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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
18 février 2023 6 18 /02 /février /2023 15:38
Chomsky et Prashad : Cuba n’est pas un État parrain du terrorisme
Vu sur le blog Histoire et Société
Deux intellectuels mondialement connus en appellent au gouvernement de Biden pour qu’il en finisse avec le blocus criminel contre Cuba. Dès maintenant il est possible d’en finir avec la disposition inique de Trump plaçant Cuba dans les Etats terroristes. Nous appuyons en France, à Marseille cette disposition et nous vous invitons à venir le dernier dimanche de chaque mois de 14 heures à 17 heures place du général De Gaulle pour vous joindre à la protestation que nous organisons depuis deux ans. Partout dans le monde, les amis de Cuba réclament la fin de cette injustice qui veut que la première puissance du monde étrangle un petit pays digne, souverain et humaniste. (note et traduction de Danielle Bleitrach histoireetsociete)

Par Noam Chomsky et Vijay PrashadCet article a été produit par Globetrotter.

Noam Chomsky est linguiste, philosophe et activiste politique. Il est professeur lauréat de linguistique à l’Université de l’Arizona. Ses livres les plus récents sont Climate Crisis and the Global Green New Deal: The Political Economy of Saving the Planet et The Withdrawal: Iraq, Libya, Afghanistan, and the Fragility of U.S. Power.

Vijay Prashad est un historien, éditeur et journaliste indien. Il est rédacteur et correspondant en chef chez Globetrotter. Il est éditeur de LeftWord Books et directeur de Tricontinental: Institute for Social Research. Il est chercheur principal non résident à l’Institut Chongyang d’études financières de l’Université Renmin de Chine. Il a écrit plus de 20 livres, dont The Darker Nations et The Poorer Nations. Ses derniers livres sont Struggle Makes Us Human: Learning from Movements for Socialism et (avec Noam Chomsky) The Withdrawal: Iraq, Libya, Afghanistan, and the Fragility of U.S. Power.  Source: Globe-trotter

Cuba, un pays de 11 millions d’habitants, est sous embargo illégal du gouvernement des États-Unis depuis plus de six décennies.

Malgré cet embargo, le peuple cubain a été en mesure de transcender les indignités de la faim, de la mauvaise santé et de l’analphabétisme, tous trois étant des fléaux sociaux qui continuent de troubler une grande partie du monde.

Grâce à ses innovations dans la prestation des soins de santé, par exemple, Cuba a pu envoyer ses travailleurs médicaux dans d’autres pays, y compris pendant la pandémie, pour fournir une assistance vitale. Cuba exporte ses travailleurs médicaux, pas le terrorisme.

Dans les derniers jours de l’administration Trump, le gouvernement des États-Unis a remis Cuba sur sa liste d’États soutenant le terrorisme.

C’était un acte vindicatif. Trump a déclaré que c’était parce que Cuba accueillait des groupes de guérilla colombiens, ce qui faisait en fait partie du rôle de Cuba en tant qu’hôte des pourparlers de paix.

Cuba a joué un rôle clé dans l’instauration de la paix en Colombie, un pays ravagé par une terrible guerre civile depuis 1948 qui a coûté la vie à des centaines de milliers de personnes. Pendant deux ans, l’administration Biden a maintenu la politique vindicative de Trump, qui punit Cuba non pas pour le terrorisme mais pour la promotion de la paix.

Biden peut retirer Cuba de cette liste d’un trait de plume. C’est aussi simple que cela. Lorsqu’il était candidat à la présidence, Biden a déclaré qu’il annulerait même les sanctions plus sévères de Trump. Mais il ne l’a pas fait. Il doit le faire maintenant.

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14 février 2023 2 14 /02 /février /2023 18:28

Cet article est reposté depuis bx-moscou : août..

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6 décembre 2022 2 06 /12 /décembre /2022 18:29

Pour ceux qui ressentiraient un petit coup de mou quand la pression monte pour nous contraindre à l’Union sacrée, je mets à disposition quelques textes fondamentaux écrits par des femmes et hommes qui ont traversé des épreuves parfois bien plus périlleuses.

 

Commençons par Jean Jaurés dans son dernier discours du 25 juillet 1914 à vaise (Lyon) Extraits
« Citoyens,
Je veux vous dire ce soir que jamais nous n’avons été, que jamais depuis quarante ans l’Europe n’a été dans une situation plus menaçante et plus tragique que celle où nous sommes à l’heure où j’ai la responsabilité de vous adresser la parole.
...Ah ! citoyens, je ne veux pas forcer les couleurs sombres du tableau, je ne veux pas dire que la rupture diplomatique dont nous avons eu la nouvelle il y a une demi-heure, entre l’Autriche et la Serbie, signifie nécessairement qu’une guerre entre l’Autriche et la Serbie va éclater et je ne dis pas que si la guerre éclate entre la Serbie et l’Autriche le conflit s’étendra nécessairement au reste de l’Europe, mais je dis que nous avons contre nous, contre la paix, contre la vie des hommes à l’heure actuelle, des chances terribles et contre lesquelles il faudra que les prolétaires de l’Europe tentent les efforts de solidarité suprême qu’ils pourront tenter.
Dans une heure aussi grave, aussi pleine de périls pour nous tous, pour toutes les patries, je ne veux pas m’attarder à chercher longuement les responsabilités. Nous avons les nôtres, Moutet l’a dit et j’atteste devant l’Histoire que nous les avions prévues, que nous les avions annoncées ; lorsque nous avons dit que pénétrer par la force, par les armes au Maroc, c’était ouvrir l’ère des ambitions, des convoitises et des conflits, on nous a dénoncés comme de mauvais Français et c’est nous qui avions le souci de la France.
...Quoi qu’il en soit, citoyens, et je dis ces choses avec une sorte de désespoir, il n’y a plus, au moment où nous sommes menacés de meurtre et, de sauvagerie, qu’une chance pour le maintien de la paix et le salut de la civilisation, c’est que le prolétariat rassemble toutes ses forces qui comptent un grand nombre de frères, Français, Anglais, Allemands, Italiens, Russes et que nous demandions à ces milliers d’hommes de s’unir pour que le battement unanime de leurs cœurs écarte l’horrible cauchemar. »

