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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 22:21

Ebola, le Pentagone s’installe en Afrique

Washington annonce la naissance d’un centre de commandement militaire au Libéria
Ebola Obma 2

Face à l’« épidémie sans précédent d’Ebola, qui se répand de façon exponentielle en Afrique occidentale », le président Obama a annoncé que « à la demande du gouvernement libérien », les Etats-Unis établiront « un centre de commandement militaire au Liberia ». Il s’agit d’un « quartier général de commandement de la force conjointe » spécifie le Commandement Africa des Etats-Unis (dont l’ « aire de responsabilité » couvre tout le continent, sauf l’Egypte). Le quartier général, aux ordres du général Darryl Williams (déjà sur le terrain au Libéria) disposera d’au moins 3000 militaires étasuniens, d’un pont aérien et d’un centre de tri au Sénégal. C’est ce quartier général qui exercera la fonction de « commandement et contrôle » de l’opération internationale anti-Ebola, qui prévoit l’envoi de personnel médical et d’hôpitaux de campagne. Selon Obama, c’est « un exemple de ce qui se passe quand l’Amérique prend le leadership pour affronter les plus grands défis mondiaux ». Qu’il a listés dans son récent discours urbi et orbi, affirmant que seule l’Amérique a « la capacité et la volonté de mobiliser le monde contre les terroristes de l’Isis », de « battre le rappel mondial contre l’agression russe », et de «contenir et anéantir l’épidémie d’Ebola ».

Même si la possibilité qu’Ebola se diffuse aux Etats-Unis est extrêmement basse, a souligné Obama dans le discours qu’il a prononcé au Centre de contrôle et de prévention des maladies[1] à Atlanta (Georgie), en Afrique occidentale il a provoqué la mort de « plus de 2400 hommes, femmes et enfants ». Evénement certes tragique, mais limité si on le rapporte au fait que l’Afrique occidentale a une population d’environ 350 millions d’habitants et toute la région sub-saharienne presque 950 millions. Si l’on pense que chaque année meurent dans la région à cause du sida plus d’un million d’adultes et d’enfants ; que la malaria provoque chaque année plus de 600 000 morts, en majorité chez les enfants africains ; que dans l’Afrique sub-saharienne et dans l’Asie méridionale la diarrhée tue chaque année environ 600 000 enfants (plus de 1600 par jour) de moins de cinq ans. Ces maladies et quelques autres, toutes « maladies de la pauvreté », qui provoquent chaque année en Afrique sub-saharienne des millions de morts prématurées et de cas d’invalidité, sont dues à la sous-alimentation et à la malnutrition, au manque d’eau potable, aux mauvaises conditions hygiéniques-sanitaires dans lesquelles vit la population pauvre, qui (selon les données de la Banque mondiale elle-même) constitue 70% de la population totale, dont 49% se trouve en conditions de pauvreté extrême. La campagne d’Obama contre l’Ebola semble donc instrumentale.

L’Afrique occidentale, où le Pentagone installe son propre quartier général avec la motivation officielle de lutter contre l’Ebola, est très riche en matières premières : pétrole au Nigéria et Bénin, diamants en Sierra Leone et Côte d’Ivoire, phosphates au Sénégal et Togo, caoutchouc, or et diamants au Libéria, or et diamants en Guinée et Ghana, bauxite en Guinée. Les terres les plus fertiles sont réservées aux monocultures de cacao, ananas, arachides et coton, destinées à l’exportation. La Côte d’Ivoire est le plus grand producteur mondial de cacao. De l’exploitation de ces grandes ressources quasiment rien n’arrive à la population, car les revenus sont partagés entre multinationales et élites locales, qui s’enrichissent aussi grâce à l’exportation des bois précieux avec de graves conséquences environnementales dues à la déforestation.

Les intérêts des multinationales étasuniennes et européennes sont cependant mis en danger par les rebellions populaires (comme celle du delta du Niger, provoquée par les conséquences environnementales et sociales de l’exploitation pétrolifère) et par la concurrence de la Chine, dont les investissements sont pour les pays africains beaucoup plus utiles et avantageux. Pour conserver sa propre influence dans le continent les Usa ont constitué en 2007 le Commandement Africa qui, derrière le paravent des opérations humanitaires, recrute et forme dans les pays africains des officiers et des forces spéciales locales par l’intermédiaire de centaines d’activités militaires. Une base importante pour ces opérations est celle de Sigonella (Sicile), où a été déployée la Task force du Corps des marine qui, dotée d’avions hybride Ospreys, envoie en rotation des escadrons en Afrique, notamment occidentale.

Là où commence la campagne d’Obama « contre le virus Ebola ».

 

Edition de jeudi 18 septembre 2014 de il manifesto 

http://ilmanifesto.info/ebola-il-pentagono-si-sistema-in-africa/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Selon http://fr.wikipedia.org/wiki/Centres_pour_le_contr%C3%B4le_et_la_pr%C3%A9vention_des_maladies

« L’origine des CDC (Centre pour le Contrôle et la Prévention des maladies) est d’abord militaire. Aux États-Unis, les institutions militaires, pour la protection de l’US Army ont joué un rôle important en matière de santé et surtout d’épidémiologie, via d’abord le suivi et l’étude de la santé des soldats, puis par l’étude des épidémies en tant que pouvant être utilisées par le bioterrorisme ou comme arme de destruction massive » (Note -et italiques- de la traductrice pour la version française).

 

 



[1] Center for Disease Control and Prevention http://www.cdc.gov/

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 15:21

 

 

La croisade contre la créature par eux installée

 

 

 Les bons, la bête et les truands:

une conférence-spectacle

à Paris

ce 15 09 2014

La croisade contre la créature par eux installée

Roger sur son blog a mis en ligne une reflexion sur la journée de mobilisation autour de l'intervention militaire en Irak contre EIIS.

Comme Canaille le Rouge la partage, il la met ici en ligne pour vous en faire profiter.

La diversité des publications de Roger mérite le détour.

