La CGT des officiers de port, inquiète des discussions engagées sur le statut des agents, bloque, lundi 29 février 2016, tous les mouvements de navires, au Havre (Seine-Maritime).
Mise à jour : 29/02/2016 à 12:27 par Karine Lebrun sur FR3 Normandie
Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Mise à jour : 29/02/2016 à 12:27 par Karine Lebrun sur FR3 Normandie
par Jacques Sapir · 26 février 2016
Ainsi donc, Martine Aubry et quelques autres ont publié une tribune dans le journal Le Monde daté du 25 février, tribune qui agite le microcosme parisien. On y retrouve des personnalités du monde politique, qu’elles soient socialistes ou non, ainsi que des universitaires. Le titre même de cette tribune est éclairant : « Sortir de l’impasse ». Ah certes, que voilà un beau programme. Mais qui donc nous y a fait entrer dans cette impasse ? N’est-ce point le tournant européen, religion dans laquelle communient tout autant les auteurs de cette tribune que les personnes qu’ils attaquent ? Et quand ils écrivent : « Ce n’est plus simplement l’échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s’il n’est pas mis un coup d’arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés », on aimerait plus de cohérence et de logique. Car, la situation actuelle, du CICE et du « pacte de responsabilité » à la « Loi Travail » de Mme El-Khomri, ne tombe pas du ciel. On voit bien ce qui pousse le gouvernement à vouloir défaire le droit du travail, en faisant sauter les garanties légales qui pesaient en cas de licenciements, à réduire l’assurance chômage (pourtant excédentaire dans son strict périmètre d’exercice) : c’est l’idée que seul un gain de compétitivité important peut arrêter l’hémorragie de l’emploi. Mais, ce faisant, la France va accroître les facteurs de récession et de déflation tant sur son territoire qu’au niveau de l’Europe toute entière. Tant que notre pays ne pourra retrouver la flexibilité du taux de change, il sera obligé de chercher ailleurs d’autres flexibilités, et en particulier sur les salaires et les différents revenus sociaux. Et l’on sait bien que par temps de crise, la fameuse « flexsécurité » dont on parle tant se réduit à n’être qu’une flexibilité, toujours demandée aux plus faibles et aux plus démunis sans aucune sécurité.
« Trop, c’est trop » dit encore le texte de cette tribune…Comme si les signataires avaient dormi depuis 2012 et ne se réveillaient que maintenant. Car, les mesures les plus critiquables prises par le gouvernement Valls étaient inscrites dans le TSCG que François Hollande fit ratifier. Oui, il y a une certaine indécence à s’offusquer aujourd’hui de mesures qui ne sont que la suite logique de décisions prises au début même du mandat de François Hollande et ce alors qu’il s’était engagé à faire le contraire. C’était à ce moment là qu’il fallait protester. Il n’en fut rien. Et c’est la raison pour laquelle cette tribune sonne faux. Comment croire que ses signataires sont légitimement indignés alors qu’ils ont accepté les mesures initiales ? Cette indignation se veut vertueuse, mais elle cache en réalité des rancœurs politiques cuites et recuites. Elle masque des projets politiques contradictoires aussi. Quand Mme Aubry se déclare pour des primaires à gauche, M. Cohn-Bendit lui nous annonce qu’il votera pour Alain Juppé. Après tout, c’est son droit le plus strict. Mais cette tribune est une galère dans laquelle quiconque se sentant véritablement de gauche n’a rien à faire. Et, le soutien que ses signataires apportent à la calamiteuse réforme de l’éducation nationale devrait achever de nous en convaincre.
La question fondamentale que pose cette tribune est celle de l’honnêteté politique. Or, on se souvient que du temps ou elle dirigeait le Parti « socialiste » Mme Aubry avait laissé se développer des situations scandaleuses, en particulier dans les Bouches du Rhône. De cela, aucun bilan public n’a été tiré. Comment croire, alors, aux postures moralisatrices que contient cette tribune ? Il y a une impudence certaine à agir de la sorte en pensant que les français ne s’en souviendraient pas. Cette combinaison d’indécence et d’impudence est cependant un signe caractéristique de la décomposition des élites. De ce point de vue, on peut dire que cette tribune n’a pas été inutile, même s’il est plus que douteux que ses signataires n’ont pas mesuré la portée de leur geste. Ils viennent, par cette tribune, de confirmer la mort de cette « deuxième gauche » qui s’est révélée, depuis près de trente ans, n’être qu’une des formes de la droite.
