Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 14:29
  Modef : « Stoppons l’hémorragie »

[...]

Dans un communiqué daté du 24 août 2015, le Modef revient sur les difficultés auxquelles sont confrontées les exploitations d’élevage, que ce soit en porc, viande bovine ou lait, et sur les raisons qui ont conduit à cette situation. Pour le syndicat, les éleveurs porcins, laitiers et allaitants ont été abandonnés depuis plusieurs années par les représentants de la profession que ce soit dans les négociations avec les filières ou avec la commission européenne.

Une autre cause à cette crise est à chercher du côté de la coopération. Selon le Modef, « à force d’acquisition d’entreprises privées, de fusion, d’absorption, les coopératives sont devenues des monstres financiers qui ont oublié d’où elles venaient et les valeurs qu’elles défendaient. Les grosses coopératives fonctionnent aujourd’hui comme les grands groupes privés de l’agroalimentaire guidés par la recherche du profit (bénéfices) et la course au bas coût. »

Enfin, le Modef « dénonce les grandes orientations d’une politique agricole qui fait de la baisse des prix à la production son unique objectif. »

Afin  de garantir « l’avenir des éleveurs, des territoires, de l’emploi et de l’environnement », il est urgent de revaloriser les prix. Pour le Modef, « des mesures d’encadrement apparaissent indispensables pour sortir les éleveurs de la vente à perte imposée chaque année. Il est urgent de prendre des mesures législatives pour fixer des prix minimums garantis rémunérateurs pour les produits d’élevage et imposer un coefficient multiplicateur entre les fournisseurs et la grande distribution. » 


Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net
Partager cet article
Repost0
26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 14:15
Vu sur FR3 Normandie.  Une députée de droite et le maire de droite de Forges les Eaux sont venus apporter leur soutien aux éleveurs manifestants.  Les gouvernements de droite n'ont pourtant jamais freiné la disparition des petites exploitations familiales.  Mais ont au contraire soutenu l'agriculture industrielle.  Tout comme le gouvernement socialiste d'aujourd'hui qui temporise et refuse de fixer, par la loi, des prix minimum d'achat aux producteurs pour la grande distribution et les industriels de la viande. AC.

Des éleveurs bovins et laitiers haut-normands de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs se sont réunis à l'occasion du concours des boeufs de boucherie de Forges-les-Eaux (Seine-Maritime). A l'approche du sommet des ministres de l'Agriculture européens, leur colère est intacte.

  • Par Marianne Skorpis
  • Publié le 26/08/2015 | 12:56, mis à jour le 26/08/2015 | 12:56 Extraits
 

© Stéphane L'Hôte

© Stéphane L'Hôte

 

Les éleveurs bovins et laitiers français sont toujours inquiets pour leur avenir. Un mois après des manifestations qui ont émaillé une bonne partie de l'Hexagone, des membres de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs se sont donnés rendez-vous ce mercredi 26 août 2015 lors du concours interdépartemental des bovins de boucherie. L'objectif : relancer leur mouvement à l'approche de la rentrée et dix jours avant le conseil des ministre de l'Agriculture européens demandé par le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll. Ces professionnels demandent toujours une rémunération plus juste et un allégement des contraintes administratives qui pèsent sur leur activité. Une manifestation nationale aura lieu le 3 septembre à Paris.

Cent-vingt tracteurs venus d'une dizaine de communes de la région étaient attendus sur place [...]

© Frédéric Nicolas

© Frédéric Nicolas

 

© Stéphane L'Hôte

© Stéphane L'Hôte© Frédéric Nicolas

© Frédéric Nicolas

 

 

© Frédéric Nicolas

 

© Frédéric Nicolas

 

© Stéphane L'Hôte

© Stéphane L'Hôte

© Stéphane L'Hôte

 

© Stéphane L'Hôte

© Frédéric Nicolas

© Frédéric Nicolas

 

Partager cet article
Repost0
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 13:55
Publié le 22 Août 2015 La Canaille.  Merci à lui.

ou "Europe über alles"*

comme unique horizon

*A partir du moment où celui qui émet l'idée de souveraineté populaire est catalogué de "nationaliste de tout poil", permettez à ce que les qualifiés à leur tour estampille l'auteur de ces propos par une référence qui traduit une facette majeure de sa pensée du moment.

