Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 15:46

Quand j'étais gamine, à la fin des années 50 à Saint-Maclou la Brière,  village de Seine-Maritime près de Goderville, la Poste ne s'appelait pas La Poste, mais les PTT.  Le facteur faisait sa tournée à vélo et entrait dans toutes les maisons pour y déposer le courrier, y compris les fermes les plus éloignées.  Il apportait même l'argent des Chèques postaux.  Le lien social était ainsi assuré, chaleureusement.  C'était le service public.  Personne ne payait pour voir le facteur.  Et tout le monde trouvait ça normal.  Y compris la direction des PTT.  Depuis les années 90, l'UE, avec l'accord des gouvernements et chefs d'Etat français, a décidé l'ouverture de la Poste et de ses différents services à la concurrence.  Depuis les activités de la Poste et des télécommunications ont été séparées. Les télécommunications sont devenues "Orange" et privatisées.  Puis La Poste est devenue société anonyme ( à capitaux publics à 100% ), a introduit la compétitivité et la concurrence comme norme absolue, restructuré les services, déshumanisé le travail.

Ainsi dans un village d'Auvergne que je connais, la factrice jusqu'à la fin des années 2000, entrait dans les maisons où vivaient des personnes âgées et bavardait ( gratuitement ! ) avec celles-ci un moment.  Puis vint le jour, après 2010 où sa direction le lui interdit, où le temps lui fut compté ... Le temps de la restructuration, du réaménagement des horaires et des tournées des facteurs était venu.  La concurrence et la compétitivité avaient mis fin au lien social maintenu vaille que vaille par cette factrice.

Alors lire ce qui suit me fait sourire avec un brin d'amertune et de colère.  Car le lien social n'est plus gratuit aujourd'hui à La Poste : il est payant ! Voici le prix à  payer pour «  la concurrence libre et non faussée » de l'UE.  Faudra-t-il payer aussi pour le sourire du facteur ou de la factrice ? Yvette Genestal

 

Seine-Maritime : une commune a essayé le nouveau service de proximité de la Poste

Sur FR3 Normandie
 

Face à une baisse du volume du courrier, les facteurs sont chargés de nouvelles missions

  • Par Richard Plumet
  • Publié le 03/09/2015 | 07:30, mis à jour le 03/09/2015 | 08:09

© France 3 Le Havre-Baie de Seine

4 euros par personne et par semaine

A l'heure du numérique et du virtuel, la valeur des contacts humains se révèle bien utile et irremplaçable. C'est en partant de ce constat que La Poste a eu l'idée de mettre en valeur ses facteurs. Des agents connus, reconnus et appréciés de la population qui, 6 jours sur 7, vont partout, même dans les coins les plus reculés du territoire. Une véritable armée de commerciaux de terrain représentant une force de frappe à faire pâlir d'envie n'importe quel chef des ventes !

Inquiète de la baisse du volume de courrier, La Poste équipe donc progressivement ses facteurs de terminaux électroniques et leur confie désormais des missions nouvelles.  Il s'agit de services de proximité qui sont négociés  (moyennant finance) avec des organismes sociaux, des caisses de retraites, des assurances ou des communes.

Exemple près de Fécamp, dans le canton de Valmont, où la commune de Thiétreville a expérimenté la proposition de la Poste de visiter les personnes âgées et isolées pendant les mois d'été. Un service, facturé 4 euros par personne et par semaine, qui semble avoir pleinement satisfait le maire, surtout au moment où beaucoup d'associations sont en sommeil.

Partager cet article
Repost0
3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 00:23
Portrait des agriculteurs haut-normands - Entre tradition familiale et restructuration économique

Auteurs : Michel Delacroix (DRAAF), Christian Camesella, Catherine Sueur (Insee Haute-Normandie)

Résumé

La Haute-Normandie est une région de grandes cultures et d'élevage bovin, avec trois orientations productives principales : les grandes cultures, la polyculture-polyélevage et l'élevage laitier spécialisé. L'agriculture occupe les deux tiers du territoire haut-normand. Les espaces qui lui sont dédiés diminuent mais leur consommation est un peu moins forte qu'ailleurs. Souvent proche des villes, l'agriculture haut-normande n'a pourtant rien d'une agriculture " périurbaine " où les petites structures dominent. La taille des exploitations est même supérieure à la moyenne nationale. Les moyens de production se concentrent au rythme des restructurations. Les EARL se multiplient en lien avec la recherche d'une plus grande sécurisation des moyens de financement et du statut des actifs de la famille. La proportion d'agricultrices n'a pas varié depuis dix ans mais la participation des femmes est mieux reconnue. Les agricultrices s'installent tardivement, notamment en raison des transmissions d'activité entre époux au moment de la retraite. Le renouvellement des générations est difficile. Les trentenaires, peu nombreux, sont bien formés et présentent des profils de jeunes entrepreneurs à la tête de grandes exploitations. Leurs conjoints choisissent plus facilement de travailler à l'extérieur. Les conjointes d'agriculteurs sont davantage diplômées que les conjoints d'agricultrices et comptent une proportion de cadres assez importante. Les conjoints hommes sont souvent ouvriers ou artisans. La population agricole continue de diminuer. Certains aspects du modèle familial " traditionnel " perdurent : la vie en couple prédomine et la taille des ménages est plus importante qu'en moyenne. Les agriculteurs occupent aussi des logements un peu plus grands et plus anciens.

EXTRAITS.  Voir la totalité de l'article ici.

 

Une région de grandes cultures et d'élevage

Les différents systèmes agricoles haut-normands sont répartis sur le territoire en fonction des caractéristiques des sols et du climat.

Le Sud-Est de l'Eure : Des exploitations céréalières y produisent surtout du blé, de l'orge et du colza.

Un peu plus au nord, [...], lin, betteraves et pommes de terre complètent l'assolement dans des exploitations de grandes cultures diversifiées. Encore plus au nord, l'élevage, surtout des vaches laitières et souvent des bovins à viande, est associé aux grandes cultures dans les exploitations mixtes typiques du Roumois et du Pays de Caux.

À l'est et à l'ouest, sur les reliefs plus accidentés du Pays de Bray et du Pays d'Auge, les cultures perdent de l'importance, les exploitations sont spécialisées en élevage laitier ou mixte lait et viande.

