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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 17:51
20 Février 2016 sur le blog "Histoire et Société"

Cette nuit, la France et les Etats-Unis ont repoussé une motion russe au Conseil de sécurité des Nations Unies, demandant à ce que soit respectée la souveraineté des Syriens. Ils l’ont repoussé en disant que « cette position n’avait pas d’avenir ».

Un grand mouvement de la paix est plus que jamais nécessaire et nous avons fort à faire en France vu la politique néo-coloniale, complètement vassalisée aux Etats-Unis de notre gouvernement, sans attendre le bon vouloir d’autres pays et mouvements progressistes européens dont la responsabilité est moins engagée que le nôtre dans la propagation de la guerre et du terrorisme qu’il prétend combattre…

Danielle Bleitrach

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 15:44
Cet article étant fort long, nous n'en publions que des extraits et des titres.  En cliquant sur le titre ci-dessous, vous pourrez en lire l'intégralité. 

par · 15 février 2016

Notre pays avait approuvé, de très peu, lors du référendum du 20 septembre 1992 sur le traité sur l’Union européenne, dit aussi Traité de Maastricht, le principe de la monnaie unique. Cette dernière est entrée en service d’abord en 1999 (pour ce qui est des transactions bancaires), puis en janvier 2002, pour ce qui est de l’Euro fiduciaire. Cela fait donc aujourd’hui plus de 17 ans que nous vivons sous le régime de l’Euro, dont 14 années très concrètement. En fait, il faut même remonter au début des années 1990 car la volonté de « qualifier » la France pour la monnaie unique a pesé lourdement sur la politique économique et ce bien avant le 1er janvier 1999.

Il est temps aujourd’hui d’en tirer le bilan. Le discours en faveur de l’Euro prétend se fonder sur des bases scientifiques. Regardons donc ce qu’il en est. Mais, le discours officiel sur l’Euro prétend que ce dernier aurait amélioré la situation globale de la France. Vérifions donc aussi cette affirmation. Et surtout, posons nous la question des conséquences politiques de l’introduction de l’Euro sur la société française.

[...]

La « bonne nouvelle » des économistes et l’imposture

Des économistes avaient préparé, dans leurs travaux, la venue de la monnaie unique. Ils sont nombreux mais nous ne présenterons ici que les trois principales contributions, celles de Robert Mundell, de R. McKinnon et de Peter Kennen. Ces économistes, tels les trois rois mages des évangiles, sont donc venus porter la « bonne nouvelle », et leurs travaux ont eu une influence considérable sur les autres économistes, non pas tant en les convaincant de la nécessité d’une monnaie unique mais en les persuadant que la flexibilité du taux de change était désormais superflue.[...]

Fausse et vraie science

Seulement, il y avait un hic. Ces travaux étaient fondés sur des visions fausses des processus économiques. D’autres recherches, basées sur des bases de données plus complètes, aboutissaient alors à une forte réduction de l’ampleur des effets positifs de l’Union Monétaire[13].[...]

Le coût économique de l’Euro pour la France

L’Euro a joué un mauvais tour à l’économie française.[...]

Le coût social de l’Euro

Dans les 17 ans qui nous séparent de l’introduction de l’Euro nous avons vu se développer la logique d’une économie où des sommes toujours plus importantes sont accaparées par un petit nombre d’individus au détriment des conditions d’existence du plus grand nombre. L’Euro pousse l’économie réelle à réduire sans cesse ses coûts. C’est l’Euro qui conduit les agriculteurs au suicide, en les forçant à travailler à pertes. C’est l’Euro qui organise l’abandon des campagnes et des territoires dits « périphériques ».[...]

L’Euro et la crise politique

Mais, il faut ici aller plus loin et se poser la question de la compatibilité directe de l’Euro avec un système démocratique. L’Euro a imposé à la France de céder sa souveraineté monétaire à une institution non élue, la Banque Centrale Européenne.[...]