Évangélisation des peuplades dissidentes sur les bords du Saint Laurent

Évangélisation des peuplades dissidentes sur les bords du Saint Laurent

L'Humanité de ce samedi 22 août fait état d'un duel à l'épée, mais à 20m pour être sûr de ne pas s'atteindre entre Laurent et Joffrin, les deux étant sur un pré identifié comme le "champ de la gauche".

Laurent endossant le pourpoint de la radicalité (pourquoi pas, il ya bien un ministère du travail dans le gouvernement Valls?).

La passe d'arme est terrible, d'entrée la botte de Laurent : "les tenants de l’ordre libéral en Europe et les partisans du retour au choc des nationalismes sont les deux protagonistes d’une même impasse mortifère", puis parade du même rappelant à l'Huma que "la rupture (qu’il prône) consiste en la refondation d’une Europe sociale et démocratique".

Laurent de contre attaquer : « en acceptant, contraint, les conditions draconiennes de l’accord, c’est en quelque sorte maintenu dans la prison de l’austérité que Tsipras a décidé de continuer à mener le combat, parce que le choix alternatif du Grexit n’était pas celui de la liberté mais du condamné à mort ».

Cette phrase, Laurent en a-t-il mesuré le sens ? renvoie à la geste révolutionnaire. Combien va-t-elle blesser de communistes authentiques qui par sentiment sont attachés à une image glorieuse du PCF ?

Pour P. Laurent il vaut mieux vivre couché que mourir debout en luttant . Dans la prison de l'austérité, la mortalité infantile (parce que les gosses sont incarcérés dans cette geôle où les vieux sont euthanasiés) a augmenté de 50%.

Preuve que c'est la mort couchée qui est au bout de cette voie.

Le but d'un parti communiste depuis le Manifeste de 1848 , confirmé ici par la Commune puis en 1920 à Tours et considéré comme l'orientation de fond de la pensée communiste est-il de modifier les institutions continentales modelées par le capital ou de s'affranchir de sa domination  et d'assurer l'appropriation collective des moyens de production et d'échange pour émanciper l'humanité de l'exploitation capitaliste ?

Depuis bientôt vingt ans cette question n'est plus dans les fontes de la cavalerie du P"c"F.

Interêt de cet article, il semble que Laurent précise le fond de sa pensée avec cet échange. Jamais n'apparait la question de l'exploitation. Sont-ce des lois européennes qui organisent la répression dans les entreprises, qui criminalisent les syndicalistes ou le patronat et un gouvernement qui lui sert (sans qu'aucun texte européen autre que des choix partisans) le lui impose ? L'idée des transpositions des directives européennes (qui avec la casse des statuts les privatisation, sont un des aspects réels de cette europe du capital) est -elle liée aux lois macron ?

Non il s'agit d'un choix délibéré du PS pour s'affider toujours plus au capital et gérer loyalement dans son intérêt.

Et dès lors pourquoi cette désertion par le P"c"F du combat national par la souveraineté constitutionel du peuple ? 

Nous avons maintenant confirmation officielle que la direction du P"c"F accepte la forfaiture de 2005 puisqu'il ne relève plus le gant du respect du verdict des urnes en acceptant la superstructure étatique européenne rejetée alors  par notre peuple.

Poussons le débat : il n'y aurait d'issue que par une refondation de l'Europe laquelle en l'état n'est possible que par un accord unanime des pays membres. Une UE bordée par une "constitution" qui interdit de contester le primat du capital exprimé par cette fameuse concurence libre et non faussée laquelle interdit aux peuples de s'assurer la maîtrise de leurs orientations sociales, politiques et économiques.

Au mieux un donquichottisme politique qui disqualifie le cavalier d'une rossinante nourrie aux choux de Bruxelles, plus certainement l'apparition d'une forme politicienne d'Alzheimer qui enjolive le passé lointain pour éviter de mesurer celui immédiat et afficher une dégénérescence cérébrale irréversible.