Le maraîchage et l'horticulture, peu développés, sont concentrés dans la vallée de la Seine et autour des agglomérations. L'élevage hors-sol de porcs et de volailles, également peu important, est réparti sur tout le territoire.

[...]

 

Plus de la moitié des agriculteurs réside dans l'espace périurbain

La majorité des agriculteurs réside dans l'espace périurbain (55 %). [...] La proximité des grands pôles d'emploi tertiaire des aires urbaines favorise parfois le travail à l'extérieur, notamment pour les conjointes.

 

Un potentiel économique de 1,2 milliard d'euros

Confirmant les spécificités départementales, 70 % du colza et 60 % du blé de la région sont cultivés dans l'Eure ; 75 % du troupeau laitier et 65 % du troupeau allaitant haut-normand est élevé en Seine-Maritime. La valeur globale de la production agricole(1) régionale atteint 1,24 milliard d'euros en 2010, soit 2,4 % de la valeur de la production agricole en France métropolitaine. En 2009, elle contribue à hauteur de 1,2 % à la production de richesses en Haute-Normandie.

Selon leur potentiel économique, les exploitations sont classées en trois catégories : les " petites " dont le chiffre d'affaires potentiel n'excède pas 25 000 euros par an, soit l'équivalent d'une vingtaine d'hectares de blé ; les " moyennes ", dont le potentiel économique est compris entre 25 000 euros et 100 000 euros ; les " grandes " enfin dont le chiffre d'affaires moyen dépasse 100 000 euros. La Haute-Normandie compte ainsi 41 % de grandes exploitations, 20 % de moyennes et 39 % de petites.

Seules les " moyennes " et " grandes " peuvent être considérées comme des structures véritablement économiques. Elles assurent 98 % de la valeur de la production et exploitent 96 % de la surface agricole.

Les " petites " ont une vocation patrimoniale (entretien et valorisation de biens fonciers), elles jouent aussi un rôle social (revenu d'appoint, maintien en activité, loisir) et ont un impact sur l'environnement et les paysages. Les petits agriculteurs élèvent des moutons (1 sur 3), des bovins (1 sur 3), des chevaux (1 sur 5) ; ils valorisent 22 000 ha de prairies.


(1) Exprimé en produit brut standard (PBS). Le PBS correspond à la valeur de la production en 2010. Il est calculé en appliquant le rendement moyen et le prix moyen sur 5 ans des différents produits agricoles régionaux aux surfaces et aux effectifs animaux obtenus par le recensement.

 

Des exploitations moins nombreuses mais plus grandes

En 2010, la Haute- Normandie comptait 11 500 exploitations agricoles. En dix ans, 29 % des exploitations ont disparu, une baisse plus forte dans l'Eure (− 35 %) qu'en Seine-Maritime (− 24 %), et qui affecte surtout les petites et moyennes exploitations. Les grandes exploitations restent relativement stables en nombre.

La surface agricole utilisée diminue nettement moins vite que le nombre d'exploitations, elles sont donc de plus en plus grandes en taille. En moyenne, la superficie des " grandes " est passée en dix ans de 110 hectares à 135 hectares ; celles des moyennes de 45 ha à 50 ha ; quant aux " petites ", elles restent petites, 7 ha en moyenne. Si la surface des exploitations " petites " et " moyennes " est comparable à celle observée en France métropolitaine, les " grandes " sont nettement plus grandes, 29 ha de plus que la surface moyenne française.

Les grandes exploitations réalisent 86 % du produit agricole

Les grandes exploitations réalisent 86 % du produit agricole

Source : Agreste, Recensements agricoles 2000 et 2010

 

La forme sociétaire se développe

Le fait marquant des dix dernières années est le fort développement des formes sociétaires en agriculture. Le GAEC (groupement agricole d'exploitation en commun) a longtemps constitué la seule forme sociétaire agricole. D'autres formes juridiques sont venues compléter les possibilités de choix, et en particulier l'EARL (exploitation agricole à responsabilité limitée) qui a rencontré un grand succès auprès des agriculteurs, surtout depuis 2000.

En 2010, plus de la moitié des exploitations dans les catégories " moyennes " et " grandes " sont constituées en société (3 800 sur 7 000).

[...]

Une recomposition de la main-d'œuvre agricole

En Haute-Normandie, 22 800 personnes (soit 3 % de l'emploi total en Haute-Normandie) travaillent régulièrement dans les 11 500 exploitations agricoles. En tenant compte du temps de travail réel et en intégrant la main-d'œuvre occasionnelle, l'ensemble représente l'équivalent de 15 100 emplois à temps complet(2).

La main-d'œuvre agricole est composée des exploitants agricoles, de leur conjoint et autres membres de la famille qui travaillent régulièrement dans les exploitations (population active familiale) et des salariés permanents (hors famille). L'ensemble constitue la main-d'œuvre permanente(3). Elle est complétée par la main-d'œuvre occasionnelle (travailleurs saisonniers, stagiaires) et par les travaux réalisés par des entreprises prestataires de service.

Entre 2000 et 2010, la tendance générale est à la diminution du travail familial réalisé par les membres de la famille sans réel statut, compensée par une augmentation significative du travail réalisé par les exploitants eux-mêmes et par la main-d'œuvre salariée.

Les agriculteurs exploitants sont au total 14 100, parmi eux 9 500 dirigent une exploitation " moyenne " ou " grande ". Leur nombre a diminué de 23 % en dix ans, moins vite cependant que le nombre d'exploitations du fait du développement des sociétés. Ainsi, le nombre de conjoints coexploitants est passé de 350 à près de 900 en 10 ans. Cette évolution va dans le sens d'une meilleure reconnaissance du métier d'agriculteur. La part du travail réalisé par les exploitants a ainsi progressé de près de 3 points en 10 ans, ils assurent 62 % du travail agricole total.

Les membres de la famille actifs sur l'exploitation ont très fortement baissé et tout particulièrement les conjoints, moins 40 % en 10 ans. Ils sont 3 400 en 2010, les deux tiers sont des femmes. L'accès au statut de coexploitant explique en partie cette diminution ; l'autre raison est que les conjoints, et particulièrement les jeunes femmes, privilégient de plus en plus une activité professionnelle en dehors de l'exploitation. La part du travail agricole assuré par les membres de la famille, traditionnellement forte en agriculture, se réduit fortement, de 20 % en 2000 à 13 % en 2010.

