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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 15:22
Exemple de la Corée du Nord – pourquoi la prolifération nucléaire ? Par Jacques Sapir

Le nouvel essai nucléaire réalisé par la Corée du Nord, venant après des essais répétés de missiles à moyenne, et peut-être à longue portée, souligne une fois de plus les incohérences de la position des Nations-Unies sur la prolifération nucléaires. Et pourtant, cette position se fondait, du moins initialement, sur un constat logique: il y a un intérêt de l’ensemble des pays, qu’ils soient dotés de l’arme nucléaire ou pas, à limiter le nombre de pays disposant d’un arsenal nucléaire opérationnel.

Mais, cette position de fond, qui sous-tend le traité de non-prolifération, ne peut être défendue que si l’ensemble des pays, et à commencer par les plus puissants, respectent les règles internationales.

Or, et ce depuis le début des années 1990, un pays en particulier – les États-Unis pour le nommer – s’est à plusieurs reprises affranchi de ces règles.

On a pu le constater, du Kosovo à l’Irak.

La subversion de l’ordre international que ce comportement a impliqué a conduit à une grande incertitude en ce qui concerne l’ordre international, qui a tendu à être de plus en plus régi par le principe de «la loi du plus fort».

Dans ces conditions, on ne doit pas s’étonner de ce que certains pays cherchent à se doter d’armes nucléaires opérationnelles.

Ceci souligne le lien qui existe, mais que nombre de dirigeants ne veulent pas reconnaître, entre la subversion du droit international et les tendances à la prolifération nucléaire. Cette dernière pose un véritable problème, et en premier lieu parce que le «coût d’entrée» du nucléaire militaire tend aujourd’hui à fortement baisser. Un certain nombre de techniques, et de technologies, non seulement nucléaires mais aussi concernant les missiles balistiques, sont devenues plus accessibles.

Aussi ne peut-on plus, aujourd’hui, considérer que l’acquisition de systèmes d’armes nucléaires serait hors de portée de puissances dites «moyennes».

C’est bien le problème qui est posé, que ce soit par la Corée du Nord ou, dans une moindre mesure, par le programme nucléaire iranien. Mais, on ne réglera ce problème qu’en intervenant à se source, c’est à dire à l’instabilité des relations internationales issue du non-respect de la règle de droit.

[...]