La conclusion de Laurent porte en elle-même aveu et condamnation de la stratégie de son auteur :"Cette gauche réformiste, relève Pierre Laurent, est aujourd’hui alignée sur les positions de la droite libérale. La seule voie pour la gauche, c’est justement l’audace de la transformation de l’Europe dont la social-démocratie ne fait preuve nulle part."

Mais comme ce "nulle part" intègre de fait le PGE et le GUE dont aucun texte ne condamne le système auquel la social démocratie à décidé de servir de paillasson, comme l'émancipation du salariat n'est plus dans les objectifs du parti dirigé par P. laurent qui en cela ne peut donc plus se parer de l'objectif-titre de communiste : la suppression du rapport social d'exploitation qui se nomme capitalisme, celui ci prend place sur l'étagère de ce qu'il dit combattre : les partis socio-démocrates. 

C'est d'ailleurs depuis Kautsky ce qui caractérise l'espèce : s'inscrire dans l'institutionnel et sa délégation de pouvoir pour gérer l'état et refuser de s'en prendre à ceux qui exercent leur hégémonie de classe sur cet état. Depuis le Manifeste de 1848 mais aussi après Lafargue, Rosa Luxembourt, Lénine, Liebknecht, Politzer, bien sûr Gramsci , tous ont publié là-dessus.

Il se trouve que d'ici quelques jours, lors du rassemblement du Bourget, seront présents un nombre considérable d'éditeurs parmi lesquels ceux de textes politiques théoriques.

Il serait bon que ceux-ci préparent un filet garni des classiques de la pensée anticapitaliste (et aussi des réformistes). Bien sûr, l'école marxiste classique mais pas que,  même les oeuvres de jeunesse de Boccara y ont leur place (si, si, sans rire) , pour qu'il puissent les étudier.

Canaille le Rouge a souvenir qu'au comité fédéral du PCF d'alors, le jeune Laurent des années 90, pourtant issu directement de l'université pour devenir dirigeant politique (c'est peut-être pour cela que le rapport social d'exploitation lui est si étranger) ne brillait pas de connaissance en la matière et comme disait Brassens, ses propos rapportés dans l'Huma le confirment : "Le temps ne fait rien à l'affaire".

Rédigé par Canaille Lerouge

Partager cet article
Repost0
24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 13:23

Publié par Michel El Diablo

LOI MACRON et « zones touristiques internationales » (ZTI) : un communiqué de l'UD CGT de Paris

Communiqué de l'UD CGT Paris sur le projet de décrets loi Macron zones touristiques et gares:

Les syndicats CGT parisiens ont reçu, pour consultation, plusieurs projets de décrets d’application de la loi Macron. Ces projets concernent les « zones touristiques internationales » (ZTI) et les gares dans lesquelles les commerces seraient autorisés à employer des salariés le dimanche de manière permanente.

Ils montrent qu’à la suite du processus autoritaire qui a présidé à l’adoption du texte par le Parlement et l’utilisation à trois reprises de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution devant l’Assemblée Nationale, le Gouvernement :

• Viole l’esprit même du texte de la loi en projetant d’inclure dans les ZTI des zones qui ne connaissent pas une affluence touristique internationale particulière ;
• Qu’il viole également la démocratie locale, ne tenant aucun compte de l’avis donné par le conseil de Paris au début de l’année 2015 sur le rapport de la MIE.

Si, pour sa part, la CGT s’oppose au principe même d’une déréglementation du temps de repos le dimanche et la nuit, dans l’intérêt des travailleurs, il nous semble que les projets de décrets envoyés le 14 août méritent une réaction ferme pour préserver les droits des salariés des professions directement ou indirectement concernées et celles des parisiens, notamment des riverains des zones ciblées.

Notre Union départementale sollicite donc auprès d’Anne Hidalgo, Maire de Paris, une rencontre dans un délai rapide, au vu des dates imposées par le Gouvernement qui exige une première réponse le 15 septembre 2015 au plus tard.

Elle appelle les salariés et les habitants de la Capitale à s’unir pour faire obstacle à un projet inspiré par de grandes chaînes de la distribution, à leur seul profit et qui ne voient l’avenir de Paris que sous l’angle d’un gigantesque centre commercial.

