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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 10:41
Vague de répression dans le secteur textile au Bangladesh

par Olivier Petitjean

Plusieurs milliers d’ouvriers et d’ouvrières travaillant dans les ateliers textiles de la banlieue de Dhaka ont été congédiés suite à un mouvement social pour réclamer une hausse de leurs salaires. Les multinationales européennes et nord-américaines qui s’approvisionnent au Bangladesh restent largement silencieuses.

Entre 1500 et 3500 ouvriers et ouvrières textiles bangladeshi ont été renvoyés du jour au lendemain des ateliers où ils travaillaient, suite à une semaine de manifestations et de blocages d’usines dans le quartier d’Ashulia, dans la capitale Dhaka. Plusieurs dizaines d’entre eux feraient également l’objet de poursuites judiciaires pour vandalisme, tandis que des leaders syndicaux ont été arrêtés.

Les ouvriers et ouvrières avaient commencé le mouvement pour protester contre le licenciement abusif de 121 d’entre eux. Leur revendication centrale était une hausse du salaire de base, qui n’a pas augmenté depuis novembre 2013 malgré l’inflation. Le salaire minimum mensuel applicable au secteur est actuellement de 5300 taka (61 euros). Les syndicats demandent qu’il soit triplé. Le « salaire vital » - calculé sur la base des besoins de base d’une famille de quatre personnes - a été estimé à 260 euros mensuels pour le Bangladesh (lire notre enquête Textile : les ouvrières asiatiques en lutte pour un salaire vital).

Selon la presse internationale, les usines concernées sont des fournisseurs de Gap, Inditex (Zara) et H&M. Des listes de travailleurs et travailleuses licenciés ont été affichées à la porte des usines, tandis que des unités de la « police industrielle » créée par le gouvernement bangladeshi pour contrôler le secteur textile étaient déployées dans le quartier d’Ashulia. Un journaliste a également été arrêté pour avoir propagé des « fausses nouvelles » visant à attiser le conflit social...

Les donneurs d’ordre se taisent

[...]

L’Alliance for Bangladesh Worker Safety (qui concerne principalement les firmes américaines comme Gap, qui n’ont pas souhaité s’engager dans l’Accord for Fire and Building Safety conclu par les donneurs d’ordre européens comme H&M, Inditex et Carrefour) a publiquement condamné la détention de leaders syndicaux. C’est la seule réaction connue à ce jour de la part des donneurs d’ordre européens ou nord-américains, dont les pratiques sont déterminantes quant à la situation sur le terrain.

Olivier Petitjean

— 
Photo : Asian Development Bank CC

Lire l'intégralité ici : http://multinationales.org/Vague-de-repression-dans-le-secteur-textile-au-Bangladesh

Compléments :

"En quelques décennies, l’industrie textile s’est réorganisée au niveau international, déplaçant ses bases de production vers des pays comme la Chine, puis vers le Bangladesh, le Pakistan, le Cambodge ou le Vietnam, à la recherche du moindre coût. Aujourd’hui, la plupart des vêtements, chaussures et autres accessoires qui s’étalent dans les magasins occidentaux – depuis les marques les plus haut de gamme jusqu’aux hypermarchés – sont fabriquées dans ces pays. Et ce, dans des conditions douteuses pour l’environnement comme pour les travailleurs, qui connaissent une réalité faite de salaires de misère, de répression syndicale, d’accidents à répétition et d’exposition à des substances toxiques. En 2012, l’Union européenne a importé pour 65,2 milliards d’euros d’articles textiles (dont 15 milliards d’euros pour la France)."

Extrait de : http://multinationales.org/Industrie-textile

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 14:57
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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 14:28
Nouveau rapport sur les inégalités
 
13/01/2017 sur le site d'Oxfam

Le rapport « Une économie au service des 99 % », publié aujourd’hui par Oxfam en amont de la rencontre annuelle de l’élite économique et politique à Davos, révèle que huit personnes détiennent autant de richesses que la moitié la plus pauvre de l’humanité.

Ce rapport illustre en détail comment les grandes entreprises et les individus les plus riches exacerbent les inégalités, en exploitant un système économique défaillant, en éludant l’impôt, en réduisant les salaires et en maximisant les revenus des actionnaires. Le rapport préconise un nécessaire changement de paradigme, vers une économie centrée sur l’humain, qui bénéficie à l’ensemble de la population, et non à une poignée de privilégiés seulement.

