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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 22:54
WikiLeaks
Par Jean-Marc Manach

Un document obtenu par WikiLeaks, publié avec «Libération», «Mediapart» et «la Repubblica» en Italie, dévoile la manière dont l'agence américaine a sollicité la NSA pour suivre de près la campagne.

C’est une liste de courses un peu particulière, un inventaire à la Prévert d’une trentaine de questions posées par la CIA à la NSA. Objectif : mobiliser les outils d'espionnage pour tout savoir sur un grand rendez-vous démocratique de la vie politique française. C’est aussi un document inédit et passionnant, truffé d’acronymes qui, décryptés, lèvent une partie du voile sur le «cycle du renseignement» américain : qui demande quoi, à qui, pour qui, comment. Qui montre que la NSA est avant tout chargée de répondre aux questions qui lui sont posées par ses «clients». Que la CIA, non contente de solliciter les capacités d'interception de communications de la NSA, demande également à d’autres services de renseignement anglo-saxons de répondre aux questions qu’elle se pose.

Alors que tous les regards sont aujourd’hui tournés vers la Russie, à qui les Etats-Unis ont attribué les piratages des mails du camp démocrate publiés par WikiLeaks, l’organisation de Julian Assange – régulièrement accusée ces derniers mois de faire le jeu du Kremlin – s’invite dans la campagne française. Le document, publié en partenariat avec plusieurs médias européens – Libération et Mediapart en France et la Repubblica en Italie – révèle qu’en 2012, la CIA a espionné la présidentielle. [...]

Lire la suite sur le site de Libération ci-dessous.

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 17:48

par Danielle Bleitrach sur son site "Histoire et Société"

31 Jan
Ça fait 90 ans que cette photo a été prise. Il s’agissait de réfugiés juifs dans le bureau de HIAS à Varsovie. Les espoirs que ces réfugiés soient accueillis aux États-Unis se sont heurtés à la loi sur l’immigration de 1924 qui restreint le flux des immigrants de l’Europe de l’Est en Amérique à un moment où l’antisémitisme et la violence politique se déchaînaient. Beaucoup de ceux qui étaient sur cette photographie n’ont jamais atteint les côtes des États-Unis. Ils auront été tués avec des millions de leurs proches dans les années qui ont suivi, avec le photographe de cette photo, Alter Kacyzne, qui a été sauvagement battu à mort par les collaborateurs nazis en 1941. Mes grands parents ont pu se réfugier à Cuba, mais même là comme partout l’accueil était limité à ceux qu’ont appelait « les pollacks ». Cette histoire m’incite à respecter les réfugiés, mais je sais aussi que la véritable solution est de ne pas encourager les guerres, voire les mouvements fascistes fanatiques. Il faut accueillir dignement les malheureux mais il faut surtout refuser de faire de la guerre l’unique politique d’un capitalisme en crise… Assez de faire payer à des victimes les politiques de ceux qui tirent profit de leurs malheurs et s’entendent sur leur dos comme une partie de l’Amérique capitaliste, de la France proclamant « plutôt Hitler que le Front populaire » seront toujours prêts à le faire… Quitte à laisser à la charité de chacun le soin de tenter de réparer les effets de leurs politiques (note de Danielle Bleitrach)
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 15:36
Alerte ! Le CETA passe en force !
Alerte ! Le CETA passe en force !

Crédits photos : Bgilst (drapeau canadien), Sébastien PODVIN (drapeau UE)

On connait la ligne adoptée par Trump contre les traités de libre-échange. Il faut donc suivre de près ce qui se passe dans le tohu-bohu en cours. Car si Trump annonce être contre le TAFTA, accord de libre-échange entre son pays et l’Union européenne, pendant ce temps l’accord avec le Canada suit son parcours. Et ses partisans en Europe comme au Canada n’en sont que plus chaud-bouillants pour parvenir à le faire adopter. En effet le Canada deviendrait le point de passage de l’échange des produits entre européens et nord-américains. Car le Canada est, de son côté, intégré dans une zone de libre-échange avec les USA. Le trajet du texte est donc à suivre avec le maximum d’attention. Voyons cela.

Lire l'intégralité en cliquant sur le lien ci-dessus.

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 18:43
24 Janvier 2017 sur le blog "Histoire et Société"

Le candidat présidentiel démocratique sénateur Bernie Sanders, I-Vt., pose pour un portrait avant une entrevue, mercredi 20 mai 2015, à Washington.

Le sénateur Bernie Sanders (D-VT) s’est félicité que le président Donald Trump abolisse le Partenariat Trans-Pacifique, une question qui était au cœur de leurs deux campagnes présidentielles. Le sénateur du Vermont a également envisagé de travailler avec Trump s’il applique sa politique commerciale en faveur des travailleurs et s’il commence à rapatrier ses propres entreprises et payer un salaire décent à ses propres travailleurs. Nous avions déjà vu qu’il approuvait le projet de négociation et de mise en concurrence des trusts pharmaceutiques avancé par Trump. Sanders semble appliquer la proposition de Chomsky, unir les travailleurs qui votent Trump par colère devant les choix des démocrates en faveur du capital et les jeunes diplômés qui le suivent. Un pari qui en effet est peut-être la clé de l’avenir et qui suppose une révision complète de que Judith Butler appelle « un populisme de gauche » mais en rechercher la base dans le communautarisme en négligeant le problème de la paix condamnera à reproduire la faillite des démocrates et du PS chez nous (note de Danielle Bleitrach).

Les délégués montrent leur opposition à l'accord Parternership Trans-Pacifique (TPP) lors de la Journée 1 de la Convention nationale démocratique au Wells Fargo Center à Philadelphie, en Pennsylvanie, le 25 Juillet, ici 2016.
© AFP 2016 / NICHOLAS KAMM

Sanders se réjouit que l’accord soit « mort et enterré. ».  L’accord commercial qui unissait 12 pays Asie-Pacifique et qui était la pièce centrale du « pivot » d’Obama, visant surtout à isoler la Chine a pris fin ce lundi 23 janvier, après que  Trump ait signé un décret pour mettre fin à l’implication américaine dans l’affaire. Au lieu de cela, Trump a dit qu’il mettait en place  des accords commerciaux bilatéraux.

http://www.sanders.senate.gov/newsroom/press-releases/sanders-statement-on-trans-pacific-partnership

. BURLINGTON, Vt, 23 janvier – Le sénateur américain Bernie Sanders (. I-Vt) a publié la déclaration suivante lundi après que depuis la Maison Blanche  le président Donald Trump  ait déclaré qu’il retirait se retirerait les États-Unis du Partenariat Trans-Pacifique:

La suite ci-dessous :

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 17:07
 

Vietnam, Irak, Syrie, trois exemples parmi tant d'autres ! La liste des pays qui ont subi l'ingérence fomentée grâce à la manipulation de l'opinion est interminable (Cuba, Cambodge, Soudan, Nicaragua, Somalie, Serbie, Libye, Yémen, Chili, Venezuela, Honduras, la liste est non exhaustive ..). A chaque fois, cette manipulation repose sur un mensonge inaugural, énorme de préférence, qui fabrique le casus belli requis par l'ingérence en tétanisant l'opinion internationale. Spécialité US, cette production de la guerre par l'invention pure et simple de son motif est la marque de fabrique de la maison-mère.

Pour justifier l'ingérence dans les affaires des autres, Washington manifeste à la fois un véritable génie de l'affabulation et un manque évident d'imagination. Les dirigeants US n'oublient jamais d'inventer une histoire à dormir debout, mais elle a toujours un air de déjà-vu. Le plus étonnant n'est pas que Washington fasse preuve d'une telle répétition dans son répertoire, c'est plutôt qu'on semble le découvrir à chaque fois. En attendant, les faits parlent d'eux-mêmes. L'analyse des conflits du demi-siècle écoulé révèle le même modus operandi, elle fait apparaître les mêmes grosses ficelles.

Premier cas d'école, la guerre du Vietnam. En août 1964, le fameux incident du Golfe du Tonkin fait subitement basculer l'opinion américaine dans le camp belliciste. Des vedettes lance-torpilles nord-vietnamiennes, accuse Washington, ont attaqué le destroyer de la Navy « Maddox » au milieu des eaux internationales le 2 août. Dans un contexte de tensions entre Washington et Hanoï, la Maison-Blanche soutient que cette provocation communiste ne peut rester sans réponse. Mis sous pression, le Congrès des Etats-Unis autorise le président Johnson, le 7 août, à riposter militairement. Dans les mois qui suivent, des centaines de milliers de soldats volent au secours du régime sud-vietnamien et les bombardiers US pilonnent les positions nord-vietnamiennes.

A l'époque, la presse occidentale reprend mot pour mot la version officielle, accréditant la thèse d'une agression des forces communistes nord-vietnamiennes qui seraient donc responsables de l'escalade militaire. Pourtant, cette narration de l'incident est totalement fictive. Elle a été fabriquée de A à Z. En réalité, aucune attaque n'a eu lieu. Le « Maddox » était dans les eaux territoriales nord-vietnamiennes et non dans les eaux internationales. Il a bien tiré 350 obus, mais dans le vide, contre un ennemi parfaitement imaginaire, pour faire croire à une attaque. Mais peu importe. Il fallait démontrer l'agressivité criminelle du camp adverse, lui faire porter la responsabilité d'une guerre totale. Elle fera trois millions de morts, et les USA la perdront.

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 10:12
Lu sur El Diablo
photo : el diablo

photo : el diablo

49 ans. Fidel Castro aura dirigé Cuba pendant près d’un demi-siècle, avant de passer le flambeau à son frère Raoul en 2008. Son décès, le 25 novembre dernier, a provoqué des réactions à la mesure du rôle qu’il a joué non seulement à la tête de son pays, mais dans l’histoire du XXème siècle.

Une chronique publiée par Le Figaro rendit immédiatement hommage au « boucher de La Havane ». Quand elles viennent d’un certain côté, la rage et l’outrance valent compliments. Au demeurant, c’est d’abord au peuple cubain de juger. Lors d’un reportage diffusé par France 2 (qui ne passe pas pour un repaire de pro-castristes échevelés) sur le trajet effectué par les cendres du Commandante, une villageoise confiait, les larmes aux yeux : « j’ai confiance dans l’avenir de mon pays ». Une phrase toute simple, qu’on peine pourtant à imaginer prononcée dans un des « riches » pays occidentaux.

Même parmi les critiques les plus acerbes, beaucoup reconnaissent les remarquables résultats obtenus par exemple dans le domaine de l’éducation, ou bien de la santé (Cuba était même à la pointe de la recherche mondiale pour le traitement de certains cancers). Et si le niveau de vie n’égalait évidemment pas celui de la Norvège, il convient de rappeler le point de départ de l’île lorsque les Barbudos chassèrent la marionnette de Washington, Fulgencio Batista. La comparaison avec le malheureux voisin haïtien d’aujourd’hui, en proie à la misère la plus noire, aux épidémies ravageuses et au dénuement lié à l’absence d’Etat, est édifiante.

Certes, Cuba n’est pas sorti des difficultés auxquels le pays est depuis longtemps confronté. Et le système n’y est exempt ni d’erreurs, ni de pesanteurs paralysantes. Encore faut-il comprendre celles-ci dans le contexte du brutal embargo décrété par Washington en 1962, et dont le principe n’a été remis en cause que récemment – et encore, avec quelle timidité ! Pour la seule année 2014 par exemple, le blocus a coûté au peuple cubain la bagatelle de 116 milliards de dollars… L’Union européenne vient pour sa part de signer un accord d’association avec La Havane, après avoir, des années durant, imposé son propre système de sanctions.

Au demeurant, les dirigeants cubains n’ont pas la prétention d’ériger leur pays en modèle. Il n’est en revanche pas interdit de tirer quelques leçons « à l’ère de la mondialisation » selon l’expression consacrée. Le mantra idéologique le plus rabâché est que désormais « plus aucun pays ne peut espérer s’en sortir seul ». Et que le plus grand péril qui menace les Etats serait de sombrer dans l’isolement. La France, en particulier, n’y survivrait pas… alors que l’île des Caraïbes, quasiment sans matière première ni énergie, et dans un sous-développement absolu il y a quelques décennies encore, a eu le courage de faire face !

Cuba n’a pas choisi l’isolement. Il lui a été imposé, avec son cortège de sacrifices cruels dans la vie de tous les jours. Il lui a été imposé parce que ses dirigeants ont refusé de se soumettre à la loi de son voisin impérial. Auraient-ils souscrit à cette tutelle, la vie (d’une partie) des Cubains en aurait peut-être été (un peu) plus douce. Dans un tout autre contexte, le régime de Vichy justifiait déjà la collaboration avec l’Occupant par l’adoucissement des conditions de la défaite, et les avantages économiques que la France pourrait tirer de sa soumission.

Comparaison n’est pas raison, mais comment ne pas faire un certain parallèle avec les plaidoyers pour une « gouvernance mondiale », le libre échange, l’intégration européenne ? Pour le dire vite : pour peu que les citoyens abandonnent leur souveraineté nationale – plus poliment : la « partagent » – et les avantages de la globalisation seront notables pour les consommateurs : tablettes, tee-shirts ou vols « low cost » à prix cassés…

Ce marché, cette logique, les dirigeants cubains ne les ont pas acceptés. Au vu des millions de femmes et d’hommes qui ont tenu à saluer le passage de l’urne funéraire, ce courage était approuvé. Cela s’appelle la dignité. Cela s’appelle l’indépendance.

Les coopérations internationales sont légitimes et nécessaires. Mais pas la soumission. Il faut choisir entre la liberté de décider de son avenir et la baisse du prix des télécoms, estiment en substance les chantres de la « mondialisation heureuse » à la Alain Minc. « Patria o muerte » (la patrie ou la mort) répond comme en écho la devise nationale cubaine.

Il serait mieux d’éviter le stade ultime de cette dernière alternative. Pendant qu’il en est encore temps.

 

P.L.

Éditorial de RUPTURES du 20 décembre 2016

SOURCE:

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 18:22
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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 22:45

COLOMBIE

Le 26 septembre 2016, après quatre années d’âpres négociations délocalisées à Cuba, le président Juan Manuel Santos et le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), le comandante Rodrigo Londoño Echeverri, dit « Timochenko », signaient en grandes pompes à Cartagena un accord de paix « historique » mettant fin au conflit qui, depuis plus d’un demi-siècle, ensanglante le pays. « Historique », ce texte de 297 pages ne le fut pas très longtemps puisque, le 2 octobre, une faible majorité de 50,21 % des voix le rejeta lors d’un référendum marqué par une abstention de plus de 60 % du corps électoral. Malgré ce coup de tonnerre aussi funeste qu’inattendu, M. Santos se vit attribuer le prestigieux prix Nobel de la paix le 7 octobre, comme beaucoup l’avaient envisagé depuis longtemps. Intégrant des propositions de l’opposition emmenée par la droite dure, pour ne pas dire extrême ou mafieuse, de l’ex-président Álvaro Uribe, et après des concessions essentiellement consenties par la guérilla, un nouvel accord a finalement été signé entre les belligérants le 24 novembre lors d’une cérémonie beaucoup plus discrète que la première, tenue dans le Théâtre Colón, à Bogotá.

La suite en cliquant ci-dessous

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 17:55
Le Nicaragua sous dictature ... du double standard et du copier-coller
Le Nicaragua sous dictature… du double standard et du copier-coller
 29 novembre 2016  | 
 

Par son importance et l’incertitude qu’elle a engendrée, l’élection présidentielle du 8 novembre aux Etats-Unis a occulté le résultat et limité les commentaires sur le scrutin qui, deux jours auparavant, avait vu la victoire du sandiniste Daniel Ortega au Nicaragua. Toutefois, toutes tendances confondues, de la droite à la gauche (réelle ou supposée), l’appareil médiatique avait pris les devants en disqualifiant implicitement ou explicitement, sans nuances ni remise en perspective, cette réélection annoncée. Une unanimité qui laisse rêveur et devrait inciter à la réflexion.

Président sortant du Nicaragua, Daniel Ortega a été réélu pour un troisième mandat consécutif, le 6 novembre 2016, avec 72,5% des suffrages, loin devant les 15% de Maximino Rodríguez, candidat du Parti libéral constitutionnaliste (PLC, droite) [1]. Son parti, le Front sandiniste de libération nationale (FSLN), a conquis 71 des 92 sièges de l’Assemblée nationale. Alors que le Conseil suprême électoral (CSE) annonçait une abstention de 31,8 %, la coalition d’opposition du Front large de la démocratie (FAD) l’a estimée, sans citer aucune source identifiable, à plus de 70 % [2]. A qui se fier ?

En la matière, un simple rappel du passé permet d’avoir au moins une « petite idée » sur la question. Ayant assisté à l’élection précédente, déjà contestée à l’époque, qui, le 6 novembre 2011, se solda par une victoire du même Ortega, avec une majorité de 62 % des suffrages, nous pouvons affirmer qu’il avait incontestablement remporté ce scrutin [3]. Pourtant, arrivé en deuxième position avec 31 % des voix, le représentant du Parti libéral indépendant (PLI), Fabio Gadea, contesta sa défaite, prétendant avoir lui-même recueilli 62 % des voix (alors que tous les sondages lui avaient accordé environ 30 %). Alertant la « communauté internationale » (comprendre : les Etats-Unis et l’Union européenne) acquise à sa cause, il annonça une protestation massive et, pour le 3 décembre suivant, une manifestation de cent mille personnes dans les rues de la capitale Managua. Il en vint entre cinq et dix mille (sans présence d’un appareil massif de répression). Mais c’est la défense de leur cause que l’appareil médiatique international choisit de privilégier.

En 2008, déjà, lors d’élections municipales largement remportées par le Front sandiniste de libération nationale (FSLN) – 109 villes sur 153 –, le candidat battu pour la mairie de Managua, le banquier Eduardo Montealegre, hurla à la fraude et exigea un recomptage des votes. Pour son plus grand malheur, le CSE accepta. Dès lors, les libéraux optèrent pour ne pas assister à ce recomptage et n’apportèrent ultérieurement aucune des « preuves » censées sustenter leur accusation.

C’est donc avec la plus grande réserve qu’on accueillira la récente déclaration de la dirigeante du FAD, Violeta Granera : « Nous ne reconnaissons pas les résultats de cette farce et, avec la force de la volonté manifestée par le peuple du Nicaragua, nous déclarons ces élections nulles [4].  »

S’il est un commentaire revenu en boucle ces dernières semaines, avec un ensemble parfait, c’est bien celui-ci : trente-cinq ans après avoir renversé par les armes la dictature d’Anastasio Somoza, le FSLN n’est plus ce qu’il était. Quelle ébouriffante découverte ! Pour information : l’Union soviétique, l’Angola, l’Afghanistan, l’Iran, l’Irak, le Parti socialiste français, le prince Charles (qui alors épousait Diana), la télévision publique, Georges Brassens, l’Amérique latine en général, le Venezuela, l’Equateur et la Bolivie en particulier, l’auteur de cet article et ses lecteurs non plus ! Et l’on ajoutera, au risque de surprendre, que même la nostalgie n’est plus ce qu’elle était. [...]

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:23
FIDEL CASTRO, un véritable révolutionnaire, pour toujours dans nos cœurs et nos esprits [Rouges vifs -Ile-de-France]

COMMUNIQUÉ DE ROUGES VIFS Ile de France

Le 26 Novembre 2016

 

Tous les authentiques révolutionnaires du monde, tous les communistes, tous les progressistes sont en deuil aujourd’hui. Fidel Castro, véritable légende pour tout militant voulant éradiquer le capitalisme dans toutes ses dimensions, n’est plus.

Malgré l’âge et la maladie, la nouvelle nous stupéfait et nous voyons défiler toute l’histoire depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, tous les épisodes de l’affrontement entre l’impérialisme, stade suprême du capitalisme, et le droit à l’autodétermination des peuples. De la célèbre plaidoirie « L’histoire m’acquittera » au débarquement internationaliste du Granma, de l’agression dans la baie des cochons au délire anticommuniste toujours à l’œuvre aux Etats Unis, de la guerre froide à la solidarité avec l’Angola ayant abouti à la libération de Nelson Mandela et la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud, solidarité encore sur tout le continent Sud Américain en particulier dans le domaine de la santé, Cuba socialiste et Fidel Castro formaient un tout.

Notre première réaction d’affection est pour le peuple cubain et son gouvernement qui perdent un dirigeant exceptionnel qui a œuvré jusqu’à son dernier souffle pour la Paix, la souveraineté des Peuples, l’indépendance des Nations, la solidarité internationale et la coopération sans jamais transiger sur la Révolution.

Les militants de Rouges Vifs IDF leurs présentent leurs plus profondes et sincères condoléances et les assurent de notre totale solidarité et de notre confiance absolue dans le fait qu’ils surmonteront avec courage et détermination l’épreuve du départ de Fidel. Nous ne doutons pas un instant qu’ils poursuivront l’œuvre de la Révolution tant les acquis en matière de santé ou d’éducation, notamment, sont devenus le bien commun de toute l’humanité. Et tout cela dans le cadre à l’embargo inique des USA sur Cuba depuis 1959. Il faut y mettre un terme immédiatement !

Vient ensuite en mémoire les réflexions et enseignements que nous inspirent la vie, la pensée et l’action de Fidel Castro et de ses compagnons dont Raul tout au long de sa vie. Cela fait l’objet d’un énorme affrontement idéologique visant à nier toute possibilité de construction du socialisme. Tout est utilisé pour salir l’expérience cubaine tenant tête à la 1ère puissance du monde depuis plus 50 ans et pervertir toute idée de dépassement du capitalisme.

La lamentable déclaration d’un dirigeant du PCF sur le prétendu caractère autoritaire du « régime cubain » (les mots mêmes de l’adversaire) est non seulement empreinte d’une condescendance inouïe, mais elle participe surtout à brouiller les repères d’une réflexion communiste authentique. Qu’elle soit sciemment prononcée ou faite dans la précipitation pour paraître respectable, cela combat de fait l’idée révolutionnaire.

C’est aux cubains de juger. Ce sont eux qui nous livrent, par leur expérience au cœur de l’affrontement impérialiste, des enseignements précieux pour l’action communiste et révolutionnaire dans notre propre pays. Imagine-t-on des capitalistes, après avoir été expropriés du pouvoir et des moyens de production par une opération du saint esprit, accepter le verdict populaire et ne pas tenter par tous les moyens, y compris la guerre et la guerre civile, les intimidations, les infiltrations, de revenir au pouvoir ?

N’est-ce pas ce qui est à l’œuvre dans le cadre des traités européens (« qui ne peuvent être remises en cause par des élections » JC Junker, président de la commission européenne) et de ses concrétisations dans les différents pays (répression brutale et pour le coup autoritaire contre les opposants à la loi Hollande/Valls/El Khomri) ?

Les cubains nous parlent de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de coopérations mutuellement avantageuses entre nations souveraines. Tout le contraire du libre échange (ALENA, TAFTA, CETA, …), de la libre circulation des capitaux, de la mise en compétition des travailleurs de toute la planète sur des créneaux jugés juteux pour les actionnaires des multinationales au détriment de productions pour satisfaire les besoins vitaux et sociaux de l’humanité. A cela, les dirigeants cubains et d’autres pays d’Amérique Latine ont construit l’ALBA, traité de réelles coopérations entre les peuples. Parler de Nation quand on est révolutionnaire, c’est tout le contraire du repli nationaliste xénophobe. C’est s’appuyer sur les aspirations populaires et leur expression démocratique pour fonder la légitimité et l’action des gouvernements de chaque pays pour construire ensemble avec tous ceux qui y sont disposés.

Ce véritable internationalisme est un des fondements de la révolution cubaine initiée il y a 60 ans, jour pour jour, par l’arrivée à bord du Granma, de militants de différentes nationalités sud américaines. ROUGES VIFS IDF soutient l’initiative du collectif « ENTRE AMIS » et l’association GILBERTO BOSQUES organisée sur ce sujet le 10 décembre à la Maison de Associations de Malakoff (92).

Plus fondamentalement, les questions auxquelles Cuba a été confronté et les réponses apportées nous renvoient à la figure le fonctionnement soi disant supérieur en démocratie de nos propres institutions qui produisent des gouvernements qui ne rendent de comptes à personne et dont l’éviction ne peut conduire qu’à des situations bien pires encore. N’est-ce pas ce que nous vivons en France en particulier depuis plusieurs décennies ? Et ce sont ces mêmes dirigeants, souvent incultes et incompétents, qui qualifient Fidel Castro de dictateur autoritaire ?

Fidel Castro continuera à vivre car il est pour toujours un grand parmi les grands. A l’occasion de sa disparition, nous saluons Cuba pour son immense contribution au bienfait de l’humanité. Nous voulons leur témoigner notre infinie reconnaissance d’avoir su se doter d’un dirigeant de la trempe de « Fidel, leur commandant en chef ». Nous en sommes persuadés : non seulement l’Histoire l’a déjà acquitté mais elle va faire en sorte qu’il demeure un des exemples rares.

 

Paris, le 26 novembre 2016

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