Voici une nouvelle fois le (bon) plan pour aller lui rendre visite : http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/

 

Une question subsidiaire que pose Canaille le Rouge et qui reste en suspend : le but caché n'est-il pas aussi de profiter de l'occasion pour renverser le régime syrien, régime que La Canaille ne défend pas mais qui ne peut en terme de droit international (cela a-t-il encore un sens ?) être considéré comme obstacle à détruire parce que non conforme aux exigences de l'impérialisme ?

Les bons, la bête et les truands: une conférence-spectacle à Paris ce 15 09 2014

16 Septembre 2014 , Rédigé par Le Mantois et Partout ailleursPublié dans #politique

Les bons, c'est la communauté internationale, du moins, une vingtaine d'états sur 197, des chevaliers plus blancs que blancs, dont la France, autour de leur héros, la libre Amérique du prix nobel de la paix Barack Obama. Pour faire encore plus blanc que blanc, ils se réunissent en ce 15 septembre 2014, dans le palais de François 2 en cette soi-disant patrie des droits de l'Homme et du Citoyen.

Ils veulent éradiquer le fascisme islamiste qui génocide des populations civiles en Syrie et en Irak. Ils veulent aussi récupérer les puits de pétrole tombés dans le Coran estrémiste d'un soi-disant Etat islamique en Irak et au Levant.

Les bons, la bête et les truands: une conférence-spectacle à Paris ce 15 09 2014

La brute, c'est justement l'Etat islamique en Irak et au Levant, une branche extrémiste de l'islam sunnite qui en veut, à mort, aux autres confessions musulmanes et à tout ce provenant de l'Occident. Comme ces fanatiques exercent leur terreur en pays musulman, ce sont d'abord ceux se reconnaissant dans le chiisme qui endurent le martyre et subissent la mort, avec eux les autres confessions minoritaires.

Mais l'Etat islamique en irak et au Levant, ne plaise à Dieu, n'est pas tombé du ciel. Dès le départ, il a germé sur terre grâce à l'appui des monarchies arabo-pétrolières de droit divin et dont le sunisme le plus rigoureux est religion d'état. Pour ne citer que l'Arabie saoudite ou le Qatar qui ont abreuvé ce terrorisme religieux en moyens financiers et militaires. La Turquie a également encouragé le djihad dont les sicaires, pénétrant en Irak et en Syrie directement par sa frontière, y ont des bases arrières. De la même façon, les djihadistes venus du Magreh ou de l'Europe transitent tous, sans aucune difficulté, par la Turquie.

 

Les truands, au premier chef les USA qui endosse le costume blanc de sauveur du monde, notamment de l'Irak qu'isl ont parfaitement contribué à détruire en confiant le pouvoir aux seuls chiites. Les truands: USA et ses laquais, dont la France de François Hollande ou de Nicolas Sarkozy, qui font du business avec l'Arabie saoudite ou le Qatar.Les truands dont la Turquie, pilier de l'OTAN et "du monde libre" en cette partie du monde. Les truants dont l'Arabie saoudite mais pas que, dont la presse s'était largement félicités de la percée de l'épuration djihadiste en Irak, la qualifiant de"soulèvement populaire sunnite".

Les truands toujours, car dans cette conférence spectacle donnée dans le bon palais de l'Elysée, n'ont pas été associés ni l'Iran ni la Syrie états voisins de l'Irak. Encore moins la Russie ou la Chine membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU. Oui, hier comme aujourd'hui, les USA vont privilégier le canon au lieu de tout règlement politique. Au mépris de l'indépendance des peuples et de leurs libertés.

 

La guerre et la déstabilisation des états répondent aux intérêts du capital et des régents de ce mauvais monde. Que les USA soient dirigés par le Parti démocrate d'Obama ou le Parti républicain de Bush.

Et François Hollande, servant la banière étoilée, fait battre les tambours de la guerre, sans consultation aucune ni que s'émeuvent les tenants de la démocratie en France ou ce qu'il en reste.

Rédigé par Canaille Lerouge

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 08:52

haende_weg_von_syrien_03.jpg" Pas d'armes dans le nord de l'Irak !"



Communiqué du Parti communiste allemand (DKP)



Traduction WK pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



« Il n'y a plus de réticence côté allemand à s'engager dans des interventions à l'étranger », ce fut la teneur de la « nouvelle » politique étrangère allemande, proclamée par la ministre de la Défense Ursula von der Leyen (CDU), le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier (SPD) et le président Joachim Gauck à la Conférence sur la sécurité de Munich en 2014. Ces propagandistes de l'impérialisme allemand ne connaissent plus de tabous.



Ce qu'ils voulaient souligner, c'est qu'ils avaient déjà décidé depuis longtemps de livrer des armes allemandes dans le nord de l'Irak, dans une zone de guerre, ce qu'ils ont fait le 1er septembre – jour symbolique de mobilisation contre la guerre –, avec l'approbation du Bundestag. Le Bundestag n'a pas grand-chose à dire sur la chose, il ne peut que faire de beaux discours, à moins de s'abstenir symboliquement, peut-être.

En dépit d'une sortie belliciste du président du groupe parlementaire de Die Linke, Gregor Gysi, il semble pourtant que Die Linke soit le seul parti parlementaire à se positionner contre cette livraison d'armes.

L'Allemagne est le troisième exportateur d'armes au monde, il fournit régulièrement des armes meurtrières à des fauteurs de guerre, comme par exemple à Israël. Maintenant, il s'agit de fusils et d'armes anti-chars livrés directement aux unités kurdes, dans une zone de guerre, pour qu'elles puissent repousser les troupes de l' « Etat islamique » (EI). Ils auraient pu ne pas être si forts, si ils n'avaient pas reçu des armes des Etats-unis, de l'Allemagne et d'autres pays de l'OTAN, livrées à la Turquie, à l'Arabie saoudite et au Qatar, qui les ont utilisées pour déstabiliser la Syrie.

L'escalade militaire récente dans la région est la conséquence ultime d'années d'embargo des Etats-unis, des sanctions, de la politique de guerre menée avec le soutien des partenaires de l'OTAN, dont l'Allemagne. Aujourd'hui, les bombardiers américains attaquent de nouveau l'Irak, avec comme but de diviser le pays.