Fait à Paris, le 21 août 2015

 

Partager cet article
Repost0
6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 10:34

Publié par Jean Lévy

Echec à Hollande...Echec à Valls...Même le Conseil Constitutionnel est contraint de censurer la loi Macron !

francetvinfo.fr

 

La plus importante concerne la réforme de la justice prud'homale et le plafonnement des indemnités en cas de licenciement sans cause réelle ou sérieuse.

 

Passée sans vote grâce à l'article 49.3 à l'Assemblée, la loi Macron n'a pas été entièrement validée. Le Conseil constitutionnel a jugé l'ensemble du texte conforme à la Constitution, mercredi 5 août, mais a tout de même censuré certaines dispositions importantes.

La plus notable concerne la réforme de la justice prud'homale et le plafonnement des indemnités en cas de licenciement sans cause réelle ou sérieuse, que la loi voulait variable selon la taille de l'entreprise et l'ancienneté du salarié. S'il a validé le critère d'ancienneté, le Conseil constitutionnel a rejeté celui lié à la taille de l'entreprise, jugeant que la loi "devait retenir des critères présentant un lien avec le préjudice subi par le salarié".

18 articles jugés trop éloignés de l'objet de la loi

Surtout, le Conseil a censuré tout ou partie de 18 articles "adoptés selon une procédure contraire à la Constitution", c'est-à-dire considérés comme des"cavaliers législatifs", en d'autres termes, des dispositions n'ayant rien à voir avec l'objet du projet de loi. Retoqué donc l'article visant à assouplir la communication sur l'alcool et remettant en cause la loi Evin, selon les autorités sanitaires et plusieurs associations.

Censuré aussi le projet Cigéo d'enfouissement des déchets radioactifs à Bure(Meuse) que le gouvernement souhaitait entériner, "pour clarifier la totalité des coûts" de la filière nucléaire, comme l'expliquait le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, mi-juillet, juste avant l'adoption finale du texte.

Le Conseil a également censuré les articles relatifs à la réforme des chambres de commerce et des métiers, estimant là encore qu'il s'agissait d'un "cavalier législatif".

L'ouverture des magasins le dimanche validée

Parmi ces articles contestés ne figurent pas d'importantes dispositions, comme l'ouverture des magasins 12 dimanches par an et tous les dimanches dans les nouvelles zones touristiques internationales (ZTI), ni l'ouverture à la concurrence des lignes d'autocar interurbaines.

La réforme du passage du permis de conduire, des mesures sur la vie des entreprises, ou encore la lutte contre la fraude aux travailleurs détachés n'étaient pas contestées. Elles pourront donc entrer en vigueur tel que prévues, une fois la loi promulguée et les décrets d'application pris par le gouvernement.

Partager cet article
Repost0
4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 09:33

Par sur le blog Russeurope · 3 août 2015

Le fameux plan « B » de Yanis Varoufakis n’a pas cessé de faire parler de lui. Le 16 juillet 2015, soit le lendemain du vote au Parlement grec de l’accord signé le 13 juillet, et on rappelle que Varoufakis avait voté contre cet accord, il a donné un téléconférence à l’OMFIF ou Official Monetary and Financial Institutions Forum[1]. Il s’agit en fait d’une conversation de 25 minutes avec deux responsables de l’OMFIF, David Marsh, le directeur exécutif de l’OMFIF et Norman Lamont. Cette conversation téléphonique a été installée sur le site web de l’OMFIF le 27 juillet 2015 et la transcription écrite a été installée sur le site le 28 juillet 2015, avec l’accord de Yanis Varoufakis. Cette transcription précise le statut de ce plan « B ». Quel que soient les points de divergences avec Yanis Varoufakis, il est important de l’écouter, et de le lire. On verra d’ailleurs que s’il est, en principe, pour l’Euro il est arrivé à la conclusion, qui est partagée par ses collaborateurs, qu’une sortie de l’Euro était envisageable.