Lénine bien sûr, déterminé dès le début de la Révolution
"Pour le pain et pour la paix
Deux questions sont passées au premier plan ce mois-ci avant toutes les autres questions politiques : celle du pain et celle de la paix ! La guerre impérialiste, la guerre menée par les plus grandes, les plus riches banques d’Angleterre et d’Allemagne, cette guerre faite pour la domination du monde, pour le partage du butin, pour la spoliation des peuples, petits et faibles, cette guerre effroyable, cette guerre criminelle a dévasté tous les pays, a épuisé tous les peuples, a placé l’humanité devant ce dilemme : ou bien sacrifier toute la civilisation et périr, ou bien secouer le joug capitaliste par la voie révolutionnaire, jeter bas la domination de la bourgeoisie, conquérir le socialisme et une paix solide.
Si le socialisme ne triomphe pas, la paix entre les Etats capitalistes ne sera qu’un armistice, une trêve, la préparation d’une nouvelle boucherie entre les peuples. La paix et le pain - telles sont les revendications majeures des ouvriers et des exploités. La guerre a exacerbé ces revendications au dernier point. Elle a voué à la famine les pays les plus civilisés, les plus avancés. Par ailleurs, en tant qu’immense processus historique, la guerre a accéléré d’une façon incroyable le développement social. Devenu impérialisme, c’est-à-dire capitalisme des monopoles, le capitalisme s’est transformé sous l’influence de la guerre en capitalisme monopoliste d’Etat. Nous avons aujourd’hui atteint ce degré d’évolution de l’économie mondiale, prélude du socialisme.
C’est pourquoi la révolution socialiste qui a éclaté en Russie n’est que le début de la révolution socialiste mondiale. La paix et le pain, le renversement de la bourgeoisie, les moyens révolutionnaires pour guérir les plaies causées par la guerre, la victoire totale du socialisme - tels sont les objectifs de la lutte."
Pétrograd, le 14 décembre 1917