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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 06:00
Un peu d’humilité à l’égard de la Chine, bon sang !
L’affligeante nullité des commentaires de la presse française sur le 19ème congrès du parti communiste chinois (18-24 octobre) est éloquente. Qu’avons-nous appris ? Quasiment rien à vrai dire, sinon que la dictature communiste est abominable, que Xi Jin Ping a été déifié, que la Chine croule sous la corruption, que son économie est chancelante, son endettement abyssal et son taux de croissance en berne. Enfilade de lieux communs et fausses évidences à l’appui, la vision française de la Chine a brillé une fois encore par un simplisme narquois qui masque à peine une ignorance crasse. Il suffit d’avoir entendu une seule émission de Vincent Hervouët sur Europe 1 pour prendre la mesure de ce vide sidéral.
Il faut dire que la Chine ne fait rien pour faciliter les distinctions tranchées - dignes du lit de Procuste - et les catégories préétablies auxquelles ce petit monde médiatique voudrait la plier à tout prix. Communiste, capitaliste, un peu des deux, ou autre chose encore ? Dans les sphères médiatiques, on y perd son chinois. Inconsciemment, on le sent bien, nos commentateurs aimeraient pouvoir dire que la Chine n’est plus communiste, ce serait tellement plus simple. Convertie au libéralisme, cette nation rebelle réintégrerait le droit commun. Retour à l’ordre des choses, cette capitulation idéologique validerait la téléologie de l’homo occidentalis. Absorbant la Chine, le capitalisme mondialisé pourrait enfin déboucher le Champagne.
Mais voilà, c’est une romance libérale, une de plus. Le PCC n’a nullement renoncé à son rôle dirigeant dans la société, et il fournit son ossature à un Etat qui tire sa force de sa souveraineté. Hérité du maoïsme, l’Etat central conserve la maîtrise de la politique monétaire et contrôle le secteur bancaire. Doté depuis les lois de 2008 d’une fiscalité moderne, d’un code du travail et d’un système social - certes imparfaits -, il s’est fixé pour objectif numéro un l’élévation du niveau de vie de la population. Restructuré dans les années 1990, le secteur public demeure la colonne vertébrale de l’économie chinoise : avec 40% des actifs et 50% des profits générés par l’activité industrielle, il est prédominant dans la sidérurgie, l’énergie et l’électricité.
Aucun commentateur ne l’a fait, mais il suffit de lire la résolution finale du 19ème congrès pour mesurer l’ampleur des défis de la Chine contemporaine. Lorsque cette résolution affirme que “le Parti doit s’unir pour remporter la victoire décisive de l’édification intégrale de la société de moyenne aisance, faire triompher le socialisme à la chinoise de la nouvelle ère, et lutter sans relâche pour réaliser le rêve chinois du grand renouveau de la nation”, il faut peut-être prendre ces déclarations au sérieux. Avec 89 millions de membres, le PCC n’est pas en perte de vitesse. Mais il lui faudra stimuler la consommation intérieure, réduire les inégalités sociales et juguler la pollution - un véritable fléau -, s’il veut conserver l’appui d’une population en voie d’urbanisation accélérée.
En Occident, la vision de la Chine est obscurcie par les idées reçues. On s’imagine que l’ouverture aux échanges internationaux et la privatisation de nombreuses entreprises ont sonné le glas du “socialisme à la chinoise”. Mais c’est faux. Pour les Chinois, cette ouverture est la condition du développement des forces productives, et non le prélude à un changement systémique. Les “zones d’exportation spéciale” ont dopé la croissance, mais cette insertion dans la mondialisation s’est effectuée aux conditions fixées par l’Etat. Pour Pékin, il fallait accumuler les capitaux afin de poursuivre les réformes. Elles ont permis de sortir 700 millions de personnes de la pauvreté, soit 10% de la population mondiale. Il n’est pas étonnant que le 19ème congrès ait réitéré le choix d’une économie mixte en insistant sur les défis de l’urbanisation et la nécessaire réduction des inégalités.
Depuis 40 ans, la Chine change à un rythme déconcertant et brouille les repères habituels. Un pays qui assure 30% de la croissance mondiale et dont on juge que sa croissance “fléchit” lorsqu’elle est à 6,5% mérite quand même le détour. On peut ironiser sur ce communisme qui fait la part belle au capitalisme, ou encore évoquer le spectre d’un capitalisme d’Etat, mais à quoi bon ? Les communistes chinois se moquent bien des catégories dans lesquelles nos appareils idéologiques désignent la réalité chinoise. Ils la connaissent mieux que nous, et ils savent que nous n’avons aucune prise sur notre propre réalité. La puissance qui est la leur et l’impuissance qui est la nôtre suffisent à nous disqualifier. Si seulement la France était un Etat souverain, peut-être aurions-nous quelque chose à dire. Mais franchement, mettez-vous à la place des Chinois. Allons, un peu d’humilité !
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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 15:21
 

Dès sa naissance, l’Union Soviétique a subi en permanence une propagande hostile des pays de l’Europe de l’Ouest dont la France. Il y a eu un renouvellement constant des termes de propagande anti-soviétique au fur et à mesure de l’évolution des circonstances historiques. L’accession au pouvoir des catégories sociales qui jusque-là n’avaient jamais eu aucun rôle réel, du prolétariat qui ne s’était jamais mis à son compte, était insupportable – et continue à l’être – pour les dominants qui se croient prédestinés…

Auteur du livre « Faut-il détester la Russie » paru aux Editions Investig’Action, le spécialiste en droit international Robert Charvin décortique les mécanismes de la propagande contre la Révolution d’octobre. 

Voir le site "Investig'action" ci-dessous :

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 15:17

Selon le journaliste suisse Guy Mettan, qui commente l’interdiction faite par Twitter à RT de mener des campagnes publicitaires sur le réseau, règne aux Etats-Unis un climat d’hystérie antirusse qui menace la liberté d’expression.

Lire la suite sur le site de RT :

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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 07:04
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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 07:06
Roger Keeran. Le socialisme trahi : les causes de la chute de l'Union Soviétique.

 " Depuis 1991, le public a été littéralement bombardé "d'explications" et de commentaires d'une grande uniformité. Ces "explications" proviennent des conservateurs, des libéraux et des socio-démocrates. L'effondrement de l'URSS serait dû au socialisme lui-même. Le socialisme n'est pas viable, il ne peut pas marcher (d'où la terreur). Aux USA, on ajoute que le socialisme s'oppose à la "nature humaine" parce que celle-ci implique la propriété. Par conséquent, la chute de l'URSS signale la fin de l'Histoire et le capitalisme représente l'accomplissement de la civilisation. Si on accepte cela, alors pourquoi se battre pour le socialisme? Toute révolution socialiste n'est-elle pas condamnée à l'échec? La seule chose à faire n'est-elle pas "d'améliorer" le capitalisme? Toutes ces "explications" concourent puissamment à saper les luttes et toutes les formes d'action pro­gressistes."

29 Octobre 2017 , Rédigé par Réveil Communiste 

Roger Keeran à Paris en 2013

Roger Keeran à Paris en 2013

Le cercle universitaire d'études marxistes communique  :

 

Roger Keeran. Le socialisme trahi : les causes de la chute de l'Union Soviétique. Résumé de la conférence du 11 octobre 2013 à l'Amphi Roussy :

[Roger Keeran remercie les organisateurs et exprime son contentement de parler en un lieu proche du célèbre Couvent des Cordeliers.]

[...]

Lire la suite ci-dessous :

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 06:48
Élections régionales au Venezuela : discrétion et embarras dans la presse française

Alors que l’élection de l’Assemblée nationale constituante en juillet dernier avait fait l’objet d’une intense couverture médiatique pendant plusieurs jours en France, les élections régionales qui se sont tenues la semaine dernière n’ont pas fait les gros titres de la presse hexagonale cette fois-ci. Est-ce parce que l’opposition y a largement participé et que la campagne et les élections se sont déroulées dans le calme, la thèse de la « dictature chaviste » se voyant ainsi invalidée ? Ou bien est-ce parce que la victoire de la coalition au pouvoir contredit le récit médiatique majoritaire d’un peuple tout entier dressé contre Maduro ? Éléments de réponse.

 

A la surexposition médiatique, succède le strict minimum journalistique

Rétrospectivement, la couverture médiatique de l’élection de l’Assemblée constituante était d’une toute autre intensité. Avalanche de dépêches, reportages court, moyen et long format, « éclairages » et débats en plateau, titres choc en manchette, interviews, articles de décryptage, photos reportage, tweets enragés d’ « intellectuels engagés » … Le Venezuela et sa constituante auront l’honneur de faire la une de Libération. Tout y est passé pour une couverture médiatique maximale de l’élection de l’Assemblée nationale constituante. L’instrumentalisation du Venezuela à des fins de politique intérieure était à son comble du Front national jusqu’à l’Elysée : il s’agissait de faire d’une pierre, deux coups en diabolisant le Venezuela bolivarien et la gauche de transformation sociale en France (FI, PCF). Un phénomène que l’on a pu observer également en Angleterre avec Corbyn, en Espagne avec Unidos-Podemos, etc. Il faut dire que la frange la plus radicale de la droite vénézuélienne avait alors renoué avec la stratégie insurrectionnelle des « guarimbas ». Une flambée de violence dont les médias, dans leur grande majorité, imputaient la responsabilité au gouvernement accusé d’organiser la répression contre ce qui était présenté comme une insurrection populaire. En réalité, une stratégie de violence d’extrême-droite qui n’avait rien de spontané et qui suscitait alors l’indulgence de la presse hexagonale comme nous l’avions illustré dans un précédent article à relire ici.

La suite sur le site "Le vent se lève" :

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 05:22
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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 04:33

Pourquoi la FNSEA est-elle accro au glyphosate ?

par

La Commission européenne vient de décider de reporter le vote sur le renouvellement de la licence du glyphosate, une molécule présente dans de nombreux herbicides, et considérée comme cancérogène probable. Alors que de plus en plus d’agriculteurs français dénoncent une « hécatombe » provoquée par les cancers liés aux pesticides, le principal syndicat agricole, la FNSEA, met tout en œuvre pour défendre l’usage du glyphosate, le plus longtemps possible, quitte à s’allier avec l’industrie des pesticides. Basta ! s’est penché sur les raisons d’une telle détermination, entre business et conflits d’intérêts.

« Il faut arrêter d’emmerder le monde agricole ! » Le 22 septembre dernier, 250 agriculteurs, emmenés par la FNSEA, le principal syndicat agricole, bloquent les Champs-Élysées en étalant de la paille. Ils dénoncent la position du gouvernement français sur le glyphosate – l’herbicide le plus utilisé au monde, ingrédient actif du Roundup, produit phare de la firme Monsanto, et classé cancérogène probable par l’Organisation mondiale de la santé. Le gouvernement français envisage alors de ne pas voter la proposition de la Commission européenne d’autoriser à nouveau le glyphosate pour les dix prochaines années [1]. A Bruxelles, la FNSEA fait front commun avec le lobby des pesticides pour montrer qu’une interdiction du glyphosate provoquerait, selon eux, une baisse de la production de céréales. Comment expliquer l’attachement du syndicat agricole majoritaire à ce désherbant jugé cancérogène par plusieurs études indépendantes ?

Pour le comprendre, prenons la direction de Landerneau, en Bretagne. C’est ici que siège Triskalia, la plus grande coopérative agricole de la région. Elle emploie 4800 salariés et fédère 16 000 agriculteurs adhérents, pour 280 sites en Bretagne. Son conseil d’administration est géré par des agriculteurs membres de la FNSEA [2]. En 2016, Triskalia a réalisé un chiffre d’affaires impressionnant, à hauteur de 1,9 milliards d’euros. « Ils vendent des aliments pour le bétail, du lait... mais quand on regarde les bilans annuels, l’activité la plus rentable est la vente de produits phytosanitaires » observe Serge Le Quéau, de l’union régionale Solidaires. La vente de pesticides constitue, avec l’alimentation destinée aux animaux d’élevage, le principal levier de profits de Triskalia, sans commune mesure avec ce que lui rapporte la commercialisation de véritables produits agricoles (lait, céréales, œufs...).

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29 octobre 2017 7 29 /10 /octobre /2017 06:49
sur le blog d'El Diablo
source dessin : Le blog de Roger Colombier

source dessin : Le blog de Roger Colombier

Réduire les dépenses publiques et sociales pour diminuer les impôts sur les riches et augmenter les profits des entreprises, telle est l’obsession des classes dominantes en Europe, des technocraties nationales et de la Commission européenne. En même temps, les gouvernements doivent tenir compte des besoins des citoyens et les dépenses publiques sont nécessaires, même pour les entreprises, de sorte qu’ils ne peuvent aller trop loin et trop vite.

 

Le Pacte de stabilité et le Traité budgétaire continuent à préconiser des politiques restrictives en Europe ne tenant pas compte des exigences macroéconomiques. En même temps, les entreprises souffrent elles aussi de ces politiques d’austérité. Les gouvernements nationaux doivent gérer cette contradiction.

 

La politique budgétaire d’Emmanuel Macron et de son gouvernement repose sur une priorité : il faut réduire fortement la fiscalité sur les plus riches (les investisseurs financiers) ou futurs plus riches (les entrepreneurs) pour inciter ceux-ci à rester ou à revenir en France et s’aligner sur les nouvelles normes du capitalisme financier. Il s’agit de faire entrer la France en plein dans la concurrence fiscale pour les plus riches, même si celle-ci est globalement un jeu à somme négative pour les peuples.

[…]

LIEN VERS LA SUITE DE L’ARTICLE CI-DESSOUS :

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