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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 09:52
Lu sur Investig'action

L'écrivain Michel Collon se penche sur la création de Daesh et l'opération Cyclone menée par la CIA dans les années 1980.



« Opération Cyclone » fut une des plus longues et coûteuses opérations de la CIA. De 20 à 30 millions $ par an au début des années 80 pour culminer à 630 millions $ en 1987. Lancée par Brzezinski sous la présidence Carter, « Opération Cyclone » devint un projet central sous la présidence Reagan et continua jusqu’en 1992.

Ainsi, pendant de longues années, Washington finance des groupes terroristes. Dans quel but ? Renverser le gouvernement socialiste Taraki venu au pouvoir en Afghanistan. Pourtant, il fait du bon boulot : un Etat laïc est instauré, rompant avec le féodalisme et l’intolérance religieuse ; les femmes acquièrent l’égalité des droits, les mariages d’enfants et les dots féodales sont supprimés, les syndicats sont légalisés, on construit des routes, des centaines d’écoles et des hôpitaux. Le gouvernement lance un programme d’alphabétisation et aide les petits paysans.

Mais c’est insupportable pour Washington car l’Afghanistan est soutenu par l’Union soviétique. Problème : sortant d’une défaite honteuse au Vietnam (1961-1975), les Etats-Unis ne peuvent plus se permettre d’entrer eux-mêmes en guerre de façon ouverte. Alors, ils s’associent à l’Arabie saoudite et au Pakistan pour armer, entraîner et financer des terroristes : les moudjahidines. Trente-cinq mille combattants venus individuellement de quarante pays différents sont entraînés dans des camps de la CIA et du MI6 britannique au Pakistan. Parmi eux, un certain Ben Laden joue un rôle de plus en plus important. C’est donc Washington et Riyad qui ont permis à ceux ce qu’on appellera plus tard, d’un nom impropre, « les islamistes » de devenir une force politique et militaire importante.

A l’époque, les moudjahidines afghans sont appelés « combattants de la liberté » par les Etats-Unis et les médias. Curieuse conception de la liberté et des droits de l’homme. « Une de leurs méthodes favorites est de torturer leurs victimes, de leur couper le nez et les oreilles, ainsi que les parties génitales, et ensuite d’enlever une fine couche de peau, l’une après l’autre pour provoquer une mort très lente. Malgré des rapports très documentés sur ces atrocités, le président US Ronald Reagan invita un de ces groupes à la Maison-Blanche en 1985 et les présenta ainsi aux médias : « Ces gentlemen sont les équivalents moraux des pères fondateurs de l’Amérique »*.

Du moment qu’ils étaient anticommunistes, Washington se fichait de savoir ce qu’ils faisaient sur le terrain. D’ailleurs, à la même époque, les Etats-Unis utilisaient des terroristes et des escadrons de la mort aussi en Amérique latine, notamment au Salvador.

Comme nous l’avons indiqué dans le livre ici mentionné, l’Opération ben Laden s’est prolongée dans d’autres pays. Washington a utilisé, plus ou moins discrètement, les mêmes terroristes comme armée de subtitution pour renverser ou tenter de renverser des gouvernements qui lui déplaisaient : Yougoslavie, Tchétchénie, Libye, Syrie et d’autres encore. La Syrie représente en fait une « Opération ben Laden bis ».

Pourtant, en 1989, la première ministre du Pakistan, Benazir Bhutto, avait mis en garde George H.W. Bush (ex-directeur de la CIA) qui venait de succéder à Ronald Reagan : « Les extrémistes qui ont tant été encouragés par les Etats-Unis sont en train d’exporter leur terrorisme dans d’autres parties du monde. Vous êtes en train de créer un véritable Frankenstein. »** En 2007, Bhutto sera assassinée par Al-Qaïda qui revendiquera l’opération.

