoire et abusif des préjudices subis pour faits de grève qui, même amnistiés, ont porté atteinte à leurs droits fondamentaux. Elle doit les rétablir dans leur dignité et leur honneur. »
 
L’amendement à la loi de finances pour 2015 reconnaîtra enfin le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes en 1948 et 1952. Cette reconnaissance solennelle se traduira par le versement d’allocations réparatrices, que l’agence nationale pour la garantie des droits des mineurs devra précisément établir.
 
«  Je souhaite également que soient rétablis dans leurs distinctions et leur grade militaire les mineurs qui en ont été privés du fait des évènements en question » souligne la garde des Sceaux.
 
Au-delà de la réparation du préjudice matériel et symbolique, la ministre de la Justice souhaite que les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accordent désormais aux grèves des mineurs de 1948 et 1952 la place qu'elles méritent, pour que la mémoire de cette lutte pour les droits reste vivante dans l’esprit des générations présentes et futures.
 

La grève des mineurs de 1948  : ce film collectif exalte l'héroïsme des mineurs, la solidarité et l'internationalisme prolétariens

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Les mineurs de 1948 bientôt réhabilités ?
Vendredi, 24 Octobre, 2014
Christiane Taubira présentera un amendement au projet de loi de finances pour 2015 reconnaissant les droits des mineurs grévistes des Houillères du Pas-de Calais de 1948 et de 1952 victimes des "injustices commises par la République"
 
Ainsi qu'elle l'avait annoncé en juillet 2014, Christiane Taubira présentera un amendement au projet de loi de finances pour 2015 reconnaissant les droits des mineurs grévistes des Houillères du Pas-de Calais de 1948 et de 1952, victimes de licenciements abusifs.
 
«  Je considère que la République se doit de réparer enfin les injustices commises et de donner satisfaction aux travailleurs qui ont conduit un combat politique de plus de soixante ans » a affirmé la garde des Sceaux qui a soutenu leur cause dès qu’elle en a été saisie.
 
La ministre avait déjà rappelé en mai dernier, dans un courrier adressé au ministre des Finances et des comptes publics, que « parmi les 3000 grévistes, 200 d’entre eux ont subi des atteintes à leurs droits fondamentaux » de la part des autorités.
 
L’amnistie du 4 août 1981 et l’arrêt de la Cour d’appel de Versailles du 10 mars 2011 ont constitué des progrès dans la reconnaissance des droits de certains d’entre eux. « Mais je tiens à une réhabilitation complète, qui reconnaisse à la fois le préjudice matériel et moral enduré, et qui apaise les blessures, insiste la ministre de la justice. La République ne peut que se grandir en reconnaissant le caractère discriminatoire et abusif des préjudices subis pour faits de grève qui, même amnistiés, ont porté atteinte à leurs droits fondamentaux. Elle doit les rétablir dans leur dignité et leur honneur. »
 
L’amendement à la loi de finances pour 2015 reconnaîtra enfin le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes en 1948 et 1952. Cette reconnaissance solennelle se traduira par le versement d’allocations réparatrices, que l’agence nationale pour la garantie des droits des mineurs devra précisément établir.
 
«  Je souhaite également que soient rétablis dans leurs distinctions et leur grade militaire les mineurs qui en ont été privés du fait des évènements en question » souligne la garde des Sceaux.
 
Au-delà de la réparation du préjudice matériel et symbolique, la ministre de la Justice souhaite que les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accordent désormais aux grèves des mineurs de 1948 et 1952 la place qu'elles méritent, pour que la mémoire de cette lutte pour les droits reste vivante dans l’esprit des générations présentes et futures.
 

La grève des mineurs de 1948  : ce film collectif exalte l'héroïsme des mineurs, la solidarité et l'internationalisme prolétariens

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Les mineurs de 1948 bientôt réhabilités ?
Vendredi, 24 Octobre, 2014
Christiane Taubira présentera un amendement au projet de loi de finances pour 2015 reconnaissant les droits des mineurs grévistes des Houillères du Pas-de Calais de 1948 et de 1952 victimes des "injustices commises par la République"
 
Ainsi qu'elle l'avait annoncé en juillet 2014, Christiane Taubira présentera un amendement au projet de loi de finances pour 2015 reconnaissant les droits des mineurs grévistes des Houillères du Pas-de Calais de 1948 et de 1952, victimes de licenciements abusifs.
 
«  Je considère que la République se doit de réparer enfin les injustices commises et de donner satisfaction aux travailleurs qui ont conduit un combat politique de plus de soixante ans » a affirmé la garde des Sceaux qui a soutenu leur cause dès qu’elle en a été saisie.
 
La ministre avait déjà rappelé en mai dernier, dans un courrier adressé au ministre des Finances et des comptes publics, que « parmi les 3000 grévistes, 200 d’entre eux ont subi des atteintes à leurs droits fondamentaux » de la part des autorités.
 
L’amnistie du 4 août 1981 et l’arrêt de la Cour d’appel de Versailles du 10 mars 2011 ont constitué des progrès dans la reconnaissance des droits de certains d’entre eux. « Mais je tiens à une réhabilitation complète, qui reconnaisse à la fois le préjudice matériel et moral enduré, et qui apaise les blessures, insiste la ministre de la justice. La République ne peut que se grandir en reconnaissant le caractère discriminatoire et abusif des préjudices subis pour faits de grève qui, même amnistiés, ont porté atteinte à leurs droits fondamentaux. Elle doit les rétablir dans leur dignité et leur honneur. »
 
L’amendement à la loi de finances pour 2015 reconnaîtra enfin le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes en 1948 et 1952. Cette reconnaissance solennelle se traduira par le versement d’allocations réparatrices, que l’agence nationale pour la garantie des droits des mineurs devra précisément établir.
 
«  Je souhaite également que soient rétablis dans leurs distinctions et leur grade militaire les mineurs qui en ont été privés du fait des évènements en question » souligne la garde des Sceaux.
 
Au-delà de la réparation du préjudice matériel et symbolique, la ministre de la Justice souhaite que les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accordent désormais aux grèves des mineurs de 1948 et 1952 la place qu'elles méritent, pour que la mémoire de cette lutte pour les droits reste vivante dans l’esprit des générations présentes et futures.
 

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