Rosa Luxembourg en 1917. Celui-là, il est un peu long et pose un paquet de questions. Une belle lucidité, elle aussi assassinée en 1919 par des militaires allemands
« L’action en faveur de la paix, à la manière de Stockholm, qui consiste à vouloir concilier les gouvernements belligérants, trouver des formules acceptables pour tous sur les buts de la guerre et garder l’équilibre entre les différents Etats impérialistes, n’est qu’une politique purement bourgeoise. La politique du prolétariat conscient, dans son action pour la paix, doit suivre une voie entièrement différente.
Le socialisme international n’a aucun intérêt à ce que les gouvernements impérialistes trouvent un terrain où ils puissent concilier leurs intérêts et à ce qu’ils fassent la paix de leur propre initiative. Ce que le prolétariat doit faire, au contraire, c’est d’empêcher que la paix se fasse de cette manière, c’est-à-dire qu’elle soit l’œuvre de gouvernements capitalistes. Le seul devoir et l’intérêt vital du socialisme international consiste pour le moment à faire que la paix soit l’œuvre du prolétariat international et le résultat de son action révolutionnaire, qu’elle soit obtenue en luttant contre les gouvernements capitalistes, qu’elle résulte de la puissance acquise par le prolétariat et qu’elle aboutisse à un changement radical dans la situation sociale et politique des Etats capitalistes. Du point de vue du prolétariat conscient, il n’y a pas d’autre moyen pour mettre fin à la tuerie impérialiste que la résistance ouverte des masses du peuple, résistance qui, en même temps, devra s’élargir et devenir une lutte pour la conquête du pouvoir politique. Nous nous trouvons en ce moment devant la même alternative que celle devant laquelle s’était trouvé le socialisme international le 4 août 1914. Et ce n’est que lorsqu’on aura compris et qu’on se sera bien pénétré de la fatalité d’une décision qui fait époque dans l’histoire du monde que le sort tragique du socialisme dans la guerre mondiale cessera d’être une énigme insoluble.
Il n’y a que des innocents en matière de politique, dans le genre de Haase, pour s’imaginer que tout le problème qui se posait devant le socialisme à la date du 4 août pouvait se résumer dans la question de savoir si les députés socialistes, oui ou non, voteraient les crédits de guerre. Si on se place à ce point de vue, qui est celui du crétinisme parlementaire, le socialisme eut été sauvé, pourvu que les 110 députés au Reichstag aient refusé les crédits, tout en recommandant aux masses ouvrières de faire leur « devoir de citoyen », c’est-à-dire de fournir de la chair à canon dans la tuerie impérialiste. On croit ainsi pouvoir garder sa vertu socialiste tout en se mettant à l’abri de tout risque. Mais l’histoire ne rend pas la solution des problèmes devant lesquels se trouve le socialisme aussi commode. Et c’est une erreur que de croire pouvoir réduire la question à un vote de quelques députés socialistes, dans le pays qui, à ce moment, se trouvait à la tête du socialisme. En Allemagne, le vote des députés pour ou contre les crédits de guerre n’aurait eu son importance qu’en tant qu’il aurait conduit les masses à adopter telle ou telle tactique, qu’en tant que préambule d’un programme positif préconisant la lutte des classes en temps de guerre. Refuser les crédits de guerre, le 4 août 1914, n’aurait eu d’importance que s’il eût été le mot d’ordre d’une lutte générale contre la guerre et contre l’impérialisme. Ce vote aurait dû être l’occasion de présenter aux masses un programme d’action révolutionnaire et de les inviter à s’emparer de la défense des organisations contribuant à la défense du pays, c’est-à-dire du pouvoir politique, par la révolte. Un autre moyen de s’opposer à la guerre, par des actions et non pas seulement par des mots, n’existait pas alors, comme il n’existe pas aujourd’hui.
Si on craignait de suivre cette voie, la seule possible, il ne restait d’autre ressource que de renoncer complètement à la lutte et a toute politique inspirée des principes du parti, c’est-à-dire renoncer à toute lutte politique. Considéré de ce point de vue, le vote des crédits et la politique du 4 août n’étaient que des conséquences logiques et inéluctables, puisqu’il ne pouvait pas y avoir de voie intermédiaire dans la situation historique d’alors. Le socialisme international était placé dans une situation où il devait se dire : « Ce sera : ou bien la lutte pour le pouvoir politique, ou bien la banqueroute et l’adaptation à la politique du gouvernement ». C’est la situation dans laquelle se trouve le prolétariat depuis le commencement de la guerre. Et aujourd’hui, devant le problème de la paix, l’histoire montre à la classe ouvrière la même créance avec la dureté d’un usurier : « Oui, son sein : le billet le dit. »1
Ce n’est qu’en exposant les poitrines des ouvriers dans la grande lutte ouverte de la révolution mondiale que le socialisme pourra mettre fin à la guerre mondiale. Si cela ne se fait pas, on en restera à de vains babillages sur la paix : bien plus, en aidant à entretenir ce babillage, qui tend à un compromis entre les pouvoirs belligérants, nous deviendrons les suppôts de l’impérialisme, les auxiliaires de la domination de la classe bourgeoise, c’est-à-dire que nous agirons contre nos propres intérêts et renoncerons par là, si une telle paix avait été conclue, à jouer un rôle effacé dans l’histoire du monde pour au moins une dizaine d’années.
Ce qui paraît être le point délicat de la politique qui, en temps de guerre, s’inspirait de vrais principes socialistes, c’est que, comme on le dit, les révolutions ne se font pas sur commande. C’est l’argument qu’on emploie pour excuser l’attitude du prolétariat au commencement de la grande tuerie, comme celle qu’elle observe aujourd’hui en face de la question de la paix. C’est le voile qui doit couvrir l’abandon des principes socialistes. Cependant, l’argument, qui prétend être invincible parce que « fondé sur les réalités », n’est qu’un expédient. Il est vrai qu’on ne peut faire des révolutions sur commande. Mais ce n’est pas là le devoir du Parti socialiste : son devoir est, à tout moment, sans peur et sans reproche, de « dire ce qui est », c’est-à-dire de faire voir aux masses, d’une manière claire et en évitant tout subterfuge, quels sont leurs devoirs dans une situation donnée, de proclamer le programme d’action et d’émettre les mots d’ordre que la situation exige. Le soin de savoir si et à quel moment les masses révolutionnaires se soulèveront n’est pas l’affaire du socialisme. Ce soin, le socialisme peut le remettre à l’histoire. S’il a rempli son devoir dans le sens que nous venons d’indiquer, il contribuera puissamment à déchaîner les éléments révolutionnaires que la situation comporte et aura fait le nécessaire pour accélérer le mouvement des masses. Mais, même en admettant le pire, même si d’abord le socialisme ne paraît que crier dans le désert, si les masses ne le suivent pas, en fin de compte il se présentera toujours et inéluctablement une situation morale et politique dont il récoltera les fruits au centuple quand l’heure historique sera venue.
Par contre, si les partis socialistes, comme ils l’ont fait depuis le 4 août jusqu’aujourd’hui, renient la lutte des classes, ils deviennent le moyen le plus funeste pour paralyser l’action des masses : en d’autres termes, ils deviennent des facteurs de la contre-révolution. Le socialisme international, depuis le commencement de la guerre, a joué le rôle de gardien vigilant des intérêts de la classe bourgeoisie. Aujourd’hui, comme il y a trois ans, il n’y a plus qu’une, alternative : guerre ou révolution, impérialisme ou socialisme ! Proclamer cette vérité sans réticence et sans subterfuges et en tirer les conséquences révolutionnaires, voilà quel est aujourd’hui le seul moyen possible dont dispose le prolétariat pour obtenir une paix socialiste, la seule manière pour des prolétaires et des socialistes de travailler à l’œuvre de la paix ! »

Clara ZETKIN, en août 1904, en direction des femmes prolétaires
« La fraternité entre les peuples n’est pas une vaine invention pour la classe ouvrière, la paix mondiale n’est pas un joli mot. Il y a derrière une réalité tangible : la ferme solidarité des exploités et des opprimés de toutes les nations. Elle ne doit pas laisser les prolétaires pointer le fusil meurtrier contre d’autres prolétaires. Elle doit insuffler aux masses la détermination d’utiliser dans la guerre contre la guerre toutes les armes à sa disposition. La force avec laquelle les masses prolétaires s’opposeront à la furie de la guerre mondiale sera une bataille gagnée dans leur lutte de libération. L’énergie et la passion révolutionnaires de leur engagement les exposeront à des persécutions, les mettront en danger et leur imposeront des sacrifices. Qu’importe ? Il y a des moments dans la vie de chacun et dans la vie des peuples où l’on ne gagne tout que si l’on s’engage totalement. Un tel moment est là. Femmes prolétaires, soyez prêtes ! »

Fidel Castro, droit au but
« Si les hommes d’État des pays capitalistes sont incapables de voir que la paix, le désarmement et la dette extérieure sont des questions inséparables, ils admettront leur incapacité totale pour contribuer à la solution des problèmes du monde actuel ».

Celui là est bien à droite, mais quand un Président refuse la guerre, résiste aux Etat-Unis et à l’Otan, cela vaut la peine de s’en rappeler ; nous ne pouvons quand même pas être en dessous de lui
Déclaration de M. Jacques Chirac, Président de la République, sur l’ultimatum américain adressé à l’Irak le 17 mars, Paris le 18 mars 2003.

« Depuis le début de la crise irakienne, la France s’est attachée à rendre possible le nécessaire désarmement de l’Irak sous l’autorité des Nations unies. Ce désarmement est en cours, les inspecteurs en témoignent.
La France a agi au nom de la primauté du droit et en vertu de sa conception des rapports entre les peuples et entre les Nations.
Fidèle à l’esprit de la Charte des Nations unies, qui est notre loi commune, la France considère que le recours à la force est le dernier recours, quand toutes les autres options ont été épuisées.
La position de la France est partagée par la grande majorité de la communauté internationale. Les derniers débats ont clairement montré que le Conseil de sécurité n’était pas disposé, dans les circonstances présentes, à cautionner une marche précipitée à la guerre.
Les Etats-Unis viennent d’adresser un ultimatum à l’Irak. Qu’il s’agisse, je le répète, du désarmement nécessaire de l’Irak ou du changement souhaitable de régime dans ce pays, il n’y a pas là de justification à une décision unilatérale de recours à la guerre.
Quelle que soit l’évolution prochaine des événements, cet ultimatum met en cause l’idée que nous nous faisons des relations internationales. Il engage l’avenir d’un peuple, l’avenir d’une région, la stabilité du monde.
C’est une décision grave, alors que le désarmement de l’Irak est en cours et que les inspections ont démontré qu’elles étaient une alternative crédible pour désarmer ce pays.
C’est aussi une décision qui compromet pour l’avenir les méthodes de règlement pacifique des crises liées à la prolifération des armes de destruction massive.
L’Irak ne représente pas aujourd’hui une menace immédiate telle qu’elle justifie une guerre immédiate. La France en appelle à la responsabilité de chacun pour que la légalité internationale soit respectée. Elle appelle à préserver l’unité du Conseil de sécurité en restant dans le cadre fixé par la résolution 1441.
S’affranchir de la légitimité des Nations unies, privilégier la force sur le droit, ce serait prendre une lourde responsabilité. »
Oui, osons la paix !

Lu sur le site "Faire vivre et renforcer le PCF"

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3 décembre 2022 6 03 /12 /décembre /2022 16:12
Alors que l’assemblée nationale vote un soutien à l’Ukraine, l’ANC déclare la guerre à la guerre ! Alors que l’assemblée nationale vote un soutien à l’Ukraine, l’ANC déclare la guerre à la guerre !
Alors que l’assemblée nationale vote un soutien à l’Ukraine, l’ANC déclare la guerre à la guerre !
"Guerre à la guerre", le monument aux morts à caractère pacifiste de Gy l’Evêque

"Guerre à la guerre", le monument aux morts à caractère pacifiste de Gy l’Evêque

Les valets du capitalisme américains ont encore frappé !... avec nos sous.

Plus que jamais guerre à la guerre !!!
Faisons massivement signer la pétition de l’ANC et faisons en sorte que le 17 décembre soit pour la France une grande journée de mobilisation dans le cadre de la journée internationale décidée par la plate-forme internationale anti-impérialiste. Merci de nous faire signe si vous désirez l’affiche en PJ en grand format]et faisons en sorte que le 17 décembre soit pour la France une grande journée de mobilisation dans le cadre de la journée internationale décidée par la plate-forme internationale anti-impérialiste.
Merci de nous faire signe si vous désirez l’affiche en PJ en grand format

Très grave !!!
Ci-dessous le texte qu’ont voté tous les députés ce 30 novembre (sauf le RN et le groupe insoumis qui se sont abstenus...)
Les passages surlignés le sont par moi.
Pour l’ANC - Charles Hoareau.

RÉSOLUTION N° 390

Affirmant le soutien de l’Assemblée nationale à l’Ukraine et condamnant la guerre menée par la Fédération de Russie.

Présentée par Mesdames et Messieurs

PieyreAlexandre ANGLADE, Aurore BERGÉ, Benjamin HADDAD, Constance LE GRIP, Charles SITZENSTUHL, JeanLouis BOURLANGES, JeanPaul MATTEI, Laurent MARCANGELI, les membres du groupe Renaissance et apparentés (1), les membres du groupe Démocrate (2) et des membres du groupe Horizons et apparentés (3),

– 1 –

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Depuis le 24 février 2022, la guerre fait rage en Ukraine, au sein même de l’Europe. Refusant la main tendue du dialogue diplomatique, Vladimir Poutine a entraîné la Russie dans une guerre brutale et injustifiée, en attaquant un pays souverain et démocratique. Il s’agit d’une offensive d’une violence inouïe, d’une négation des principes humanitaires les plus essentiels.

Cette guerre est totale et massive. Elle n’est pas ciblée, contrairement à ce que la propagande russe cherche à faire croire. Dans les zones agressées, ce sont des enfants, des femmes et des hommes innocents qui sont les victimes des chars, des missiles et des tirs. Pour beaucoup, ils sont obligés de fuir leur pays par centaines de milliers et dans des conditions effroyables. Le viol et la torture sont utilisés de façon délibérée comme instruments de la stratégie militaire russe. Dans les zones occupées, des populations, officiellement « transférées », sont en réalité déportées.

Dans sa fuite en avant vers la violence, Vladimir Poutine fait peser une menace nucléaire sans précédent dans notre histoire contemporaine. Son appropriation illégale et violente de la centrale nucléaire de Zaporijjia représente un risque pour l’ensemble de la région. Il est impératif de mettre en place une zone de protection autour de cette centrale nucléaire, conformément aux recommandations du Directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Par cette guerre, la Russie mène une stratégie de terreur qui doit être condamnée le plus fermement possible. Les nombreux crimes de guerre commis devront être jugés devant les juridictions internationales. À cet égard, dans la continuité des actions déjà menées, la France doit poursuivre son soutien à l’Ukraine et en appui de la Cour pénale internationale pour la documentation des exactions de masse commises par la Russie.

En envahissant l’Ukraine, la Russie a violé les valeurs et principes consacrés par la Charte des Nations Unies. L’égalité souveraine de tous les États membres des Nations Unies en est une valeur cardinale. La Russie bafoue ce principe en tentant d’imposer de nouvelles frontières. Les annexions de la Crimée et de la ville de Sébastopol en 2014, ainsi que celles des régions ukrainiennes de Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporijjia en 2022 sont illégales et illégitimes. Elles reposent sur des exactions, un mépris du droit international et des simulacres de référendums dont les résultats ont été rejetés par les gouvernements du G7 ou encore par l’Union européenne. Le 12 octobre 2022, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait à son tour, à une large majorité, la résolution « Intégrité territoriale de l’Ukraine : défense des principes consacrés par la Charte des Nations Unies », afin de condamner ces tentatives d’appropriation territoriale. La Russie doit aujourd’hui cesser cette agression. Elle doit se retirer de l’Ukraine, immédiatement, totalement et de façon inconditionnelle. L’intégrité territoriale de l’Ukraine doit être préservée et ses frontières telles qu’internationalement reconnues en 1991 doivent être respectées.

[...]

La suite ci-dessous avec le texte complet de la résolution votée par l'Assemblée Nationale à l'exception des députés Insoumis et du RN ...

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3 novembre 2022 4 03 /11 /novembre /2022 00:16

vendredi 11 novembre 2022

L’ANC appelle à redoubler d’efforts pour la paix. Des initiatives sont annoncées en ce début novembre. Une à Marseille le 5 à l’initiative du mouvement de la paix auquel l’ANC s’associe. Une à Paris le 11 novembre, date symbolique s’il en est afin que cette année, plus que toute autre, elle prenne un sens bien au-delà de sa valeur mémorielle.

Lettre au mouvement de la Paix 13

Chers amis et camarades
Votre initiative est vraiment ce qu’il faut faire en cette période et nous vous en félicitons.
Nous prenons immédiatement toutes dispositions pour être présents le plus massivement possible ce jour-là à Marseille.

De son côté, au plan national, l’ANC veut mener campagne sur le thème « OUI à la Paix, Non à la 3ème guerre mondiale ».
Une initiative a été lancée pour le 11 novembre date symbolique s’il en est afin que cette année, plus que toute autre, elle prenne un sens bien au-delà de sa valeur mémorielle.

Comme nous l’écrivons par ailleurs : « (…)nous assistons aujourd’hui à des tentatives de rééquilibrages des rapports de force internationaux de la part de leurs nouveaux concurrents [USA et OTAN]. D’où le danger grandissant que ces conflits dégénèrent en guerre ouverte entre puissances nucléaires.

[...]

La suite ci-dessous :

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13 septembre 2022 2 13 /09 /septembre /2022 17:47
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2 mai 2022 1 02 /05 /mai /2022 05:32
Mémoire et Histoire - Violences politiques en Ukraine en septembre 2014 - 23 militants communistes arrêtés par la police et le SBU à Kharkov pour avoir organisé et participé à une manifestation pour la paix - Qui les soutenus et défendus en Europe ?
Mémoire et Histoire - Violences politiques en Ukraine en septembre 2014 - 23 militants communistes arrêtés par la police et le SBU à Kharkov pour avoir organisé et participé à une manifestation pour la paix - Qui les soutenus et défendus en Europe ?
Lu sur le site de Nicolas Maury le 27 septembre 2014
23 militants communistes, dont la Première secrétaire du Comité régional du KPU, Alla Aleksandrovsk, ont été arrêté par la police et le SBU à Kharkov après une manifestation pour la paix dans le Donbass - article et traduction Nico Maury

Les communistes ukrainiens ont appelé à manifester pour la paix dans le Donbass, 1300 personnes ont défilé pour la paix à Dnepropetrovsk, 1500 à Odesssa, un millier à Kiev et Nikolaev. A Zaporozhye et Kharkov, la police et les services secrets ont dispersé par la force les rassemblements des communistes.

La police a arrêté 23 personnes dans le centre de Kharkov. Selon Arsen Avakov (ministre de l'intérieur) la Première secrétaire du Comité régional de Kharkov du Parti communiste, Alla Aleksandrovsk faisait parti des 23 prisonniers. Des véhicules blindés ont été déployé pour "sécuriser" la ville.

"Pravy Sektor" et la police main dans la main contre les communistes

La veille l'organisation néonazie (soutenue par l'UE et bras armé de la junte fasciste de Kiev) a attaqué les communistes et leurs sympathisants. Les communistes de Kharkov étaient rassemblés pour la campagne législative. Les activistes néonazies ont détruit la matériel de propagande du KPU et ont déclaré que "Kharkiv (nom ukrainien de Kharkov) est et restera une ville ukrainienne". La police n'est pas intervenue. [...]

La suite ci-dessous :

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16 mars 2022 3 16 /03 /mars /2022 17:06
ÇA SUFFIT ! RENDEZ -NOUS NOTRE ARGENT ! - UD CGT 76 - Manifestations en Seine-MaritimeÇA SUFFIT ! RENDEZ -NOUS NOTRE ARGENT ! - UD CGT 76 - Manifestations en Seine-Maritime

LE 17 MARS : MANIFESTATIONS EN SEINE-MARITIME :

  • ROUEN 10H Cours Clemenceau
  • LE HAVRE 10H Cercle Franklin

LE 17 MARS, T O U S  E N S E M B L E , E X I G E O N S

  • L’augmentation de nos salaires, pensions, indemnités et bourses pour les étudiants
  • Les emplois pour l’amélioration de nos conditions de vie et de travail
  • La paix qui construit le progrès social !

Le contexte social et économique devient de plus en plus difficile pour les salariés, les retraités, les privés d’emploi et les étudiants…
Maintenant ça suffit ! ça ne peut plus durer ainsi : nous devons réagir et agir.
Les produits de première nécessité, de l’énergie, l’alimentation… ne cessent d’augmenter, remplissant pourtant toujours les poches des plus riches.
A contrario, les salaires, les pensions, les aides et allocations continuent de stagner, même de diminuer comparés au coût exorbitant de la vie. D’ailleurs il n’y a qu’à se référer à la récente étude de l’ONG Oxfam qui a mis les chiffres sur l’inégalité en France en exergue.
Ainsi, En France, la fortune des milliardaires a augmenté de 86 % depuis le début de la pandémie, tandis que, dans le même temps, 4 millions de personnes supplémentaires se sont retrouvées en situation de vulnérabilité.
Sous la présidence d’Emmanuel Macron, les 1% les plus riches ont vu leur niveau de vie augmenter de 2,8% en moyenne, quand les 5% des ménages les plus modestes ont perdu jusqu’à 0,5% de leur pouvoir d’achat.

L’actualité dramatique qui se fait jour, avec les derniers évènements depuis les actions militaires introduites par la Russie le 24 février, aura aussi des conséquences importantes pour toute la population, comme elle en a toujours au travers des trop nombreux conflits dans le Monde, où le droit international est bafoué et les populations sont réduites à la misère et à l’exil, subissant la haine et le fanatisme.
Ce sont toujours les populations, quelles que soient leurs origines, qui sont les premières victimes des guerres et des situations de pauvreté qu’elles engendrent. La misère, le désespoir, le chômage et la détresse alimentent les conflits.
Les éradiquer est une des conditions de paix. Le commerce des armes et des munitions, considérées comme des marchandises comme les autres par les Etats, participe aussi fortement à la déstabilisation de régions entières, au
surarmement et plus globalement à l’insécurité.
Cette journée d’action est donc aussi à placer comme un combat pour imposer la Paix, par la voix du dialogue, pour une solution négociée et un cessez-le-feu immédiat !

ÇA SUFFIT !
RENDEZ -NOUS NOTRE ARGENT !

• L’inflation a atteint 2,8% en décembre 2021.
• Carburant, électricité, gaz… Le prix de l’énergie a augmenté de 18,6 %.
• Les produits alimentaires de première nécessité ont également vu leur coût augmenter de manière importante.

LE 17 MARS, T O U S E N S E M B L E , E X I G E O N S : MANIFESTATIONS EN SEINE-MARITIME :

  • ROUEN 10H Cours Clemenceau
  • LE HAVRE 10H Cercle Franklin
  • LE JEUDI 17 MARS 2022,
  • RÉAGISSONS… et AGISSONS
  • PAR LA GRÈVE ET LES MANIFESTATIONS !

Lire la suite ci-dessous sur le site de l'UD-CGT 76:

La FSU appelle aussi à la grève et aux manifestations le 17mars

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3 mars 2022 4 03 /03 /mars /2022 14:57
Manifestation de soutien contre la guerre et pour la paix immédiate en Ukraine le :

Samedi 5 mars : 15 H devant l’Hôtel de ville à Rouen

Pour

  • Un cessez-le-feu en Ukraine et la mise en oeuvre des accords existants
  • L’arrêt des menaces et des livraisons d’armes à toutes les parties
  • Que les Nations-Unies soient le cadre privilégié d’élaboration des solutions politiques et diplomatiques pour régler la question ukrainienne.
  • Avec les organisations du Collectif national des marches pour la paix, la CGT appelle aux initiatives de mobilisation pour la paix et une solution négociée en Ukraine.
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2 mars 2022 3 02 /03 /mars /2022 15:24

Peu de chose dans cette intervention de F Roussel sur les raisons qui ont poussé à en arriver là.  C'est un choix.  Mais cela contribue à obscurcir les responsabilités de l'OTAN, des Etats-Unis.  Les décisions de Trump concernant le retrait des USA de deux traités sont particulièrement lourds de conséquences.  Il s'agit du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), abandonné en 2019 et le  traité « Ciels ouverts », signé en 1992 et entré en vigueur en 2002.  Il permettait l’ouverture de l’espace aérien à des vols de reconnaissance mutuels, après notification des plans de vols dans un délai relativement court. Les Etats européens membres de l'OTAN ont été mis devant le fait accompli.  Ils sont cependant restés particulièrement silencieux à cet égard. 

YG

Notre responsabilité est immense.

Une guerre se déroule en Europe.

Au nom du groupe communiste et GDR, je tiens à exprimer toute notre solidarité et notre soutien au peuple ukrainien, plongé dans une souffrance indicible depuis jeudi dernier.

C’est d’abord à lui, à toutes ces femmes, ces hommes, ces enfants exposés au feu des bombes, à ces familles entières contraintes à l’exil, que nous pensons en tout premier lieu.

Nous sommes à leurs côtés. La France est à leurs côtés.

Je souhaite à cet égard que nous puissions nous organiser collectivement pour accueillir dans chaque commune de France des familles, des réfugié·e·s ukrainien·ne·s, et que chaque pays de l’Union européenne prenne ainsi sa part et fasse vivre pleinement le droit d’asile.

Je veux dire aussi ma condamnation la plus ferme et la plus implacable du choix des armes et du sang par le président russe.

Vladimir Poutine, l’irresponsable, l’autoritaire, le va-t-en-guerre, qui distille depuis des années le poison du nationalisme, qui s’appuie sur ses amis d’extrême droite partout en Europe.

Poutine, qui s’apprête à sacrifier les peuples.

Le peuple ukrainien d’abord, mais aussi le peuple russe qui aura à souffrir durement des graves conséquences de ce conflit.

Lui qui a déjà semé dans son pays la pauvreté, les inégalités et la violence.

Lui encore qui brandit la menace de l’arme nucléaire, faisant fi des tragiques événements que furent Hiroshima et Nagasaki.

Le président russe met en péril, l’avenir de l’humanité, l’avenir de nos enfants, avec cette froideur et ce cynisme qui caractérisent les régimes autoritaires.

Il ne trouvera dans cette guerre que la désolation pour son peuple, l’effondrement pour son économie et le déshonneur pour son régime.

Oui, la France et tous les pays mobilisés aujourd’hui, en Europe et dans le monde, doivent prendre des sanctions politiques, diplomatiques et économiques fortes afin de contraindre le président russe au cessez-le-feu, à s’asseoir à la table des négociations et à mettre un terme à son offensive.

Bravo aux mondes du sport et de la culture qui y prennent aussi toute leur part.

L’union des nations, la force des peuples unanimes, le poids des sanctions doivent permettre d'obtenir un cessez-le-feu immédiat !

Aucun pays, aucune nation ne peut accepter que le droit international, que l’intégrité territoriale d’un État soient à ce point violés, bafoués.

Et nous serons d’autant plus unis à faire respecter le droit international que nous nous battrons à le faire respecter partout, pour tous les peuples. C’est aussi la condition de l’union des nations contre Poutine.

Bien sûr, nous pourrons toujours débattre de ce qui a précédé ce conflit, de l’obstination de ces 30 dernières années de la part États-Unis et de certains membres de l’Otan à toujours vouloir implanter de nouvelles bases aux portes de la Russie.

Mais aujourd’hui le débat n’est pas là.

En revanche, le danger de voir ce conflit s’élargir et s’étendre est réel.

Car la réalité de cette guerre, c’est qu’elle fait peser le risque d’une guerre mondiale.

Je veux plus que jamais rappeler que, face aux armes et au risque d’un embrasement généralisé du conflit, nous devons donner toute sa force à la diplomatie, à la force du dialogue et à la construction d’un rapport de force politique et économique nous permettant d’éviter un engrenage fatal.

La France doit tout mettre en œuvre pour éviter l’embrasement, pour éviter que l’Otan participe à cette guerre, car les conséquences en seraient en terrifiantes.

Notre histoire, celle de l’humanité, s’illustre malheureusement d’engrenages guerriers menant au pire.

Gardons-les en mémoire pour qu’ils ne se répètent jamais.

N’oublions jamais les 80 millions de morts des deux premières guerres mondiales et les sacrifices de plusieurs générations.

Ce 21e siècle est encore plus dangereux, plus dévastateur. Car à la menace d’une guerre mondiale, s’ajoute celle de l’utilisation de l’arme nucléaire.

Alors, de tout notre cœur, forts de cette histoire que nous portons en nous, au nom de ces hommes et ces femmes qui ont tout fait pour empêcher les escalades guerrières au siècle passé ; au nom de ces députés comme Jaurès, bien seul ici à défendre la Paix, faisons tout, pour ne pas ajouter la guerre à la guerre.

La course aux armements engagée au cours de ces dernières années par les grandes puissances fait peser sur le monde, sur les peuples, sur la jeunesse, la menace d’une destruction à grande échelle.

Alors oui, la France a un rôle important à jouer.

Les décisions qui seront prises dans les heures, dans les jours qui viennent seront capitales, afin d’éviter l’escalade du conflit, l’escalade guerrière qui, à un moment donné, peut finir en spirale infernale que personne ne pourra plus arrêter. Rappelons-nous qu’il est impossible de prévoir l’issue d’un conflit armé.

Les seules certitudes sont la destruction, le chaos et les victimes civiles et militaires.

Gardons-nous, gardons-nous toujours, des surenchères démagogiques et des postures de va-t-en-guerre.

C’est pourquoi, je demande que le Parlement puisse se prononcer à chaque étape sur la parole et les décisions de la France face à cette guerre.

Car c’est par la démocratie que l’on peut le mieux déjouer les menaces qui pèsent sur elle.

Oui, dans cette situation, la France a une grande responsabilité pour la paix.

Oui, pour la paix.

Quand la France, au nom même de son histoire, parle pour la paix, elle parle d’une voix forte et juste.

Quand la France refuse les logiques de blocs, quand elle affirme sa pleine indépendance pour dire le droit et la justice, elle est entendue des peuples du monde.

Oui, comme beaucoup le disent : « La solution à ce drame ne sera pas militaire ».

La France doit dire haut et fort que sa priorité est l’établissement d’un cessez-le-feu.

Que les armes se taisent !

La France doit mettre toute son énergie, toute sa tradition à la recherche d’une solution diplomatique, politique, qu’elle apportera toute sa solidarité au peuple ukrainien.

L’urgence, c’est de tout mettre en œuvre pour obtenir un cessez-le-feu et ouvrir des négociations !

C’est bien sûr l’intérêt du peuple ukrainien.

C’est aussi l’intérêt du peuple russe avec qui nous ne voulons pas la guerre ! Et c’est celui de tous les peuples d’Europe.

Ouvrir tous les espaces de dialogue possibles, mettre en œuvre toutes les pressions, les sanctions possibles pour obtenir ce cessez- le-feu, la protection des Ukrainien·ne·s et le retrait des troupes russes d’Ukraine.

Nous pouvons jouer ce rôle, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, pour proposer que les Nations unies relancent le processus réunissant l’ensemble des États européens, avec l’Ukraine et la Russie.

Parmi toutes les pressions à exercer, il y a celles, claires, fortes venant des peuples, unis, solidaires, exprimant leur solidarité et appelant à la paix.

Notre peuple, avec tous les autres peuples du monde doit se lever, uni dans sa grande diversité, tendre la main aux pacifistes russes, soutenir le peuple ukrainien et faire entendre cette voix forte et symbolique des travailleurs, des jeunes, des familles unis pour la paix.

Oui, c’est aux peuples de se faire entendre, car ce sont eux qui sont en première ligne, eux qui sont toujours les victimes des logiques de force et des logiques guerrières.

Nous devons aussi être intraitables contre tous les profiteurs qui abusent cyniquement de ce conflit en rendant la vie toujours plus chère par la spéculation sur le gaz, sur le pétrole, sur le blé.

Enfin, et je tenais à le dire ici aussi, que l’heure est suffisamment grave pour qu’elle ne laisse aucune place aux polémiques, aux querelles stériles.

Pour notre part, pour ma part, je n’y participerai pas.

Nous apporterons notre contribution, nous ferons entendre notre voix en faveur de la paix et pour l’unité des Français·es pour la paix.

Nous serons toujours de celles et ceux qui choisirons la paix et l’espoir de la Paix car, comme l’écrivait Aragon,

« il faut continuer de croire qu’il fera beau quand il pleut. »

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