La chancelière Angela Merkel (CDU) a qualifié la décision du gouvernement fédéral, de livrer des armes dans le Nord de l'Irak, de « remarquable ». A juste titre, elle fait cependant remarquer qu'il y a bien eu « une participation allemande à l'opération en ex-Yougoslavie ou un déploiement de troupes en Afghanistan », des décisions d'une portée analogue.

Déjà en 2012, lors d'une Conférence de la Bundeswehr, il fut décidé d'exporter des armes dans des « opérations d'imposition de la paix » - ce qui veut dire qu'on encourage à envoyer des soldats à l'étranger chaque fois que c'est possible.

Nous constatons : qu'il n'y a pas de missions humanitaires de la Bundeswehr à l'étranger, seulement des livraisons d'armes allemandes. Dans les deux cas, il n'y a qu'une Allemagne qui prend le parti de la guerre et agit pour sécuriser ses intérêts géo-stratégiques et économiques. Dans le cas de la « super-puissance énergétique » du nord de l'Irak, avec ses immenses ressources pétrolières et gazières et l'expert de la politique étrangère de la CDU Fried Pflüger décrit le soutien à la région kurde comme une question géopolitique de première importance.

En tant que communistes, nous disons : non à toute agression impérialiste. L'ingérence et l'armement des partenaires régionaux par les États impérialistes doivent cesser. Au lieu de cela, il doit y avoir une politique de soutien aux forces progressistes qui luttent pour l'indépendance nationale et l'émancipation sociale, celles qui luttent contre l'impérialisme, le féodalisme et le fanatisme religieux. Ce soutien ne peut en aucun cas être une aide militaire par les puissances militaires qui provoquent délibérément ces conflits.



Nous exigeons l'arrêt immédiat de toutes les exportations d'armes – pas seulement au Moyen-orient. Désarmement maintenant !

Nous exigeons la fin des missions allemandes à l'étranger. Il faut désarmer l'armée allemande !

 

Nous exigeons la reconnaissance du droit à l'autodétermination des Kurdes. Levez l'interdiction du PKK !

 

Nous exigeons une politique sur les réfugiés causés par la guerre et les crises régionales. Le droit de séjour pour tous !



Nous allons manifester contre la guerre, ainsi que pour la fin immédiate de la guerre en Ukraine de l'est et dans la bande de Gaza, qui ont été déclenchées par ces alliés des exportateurs d'armes et des agresseurs états-uniens et allemands.



A Berlin, nous avons appelé avec la coordination pour la paix (www. frikoberlin.de) à une manifestation le 1er septembre à 13 h devant le Bundestag avec un mot d'ordre clair :

Pas en notre nom ! Dites non !

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 16:07

Obama s’engage à ce que les Etats-Unis entrent en guerre contre la Russie pour défendre les Etats baltes

Carte_Pays-Baltes

 

Dans une série de discours et de conférences de presse donnés dans le cadre du sommet de l’OTAN qui s’est déroulé la semaine passée au Pays de Galles, le président Barack Obama a publiquement déclaré que l’armée des Etats-Unis maintiendra une présence permanente dans les Etats baltes, en Estonie, en Lituanie et en Lettonie, qui bordent la Russie. Il a promis que les forces aériennes et terrestres américaines se tiendront à tout jamais prêtes à réagir à toute déclaration d’agression russe de la part du gouvernement de ces pays, par une attaque contre Moscou.


Lors de sa visite dans la capitale de l’Estonie, Tallinn, et plus tard au Pays de Galles, Obama a annoncé une série de décisions militaires à l’encontre de la Russie de la part des Etats-Unis et de l’OTAN, ainsi que des sanctions économiques élargies et la promesse de renforcer les forces militaires des anciennes républiques soviétiques d’Ukraine, de Géorgie et de Moldavie. Il a clairement fait savoir qu’en plus Washington encouragerait ces trois pays à rejoindre l’alliance militaire de l’OTAN qui est dominée par les Etats-Unis.

Ces déclarations représentent une énorme escalade des menaces militaires proférées contre la Russie par les Etats-Unis et l’OTAN. Sans aucun débat public, et sans tenir compte de l’opinion de la population américaine, le gouvernement Obama s’est engagé à ce que le pays entre en guerre contre la deuxième puissance nucléaire du monde au sujet de trois petits pays d’Europe de l’Est.

Le 3 septembre, lors d’une conférence de presse conjointe avec le président de l’Estonie, Toomas Ilvers, Obama a déclaré, « Je suis venu ici avant tout pour réaffirmer l’engagement des Etats-Unis concernant la sécurité de l’Estonie. En tant qu’alliés de l’OTAN, l’article 5 établit notre devoir de défense collective. C’est un engagement qui est inviolable. Il est inébranlable. Il est éternel. »

 

Dans un discours prononcé plus tard dans la même journée à l’adresse du « peuple d’Estonie», Obama a été pour le moins encore plus explicite au sujet de l’engagement des forces militaires américaines dans les pays baltes et leur disponibilité pour attaquer la Russie. « Aujourd’hui, davantage d’avions de l’OTAN patrouillent dans le ciel des pays baltes. Davantage de forces américaines sont sur le terrain et s’entraînent en passant tour à tour par chacun de ces Etats baltes. Davantage de navires de l’OTAN patrouillent en Mer noire… J’estime que notre alliance devrait prolonger ces mesures défensives aussi longtemps qu’il faudra… »

« L’article 5 est clair comme de l’eau de roche. Une attaque contre l’un équivaut à une attaque contre tous les autres. Et donc, si à un tel moment vous posez la question, "qui viendra à l’aide ", vous connaîtrez la réponse: l’alliance de l’OTAN, y compris les forces armées des Etats-Unis d’Amérique, "présente ici même, maintenant !" Nous serons présents pour l’Estonie. Nous serons présents pour la Lettonie. Nous serons présents pour la Lituanie…

« Présents dans les pays baltes… cela signifie davantage de forces américaines, y compris des troupes américaines au sol en rotation continuelle entre l’Estonie et la Lettonie et la Lituanie. »

 

Il a poursuivi en disant, « Nous devons accroître la force de réaction rapide de l’OTAN pour qu’elle puisse se déployer encore plus rapidement et pas simplement réagir aux menaces, mais pour constituer aussi une dissuasion. »  Cette dernière déclaration implique clairement le droit des Etats-Unis et de l’OTAN de riposter militairement non seulement à des actions mais aussi à « titre préventif » à de prétendues menaces.

 

Deux jours plus tard, lors de la conférence de presse, après le sommet de l’OTAN, Obama a réitéré la même attitude belliqueuse.

Avec les engagements énoncés la semaine dernière, le gouvernement américain lie le sort de la population américaine, et de ce fait, de la population mondiale, aux agissements des gouvernements de trois petits pays dont la population totalise 6,6 millions d’habitants. Ces trois gouvernements sont droitiers, ultranationalistes et viscéralement anti-russes. Ils représentent une couche criminelle d’oligarques qui ont fait fortune en pillant les biens publics après avoir fait sécession de l’Union soviétique et le début de la restauration capitaliste.

 

Tous ces gouvernements sont aussi dirigés par des individus qui entretiennent des liens étroits avec le renseignement américain et le Pentagone. Ils sont tous en train d’imposer des programmes d’austérité qui appauvrissent la classe ouvrière, suppriment toutes les protections sociales et ouvrent leur économie respective à la course au profit déchaînée du capitalisme occidental. 

Toomas Ilves, avec lequel Obama a partagé l’estrade dans la capitale estonienne, a grandi et étudié aux Etats-Unis. De 1984 à 1993, il a travaillé pour la radio Europe libre (Radio Free Europe) qui est opérée par les Etats-Unis, et y a dirigé la rédaction estonienne.

La présidente lituanienne, Dalia Grybauskaite, souvent surnommée « Dame de Fer » et « Magnolia d’acier », a suivi des cours destinés aux cadres supérieurs à l’université de Georgetown à Washington DC après que la Lituanie a fait sécession de l’Union soviétique. De 1996 à 1999, elle a exercé les fonctions de ministre plénipotentiaire à l’ambassade de la République de Lituanie aux États-Unis.

La première ministre de Lettonie, Laimdota Straujuma, est membre du parti droitier Unité.

Ces trois gouvernements sont des gouvernements fantoches pro-américains. Ils sont d’une grande instabilité et déchirés par des conflits internes. Ils président sur des populations qui bouillent de colère face à la destruction du niveau de vie de la classe ouvrière et de la corruption des oligarchies dirigeantes. Ils font partie des défenseurs les plus belliqueux des agissements agressifs à l’encontre de la Russie. Chacun d’entre eux serait capable, pour des raisons de politique intérieure, d’inciter ou de fabriquer un affrontement militaire avec la Russie.

Washington est en train de monter de toutes pièces une menace non existante de la Russie à l’égard des pays baltes. Il y a plus de vingt ans, durant le processus de dissolution de l’Union soviétique, ces pays étaient devenus indépendants avec l’approbation de Moscou. L’affirmation qu’ils sont actuellement confrontés à une menace imminente de la Russie est un prétexte pour violer les précédents accords passés avec Moscou qui stipulaient qu’il n’y aurait pas d’élargissement de l’OTAN ni de stationnement de forces militaires de l’OTAN sur l’ancien territoire soviétique.

 

D’un point de vue géostratégique, le sort de l’Estonie, de la Lituanie et de la Lettonie n’a quasiment aucune signification pour les Etats-Unis. Mais, pour la Russie, le positionnement de forces terrestres et aériennes et de matériel militaire à quelques kilomètres à peine de sa frontière est une menace existentielle.

Comment Washington réagirait-il si la Russie annonçait le stationnement de troupes au Mexique, en Amérique centrale ou dans les Caraïbes ? Il y cinquante ans, lors de la crise des missiles de Cuba, le gouvernement Kennedy avait déclaré que l’installation par Moscou de missiles à Cuba constituait une menace intolérable à la sécurité nationale américaine. Kennedy avait fait peser la menace de la guerre nucléaire si Khrouchtchev ne les retirait pas.

 

Le gouvernement et l’armée russes ne peuvent tirer de la crise actuelle d’autre conclusion que celle de croire que Washington est en train de planifier une attaque contre Moscou. Des responsables russes ont annoncé qu’en réaction au sommet de l’OTAN, Moscou était en train de réorganiser sa doctrine militaire.

Dans les années 1950 et 1960, au plus fort de la Guerre froide, le terme de « brinksmanship» (stratégie de la corde raide) était utilisé pour indiquer l’irresponsabilité volontaire en matière de politique étrangère. Ce que le gouvernement Obama est en train de faire de nos jours va bien au-delà de tout ce que le gouvernement américain avait fait à cette époque.

A l’époque, l’inquiétude fréquemment soulevée était qu’un degré renforcé de méfiance et de tensions entre Washington et Moscou puisse produire un incident relativement mineur qui s’intensifie et dérape de façon incontrôlable et provoque une guerre nucléaire. C’est pour cette raison que ce que l’on appelle le « téléphone rouge » fut mis en place, reliant les deux capitales afin d’empêcher que l’une ou l’autre partie n’interprète mal les objectifs de l’autre.

De nos jours, les décisions du gouvernement Obama et de ses alliés de l’OTAN semblent conçues pour générer en Russie le plus grand degré possible d’appréhension et pour l’inciter à réagir militairement. Il s’agit d’un pays, faut-il le rappeler, qui a perdu 27 millions de personnes dans une guerre qui avait commencé par une attaque surprise de la part de l’Allemagne.

Toutes les raisons citées par les Etats-Unis et l’OTAN pour inciter à la guerre contre la Russie sont des mensonges. Depuis le début, les agresseurs dans la crise ukrainienne ont été Washington et Berlin. Ils ont orchestré un coup d’Etat dirigé par des forces fascistes pour renverser le gouvernement élu du président Viktor Ianoukovitch, en février dernier, après la décision de Ianoukovitch de ne pas signer l’accord d’Association avec l’Union européenne ni d’accepter un programme d’austérité dicté par le Fonds monétaire international.

Depuis, ils utilisent la crise en Ukraine pour mener une politique visant à isoler et affaiblir la Russie. Il est clair que le but des mesures militaires, politiques et économiques contre la Russie est de la contraindre à se soumettre aux dictats de l’impérialisme américain et allemand.

Si les provocations belliqueuses des Etats-Unis et de l’impérialisme allemand ne sont pas stoppées par l’intervention de la classe ouvrière internationale, ce ne sera qu’une question de temps avant qu’un incident impliquant l’OTAN et les forces russes ne déclenche une crise qui serait susceptible de dégénérer en une guerre nucléaire de grande envergure.

 

Barrey Grey

Article original, WSWS, paru le 8 septembre 2014

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 15:30
Loin de la préserver, l’Otan constitue une menace pour la paix. (The Guardian)


 

Pour les maîtres de la guerre occidentaux, c’est un bon moment pour être au Pays de Galles. Une alliance militaire qui se démène depuis des années pour expliquer pourquoi elle existe encore a un ordre du jour chargé pour son sommet de Newport.

L’OTAN n’est peut-être pas au centre des plans de Barack Obama et de David Cameron pour lancer une intervention au Moyen-Orient pour rayer de la carte le dit Etat islamique. Mais après 13 ans d’une occupation sanglante de l’Afghanistan et une intervention désastreuse en Libye, l’alliance occidentale a maintenant un ennemi qui semble enfin faire son affaire. Au cours de sa visite éclair dans l’ancienne république soviétique de l’Estonie aujourd’hui, le président américain a déclaré que l’OTAN était prête à défendre l’Europe contre "l’agression russe".

Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen - qui en tant que premier ministre danois en 2003 affirmait catégoriquement que « l’Irak possède des armes de destruction massive ... nous le savons" - a fait publier des images satellites censées démontrer que la Russie a envahi l’Ukraine. Pour ne pas être en reste, le Premier ministre britannique a comparé Vladimir Poutine à Hitler.

Le sommet prévoit le déploiement d’une force de réaction rapide à travers l’Europe de l’Est pour dissuader Moscou. La Grande-Bretagne envoie des troupes en Ukraine pour des entraînements. A Washington, les faucons du Congrès poussent des cris d’apaisement tout en exigeant des mesures pour donner à l’Ukraine "une force de combat plus capable de résister" à la Russie.

Tout espoir que l’annonce aujourd’hui d’un accord de cessez- le-feu par le président ukrainien puisse signifier la fin du conflit fut anéanti lorsque son premier ministre, Arseny Yatseniuk - favori américain à Kiev – qualifia la Russie "d’état terroriste", et encouragé par Rasmussen, exigea que l’Ukraine soit autorisée à adhérer à l’Otan. C’est précisément la menace que l’Ukraine soit entraînée dans une alliance militaire hostile à la Russie, malgré l’opposition de la plupart des Ukrainiens et de son gouvernement élu de l’époque, qui fut à l’origine de cette crise. Au lieu de maintenir la paix, l’Otan est la cause de l’escalade des tensions et de la guerre.

C’est ainsi depuis la création de l’Otan en 1949, à l’apogée de la Guerre Froide, six ans avant le Pacte de Varsovie, traité prétendument défensif contre toute menace soviétique. Il est souvent affirmé que l’alliance a maintenu la paix pendant quarante ans, alors qu’en fait il n’existe pas la moindre preuve que l’Union Soviétique ait jamais eu l’intention d’attaquer.

Après l’effondrement de l’Union Soviétique, le Pacte de Varsovie fut comme dûment dissout. Mais pas l’Otan, bien que la raison apparente de son existence ait disparu. Si la paix avait véritablement été son objectif, elle aurait pu être utilement transformée en un dispositif de sécurité collective incluant la Russie, sous les auspices des Nations Unies.

Au lieu de cela, elle s’est accordé un nouveau mandat "hors-zone" pour faire la guerre unilatéralement, de la Yougoslavie à l’Afghanistan et la Lybie, comme la garde avancée d’un nouvel ordre mondial dominé par les Etats-Unis. En Europe, elle a jeté les bases de la guerre en Ukraine en rompant un engagement pris par les Etats-Unis envers Moscou et en accroissant inexorablement son influence vers l’est : d’abord dans les états de l’ex-Pacte de Varsovie, puis au sein de l’ancienne Union Soviétique elle-même.

Mais le "plus gros lot", comme l’a dit l’an dernier le chef du National Endowment for Democracy (Fondation nationale pour la démocratie) financé par les Etats-Unis, c’était l’Ukraine ethniquement divisée. Après que l’Union Européenne a conclu son accord d’association aux implications militaires avec l’Ukraine, excluant tout accord avec la Russie – et que le président ukrainien corrompu mais élu, qui refusa de le signer, fut renversé par un coup d’état soutenu par les Etats-Unis, on ne peut appeler cela autrement – la Russie ne peut guère être accusée de paranoïa de considérer la main mise sur l’état voisin comme une menace pour ses intérêts fondamentaux.

Six mois plus tard, soutenue par Moscou la résistance de l’Ukraine orientale aux nationalistes de Kiev soutenus par l’Otan s’est développée en guerre à part entière. Des milliers de personnes sont mortes, et des violations des droits de l’homme se sont multipliées des deux côtés, tandis que des troupes gouvernementales et leurs auxiliaires irréguliers bombardent des zones civiles et enlèvent, détiennent et torturent de présumés séparatistes sur une échelle gigantesque.

Les forces ukrainiennes soutenues par les gouvernements occidentaux incluent des groupes comme le bataillon néo-nazi Azov, dont l’insigne est le crochet de loup des troupes d’assaut nazies pendant la guerre. Le régime de Kiev de plus en plus répressif tente maintenant d’interdire le parti communiste, qui a remporté 13% des suffrages aux dernières élections législatives.

Mais l’Otan, dont les membres ont souvent compté des gouvernements fascistes dans le passé, n’a jamais été très pointilleuse en matière de démocratie. Les preuves de ses allégations selon lesquelles des troupes russes ont envahi l’est de l’Ukraine sont également très minces sur le terrain. La fourniture d’armes et une intervention secrète en soutien aux rebelles du Donbass – comprenant des forces spéciales et des irréguliers soutenus par l’état – sont une autre affaire.

