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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 09:23

vu sur El Diablo

Une USINE QUI FERME...

PAS DE VRAIE RÉDUCTION DU CHÔMAGE,

de PROGRÈS SOCIAL

et de PROSPÉRITÉ POSSIBLES

sans RÉ-INDUSTRIALISATION de notre PAYS !

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 20:32

Nous reprenons ici un texte paru sur El Diablo et qui rend compte de la première assemblée de l'ANC.  El Diablo prend lui-même part à la  naissance de l'Assemblée Nationale des Communistes et en raconte les premiers pas.

L’ « Association Nationale des Communistes » : c’est parti !

Un air de fraternité flotte ce samedi 16 janvier dans cette grande salle de la Plaine Saint-Denis où des militants communistes venus de nombreux départements ont rendez-vous. Il s’agit de se donner les moyens de débattre et d’agir efficacement, dans une organisation où chaque membre compte pour un, ne  représentant(e) que lui (elle)-même hormis tout autre engagement partisan, qu’il soit syndical ou politique.

Une organisation « qui ne se substitue pas à ce qui existe et qui n’est pas un parti »  selon la formule d’un des participants.

Inutile de préciser que dogmatisme et sectarisme n’ont pas leurs places ici.

Une cinquantaine de communistes des deux sexes sont présents, actifs ou retraités, souvent syndicalistes ou militants du mouvement social, ils viennent de Paris et de la région parisienne, mais également du Nord, du Loiret, de l’Aude, de Dordogne, de Gironde, des Bouches-du-Rhône, du Loir-et-Cher, du Vaucluse, du Gard etc…

Chacun est là avec sa propre histoire, son propre parcours militant: Si certains ont encore une carte au PCF, d’autres ont quitté ce parti depuis longtemps .Il en est même qui n’ont jamais été encarté dans un mouvement politique.

Une brève introduction à la discussion donne l’occasion à Charles Hoareau, l’un des initiateurs de cette démarche de rassemblement, de tracer un bref historique de la mouvance qui, notamment, à partir du congrès de « mutation » de Martigues a pris ses distances avec la ligne politique du PCF.

Le débat, à partir de la situation politique nationale et internationale met en évidence la nécessité de rendre audible et visible le point de vue communiste, notamment parmi les jeunes qui ont un travail ou qui en cherche.

Ce n’est pas d’un « joujou » estampillé communiste, empreint de nostalgie et porteur de phrases toutes faites dont nous avons besoin mais d’un outil idéologique moderne en prise avec le monde du travail, tel qu’il est aujourd’hui et utile à ses luttes.

La proposition est même faite de publier un petit journal même si, au début, ce n’est qu’une « feuille de chou ».

Un intervenant, au fort engagement syndical, ne manque pas de faire observer  que « la multitude d’association de communistes, qui parfois ‘se bouffent le nez entre elles’  n’ont pas fait la démonstration de leur efficacité politique » l’essentiel des communistes étant aujourd’hui « dans la nature ». Et de s’interroger « Pourquoi ça n’a pas marché ? Probablement parce souvent ces groupes sont dans la reproduction des propres travers du PCF ».  

Pendant le repas fraternel qui permet aux participants d’évoquer leurs expériences militantes, on échange adresses courriels ou numéros de téléphones, comme une esquisse de travail en réseau. Puis la discussion reprend autour des statuts de l’association.

Le  nom de l’organisation : « Association Nationale des Communistes » donne lieu à quelques observations de la part de plusieurs intervenants. Modifié ou non ? La question sera tranchée ultérieurement, il faut en rester à l’essentiel dans l’urgence car les amis venus de province surveillent leur montre: les trains du retour n’attendent pas !

La décision est prise unanimement : toutes les questions, politiques et organisationnelles, évoquées au cours de la journée seront l’objet d’un débat dans le cadre d’une « tribune de discussion » prochainement mise en place. Tribune relayée par plusieurs blogs militants et amis avant, sans doute, la création, sur internet, d’un espace dédié à l’association.

