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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 10:02

Lu sur l'UL CGT Dieppe 

 

Laïcité, radicalisation … la CGT-RATP s’exprime

Déclaration de la CGT RATP

"Depuis le début de l’année et à la suite des attentats qui ont touché la France, un grand nombre de médias abordent la question du fait religieux dans les entreprises et la montée du nombre de conflits sur la laïcité qui auraient, selon certaines études, doublé en un an dans la sphère professionnelle au niveau national.

En ce moment même, une campagne médiatique de grande ampleur a lieu concernant une montée de cette problématique à la RATP et touchant aussi aux questions du communautarisme, qu’il soit religieux ou affinitaire.

Une campagne alimentée par les propos d’un dirigeant d'un syndicat non représentatif à la RATP

"Cette campagne fait suite à la découverte qu’un des terroristes de l’attentat du Bataclan a occupé un emploi à la RATP durant quinze mois et a été alimentée par les propos d’un dirigeant de syndicat non représentatif à la RATP.

La CGT-RATP, par ce communiqué, tient à préciser son analyse de la situation, de la réalité de notre entreprise publique et de son environnement et réaffirmer notre exigence d’un respect des principes de laïcité.

Une telle expression n’est, pour nous, pas une première et c’est à huit reprises, depuis 2007, que nous nous sommes exprimés et sommes intervenus sur ces questions sensibles en refusant de s’inscrire dans toute forme de démagogie, de renoncement ou de négation de certains faits portant atteinte aux valeurs de la République, à la loi de 1905 et à la Constitution qui l’a intégrée depuis 1958 en son article 1.

Travailler à l'unité des salariés !

"La CGT-RATP réaffirme ses exigences à travailler à l’unité des salariés qui ont des intérêts convergents par-delà leurs différences de qualification, mais aussi d’origine, de croyance, etc…

Nous réaffirmons la modernité de la laïcité comme outils pour « vivre et travailler ensemble », c’est une des conditions qui garantit notamment la liberté de culte, d’où la nécessité de la défendre, elle n’est en rien une restriction des croyances ou des philosophies mais, au contraire, la condition sine qua none garantissant la liberté de chacun.

La RATP, entreprise nationale publique de service public et premier employeur d’Ile de France, est traversée, au travers les salariés qui la composent, des problématiques des territoires sur lesquels elle rayonne.

Les agents de la RATP sont à l’image de la sociologie des populations pour qui ils œuvrent chaque jour et cela est une bonne chose. Ils vivent en très grande majorité en Ile de France et sont, de fait, traversés par les mêmes problématiques que tout francilien.

 

Il n'y a pas à la RATP de terreau d'intégrisme religieux

"La CGT-RATP dénonce, de la manière la plus ferme qui soit, les affirmations qu’il y aurait, à la RATP, un terreau fertile de radicalisme religieux, voire dans l’actualité qui nous traverse, une surreprésentation des personnes fichées « S ». Nous rappelons que ce type d’informations est d’ordre confidentiel au niveau des services de l’Etat et n’est en aucun cas communiqué aux directions d’entreprises ou aux organisations syndicales, c’est là une chose normale dans un état de droit !

La montée de l’extrémisme dit « religieux » dans un certain nombre de villes et de nos quartiers populaires est une des conséquences de la crise sociale et identitaire que subissent les populations qui les composent. C’est là une des conséquences de l’abandon du terrain social par l’Etat depuis de nombreuses années, de son désengagement dans un certain nombre de territoires avec notamment l’abandon de services publics de proximité.

 

La remise en cause de la laïcité et des valeurs républicaines par des individus ultra minoritaires

"Nous sommes confrontés, à la RATP, d’une part, à une remise en cause par certains individus ultra minoritaires de la laïcité avec la volonté de faire entrer petit à petit le fait religieux dans la sphère publique, notamment en essayant de faire plier les règles de fonctionnement du service public à des dogmes de nature religieuse.

D’autre part, à des manifestations de négation des valeurs républicaines, en particulier de la première d’entre elles : l’égalité des droits, en particulier entre les femmes et les hommes. Il en est ainsi des comportements inadmissibles consistant pour des « justifications » d’ordre religieuses de refuser de serrer la main aux femmes voire de travailler avec elles…

 

L'intégrisme ismamique et néofascisme s'alimentent l'un et l'autre

"Derrière ces épiphénomènes à l’entreprise mais néanmoins très graves car touchant à des valeurs et des principes avec lesquels nous ne saurions transiger, il y a deux objectifs distincts mais qui s’alimentent l’un l’autre : Le projet de l’intégrisme islamique et le néofascisme. Les deux ont en commun la théorie du « choc des civilisations » : une conception de la société ultra-rétrograde et raciste, la haine des valeurs républicaines, du progrès social et des organisations qui l’incarnent… Tout en cherchant l’un et l’autre à s’approprier la colère née de la régression sociale que nous vivons.

Les 45.000 agents de la RATP assurent quotidiennement le transport de plusieurs millions de voyageurs, et ce, en toute sécurité, malgré les nombreuses difficultés auxquelles ils sont confrontés du fait d’une politique d’entreprise qui privilégie les gains de productivité au développement des missions du service public.

En ce sens et à son niveau, la RATP a aussi sa part de responsabilité dans la montée des tensions communautaristes de quelques natures qu’elles soient à l’entreprise. Ainsi et durant de trop nombreuses années, les agents d’encadrement ont été livrés à eux-mêmes face à des situations souvent compliquées et portant atteinte au respect strict des principes de laïcité. Il aura fallu attendre mai 2013 pour qu’enfin l’entreprise dote son encadrement d’un guide sur la « laïcité et neutralité dans l’entreprise ».

Pour l’essentiel, les préconisations qu’il contient relèvent du bon sens et la CGT-RATP aurait souhaité aller plus loin dans les outils donnés à l’encadrement, notamment en termes de signalement, de soutien et d’accompagnement. La direction s’y est, à l’époque, refusée.

 

Replacer les valeurs du Service public au coeur de la gestion de la RATP

"La politique menée à la RATP, guidée par la recherche de gains de productivité, n’a de cesse d’isoler les salariés, de supprimer des postes et de détruire les collectifs de travail qui constituaient pourtant un creuset où cohabitaient harmonieusement les agents, quelles que soient leur culture et leurs origines. C’est aussi dans ce cadre que l’encadrement a de plus en plus d’agents sous sa responsabilité, ne permettant plus un suivi et un accompagnement individuel de chaque agent durant sa carrière.

Il faut replacer les valeurs du Service public au cœur de la gestion de l’entreprise, et ce, dans les domaines du recrutement, de la formation professionnelle continue et de l’accompagnement des agents durant toute leur carrière.

C’est seulement en retrouvant le sens du service public et en faisant respecter strictement la laïcité que la RATP apportera une réponse à la fois pertinente, légitime et efficace à ces questions sensibles dans son périmètre.

C’est la crise sociale renforcée par les politiques d’austérité qui ont conduit à la montée des égoïsmes nationaux et des tensions identitaires partout en Europe. C’est par le développement social et en replaçant l’humain au centre des préoccupations et des politiques publiques que la haine, l’ignorance et la bêtise seront vaincues.

La CGT-RATP continuera de combattre avec acharnement toutes formes de discrimination, de racisme, de xénophobie pour un monde juste et de paix !

Paris, le 27 novembre 2015

2015 11 27 CGT_RATP COMMUNIQUE LAICITE

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 14:30

Publié par Michel El Diablo

"Moi, père d'une victime, je n'irai pas aux Invalides" [par Éric OUZOUNIAN]

Ma fille est morte au Bataclan le 13 Novembre, elle avait 17 ans.

Je n'irai pas à l'hommage qui sera rendu aux victimes à 10h30 aux Invalides parce que je considère que l'État et ses derniers dirigeants en date portent une lourde responsabilité dans ce qui s'est passé.

Une politique désastreuse a été menée par la France au Moyen-Orient depuis plusieurs années. Nicolas Sarkozy a largement contribué à la chute du régime de Khadafi en envoyant l'armée française combattre en Libye, en violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui interdisaient toute intervention au sol. Or, plusieurs sources affirmaient à l'époque que les Forces Spéciales étaient « en apesanteur » et avaient œuvré sur le terrain. La Libye n'était pas ennemie de la France, Nicolas Sarkozy avait reçu Khadafi avec les honneurs d'un chef d'État, et ce pays est devenu depuis un cauchemar chaotique où circulent librement armes et combattants.

François Hollande et Laurent Fabius se sont ensuite acharnés contre Bachar El Assad, poussant inlassablement les puissances occidentales à intervenir militairement pour renverser le régime syrien, alors que celui ci n'était pas l'ennemi de la France. Les frappes prévues furent annulées in extremis lorsque Barack Obama refusa d'engager les États-Unis dans cette aventure.

Cette ingérence de la France dans les affaires intérieures de pays souverains a été menée avec l'argument selon lequel les dirigeants syriens et libyens massacraient leur peuple. Certes. Comme Saddam Hussein et Muammar Khadafi, Bachar el Assad est un dictateur sinistre de la pire espèce. Mais il n'est pas plus exécrable que ceux actuellement au pouvoir au Qatar et en Arabie Saoudite, avec lesquels la France entretient d'excellentes relations diplomatiques et commerciales, et qui ont financé Daesh.

Cette érosion de la compétence politique est dramatique pour notre pays. Les derniers présidents ont agi avec une légèreté inconcevable, portés par des vues à court terme. Mais cet aspect n'est pas le seul en matière de responsabilité du monde politique.

Depuis plusieurs décennies, la République a laissé se développer des zones de désespoir, que le philosophe Jean-Paul Dollé nommait avec la justesse qui le caractérisait: "Le territoire du rien". Un urbanisme inhumain, sans lieux de loisirs, de culture, sans écoles dotées de moyens à la hauteur de l'enjeu, au sein duquel aucun sentiment humaniste et citoyen ne peut éclore. "Cités Dortoirs", "Quartiers sensibles", les termes ont évolué mais le problème demeure et le personnel politique l'a toujours traité avec indifférence. Raymond Barre promit "d'enrayer la dégradation physique et sociale des grands ensembles". Bernard Tapie fut ministre de la ville, Nicolas Sarkozy annonça un plan Marshall des banlieues et nomma Fadela Amara Secrétaire d'État chargée de la politique de la ville. Patrick Kanner l'est aujourd'hui et perpétue quarante ans d'échec.

Le divorce entre les français et leurs dirigeants est accompli, le contrat social est rompu, le gouffre entre le peuple et les élites est béant. Les atteintes importantes aux libertés publiques, votées avec empressement par l'Assemblée Nationale, ne régleront rien. L'extrême droite pourra toujours surenchérir et les assassins franchir les frontières.

La France est incapable de proposer un avenir à sa jeunesse, l'Europe est incapable de dépasser son actuel enlisement dans le libéralisme. Nos élus sont incapables de proposer une vision politique. Nos intellectuels, à de rares exceptions près, sont incapables de sortir de leur lucratif état d'histrions médiatiques. Je suis atterré par mon pays dévasté et je suis dévasté par la mort de ma fille.

 

Éric Ouzounian

Journaliste, écrivain, auteur de documentaires

 

SOURCE : huffingtonpost.fr

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26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 22:59

 

Après avoir interdit les manifestations citoyennes autour de la COP21, voici que le ministre de l’Intérieur assigne à résidence M. Joël Domenjoud, en charge de la « legal team » de la coalition au motif qu’il ferait partie de l’ultra-gauche parisienne qui veut remettre en cause la tenue de la COP. M. Domenjoud est tenu de pointer trois fois par jour au commissariat.

Si l’on avait besoin d’une confirmation que l’état d’urgence est un danger pour les libertés publiques, cette mesure en attesterait tant elle révèle que la lutte contre le terrorisme n’est ici qu’un prétexte pour interdire toute voix dissonante.

Comme nous l’avions craint, l’état d’urgence s’accompagne de mesures de plus en plus arbitraires.

D’ores et déjà nous demandons la levée immédiate de l’assignation à résidence de M. Joël Domenjoud.

 

Paris, le 26 novembre 2015

 

 

 

Deux jours avant le début du sommet, un membre du conseil juridique de la coalition a appris qu'il devait pointer trois fois par jour au commissariat.

Les assignations à résidence ne concernent pas que les personnes soupçonnées de liens avec l’islam radical. Les militants qui voulaient se faire entendre pendant la COP21 viennent de l’apprendre.

Joël Domenjoud, qui participe à la «legal team» (le conseil juridique) de la Coalition climat (qui regroupe 130 organisations de la société civile), doit désormais pointer trois fois par jour au commissariat, a indiqué la Ligue des droits de l’homme dans un communiqué. Selon l’ONG, le ministère de l’Intérieur reproche à ce membre du collectif de soutien aux opposants à Notre-Dame-de-Landes de faire «partie de l’ultra-gauche parisienne qui veut remettre en cause la tenue de la COP».

Mediapart rapportait aujourd’hui que Joël Domenjoud était convoqué au commissariat jeudi en début d’après-midi. Son assignation dure jusqu'au 12 décembre, indique à Libération son avocate, Muriel Ruef, qui déposera dès demain un recours devant le tribunal administratif. 

Cette assignation à résidence s’ajoute à d’autres mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence, à commencer par l’interdiction de toute manifestation hormis celles organisées dans des «espaces fermés et aisément sécurisables».

Plusieurs personnes ont déposé un recours contre l’interdiction de manifester. Joël Domenjoud était l’un des plaignants. Des intellectuels ont par ailleurs lancé un appel à braver l’état d’urgence en manifestant dimanche.

Pierre Alonso

 

 

 

 

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 15:49
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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 15:13
Rédaction du HuffPost Algérie
Publication:
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Un tribunal saoudien a condamné à mort un poète et artiste plasticien palestinien mardi 17 novembre 2015 pour "blasphème", dans un de ses recueils de poèmes édité en 2008, a annoncé le Réseau arabe d'information sur les droits de l'homme, qui a condamné ce jugement sur son site Internet.

Ashraf Fayadh est accusé de "blasphème" dans son recueil de poème "التعليمات بالداخل" (Alta'limat Bildakhel), publié en 2008. Le tribunal l'avait d'abord condamné à quatre ans de prison et 800 coups de fouet , mais un autre juge à condamné à mort Fayadh, selon Reuters.

Le réseau arabe d'information sur les droits de l'homme a rappelé que le poète et artiste plasticien palestinien avait déjà été emprisonné par le Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice en janvier 2014 pour "promotion de l'athéisme dans ses vers et cheveux longs". Lors de sa détention, il avait été privé de recevoir des visites ou faire appel à un avocat.

Le poète, issu d'une famille palestinienne résidant depuis plus de 50 ans en Arabie saoudite, avait également fait l'objet une année auparavant d'une plainte pour "ses idées athéistes" auprès du même Comité, qui a émis l'ordre de l'arrêter avant de le libérer, faute de preuves, explique la même source.

Dans son communiqué, le réseau arabe d'informations sur les droits de l'Homme rappelle que Ashraf Fayadh a pourtant représenté l'Arabie saoudite à la Biennale de Venise comme adjoint du secrétaire du pavillon saoudien. Le poète organise également plusieurs activités artistiques, dont une exposition d'art plastique initiée à l'aide de personnalités officielles, note le réseau.

Une pétition a été lancée et signée par une centaine d'intellectuels et artistes exigeant la libération du palestinien. La même association a de son côté condamné ce jugement "inquisitoire", déplorant que "la vie humaine n'ait plus aucune valeur auprès des autorités du royaume et du Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice".

Le réseau, qui a dénoncé cette pratique, "destinée à dissuader les intellectuels de la réflexion et de l'innovation", a ordonné l'annulation de cette condamnation et la libération de Ashraf Fayadh.

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19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 22:49

Publié le 17 Novembre 2015

La CGT ne renoncera pas

au droit de lutter,
de se rassembler
et de manifester !
 
L'UD CGT de Paris et l'état d'urgenceUnion des syndicats CGT de Paris 85 rue Charlot 75140 PARIS cedex 03
Téléphone : 01.44.78.53.31  - Télécopie : 01 48 87 89 97


Courriel : cgt.paris@wanadoo.fr www.cgtparis.fr CCP 27 46 74 P Paris

 

La CGT ne renoncera pas au droit de lutter, de se rassembler et de manifester !

 

Prolonger pour au moins 3 mois l’état d’urgence, modifier la Constitution, instaurer la déchéance de nationalité pour les terroristes nés en France, création d'une garde nationale : telles sont les mesures phares annoncées par le Président de la République à la suite des attentats qui ont frappé la France le 13 novembre.

L’Union départementale CGT de Paris est pleinement consciente des dangers et des risques que font courir ces criminels. Elle s’inscrit dans une pratique syndicale responsable, particulièrement dans cette période, de la sécurité des salariés et des populations.

L’Union départementale CGT de Paris tient, cependant, à mettre en garde contre le peu d’efficacité de l’état d’urgence et des dangers graves qu’ils comportent contre les libertés publiques, notamment la liberté syndicale, dans un contexte déjà marqué par une forte répression anti-syndicale.

Il y a, en effet, peu de chances qu’un terroriste kamikaze prêt à se transformer en bombe humaine puisse être dissuadé de commettre son crime par la perspective de perdre la nationalité française.

Et réformer, dans l’urgence, la Constitution, qui est la loi « des temps longs », nous paraît un contresens dangereux, qui réduit le temps de débat démocratique et la nécessaire sérénité qui doivent présider à ce type de réforme.

Alors que de nombreux spécialistes appellent à une judiciarisation plus rapide des enquêtes contre le terrorisme, l’état d’urgence dispense les forces de police de recourir à des mandats avant de perquisitionner, mandats qui, de toute manière, ne leur aurait sûrement pas été refusé, au vu des circonstances.

 

Les mesures d'urgences devraient plutôt permettre de répondre à la question du financement du terrorisme, notamment l’achat du pétrole et la vente d’armes.

 

Il est illusoire de penser que nous pourrons-nous battre, ensemble, pour la défense de nos idéaux démocratiques, si nous commençons par renoncer à ces idéaux.

Peu utile, donc sur le plan de la justice, l’état d’urgence apparaît comme dangereux pour les libertés et les nombreuses luttes sociales en cours.

Pour la CGT Paris, il ne peut être question d’accepter qu’un des fondements de notre démocratie, la liberté syndicale, puisse être affaibli au nom… de la démocratie ! Il ne peut, également, être question de brider la contestation des politiques antisociales, que le gouvernement continuerait de mener comme si de rien n’était, au nom de la lutte contre le terrorisme ; ce d’autant plus que la précarité et l’exclusion sociale en sont le terreau.

 

Nous refusons de renoncer au droit de défendre les intérêts des salariés. Nous savons apprécier par nous-mêmes les circonstances dans lesquelles nous pouvons appeler ou non à manifester ou se rassembler et nous entendons continuer à procéder de la sorte.

 

Paris, le 17 novembre 2015
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 09:48

Nous publions un entretien très éclairant du Me Antoine Comte. L’AFPS n’est en aucun cas engagée par les commentaires qui apparaissent en dessous de l’article.

RT France, mardi 10 novembre 2015

Suite à la décision de la cour de cassation de condamner les appels au boycott des produits israéliens, RT s’est entretenu avec Me Antoine Comte, avocat de BDS, l’organisme qui avait lancé la campagne de boycott et aujourd’hui condamné.

 

RT France : Déplorant la décision de la cour de cassation, vous avez annoncé vouloir porter l’affaire devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Pouvez-vous nous expliquer vos motivations ?

Maître Antoine Comte : J’ai en effet dit qu’il s’agissait d’une grande régression dans la possibilité pour les citoyens de s’exprimer. Pouvoir critiquer la politique d’un Etat étranger fait partie intégrante de la Liberté d’expression. A ce sujet, il existe dans notre système des juridictions internes, mais également une juridiction européenne. Nous allons en effet porter cette affaire devant la CEDH qui est particulièrement attachée depuis toujours à la liberté de la presse. Pour moi, la question centrale est le droit pour les citoyens de s’exprimer sur des questions de politique Internationale. Je défends ce genre d’actions depuis le début de ma carrière. Il faut savoir que le boycott prôné par cette grande campagne internationale qu’est BDS a été lancé par la société civile palestinienne et plusieurs syndicats et associations. Cette mesure demande simplement que le droit international et les 40 résolutions des Nations Unies et du conseil de sécurité soient respectées. Cette campagne a été lancée à la suite de la construction du mur de séparation qui avait été critiquée par la Cour de Justice Internationale et qui avait demandé qu’on cesse la construction du mur en Israël, ce qui n’a jamais été fait.

Pour vous, ce boycott constitue donc une liberté fondamentale ?

C’est même nécessaire. Le boycott est l’expression des citoyens à la fois pacifique et non-violente et qui en même temps tient compte de la question centrale d’une position politique en dehors des partis, car il arrive heureusement que des citoyens prennent parti pour une cause commune sans tenir compte de leurs désaccords. En France, on a régulièrement des campagnes pour des boycotts en protestation contre la politique d’un Etat.

La Russie n’y a pas échappé et a fait l’objet de ce genre de campagnes, subissant des sanctions économiques importantes en lien avec la situation ukrainienne.Il y a eu des campagnes lancées en France contre la Chine sur la question du Tibet. La grande campagne contre l’apartheid en Afrique du Sud dans les années 70-80, appelée « Outspan » et qui visait à boycotter les oranges d’Afrique du Sud, a été une campagne très importante puisqu’elle a permis à la question de l’apartheid d’être mise sur l’agenda mondial et finalement obtenir la fin de cette politique injuste et discriminatoire. Il y a eu des dizaines de boycotts, notamment sur des événements sportifs comme les jeux olympiques ou le Mondial de football en Argentine pendant la dictature des colonels. Il n’y a pas d’expression citoyenne plus appropriée selon moi (à part les élections) qu’un appel au boycott pour des questions de politique internationale.

Pourquoi le boycott des produits israéliens serait-il une exception ?

C’est là qu’intervient le plus gros problème. Car le boycott des produits israéliens est le seul boycott dont on dit qu’il n’est pas conforme à la loi. Pour un juriste c’est une question très choquante.

On invoque, pour tenter de faire croire que ce boycott est illégal, une discrimination. Mais de quelle discrimination parle-t-on ? Car il ne s’agit pas de personnes, mais de produits ! J’ai demandé une QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) car la loi de 1881 sur la Liberté de la presse protège les individus contre les discriminations, dans le travail, dans les opinions, les positions politiques etc. Dans le cas de BDS, on essaye de nous faire croire à une discrimination en traduisant un boycott de produits comme une discrimination à l’égard des producteurs israéliens. C’est d’autant plus ridicule et grotesque qu’il existe une règle très importante dans le droit international selon laquelle, une puissance occupante ne peut exploiter les ressources du pays ou de la zone occupée. Or, c’est exactement ce qui se passe dans les territoires palestiniens : les produits qui proviennent des colonies sont non-conformes en matière de droit international, ce qui justifie tout à fait un boycott. Le parlement européen a d’ailleurs demandé l’étiquetage des produits israéliens provenant des colonies. La manière dont la justice française traite ces question est gravissime et une telle régression est très inquiétante pour l’avenir.

Justement, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a comparé récemment cet étiquetage des produits provenant des colonies au « nazisme ». Que pensez vous de ses déclarations ?

De mon point de vue, ce n’est ni plus ni moins de la dérision politique. Comment peut-on assimiler un boycott de produits à l’antisémitisme, au nazisme, au fascisme ?

C’est tout simplement grotesque. Cela fait partie de la propagande d’un Etat qui n’a rien à voir avec les réalités. C’est très important de comprendre que le boycott est une démarche politique des citoyens. L’appel au boycott n’est autre que la critique d’une ligne politique d’un pays étranger qui est parfaitement acceptable. Quel Etat peut s’inquiéter que ses citoyens critiquent la politique américaine, russe, chinoise ou israélienne ? Comment peut-on imaginer que ce soit inquiétant ? C’est une forme d’expression comme une autre. Du moment que cela reste pacifique et dans le domaine de la libre expression d’une opinion, il n’y a rien à redire. Pour ma part cette décision de la cour de cassation restera véritablement une journée noire de la justice française, une journée extrêmement sombre, car la cour se méprend à mon avis complètement sur l’enjeu qui est la Liberté d’expression, un principe inéluctable depuis la Révolution française. Cette affaire démontre que les libertés ne sont jamais définitivement acquises et qu’il faut toujours se battre pour les obtenir.

D’autres pays pratiquent le boycott des produits israéliens, comme l’Islande par exemple. Pourquoi en France, cela serait-il interdit ? Existe-t-il des pressions extérieures qui motivent cette interdiction ?

La politique française devient depuis des années maintenant, de plus en plus soumise à des lobbys qui défendent leur propres intérêts. On laisse de côtés des questions fondamentales et universelles de Liberté au profit d’une politique qui se fait malheureusement en fonction de la pression des uns ou des autres. De plus, cette décision de la cour de cassation isole de fait la France du reste du monde où la campagne BDS est très respectée et très importante. Personne ne songe à dire que c’est une action illégale, alors qu’en France, il y a une véritable pression de la part d’un certain nombre d’associations comme le CRIF notamment [Conseil Représentatif des Institutions Juives de France], qui sont directement liées à l’Etat israélien - qui mène une politique extrémiste, il faut bien le souligner – et qui essaient d’utiliser tous les moyens du droit pour parvenir à rendre illégal quelque chose qui relève de la Liberté d’expression des citoyens. La France est de fait, devenue le seul pays avec Israël où le boycott des produits israéliens pose problème et est interdit, considéré comme illégal. Pour moi c’est une grave erreur de la part de la cour de cassation. Mais j’ai une grande confiance dans la décision qui va intervenir ultérieurement de la part de la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui a toujours défendu la liberté de la presse, le secret journalistique, les investigations complètes et extensives lorsque cela touche des gens importants ou même des gouvernements. Elle défend l’ensemble des possibilités d’expression de toutes les catégories de population et je crois que sa jurisprudence va dans le sens qui est le nôtre et qui affirme que les citoyens doivent avoir le droit de s’exprimer. Ce n’est pas un risque pour la Démocratie. Il y a bien des gens qui se prononcent contre la politique américaine, chinoise russe. Pourquoi Israël serait-il une exception ? Ce pays n’est pas au-dessus des lois !

Quel est le sentiment de BDS aujourd’hui ?

Nous sommes d’humeur combative. Il y a une formule en français qui dit « le droit ne se quémande pas, il se prend ». Donc nous n’allons pas nous réduire à quémander à une juridiction française le droit de continuer à faire des appels au boycott des produits d’un Etat qui pratique une politique discriminatoire et ségrégationniste. Nous sommes convaincus d’être dans notre bon droit et continuerons à nous battre pour que notre liberté d’expression soit reconnue. Il faut donc absolument que la décision de la cour de cassation soit renversée par la décision d’une juridiction supérieure et que la France soit condamnée. Que notre pays soit condamné par la Cour Européenne serait très désolant, mais c’est ce qui est nécessaire pour faire valoir le principe de Liberté d’expression. Et c’est ce qui risque d’arriver.

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:51
La secrétaire de l'UD-CGT de Girone relaxée en appel dénonce une volonté de « criminalisation de l’action syndicale » de la part d’un patronat « de plus en plus agressif à l’égard des salariés » et accuse le gouvernement de ne pas faire « respecter le droit fondamental de liberté syndicale ».
Publié le 06/11/2015

20 Minutes, 6 novembre 2015 :

Corinne Versigny était poursuivie pour avoir parlé de « conditions de travail moyen-âgeuses » au sein de l’entreprise Fonderies et Ateliers du Bélier (FAB).

La justice vient de donner raison, en appel, à Corinne Versigny, la secrétaire départementale de la CGT en Gironde qui y voit une victoire pour la liberté d’expression syndicale.

 

La stratégie de l’entreprise dénoncée

La quinquagénaire était poursuivie pour diffamation au préjudice de l’entreprise Fonderies et Ateliers du Bélier (FAB), un fabricant de composants de sécurité pour automobiles. On lui reprochait d’avoir, fin 2014, dans des courriers aux autorités ou à travers une interview dans la presse, réclamé une table ronde et alerté sur ce qu’elle considérait être des « conditions de travail moyen-âgeuses ».

Elle dénonçait également une stratégie managériale visant à « vider l’entreprise de sa valeur ajoutée » en vue de délocaliser, ou encore des « pièces sortant avec des défauts », faute d’investissement.

Corinne Versigny avait été condamnée en mai pour diffamation publique à 3.000 euros d’amende avec sursis, et 500 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice moral.

A l’audience d’appel début octobre, l’avocate de FAB, Stéphanie Bertrand, avait estimé ses propos « violents », « erronés », visant à « déstabiliser » l’entreprise auprès des partenaires et clients, estimant que droit syndical et liberté d’expression ne sont « pas le droit de mentir, de raconter n’importe quoi sur la place publique ».

Pas d’excès des « limites de la polémique syndicale »

La cour d’appel a estimé que « les termes employés n'(avaient) pas excédé les limites de la polémique syndicale » et que « la rédaction et la diffusion des courriers visaient un but dont la légitimité ne saurait être sérieusement contestée ».

La cour a par ailleurs souligné que Corinne Versigny avait « puisé ses éléments d’analyse » pour rédiger ses courriers dans des rapports d’expertises, des courriers de l’Inspection du travail et du Comité d’hygiène et sécurité et des conditions de travail.

« La cour a retenu la bonne foi de ma cliente estimant qu’elle poursuivait un but légitime en toute absence d’animosité personnelle », s’est félicité Maître Magali Bisiau, avocate de la syndicaliste.

Une volonté de « criminalisation de l’action syndicale »

« On ne peut pas accuser une organisation syndicale de faire son travail, de s’inquiéter de la situation d’une entreprise et demander simplement une table ronde aux autorités », a indiqué Corinne Versigny, « soulagée » de la relaxe.

Elle a dit constater une volonté de « criminalisation de l’action syndicale » de la part d’un patronat « de plus en plus agressif à l’égard des salariés » et a accusé le gouvernement de ne pas faire « respecter le droit fondamental de liberté syndicale ».

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:30
Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS)

L’AFPS est engagée dans la campagne BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) avec ses partenaires du Collectif national pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens.

Lisez la suite ici et tenez-vous informésd http://www.france-palestine.org/+-Boycott-Desinvestissement-Sanctions-BDS-+JPEG - 58.8 ko

Lisez la suite ici pour vous tenir informé de la campagne "BDS" à laquelle participe l'AFPS dans toute la France.

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:22
Lu sur le site de l'Association France Palestine Solidarité
Souscription de l’AFPS "procès BDS"
Nous ne nous laisserons pas bâillonner !
Adressez vos chèques (avec au dos la mention « procès boycott ») au siège national.
Souscrivez en ligne (carte bancaire et/ou compte Paypal) sur le site de l’association, en cliquant sur ce lien http://www.france-palestine.org/Fai... (mention « procès boycott »).

AFPS, lundi 9 novembre 2015

L’AFPS ne se laissera pas détourner de ce qui est son objet même : le soutien au peuple palestinien dans sa lutte pour ses droits.

C’est au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de la défense des droits humains que nous menons une bataille politique pour contraindre Israël à se conformer au droit. La campagne internationale Boycott, Désinvestissement, Sanctions est une de nos armes dans ce combat de longue haleine. Nous n’y renoncerons pas et entendons au contraire la développer et l’élargir avec le souci d’être compris et de la faire partager par le plus grand nombre de nos concitoyens.

Les attaques judiciaires scandaleuses initiées par nos adversaires ont abouti à un arrêt de la Cour de cassation jugeant illégal l’appel au boycott. Nous demanderons justice à la Cour européenne des droits de l’homme et poursuivrons nos actions avec comme objectif premier d’obtenir le retrait de la vente des produits des colonies israéliennes.

Nous n’attendons pas de cadeaux de la part des officines ultras qui nous attaquent et vont continuer à le faire. Nous apportons notre entier soutien aux amis et camarades condamnés. Il nous faut pouvoir faire face à ce qui se trame et qui est une remise en cause gravissime de la liberté d’expression.

Nous avons pour cela besoin d’argent.

-> Adressez vos chèques (avec au dos la mention « procès boycott ») au siège national AFPS 21 ter rue Voltaire 75011 Paris.
-> ou souscrivez en ligne (carte bancaire et/ou compte Paypal) via la plateforme de paiement PayPal sur le site de l’association, en cliquant sur ce lien http://www.france-palestine.org/Fai... (mention « procès boycott »).

Dès que vous accédez à la page "faire un don" sur notre site, il vous suffit de cliquer sur le logo rectangle "faire un don", vous serez dirigé vers notre compte Paypal, et n’aurez plus qu’à suivre les instructions.

Les sommes versées pla­fonnées à 20% du revenu impo­sable ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 66% des mon­tants versés.

Merci à toutes et tous, Taoufiq Tahani, président de l’AFPS

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