Il reste un point cependant qu’il convient de mettre en avant. Alors que les signataires de cette tribune rédigeaient leur pensum, une pétition circulait sur Internet contre le projet de loi proposé par Mme El-Khomri. Cette pétition a dépassé largement les 500 000 signatures en quelques jours et elle continue de progresser au rythme de plus de 6000 signatures par heure. Il y a là une réaction bien plus radicale que dans toutes les tribunes du monde…
Un agent a subi hier des outrages à bord d'un train. Conséquence : les contrôleurs normands ont décidé de cesser le travail aujour'dhui. Des perturbations très importantes sont à prévoir sur le réseau.
[...]
- Contact TER Basse Normandie : 0 800 100 244 (appel gratuit depuis un poste fixe)
- http://www.ter-sncf.com/basse_normandie
- http://www.ter.sncf.com/haute-normandie
Le trafic des trains est fortement perturbé mercredi matin en Normandie, en raison d'une grève spontanée des contrôleurs en réaction à une agression à caractère sexuel d'une de leurs collègues, a-t-on appris auprès de la direction régionale SNCF et de la CGT.
"La perturbation qui a commencé à 05H00 du matin concerne les trains TER et les Intercités (liaisons notamment avec Paris, ndlr) et seul un train sur deux circule", a indiqué à l'AFP Christophe Desaulty, porte-parole régional de la SNCF.
"Nous annonçons une perturbation du trafic pour la journée", a-t-il précisé, ajoutant que des autocars ont été mis en place pour améliorer la situation sur certaines
lignes. L'agression contre la contrôleuse a eu lieu mardi en gare d'Elbeuf (Seine-Maritime), près de Rouen lors d'un contrôle de titre de transport.
"Un voyageur qui était contrôlé a eu des gestes déplacés vis à vis de notre collège mais a été maîtrisé par un autre agent SNCF qui se trouvait là et a pu avertir la police", a déclaré à l'AFP Grégory Laloyer secrétaire régional des cheminots CGT.
"A l'appel de la CGT et de Sud les contrôleurs ont décidé d'exercer leur droit de retrait car ils effectuent leur travail dans des conditions de plus en plus difficiles", a indiqué M. Laloyer.
Selon lui une première réunion a eu lieu dès le début du mouvement entre des délégués de contrôleurs et leur direction. Des contacts doivent reprendre dans la matinée. "Nous attendons des engagements de l'entreprise, qu'elle affiche sa détermination" afin d'améliorer la situation, a ajouté le dirigeant syndical.
Selon lui "il y aura une meilleure visibilité en fin de matinée sur l'évolution du mouvement".
Voir la video en cliquant sur le lien ci-dessous
VIDEO : le reportage de Sylvie Callier et Hervé Colosio avec l'interview de :
Alternative Economique, 22 février 2016 :
Lundi 22 février, les partenaires sociaux entament leurs négociations sur l’avenir de l’assurance-chômage. Le gouvernement, relayé ces derniers jours par l’Association française des entreprises privées (AFEP), oriente le débat depuis plusieurs semaines vers la nécessité de réduire l’aide aux chômeurs en mettant en avant l’idée de dégressivité des allocations. En clair : les chômeurs nous coûtent trop cher. Un constat complètement erroné : contrairement à ce que racontent la vulgate gouvernementale et patronale, le régime français d’indemnisation du chômage est excédentaire.

Les négociations pourraient pourtant être utiles si elles prenaient pour base la nécessité de remettre en cause la multiplication de contrats de travail de plus en plus courts. Ce sont eux qui nous coûtent le plus.