Mais c’est exactement ce que les puissances de l’Otan, telles que les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France font depuis des années partout dans le monde, du Nicaragua à la Syrie et la Somalie. L’idée que la Russie a inventé une nouvelle forme de "guerre hybride" en Ukraine est étrange.

Ce qui ne veut pas dire que la guerre par procuration entre l’Otan et la Russie en Ukraine ne soit pas horrible et dangereuse. Mais il n’est pas nécessaire d’éprouver une quelconque sympathie pour l’autoritarisme oligarchique de Poutine pour reconnaître que ce sont l’Otan et l’Union Européenne, et non la Russie, qui ont déclenché cette crise – et que ce sont les puissances occidentales qui opposent une résistance à un règlement négocié de peur d’apparaître faibles.

Ce règlement devra inclure au minimum l’autonomie fédérale, des droits égaux pour les minorités et la neutralité militaire – en d’autres termes, pas d’Otan. Etant donné l’ampleur de l’effusion de sang et le fait que le centre de gravité politique à Kiev se déplace vers la droite, tandis que l’économie ukrainienne implose, seuls ses sponsors occidentaux peuvent faire qu’un tel accord puisse être appliqué. L’autre choix, après la Crimée, c’est l’escalade et la désintégration.

L’Otan aime à se voir comme l’incarnation de la communauté internationale. En réalité c’est un club interventionniste et expansionniste d’états du monde riche et de leurs satellites, utilisé pour mettre en œuvre leurs intérêts économiques et stratégiques. Comme l’Ukraine le démontre, loin de la préserver, l’Otan constitue une menace pour la paix.

Par Seumas Milne source The Guardian le 03/09/ 2014
Traduction : Micheline Borceux

Transmis par Linsay

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 15:20

bresil-carte

Marina Silva-bresil

Evangéliste, écologiste fervente mais aussi adepte d'une politique économique  néolibérale  et censeur de l'actuel processus d'intégration régionale (Unasur), l'ex-ministre Marina Silva, une amazonienne descendante de Noirs et d'Indiens, candidate du "Parti socialiste du Brésil" (après la mort accidentelle du précédent candidat de ce parti le 13 août dernier, mais Marina Silva, elle, se dit "apolitique") vient perturber pour les élections présidentielles du 5 octobre le jeu politique entre le parti des travailleurs (PT) et sa candidate, la présidente sortante Dilma Rousseff et.le Parti social-démocrate (PSDB), de droite, dont le candidat est facilement identifiable aux échecs  du gouvernement de Fernando Henrique Cardoso dans les années 2000.

 

En 2012 le gouvernement britannique a invité Silva à être l'un des huit porteurs de la torche lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques, ce qui avait souligné ses liens avec la monarchie britannique (rappelons qu'en juillet 2014 la banque de Santander, filiale du groupe du baron anglais Rothschild avait émis à l'intention de ses adhérants un bulletin hostile à la réélection de Dilma Rousseff). Lors de la présidentielle de 2010 le président de l'ONG de protection de la nature World Wildlife Fund-Brésil (WWF Brésil) Alvaro de Souza était devenu président du Comité des finances de campagne de Silva. En échange Silva, ministre de l'écologie, a accordé de nombreuses zones à gérer au WWF. Le WWF est présidé par la reine d'Angleterre.


Les sondages d'opinion jusqu'à présent indiquent que Dilma Rousseff a sa principale base de soutien parmi les plus humbles qui vivent avec jusqu'à deux fois le salaire minimum (1 448 reais, d'environ 650 dollars), un groupe qui représente 40 % de l'électorat brésilien. Parmi ceux qui gagnent entre 3 et 5 salaires minimum (la «nouvelle classe moyenne») les soutiens sont divisés à parts égales entre les deux candidates, tandis que Marina Silva s'impose parmi ceux qui gagnent plus de 5 fois le salaire minimum (El Economista). Sa percée dans les sondages était mise à l'honneur Wall Street Journal le 26 août.

 

 

Le Brésil, membre des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) est un pivot de l'unification de l'Amérique du Sud. Il a mené des batailles récemment contre l'espionnage américain, contre la tutelle des Etats-Unis sur le Net, mais aussi contre le colonialisme français au Mali. La victoire de Silva impliquerait la sortie immédiate du pays des BRICS.

 

source: atlas alternatif

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 21:41

Les média nous disent que la Russie et Poutine veulent la guerre. 


Et nous devons les comprendre en partant de la carte ci- dessous ... une preuve 

En effet, comment de pas les comprendre car la Fédération de Russie a volontairement mis et déplacé les pays qui la compose, pour les mettre en face des partisans de la Paix, que sont les USA, l'UE et l'OTAN et leurs bases militaires pacifiques... 

Et oui, regardez la carte, la provocation est bien russe, et c'est aussi le grand pacifiste Bernard Henri Lévy qui l'a dit, donc on doit le croire... 

C'est bien la preuve que le capital et son arme de propagande et de média-mensonges sont capables de tout pour faire avaler des couleuvres à celui qui n'est pas au courant des réalités géopolitiques et géostratégiques !

russie-guerre2.jpg

 

source: cercleouvrier62@gmail.com

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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 14:07

  Lu sur le blog de Danielle Bleitrach Histoire et société

La majorité des Ukrainiens est contre la poursuite de la guerre dans l’est du pays, sondage et interprétation politique

La mayoría de los ucranianos está en contra de continuar la guerra en el este del país

18:31 05/09/2014
 
Kiev, 5 sep (Nóvosti).

Un sondage sur la population ukrainienne : le refus de la guerre à près de 60%

La majorité des Ukrainiens qualifie de non raisonnable la poursuite de l’opération dans l’est du pays, selon une enquête de la compagnie USS Research publiée ce vendredii
58,2% des gens enquêtés pensent que l’Ukraine a besoin de la paix et 35,4% sont d’accord avec une opération militaire qui serait menée jusqu’à une victoire définitive des forces de l’ordre, 6,4% ne savent pas. Le sondage a été effectué entre le 26 août et le 1er septembre auprès de 1.820 personnes dans toutes les régions de l’Ukraine sauf dans la province de Lougansk. Dans la province de Donetsk elle a été réalisée dans les zones du nord où il n’y a pas de combats.
L’erreur statistique n’excède pas 3,4%.
 
 
Comment et à qui sert la guerre civile, les forces politiques en présence : l’éviction des communistes ukrainiens
Ce sondage mérite une interprétation politique. Nous voyons que la position du parti communiste et de certains membres du parti des régions, désormais écartés des débats à la Rada, quasiment interdits, en tous les cas en jugement pour cette interdiction sont largement majoritaires dans le pays qui veut la paix. Et cette interdiction montre que l’on souhaite priver la population d’exprimer sa volonté de paix. Il s’agit donc d’une forme de fascisation, celle visant à empêcher la majorité de s’exprimer pour la soumettre à la violence, celle du recrutement forcé de militaires qui ne veulent pas aller combattre, celle des mères et des épouses qui protestent. Celle surtout d’une résistance à la politique d’austérité et de privatisation imposée par le FMI. Il est à noter que cette interdiction politique fondamentale pour la défense de la démocratie ukrainienne n’a soulevé aucune protestation véritable en Europe et encore moins du parti communiste français qui s’est contenté d’un communiqué du bout des lèvres sans combat politique. Alors que c’est là l’essentiel : priver le peuple ukrainien de la possibilité d’exprimer sa volonté de paix.
 
  Et  c’est là que nous pouvons également mesurer ce que je tente de définir comme un type de fascisation dont l’Europe est victime. En effet plus de 30% de la population est désormais prête à un combat fratricide parce qu’on l’a convaincue qu’elle est victime d’une agression russe avec le même genre d’arguments que nos propres médias emploient contre nous. La guerre civile, l’anéantissement sur des critères "ethniques" complètement fabriqués a transformé la révolte du Maydan contre l’oligarchie en combat raciste empreint de russophobie. Pourtant ce serait tout à fait illusoire de limiter la fascisation aux extrémistes de Pravy Sektor, l’encouragement à la russophobie au massacre d’une partie de la population considérée comme une 5e colonne dans le corps national de l’Ukraine est impulsée depuis le début par les Etats-Unis, l’OTAN et avec la complicité de l’OTAN. jamais nulle part le fascisme n’a été majoritaire y compris avec Hitler, il a été choisi par le capital et les forces conservatrices comme réponse au mécontentement populaire pour imposer exploitation, pillage et guerre, à commencer par la guerre civile 
  
 
Le véritable fascisme utilisant les fascismes locaux, une hégémonie en crise, l’ethnicisation  des conflits de classe
 
C’est une folie quand on connait l’histoire de l’Ukraine, la mosaïque de sa population et cette folie, cette représentation identitaire y compris son assise sur les bandes nazies de la deuxième guerre mondiale, est l’instrument du fascisme tout à fait actuel, celui d’une hégémonie occidentale en crise profonde. Et c’est là que nous voyons bien que le fascisme impérialiste ne met pas tous ses œufs dans le même panier. Il s’agit de transformer également toutes les résistances, les luttes antifascistes en combats raciaux. Si les insurgés du Donbass, il suffit de lire leur manifeste, de voir la place qu’y tiennent les communistes et progressistes pour s’en convaincre ne jouent pas la dimension raciste, c’est celle-ci qui est privilégiée par nos propres médias. Il est inventé une résistance purement slavophile  avec exaltation de la chrétienté.
 
Bref nos médias vont prendre la partie pour le tout et inventer des barbouzes de l’occident pour mieux tenter de nous convaincre que le combat pour la démocratie passe par la dénonciation de ce nouvel Hitler. Là notre propre fascisme, FN et identitaire joue son rôle de masque, faute de la présence de communistes. Et là cela concerne moins l’Ukraine que la France.
 
Danielle Bleitrach
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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 22:34

Mis en ligne avant-hier par Manliuo Dinucci

Sommet Otan, guerre sur deux fronts

L'art de la guerre
Otan réunion 2014

 

S’ouvre aujourd’hui (4 septembre 2014) à Newport au Pays de Galles le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des 28 Etats de l’Otan, qui prendra « des décisions clés sur la façon d’affronter les actuels et futurs défis à la sécurité », attribués à l’ « agression militaire de la Russie contre l’Ukraine » et à la «croissance de l’extrémisme et de la conflictualité sectaire au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ». Un Sommet « crucial », à travers lequel les Etats-Unis, qui gardent le leadership indiscuté dans l’Otan, mobilisent leurs alliés européens simultanément sur deux fronts de guerre.


 

En Europe, en à peine plus de six mois, la « détente » a sauté et on est revenu à une situation par certains aspects plus dangereuse que celle de la guerre froide.  Comment cela a-t-il pu arriver ? Pour le comprendre, il faut revenir au moment où, en 1991, la disparition de l’Urss et de son bloc d’alliances crée dans la région européenne une situation géopolitique entièrement nouvelle. Les Etats-Unis, restés unique superpuissance, essaient d’en tirer le plus grand avantage, en lançant une nouvelle stratégie dans laquelle ils déclarent « d’une importance fondamentale de préserver l’Otan comme vecteur de l’influence étasunienne dans les affaires de la sécurité européenne ». A cette fin il faut « empêcher la création de dispositifs de sécurité uniquement européens, qui mineraient l‘Otan » (Defense Planning Guidance). En même temps, tandis qu’ils utilisent l‘Otan pour garder leur leadership sur l’Europe occidentale, les Usa s’en servent pour aller à la conquête de celle orientale. La Yougoslavie ayant été démolie avec la guerre, l’Otan s’étend à l’est, en englobant tous les pays de l’ex Pacte de Varsovie,  deux de l’ex Yougoslavie et trois de l’ex Urss. En entrant dans l’Otan, les pays de l’Est se trouvent dépendre plus de Washington que de Bruxelles. Quelque chose cependant vient gripper le plan de conquête : contrairement à ce qui était prévu, la Fédération russe se remet en grande partie de la crise de l’après-guerre froide, établit des relations économiques croissantes avec l’Union européenne, en lui fournissant le gros du gaz naturel, et ouvre de nouveaux débouchés commerciaux avec la Chine et d’autres pays asiatiques. Tout ceci met en danger les intérêts stratégiques étasuniens. C’est alors qu’éclate la crise en Ukraine : après avoir pris, avec un travail en cours depuis des années, le contrôle de positions clés dans les forces armées et entraîné les groupes néo-nazis, l’Otan promeut le putsch de Kiev. Elle contraint ainsi Moscou à agir en défense des Russes d’Ukraine, s’exposant ensuite aux sanctions : une lame à double tranchant, en ceci que les contre-sanctions russes créent des dommages à l’Union européenne, et facilitent le plan de partenariat transatlantique pour le commerce et les investissements à travers lequel Washington essaie d’accroître l’influence étasunienne sur l’Ue.

Simultanément, sous conduite Usa, l’Otan étend sa stratégie à l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient, et au-delà, jusque sur les montagnes afghanes et dans la région Asie/Pacifique. L’objectif stratégique reste celui énoncé dans le Defense Planning Guidance : « Notre premier objectif est d’empêcher qu’une quelconque puissance domine une région dont les ressources seraient suffisantes à engendrer une puissance mondiale ». Aujourd’hui en Asie surtout, où – dans le sillon des accords russo-chinois, qui rendent vaines les sanctions occidentales contre la Russie en lui ouvrant de nouveaux débouchés à l’est- se préfigure la possibilité d’une union eurasiatique en mesure de contrebalancer celle USA-Ue. La démolition de la Libye avec la guerre, l’opération analogue lancée en Syrie, la relance de la guerre en Irak, l’utilisation à double tranchant de formations islamiques (soutenues pour abattre les gouvernements pris pour cible, utilisées ensuite pour justifier d’autres interventions armées) entrent dans la stratégie USA/Otan.

Où tout cela nous amène-t-il ? Dans d’autres guerres, dans des scénarios de plus en plus dangereux de confrontation entre puissances nucléaires. Dans une accélération de la course aux armements et, en conséquence, de la dépense militaire. Un des points à l’ordre du jour du Sommet est que les pays de l’Otan doivent « dépenser la juste quantité d’argent pour se doter de forces à déploiement rapide, d’un meilleur entraînement et d’armements modernes ». Se profile donc une augmentation de la dépense militaire : celle de l’Italie, selon les données officielles de l’Otan, se monte à 56 millions d’euros par jour, plus la dépense pour les missions militaires à l’étranger et autres financements extrabudgétaires, qui selon le Sipri portent la dépense militaire effective de l’Italie à quasiment 70 millions d’euros par jour.

 

Edition de jeudi 4 septembre 2014 de il manifesto 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 09:02

Un communiqué du Mouvement de la paix

Dissoudre l’OTAN, renforcer l’ONU

Chefs d’Etat et ministres des Etats membres de l’OTAN se réunissent les 4 et 5 Septembre 2014 au Pays de Galles dans le cadre du Sommet de l’OTAN. Lors de cette rencontre l’organisation qui n’a pourtant plus son pendant, le « Pacte de Varsovie » dissout en 1991, exposera sa politique militaire à l’aune de ce qu’elle définit comme les menaces à notre sécurité. Cette logique, nous la connaissons : crier au danger pour justifier une politique agressive et dispendieuse. Ainsi, il est proposé une augmentation les dépenses militaires des Etats membres à hauteur d’au moins 2% du PIB de chaque pays. La course aux armements reprend son souffle !

Si de réelles zones de conflit, où l’OTAN a eu un rôle dévastateur et néfaste, existent aujourd’hui en Ukraine, en Irak, hier en Libye, les horreurs de la guerre de ces derniers mois ont fait encore la démonstration que ce n’est jamais par la force que les différends se règlent et que la paix, aspiration si communément partagée par les peuples s’instaure.

Le monde n’a pas besoin d’alliances militaires, mais de politiques de coopération pour la prévention des conflits et la construction de la paix. Aussi, il est urgent de dissoudre l’OTAN et de s’engager dans une réforme profonde de l’ONU « seule solution au chaos du monde[1] » qui s’approprie pleinement ses fondements consistant à « préserver les générations future du fléau de la guerre et à favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande[2] ».

Il nous faut être conscients que l’OTAN porte atteinte aux droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, participe à la spirale infernale de la militarisation et de la violence alors que la paix, la liberté et la démocratie se conquièrent dans la justice, l’équité, le développement durable pour tous, le respect des droits humains. Désarmer pour développer, ce n’est pas qu’un slogan, c’est l’autre issue que la société civile peut envisager et défendre car l’ONU c’est « nous les peuples ». Le Mouvement de la Paix, dont une délégation a participé au contre-sommet pacifiste à Cardiff, considère qu’il est urgent d’exiger, pour la sécurité collective, la dissolution de cette organisation.

Le Mouvement de la Paix

Saint-Ouen, le 3 septembre 2014

Contact : Jeannick Leprêtre, 06 64 39 43 75

 

[1] Jean Ziegler : Vice Président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

[2] Préambule de la charte des Nations unies

 

Notre commentaire : si nous partageons entièrement l'exigence de dissolution de l'OTAN, machine de guerre mais aussi pompe à fric pour les grands bénéfices des Etats-Unis et de leurs industries militaires, nous restons dubitatifs sur la deuxième proposition car la main-mise des Etats-Unis sur les positions de l'ONU est telle qu'il faudra sans doute un autre organisme mondial pour que les peuples y soient réellement représentés et que cet organisme parle de manière réellement indépendante.  Par ailleurs le mouvement de la paix n'envisage pas pour la France une politique nationale.  Or la France est une puissance souveraine.  A ce titre elle peut parfaitement décider seule de sortir de l'OTAN et ne pas suivre les injonctions étasuniennes.  C'est ce qu'Action communiste exige avec les participants aux Assises du communisme.

 

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