La journée se termine par l’élection d’un président, d’une secrétaire et d’un trésorier, c‘est une obligation légale pour toute association. Un bureau regroupant des militants de plusieurs départements est également élu par l’assemblée.

Nous nous quittons, tous convaincus qu’il y a « du pain sur la planche » mais avec la ferme volonté de réussir l’essai.

À suivre donc… « on s’appelle ! »…

El Diablo

18 janvier 2016

Adresse courriel de

l'Association Nationale des Communistes : 

ancdefrance@orange.fr

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 15:12

par publié par Michel El Diablo

GENERAL ELECTRIC: 6 500 postes supprimés en Europe

La direction du géant américain General Electric (GE) qui vient de racheter les activités d’Alstom dans l’énergie a présenté, mercredi 13 janvier 2016, un vaste plan de réorganisation du groupe français.
Le géant américain a annoncé qu’il allait supprimer 6 500 postes en Europe entre 2016 et 2017, dont 765 en France.

Les travailleurs d’Alstom/GE sont dans l’œil des grandes manœuvres guidées par les seuls intérêts financiers.
Après la vente à des groupes étrangers de l’aluminium de Pechiney, de l’acier d’Usinor, de la chimie de Rhodia, du ciment Lafarge, les syndicats CGT continuent à revendiquer un plan industriel et d’investissement accompagné d’un plan de financement pérennisant les sites, l’emploi et les technologies.

La déclaration de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT : General Electric : hypothèque la filière énergétique en France !

La direction du géant américain General Electric (GE) qui vient de racheter les activités Alstom Energie, avec l’accord du gouvernement français, n’a pas tardé pour annoncer au niveau européen un vaste plan de réorganisation et de restructuration afin de dégager 3,4 milliards d’euros d’économie ; ceci en réponse aux exigences des actionnaires qui veulent un retour rapide des 6,5 milliards qu’a représenté l’achat de 70% des activités d’Alstom.
Alors que depuis des mois, non seulement les salariés avec leurs élus n’ont aucune vision sur l’avenir de leur emploi et de leur activité, la direction de GE n’a toujours pas présenté sa stratégie sur les années à venir en terme d’investissement, d’innovation, de financement des projets technologiques et de capacité de production, au regard des besoins nécessaires pour développer les projets de la filière de l’énergie.
Au lendemain de la réunion de la COP 21 à Paris sur l’enjeu du climat, le discours affiché est de faire de l’énergie un enjeu principal pour réduire les émissions de CO2 par le développement des énergies renouvelables, comme l’éolien, hydrolien, hydraulique, le nucléaire…
La France et l’Europe ont des atouts dans ces domaines qui sont reconnus dans le monde. Il est scandaleux que le gouvernement français a permis la vente des activités stratégiques à un groupe comme GE dont les seuls objectifs se limitent à maitriser des technologies, les brevets et maintenir les actifs qui sont considérés rentables (16% de marge).
Aucun engagement sérieux n’est avancé pour le développement de ces activités par un plan d’investissement et de financement à court et moyen terme. Pourtant, toutes les analyses mettent en avant les besoins qui vont se développer dans la plupart des pays dans le monde, en Europe et en France.


Le projet de restructuration présenté hier par les dirigeants de GE porte sur 10 300 suppressions de postes, cela se traduit par 6 300 postes menacés en Europe dont 830 en France. Au-delà des postes menacés et des conséquences prévisibles en matière d’emplois, ce sont des activités industrielles et des projets qui sont impactés dans le domaine des chaudières, des services, des réseaux grid, l’éolien, l’hydro…
A ce jour, rien n’est avancé, si cela va se traduire par des licenciements, un plan de départ volontaire, un non remplacement à la retraite et mutations internes.
Ce plan est injustifié au regard des enjeux du maintien des savoir-faire et des compétences nécessaires pour les activités actuelles et futures. Maintenir les collectifs de travail, les capacités de recherches et maîtrises technologiques ne peut se faire sur un recul de l’emploi.
C’est un mauvais signe pour les salariés qui dans l’ensemble sont inquiets pour faire leur travail dans de bonnes conditions.

