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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 14:51

http://www.collectif-communiste-polex.org/bulletin/bulletin_135_art_1.ht

 

publié le : 17 Février, 2016

Tout au long du XXeme siècle, les États Unis devenus grande puissance industrielle et militaire, ont proclamé que le reste du continent d'Amerique et ses peuples était son pré- carré : il leur était dû d'en exploiter les richesses, agricoles ou minières, d'en diriger les lois et les gouvernements, corrompus ou dictatoriaux, quitte à les réimposer à leurs peuples par une intervention militaire: Marines et canonnières étaient là pour ça. Quand les citoyens élisaient un patriote honnête comme Allende au Chili, il suffisait à la CIA d'organiser avec l'aide des opposants locaux le chaos social, et un quelconque Pinochet rétablissait l'Ordre impérial et la religion du marché, sur quelques milliers de cadavres....

Une île cependant avait réussi des 1960 à conquérir les armes à la main le droit de choisir son destin: Cuba, avec Fidel Castro et ses Barbudos, son peuple courageux et le soutien d'une lointaine URSS, a réussi à expulser truands et affairistes états-uniens et leurs soutiens locaux, et à proclamer une société socialiste, égalitaire et patriote, malgré les USA. Elle l'a payé de 50 ans de blocus économique et politique, de multiples tentatives de subversion et d'invasion, d'autant plus graves que l'URSS s'effondrait en 1990.

Mais le peuple Cubain résista, en souffrant, car heureusement le monde changeait peu à peu, et d'abord cette Amérique dite" Latine", parce qu'on y parlait espagnol, portugais ou francais, a côté des langues indigènes. À partir de la fin du siècle, un vent impétueux de contestation progressiste emporta la plupart des peuples d'Amerique, alors même que ceux d'Europe s'enfonçaient dans une véritable contre-revolution conservatrice. Ce vent nouveau fit éclore des gouvernements désireux d'indépendance nationale, d'arracher aux capitalistes étrangers les richesses de la Nation, d'en faire profiter la majorité paysanne et ouvrière, les pauvres et les " Indiens " jusque là méprisés. Chavez au Venezuela, Morales en Bolivie, Lula au Brésil, et même Cristina Kirchner en Argentine, nationalisaient les ressources, et employaient enfin les bénéfices des puits de pétrole et des mines à vaincre la misère, la maladie et l'analphabétisme, à la grande fureur des politiciens et milliardaires de Washington, de Caracas, et de Rio.

Le mouvement peut sembler aux naïfs parmi nous irrésistible, certains crurent même y déceler le début d'un " socialisme du XXIème siècle ", les prémices d'une " nouvelle Internationale des Peuples ": c'était négliger un peu vite que ce mouvement était disparate, mélange de révolutionnaires authentiques, et de Nationalistes et Réformistes enclins aux compromis, et qu'un opposition locale persistait, influente dans la bourgeoisie et les médias; c'était surtout oublier que l'impérialisme US était toujours aussi fort et actif, quitte à adapter ses méthodes en fonction du rapport de forces, et que la marche de l'histoire n'est jamais unidirectionnelle, qu'elle peut connaître des retours en arrière.

L'offensive des stratèges du " Monde Libre "( comme le nomment les partisans du capitalisme ) contre l'ébullition progressiste américaine au XXIeme siècle, reposa sur le constat que les états trublions, rétifs à la " religion du Marché",tiraient l'essentiel de leurs ressources de leur production de sources d'énergie ( pétrole ou gaz ) ou minerais, dont le rapport permettait de couvrir les importations nécessaires au quotidien: faiblesse insigne, héritée de siècles de sous-développement et de domination étrangère. Il suffisait donc aux États-uniens, qui contrôlent les fluctuations des cours mondiaux du pétrole et du gaz avec leurs compères Saoudiens, de provoquer délibérément l'effondrement, diminuant ainsi d'une bonne moitié en quelques mois les ressources du Venezuela. La population y fut ainsi réduite à une inflation galopante, aux pénuries des produits les plus quotidiens, et aux diatribes vengeresses de l'opposition libérale, subitement déguisée en défenseur des déshérités. Le résultat fut celui attendu dans les bureaux de Washington et les salons de Caracas: le 6 novembre 2015, les elections qui avaient jusque là donne quitus à Chavez et son successeur Maduro ont envoyé au Parlement 70 pour cent de députés de Droite. Cet échec, dont on ne peut encore peser toutes les conséquences, n'était pas un éclair dans un ciel américain sans nuages: Peu auparavant, une majorité " libérale " a vaincu dans les urnes Cristina Kirchner, et le Brésil est agité de manifestations dirigées par la Droite.

L'effondrement espéré par Washington de l'expérience socialiste au Venezuela a des objectifs continentaux, ceux de l'Imperialisme américain, qui renouvelé en Amerique la vieille théorie des dominos. Théorie revendiquée par les stratèges militaires et économiques de l'Occident, et des EtatsUnis : l'ennemi principal, irréductible depuis 50 ans, le régime socialiste Cubain, asphyxié par la disparition de l'aide de ses alliés, vénézuéliens et autres, n'aura plus comme solution que s'en remettre au bon vouloir du " Grand Ami " Yankee, et à se convertir au grand marché capitaliste mondial. Ce projet ne relève d'aucune obsession complotiste, il a été souvent affirmé par les responsables de la CIA, comme d'ailleurs celui états-unien de " remodeler le Moyen-Orient" pour mieux le contrôler, au détriment des états nationaux trop rétifs, Iran, Irak, Syrie. Les opposants " libéraux " cubains ne s'y trompent pas. Certains, comme Yoani Sanchez, blogueuse qu'adorent nos médias occidentaux, ont frétille de joie à l'issue des elections de Caracas: " Le Venezuela voit déjà la sortie et il emporte avec lui une île qui n'ose pas encore arrêter les coups d' un gouvernement violent, claquer la porte et commencer une nouvelle vie. " ( 14 y médio, La Havane, 7/12/2015).

Le repérage des objectifs de l'Imperialisme ne signifie en aucun cas qu'ils vont réussir, les peuples d'Amerique en décideront. Ils le feront y compris en corrigeant  d'éventuelles erreurs, qui ne relève de personne d'autre que d'eux mêmes: nous serions mal venus de nous poser en donneurs de leçon, alors que nous nous révélons pour l'instant incapables de revivifier la mouvance progressiste française, et de limiter l'expansion de l'extrême-droite xénophobe. Notre seul impératif est de réaffirmer notre solidarité avec les révolutionnaires d'Amerique, et nous le ferons efficacement en luttant dans notre pays contre le capitalisme, et l'impérialisme occidental qui inspirent nos dirigeants.

Francis Arzalier

 

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 17:57
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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 18:00

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 18:08

De nombreuses voix s'élèvent en France pour la levée des sanctions contre la Russie, à commencer par les agriculteurs. Alors que les bouches s'ouvrent, on se demande bien aujourd'hui pourquoi ces sanctions ont été prises.  L'article qui suit montre à l'évidence que les Européens et parmi eux, le président et le gouvernement français, sous la houlette du ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, se sont pliés sans grande résistance aux exigences de l'empire américain.  La crise internationale, et aussi la crise de l'agriculture montre que ces décisions américaines ont été mortifères.  Qu'on fasse donc taire les dirigeants américains!  Une des façons de le faire est que la France sorte de l'OTAN, organisation créée par eux et à leur solde. 

Pour cela il faut que monte dans le pays cette exigence de sortie de l'OTAN.

Pour ce faire, vous pouvez signer la pétition réclamant la sortie de l'OTAN, pétition initiée par un mouvement italien et reprise par le Comité Valmy ici.

par IlfattoQuotidiano.fr (son site)
Lu sur Agoravox le mercredi 3 février 2016
 

 Le sénateur John McCain (ci-contre) vient de déclarer qu’il revient aux USA de décider si les sanctions européennes contre la Russie doivent être levées ou pas. La décision devrait être évoquée à Munich la semaine prochaine, vu le nombre de pays européens qui se plaignent de l’impact de ces sanctions sur leur économie.

"Je crois qu’il y a beaucoup de discussions entre les Européens à propos de la fin des sanctions… nombre d’entre eux attendent leur levée," a-t-il déclaré lors d’une interview à Sputnik. "Cela fait plusieurs mois que j’en entends parler, et il y a une énorme pression de la part de certains pays, notamment l’Allemagne, pour la levée des sanctions."

Cependant, l’ancien candidat malheureux aux présidentielles américaines pense qu’au final c’est à Washington de décider s’il faut ou non mettre fin aux sanctions, expliquant… que cela "dépend d’une certaine façon du leadership américain."

La levée des sanctions doit être évoquée lors de la Conférence sur la Sécurité à Munich la semaine prochaine, à laquelle doit se rendre également le Premier ministre Dimitry Medvedev.

 

"Les sanctions économiques seront évoquées en coulisses, même si ce n’est pas visible," a poursuivi McCain. "Cela ne sera pas discuté ouvertement pendant la conférence, mais il y aura beaucoup de débats à ce propos entre les différents pays européens.

McCain a raison sur un point : l’Union Européenne (UE) n’est pas contente de perdre des milliards de dollars d’échanges suite à l’embargo mis en place par Moscou en réponse aux sanctions.

Le ministre français de l’Économie, de l’Industrie et du Commerce numérique Emmanuel Macron a expliqué en janvier que Paris apporterait son soutien à la levée des sanctions occidentales à l’été 2016. Ce point de vue est partagé par les représentants de la Chambre de commerce germano-russe AHK, qui sont convaincus que les sanctions contre la Russie doivent prendre fin. Le président de cette organisation, Rainer Seele, assure que 80% des entreprises allemandes ont été impactées par ces sanctions économiques. Selon Seele, la plupart des représentants des sociétés interrogées pensent que "l’efficacité politique de ces sanctions n’est pas apparente."

En décembre, l’Italie a remis à plus tard l’application d’une décision de l’UE visant à étendre les sanctions économiques, et a demandé à ce que ces mesures soient discutées au sein de l’Union, après une réunion d’envoyés européens à Bruxelles.

Le vice-président américain Joe Biden avait admis en octobre 2014 que les dirigeants US avaient dû faire pression sur l’Europe pour imposer les sanctions économiques contre la Russie après la crise en Ukraine, car l’Europe était réticente à ce genre de mesures.

"Il est vrai qu’ils ne voulaient pas le faire," a avoué Joe Biden. "Mais les États-Unis ont pris les choses en main et le président des États-Unis a insisté sur ce point. Parfois, nous avons même dû placer l’Europe dans une situation inconfortable afin qu’elle agisse et qu’elle fasse "payer" [la Russie ]," avait-il déclaré.

Les sanctions économiques européennes contre la Russie ont été introduites en juillet 2014 pour un an avant d’être prolongées suite à la crise ukrainienne et la réunification avec la Crimée. Elles incluent des restrictions sur les prêts accordés aux principales banques étatiques russes, ainsi qu’aux grandes compagnies de défense et pétrolières. De plus, Bruxelles a imposé des restrictions sur la fourniture d’armes et d’équipement militaire à la Russie, ainsi que sur les technologies militaires, les équipements "Hi-Tech", les technologies à double usage et celles de l’industrie pétrolière.

La Russie a répondu en imposant un embargo sur les produits agricoles, la nourriture et les matières premières provenant des pays ayant adopté les sanctions contre elle. L’importation de viandes de boeuf, porc, volaille, de poisson, de fromage, de lait,et de fruits et légumes ont été interdits depuis ces pays, et Moscou a lancé une politique de substitution de ces produits.

Source : RT, le 3 février 2016

Traduction  : Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 11:41
A l’UNESCO le Qatar sponsorise un colloque sur la liberté de la presse.

Bon appétit ô journalistes intègres. Le 5 février, à Paris au Palais de l’UNESCO, l’élite mondiale de la presse va casser la croûte aux frais de l’émir du Qatar.

Avouez que discourir de la liberté des journaux et de ceux qui les font en étant nourri par un autocrate, c’est vraiment banqueter dans un monde idéal. A l’UNESCO, nul n’a vu malice dans le fait qu’Al Jazira, la télé haut-parleur du Qatar, offre un repas bien mérité aux confrères, après qu’ils ont transpiré et souffert pour sauver une noble cause : la liberté de la presse. Dans le même esprit, l’UNESCO devrait nous proposer bientôt un symposium de la liberté offert par le camp de Guantanamo, une réunion sur le journalisme libre pistonné par la Turquie, et la liste des oxymores peut être longue.

Parlons de ce Qatar qui aime tant la liberté à Paris pour mieux la combattre à Doha. C’est un pays avec foi –le wahhabisme radical- mais sans lois, en tout cas dignes de ce nom, votées par une assemblée. Un pays sans presse libre, où ce qui est imprimé n’est que la feuille d’avis du palais ; sauf, révérence gardée, quand le livre sur l’islam de notre confrère Edwy Plenel y est diffusé en feuilleton.
Au risque d’être lourd, faut-il rappeler que le poète Mohamed Al Ajami est cloîtré pour quinze années en prison, au prétexte qu’il a souhaité que le « printemps » soit une saison qui n’oublie pas de faire un tour par le Qatar. Le pays d’Al Jazira l’a d’abord condamné à mort avant que la sentence soit généreusement commuée.

Al Jazira synonyme de liberté ! Le mot chaîne lui va si bien. N’est-ce pas sur son écran que l’on peut entendre le cheikh Qaradawi venir souhaiter « qu’Hitler revienne pour finir le travail ». Voilà une télé moderne, une télé qui a révélé son vrai visage lors des « printemps » de Tunisie, d’Egypte et de Libye. C’est alors que cette arme de presse a sorti son droit canons pour imposer dans ces trois pays « libérés » des gouvernements tenus par des frères wahhabites, pas vraiment hostiles au noble combat conduit par Daech et d’Al Nosra en Syrie.
Pour la toute petite histoire, au temps de ce chaos et dans le rêve de l’exporter en Algérie, sachez qu’Al Jazira a tourné en studio de fausses séquences « d’émeutes » censées se dérouler au pays de Boutef... Histoire d’allumer la mèche au pays de l’émir Abdelkader.
Après un bon déjeuner offert par un despote, il est bon de rire et voici donc une blague. Elle se déroule en Egypte après la tempête du « printemps ». Elle décrit une caricature publiée dans la presse du Caire. On voit une mère en colère et qui tire l’oreille de son fils :
- Ali, tu sais où on met les petits menteurs ?
- Oui maman, à Al Jazira.

Jacques-Marie BOURGET

Et voir : http://www.legrandsoir.info/quand-plantu-recoit-une-dotation-d-une-dic...
Et : "Le vilain petit Qatar" de Jacques-Marie Bourget et Nicolas Beau.

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 10:34

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 15:00

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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 12:14
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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 22:17

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 21:24

L’opposition a remporté la majorité dans un processus électoral qui a été défini par les observateurs internationaux comme l’un des systèmes les plus sûrs et transparents au monde.

Le Plan République, composé de 163.000 membres des forces armées bolivariennes a été efficacement déployé dans tout le pays, notamment dans la région frontalière avec la Colombie, pour veiller à ce que les élections se déroulent dans un climat de paix et sécurité.

Depuis que la nouvelle Constitution fut approuvé en 1999 sous l’initiative du président Hugo Chavez, et avec des taux de participation les plus élevés dans l’histoire de la démocratie au Venezuela, 20 élections ont eu lieu les derniers 16 ans avec un modèle de démocratie participative originale et créative.

A cette occasion, les votants des différents partis se sont montrés particulièrement satisfaits avec le déroulement du processus électoral, malgré les campagnes persistantes de rumeurs ayant pour cible le Conseil National Electoral.

Jusqu’à la dernière minute, des acteurs nationaux et internationaux ont questionné la fiabilité du système électoral vénézuelien, avec la répétition d’un récit grossier et mensonger basé sur des rumeurs et des attaques personnalisées contre la présidente du CNE Tibisay Lucena.

Des ex-présidents de droite de plusieurs pays d’Amérique Latine, dont l’ex président colombien Pastrana, ont montré une attitude d’ingérence constante et une délégation s’est même rendu le jour de la votation sans compter avec l’accréditation correspondante du CNE, ce qui leur a valu une demande d’expulsion du territoire.

L’épouse de Leopoldo Lopez, Lilia Tintori, s’est réjoui des résultats et s’est montrée confiante dans la suite, en annonçant qu’elle n’allait pas baisser ses bras " jusqu’à la libération de tous les prisonniers". Souvenons-nous que son mari Lopez a été emprisonné pour son rôle dans l’incitation à la violence début 2014, qui a entraîné 43 victimes mortelles lors de l’opération anti-démocratique appelée "La Sortie". Le comité de victimes des guarimbas [groupes dont le moyen d’expression est la violence de rue. Note du GS] a effectué des tournées en Europe avec le silence des médias, tandis que le cas de Leopoldo Lopez est présenté comme celui d’un prisonnier politique. Le regretté écrivain uruguayen Eduardo Galeano aurait décrit cette situation comme "le monde à l’envers"

Après deux années particulièrement difficiles sur le plan social et économique en raison du modèle rentier du pays qui lui fait dépendre des prix du baril de pétrole ; de la chute depuis un an du prix du baril de 100 à moins de 40 dollars ; du phénomène de stockage massif des denrées alimentaires par les grands distributeurs, entraînant des queues pour les aliments fournis par le gouvernement ; des campagnes de désinformation médiatiques visant à déstabiliser le pays ; et des tentatives de déstabilisation telles que le décret Obama, on constate une ingérence permanente du capitalisme et de la droite internationale face à laquelle le peuple a exprimé son mécontentement avec son vote.

Il est digne de souligner qu’une fois les résultats connus, cette fois-ci l’opposition de la MUD (Mesa de Unidad Democratica), n’a pas dénoncé la fraude dans le système électoral. Les sympathisants avec le processus bolivarien affrontent une année 2016 très compliquée avec l’impossibilité de gouverner, de provoquer la démission des ministres de la majorité, allant jusqu’à la quasi certitude du recours à un référendum révocatoire contre le président Maduro.

La guerre économique et médiatique ont sans doute joué un rôle essentiel dans l’orientation du vote, mais l’écart dans les résultats (107 députés pour l’opposition et 55 pour le PSUV) met en évidence aussi une gestion insuffisante à plusieurs niveaux par le gouvernement. Les voix critiques et constructives devront être écoutés pour que les différentes composantes et forces politiques rassemblées dans le GPP Gran Polo Patriotico, coalition de la majorité, restent unies et le processus bolivarien assure sa continuité dans des circonstances extrêmement adverses.

Alex Anfruns

Envoyé spécial d’Investig’Action à Caracas

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