En revanche, le nombre de salariés permanents a peu diminué (− 6 %), il a même augmenté en Seine-Maritime. Ils sont 3 800 en 2010, très majoritairement sur des postes d'ouvriers. Ils sont jeunes, 35 ans en moyenne et assurent 19 % du travail total, soit 3 points de plus qu'en 2000.


(2) Exprimé en unité de travail annuel. Une UTA correspond à une personne travaillant à temps complet toute l'année dans une exploitation agricole.

(3) La main-d'œuvre permanente correspond à toutes les personnes travaillant de manière régulière sur l'exploitation durant au moins 8 mois, quel que soit le temps de travail.

Tableau 2 : La population active agricole

Répartition du travail agricole par catégorie de main-d'œuvre

Unité : %

Répartition du travail agricole par catégorie de main-d'œuvre

Source : Agreste, Recensements agricoles 2000 et 2010

 

Les jeunes agriculteurs parmi les actifs les mieux formés

La proportion de bacheliers chez les agriculteurs de moins de 40 ans atteint 80 %, parmi eux, 37 % ont suivi des études supérieures. En 10 ans, la proportion de bacheliers dans cette tranche d'âge a été multipliée par deux.

[...]

80 % des agriculteurs de moins de 40 ans au niveau bac

Unité : %

80 % des agriculteurs de moins de 40 ans au niveau bac

Source : Agreste, Recensements agricoles 2000 et 2010

 

Un renouvellement des générations difficile

L'âge moyen des agriculteurs est de 52 ans. IIs sont plus jeunes dans les exploitations " moyennes " et " grandes " (48 ans en moyenne), que dans les " petites " (59 ans). La pyramide des âges montre des signes de vieillissement. Le renouvellement des exploitations est donc problématique. Pour 100 agriculteurs de plus de 50 ans, on ne compte que 7 exploitants de moins de trente ans. La proportion est un peu plus élevée dans les exploitations " moyennes " et " grandes " (11 %), par contre elle est extrêmement faible dans les " petites " (3 %). Il faut cependant relativiser, les jeunes s'installent à 28 ans en moyenne, un âge qui n'a cessé de reculer depuis 40 ans (en 1980, ils s'installaient à 24 ans). Du côté des femmes, la pyramide présente un aspect concave qui témoigne d'installations plus tardives que pour les hommes, du fait des successions entre époux au moment de la retraite, et aussi du fait des changements de statut de conjointe à coexploitante.

[...]

Un métier à temps plein dans les grandes exploitations, une activité d'appoint dans les petites

Dans les exploitations " moyennes " et " grandes ", 90 % des agriculteurs exercent ce métier à titre principal, ils ne sont que 10 % à l'exercer comme activité secondaire, mais 4 % d'entre eux sont aussi agriculteur à titre principal sur une autre exploitation. [...]

Dans les " petites " exploitations, la situation est très différente. La majorité des exploitants sont des retraités (43 %, dont 20 % sont d'anciens exploitants) et des pluriactifs (37 %). Ces derniers sont employés (15 %), commerçants ou artisans (6 %), ouvriers (5 %), salariés agricole (5 %). Moins d'un exploitant sur cinq déclare n'exercer aucune autre activité. Pour ces petits exploitants, le temps partiel est la règle, 70 % d'entre eux consacrent moins de un quart de leur temps à leur exploitation.

[...]

Moins de propriétaires comparé aux agriculteurs de France métropolitaine

Comme dans les autres régions, la part de propriétaires chez les agriculteurs est supérieure à celle de l'ensemble des actifs. Cependant, les agriculteurs haut-normands sont moins souvent propriétaires de leur logement qu'ailleurs, comme l'ensemble des ménages.[...]

 

Partager cet article
Repost0
29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 22:03
Publié le 28/08/2015 á 21H42 sur Paris-Normandie
Port de Rouen : le délégué du personnel de l’URA conteste le fait d’être en grève
Pour l’heure, les silos de Sénalia sur le port de Rouen sont pleins et ne peuvent être déchargés
 

La tension persiste sur le port de Rouen où les silos de céréales du groupe Sénalia attendent toujours d’être déchargés. Si le DG du groupe, Gilles Kindelberger affirme être victime d’une grève des 25 dockers de l’URA (Union rouennaise d’acconage), le délégué du personnel du manutentionnaire, Gérald Chaventré, affirme au contraire que si un préavis de grève illimitée par tranche de 24 heures a bien été déposé vendredi 21 août, à aucun moment il n’a été appliqué. « C’est Sénalia qui nous a viré de ses sites car nous remettons en cause le plan d’actions mis en place depuis la fin juin chez URA, un plan validé par Sénalia, actionnaire à 34 % de notre entreprise, pour réaliser d’avantage de profits. »

Au cœur du problème, une nouvelle manière de travailler au chargement et au déchargement des navires, avec un seul docker en poste au lieu de deux auparavant. « Pour nous, c’est une question de sécurité. Si un accident se produit, si un docker tombe à la Seine, qui sera là pour lui prêter assistance ? »

Profit vs sécurité ?

Pour l’heure Sénalia a lancé un appel d’offres pour trouver un manutentionnaire capable de reprendre le marché et espère en trouver un pour le 1er septembre. Un appel d’offres auquel l’URA peut même répondre... « Nous demandons simplement le retour à la situation antérieure », conclut Gérald Chaventré, qui espère que les dockers des autres entreprises portuaires seront solidaires, une demande relayée d’ailleurs par la section CGT des ouvriers dockers du port de Rouen.

L. D

l.derouet@presse-normande.com.

Commentaires

Qui est le groupe Sénalia ?
Le groupe Sénalia  assure la prestation logistique pour le compte de SAIPOL, elle-même filiale industrielle de Sofiprotéol.
Et qui est le patron de Sofiprotéol ? Xavier Beulin, un bien curieux syndicaliste … qui laisse bafouer le droit de grève sans vergogne sur les quais de Rouen.  Car faire appel à des entreprises concurrentes à l’annonce d’un préavis de grève sur les conditions de travail aggravées exigées par le dit groupe Sénalia, c’est bien une remise en cause du droit de grève et c’est illégal.
AC.