Le 11 septembre n’est donc pas tombé du ciel, c’est un enfant, non reconnu, de la CIA. Malgré cette catastrophe, les Etats-Unis ne renoncèrent pas à utiliser des terroristes, qu’ils envoyèrent en Syrie pour renverser Bachar. Avec des retombées un peu partout qu’on découvre à présent. Cette « Opération Cyclone » vient de frapper à Paris. Et demain ? A Bruxelles, à Londres, à Madrid ?

Aujourd’hui, à la télévision française ou belge, il n’y a plus aucun espace où on peut parler de ces choses-là, simplement sur base des propres documents des Etats-Unis. On n’a pas le droit de dire que Frankenstein a été créé par l’Occident. Et peu importe si, en ne s’attaquant pas aux causes profondes, on va permettre au terrorisme de frapper encore.

Pour s’informer et comprendre, il va falloir créer autre chose.

Notes : *Michel Collon, Je suis ou je ne suis pas Charlie ? Investig’Action, 2017, p. 39-41.

** "The Road to September 11". Evan Thomas. Newsweek. 1er octobre 2001. Mathieu Auzanneau, Or Noir, La Découverte, 2015, p. 467.

Source :francais.rt.com

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 15:52

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18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 16:24

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17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 14:12

Mis en ligne le mardi 3 Novembre 2015 sur le blog de Nicolas Maury

20 millions de japonais ont signé la pétition du JCP pour demander l'abrogation des lois guerrières selon Yoshiki Yamashita, Secrétaire général du Parti communiste japonais, lors d'une conférence de presse - article et traduction Nico Maury
 
20 millions de japonais ont signé la pétition du Parti communiste (JCP) pour l'abrogation des lois guerrières
La loi dite « d'auto-défense collective » votée par les députés du Parti Libéral-démocrate du Premier ministre Shinzo Abe provoque la colère des japonais. Des manifestations se déroulent régulièrement pour exiger l'abrogation de ces lois qualifiées de "guerrières" par les communistes japonais.

Des centaines de milliers de japonais ont manifesté, il y avait 120.000 manifestants devant la Diète (assemblée nationale du Japon) en septembre. Environ 200 rassemblements plus petits se sont produits à travers le Japon. A Osaka, 25.000 personnes se sont rassemblées pour dénoncer le projet de loi et le gouvernement Abe.

20 millions de japonais soutiennent les communistes

Yoshiki Yamashita, Secrétaire général du Parti communiste du Japon, lors d'une conférence il y a deux jours, a annoncé que les communistes avaient recueilli 20 millions de signatures pour l'abolition des lois "guerrières". Le dirigeant communiste exprime la détermination des communistes a amplifier le mouvement de protestation.

L'opinion publique veut l'abrogation des lois, et la sauvegarde du principe constitutionnel de "pacifisme". Environ 60% japonais, selon un sondage récent, étaient catégoriquement opposés à la législation sécuritaire du pays, et plus de 80% de la population exprimait des réserves sur cette politique du LDP. Cette hostilité aux nouvelles lois reflète le sentiment anti-guerre profondément enraciné au Japon, surtout dans la classe ouvrière.
Nicolas Maury
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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 14:20

Cet article est reposté depuis Drapeau Rouge, le blog du PC maoïste de France.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 14:41

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 14:51
Commentaires : Le 6 décembre auront lieu des élections législatives au Venezuela.  Peu à peu les Etats-Unis relancent l'offensive contre les dirigeants bolivariens et le peuple qui le soutient. Ils financent les ONG proches des partis de droite et d'extrême-droite opposés à Maduro.  En Avril 2015, Obama déclare que le Venezuela présente "une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale" de l'Empire, rien de moins.  Et à un mois des législatives voilà que des opposants au régime bolivarien accusent Maduro de "crimes contre l'humanité".   Et bien sûr, les medias reprennent sans enquêter sur les violences commises par la droite et l'extrême-droite.   Ils relaient de plus en plus, sans nuances et de manière très simpliste, les campagnes idéologiques lancées par les puissances dominantes et les pouvoirs économiques et politiques. Y.G.
La déstabilisation au Venezuela suit le même schéma qu’au Chili en 1972 (El Telégrafo)

Le journaliste Maurice Lemoine a publié un livre au sujet des stratégies putschistes mises en place dans divers pays latino-américains : « Les enfants cachés du général Pinochet : Précis de coups d’Etat modernes et autres tentatives de déstabilisation ». Il analyse les techniques utilisées par les médias conservateurs dans le but d’influencer les opinions publiques et légitimer la déstabilisation.

Vous avez fait des recherches sur les coups d’Etat en Amérique latine et vous considérez qu’il y a des similitudes avec ce qui se passe aujourd’hui dans certains pays dirigés par des gouvernements progressistes. Quarante ans après, quelles sont ces similitudes ?

Je me trouvais à Caracas le 11 avril 2002, lors du coup d’Etat contre le président Hugo Chavez, et j’étais à des points stratégiques comme le pont Llaguno, ce qui m’a permis d’être un des premiers à pouvoir expliquer ce qui s’est réellement passé ce jour-là, photographies à l’appui. Je me trouvais aussi en Bolivie en 2008 lors de la tentative de déstabilisation du gouvernement d’Evo Morales et je connais aussi bien les cas du Honduras -ce qui est arrivé au président Manuel Zelaya [1]- et de l’Equateur [2]. C’est ce qui m’a poussé à écrire un livre sur les « coups d’Etat light » (Les enfants cachés du général Pinochet, 2015 [3]), mais j’ai pensé que pour pouvoir mieux comprendre notre actualité il fallait d’abord étudier les coups d’Etat des années 60 et 70, ce qui m’a permis de trouver les différences et les similitudes dans les techniques employées. Par exemple si vous analysez ce qui se passe aujourd’hui au Venezuela, la déstabilisation économique mise en place suit exactement le même schéma qu’au Chili en 1972.

[...]  Lire la suite sur le site du Grand Soir.

Article original en espagnol : La desestabilización en Venezuela sigue el patrón de Chile en 1972, El Telégrafo, Équateur, le 3 novembre 2015

Copyright © Maurice Lemoine, telegrafo.com, 2015

Traduit de l’espagnol par Luis Alberto Reygada pour Mondialisation.ca

Luis Alberto Reygada, journaliste indépendant franco-mexicain, géopolitologue, spécialiste de l’Amérique latine.

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 22:37

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 15:42

LES DOSSIERS DE WIKILEAKS SUR L’AMÉRIQUE LATINE

Par Alexander Main, Dan Beeton  |  26 octobre 2015     Lu dans Mémoire des luttes
 

Au début de l’été 2015, le monde avait les yeux rivés sur le combat héroïque de la Grèce contre un diktat néolibéral désastreux. On a pu voir comment les autorités financières de la zone euro ont infligé au peuple grec une douloureuse correction publique avec un zèle sadique.

Lorsque le gouvernement de gauche de la Grèce décida d’organiser un référendum national sur le programme d’austérité imposé par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) se livra à des représailles en restreignant les liquidités des banques grecques. Ce qui provoqua une fermeture prolongée de ces établissements financiers et plongea la Grèce dans une récession encore plus grave. Malgré le vote massif du peuple grec contre l’austérité, l’Allemagne et le cartel des créanciers européens ont pu bafouer la démocratie et obtenir exactement ce qu’ils voulaient : la complète soumission à leur programme néolibéral.

Au cours des quinze dernières années, un combat similaire contre le néolibéralisme a été livré dans tout le continent américain et, pour l’essentiel, sans la moindre information du public. Au début, Washington tenta de réprimer toute contestation en recourant à des méthodes encore plus féroces que celles utilisées contre la Grèce, mais le mouvement de résistance de l’Amérique latine contre l’agenda néolibéral a été largement couronné de succès. C’est un récit épique qui voit progressivement le jour grâce à l’exploration continue de l’énorme masse de câbles diplomatiques américains rendus publics par WikiLeaks.

Le néolibéralisme était très solidement implanté en Amérique latine bien longtemps avant que les autorités allemandes et celles de la zone euro ne commencent à imposer par la force des ajustements structurels à la Grèce et aux autres pays périphériques endettés. En recourant à la contrainte (les conditionnalités attachées aux prêts du FMI) et à l’endoctrinement (en formant les Chicago boys de la région), les Etats-Unis ont réussi, dès le milieu des années 1980, à répandre l’évangile de l’austérité fiscale, de la déréglementation, du prétendu « libre-échange », de la privatisation et de la réduction draconienne du secteur public à l’échelle de tout le continent.

Le résultat fut étonnamment semblable à ce que l’on a pu voir en Grèce : croissance stagnante (pratiquement aucune augmentation du revenu par tête d’habitant durant les deux décennies 1980-2000), pauvreté croissante, baisse du niveau de vie pour des millions de foyers, et pléthore de nouvelles opportunités pour les investisseurs et les grandes entreprises internationales avec, à la clé, des profits rapides.

A la fin des années 1980, la région commença à se rebeller et à se soulever contre les politiques néolibérales. Au début, la rébellion était essentiellement spontanée et inorganisée – comme ce fut le cas du Caracazo [1] au Venezuela début 1989. Mais, par la suite, les candidats anti-néolibéraux ont commencé à gagner les élections et – au grand dam de l’Establishment de la politique étrangère américaine – un nombre croissant d’entre eux ont tenu leurs promesses de campagne et ont commencé à mettre en œuvre des mesures de lutte contre la pauvreté, ainsi que des politiques hétérodoxes qui ont réaffirmé le rôle de l’Etat dans l’économie. Entre 1999 et 2008, les candidats orientés à gauche – opposés à des degrés variables au néolibéralisme et à l’hégémonie américaine – ont remporté les élections présidentielles au Venezuela, au Brésil, en Argentine, en Uruguay, en Bolivie, au Honduras, en Equateur, au Nicaragua et au Paraguay.

Une bonne partie de l’histoire des efforts du gouvernement américain pour contenir et faire refluer la vague anti-néolibérale est accessible à travers les dizaines de milliers de câbles diplomatiques de WikiLeaks en provenance des missions diplomatiques américaines de la région, du début des années 2000 à 2010. Les câbles – que nous analysons dans le livre The WikiLeaks Files : The World According to U.S. Empire publié par Verso Books – révèlent jour après jour les mécanismes d’intervention politique des Etats-Unis en Amérique latine, transformant en pure dérision la position officielle du Département d’Etat qui proclame que « les Etats-Unis ne s’ingèrent pas dans la politique intérieure des autres pays ». Un soutien matériel et stratégique est apporté aux groupes d’opposition de droite, dont certains sont violents et anti-démocratiques. Les câbles donnent aussi une image édifiante de l’état d’esprit idéologique de guerre froide qui règne chez les diplomates américains, et les montre tentant de faire usage de mesures coercitives rappelant celles récemment appliquées pour étouffer la démocratie grecque.

Sans surprise, les grands médias ont largement occulté ou passé sous silence cette embarrassante chronique d’agression impériale, préférant se concentrer sur les rapports des diplomates américains qui faisaient état d’actions potentiellement embarrassantes ou illicites de la part de responsables étrangers. Les quelques experts ayant pignon sur rue qui ont proposé une analyse plus développée des câbles prétendent, et ce n’est guère étonnant, qu’il n’existe pas de véritable fossé entre la rhétorique officielle des Etats-Unis et la réalité dépeinte dans ces câbles. Selon les propres mots d’un spécialiste américain des relations internationales, « on n’y trouve nullement l’image des Etats-Unis comme marionnettistes tout-puissants essayant de tirer les ficelles de différents gouvernements pour servir les intérêts de leurs grandes entreprises ».

On ne trouve pas une telle image ? Lecteurs, jugez par vous-mêmes.

[...]  Lire la suite sur Mémoires des luttes

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 15:03

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