Si l’on prend donc en compte tous les aspects tant économiques, sociaux, fiscaux, mais aussi politiques, il est alors clair que l’Euro a eu, depuis maintenant près de 17 ans, un rôle extrêmement négatif. Retirant aux gouvernements le moyen d’agir, il accrédite l’idée de leur impuissance. De cela, nous n’avons visiblement pas fini de payer le prix.

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 06:00

Hollande en Inde 3À travers les ventes d’armes, la France sème l’insécurité mais les peuples risquent de récolter les guerres.

On croyait avoir élu un président de la République, en fait il semble s’être transformé en VRP pour le compte du lobby militaro-industriel à base française.

Chaque déplacement à l’étranger du président de la République est marqué par des ventes d’armes, hier en Arabie Saoudite, en Égypte, au Qatar… et aujourd’hui en Inde.

Dans son livre blanc de la défense, le gouvernement actuel affirme page 19 « l’industrie de défense est aussi un facteur de compétitivité pour l’ensemble de l’économie » et page 21 : « le soutien aux exportations de défense constituera un volet majeur de la politique industrielle le gouvernement ». Ces ventes d’armes qui placent notre pays au 3ème rang des Etats vendeurs d’armes au plan mondial n’ont donc rien d’un hasard mais sont le fruit d’une politique délibérée qui a fait exploser ces dernières années les profits des fabricants. On doit souligner que ces orientations sont en contradiction totale avec l’article 26 de la charte des Nations Unies qui appelle les Etats à «  favoriser l’établissement et le maintien de la paix et de la sécurité internationales en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde ».

Cette situation est aussi l’aboutissement d’une restructuration en profondeur de l’outil de défense qui pose de graves problèmes. En effet cette restructuration ne s’est pas inscrite dans un processus de désarmement et de construction de la paix mais dans un processus de militarisation des relations internationales qui privilégie les stratégies interventionnistes et s’appuie sur une privatisation des industries de l’armement plaçant toujours plus ces fabrications sous la loi des profits et de la rentabilité financière.

Cette orientation nuit gravement à la sécurité du monde mais en plus, elle contribue à détruire et empêcher la reconstitution de l’outil industriel français tant les taux de profits du secteur militaire sont juteux. Ainsi, pendant trois ans (2012/2014), le cours de l’action Dassault à la bourse de Paris a grimpé de 61 %, celui de Thalès de 70 %, celui de Safran de 118 %.

On aurait aimé que la France puisse vendre par exemple des technologies haut de gamme en génie biologique et médical. Malheureusement, une grande partie de ce potentiel industriel résultant de dizaines d’années de recherche publiques a été cédée à des multinationales américaines comme Lucent et General Electric au détriment de l’outil industriel français.

Comme le montre une étude publiée par la Documentation française, l’évolution comparée du solde de la balance des biens manufacturés sur la période 2001 à 2012, le solde de produits manufacturés civils est passé d’un positif de 15 milliards en 2001 à un négatif de 45 milliards en 2011 alors que dans le même temps, en revanche, le solde des biens militaires va croissant en passant de 1 à 3 milliards d’euros annuels sur la même période.

Pour la paix, la France a besoin d’une industrie en faveur de la paix fabriquant des produits utiles pour satisfaire les besoins de l’humanité, d’autant que les investissements civils produisent plus d’emplois que les investissements militaires, surtout réputés pour les taux de profits faramineux qu’ils génèrent.

D’autres choix sont possibles sans briser les hommes et casser les outils industriels mais en faisant d’eux les fers de lance d’une politique de reconquête industrielle pour répondre aux multiples besoins humains et environnementaux qui se font jour en France et dans le monde tout en replaçant les productions d’armes dans un pôle public contrôlé par le parlement.

Lutter pour la paix, la coopération et le désarmement dans le monde suppose d’affirmer dans le même temps une autre conception de la sécurité du pays, non basée sur des rapports de force militaire. La sécurité de notre pays et du monde doit être basée sur l’intervention des peuples, de leurs organisations représentatives, syndicales et associatives et ce dans le cadre de politiques économiques et sociales axées sur les besoins humains et adaptés à ces objectifs.