 

Le but du plan « B »

Yanis Varoufakis commence par dire : «Je dois admettre que nous n’avions pas de mandat pour sortir la Grèce de l’Euro. Ce pour quoi nous avions un mandat était pour négocier un arrangement avec l’Eurogroupe la Banque Centrale Européenne qui rende la position de la Grèce viable dans le cadre de la zone Euro. Le mandat allait cependant un peu plus loin – au moins dans mon estimation. Je pense que le peuple grec nous avait autorisé à poursuivre cette négociations avec énergie et vigoureusement au point de dire que si nous ne pouvions avoir un accord viable nous devrions considérer une sortie (de la zone Euro) ». C’est une position très claire, et entièrement cohérente avec la logique des négociations menées depuis plusieurs mois. Varoufakis dit bien que le mandat, en tant que tel, ne portait pas sur une sortie de l’Euro, ce qui était explicite depuis la campagne électorale de janvier 2015 mais que, et en particulier à la suite du referendum du 5 juillet, implicitement, ce mandat s’étendait à une sortie si aucun accord viable pour la Grèce, autrement dit respecter le programme sur lequel Syriza avait gagné les élections n’était pas possible. L’accord que la Grèce a été contrainte d’accepter n’est pas viable. Varoufakis insiste sur ce point à de nombreuses reprises. Et, il laisse entendre que, effectivement, son choix aurait alors été plutôt une sortie de la zone Euro. Pourtant, il ne s’en cache pas les difficultés. Il ajoute ainsi peu après : « Le problème est que, quand vous êtes à l’intérieur d’une Union Monétaire, il est toujours très dur de créer le type de dialogue public, qui est nécessaire afin de préparer les gens pour ce qui arrive, pour un processus de désengagement de cette union monétaire tout en ne précipitant pas en même temps un effondrement ». On peut comprendre cette phrase comme la reconnaissance du fait que Syriza a fait une erreur stratégique en n’ouvrant pas un dialogue public, il vaudrait d’ailleurs mieux dire un débat, sur cette question très en amont. Peut-être cela aurait-il renforcé la position de négociation du gouvernement grec.

 

Les raisons de sa non application

Sur le plan « B », il est très précis. Il dit : « Le travail (de mise au point du plan « B ») était plus ou moins achevé, nous avions un plan B, mais la difficulté venait du passage des 5 personnes qui l’avaient planifié aux 1000 personnes qui auraient eu à le mettre en œuvre. Et pour cela je devais recevoir un autre autorisation qui n’est jamais venue ». Ce passage est très important. Il montre qu’il y avait bien une alternative, mais que cette alternative fut rejetée pour des raisons politiques et non pour des raisons de faisabilité. Alexis Tsipras, celui qui aurait dû donner la dernière autorisation, ne le fit pas. On peut comprendre les raisons politiques de ce geste. Mais, ce geste fut le produit d’une raison politique, la volonté de rester quoi qu’il en coûte dans la zone Euro, et non d’une raison technique. De ce point de vue, cela éclaire la position de ceux qui en France prétendent que le choix d’Alexis Tsipras était dicté par la nécessité, comme par exemple Pierre Laurent dans son entretien à Marianne du 25 juillet[2]. C’est une tout autre histoire que fournit Varoufakis. Elle dément complètement la thèse de Laurent, ce que l’on pouvait discerner dans les nombreux articles de presse qui ont été publiés du 14 au 24 juillet[3]. Et, cela éclaire aussi le mensonge qu’a proféré Laurent dans cet entretien à Marianne quand il prétend, contre toute évidence, qu’il n’y avait pas d’autre choix possible.

Varoufakis alors ajoute une phrase, celle qui a « fuité » et qui lui a été beaucoup reproché, mais dont le sens devient alors très clair dans le contexte de la conversation téléphonique qu’il a avec ses correspondants de l’OMFIF : «C’était très bien développé et je pense que cela aurait fait une très grande différence, car très vite nous aurions pu l’étendre (le système de paiements parallèle) en utilisant des applications sur des Smartphones et il serait devenu une fonction du système parallèle. Et, bien entendu, ceci aurait été en Euro mais aurait pu en un coup de chapeau être converti en nouvelle Drachme ». Varoufakis explique ainsi en quoi le plan « B », qui impliquait un système assez sophistiqué mais en réalité assez simple de système parallèle de paiements, aurait permis, s’il l’avait fallu – et il faut bien insister sur cela – un basculement hors de l’Euro. Ce basculement n’était pas prémédité, mais il devenait possible si le gouvernement grec en prenait la décision. Là encore, nous pouvons constater que cette décision était politique et non technique. Ici encore, le mensonge de tous ceux qui, en France, continuent de prétendre qu’il n’y avait pas d’autre solution que d’accepter l’accord du 13 juillet est clairement dévoilé.

 

La France dans le viseur de l’Allemagne

Mais, il y a une autre chose importante dans cette conversation entre Yanis Varoufakis et les deux responsables de l’OMFIF. Parlant de ce que voulait le Ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, il fait une référence très précise à la France : « Et il (i.e. Schäuble) me dit explicitement qu’un GREXIT, une sortie de la Grèce, aller lui donner assez de pouvoir de négociation, avec suffisamment de pouvoir terreur, dans le but d’imposer à la France ce à quoi Paris résistait. Et de quoi était-il question ? Du transfert du pouvoir de décision budgétaire de Paris à Bruxelles ». Autrement dit, le plan mis en place par Schäuble ne visait pas prioritairement la Grèce, mais avait comme objectif, à travers la Grèce, d’aboutir à une capitulation totale de la France qui devrait, et devra sans doute, accepter le transfert de la totalité de son pouvoir de décision budgétaire à une instance étrangère. Autrement dit, c’est bien la mise en tutelle de la France que visait Schäuble à travers sa position sur la Grèce. Il faut en avoir conscience.

C’est pourquoi les mensonges, que ce soit ceux de François Hollande sur un « gouvernement » de la zone Euro ou ceux de Pierre Laurent, justifiant l’accord léonin, le diktat, auquel Tsipras a consenti, prennent ici une autre dimension. Ils deviennent des actes de connivences dans un transfert décisif de souveraineté vers une puissance étrangère, un transfert sur lequel le peuple français ne sera, et c’est l’évidence, jamais consulté. Il y a un mot par lequel on appelle tout cela…

 

 

[1] http://www.omfif.org/media/1122791/omfif-telephone-conversation-between-yanis-varoufakis-norman-lamont-and-david-marsh-16-july-2015.pdf

[2] http://www.marianne.net/pierre-laurent-sortie-zone-euro-n-empeche-pas-pression-marches-100235637.html

[3] En particulier l’interview de James Galbraith, qui a travaillé avec Varoufakis (http://www.socialeurope.eu/2015/07/syriza-was-in-a-lose-lose-situation/ ) ou encore celui de Daniel Munevar, un autre des collaborateurs de Varoufakis (http://www.socialeurope.eu/2015/07/why-ive-changed-my-mind-about-grexit/ ).

Partager cet article
Repost0
3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 13:16
Revue de presse de Lescrises.fr

"Devant l’augmentation croissante des chiffres du chômage, Pôle Emploi n’a pas les moyens de tout faire. Il lui faut sous-traiter une partie des demandeurs d’emploi, une possibilité dont dispose l’opérateur public depuis presque 10 ans maintenant. Chaque année, 250.000 demandeurs d’emploi sont accompagnés dans leur recherche d’emploi par des opérateurs privés. Un marché juteux de 250 millions d’€uros chaque année. Mais les contrôles de Pôle Emploi sont maigres … et les dérives nombreuses."

Source : France-Inter

Partager cet article
Repost0
1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 17:25

Renault : l'Etat va céder 5% du capital

Par latribune.fr  | 

En avril, l'Etat avait porté à près de 20% sa participation dans Renault, dont il détenait jusqu'alors 15%.

En avril, l'Etat avait porté à près de 20% sa participation dans Renault, dont il détenait jusqu'alors 15%. (Crédits : © Stephane Mahe / Reuters)

L'Etat s’apprête à céder les 5% du capital de Renault acquis en avril pour obtenir l'attribution des droits de vote doubles chez le constructeur automobile.

 [...]

L'Etat vise 5 milliards de recettes avec les privatisations en 2015

Dans cet entretien accordé au Monde, le ministre de l'économie a également laissé entendre que l'objectif des 5 milliards d'euros de recettes de privatisation en 2015 serait atteint, "nous avons déjà réalisé la moitié de notre objectif", a-t-il assuré. En sus de la cessation des 5% de Renault, Emmanuel Macron a annoncé le lancement "rapidement" du "chantier de privatisation des sociétés de gestion aéroportuaires".