Le gouvernement, comme le PDG d’Alstom, sont responsables de cette situation qui risque de se traduire par un chaos industriel, économique et social.
Les dirigeants de GE organisent une vaste campagne de communication pour faire croire qu’ils créeront finalement 1 000 emplois nets en France comme ils s’y sont engagés avec le gouvernement.
L’accord précise que si GE ne respecte pas cet objectif, il sera pénalisé par une amende pour chaque emploi manquant. A ceci près que GE a déjà provisionné la somme correspondante, ce qui est révélateur de l’engagement de GE.
Les syndicats CGT continuent à revendiquer un plan industriel et d’investissement accompagné d’un plan de financement pérennisant les sites, l’emploi et les technologies.
Une réunion de l’ensemble des syndicats au niveau de l’Europe va se tenir dans les jours à venir. La mise en débat d’une mobilisation européenne est plus que jamais à l’ordre du jour avec les salariés de l’ensemble des sites du groupe GE.


La CGT estime que cette situation concerne l’ensemble des élus politiques et demande qu’un débat national puisse avoir lieu au regard des enjeux structurant que représente cette filière stratégique, avec GE,EDF,AREVA,CEA et son réseau de PME. 

Montreuil, le 13 janvier 2016

 

SOURCE: La CGT

General Electric / Alstom

 

Communiqué de FO Métaux

La Fédération FO Métaux réagit aux annonces de Général Electric qui veut supprimer 6 500 postes en Europe dont 765 en France.

Malgré les engagements faits par certains à l’occasion de la vente des activités de la branche Energie d’Alstom à l’Américain Général Electric et la naïveté de ceux qui les ont cru, nous constatons que l’actualité n’a pas tardé à donner raison à la Fédération FO Métaux.

Les conséquences sur les fonctions supports étaient évidentes depuis le départ, d’autant que GE avait clairement annoncé vouloir faire des gains en rationalisant les sites achetés à Alstom et ses propres sites.

La situation de ce qui reste du groupe Alstom démantelé, la partie Transport, n’est guère plus rassurante avec des commandes qui tardent à entrer et lorsqu’elles y arrivent, n’assurent pas la pérennité des sites. Des sous charges sont d’ores et déjà programmées sur la plupart des sites de production d’Alstom et trois d’entre eux sont particulièrement menacés, à savoir : Belfort, Ornans et Reichshoffen.

Pour les équipes d’Alstom, de GE et la Fédération FO Métaux, il est grand temps que les pompiers (responsables politiques locaux, régionaux et nationaux) sortent de leur caserne et prennent les mesures urgentes pour éteindre l’incendie avant qu’il ne reste rien des maisons Alstom et GE en France. Les engagements pris à l’époque par GE et le gouvernement doivent être respectés.

Réaction de la CFE-CGC

"On a vraiment l'impression que c'est un plan de licenciement boursier, qu'il faut trouver trois milliards de dollars d'économies et que, du coup, ça se décline en 10.000 suppressions de postes à faire d'ici fin 2017", a déclaré à l'AFP Arnaud Séjourné, de la CFE-CGC.

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 18:58

Publié par Michel El Diablo

La direction de la SNCF veut supprimer 2000 postes en 2016 : LES CHEMINOTS ne vont pas se laisser faire !

SUPPRESSIONS DE POSTES À LA SNCF

En 2016, les cheminots vont devoir tenir bon

le 30 décembre 2015

Chico de la Volta, correspondant cheminot.

1400 à 2000 suppressions de postes viennent d’être annoncées par la Direction Générale de la SNCF. Certains ont vu disparaître leur chemise pour un cas similaire...

Il faut réduire les coûts de production, disent-ils. Pour ce faire, Guillaume Pepy a ouvertement remis en cause les 35h lors d’une allocution. Mais il faut se rendre compte qu’avec le dumping social, la qualité de service va forcément s’en ressentir... Qualité d’un service de moins en moins public, avec une desserte territoriale de plus en plus restreinte et de plus en plus élitiste – le tout TGV à grands renforts de millions.

Et la qualité de vie pour les agents... Dans mon équipe de 24 vendeurs, les annonces de la Direction représentent 3 postes en moins ! En période de grands déplacements, comme en ce moment pour les fêtes de fin d’année, cela représente 3/4h à 1h de moins de temps d’ouverture pour les patients usagers des chemins de fer – moyen de transport tellement plus écologique et confortable que la route, si la gestion est bonne.

A l’Escale (le service d’orientation des voyageurs), à la conduite, aux aiguillages, au chantier d’entretien - des voies comme des machines -, c’est la même histoire : des suppressions de postes qui vont impacter la régularité, la sûreté, la propreté, voire pire encore. Nous avons tous en mémoire la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge en 2013, le TGV percuté par un TER en 2014 dans le sud ouest en raison d’un signal défectueux et des infrastructures mal entretenues, ou plus récemment le déraillement de la rame d’essai de la nouvelle ligne TGV dans l’est. Chacun de ces accidents a fait des blessés voire des morts. Une goutte d’eau dans les calculs financiers de la SNCF... comme le montre le documentaire « Vérités et mensonges à la SNCF ».

Tout comme les conditions de circulation des usagers, les conditions de vie et de travail des cheminots sont en perpétuelle dégradation. Voilà ce que promettent le gouvernement et la Direction Générale de la SNCF... Les usagers comme les agents sont fatigués de cette situation. Récemment, un conducteur de train de Trappes a renvoyé la boîte de chocolats reçue en cadeau de fin d’année, en souhaitant à sa directrice régionale de passer des fêtes de fin d’année à l’image des conditions de travail et de circulation : déplorables !

Mais face à des annonces de ce type, le mécontentement gronde, et il se faut que ces colères s’expriment en 2016 !

 

SOURCE: Révolution permanente

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 23:40
France : le taux de pauvreté recommence à augmenter

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Le rapport entre le niveau de vie des dix pour cent les plus aisés et des dix pour cent les plus modestes resterait toutefois stable à 3,5.

Le rapport entre le niveau de vie des dix pour cent les plus aisés et des dix pour cent les plus modestes resterait toutefois stable à 3,5. (Crédits : reuters.com)

Plus de 14% des Français vivent désormais sous le seuil de pauvreté, c'est-à-dire avec moins de 1.002 euros par mois. Les politiques en faveur des ménages modestes n'ont pas réussi à compenser le ralentissement de la croissance.

 

"La baisse des inégalités constatées en 2012 et 2013 ne se poursuivrait pas en 2014". C'est ce que relève l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) sur la base d'une estimation provisoire publiée mercredi 23 décembre. Le nombre de Français vivant sous le seuil de pauvreté (seuil qui se situe à 60% du niveau de vie médian) s'établirait notamment à 14,2% de la population en France en 2014, soit une hausse de 0,2 point après deux années consécutives de baisse, précise l'Insee.

Toujours selon l'institut, le niveau de vie médian et le seuil de pauvreté auraient augmenté l'an passé de 0,2% en euros courants. Le seuil de pauvreté s'élèverait ainsi à 1.002 euros par mois, ce qui correspond à un revenu disponible de 2.104 euros pour une famille composée d'un couple avec deux enfants de moins de quatorze ans.

Les ménages les plus pauvres davantage frappés par la crise

L'Insee souligne que les inégalités ont augmenté depuis le début des années 2000, plus particulièrement depuis la crise de 2007-2008, avant de régresser en 2012 et 2013. Mais en 2014 le coefficient de Gini, qui mesure le degré d'inégalité sur une échelle de zéro à un, augmenterait légèrement, de 0,004 point à 0,295. Le rapport entre le niveau de vie des dix pour cent les plus aisés et des dix pour cent les plus modestes resterait toutefois stable à 3,5.

Pour expliquer cette évolution, l'Insee souligne que le ralentissement de la croissance française en 2014 (0,2% après 0,7% en 2013) aurait davantage touché les ménages les moins aisés, du fait notamment de la montée du chômage qui les a davantage frappés. Les baisses d'impôts et les revalorisations de certaines prestations pour les ménages modestes, la hausse de l'impôt sur le revenu ciblée sur les plus aisés, si elles ont diminué le niveau de vie médian et les inégalités, n'ont pas permis de compenser l'impact de la conjoncture.

L'estimation définitive du taux de pauvreté de 2014 sera publiée en septembre 2016.

L'Insee confirme une croissance de 0,3%

Par ailleurs, la croissance du produit intérieur brut (PIB) a bel et bien atteint 0,3% au troisième trimestre en France, après avoir stagné lors du trimestre précédent, confirme l'Insee dans une estimation détaillée.

(Avec AFP et Reuters)

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 23:50

France TV Info avec AFP, samedi 19 décembre 2015

Selon l’organisme, une exposition de MSF consacrée à la vie des Palestiniens constitue "une apologie du terrorisme". L’ONG dénonce des accusations "inacceptables".

Pour le Crif, l’exposition "ne peut qu’attiser la violence antisémite et augmenter la menace terroriste" dans la capitale. Le Conseil représentatif des institutions juives de France demande, vendredi 18 décembre, à la maire de Paris de mettre fin à une installation de l’ONG Médecins sans frontières sur la vie des Palestiniens.

"Une apologie du terrorisme", selon le Crif

L’exposition contestée, "In Between wars" ("Entre deux guerres"), se veut "une immersion au coeur du quotidien des Palestiniens" en territoire occupé. ¨Présentée jusqu’au 23 décembre puis du 5 au 17 janvier à la Maison des métallos, elle a pour cadre une programmation plus large intitulée "Focus Palestine", présentée sous cette phrase : "Entre ceux qui sont désespérément faibles et ceux qui disposent d’une force militaire presque illimitée, comment rester neutre et se prétendre humaniste ?"

Selon le communiqué du Crif, l’exposition constitue "une incitation à la haine et une apologie du terrorisme". "Nous pleurons encore 130 morts, mais pour @MSF les terroristes sont des ’martyrs’, écrit son président, Roger Cukierman, sur Twitter. Choquant." Le responsable de l’organe de représentation politique de la première communauté juive d’Europe a protesté par courrier auprès d’Anne Hidalgo, la maire de Paris.

Des accusations "inacceptables", répond MSF

Le président de Médecins sans frontières, Mego Terzian, indique à l’AFP "comprendre" et "accepter" que l’exposition "puisse faire l’objet de critiques". Elle ambitionne de "rendre compte d’un point de vue humanitaire des difficultés quotidiennes des Palestiniens sous occupation israélienne", explique-t-il, un "parti-pris dont nous connaissons le caractère controversé".

Pour autant, le responsable de l’ONG estime que le président du Crif a "perdu le sens de la mesure et des responsabilités". Pour Mego Terzian, ses accusations "sortent du cadre d’un débat d’opinion et sont inacceptables".

Note de l’AFPS : Faisons de cette exposition un succès !

Elle a lieu jusqu’au 23 décembre PUIS du 5 au 17 janvier, à la Maison des Métallos (94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e ; M  ligne 2 arrêt Couronnes ; M  ligne 3 arrêt Parmentier ; Bus ligne 96).Voir ici

L’entrée est gratuite alors passez l’info, amenez-y vos amis, parents, enfants !

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 19:25

sur le site de l'UL CGT Dieppe

16 déc. 2015

 Collège : Grève le mardi 26 janvier contre la réforme, à l’appel de l’intersyndicale

Malgré 3 journées de grève nationales très suivies dans les collèges, une grande manifestation nationale et de multiples actions dans les établissements notamment à l’occasion des journées de formation, la Ministre persiste dans sa volonté de mettre en oeuvre la réforme du collège à la rentrée 2016. De ce fait, elle maintient une situation de blocage qui l’oppose à la majorité des personnels.