 

Fâchés par leurs conditions de travail, les dockers ont déposé un préavis de grève vendredi 21 août 2015. Ils accusent leur client de les empêcher de faire grève. Le client dément.

Mise à jour : 28/08/2015 à 19:11 par La Rédaction de Normandie-actu

Extraits

 

(Photo d'illustration © Haropa Port de Rouen)

Depuis le samedi 22 août 2015, des centaines de milliers de tonnes de céréales ne bougent pas du port de Rouen. La raison ? Un différend entre les dockers, leur patron et leur client. (Photo d'illustration © Haropa port de Rouen)

Au port de Rouen (Seine-Maritime), les silos à céréales sont pleins à craquer. Depuis le samedi 22 août 2015, impossible de charger ou de décharger les navires. La cause ? Ceux qui sont censés le faire – à savoir les salariés du manutentionnaire Ura - sous la direction du client Sénalia [exploitant de terminaux portuaires céréaliers], ont déposé, la veille, un préavis de grève. Une action menée à la suite  d’un conflit opposant les dockers à leur direction et ce client.

Seul et non plus en binôme

La tension entre les trois parties est palpable depuis fin juin 2015. C’est à cette période que les directions des deux groupes auraient conjointement imposé de nouvelles conditions de travail aux dockers : le manutentionnaire doit assurer seul la fonction et non plus en binôme. Les 25 salariés de l’Ura s’y sont pliés jusqu’à fin août 2015. Gérald Chaventré, délégué du personnel dresse le bilan de cet essai :

Non seulement, c’est risqué d’être seul en cas de chute dans la Seine mais en plus c’est usant ! L’un d’entre nous, bientôt à la retraite, a perdu trois kilos. Nous sommes des humains, pas des chiens ! »
Grève ou pas grève ? Version contre version

[...] Le délégué du personnel de l’Ura explique à Normandie-actu que, le samedi 22 août 2015, lorsque les salariés ont voulu exécuter leur droit de grève au port de Rouen, site où ils ont l’habitude de travailler, Sénalia les en aurait empêchés. Récupérant leurs clés et leurs badges.
[...]
Dès le 1er jour supposé de grève, Sénalia, pourtant actionnaire de l’Ura, a tenté de travailler avec un autre prestataire. [...]

Sénalia, en quête d’un nouveau prestataire

Bien décidé à ne plus poursuivre la collaboration avec les travailleurs de l’Ura, « Sénalia a lancé, le 25 août 2015, un appel d’offres à l’ensemble des sociétés de manutention portuaire à Rouen.

[...]

Partager cet article
Repost0
29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 14:01
À Dieppe, l’union départementale CGT est déjà mobilisée
Publié le 28/08/2015 á 22H49
Sur Paris-Normandie.fr

Syndicat. L’union départementale de la CGT a annoncé une rentrée sociale houleuse.

À Dieppe, l’union départementale CGT est déjà mobilisée
Deux cents représentants des unions locales CGT étaient réunis
 

L’union départementale de Seine-Maritime du syndicat CGT s’est réunie vendredi dans la salle Pierre-Lingois de Neuville-lès-Dieppe devant deux cents représentants des unions locales.

Pascal Morel, secrétaire départemental, a fait le point sur les prochaines actions du syndicat ouvrier qui se démarque de plus en plus des mesures du gouvernement « qui se dit de gauche. »[...]

Lu sur le blog de l'UL CGT Dieppe

 Union départementale CGT 76,

29 août 2015

L’union départementale CGT a commencé à mobiliser ses militants
Ce vendredi 28 août, l'Union départementale CGT de Seine-Maritime tenait à Neuville-lès-Dieppe son Assemblée Générale de rentrée.

Après le mot de bienvenue de M. Sébastien Jumel, maire de Dieppe, Pascal Morel, le secrétaire général de l'UD, a présenté; devant 200 militants venant de toute la Seine-Maritime, un rapport d'introduction copieux, dans lequel il a fait un tour d'horizon, tant international que national, sur l'offensive patronale contre les acquis des salariés, et, en face sur la riposte à construire.

Il a notamment dénoncé la politique que la Troïka fait subir au peuple grec, en lui déniant le droit de choisir librement son destin. En Grèce, le PIB a baissé de 25% depuis 2009, le salaire minimum est passé de 680€ à 580€, la TVA a été portée à 23%, les conditions de départ à la retraite ont été durcies, etc.. Ce n'est pas à la Grèce mais c'est aux salariés Grec que l'on fait payer la dette. Mais, plus largement, c'est un message qui est envoyé à tous les salariés européens. Ce que l'on fait aux salariés, grecs, c'est que les capitalistes veulent faire subir aux salariés de l'Europe entière, à commencer par l'Espagne, l'Italie, et la France.

De même, il a dénoncé la situation faite aux hommes, aux femmes, et aux enfants qui fuient leur pays et tentent de traverser la méditerranée, et que l'on qualifie de "migrants". L'été a été marqué par des centaines de morts. C'est une honte pour l'Europe, et pour la France. Il s'est inquiété sur le danger que cela faisait courir pour la paix en Europe.

 

L'austérité ça suffit !

La baisse du pouvoir d'achat en France conduit à la stagnation de l'économie, et à l'aggravation continue de la situation de l'emploi: faible croissance au 1e trimestre, stagnation au second. Le gouvernement gave de milliards d'euros le patronat, et celui-ci se contente de les transférer aux actionnaires; à par enrichir les plus riches, cela n'a aucun effet sur l'activité économique.

Il a critiqué l'avalanche de lois anti-sociales publiées cet été, et s'est inquiété de la multitudes de sujets parfois traités dans la même loi :

  • Loi sur le renseignement (10 juillet)
  • Loi macron (16 juillet)
  • Loi NOTRe (réforme territoriale) (17 juillet)
  • Loi de programmation militaire qui comporte des aspects inquiétants
  • Loi sur la transition énergétique (17 août)
  • Loi Rebsamen (17 août), qui réduit la représentation des salariés, et dégrade le dialogue social.
Ces lois remettent cause notre modèle social.

Pascal Morel a attiré l'attention sur les nombreux dossier chauds qui sont sur la table à la rentrée, comme la loi santé, la négociation Agirc-Arco, les annonces du sinistre Macron sur les 35 heures, etc. Il a insisté sur la nécessité d'être très vite sur le terrain, et d'expliquer aux salariés, les nouvelles menaces qui pèsent sur eux.

Urgent: Les 32 heures en 4 jours, sans perte de salaire !

Face à cela la CGT poursuite sa campagne contre le coût du capital, et son exigence d'une augmentation des salaires. La CGT réactive sa pétition nationale sur le sujet et appelle ses militants à se déployer dans les entreprises.

Le 23 septembre prochain, nous préparons une action de lutte contre la discrimination syndicale. De plus en plus de patrons menacent les salariés qui veulent se syndicaliser et pas seulement à la CGT. Or le droit d’être syndiqué dans une entreprise, c’est un droit inscrit dans la constitution. Il faut le respecter.

D'autre part la CGT lance une grande campagne pour les 32 heures en 4 jours. Il faut partager le travail sans baisser les salaires !

Toute cette actualité a donné lieu à un débat riche.

Il a fallu limiter les interventions à 4 minutes, pour que tout le monde puisse s'exprimer.

On notamment été abordés:

  • La réduction massives des dotations de l'État aux collectivités territoriales, qui font peser une grave menace sur l"emploi, tant au sein des administrations locales que dans les organismes et associations qui sont subventionnées par elles.
  • La fermeture de lits dans les hôpitaux.
  • La question des salaires et du pouvoir d'achat en baisse.
  • La nécessité de renforcer la CGT pour peser plus fortement.
  • Le mépris gouvernemental et patronal vis à vis du monde du travail, et la permanence du discours et la similitude des arguments patronaux, sur des dizaines d'années, voire des centaines d'années.
  • L'analyse des mobilisations du printemps dernier, et la necessité de se mobiliser plus, et de mettre plus de monde dans l'action.
  • La question des jeunes qui sont les plus exploités.
  • La nécessité de s'attacher à résoudre la question du "carreau cassé" dans l'entreprise, c'est à dire des premières revendications des salariés, pour donner confiance.
  • La campagne de carte pétition chez les retraités qui marche très fort, et va contribuer à la réussite du
  • La journée d'action sur les libertés, le 23 septembre.
  • La Grèce, et le mépris dont les salariés grecs sont la victime, alors qu'ils ne sont pour rien dans ce qui leur arrive.
  • Etc.
Prochains rendez-vous dans l'action
  • La rencontre avec les salariés dans chaque entreprise où la CGT est présentes pour discuter de leurs attentes, des revendications à poser, en présentant la pétition et en proposant l'adhésion à la CGT. C'est quand la CGT a été nombreuse en adhérents, que les conquêtes sociales ont été arrachées.
  • Le Meeting de rentrée le 9 septembre à Paris: l'UD organise deux transports en bus, l'un au départ de Rouen, l'autre au départ du au Havre (Nombre d eplaces limitées: pour participer, s'inscrire auprès de l'UD; particiaption aux frais demandée)
  • L'organisation de manifestations puissantes de retraités à la fin septembre, partout dans le département, pour exiger l'augmentation des pensions, et dénoncer la baisse des remboursements des médicaments, voire leur suppression pure et simple.
  • Une grande initiative pour la défense des libertés syndicales le 23 septembre.
  • La préparation de la journée d'action interprofessionnelle du 8 octobre à l'appel de la CGT, de la FSU, et de SUD !
A la CGT, le mot d'ordre est:  Tout monde sur le pont !
Partager cet article
Repost0
29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 09:24
Commentaires :La seule préoccupation du groupe Nestlé est de réaliser le maximum de profits.  Pourquoi alors s'embarrasser de morale et de droits de l'homme?  Nestlé a récemment vendu une de ses filiales, Davigel,  à Brakes, groupe anglais lui-même propriété d'un fonds d'investissement américain, Bain Capital.   Dans le secteur de Dieppe, l'entreprise compte 3 sites à Offranville, Rouxmesnil-Bouteilles, et Beautot.
Nestlé a cédé ses usines sans se préoccuper de savoir quelles étaient les intentions de Bain Capital concernant les salariés en France et à Dieppe... 
Il y a sûrement davantage de "cash" à ramener pour les actionnaires en faisant travailler des esclaves en Thaïlande.  
Nestlé accusé de complicité d'esclavage en Thaïlande

La firme s'engage à combattre le problème du travail forcé en Thaïlande.

 

Un cabinet d'avocats américain a déposé plainte contre le leader mondial de l'agroalimentaire qu'il accuse de tolérer le travail forcé, initié par l'un de ses fournisseurs sur des bâteaux de pêche en Thaïlande.

 

Le groupe suisse Nestlé est accusé de soutenir consciemment l'esclavage en Thaïlande. Les victimes? Des Thaïlandais, mais aussi des Cambodgiens et Birmans, souvent très jeunes. Ils sont vendus à des capitaines de bateaux de pêche, selon le cabinet d'avocats américain Hagens Berman, qui a déposé contre Nestlé une plainte en nom collectif au tribunal fédéral du centre de Californie.

Dans les faits, la société thaïlandaise Thai Union Frozen Products PCL fournit à Nestlé plus de 12.000 tonnes d'aliments pour animaux à base de fruits de mer pour ses différentes marques «dont une partie sont produits dans des conditions d'esclavage», s'insurge le cabinet d'avocats. «Des acheteurs de produits pour animaux ont porté plainte aujourd'hui contre Nestlé, accusant le fabricant d'aliments de soutenir en toute connaissance de cause un système d'esclavage et de trafic d'êtres humains pour produire des aliments pour chats de la marque Fancy Feast, tout en cachant sa complicité avec des violations des droits de l'Homme», détaille le cabinet Hagens Berman dans un communiqué.

Le fléau de l'industrie maritime en Thaïlande

Les producteurs locaux qui travaillent pour des entreprises étrangères exigent parfois de leurs travailleurs des tâches dangereuses à raison de vingt heures par jour. Le tout pour un moindre salaire, s'il en est, avec la menace d'êtres battus voire tués, affirme le cabinet d'avocat. «En cachant cela au public, Nestlé a de fait conduit des millions de consommateurs à soutenir et encourager l'esclavage dans des prisons flottantes», accuse l'un des avocats. Il invite tous les clients consommateurs concernés à joindre leur voix à cette plainte.

[...]

La Thaïlande est connue pour le travail forcé qu'elle impose sur son sol dans le secteur de la pêche, la plupart du temps à des immigrés sans papiers. En 2013, l'Organisation internationale du travail dénonçait déjà de «graves abus» sur les bâteaux de pêche dans cette région

[...] De nombreuses quantités de fruits de mer vendues dans les grandes surfaces européennes et américaines seraient nourries de poissons pêchés par des esclaves.

Partager cet article
Repost0
28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 11:00

Publié le 28 Août 2015 sur le blog de Canaille Lerouge.  Merci à lui pour ce travail.

Le Mikado de l'agro industriel,

Beulin et Sofiprotéol encore

Dokers de Rouen, une des plus vieilles professions de la ville portuaire, Les marchands de blé formaient une corporation puissante à Rouen. Située sur la Seine à 80 kilomètres de la Manche, Rouen depuis des siècle est un grand port fluvio-marin. Les céréales récoltées y convergent encore aujourd'hui , c'est le premier port céréalier d'Europe, et le numéro un au monde pour le blé, ce qui permet à X Beulin de faire le sien.

Dokers de Rouen, une des plus vieilles professions de la ville portuaire, Les marchands de blé formaient une corporation puissante à Rouen. Située sur la Seine à 80 kilomètres de la Manche, Rouen depuis des siècle est un grand port fluvio-marin. Les céréales récoltées y convergent encore aujourd'hui , c'est le premier port céréalier d'Europe, et le numéro un au monde pour le blé, ce qui permet à X Beulin de faire le sien.

 

Du temps de l'activité professionnelle de Canaille le Rouge, à l'époque où la SNCF se faisait un point d'honneur de réaliser du trafic voyageurs et marchandises, il était coutumier de regarder le cours des céréales à la bourse de Chicago (qui donnait le "la" de la spéculatuion en la matière ) pour voir si des trains issus des silos beaucerons (dont ceux de Beulin) devrait (vide) aller charger et partir (plein) livrer leur précieux chargement au port de Rouen qui est aux céréales ce que le port du Havre est aux containers (ou Antibes aux yachts de luxe).

Canaille le Rouge ne savait alors pas que la verticalité et l'horizontalité de l'organisation de groupes comme Sofiprotéol permettaient de faire son beurre avec la fabrication d'huile (dont lesieur) la nourriture des troupeau (tourteaux) et que la spéculation sur le cour des grains permettrait à Beulin d'entasser son blé. 

Le capitalisme n'est grand que sachant garder à l'ombre ses mystères.

Un article de Paris Normandie (lien ci dessous)du 27 aout 2015, presque anodin mais qui dans la période éclaire la nature revendicative du patron de la FNSEA.

« Le groupe Sénalia, qui exploite les plus importants terminaux portuaires céréaliers et agro-industriels du port de Rouen, ne peut plus charger, ni décharger navires et péniches sur ses sites rouennais depuis la fin de la semaine dernière. La cause ? Une grève illimitée, reconductible chaque jour, des vingt-cinq dockers du manutentionnaire URA (Union rouennaise d’acconage) en conflit avec leur direction.

Nous sommes les otages de ce mouvement », assure le directeur général de Sénalia, Gilles Kindelberger qui aimerait pouvoir vider les 400 000 tonnes de céréales stockées actuellement dans ses silos du port de Rouen, pleins comme des oeufs. « Toute la chaîne d’approvisonnement est bloquée, jusqu’à nos coopératives adhérentes qui sont impactées ».

 

Arrivé à ce moment, la question est à poser : connaissez-vous Saipol ?

"SAIPOL

Saipol est une filiale industrielle de Sofiprotéol. Saipol favorise la création de valeur à chaque étape de la filière afin de permettre à chacun de vivre de son métier, développe et structure la filière française des huiles et protéines végétales.
Trituration et raffinage sont les premières étapes indispensables dans la valorisation du colza et du tournesol.
A partir du colza et du tournesol, Saipol produit des huiles végétales brutes et raffinées, destinées à l’alimentation, les biocarburants et la chimie. Les coproduits de l’extraction de l’huile, appelés tourteaux, sont commercialisés dans les filières de nutrition animale.

Saipol est le leader français du secteur et dispose d’une capacité de transformation de 4 millions de tonnes de graines, soit de l’ordre de 70 % des capacités nationales.

Sénalia assure la prestation logistique pour le compte de SAIPOL."

 

C'est la présentation qu'en fait son site internet

Le patron de Sofiprotéol comme chacun  commence à le savoir est l'innérable Xavier Beulin, syndicaliste agricole bien connu, le Berger de la FNSEA pour qui la lutte revendicative revient à aider à la suppression des petites exploitations et à demander des financements publics pour faire passer la potion refusée par les petits producteurs.

 

Ce qui est plus que croquignolet c'est de voir le directeur de la boite présidée par celui qui encourage à envahir Paris de tracteurs, qui légitime la mise à sac de la mutalité agricole , dont les activistes sont connus pour mettre le feu aux gares et aux préfectures crier à la prise d'otages. 

Au coeur du conflit l'antagonisme de classe qui est le quotidien du syndicalisme de lutte : salaires, effectifs, conditions de travail et rémunération.http://www.port-de-rouen--les-silos-de-senalia-bloques-par-une-greve-de-dockers#.Vd_3vfbtluB

Sachant que Sénalia (X. Beulin) est actionnaire )34% de l'entreprise en grève, l'argumentation de la direction est plus que spécieuse. Elle tente des manoeuvres dilatoires pour contourner le conflit. Dès lors, la CGT des dockers menace de le généraliser sur le bassin portuaire. 

Valls va-t-il envoyer ses CRS comme Jules Moch savait le faire ?

On attend avec impatience la réaction des petits producteurs qui appelait à cette solidarité qu'il n'ont jamais manifesté pour les gars de Conti ou Goodyear (qui pourtant directement ou par rebond travaillaient pour leur filière).

En attendant il est évident que les dokers, les salariés de la filière agro-industrielle ont la sympathie de Canaille le Rouge, sympathie qui pour qu'ils en prennent la mesure est à la hauteur du mépris qu'il professe à l'encontre des patrons de la FNSEA.

 

Pour mesurer ce que pèse Sénalia

Prise d'otage à Rouen, mais que fait Jeanne d'Arc ?