"J'ai d'ailleurs rencontré l'ensemble des élus et actionnaires de Lyon et de Nice ces derniers jours. L'opération se terminera en 2016", a expliqué le ministre au quotidien du soir.

Avec ces recettes, Emmanuel Macron assure que le gouvernement souhaite réinvestir "dans des domaines prioritaires comme le numérique et la transition énergétique", précise-t-il à nos confrères du Monde.

 

Partager cet article
Repost0
27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 14:07
Sur le Parisien.fr.  Lire la totalité de l'article en cliquant sur le lien ci-dessous.

Si le programme satirique de Canal + a été sauvé, tous ses auteurs historiques sont virés ! Et d'autres têtes tombent au sein du groupe Canal.

CAROLINE BONACOSSA | 25 Juil. 2015, 07h05 | MAJ : 25 Juil. 2015, 12h05.

Les quatre auteurs des « Guignols», payés 35 000 € brut pour les plus anciens, n'auraient pas convaincu les nouveaux dirigeants de la chaîne cryptée. Un ton jugé trop fielleux et la concurrence du « Petit Journal » pourraient expliquer leur disgrâce.

Les quatre auteurs des « Guignols», payés 35 000 € brut pour les plus anciens, n'auraient pas convaincu les nouveaux dirigeants de la chaîne cryptée. Un ton jugé trop fielleux et la concurrence du « Petit Journal » pourraient expliquer leur disgrâce.
(LP/Jean-Baptiste Quentin.)

Depuis jeudi, les auteurs des «Guignols» vivent terrés derrière leur téléphone. Traumatisés. Refusant de répondre au moindre appel. Et même de confirmer notre information : ils sont virés.

Tous les quatre. Lionel Dutemple, Julien Hervé, Philippe Mechelen et Benjamin Morgaine, les quatre plumes des marionnettes depuis respectivement seize ans pour les deux premiers, sept ans pour le troisième et trois ans pour le dernier. Le seul qui a répondu à notre appel s'est contenté de bafouiller un « sans commentaire » avant de raccrocher . Une décision assumée par Maxime Saada, le nouveau directeur général du roupe Canal +. Le même qui, dans « le Figaro » du 23 juillet, annonçait : « L'émission reste en format quotidien et conserve intacts ses 17 M€ de budget. »

Mais sans ses auteurs historiques, quel sens a encore le programme? Certes, les plumes des marionnettes sont très grassement payées : 35 000 € brut par mois pour les plus anciens. Pas difficile d'en trouver des moins chers, et plus dociles. Un dénouement qui intervient en plein mois de juillet, histoire de faire le moins de vagues possible. C'est le troisième acte. La pièce a débuté fin juin. Vincent Bolloré, actionnaire majoritaire de Vivendi, qui possède Canal +, veut la tête des « Guignols ». Trop coûteux ou trop fielleux avec certains politiques ? Dépassés par « le Petit Journal » qui fait autant d'audience si ce n'est plus et dont le compte Twitter affiche 528 000 abonnés contre 111000 ?

[ ... ]

Renaud Le Van Kim aussi débarqué

Acte III : à défaut de supprimer « les Guignols », Bolloré les décapite. Une information que la chaîne et le groupe Vivendi refusent de confirmer.

Les têtes tombent beaucoup ces jours-ci dans le groupe Canal +. Après Rodolphe Belmer, le directeur général jugé trop indocile et soupçonné d'avoir fait fuiter l'arrêt des « Guignols », Thierry Langlois (directeur des antennes), Alice Holzman (patronne de CanalSat), c'est Renaud Le Van Kim qui saute. Ce producteur historique de la chaîne, mais dont la société appartient au groupe Zodiak, a donné hier sa démission de l'entreprise KM, au nom inspiré de son patronyme. [ ... ] Ejecté en quelques minutes, sans avoir le temps de faire ses cartons. Comme Rodolphe Belmer avant lui. A qui le tour ?

r

Partager cet article
Repost0
27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 08:55

Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents