Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 18:10

Le Parti Communiste d'Ukraine (KPU) pourra être officiellement interdit

Jeudi 17 Décembre 2015 sur le blog de Nicolas Maury

La Cour administrative d'appel de Kiev a rejeté les demandes des avocats du Parti Communiste d'Ukraine et les recours intentés contre le Ministère de la justice. Avec cette décision la junte fasciste de Kiev a les mains libres pour interdire le Parti Communiste d'Ukraine - article et traduction Nico Maury
 
Le Parti Communiste d'Ukraine (KPU) pourra être officiellement interdit
 
Le tribunal a conclu son examen en appel dans l'affaire qui oppose le ministère de la Justice et le KPU pour interdire ce dernier. Malgré les arguments des partisans du Parti communiste, la Cour administrative d'appel de Kiev a refusé la demande du Parti Communiste d'Ukraine. "Le tribunal a validé la requête du ministère de la Justice pour interdire les activités du Parti communiste d'Ukraine" déclare la cour.

La décision de la Cour administrative d'appel de Kiev était déjà écrite à l'avance selon l'avocate des communistes ukrainiens Susanna Tirzikyan.

Depuis le coup d'Etat de "EuroMaïdan", la junte fasciste de Kiev a initié une procédure pour interdire les activités politiques des communistes. Le Président par intérim, Alexandre Tourtchinov avait accusé les communistes de coopérer avec les "terroristes" dans le Donbass.

Le premier procès contre le Parti communiste a été ouvert en Juillet 2014. Avant la loi dite de «décommunisation» le tribunal se retrouvait dans l'impossibilité de satisfaire le désir des autorités de Kiev.
Partager cet article
Repost0
17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 18:02
Affiche du PCF - 1986

Affiche du PCF - 1986

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 17:37

Ce n'est pas avec des mesures de charcutage électoral ou des manquements à la démocratie que l'on combat le Front National.

Première remarque : en faisant cela le chef de l'Etat renie une promesse électorale.  Une de plus.

Deuxième remarque : si le Front National est un danger pour la démocratie, il faut l'interdire. 

Troisième remarque : le système politique est déjà rejeté par une partie importante de l'électorat, cela contribuera à une accentuation de ce rejet.  Cela ne pénalise pas seulement les électeurs du Front National, mais aussi les électeurs écologistes, communistes ou Front de gauche, LO ou NPA.  Il y aurait donc deux sortes d'électeurs. D'une part les "bons" électeurs, ceux du PS et ceux de la droite, d'autre part les citoyens de seconde zône, tous ceux qui ne votent ni pour le PS ni pour la droite...

Quatrième remarque : c'est avec une politique progressiste, un combat vigoureux contre les licenciements, le chômage et le mal vivre dans les quartiers que l'on peut s'attaquer à la racine du mal et combattre le Front National.  Hélas, les socialistes ont au contraire désespéré encore davantage les Français qui subissent la politique européenne, austéritaire et anti-sociale, appliquée avec ferveur par Valls-Hollande.

Seule la proportionnelle intégrale peut redonner du sens au droit de vote. 

 

Après les régionales, Hollande renonce définitivement à la proportionnelle

Jeudi 17 Décembre 2015 sur le blog de Nicolas Maury.

Le chef de l'Etat estime que cela favoriserait trop le Front national aux législatives de 2017. Un argument cache-misère visant a "protéger" les députés socialistes de l'extinction et à imposer un "tripartisme" PS-LR-FN bienveillant
 
Après les régionales, Hollande renonce définitivement à la proportionnelle
 
A l'issue du premier tour, il s'était fait très discret. Au second, François Hollande aura adopté la même attitude. Le chef de l'Etat n'a toujours pas livré le moindre commentaire sur les résultats des élections régionales qui ont vu la droite remporter sept régions et la gauche en conserver cinq. Sa stratégie est claire : en conservant de la hauteur, François Hollande conserve l'habit du président de tous les Français. Ce qui ne l'empêche pas, en privé, d'avoir minutieusement analysé le scrutin et d'en avoir tiré plusieurs enseignements.

Pas de proportionnelle. Le premier d'entre eux, c'est qu'il est hors de question d'instaurer la proportionnelle lors des prochaines élections législatives, en 2017. Ni proportionnelle intégrale, ni même une part de proportionnalité, comme le proposait le rapport de la commission Jospin en 2012. Pourtant, François Hollande s'était engagé à mener cette réforme pendant sa campagne pour la présidentielle, notamment dans une lettre écrite à François Bayrou. Il promettait alors de rénover la vie publique en échange du soutien du président du MoDem pour le second tour.

Un rétropédalage annoncé. Ce renoncement, prévisible au vu des multiples reculades du gouvernement sur le sujet depuis le début du quinquennat, François Hollande s'y est résolu après avoir fait ses calculs. La proportionnelle permet de favoriser les petits partis, qui la réclament à corps et à cris. Si elle était instaurée en 2017, "ce ne serait pas les 35 députés Front National des législatives de 1986 que vous auriez, mais bien une centaine d'élus frontistes", explique le chef de l'Etat en privé.

http://www.europe1.fr/politique/apres-les-regionales-hollande-renonce-definitivement-a-la-proportionnelle-2637517
Partager cet article
Repost0
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 15:11

Et voilà pourquoi ils veulent se débarrasser des conseils de prud'hommes

 

L’Humanité, 15 décembre 2015 :

Le conseil des prud’hommes de Bobigny a donné raison ce mardi à 101 ex-salariés de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), sur 150 qui contestaient le motif économique de leur licenciement en mai 2013. Ils verront leur licenciement économique requalifié en « licenciement sans cause réelle ni sérieuse ».

La suite ici

Partager cet article
Repost0
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 14:30
par  Charles Hoareau sur Rouge Midi
 

 

Une histoire incroyable et inédite qui se joue en ce moment à Marseille sur la question des libertés.

C’est en 1864, 20 ans avant la loi qui légalisera les syndicats, qu’Emile OLLIVIER fit voter la loi instaurant le droit de grève. Ce droit ne fut plus remis en question sauf par Pétain qui mit en place une charte du travail qui interdisait les syndicats et le droit de grève. A la libération, en 1946, le gouvernement éleva le droit de grève au rang de droit constitutionnel, ce qui en principe le rendait encore moins inviolable.

En principe doit-on dire parce que pour l’entreprise de services SODEXO, à voir ce qui se passe à Marseille, c’est à croire que l’on est encore en 1863 et que les plus de 150 ans qui se sont écoulés depuis n’ont pas existé. Retour sur les faits.

SODEXO se croit en 1863

A Marseille la SODEXO a obtenu le « marché » (comme si nourrir les enfants des écoles pouvait être un marché !) de la confection et de la livraison des repas aux élèves des écoles de la ville. La santé de l’entreprise est florissante, 490 millions d’euros de résultat pour 2014 [1], pourtant les conditions de travail et de salaire des personnels sont loin de refléter cette bonne santé financière. C’est vérifiable pour tous les services et particulièrement pour le service logistique, celui des chauffeurs-livreurs. Ceux-ci se lèvent tous les matins à 4h pour bourrer leur camion jusqu’à la gueule et faire ensuite la tournée des écoles livrant ainsi 45000 repas chaque jour. En retour, ils ne perçoivent que des salaires très bas et sont dans l’obligation, alors que la charge utile maximum de leurs véhicules est de 635 kg, de charger les camions jusqu’à plus de 2 tonnes : 3 fois plus que ce que la loi autorise ! Tout cela pour ne pas faire deux tournées mais une seule.
SODEXO économise sur tout et surtout sur la main d’œuvre.
Pire, certains d’entre eux ont été contraints d’accepter de travailler en CDII (contrat de travail à durée indéterminée intermittent), cette invention diabolique qui fait de vous des précaires à vie. Une sorte de contrat à temps partiel annualisé : le salarié alterne des périodes travaillées et non travaillées, et sa rémunération sera « lissée » sur l’année. Un contrat qui est bien pire qu’un CDD (pour lequel est au moins prévu une prime de précarité) ou qu’un contrat saisonnier qui permet au moins de percevoir des allocations chômage quand on ne travaille pas ce qui n’est pas le cas pour un CDII.
Ces conditions déplorables les salariés de SODEXO Marseille les subissent depuis des années, plus de 20 ans pour nombre d’entre eux. Des années à courber l’échine sans se révolter parce quand on a un emploi on fait tout pour le garder.
On fait tout jusqu’à ce qu’on n’en puisse plus.

  • Le 16 novembre dernier les chauffeurs-livreurs, lancent un avertissement à la direction sous la forme d’une lettre très succincte qui dit simplement : si nous ne sommes pas entendus le 23 novembre prochain nous lancerons la grève. Ils préviennent la direction alors que rien dans la loi ne les y oblige puisque étant dans le privé ils n’ont pas de préavis à donner. Ils le font tout simplement par conscience professionnelle. Aucune réponse de la direction…ce qui montre son niveau de conscience à elle….
  • Le lendemain ils sont imités par des représentants des salariés des autres services : toujours pas de réaction de la direction.
  • Le 23, jour prévu pour le démarrage de la grève, dans une ultime tentative de conciliation, ils acceptent de livrer les écoles et demandent à nouveau que la discussion s’engage : en vain.
  • Le 24 ils sont contraints de démarrer la grève. Le soir la direction réunit enfin les délégués du personnel et signe avec eux un accord qui, s’il peut satisfaire une partie des services, ne répond pas aux demandes du service logistique, celui qui a lancé la grève. Les délégués, tout en prenant acte de ce qui peut être positif, disent clairement à la direction que dans ce service il y a fort à parier que le mouvement va continuer. La direction l’a bien compris.
  • Elle l’a tellement bien compris que le 25, c’est flanqué d’un huissier que M. GARDET, directeur régional se présente devant l’assemblée de grévistes pour leur annoncer la mise à pied de tous les grévistes pour…abandon de poste !! Vous refusez de reprendre le travail ? Alors Moi Employeur je déclare que vous n’êtes pas en grève car Moi Employeur je considère que vous êtes en abandon de poste : et tant pis pour le droit constitutionnel !

Et depuis SODEXO, M. GARDET en tête, n’en démord pas : 23 procédures de licenciement sont déclenchées pour ce même motif. Et la SODEXO de réécrire le code du travail sans doute encouragée par la campagne en cours sur sa « rigidité » et son « obésité ».

  • Le même fait interdire l’entrée de l’entreprise au délégué syndical CGT ce qui est un délit d’entrave caractérisé.
  • Il embauche des intérimaires pour remplacer les grévistes : autre délit.
  • Il fait ceinturer l’entreprise par des vigiles accompagnés de chiens de garde.

Pour l’instant ni l’inspection du travail alertée par la CGT, ni la justice n’ont arrêté l’employeur qui pense pouvoir profiter de la situation.

Les prud’hommes saisis par les salariés n’ont pas réussi à se départager et une nouvelle audience est prévue ce mercredi 16 décembre.
Le tribunal de grande instance (saisi par l’employeur pour « blocage » à cause d’un rassemblement d’une heure devant les grilles) doit lui aussi se prononcer.

Et Sa Suffisance SODEXO d’inventer qu’il ne connaîtrait pas les revendications (qui lui ont été données avant même le début du conflit), que les salariés n’auraient pas le droit de poursuivre la grève si un accord signé ne leur convient pas, qu’il n’aurait pas compris que la grève continuait quand les salariés lui ont dit qu’ils ne bougeaient pas et ne reprenaient pas le travail….bref vous imaginez ce que la mauvaise foi peut inventer dans un cas pareil.

Les salariés qui se seraient bien passés d’un coup pareil à la veille de Noël tiennent bon. La CGT les soutient et tous sont déterminés à faire respecter le droit de grève et enfin avoir la discussion sur leurs revendications.

Prochain rendez-vous mercredi 16 à 11h au conseil de prud’hommes de Marseille.

 

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 18:29

Publié par Michel El Diablo

L'inspectrice du travail Laura Jourdan-Pfeiffer

L'inspectrice du travail Laura Jourdan-Pfeiffer

Déclaration CGT-SUD-SNUTEFE-CNT-FO – Affaire Tefal :

notre collègue condamnée, un jugement honteux

A la suite de l’audience du 16 octobre 2015 ayant vu comparaître, à la suite d’une plainte de l’entreprise Tefal, une inspectrice du travail (Laura Pfeiffer) et un ancien salarié lanceur d’alerte, notamment pour vol et recel de documents, la décision a été rendue : nous apprenons que l’inspectrice du travail a été condamnée, sur les deux chefs d’accusation, à  3500 euros d’amende avec sursis. De plus l’ex-salarié lanceur d’alerte poursuivi pour vol a été condamné à 3500 euros d’amende avec sursis. Ces condamnations sont inscrites au casier judiciaire. L’ensemble des condamnations est bien au delà des réquisitions déjà fortes du procureur.

Nous sommes indignés et stupéfaits de ce verdict. Si nous attendons de connaître la motivation retenue, nous voulons dès aujourd’hui dire que ce jugement n’est pas audible par les salariés et par l’ensemble de la profession des contrôleurs et inspecteurs du travail : il n’est pas possible de condamner une inspectrice du travail pour n’avoir fait que son travail. Il n’est pas possible de condamner un lanceur d’alerte pour avoir joué ce rôle essentiel d’aiguillon.

Le déroulé de cette procédure et du procès lui-même, constitue une sévère mise en garde à destination des salariés et des agents qui ont pour mission de contrôler les entreprises.

En effet, l’audience du 16 octobre a vu la mise en cause d’un lanceur d’alerte pour avoir mis en œuvre ce droit ainsi que celle d’une inspectrice du travail pour avoir exercé ses missions de base puis dénoncé les pressions visant à faire obstacle à son travail.

Cette audience à sens unique, éprouvante et humiliante pour les intéressés, aura malheureusement été l’occasion d’envoyer un signal fort à tous les travailleurs et travailleuses :

L’inspection du travail dérange et il convient de la mettre au pas ! Selon le procureur, il faut y faire le ménage. Il en est de même pour les syndicats, voire le droit du travail comme ont pu dire ou laisser entendre l’avocat de TEFAL dans sa plaidoirie, le procureur dans son réquisitoire ou encore la juge dans ses questions. Ainsi que l’a relevé l’avocat de notre collègue, Maître Leclerc, lors de sa plaidoirie le 16 octobre,  « certes nous ne sommes pas dans un monde de bisounours, c’est d’ailleurs pour ça qu’il y a des inspecteurs du travail », avant de poursuivre « le problème qui est posé ici c’est la place des syndicats dans notre société ».

Laura Pfeiffer et le lanceur d’alerte de TEFAL ont subi un procès honteux.

Honteux car il est le symbole de la collusion entre le patronat et les hauts cadres de l’Etat.

Honteux car cela fait maintenant 3 ans que l’administration du Travail se complait dans un silence écœurant que l’ensemble des agents de l’inspection du travail, aux côtés de Laura Pfeiffer, ne peuvent comprendre.

Honteux car notre mission, protéger les salariés de l’arbitraire, a été piétinée.

Nous n’acceptons pas ce jugement et poursuivrons le combat en appel pour la relaxe, nous poursuivrons aussi nos combats aux côtés des agents et des salariés. Nous étions en colère le 5 juin, nous l’étions le 16 octobre, et croyez bien que nous le sommes encore aujourd’hui car le mépris décomplexé des différents protagonistes pour l’inspection du travail et la condition des travailleurs est insupportable.

Nous demandons :

  • la relaxe pour l’ex salarié lanceur d’alerte et l’inspectrice du travail
  • la condamnation publique par la Ministre  de l’entreprise TEFAL pour les pressions inacceptables qu’elle a mis en œuvre  à l’encontre de l’inspectrice du travail
  • la poursuite devant la justice des procédures initiées par notre collègue
  • la reconnaissance de tous les  accidents de service de notre collègue
  • le soutien de la Ministre aux missions de l’inspection du travail, à ses agents et tout particulièrement à Laura Pfeiffer.

Nous appelons l’ensemble des collègues et des salariés à organiser des assemblées générales afin de mobiliser sur ces revendications.

Annecy, le 4 décembre 2015

 

SOURCE: CGT Travail emploi Formation professionnelle

Partager cet article
Repost0
10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 17:36
Khalida Jarrar condamnée à 15 mois d’emprisonnement par un tribunal militaire israélien

Samidoun, mardi 8 décembre 2015 sur le site de l'AFPS

Khalida Jarrar, parlementaire palestinienne de gauche et féministe et avocate des prisonniers politiques, a été condamnée aujourd’hui 6 décembre à 15 mois d’emprisonnement par un tribunal militaire israélien à Ofer. Après son arrestation par les forces militaires d’occupation, qui ont fait intrusion le 2 avril dans sa maison de Ramallah, l’emprisonnement de Jarrar, ancienne directrice exécutive et actuelle vice-présidente du bureau des directeurs de l’Association Addameer (= Conscience) de Soutien aux Prisonniers et des Droits de l’Homme, a déclenché une indignation générale en Palestine, dans le monde arabe et sur le plan international.

Jarrar est membre du Conseil Législatif (= Parlement) Palestinien au nom du bloc Abu Ali Mustafa, le bloc parlementaire affilié au Front Populaire de Libération de la Palestine, organisation de gauche. En 2014, elle a été l’objet d’un déplacement forcé de Ramallah à Jéricho par un ordre de l’armée d’occupation, qu’elle a réussi à faire échouer après un sit-in qui a duré un mois au bureau du CLP et une campagne internationale de soutien.

En avril, elle a été immédiatement mise en détention administrative sans inculpation ni jugement suite à son arrestation. Une campagne internationale – comprenant un vote du parlement portugais exigeant sa libération– s’en est suivie, et elle a alors été inculpée devant les tribunaux militaires israéliens. Bien que les tribunaux militaires fassent preuve d’une apparence de "jugement", ces jugements ne sont en réalité pas plus justes ou équitables que la détention administrative arbitraire. 99.74% des Palestiniens qui comparaissent devant eux sont déclarés coupables.

Jarrar a été inculpée de douze chefs d’accusation entièrement politiques concernant son activité politique publique, parmi lesquels les discours qu’elle a prononcés, les réunions publiques auxquelles elle a assisté, et les demandes de libération de prisonniers politiques palestiniens. Elle a été accusée d’"incitation" pour avoir prétendument appelé à l’enlèvement de soldats israéliens d’occupation par la résistance palestinienne afin de faire libérer des prisonniers palestiniens. En dépit de cette affirmation de l’armée d’occupation, celle-ci n’a pas pu produire de témoin pour confirmer que Jarrar ait pu dire ceci – et les témoins qu’elle a présentés ont tous précisé qu’ils avaient été menacés et torturés pour les amener à témoigner contre Jarrar.

En dépit de la nature éminemment politique des accusations contre Jarrar, une dirigeante parlementaire et politique reconnue internationalement, et du plaidoyer résolu de ses avocats d’Addameer, elle a été déclarée coupable par les tribunaux militaires israéliens – comme il est tout à fait classique – et condamnée à passer quinze mois dans les prisons de l’occupation israélienne.

“La déclaration de la culpabilité de Khalida Jarrar ne constitue pas une surprise ; les tribunaux militaires israéliens n’ont pour seule fonction que de constituer un instrument de répression dirigée contre les Palestiniens. Khalida Jarrar est une dirigeante politique palestinienne et une combattante pour la justice internationalement renommée. Elle a consacré sa vie à travailler pour la libération de son peuple et de son pays, et en particulier pour la libération des prisonniers politiques palestiniens,” a déclaré Charlotte Kates, coordinatrice de Samidoun, Réseau de Solidarité avec les Prisonniers Palestiniens.

“Il est urgent que nous construisions internationalement le mouvement pour exiger la libération de Jarrar et de près de ses 7.000 soeurs et frères détenus en tant que prisonniers politiques palestiniens dans les geôles israéliennes. Khalida Jarrar est une lutteuse de longue date pour la liberté et la justice sociale, aux niveaux palestinien, arabe et international. Nous devons faire tout notre possible pour avancer vers les buts qui sont les siens – pour voir la Palestine, débarrassée du colonialisme et de l’oppression, dans la justice et la liberté pour tous, y compris en manifestant, en s’organisant et en bâtissant la campagne pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions, et l’isolement international d’Israël.”

Traduit de l’anglais par Yves Jardin, membre du GT de l’AFPS sur les prisonnier

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 18:30

CGT, FSU et Solidaires ont manifesté durant deux heures devant le tribunal de grande instance de Tarbes./Photo DDM, Laurent Dard.

CGT, FSU et Solidaires ont manifesté durant deux heures devant le tribunal de grande instance de Tarbes./Photo DDM, Laurent Dard.

 

Hier, une intersyndicale CGT, FSU et Solidaires a manifesté devant le tribunal de Tarbes, de 13 heures à 15 heures, bloquant ainsi la rue Maréchal-Foch. La date n'avait pas été choisie au hasard : c'est en effet celle où les salariés d'Air France devaient comparaître devant le tribunal de Bobigny pour l'affaire des chemises déchirées. Finalement, le procès a été renvoyé au 27 mai 2016. Le tribunal a motivé sa décision par «la complexité de l'affaire». En attendant, les syndicats tarbais ont maintenu la «manif». Les mots d'ordre étaient au nombre de trois, exprimés dans une lecture commune sur les marches du palais de justice : «Non à la violence sociale», «Non aux attaques de militants syndicaux», «Oui à l'efficacité économique et sociale». Avant la lecture proprement dite, un hommage a été rendu aux victimes des attentats de Paris, tout en lançant un avertissement : «Il ne faut pas confondre des moyens et des effectifs de police et gendarmerie supplémentaires avec une restriction des libertés individuelles». «La violence sociale à l'égard des salariés, ont dit les militants, ce sont les différentes lois votées par ce gouvernement depuis son arrivée au pouvoir, aggravant les politiques désastreuses mises en œuvre sous l'ère Sarkozy. Après tous les mauvais coups, le gouvernement vient de lancer une nouvelle attaque contre nos droits : la réforme du code du travail. Demain, le contrat de travail ne protégera plus individuellement le salarié. L'exemple d'Air France est significatif des nombreuses luttes et actions que mènent les salariés de ce pays. En Hautes-Pyrénées, les inégalités sont de plus en plus criantes et frappent une population de plus en plus large. Face aux politiques d'austérité, nous disons oui à l'efficacité économique et nous exigeons un pacte de progrès social.» La prochaine «manif» aura lieu le 12 décembre, à Bagnères, pour l'hôpital public.

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 09:41
Des milliers de salariés sont menacés de perdre leur emploi, le chômage augmente, des salariés d'Air France sont traduits en justice ... : Appel de l'UL-CGT d'Elbeuf à manifester le 2 décembre à Bobigny

Pendant l’état d’urgence, les patrons continuent leurs sales coups !
L’état d’urgence sert à museler le monde du travail, mais pas le MEDEF !

 

Voici un tract de l'UL-CGT d'Elbeuf appelant à se rendre à Bobigny le 2 décembre
 

Sur l’ensemble du pays, des milliers de salariés sont menacés de perdre leur emploi. Chaque jour, les libertés syndicales sont bafouées dans les petites comme les grandes entreprises. Dans notre région, les plans de suppressions d’emploi s’additionnent (PAP. CHAP, SIDEL, COOP de Normandie, VALLOUREC…)
Créer une simple section syndicale se heurte immédiatement à la résistance de « patrons voyous » cherchant à criminaliser l’action syndicale.


Au niveau national, la lutte des salariés d’Air France est un symbole de ce que vit l’ensemble des salariés du pays.
Les 3 000 licenciements sont toujours en cours, les sanctions et licenciements ne sont toujours pas annulés !
Au-delà des attentats, la lutte des classes est toujours là !

Puisque patronat et gouvernement ne suspendent pas leurs plans de licenciements et d’austérité,
NE SUSPENDONS PAS NOS MOBILISATIONS !
Ne baissons pas la garde, car les mesures d’austérité qu’ils veulent imposer vont redoubler.

 

Manifestons tous ensemble le 2 décembre, jour du procès où 5 salariés d'Air France vont être trainés devant le tribunal de Bobigny comme de vulgaires voyous !
Leur faute ? Avoir manifesté le refus de perdre leurs emplois (3000 !) et parce que… la chemise d’un pauvre DRH a été déchirée !!!

TOUT CELA EST SCANDALEUX ET INACCEPTABLE !
TOUS EN GREVE ET MANIFESTATIONS
LE 2 DECEMBRE 2015


APPEL NATIONAL INTERPROFESSIONNEL

LE MERCREDI 2 DECEMBRE 2015, LA CGT APPELLE, LES SALARIE-ES A SE MOBILISER PARTOUT EN FRANCE !

EN GREVE ET MANIFESTATION, POUR DEFENDRE :

L’emploi - la retraite à 60 ans à taux plein – les libertés syndicales – les salaires – les minimas sociaux – la reconnaissance des métiers pénibles – le développement industriel et des services publics - et Contre la casse du code du travail…
MANIFESTATION A PARIS
LE 2 DECEMBRE à 12 h 00
(R.D.V.DEVANT LE TRIBUNAL DE BOBIGNY)


NON AUX LICENCIEMENTS A AIR FRANCE COMME AILLEURS !

RELAXE IMMEDIATE DE NOS 5 CAMARADES !
STOP A LA CRIMINALISATION DE L’ACTION SYNDICALE !


L’Union Locale CGT d ’Elbeuf appelle à la grève l’ensemble des salarié-es des entreprises de l’agglomération, afin de participer à la manifestation. Un préavis de grève est déposé par la CGT pour les salariés du secteur public.

Un transport collectif est organisé : Elbeuf, au départ du Champ de Foire
(Stationnement des bus côté Lycée A. Maurois)
Départ des bus : 9h00 - (Retour prévu 18h30 au plus tard)

 

Partager cet article
Repost0
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 09:07
repris sur le site de Solidaires

repris sur le site de Solidaires

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents