Lu sur El Diablo.
Notre commentaire : M.Valls, F.Hollande conduisent une politique d'austérité sans précédent contre les salariés et les Français. Ils liquident les conseils généraux, mettent à mal la démocratie comunale, éloignent les centres de décisions des citoyens. Ils signent la disparition des conseils des prud'hommes, détruisent la SNCF ... Et Cambadélis voudrait l'"union de la gauche" aux cantonales et aux régionales ? Mais le PS n'est plus à gauche depuis longtemps! Martine Aubry a beau être venue l'aider ce week-end pour légitimer cet appel, les électeurs vraiment de gauche auront du mal à les croire.
En vue des élections départementales et régionales de 2015, le PS appelle « toute la gauche » AU SECOURS !
Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a lancé mercredi [15 octobre 2014] un appel pressant à l'union à gauche en prévision des élections départementales et régionales de 2015, faute de quoi le Parti Socialiste «perdra énormément» et «les autres disparaîtront». «Si dans les élections à venir, les écologistes, les communistes, les socialistes, les radicaux, les amis de Jean-Pierre Chevènement ou d'autres ne s'unissent pas, nous serons éliminés mathématiquement des élections départementales et régionales», a souligné le responsable socialiste dans «Questions d'info» (LCP, AFP, Le Monde et France Info.
«On voit de plus en plus, a-t-il enchaîné, des formations politiques, y compris la mienne, le Parti Socialiste, refuser de se désister, refuser d'appeler à voter pour le parti de gauche qui est arrivé en tête. On voit la plus grande difficulté à respecter les accords dans toutes les formations politiques».
Déplorant «cet individualisme partidaire», il a poursuivi: «Nos divergences (...) ont toujours existé (..) A un moment donné, il ne faut pas mettre les divergences, qui sont parfois secondaires, en avant pour ne pas s'unir». Jean-Christophe Cambadélis s'en est pris vivement à Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), pour son «orientation et les mots blessants» vis-à-vis de «la gauche, du président de la République, d'anciens ministres, des mots qu'il n'accepterait pas pour lui-même». Interrogé sur une disparition du PS, le Premier secrétaire a répondu : «C'est une possibilité».
«Si le PS ne se reprend pas, si les socialistes ne sont pas capables de se redéfinir, si nous n'avons pas une carte d'identité attractive, si nous ne sommes pas capables d'unir les forces de gauche, si nous sommes dans la criticaillerie constante des uns vis-à-vis des autres, si nous n'avons pas une hauteur de vues, si nous n'incarnons pas l'intérêt général, eh bien, nous serons rayés de l'Histoire», a-t-il averti.
