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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 09:07

Merci à La Canaille pour cet article

Affiche rouge et ballon rond

 

ou quand les sportifs

étaient aussi des citoyens, 

pas des coffres forts.

Affiche rouge et ballon rond

Red Star, l'étoile rouge si bien nommée.

Une équipe de foot de haut niveau 

pas que pour les résultats 

des joueurs, dont un :

Rino Della Negra.

Affiche rouge et ballon rond
LA MÉMOIRE DE RINO HONORÉE
HOMMAGE DU COLLECTIF RED STAR BAUER À RINO DELLA NEGRA
Samedi 22 février, le collectif Red Star Bauer organise une journée hommage à l’ancien joueur et résistant audonien, Rino Della Negra, fusillé il y a soixante-dix ans.

Vendredi 21 février 2014, il y a soixante-dix ans, Rino Della Negra était fusillé par les Nazis sur le Mont-Valérien à Suresnes (Hauts-de-Seine), seulement âgé de vingt et un ans. Son œuvre résonne encore du côté du Stade Bauer. Natif de Vimy dans le Pas-de-Calais et de parents immigrés italiens, Rino arrive en région parisienne en 1926 à Argenteuil. Grand espoir du football, le jeune Rino débarque à Saint-Ouen en 1942 au Red Star, tout juste auréolé d’une cinquième couronne en Coupe de France. Discret dans le vestiaire, mais si doué techniquement, Rino dévoile l’ensemble de son talent au sein de la formation audonienne au cours d’une seule saison (1942-1943). Mais très vite, ses priorités changent et sa lutte devenir armée. Un engagement discret, comme il l’a été au cours de sa trop courte existence. Rino ignore alors sa réquisition pour le STO en Allemagne. Le jeune immigré italien s’engage dans la résistance aux côtés des Francs-Tireurs partisans (FTP). Déroutant sur un terrain, Rino l’est tout autant pour l’occupant allemand. Après avoir rejoint le détachement italien des FTP-MOI, commandé par Missak Manouchian, Rino participe à plusieurs manœuvres comme l’exécution du général Von Apt le 7 juin 1943 ou l’attaque du siège central du parti fasciste italien le 10 juin 1943.
Mais la partie touche à sa fin. Rino ainsi que les vingt-trois membres du groupe Manouchian, dont les dix de la tristement célèbre « affiche rouge », sont tous arrêtés le 23 novembre 1943. La suite est malheureusement connue. Son court passage au Red Star ne le laisse pas insensible. Dans une lettre posthume, Rino écrit ses mots : "Envoie le bonjour et l’adieu à tout le Red Star". 

Samedi 22 février et à l’initiative du collectif Red Star Bauer, la mémoire de Rino Della Negra sera honorée. Trop souvent, les histoires tombent dans l’oubli. Celle de cet immigré italien ne doit en aucun cas l’être. Ainsi, pour commémorer les soixante-dix ans de son exécution, le collectif Red Star Bauer organise un hommage au Stade Bauer. Une journée qui débutera par les interventions de M. Enrico Persico (président de l’Association nationale des partisans italiens), de Nicolas Ksiss-Martiv (membre de la Fédération gymnique et sportive du travail) et de Roger Guerin (conseiller municipal en charge de l’histoire locale, la mémoire et la culture de paix). Après un fleurissement de la plaque de Rino Della Negra, la journée se terminera par un match amical sur le terrain de Bauer. Cette initiative du collectif permet de ne jamais éteindre l’esprit de ce héros du club et du pays. Et de la transmettre à travers les générations.

Toutes les informations sur la journée de samedi 22 février sur le site du collectif Red Star Bauer.

Loïc Revol

Parmi les p@ges toutes dignes d'un grand intérêt autour de Rino, celle ci sélectionnée arbitrairement (que les autres acceptent les excuses de La Canaille):

http://collectifredstar.over-blog.com/article-les-subversifs-de-mazagran-a-argenteuil-67386201.html

Allez aussi fêter un oeil sur le site de la FSGT qui lui rend aussi hommage :

http://www.fsgt.org/spip.php?article1776

 

On est loin de clother, des ferraris et de ce mercato qui mesure les joueurs à la manière de la dentition des yearlings..

D'un seul coup l'image des sportifs de haut niveau reprend pieds sur le Sol.

De Delaune à  Della Negra, Canaille le Rouge voudrait bien savoir combien de comités directeurs de fédérations sportives se soucient de leur propre histoire et de leur lien avec les mouvements d'éducation populaire qui ont permis le rédémarage de leurs structures malgré des comportements plus que discutables de nombre de leur dirigeants d'alors.

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 14:11

charonne-2014a.jpg

charonne-2014b.jpg

cliquez pour agrandir

 

 

Précisions

C'était alors, sous la présidence de De Gaulle, Maurice Papon qui était Préfet de police. Il a été également impliqué dans la répression sanglante de la manifestation organisée par le FLN le 17 Octobre 1961 à Paris.

Secrétaire général de la préfecture de Gironde entre 1942 et 1944, sous l'occupation allemande il ne fut pas poursuivi pour collaboration à la fin de la seconde guerre mondiale.  Au contraire il continua sa carrière de haut fonctionnaire, contre l'avis du Comité de Libération de Bordeaux.  Nommé préfet régional pour l'Est de l'Algérie en 1957, Papon met en œuvre les mêmes techniques que celles utilisées à Alger pour lutter contre les actions du FLN : déploiement des « détachements opérationnels de protection » (DOP) spécialisés dans les interrogatoires, c'est-à-dire la torture.  Il a été condamné en 1998 pour complicité de crimes contre l'humanité pour sa responsabilité dans la déportation de juifs français alors qu'il était secrétaire général de la préfecture de Gironde de 1942 à 1944.  

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 18:23

Un article de Jean Lévy en forme d'avertissement à propos d'une manif  " Jours de colère" organisée par un collectif non identifié mais aux accents d'extrême-droite.  Nous avons repris l'essentiel de son texte.

 

 

LES INITIATEURS DE "JOURS DE COLERE"

          qui sont-ils ?
       (voir plus bas)
se gardent bien de dénoncer l'alignement du pouvoir "socialiste" sur les revendications du MEDEF.

POUR EUX PAS QUESTION 
DE DENONCER L'APPEL DE F. HOLLANDE A LA" REDUCTION DU COÛT DU TRAVAIL", 
SA VOLONTE DE FAIRE PAYER AUX SALARIES LES CADEAUX FAITS AU PATRONAT
LES MENACES SUR LA SANTE ET SUR LA SECURITE SOCIALE...
POUR EUX PAS QUESTION DE SOUVERAINETE POPULAIRE, D'INDEPENDANCE NATIONALE, DE MISE EN CAUSE DE L'UNION EUROPEENNE 

Lisez bien les raisons de LEUR "colère"


"Parce que nous avons tous au moins une raison d’être en colère contre ce gouvernement qui : 

- n’écoute pas le peuple, 
- matraque les contribuables, 
- affame nos paysans, 
- enterre notre armée, 
- libère les délinquants, 
- déboussole nos enfants,
- réduit nos libertés,
- assassine notre identité 
- et détruit nos familles"

NE RETROUVEZ-VOUS PAS LE STYLE DE LA DEMAGOGIE FASCISANTE DES ANCIENNES LIGUES D'AVANT-GUERRE QUI SE SONT RETROUVEES SIX ANS PLUS TARD

DANS LA "KOLLABORATION" AVEC LES OCCUPANTS NAZIS

Mais qui sont-ils, ces anonymes  ?

C'est ainsi qu'ils se décrivent...

 

C'est un rassemblement de collectifs (lesquels ?), mouvements et associations (des noms...des noms...) décidés à rétablir une politique plus juste pour la France.

Tous à la Bastille le 26 janvier à 14h pour crier la colère des français contre un président indigne et son gouvernement illégitime !

POURQUOI PAS "A LA CONCORDE" ?

COMME  LE 6 FEVRIER 1934, IL Y A JUSTE 80 ANS,

 

TEXTE D'EPOQUE :

 

QUI A PAYE LES AFFICHES REPRODUITES PLUS HAUT

Ce ne sont tout de même pas "les amis" des réseaux sociaux ?

QUI ONT SUBVENTIONNE PAR AVANCE

L'OPERATION 1€ POUR VIRER HOLLANDE : faites un geste citoyen, donnez 1€ pour financer l'organisation de cette manifestation de la destitution de François Hollande en cliquant ci-dessous :

QUI A REGLE LA NOTE ?

QUI ASSURE LA LOGISTIQUE ?

 

Voilà comment la politique néfaste d'un pouvoir qui se dit

"socialiste" conduit à la résurgence de mouvements dangereux

pour la France et ses citoyens ...

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 09:27

Lu sur le site du M'Pep.  A l'heure où le pouvoir socialiste remet en cause, dans la lignée de son prédécesseur, le nombre et les missions des inspecteurs du travail, voici un ouvrage, daté de 2006 et édité par l'Institut d'histoire sociale.  Il est recommandé par le M'Pep qui souligne combien c'est un enjeu de classe.

 

 


 

Mon métier n’était pas neutre - Mémoires d’un inspecteur du travail

Auteur : Bruno Guérard
Editeur : Institut d’histoire sociale, 2006

Résumé :

A la fin des années soixante et dans les années soixante-dix, une forte impulsion, une grande attente, dynamisent le mouvement social, développent le droit du travail. Au coeur de ce phénomène, l’inspection du travail modifie ses pratiques et sa théorie. Ces mémoires font revivre la vie quotidienne dans les sections d’inspection et dans les services du ministère du Travail de 1965 à 2000. Ils permettent de s’interroger sur l’évolution d’un système social qui bouleverse l’histoire politique et économique. En ces étapes de la fin des Trente glorieuses et de la crise trentenaire qui suit, le lecteur observe les effets de la désindustrialisation, les licenciements économiques sollicitant l’action des services. Au fil des pages, il pénètre sur les accidents du travail, observe la vie et la mort des entreprises, la vie syndicale, l’action des comités d’entreprise, suit le prolongement des affaires devant la justice, leur répercussion dans la hiérarchie ministérielle.

A propos de l’auteur :

Bruno Guérard a été contrôleur et inspecteur du travail, puis directeur adjoint chargé d’une Cotorep, avant d’achever sa carrière au Comité d’histoire du ministère.

 

 

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 19:48

11 NOVEMBRE 1940 :

LYCÉENS ET ÉTUDIANTS PARISIENS MANIFESTENT

 

Article écrit d'après les textes lus sur  le site de la FNDIRP : "Patriote résistant"  et le site du Musée national de la Résistance.

 

L'audacieuse manifestation du 11 novembre 1940, qui rassembla de tout jeunes gens, des lycéens et étudiants parisiens, fut la première grande démonstration publique connue de résistance à l'occupation et à la collaboration. Elle fut le point culminant d'une série d'événements qui marquèrent les journées qui la précédèrent. Elle annonça qu'un irrésistible mouvement pour la liberté et la dignité était enclenché...

 

 

Paris, automne 1940.


La France est vaincue. Philippe Pétain rencontre Hitler à Montoire. Paris est occupé, les panneaux de signalisation des grands lieux de la capitale sont rédigés en allemand. Le dispositif d’oppression et de pillage de la France par l'Allemagne nazie se met en place avec la complicité de Vichy : censure, interdiction, épuration raciale et politique à l’initiative de l’État français ; attaques de la République, mise en cause de ses valeurs par les idéologues du nazisme et de la Révolution Nationale.

Depuis la réouverture de la Sorbonne, lancers d’oeufs pourris, inscriptions, papillons et tracts laissés dans les livres ou les fichiers (des bibliothèques), manifestations de petits groupes exhibant fièrement deux cannes à pêche (de Gaulle), lancer de tracts par des jeunes communistes le 31 juillet dans le grand amphithéâtre répondent à la présence allemande.

 

 

Arrestation du professeur Paul Langevin et interdiction des célébrations du 11 novembre


Deux événements concomitants vont libérer brusquement cette énergie potentielle : l’arrestation du professeur Langevin, professeur au collège de France, et l’interdiction des célébrations traditionnelles de la fête nationale du 11 Novembre.

Un comité de soutien large se constitue. Un tract clandestin de l’U.E.L.C. ( jeunes communistes) appelle à une manifestation le 8 novembre. Un autre, rédigé par François Lescure ( président de l’U.N.E., syndicat des étudiants ) et Roger Marais (Corporation Lettres) lance le même appel, complété par un autre à manifester le 11 novembre à l’université et dans les grandes écoles. La manifestation pour la libération de Langevin a lieu dans un quartier Latin en état de siège.C'est un succès

 

 

Appel à la manifestation du 11 novembre 1940

 

 

Le soir même du 8 novembre, François Lescure et Roger Marais rédigent le tract d’appel à la manifestation du 11 novembre à l’Arc de Triomphe. Dès le lendemain, il est largement diffusé dans les établissements secondaires et supérieurs de la capitale. Dans le même temps, le 10 au soir, Maurice Schumann au nom de De Gaulle appelle à se rendre sur les monuments de la guerre de 14-18.  Tracts et mots d'ordre d'origines diverses appellent à un grand rassemblement à l'Arc de Triomphe le 11 novembre.  
Des appels, comme ci-dessous,  reproduits à la main circulent. 


 

img1_tract_big_01.jpg

 

 


Pour la première fois des milliers de jeunes, venus d'horizons divers, montent à l’Étoile le soir du 11 novembre 1940. Appuyant la police française, les troupes nazies chargent. On dénombre plus de cent arrestations. L’Université est fermée.

Une autre action avait eu lieu le 11 novembre au matin : les membres du groupe du Musée de l’Homme fleurissent la statue de Georges Clémenceau. Et toute la journée, des grèves importantes paralysent les bassins miniers du Nord et du Pas-de-Calais. A Rouen, à Dijon, à Nantes, des gestes de jeunes font aussi événement.


La manifestation du 11 novembre, à Paris, surgie de l’université parisienne est ainsi la première grande action à résonance nationale de la Résistance française.

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 07:53
Paru sur Marianne.fr

A saluer. Car l'ouvrage d'Annie Lacroix-Riz est boycotté par les médias et les penseurs bien-pensants.  Et en ces temps si durs pour la classe ouvrière et les salariés, ils sont légions.  Surtout quand on s'attaque aux patrons et aux liens qu'ils tissèrent avec les nazis au pouvoir et l'extrême-droite.

Industriels et banquiers français sous l’occupation
Bertrand Rothé


Ceux qui estiment que "Industriels et banquiers français sous l’occupation" va faire un foin, provoquer des divorces au motif que le grand père a fait notre fortune, payé notre château, en vendant du beurre aux Allemands, se trompent.


Couverture Industriels et banquiers, Annie Lacroix-Riz
Couverture Industriels et banquiers, Annie Lacroix-Riz
Grands ou petits savants, chercheurs, étudiants ou simples passionnés d’histoire, si vous fouillez dans une salle d’archives et qu’un grand carton se met à bouger, n’ayez pas peur, c’est Annie Lacroix-Riz qui vit à l’intérieur.  Dans le monde des dépouilleurs, de notes, rapports, mémoires ou pactes, cette obsédée du document  est médaillée aux J.O de la connaissance par le grimoire. Mais pourquoi Annie Lacroix-Riz  - qui nous sert aujourd’hui le plat glacé, la cigüe d’un livre Industriels et banquiers français sous l’occupation, (éditions Armand Colin)-  a-t-elle besoin de s’abriter derrière la vérité des traces écrites laissées par les acteurs de l’histoire ?

C’est que la dame n’est pas l’amie de tout le monde. Ancienne élève de Normale Sup et professeur émérite à Paris 7, elle reste un penseur en quarantaine. Pour la détester, parfois la diffamer, nous avons d’ un côté  les industriels et banquiers, toujours en place, dont les ascendants sont mis à nu. Et certains, nous a démontré l’historienne, en France pendant la seconde guerre, ont consciencieusement produit ce Zyklon B qui était l’outil de la « solution finale ». A minima, tous ces bons gestionnaires ont collaboré « économiquement » au bonheur de l’Allemagne.

L’autre « ennemi » d’Annie Lacroix-Riz, c’est la pensée unique. Celle de ses collègues qui tiennent les clés de coffres vides, ceux de l’histoire officielle. Tous, à l’époque où « c’était porteur » ont pris leur carte au PCF. Avant d’écrire « mon dieu quelle horreur », au moment où les soviets passent de mode. Lacroix-Riz, sans renoncer, sauf à sa carte du PC,  continue fièrement de labourer le sillon marxiste. Il ne conduit ni aux pages culture du Monde ni à un emploi de consultant au FMI. 

Les tranchées étant creusées, que nous dit l’historienne qui, en 1999 avant l’ouverture des archives de l’instruction des procès faits aux ministres de Vichy, avait déjà abordé le sujet ? Dans son premier opus elle laissait une toute petite porte ouverte sur le doute : « après tout, les industriels et banquiers, en tous cas certains, n’ont peut-être collaboré que menacés d’un pistolet sur la tempe … ». Du  volume d’aujourd’hui, lourd de 816 pages, tombe le verdict : « non la collaboration économique, sauf exception, n’a rien eu de forcé ». Mieux, elle fut une jubilation pour ces « managers » qui, par la nouvelle Europe avec à sa tête le grand Reich, vivaient une première forme de mondialisation.   

Révolution économique qui serait une divine surprise apportée dans les banques et usines par les fourgons d’Hitler ? Pas du tout, nous dit Lacroix-Riz. L’entente, le premier tissage des liens, l’élaboration du rêve remontent bien avant l’invasion de la France. Avant même l’arrivée du chef nazi comme chancelier, nombre de représentants des « 200 familles » trouvaient que ce révolutionnaire avait de bonnes idées. Après 1936, au motif que « mieux vaut Hitler que le Front populaire », le patronat a choisi le modèle allemand avant qu’il ne débarque sous l’Arc de triomphe. 

Les entrepreneurs nazis installés en France, on a assisté, Lacroix-Riz nous le montre, à la création de cartels, au pillage de matières premières et de produits fabriqués qui prenaient la couleur de l’Europe nouvelle en prenant le train pour Berlin. Les « capitaux juifs », bien sûr, devenant aryens dès qu’un collabo français les livrait  à l’édification du III e Reich.  Sainte pudeur, ne parlons pas des biens coloniaux pillés par l’Allemagne jusqu’en Afrique,  grâce à la bonne volonté et au zèle du patronat français…  

Dans les usines de l’hexagone, celles qui tournaient encore, il s’agissait de mouiller sa chemise pour le bien des hommes nouveaux. Avec une politique sociale exemplaire : baisse des salaires, concentration du capital et hausse des profits. Pour expliquer la douleur, le maître de l’usine accusait le poids de l’occupant tout en grossissant un bas de laine qui, aujourd’hui encore, n’a pas été détricoté.  

La table des matières, et celle des noms cités, est le pire du livre. Le pire pour l’honneur perdu de ceux qui, le 18 août 44,  ont eu le temps d’arracher la Francisque de leur veste pour y agrafer  le V des FFI. Leurs petits papiers sont là, dans le livre, et pas oubliés. Tels l’œil de la tombe ils les regardent. 

Ceux qui estiment qu’un tel livre va faire un foin, provoquer des divorces au motif que le grand père a fait notre fortune, payé notre château, en vendant du beurre aux Allemands, se trompent. Annie Lacroix-Riz, si elle est une femme d’archives, est par là même une historienne de placard : rien ne doit être dit, ou publié sur ces écrits qui ravivent des querelles oubliées, simples incartades du temps.

En 1945, grandeur et unité du pays oblige, De Gaulle n’a pas souhaité demander des comptes à des industriels et banquiers fort utiles pour « relever la France ». Et  Mitterrand n’a-t-il pas sonné la paix finale depuis le wagon du TGV qui l’a conduit de Vichy à l’Élysée. Avec Bousquet en chef de gare. 
 
Industriels et banquiers français sous l’occupation. Éditions Armand Colin.


 
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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 07:36



Le 20 octobre 1941, le lieutenant-colonel Karl Hotz, est abattu à Nantes par des résistants communistes. En représailles, les autorités allemandes d'occupation fusillent, le 22 octobre 1941, 48 prisonniers pris comme otages à Châteaubriant, Nantes et Paris.

Pierre Pucheu, secrétaire d’Etat à l’Intérieur dans le gouvernement collaborateur de Vichy choisit pour les Allemands une première liste de 50 otages : des prisonniers communistes ou militants syndicalistes du camp de Châteaubriant. Il a tout fait pour que soient désignés des communistes. Grand commis du patronat de la sidérurgie avant guerre, militant d’extrême-droite, il avait été successivement membre des Croix de feu, puis membre du Parti populaire français de Doriot. Il sert d'agent de liaison entre Doriot et une partie du patronat grâce à ses fonctions au Comptoir de l'industrie sidérurgique.


Les 27 résistants fusillés à Châteaubriant le 22 octobre 1941 :

des résistants, des militants communistes, des militants syndicalistes.

AUFFRET Jules, 39 ans, ouvrier gazier, conseiller général communiste de la Seine
BARTHÉLÉMY Henri, 58 ans, retraité de la SNCF
BARTOLI Titus, 58 ans, instituteur honoraire, militant communiste
BASTARD Maximilien, 21 ans, chaudronnier
BOURHIS Marc, 44 ans, instituteur, militant communiste trotskiste
DAVID Émile, 19 ans, mécanicien dentiste
DELAVACQUERIE Charles, 19 ans, imprimeur
GARDETTE Maurice, 49 ans, artisan tourneur, conseiller général de la Seine
GRANDEL Jean, 50 ans, emploté des PTT, maire communiste de Gennevilliers, conseiller général communiste de la Seine, secrétaire de la Fédération CGT de la Poste
GRANET Désiré, 37 ans, secrétaire général de la Fédération CGT du Papier Carton

GUÉGUIN Pierre, 45 ans, professeur, maire communiste de Concarneau et conseiller général du Finistère
HUYNH-KHUONG An, 29 ans, professeur, militant communiste
KÉRIVEL Eugène, 50 ans, marin pêcheur, militant communiste
LAFORGE Raymond, 43 ans, instituteur, militant communiste
LALET Claude, 21 ans, étudiant, dirigeant des Jeunesses Communistes
LEFEVRE Edmond, 38 ans, métallurgiste
LE PANSE Julien, 34 ans, forgeron
MICHELS Charles, 38 ans, ouvrier de la chaussure, député communiste de la Seine, secrétaire de la Fédération CGT des Cuirs et Peaux
MÔQUET Guy, 17 ans, étudiant, fils du député communiste de la Seine Prosper Môquet
PESQUÉ Antoine, 55 ans, médecin
POULMARC’H Jean, 31 ans, secrétaire général de la Fédération CGT de la Chimie
POURCHASSE Henri, 34 ans, métallurgiste, militant communiste
RENELLE Victor, 53 ans, ingénieur chimiste, créateur du syndicat des techniciens des industries chimiques
TELLIER Raymond, 44 ans, imprimeur
TÉNINE Maurice, 34 ans, médecin, militant communiste
TIMBAUD Jean-Pierre, 31 ans, mouleur en bronze, secrétaire général de la Fédération CGT des Métaux
VERCRUYSSE Jules, 48 ans, ouvrier du textile, secrétaire général de la Fédération CGT du Textile

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 17:31

fournitures-gratuites.jpg

En cette période de rentrée scolaire, où la droite et l'extrême-droite ne peuvent s'empêcher de remettre en question l'existence des primes de rentrée, un petit rappel d'une mesure possible pour l'école publique, laïque et gratuite... et mise en œuvre par la Commune de Paris.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 17:28
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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 17:34

Toujours d'actualité :

"Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage". 
Jean JAURES

L'impérialisme français: images et citations [2]

imperialisme-francais-1895

imperialisme-francais-1925

imperialisme-francais-1925a

imperialisme-francais-1947

imperialisme-francais-1954

imperialisme-francais-algerie

imperialisme-francais-1954a

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imperialisme-francais-1956

imperialisme-francais-1988

 

Source : Jean-Pierre Dubois sur Facebook

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