Les nombreuses remontées des bilans des journées de « formation à la réforme » qui ont été organisées dans les académies montrent clairement que le refus de cette réforme reste profondément ancré chez les personnels, que les réponses à leurs questions concernant la mise en oeuvre concrète sont floues, imprécises ou dilatoires.

Dans le même temps le ministère ouvre des discussions sur « le bilan des réformes du lycée », tout en annonçant qu’elles ne pourraient déboucher que sur d’éventuels ajustements techniques à la marge. Ces réformes ont été conçues selon les mêmes principes que la réforme « collège2016 »

Sans doute est-ce la raison principale pour laquelle le ministère refuse, de fait, d’en faire un bilan sincère et de discuter de modifications profondes, pourtant nécessaires, dans l’organisation du lycée !

L’intersyndicale réaffirme sa détermination à obtenir l’abrogation de la réforme et l’ouverture de discussions pour le collège sur d’autres bases.

Elle appelle les personnels à amplifier la mobilisation :

  • > en continuant à s’opposer localement aux formations à la réforme en décidant collectivement de la forme de cette opposition ;
  • > en poursuivant les modalités d’action : refus de toute anticipation de la mise en oeuvre de la réforme sous quelque forme que ce soit, motions, lettres aux parents, adresses aux élu-e-s, distribution de la carte pétition au Président de la république…
  • > en faisant, à partir de la réalité des DGH 2015, la vérité dans les établissements sur les DGH 2016 en préparation qui découlent de la réforme afin de défendre les postes, les conditions de travail des personnels et des élèves et de préparer les interventions sur les évolutions de cette dotation que la réforme impliquerait.
L’intersyndicale, (le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNFOLC, le SNETAA-FO, le SFSDPEP-FO, la CGT, la CGT de l’enseignement privé, le SNALC, le SNCL, le SIES, la CFE-CGC, le SUNDEP-Solidaires et SUD), pour monter d’un cran dans la mobilisation, appelle à la construction d’une grève nationale majoritaire le mardi 26 janvier 2016.

Elle appelle les personnels à se réunir en assemblées générales, en heures d’information syndicale pour organiser la mobilisation permettant de créer le rapport de force nécessaire pour gagner.

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 19:13
Vu sur le site de l'UGICGT
 
argent comptes
[dossiers]

Un an après le scandale Luxleaks, qui a révélé l’ampleur de l’évasion fiscale au niveau européen, un rapport intitulé « 50 nuances d’évasion fiscale au sein de l’Union européenne », publié en novembre dernier, analysait les mesures européennes et comparait les politiques de lutte contre l’évasion fiscale de 15 pays européens.

 

Réalisé par Eurodad avec une quinzaine d’associations européennes, dont le CCFD-Terre Solidaire et Oxfam France, ce rapport pointait la France pour son rétropédalage sur la transparence fiscale des entreprises.

Le jugement porté par ce rapport pourrait être plus sévère et grave s'il était rédigé aujourd'hui, car depuis le gouvernement français a fait en sorte de bloquer l'adoption d'une mesure réclamée de longue date par les ONG afin de lutter contre l'évasion fiscale. Cela s'est passé de nuit le 16 décembre à l’Assemblée nationale alors que se tenaient les discussions autour du reporting public pays par pays, une mesure essentielle dans la lutte contre l’évasion fiscale.

Après un premier vote de l’Assemblée favorable à la transparence fiscale, le gouvernement a manœuvré en coulisses, mobilisé des députés au milieu de la nuit pour un nouveau vote qui a finalement rejeté le reporting public pays par pays.

Cette mesure aurait obligé les entreprises françaises à rendre publiques des informations sur leurs activités et les impôts qu’elles paient dans tous les territoires où elles sont implantées. Elle aurait ainsi permis à la société civile dans son ensemble de savoir si les impôts payés par les entreprises correspondent à leur activité économique réelle.

Sans cette mesure de transparence essentielle pour mettre fin à l’évasion fiscale, les entreprises continueront à construire des montages fiscaux artificiels dans le but d’échapper à l’impôt et donc de priver les pays des recettes fiscales nécessaires au financement de leurs services publics.

Des pratiques à l'œuvre chez Mc Do. Ainsi, au lendemain de ce vote, les élus du comité d’entreprise de McDonald’s Ouest parisien, composé en majorité d’élus UNSA et CGT, ont déposé plainte le 17 décembre pour blanchiment de fraude fiscale, abus de biens sociaux, présentation de comptes inexacts, faux et usage de faux, et recel, entre les mains du procureur national financier. Sur la base de rapports d'expertise du comité d'entreprise, la CGT McDonald's Paris et Ile-de-France, évoque des "flux financiers" entre les restaurants et la maison-mère. Ces échanges visent "à affaiblir chacun de nos restaurants", avec, pour conséquence, "pas de bénéfices, donc pas d'impôts sur les sociétés et pas de prime de participation pour les salariés".

Publié le lundi, 21 décembre 2015 dans Billets de la semaine
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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 20:04
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 22:58

( Lu sur le site de la NVO )

Réforme territoriale : Contrôler l’organisation des territoires pour maîtriser les classes laborieuses. Tel est, selon Pascal Joly et Jacques Aubert, l’objectif de la réforme territoriale analysée ici dans une perspective historique et sociale. Entretien.

 

« La nature de la République change »

Les réformes territoriales au fil des siècles présentent-elles une constante, un dénominateur commun ?

Jacques Aubert, président de l’IHS-CGT Val-de-Marne : De tout temps, maîtriser l’organisation du territoire a été une préoccupation essentielle de la classe dominante. En 1789, quand la bourgeoisie prend le pouvoir et chasse la noblesse, et que, avec l’industrialisation du pays, émerge la classe ouvrière, le capitalisme est confronté à un problème nouveau : pour que les usines tournent, il faut que les ouvriers soient présents en grand nombre, qu’ils reviennent chaque jour travailler dans les mêmes conditions que la veille. Il faut donc qu’ils récupèrent leur force de travail.

Pour assurer ses profits, le capitalisme doit alors maîtriser le temps, le lieu et l’organisation de la récupération de la force de travail, et cette préoccupation sera l’une des constantes de toutes les réformes territoriales. D’autant plus que c’est aussi un enjeu d’extrême importance pour la classe ouvrière pour qui maîtriser le temps, le lieu et l’organisation de sa force de travail est la condition de son émancipation.


À partir de quel moment l’organisation du territoire est-elle animée d’une vision capitaliste stratégique ?

J.A. : À partir de 1850-1870, sous Napoléon III, suite aux émeutes de 1 830 et de 1 848, quand les ouvriers, descendus des faubourgs, feront leur jonction avec ceux du centre-ville de la capitale, prenant en tenaille la bourgeoisie. Ce sera encore le cas en 1871 à Paris, lors de la Commune, et à Lyon, avec les Canuts qui reprennent en main la commune. Les grandes villes qui concentrent la misère sont devenues les lieux de la révolte populaire. Dès lors, les classes possédantes vont vouloir reconquérir les centres-villes en repoussant le peuple vers la périphérie. C’est tout l’objet du programme de remodelage de la capitale, conçu par le baron Haussmann.

Pour vider Paris de ses classes populaires, il crée les grands boulevards et, dans le même temps, incorpore à la capitale des communes limitrophes : Belleville, Montmartre, La Villette, etc. On peut dire qu’il s’agit là de la première réforme territoriale pensée et voulue par le capitalisme, mais qui n’atteint pas pleinement son but d’annexion de la petite couronne. Ivry par exemple, trop révolutionnaire, ne sera que partiellement annexée pour créer le 13e arrondissement.

[...]

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