Nos économies concentrent les richesses aux mains d’une élite, aux dépens des couches les plus pauvres de la société qui sont majoritairement des femmes. Les plus fortunés accumulent ces richesses à un tel rythme que le premier « super-milliardaire » du monde pourrait voir son patrimoine dépasser le millier de milliards de dollars dans 25 ans à peine. Pour mettre ce chiffre en perspective, Oxfam a calculé qu’il faudrait débourser un million de dollars par jour pendant 2 738 ans pour pouvoir dépenser 1 000 milliards de dollars.

Pour Manon Aubry, porte-parole d’Oxfam France : « Il est indécent que tant de richesses soient concentrées dans les mains d’une si infime minorité, quand on sait qu’une personne sur dix dans le monde vit avec moins de 2 dollars par jour. Les inégalités relèguent des centaines de millions de personnes dans la pauvreté, fracturent nos sociétés et affaiblissent la démocratie. »[...]

Extraits

Les 21 milliardaires français les plus riches sont, en ordre décroissant de leur patrimoine net :

Liliane Bettencourt : héritière de la marque de cosmétiques l’Oréal ; Bernard Arnault : propriétaire du groupe de luxe LVMH ; Serge Dassault : président du groupe aéronautique Dassault ; Francois Pinault : fondateur de Kering un des leaders mondiaux de l'habillement et des accessoires ; Alain Wertheimer et Gerard Wertheimer : propriétaires de Chanel et des cosmétiques Bourjois ; Xavier Niel : fondateur du fournisseur d’accès internet et opérateur mobile Free ; Emmanuel Besnier : PDG de Lactalis ; Jean-Claude Decaux : fondateur de la société JCDecaux ; Patrick Drahi : président-fondateur du consortium luxembourgeois Altice, principal actionnaire du groupe SFR, de Virgin Mobile; Vincent Bolloré : PDG du groupe Bolloré et à la tête des conseils de surveillance de Vivendi et du groupe Canal+ ; Pierre Bellon : fondateur et président d'honneur de Sodexo ; Carrie Perrodo, propriétaire et co-fondatrice du groupe pétrolier Perenco, Martin & Olivier Bouygues : respectivement PDG et Directeur général délégué du groupe Bouygues ; Michel Leclercq : fondateur de Decathlon ; Alain Merieux : fondateur de bioMérieux, leader mondial de la microbiologie ; Bernard Fraisse, fondateur de Fareva, important sous-traitant pharmaceutique ; Marie Besnier Beauvalot, une des héritières du groupe Lactalis ; Jean-Michel Besnier : un des héritiers du groupe Lactalis ; Jean Pierre Cayard : directeur de la Martiniquaise, spécialisée dans la fabrication et la distribution de vins et spiritueux ; Louis Le Duff : fondateur du Groupe Le Duff, qui regroupe des enseignes de restauration et d'alimentation telles que Brioche Dorée, Del Arte, Bridor, etc.

Lire l'intégralité de l'article sur le site d'Oxfam ci-dessous

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 14:08

 

Les principaux groupes agro-industriels mondiaux sont en train de déployer un programme de partenariat public-privé destiné à prendre le contrôle de l'alimentation et de l'agriculture dans les pays du Sud.

Des milliers de serres sont agglutinées le long des vallées de la province de Lam Dong dans les hauts plateaux du centre du Vietnam. La nuit, la puissante lueur qui s'en échappe illumine un flot constant de camions transportant vers Ho Chi Minh-Ville ou les ports voisins des fruits, des légumes, des fleurs et des plantes aromatiques destinés à l'exportation. Il existe ici une vive concurrence entre les négociants. Le climat est idéal pour la production d'un certain nombre de cultures de rapport à forte valeur ajoutée, et les entreprises se battent pour sécuriser leur approvisionnement en produits agricoles ou pour conserver une part du marché lucratif des intrants chimiques, des semences et de matériels agricoles tels que des bâches en plastique pour les serres ou des tuyaux d'irrigation goutte à goutte.

 

Extraits :

"Un aperçu de quelques projets Grow dans le monde

Le projet de production de maïs de Monsanto et Syngenta au Vietnam

L'un des projets de Grow Asie au Vietnam est un projet dirigé par Monsanto et Syngenta, destiné à aider le ministère de l'Agriculture à convertir, en cinq ans, 668 000 ha consacrés à la production traditionnelle de riz pour l'alimentation humaine, à la production d'un maïs hybride destiné à l'alimentation animale. Monsanto affirme que le projet, situé dans les provinces montagneuses du nord du pays, entraînera une augmentation de 2,5 à 4 fois des profits des agriculteurs. Mais le système de conversion a déjà eu des effets dramatiques sur les populations Xinh Mun qui vivent dans cette région. Au cours des dernières années, un grand nombre d'entre eux ont été encouragés à arrêter de planter leur riz de montagne traditionnel et à planter du maïs à la place. Des hommes d'affaires ont persuadé les villageois de franchir le pas en leur offrant des semences et des engrais, ainsi que des denrées alimentaires de base comme du riz, du sel, du GMS (glutamate monosodique), de l'igname et de la soupe, en échange de la signature de contrats pour cultiver du maïs. Comme bon nombre de ces villageois étaient analphabètes, peu savaient ce que contenaient les contrats.

Les agriculteurs ne se rendaient pas compte qu'ils auraient à rembourser le coût des semences à deux fois leur prix au moment de la récolte, en raison des taux d'intérêt élevés, et parce que les prix augmenteraient encore davantage s'ils ne réussissaient pas rembourser dans les délais. Les agriculteurs ont souvent fini par payer près de trois fois le prix initial pour les semences. De ce fait, près de 100 % des ménages du village sont maintenant endettés, et 30 à 40 % ont perdu des terres pour rembourser des dettes."

 

[...]Lire la suite sur le site "Grain' ci-dessous:

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 13:37
Traduction : NATIONALISATION DE NOS CHEMINS DE FER

Traduction : NATIONALISATION DE NOS CHEMINS DE FER

Au Royaume-Uni, la privatisation des chemins de fer déraille
 |  sur la Tribune.fr
Le trafic était totalement paralysé, le 16 décembre 2016, lors d'une énième grève des conducteurs des trains Southern Rail, détenus à 35% par le français Keolis.
Le trafic était totalement paralysé, le 16 décembre 2016, lors d'une énième grève des conducteurs des trains Southern Rail, détenus à 35% par le français Keolis. (Crédits : REUTERS/Toby Melville)

La qualité du service ferroviaire se détériore à vitesse grand V outre-Manche, 20 ans après la privatisation de British Rail. Hausse incontrôlée du prix des billets, trains supprimés et réduction du personnels conduisent près de deux Britanniques sur trois à souhaiter une renationalisation complète. A cela s'ajoutent de nombreuses grèves, notamment dans le sud du pays, où les conducteurs et les chefs de train entament demain leur 33e jour de mouvement en moins d'un an.

Mardi dernier, des milliers de Britanniques ont convergé vers les gares du pays. Fin de vacances et retour au travail obligent. Dans une centaine de stations, pourtant, certains usagers sont restés à quai. Pancartes à la main. L'objet de leur colère, la nouvelle hausse des prix des billets de train, de l'ordre de 2,3% en moyenne sur l'ensemble du réseaux, décidée par les opérateurs de franchises privés.

 

14% du budget mensuel pour se rendre au travail

Selon des estimations du Labour, le prix des billets annuels a ainsi augmenté de 27% depuis 2010. Après avoir comparé les prix de 200 lignes, le parti emmené par Jeremy Corbyn, militant de la renationalisation, estime à 2.788 livres (3.222 euros) le coût du pass, soit 594 livres (686 euros) de plus qu'en 2010. Pas mieux, pour le syndicat TUC, selon lequel le prix moyen des billets de train augmente deux fois plus vite que l'inflation. Résultat, les Britanniques déboursent chaque mois six fois plus que les Français simplement pour se rendre sur leur lieu de travail. 14% de leur revenu mensuel, très exactement, contre 2% pour les usagers de l'Hexagone.

"Nous menons actuellement la plus importante modernisation du rail depuis plus d'un siècle, afin de proposer davantage de places et de services, justifie le ministre des Transports Chris Grayling dans les colonnes du Guardian. Le coût d'un tel projet a toujours été équilibré, entre les contributions des usagers et des contribuables." Contribution des usagers, dans la mesure où une partie des recettes des billets est reversée par les opérateurs privés à l'Etat. Et peu importe si l'usager et le contribuable sont la plupart du temps, de fait, une seule et même personne.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 13:55

Sur le site du CADTM - Commission pour l'abolition des dettes illégitimes.

5 janvier par Eric Toussaint

 

Nous mettons à la disposition du public francophone des documents tenus secrets par le FMI. Il s’agit de documents authentiques qui ont été mis à la disposition de la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque par Zoe Konstantopoulou, la présidente du Parlement grec en fonction entre le 6 février et le 3 octobre 2015. Le contenu de ces 2 documents qui datent de mars et de mai 2010 est accablant pour le FMI.

Afin de convaincre le FMI, les dirigeants français, allemand et hollandais ont menti

Le compte-rendu officiel de la réunion du 9 mai 2010 au cours de laquelle la direction du FMI approuvé un crédit de 30 milliards € à la Grèce montre très clairement qu’un nombre élevé de membres de la direction ont exprimé de très fortes critiques à l’égard du programme que l’institution s’apprêtait à mettre en œuvre. Certains d’entre eux ont dénoncé le fait que le programme visait à sauver les banques privées européennes qui étaient créancières de la dette publique et privée grecque, principalement quelques grandes banques françaises et allemandes. Plusieurs d’entre eux ont dénoncé une politique qui reproduisait ce qui avait conduit à la crise argentine de 2001 et à la crise asiatique de 1996-1997 (voir encadré avec la citation du directeur exécutif argentin). Plusieurs dirigeants ont dénoncé le fait que le noyau dirigeant du FMI avait modifié à l’insu des autres membres du conseil d’administration une des règles fondamentales qui conditionnent les crédits alloués par le FMI à ses membres. En effet, pour qu’un crédit puisse être octroyé par le FMI, il faut démontrer que ce crédit et le programme qui l’accompagne rendront soutenable le remboursement de la dette. Vu que cette condition ne pouvait pas être satisfaite dans le cas de la Grèce étant donné que la direction du FMI et les autorités européennes refusaient de réduire la dette grecque et d’y faire participer les banques privées, la condition mentionnée plus haut a été supprimée en catimini. Elle a été remplacée par un nouveau critère : la nécessité d’éviter un risque élevé de déstabilisation financière systémique internationale. La direction du FMI a justifié par l’urgence ce changement de critère non respectueux des règles de fonctionnement. Afin de convaincre ceux des dirigeants du FMI qui émettaient de très fortes réserves, les dirigeants français, allemand et hollandais ont menti en assurant que les banques de leur pays ne se débarrasseraient pas des titres grecs. Selon eux, les banques françaises, allemandes et hollandaises allaient conserver les titres grecs en leur possession afin de permettre la réussite du programme qui allait commencer. Or il est prouvé que les banques françaises, allemandes et hollandaises ont vendu massivement les titres qu’elles détenaient sur le marché secondaire en provoquant une aggravation de la crise grecque et en reportant sur le dos des contribuables européens, et en premier lieu sur le peuple de la Grèce, les risques qu’elles avaient pris et la crise qu’elles avaient très largement contribué à provoquer.[...]

Lire la suite ci-dessous

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 14:29

La condamnation de Sanofi est une bonne chose pour tous les salariés, qu'ils soient en CDI, en CDD ou intérimaires.

On compte 18% d'intérimaires au sein du groupe pharmaceutique Sanofi. Le site du Trait, en Seine-Maritime, est le plus touché avec  379 contrats précaires pour 853 CDI.

Dans l'industrie cette pratique des contrats précaires est fort utilisée par les patrons.  Chez Renault, on compte plus de 9000 intérimaires, essentiellement à la production, mais pas seulement.

En Normandie l'emploi intérimaire progresse, notamment dans l'industrie et les services .

Plus de 1500 intérimaires travaillent en Juin 2016 à Renault Cléon, 1200 à Sandouville. Le syndicat CGT-Cléon dénonce dans un tract du 12 juillet 2016 les pressions dont ils sont victimes : "éjectés" parce qu'ils "contestent", virés parce qu'ils n'ont pas la "bonne tenue". Ou plus simplement non repris par la suite. Ils servent de variable d'ajustement pour le capitaliste soucieux des dividendes des actionnaires.  C'est le cas aujourd'hui en 2017.  Carlos Ghosn, après s'être octroyé un beau cadeau de Noël, veut licencier la moitié des intérimaires, corvéables et jetables à merci.

L'emploi précaire permet de faire pression sur les salaires. A Renault-Cléon, les intérimaires ont toujours le salaire le plus bas, quelque soit le poste qu'ils tiennent, quelque soit le coefficient de la personne qu'ils remplacent ...

A ce compte là, on comprend pourquoi les entreprises y recourent de plus en plus massivement. Sans compter les emplois en CDD ...

Bien évidemment ce sont principalement les plus jeunes qui sont concernés. Façon de leur apprendre le "Tais-toi et travaille" si cher au patronat. Cela les précipite dans la précarité sociale et familiale : pas de CDI, pas de prêt bancaire pour la maison, plus difficile de trouver un appartement à louer, plus difficile de faire un crédit ... (AC)

 

Sanofi condamné à verser 3,5 millions pour abus de précarité
Industrie pharmaceutique
Cécile Rousseau
Mercredi, 4 Janvier, 2017
L'Humanité
Rassemblement de salariés de sanofi devant le siége de l’entreprise à Gentilly en 2014. Photo : Patrick Nussbaum

Alors que les contrats précaires flambent ces dernières années chez le géant pharmaceutique, la justice vient de sanctionner Sanofi, qui devra verser des indemnités conséquentes aux salariés et requalifier certains contrats en CDI.

Lire sur le site de l'Humanité pour les abonnés.

La justice condamne le groupe pharmaceutique à payer 3,5 millions d’indemnités.

FRANCE. On entend par « travail précaire » ; « un emploi qui présente trop peu de garanties et qui engendre un profond sentiment d’incertitude sur l’avenir. Des revenus très faibles ou des contrats courts sont les principales sources du travail précaire ».

Lire la suite ici :http://acces-libre-presse.org/WordPress/2017/01/04/sanofi-abuse-du-travail-precaire/

 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 17:30

Pas d'illusion. 

Si la commission de Bruxelles, avec Jean-Claude Juncker à sa tête a affirmé publiquement vouloir poursuivre les multinationales coupables d'évasion fiscale et de manoeuvres répétées pour échapper à l'impôt, c'est qu'elle ne pouvait pas faire autrement.

Les scandales des paradis fiscaux, les profits énormes des multinationales, les cadeaux à celles-ci ont fini par faire mauvais genre.  D'autant que les peuples doivent se soumettre à l'austérité européenne, à la compétitivité, à l'exploitation accrue. Les pratiques scandaleuses des multinationales se voient trop.  La complaisance et la complicité de l'UE aussi.  Les peuples européens qui sont de plus en plus nombreux à rejeter l'Union Européenne pourraient bien devenir majoritaires.  Les plus mauvais esprits pourraient même faire le lien entre la politique européenne et le capitalisme mondialisé, condamner l'un et l'autre et vouloir même s'en débarrasser.

Il fallait donc bien donner le change.   Affecter de s'en prendre à ces multinationales prédatrices.  Mais sans rien changer et sans que cela se sache. 

Les journalistes du quotidien britannique "The Guardian" ont révélé l'affaire.  Ils font honneur à leur profession.

Y.G.

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 23:10
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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 18:08
Perturbateurs endocriniens : le cadeau discret mais majeur au lobby des pesticides

La Commission européenne soumet sa proposition de réglementation des substances chimiques mercredi.

LE MONDE |

C’est un paragraphe qui n’a l’air de rien, ajouté tout en bas du document à la dernière minute. Il évoque, dans une formulation aussi tortueuse qu’impénétrable, une dérogation pour les produits agissant sur « la mue et/ou la croissance des organismes nuisibles ». Mais, reformulé en langage commun, il s’agit ni plus ni moins d’une concession de la Commission européenne au lobby des pesticides.

Quelques jours avant Noël, mercredi 21 décembre, avec trois ans de retard, la Commission doit soumettre au vote sa proposition de réglementation sur les perturbateurs endocriniens, ces produits chimiques omniprésents, capables d’interférer avec le système hormonal des êtres vivants à des doses parfois infimes. Cette proposition est censée appliquer une disposition très stricte du règlement européen sur les pesticides : l’interdiction des pesticides qui seront reconnus comme perturbateurs endocriniens.

Ce sont donc les critères qui permettent de les identifier que la Commission a élaborés et que les représentants des Etats membres doivent adopter ou rejeter. Le vote se tiendra au sein du comité permanent de la chaîne alimentaire et de la sécurité animale après six mois de tractations.

Si le diable se cache dans les détails, le paragraphe inséré par la Commission à la dernière minute n’a, lui, rien d’anecdotique. Alors que le « règlement pesticides » exige de retirer les perturbateurs endocriniens du marché, il crée une dérogation pour tout un groupe de pesticides qui ont justement la particularité… d’être des perturbateurs endocriniens. Certains pesticides, en effet, anéantissent les insectes ou les plantes dits « nuisibles » aux cultures en agissant sur leur système hormonal pour bloquer leur mue ou leur croissance. En d’autres termes, ce sont des pesticides qui ont été conçus pour être des perturbateurs endocriniens. Or, plutôt que de se servir de cette connaissance pour les identifier et les interdire, la Commission propose qu’ils soient épargnés.

Demande du trio BASF, Bayer et Syngenta


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/12/20/perturbateurs-endocriniens-le-cadeau-discret-mais-majeur-aux-lobbys-des-pesticides_5051771_3244.html#JP9hpGIse0Kt65lw.99

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