Ainsi, grâce à une répartition équitable des ressources et des richesses, des coopérations économiques, sociales et culturelles peuvent être mises en œuvre. Ces coopérations favoriseraient le développement, la création d’emplois ainsi que la solidarité et la compréhension entre les peuples et donc la paix.

C’est un des volets d’une politique en faveur d’une culture de la paix.

C’est ce choix qu’affirment dans une déclaration les 33 Etats du CELAC (Coordination des Etats Latino-Américains et des Caraïbes). Pourquoi pas la France ?

Un tel choix aurait pu et dû conduire le président de la République à annoncer une initiative de la France en faveur d’une reprise du processus de désarmement nucléaire dans une région où l’Inde, le Pakistan et la Chine sont détenteurs de l’arme atomique et où l’essai coréen rend la situation encore plus grave.

 

 

Le Mouvement de la Paix

Le 28.01.2016

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 12:45

Lu sur le site du réseau "Faire vivre le PCF"

, par  Jean-Jacques Candelier

 

Alors que Hollande, dans la parfaite continuité avec la politique de Sarkozy, est en train de parfaire la réintégration de la France au sein de cette organisation guerrière qu’est l’OTAN, il y a heureusement encore quelques députés qui résistent. Il est bon de rappeler que ces trois élus ont proposé une résolution à l’Assemblée nationale pour faire sortir notre pays de ce rassemblement de terroristes.

PB
___

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N° 2939


ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

QUATORZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 7 juillet 2015.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION

visant à sortir la France du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN),

présentée par Messieurs

Jean-Jacques CANDELIER, Patrice CARVALHO et Gaby CHARROUX,

députés.

EXPOSÉ DES MOTIFS
___

Mesdames, Messieurs,

Un appel pluraliste a été lancé pour la dénonciation par la France du Traité de l’Atlantique nord et le retrait de ses armées du commandement intégré.

Le 21 mai 2015 à l’Assemblée nationale, lors du colloque intitulé « La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante ? », un ancien ambassadeur de France et ancien secrétaire général du Quai d’Orsay a déclaré que l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) n’aurait pas dû survivre à la disparition de l’URSS et à la dissolution du Pacte de Varsovie.

Les initiateurs d’un appel de sensibilités républicaines et patriotiques diverses, ayant dans le passé, approuvé ou non l’existence de l’OTAN affirment unanimement, qu’en effet aujourd’hui, cette organisation n’a plus de raison d’être.

L’OTAN s’est en réalité élargie en intégrant, contrairement aux engagements pris envers Gorbatchev, nombre de pays anciennement socialistes, avançant ainsi méthodiquement dans un processus d’encerclement de la Russie en multipliant les bases militaires étasuniennes dans ces pays.

Cette politique ouvertement agressive s’est accompagnée de l’installation d’un bouclier de missiles anti-missiles à proximité de la Russie éventuellement destiné à permettre une première frappe nucléaire sur ce pays, en stérilisant ou en limitant de façon drastique ses possibilités de réplique.

C’est dans ce contexte géopolitique que l’Ukraine a vécu la « révolution orange », téléguidée par les États-unis et soutenue par l’Union européenne, qui a permis la mise en place par la force d’un gouvernement hostile à la Russie avec la participation de néonazis notoires. Il est temps que la France se dissocie de cette politique antirusse provocatrice qui risque de déboucher sur une troisième guerre mondiale éventuellement nucléaire.

Organisation politique et militaire, l’OTAN est tout à la fois l’instrument diplomatique et le bras armé qu’utilisent les États-unis avec la complicité des États vassaux au premier rang desquels se trouvent la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne.

Le gouvernement américain, fort d’une doctrine militaire incluant la guerre préventive et l’usage d’armement nucléaire en premier, doté de plus de 700 bases militaires réparties sur tout le globe, et décidé à combattre la menace terroriste sans la volonté d’en rechercher les causes, conduit l’OTAN et donc la France à participer, dans un chaos organisé, à une guerre permanente au mépris de nos intérêts et de notre propre sécurité. De la Yougoslavie à l’Irak, de la Syrie à la Libye, la France use son potentiel militaire et son crédit diplomatique et oublie les valeurs de son peuple, au profit d’une politique définie à Washington.

En réalité, les États-Unis mènent avec l’OTAN une politique d’agression et de guerre généralisée qui ne saurait demeurer plus longtemps celle de notre Nation. Il est grand temps que la France recouvre la souveraineté de ses décisions et la liberté de choisir ses partenaires en conformité avec sa philosophie et les intérêts du peuple français.

Il est tout à fait possible que la France renonce à son appartenance au traité de l’Atlantique nord et retire ses armées du commandement intégré. La France en redevenant libre devra exiger la dissolution de l’OTAN qui n’a plus de raison d’être.

Sous le bénéfice de ces observations, il vous est demandé de bien vouloir adopter la présente proposition de résolution.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION :

Article unique

L’Assemblée nationale,

Vu l’article 34-1 de la Constitution,

Vu l’article 136 du Règlement,

Est favorable à la sortie de la France du Traité de l’Atlantique Nord ainsi qu’à la dissolution de cette organisation.

Source : le site de l’Assemblée nationale

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 17:34
Repris sur le blog de Jean Lévy "çanempechepasnicolas"
Le Front National et les fonctionnaires : statistiques d'influence par catégorie, par Jacques Sapir

Fonctionnaires et Front National

 

par JACQUES SAPIR ·

9 JANVIER 2016

 

Les enquêtes électorales réalisées au moment du premier tour des élections régionales de décembre dernier ont révélé que le vote Front National avait fortement progressé au sein des fonctionnaires français (qu’ils soient d’Etat, de la Fonction Publique Territoriale ou de la Fonction Publique Hospitalière).

Bien entendu, une certaine presse (Libération pour la nommer) s’est empressée de s’inquiéter de taux de votants pour le Front National au sein de fonctionnaires de sécurité (Armée et Police). Il est vrai que le taux de votants pour le Front National est spectaculaire pour ces catégories, dépassant les 51%.

Mais, on constate qu’en réalité la progression depuis 2012, si elle est forte dans ces catégories, est aussi spectaculaire dans d’autres catégories. L’arbre, ici, pourrait bien cacher la forêt. Un deuxième point important réside dans les causes révélées par ces enquêtes de ce vote Front National.

L’enquête publiée par le CEVIPOF [1] doit donc être analysée dans sa globalité. Elle montre qu’aux élections de décembre 2015 le Front National s’est bien implanté dans le « secteur public » au sens large.

 

Tableau 1

Pourcentage de votants pour le Front National au 1er tour

2015

Moyenne nationale 27,3%

Salariés du privé 29,0%

Salariés du public 24,6%

Entreprises publiques 28,6%

Première constatation, le chiffre pour les salariés des entreprises publiques est pratiquement le même que pour les salariés du privé. De ce point de vue, le vote Front National a « unifié » les deux secteurs de l’emploi salarié en France. Quand on regarde les personnels des différentes catégories de la fonction publique, hors salariés des entreprises publiques, les résultats sont assez remarquables.

Tableau 2

Pourcentage de votants pour le Front National au 1er tour dans la fonction publique par catégories

Fonction publique de l’État 22,7%

Catégorie A (dont enseignants) 12,0%

Catégorie B 29,8%

Catégorie C 33,6%

Fonction Publique Territoriale 23,5%

Catégorie A 15,9%

Catégorie B 20,2%

Catégorie C 26,7%

Fonction publique Hospitalière 26,0%

Catégorie A 17,9%

Catégorie B 16,3%

Catégorie C 38,9%

Le vote est d’autant plus important pour le Front National que les fonctionnaires sont des catégories « B » et « C », et sont directement en contact avec le public. C’est évident pour la « Fonction Publique d’Etat », qui inclut les fonctionnaires de police, les militaires, mais aussi les enseignants.

Il faut aussi remarquer que ce mouvement est aussi très marqué dans la fonction publique territoriale et de manière spectaculaire dans la fonction publique hospitalière où le personnel de catégorie « C » (brancardier, aides-soignants) est largement exposé aux incivilités du public.

En un sens cela confirme bien que ce sont les fonctionnaires les plus exposés dans leur activité professionnelles aux effets du démantèlement de l’Etat qui réagissent de la manière la plus forte, en particulier par le vote pour le Front National.

Si l’on regarde, maintenant, la progression du vote entre les élections présidentielles de 2012 et les élections régionales de décembre 2015, on constate aussi des mouvements spectaculaires.

Tableau 3

Pourcentage de votants pour le Front National au 1er tour en 2012 et 2015

2012 2015

Accroissement

Ecart à la moyenne nationale

Fonction publique de l’État 16,0% 22,7% 41,9% -4,6%

dont Professeurs des écoles 6,0% 9,8% 63,3%  -17,5%

dont

Enseignants du second degré 5,0% 9,2% 84,0% -18,1%

Dont Policiers et Militaires 30,0% 51,5% 71,7%  +24,2%

Fonction Publique Territoriale 17,0% 23,5% 38,2% -3,8%

Fonction Publique Hospitalière 19,0% 26,0% 36,8% -1,3%

Entreprises publiques 22,0% 28,6% 30,0% 1,3%

Bien sûr, la progression est forte chez les policiers et militaires ; mais elle l’est aussi chez les enseignants, et en particulier les enseignants du second degré (Lycées et Collèges). En fait, ce que révèle cette enquête, c’est le début de la fin de certaines spécificités. Bien des analystes pensaient que les enseignants ne pouvaient pas être tentés par un vote pour le Front National. L’enquête prouve ici le contraire.

Bien sûr, le nombre absolu de policiers et de militaires votant pour le Front National est important, et largement supérieur (de plus de 24 points) avec la moyenne nationale. Mais, ceci ne doit pas masquer une progression forte dans les fonctions publiques territoriales et hospitalières (et ce d’autant plus que l’on s’intéresse à la catégorie « C »), et surtout l’émergence d’un vote Front National chez les enseignants.

Ceci doit être corrélé à une autre enquête qui montre que le vote pour le Front National est d’autant plus élevé que le revenu du foyer est faible [2]. 

Tableau 4

Pourcentage de votants pour le Front National en fonction du revenu du foyer

Niveau de revenu / Pourcentage

Moins de 1250 € 36%

1500 € à 1999 € 34%

2000 € à 2499 € 33%

2500 € à 3499 € 32%

3500 € à 5999 € 25%

6000 € et plus 19%

Cela constitue le Front National en parti représentatif des couches populaires.

L’enquête montre aussi que la progression entre 2012 et 2015 a deux sources. Une radicalisation du vote traditionnel de droite et une évaporation du vote pour la « gauche de la gauche » (Front de Gauche et extrême-gauche réunis). Le Front National a donc gagné des voix aux deux extrêmes du spectre politique. Les motivations de ce vote pour le Front National sont multiples. Il y a clairement un malaise profond des fonctionnaires lié à la dégradation de leurs conditions de rémunération (le fameux « blocage du point d’indice ») mais aussi de travail. Ces fonctionnaires, policiers, aides-soignants, enseignants, sont en première ligne face à la dégradation de la société française. Ils sont les premiers témoins, et souvent les premières victimes, de la déliquescence de l’Etat et de la montée du communautarisme. Cela explique aussi leurs réactions très négatives face à l’Islam.

Il faut ici noter que ce qui avait pu, dans une certaine mesure, retenir ces fonctionnaires de basculer vers le Front National, en particulier la présence d’un discours très centré sur l’Etat que ce soit dans la droite de tradition gaulliste que dans une gauche influencée par le PCF, a cédé avec tant l’effacement de la droite gaulliste au profit d’une droite libérale que la conversion de la gauche non-Socialiste à l’idéologie « européiste ». Cette conversion date maintenant de plus de quinze ans. Mais, c’est aujourd’hui qu’elle provoque ses effets électoraux, effets qui seront probablement appelés à perdurer dans le temps.

 

[1] Rouban L., « L’ENQUÊTE ÉLECTORALE FRANÇAISE : COMPRENDRE 2017. Les Fonctionnaires et le Front National », CEVIPOF, Paris, Décembre 2015,

[2] Perrineau P., « La Dynamique du Front National », note du CEVIPOF, Paris, Décembre 2015.

 

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 09:53
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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 09:42

Nous reproduisons ci-dessous l'appel de l'Association Nationale des Communistes.

APPEL de l'Association Nationale des Communistes
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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 02:52

Par Aurélie Lagain et Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse jeudi 28 janvier 2016 à 10:52

Un professeur de l'université d'Avignon est accusé de provocation à la discrimination. En cause, un courriel interne dans lequel il cite des propos racistes tenus par Manuel Valls en 2009 sur les "blancos".

Au tribunal correctionnel d'Avignon mercredi, le procès d'un enseignant de l'université d'Avignon et des pays de Vaucluse a été davantage un "débat d'idées qu'un débat pénal" selon le procureur.

Un professeur de grec et latin est accusé de provocation à la discrimination. En mai dernier, il avait répondu à un courriel du président de l'université en utilisant les propos de Manuel Valls sur "les white et les blancos". L'enseignant rétorque qu'il s'agit d'ironie.

Le procureur a demandé 2.000 euros d'amende. Le tribunal rendra sa décision le 10 février.

Devant les juges, l'enseignant a expliqué qu'il avait repris les mots "white" et "blancos" pour doucher l'enthousiasme du président de l'université qui allait accueillir le Premier ministre. Bernard Mezzadri a donc cité, entre guillemets, le maire d'Evry de 2009. [...]

Suite sur le site de France bleu Vaucluse

Publié le - Modifié le | AFP
Le Premier ministre Manuel Valls à l'Assemblée nationale, le 26 janvier 2016 à Paris

Le Premier ministre Manuel Valls à l'Assemblée nationale, le 26 janvier 2016 à Paris © AFP/Archives - THOMAS SAMSON

Une amende de 2.000 euros assortie d'un sursis simple a été requise mercredi contre un maître de conférence qui comparaissait pour avoir, dans des mails internes à son établissement, ironisé et repris des déclarations de Manuel Valls, sur les "blancos".

Le jugement sera rendu le 10 février à 14H00.

"Ce que je reproche à M. Mezzadri c'est de poser dans le débat la question de la distinction de race et de couleur dans la définition de la valeur d'un établissement universitaire. On entre dans un discours potentiellement raciste", a estimé le procureur, Bernard Marchal.

"C'est fondamentalement en activant ce problème-là que vous entrez dans le champ d'incriminations", a-t-il ajouté.

A l'approche d'une rencontre avec le Premier ministre, Bernard Mezzadri, enseignant-chercheur âgé de 55 ans, avait écrit le 27 mai dans un mail interne à l'université: "J'espère qu'en cette grande occasion la délégation de l'UAPV (Université d'Avignon et des pays de Vaucluse, ndlr) comptera suffisamment de +blancos+ (et pas trop de basanés), afin de ne pas donner une trop mauvaise image de notre établissement", avant de qualifier Manuel Valls de "chasseur de Roms".

[...] La suite sur le site du Point.

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 23:04

Vème République, Présidentielles et Primaires à "gauche" : Une prise de position d'un responsable de l'ANC

Une réaction de Kamel Ben Azouz, membre du Conseil de l’ANC

Depuis que Libération, organe central de la bourgeoisie sociale libérale en a fait sa Une, voilà le microcosme parisien en émoi.

Il faut une primaire à gauche pour 2017 dans le but de choisir le futur monarque d’une république à bout de souffle.

La 5ème République est morte, les institutions sont au service des puissants, de la finance et des multinationales, la crise profonde du capital est porteuse de guerres et de divisions.

Face à cela, face au mécontentement, face à une abstention populaire massive, leur seule réponse est d’envoyer un leurre.

Pour notre part, nous considérons cette « primaire » comme une mascarade. Elle occulte le vrai débat, détourne les enjeux. Il faut changer de système, balayer les institutions qui sont au service exclusif des puissants.

Entrer dans ce jeu mortifère, c’est une nouvelle fois piétiner les enjeux populaires, c’est réduire la possibilité d’avoir un vrai débat sur l’urgence du changement de société, c’est s’éloigner des repères idéologiques de classe et de masse.

Rassemblons – nous, agissons pour créer les conditions d’un réveil populaire.

« Il n’est pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar ni tribun… »

LOL

Kamel Ben Azouz
Membre du Conseil de l’ANC

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 16:12
Les flibustiers et leurs alliés dans la place.

Publié le 23 Janvier 2016 par Canaille Lerouge

Et si on allait explorer

du côté

des chiffres officiels ?

Les flibustiers et leurs alliés dans la place.

Déjà gâtés par la belle hausse du marché depuis le début de l’année, les actionnaires des sociétés du CAC à rentes vont bientôt se partager 40 milliards d’euros de dividendes, selon les pointages de "Ricol Lasteyrie Corporate Finance". (source la presse économique et le Figaro janvier 2016)

Une manne en légère hausse par rapport à l’an dernier (39 milliards distribués), et représentant 62,5% des résultats 2014 des flibustiers de la rentes frères de la cote.

Un rapport évalue à 4 % du PIB le montant des aides publiques aux entreprises. 

65 milliards pour les entreprises… 

Sur ces 65 milliards, 24 milliards correspondent à des baisses de charges sociales : une grande partie de ces aides ont été mises en place pour l'alignement des Smic et le passage aux 35 heures...que Macron annonce rendre caduc dans les semaines qui viennent. Dans ce dispositif macronbiotique, les patrons vont-ils rembourser ?

 

Selon le rapport Queyranne de 2013 (toujours publié par le Figaro), au total, chaque année, la France consacre près de 60 milliards d'euros à soutenir les entreprises, soit l'équivalent du budget annuel de l'Éducation nationale et près de deux fois celui de la Défense.

Les 6 000 aides aux entreprises coûtent 110 milliards par an à la nation ( rappelons tant le chiffre compte : soit plus du double du budget de l'Éducation) 

Les patrons usant de ces fonds pour licencier et provisionner le coût de ces saignées.

Il apparait avec ces chiffres qu'à l'évidence ce sont les contribuables qui paient pour spéculer ou licencier.

Il se confirme donc que ce sont bien les finances publiques après blanchiement par les cabinets spécialisés qui servent à abonder les dividendes, le reste allant gonfler les capitaux spéculatifs.

Si 60 Millions d'habitants de notre pays toutes générations confondues, via les taxes et leurs impôts directs ou indirects financent 110 milliards d'aides publiques, cela veut dire que chaque habitant de ce pays finance à hauteur de 1833€ par an le parasitisme économique, à hauteur de 1.5SMIC. Chacun de ces résident en France contribue à hauteur de 666 € par an au financement des dividendes du cac à rentes, soit l'équivalent d'un mois de RSA.

CQFD

Alors, l'urgence, ce sont ces primaires faites pour nous amuser et pour que cela perdure ou de s'attaquer aux flibustiers pour récupérer les richesses et les réinjecter pour répondre au besoins sociaux ? 

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