Un système en excédent
Le débat sur l’avenir de l’Unedic est ravivé chaque année lors de la publication des comptes qui mettent en avant une montée de la dette de l’institution : 25,9 milliards d’euros pour 2015, entre 30 et 35 milliards attendus pour 2018 selon que l’on se fie aux projections du gouvernement ou de l’Unedic.
On pourrait souligner que cette dette ne représente qu’un peu plus de 1 % de la dette publique française. Au moment où la France emprunte jusqu’à un horizon de 6 ans à des taux négatifs, cela signifie que les investisseurs sont prêts à payer pour financer les chômeurs français !
L’Unedic ramenée à la seule indemnisation des chômeurs dégage un solde positif. Y compris depuis la crise
Mais puisqu’il faut tout de même faire attention à maîtriser la dette, plongeons nous dans les comptes de l’Unedic. C’est ce qu’a fait dans une étude récente pour l’Institut de l’entreprise le spécialiste du sujet Bruno Coquet. Il a étudié la contribution à la dette de toutes les activités de l’Unedic et sa conclusion est sans appel : le régime d’indemnisation des chômeurs (droits communs + intérim + intermittents) est excédentaire.
Si l’Unedic est bien, au final, en déficit, c’est le résultat de sa participation, imposée par l’Etat, au service public de l’emploi : aide à la création d’entreprises, approvisionnement de 10 % du budget de Pôle emploi, etc. Sans ces charges supplémentaires, l’Unedic ramenée à la seule indemnisation des chômeurs dégage un solde positif. Y compris depuis la crise : sur la période 2008-2015, l’excédent s’élève à 2,9 milliards d’euros. La soit disant générosité de l’indemnisation des chômeurs est une contre vérité au moment où moins de la moitié des chômeurs français reçoivent quelque chose.
Les réformes nécessaires
Pour autant, comme les partenaires sociaux vont ouvrir des négociations, il serait opportun d’en profiter pour corriger une source importante de dépenses.
Les salariés en CDI contribuent positivement aux comptes de l’Unedic. Si les dépenses grimpent, c’est du fait d’une multiplication des contrats courts (CDD et intérim).
Du début des années 1980 au début des années 2000, leur part dans l’emploi salarié est passée de 5 à 12-13 %. Il est vrai que cette part s’est stabilisée mais, comme le font remarquer les économistes Pierre Cahuc et Corinne Prost dans une note récente du Conseil d’analyse économique, les contrats sont de plus en plus courts, la durée d’un CDD a été divisée par trois ces dernières années.
82 % des embauches de CDD d’un mois ou moins sont des réembauches
De plus, selon une étude de l’Unedic de janvier 2016, hors intermittents du spectacle, 68 % des embauches en CDD sont en fait des réembauches et la proportion passe à 82 % pour les CDD d’un mois ou moins.
Pendant que certaines entreprises conservent leurs salariés et développent leur expérience, d’autres font supporter une partie de leurs coûts par une succession de contrats temporaires financés par la collectivité. Aucune évolution structurelle et inéluctable – uberisation ou autre – ne nous force à aller dans cette direction, affirment avec force Pierre Cahuc et Corinne Prost. Ils rappellent que le nombre d’emplois de courte durée est en baisse aux Etats-Unis et que lorsque 35 % des CDD ont moins de 3 mois en France, cette part est de 19 % en Italie et de 4 % en Allemagne.
35 % des CDD ont moins de 3 mois en France, contre 19 % en Italie, 4 % en Allemagne
La conclusion est claire : puisque les partenaires sociaux entament des négociations, ils doivent s’attacher à moduler les cotisations chômage des employeurs en fonction des coûts qu’ils font porter à la collectivité. Ce devrait être la piste prioritaire de ceux qui souhaitent réduire les dépenses de l’assurance chômage.
Lu sur le blog de l'UL-CGT d'Elbeuf
Refusons les compteurs "Linky" : une initiative des l'Indecosa-CGT 76 (Association pôur l'information et la défense des consommateurs salariés), de Droit au logement, de la CNL 76, et de Droit à l'énergie Normandie.
Un compteur qui va vous permettre de limiter votre consommation, de faire baisser votre facture d’électricité et de gérer l’électricité à l’échelle de l’Europe ? « Linky », c’est ce que la loi de transition énergétique impose, obéissant à une directive européenne. Mais est-ce une bonne idée ? L’Allemagne et la Belgique l’ont refusé. Et en France ?
SCANDALEUX !
Lettre format Word à remplir et envoyer.
201512 04 Lettre aux maires ou présidents de métropole ou – Linky
Je vous demande de vous opposer au déploiement de ces compteurs Linky et de l’infrastructure afférente sur les réseaux électriques dont notre commune (ou métropole, ou communauté d’agglos…) est propriétaire.
Etc.
Vu sur le site de l'UL CGT Dieppe
18 févr. 2016
Le premier article du Code du travail, repris dans le rapport Badinter, oblige le gouvernement qui envisage une réforme qui porte sur les relations de travail, à organiser une concertation préalable avec les organisations syndicales de salariés et d’employeurs représentatives en vue de l’ouverture éventuelle d’une négociation.
Lors des rencontres avec le ministère du travail, jamais nous n’avons pu connaitre la teneur exacte des dispositions du projet de loi. C’est aujourd’hui que la CGT, sans en avoir été destinataire, a pris connaissance du contenu de ce texte suite à sa diffusion par un quotidien national. Cette diffusion ayant été reprise et le document largement commenté.
C’est une drôle de conception des relations sociales que le ministère met en œuvre écartant les organisations syndicales du débat. Est-ce préfigurateur du contenu d’un « nouveau » code du travail ?
Il est intolérable que la CGT ne soit pas en possession de telles informations alors que ce sont les droits essentiels des salariés qui sont attaqués.
En effet, les différents rapports parus ces derniers mois, Combrexelle, Badinter et les expressions ministérielles, nous confirment que ce texte remet fondamentalement en cause les droits et protections des salariés, au profit des intérêts financiers du patronat et des actionnaires.
Alors même que la réduction du temps de travail favorise la création d’emploi, comme la mise en place des 35 heures l’a démontré, ce gouvernement entend donner un blanc-seing aux entreprises pour déréglementer le temps de travail et avec lui la santé, la vie personnelle et familiale des salariés.
Ce n’est pas en facilitant les licenciements, en insécurisant les salariés et en développant la précarité que l’on réduira le chômage mais bien en diminuant la durée du travail et en augmentant les salaires.
Montreuil, le 17 février 2016
Ce mardi matin (16 février), des postiers en grève se sont rassemblés devant les locaux de la direction régionale pour soutenir l'un de leur collègue qui a perdu son emploi
Alors qu'un préavis de grève reconductible était lancé hier par les syndicats CGT et SUD pour les secteurs de Fécamp, Saint-Valéry en Caux et Cany-Barville, une délégation intersyndicale a été reçue en milieu de matinée par la direction régionale de Rouen.
A l'origine de ce mouvement social il y a le cas d'un facteur de Saint-Valéry en Caux qui a appris par huissier que la Poste mettait fin à son contrat de travail.
Ce que contestent les syndicats qui affirment que Julien Caumont a signé un contrat à durée indéterminée (CDI). Syndicats qui dénoncent (dans un communiqué)
"des procédures inacceptables de La Poste : pas d’entretien préalable, pas de prime de licenciement, pas de préavis, pas de CCP (Commission Consultative Paritaire, instance obligatoire à La Poste où siègent les élus du personnel)."
La Poste précise que l'annulation de ce contrat est la conséquence d'une décision de justice rendue par la Cour d'appel de Rouen, qui, dans un arrêt, annule le jugement du conseil des Prud'hommes et déboute la demande de requalification de monsieur Caumont.
Vu sur le site de FR3 Normandie qui diffuse également une video ici
La CGT-FAPT 76 souhaite informer l'ensemble de la population des procédures inacceptables de La Poste. En effet, La Poste veut mettre fin au contrat de travail à durée indéterminée d'un collè...
Publié par hervepolypcf62.over-blog.com