2013/2014 est restée stable par rapport à la campagne précédente avec près de 7 millions de tonnes manutentionnées

 

Ces 7 millions de tonnes font environ 4650 trains de 25 wagons, chacun pesant trois camions de céréales. Ce qui fait environ 350 000 camions près de 1000 par jours.

Cela aide à prendre la mesure de qu'est réellement ce curieux syndicaliste.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

Partager cet article
Repost0
27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 13:58

Sur Normandie actu.  Extraits

Mercredi 26 août 2015, les chiffres du chômage du mois de juillet 2015 sont tombés. La Basse-Normandie enregistre une baisse de 0,4%. La hausse se poursuit en Haute-Normandie.

Mise à jour : 26/08/2015 à 19:43 par Solène Bertrand

 
 

Image-32.png

La Basse-Normandie a enregistré une baisse de 0,4% de demandeurs d'emploi en catégorie A.

[...]« Depuis sa nomination en avril 2014, François Rebsamen n’a connu que deux baisses mensuelles, la dernière remontant à janvier. En 16 mois, plus de 200 000 personnes supplémentaires ont poussé la porte d’une agence pour l’emploi. En juin 2015, les listes de l’opérateur recensaient 3,55 millions de chômeurs en métropole, 3,82 millions en incluant l’outre-mer », rappelait Le Point.
[...] En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A diminue de 0,1% par rapport à fin juin 2015 (+3,9% en un an) : 3 551 600 personnes sont inscrites en catégorie A.

[...]« La tendance est à la hausse, en revanche, si on inclut les catégories B et C », souligne Libération. Même observation en Normandie.

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A s’établit à 69 872 en Basse-Normandie, fin juillet 2015. Ce nombre diminue de 0,4% (-276) par rapport à la fin juin 2015 (+2,1% sur un an). Fin juillet 2015, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A s’établit à 106 017 en Haute-Normandie. Ce nombre augmente de 0,2 % par rapport à la fin juin 2015 (soit + 176).

+0,2% en Haute-Normandie

S’agissant de la catégorie A, par département, le nombre de demandeurs d’emploi diminue en juillet 2015 par rapport à la fin juin 2015 de 0,4 % dans l’Eure et augmente de 0,4 % en Seine-Maritime. En Haute-Normandie, le nombre de demandeurs d’emploi de catégories B et C s’établit à 61 479 fin juillet 2015. Ce nombre augmente de 0,2 % (soit + 104) par rapport à la fin juin 2015 (+ 7,2 % sur un an). En Haute-Normandie, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s’établit à 167 496, fin juillet 2015. Ce nombre augmente de 0,2 % (soit + 280).

-0,4% en Basse-Normandie

Par département, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A varie de -0,6% à -0,1% en juillet 2015 par rapport à fin juin 2015 [...]Ce nombre augmente de 1,0% (+437) en juillet (+12,9% sur un an). Le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B et C s’établit à 114 900 fin juillet 2015. Ce nombre augmente de 0,1% (+161) en juillet (+6,1% sur un an).

[...]
Solène Bertrand
journaliste à Le Havre Infos - Twitter

Commentaires d'AC : C'est le résultat d'une politique, de la politique du président socialiste et de la politique européenne.  Dans la circonscription de Guillaume Bachelay et Laurent Fabius par exemple l'emploi industriel est en berne : Petroplus, les papeteries de Chapelle Darblay et bien d'autres entreprises portuaires sont victimes des restructurations de grandes multinationales qui empochent les aides des collectivités territoriales et de l'Etat puis restructurent et vont investir ailleurs.  Après quelques promesses, quelques études consenties aux salariés le gouvernement socialiste et ses soutiens locaux s'inclinent devant la volonté des actionnaires qui crient : "Compétitivité!" et qui pensent "Dividendes !" Et Laurent Fabius et Guillaume Bachelay répètent après eux : " Compétitivité! " et ils participent à la mise en place des lois anti-sociales comme la loi Macron.  Car dans l'Union Européenne les gouvernements et les technocrates de Bruxelles ont décidé qu'on ne devait rien faire contre la "concurrence libre et non faussée" et les désastres sociaux qu'elle entraîne.

Partager cet article
Repost0
31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 17:18

Lu sur le blog de l'UL CGT de Dieppe et sur Les Informations dieppoises

Le groupe Nestlé doit céder l'entreprise dieppoise à un groupe anglais, propriété d'un fonds d'investissement américain. Les syndicats sont sur le qui-vive.

16/07/2015 à 17:59 par Thomas Renard

 

Les syndicats et la CGT en tête exigent un nouvel accord GPEC à 3 ans avant que ne s'opère la cession.

Les syndicats et la CGT en tête exigent un nouvel accord GPEC à 3 ans avant que ne s'opère la cession.

Nestlé poursuit le processus de vente de sa filiale Davigel au groupe anglais Brakes. Le rachat de l’entreprise spécialisée dans la restauration collective est programmé pour le 4e trimestre de cette année. Elle emploie 3 000 salariés en France, dont près de 800 dans la région dieppoise.

Jeudi 9 juillet dernier, le comité d’entreprise devait donner son avis sur le projet de cession de Davigel par Nestlé. Les syndicats Siped, CGT et CFE-CGC ont adopté une position commune et n’ont pas pris part au vote.

Ils ont en revanche présenté une résolution adoptée à l’unanimité et « qui vaut avis sur ce projet de cession », explique Stéphane Baumgarthen, le délégué syndical central CGT de l’entreprise.

Engagement insuffisant

Les représentants du personnel se disent vigilants sur les conditions du rachat et en particulier sur les garanties sociales qui sont apportées par l’acquéreur anglais. L’engagement de Brakes, pris à la demande de Nestlé, de ne pas engager de plan social pendant les 18 mois suivant le rachat est insuffisant pour les salariés :

« On ne peut pas avoir une vision à 18 mois quand on a un crédit sur 30 ans pour sa maison », martèle le délégué CGT de l’entreprise.
« Nestlé et Brakes doivent négocier »

« Selon la direction, cet engagement n’est pas destiné pour autant à empêcher toute adaptation de l’organisation de l’entreprise », explique la résolution commune votée à l’unanimité des élus au comité d’entreprise.

Les syndicats craignent en effet que le futur acquéreur ne se sépare de quelques dépôts en France sans entamer de plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) comme la loi l’y autorise « jusqu’à neuf salariés », précise Mathias Dupuis, secrétaire général de l’Union locale CGT de Dieppe.

Les syndicats demandent donc que la négociation pour un nouvel accord GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) d’une durée de trois ans « reprenne au plus vite ».

Et de prévenir :

« Le groupe Nestlé et le groupe Brakes devront s’attendre à discuter et négocier. Nous resterons vigilants à ce que nos droits soient respectés », annoncent-ils.
Le précédent Samsonite

Le groupe Brakes appartient à Bain Capital, un fonds d’investissement tristement connu en France pour sa gestion de l’entreprise française de bagagerie Samsonite. L’émission de France 2 Cash investigation avait révélé en mars dernier les ravages de cette LBO (opération de rachat par endettement), qui avait conduit à 200 licenciements.

Un cauchemar que les salariés de Davigel ne veulent évidemment pas vivre.

Dieppe, 76
Partager cet article
Repost0
29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 22:45

Port du Havre. À la douane, les agriculteurs contrôlent la viande étrangère

Lu sur Normandie actu : Extraits

La mobilisation des agriculteurs se poursuit en Seine-Maritime. Se réunissant au pont de Normandie, mercredi 29 juillet 2015, ils ont convergé vers les entrepôt du Port du Havre.

Mise à jour : 29/07/2015 à 16:09 par Valentine Godquin

 

Les agriculteurs de Normandie sont revenus au Havre, pour des contrôles dans le port.

Les agriculteurs de Normandie sont revenus au Havre, pour des contrôles dans le port.

Les actions de contrôles des agriculteurs de Normandie se sont poursuivies, mercredi 29 juillet 2015, depuis le pont de Normandie. [...]

Contrôler l’origine des produits

Au fil des jours de mobilisation, le credo des agriculteurs en colère reste le même : privilégier les produits français et contrôler d’où proviennent les produits importés.
Réunis dès 9h, les quelques 200 agriculteurs venus de Seine-Maritime, de l’Eure, du Calvados et de l’Orne se sont divisés en deux groupes pour effectuer des contrôles dans des entrepôts frigorifiques du port de Havre, ainsi qu’au centre de contrôle douanier. « Dans ce dernier lieu, de la poudre de lait provenant des États-Unis a été trouvée. Elle était à destination d’une entreprise laitière de Bretagne », commente Cyril Cornille, animateur à la FDSEA 76. Du poulet polonais aurait également été repéré dans un entrepôt, tandis que le second groupe d’agriculteurs se concentraient vers d’autres lieux de stockage, « où pas mal de viandes étrangères ont été vues ».

Valentine Godquin
Journaliste Normandie-actu -
Partager cet article
Repost0
29 juillet 2015 3 29 /07 /juillet /2015 15:11
Crise agricole : deux cortèges d'agriculteurs en route vers le port du Havre

Deux cortèges d'éleveurs se dirigent vers le port du Havre. Ils veulent vérifier la provenance de la nourriture transportée par les camions.

  • Par Marianne Skorpis
  • Publié le 29/07/2015 | 11:55, mis à jour le 29/07/2015 | 14:37
 

© Christophe Vilmer

© Christophe Vilmer

Deux cortèges d'éleveurs bovins, porcins et laitiers se dirigent vers le port du Havre (Seine-Maritime), ce mercredi 29 juillet 2015 en fin de matinée. Le premier, composé d'une vingtaine d'agriculteurs et de six tracteurs, est parti de Montivilliers, à une dizaine de kilomètres du Havre. Le second, qui a quitté le pont de Normandie, est plus important : environ 150 personnes, ainsi que cinq tracteurs et remorques et une trentaine de véhicules légers. Les éleveurs ont l'intention de contrôler les camions transportant de la viande et du lait qui passent par les douanes du port.

Certains éleveurs se sont également rendus dans les locaux de l'entreprise Cap Gel, à Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime), qui transporte et entrepose des produits surgelés.

 

Les éleveurs devant les douanes du port du Havre. © Christophe Vilmer

© Christophe Vilmer Les éleveurs devant les douanes du port du Havre.



Pendant ce temps, des barrages filtrants sont en place sur le pont de Normandie. Ils visent également les poids-lourds transportant de la nourriture importée.

La Chambre de commerce et d'industrie du Havre, gestionnaire des ponts de Normandie et de Tancarville, a porté plainte vendredi 24 juillet après le blocage de ces deux points de passage par les éleveurs quelques jours plus tôt. Elle estime avoir perdu 460 000 euros.

Commentaires :

Alors que la mobilisation des éleveurs a repris, le fossé semble se creuser entre les dirigeants de la FNSEA et les agriculteurs en lutte.
À la tête de la FNSEA depuis quatre ans et réélu en 2014, Xavier Beulin appelle la grande distribution à cesser d’abuser de son « pouvoir démesuré » et demande au gouvernement à respecter son engagement.   Cet appel semble  vouloir clore le débat et les actions. 
Il est vrai que ce céréalier à la tête d’une exploitation agricole de 500 hectares dans le Loiret, et   d’Avril (Sofiproteol), un groupe qui pèse près de 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires n’a pas le profil de ces agriculteurs qu’il prétend défendre..
On comprend mieux ses appels pressants pour augmenter la compétitivité et  la baisse des cotisations sociales ( qu’il appelle « coûts salariaux » ) alors que les agriculteurs sont justement victimes de cette course à la compétitivité, victimes des emprunts forcés aux banques et des importations de produits agricoles en provenance de pays qui pratiquent l’agriculture industrielle et le dumping social.  Et les éleveurs, petits exploitants familiaux  très souvent –notamment en Seine-Maritime- sont davantage préoccupés par leur salaire réel, par la crainte de disparaître, que par les coûts salariaux d’ouvriers agricoles quasi inexistants sur leurs exploitations.  Pour ces derniers on comprend que le contrôle aux frontières et la priorité donnée à l'agriculture française dans les marchés publics soient au moins aussi importants que la réglementation des
prix ( réglementation d’ailleurs inexistante en réalité dans l’accord passé entre l’Etat, la FNSEA et la grande distribution …).

 
 

Qui est Xavier Beulin ?

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents