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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 08:14
ROUEN-Jeudi 25 juin-Pour l'emploi-Pour les salaires-MANIFESTATION-10 heures-Cours Clémenceau.
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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 22:52
Sur Normandie-actu.

Le préavis de grève des agents de la Ville de Rouen (Seine-Maritime) court du 20 au 23 juin 2015. Ils dénoncent la dégradation des conditions de travail et le management brutal.

Mise à jour : 20/06/2015 à 17:59 par Timothée L'Angevin

 

Un préavis de grève a été déposé par cinq syndicats des personnels de la mairie de Rouen, pour la période du 20 au 23 juin 2015. (photo DR)

Un préavis de grève a été déposé par cinq syndicats des personnels de la Ville de Rouen (Seine-Maritime), pour la période du 20 au 23 juin 2015. (Photo : DR)

Nettoyage des rues, bibliothèques, cantines… Depuis le samedi 20 juin 2015, à 10 heures, et jusqu’au mardi 23 juin 2015, la Ville de Rouen (Seine-Maritime) risque d’être perturbée. De nombreux agents de la Ville ont répondu au préavis de grève lancé par l’intersyndicale (CFDT-CGC-CGT-FO-SUD).
Les bibliothèques municipales seront fermées pendant le week-end. Lundi, les cantines ne devraient pas non plus assurer leur service et les garderies pourraient être perturbées.

« Malaise au travail »

Les syndicats dénoncent la dégradation des conditions de travail : souffrance et malaise au travail, réduction des effectifs et non-renouvellement des contrats à durée déterminée et des contrats précaires, désorganisation et détérioration des conditions de travail, manque de moyens, problématique forte du management, perte du pouvoir d’achat des agents.
Une assemblée générale est prévue lundi 22 juin 2015 à 9 h à l’Hôtel de Ville de Rouen.

Plus d’infos à venir sur Normandie-actu

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 22:43
A Rouen, un concert pour revendiquer
Publié le 20/06/2015 á 23H24 sur Paris-Normandie.fr
A Rouen, un concert pour revendiquer
Les musiciens du Conservatoire étaient accompagnés par six danseuses et deux danseurs Photo Boris Maslard

Trois concerts étaient prévus hier par le Conservatoire pour annoncer la Fête de la musique, un seul a été conservé. Le Boléro de Ravel a été interprété hier après-midi par une cinquantaine de musiciens devant le musée des Beaux-Arts. « Il a été conservé en soutien aux personnels du conservatoire. Nous protestons contre la baisse des subventions de la mairie, la suppression de celles de l’État, qui se traduiront par l’augmentation des tarifs du Conservatoire », précise un syndicaliste de l’établissement municipal.

Venus les soutenir, des agents municipaux en grève depuis hier et jusqu’à demain. Le matin, ils étaient déjà une centaine à manifester au même endroit pour dénoncer manques d’effectifs et problèmes de management. La mobilisation touche tous les services de la mairie.

« Ce qui veut dire que lundi, à l’appel de tous les syndicats, CGC comprise, les cantines, les crèches, les piscines, les bibliothèques seront fermées. Et les services de propreté ne passeront pas dans les rues après la Fête de la musique... », ajoute un syndicaliste de la mairie. Une assemblée générale est prévue demain matin de 9 h à 11 h, suivie d’un barbecue. Les syndicats ont également prévu de s’inviter au conseil municipal du lundi 6 juillet (18 h) au cours duquel sera votée la nouvelle grille tarifaire.

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 09:20

Commentaires : L'année 2014 avait déjà été malheureusement très négative pour la Haute-Normandie. En douze mois, la Haute-Normandie a «détruit» 2267 emplois et n’en a créés que 831 (-1436).  L'année 2015 s'annonce elle aussi catastrophique.

Et les chiffres du chômage bondissent dans le même mois d'Avril 2015 :+ 0,6 % en Haute-Normandie.  Mais François Hollande reste optimiste.  On attend encore une intervention sérieuse de l'Etat sur les emplois industriels en Seine-Maritime et en Normandie.  L'industrie normande est victime de la politique spéculative des grandes multinationales, propriétaires désormais de la plupart de nos usines ou entreprises de BTP ou transports.  Les salariés subissent la pression et la concurrence du dumping social : Après Petroplus et Mory, les Papeteries de Chapelle Darblay, Vallourec, Travisol, Eiffage, Schneider Electric, Total, Davigel sont menacés ... Les services publics sont victimes de la politique européenne votée par Hollande et Valls.  Le gouvernement veut supprimer des emplois et une partie des  services rendus: les hôpitaux,  la Poste ... La SNCF, détruite par les contre-réformes successives, partiellement privatisée, sacrifie des lignes et des gares, programme des suppressions d'emplois. AC

 

Le recul de la création d'entreprise s'aggrave en avril 2015

Le nombre de créations enregistre un nouveau recul en avril: - 8,1% par rapport à 2014 (-10,9% dans l'Eure et -6,6% en Seine-Maritime). Au niveau national, cette baisse est de -5,2%.

Source : APCE

Lu sur le site de la Région Haute-Normandie

ru

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 17:26

Les salariés d'Eiffage victimes de la crise sociale et du dumping social

Commentaires : Les ouvriers et salariés d'Eiffage sont victimes du ralentissement d'activité du BTP.  Les jeunes acheteurs potentiels de logements neufs, souvent précaires ou chômeurs, ne peuvent pas acquérir de logements.  Et les salaires bloqués rendent difficile d'envisager des emprunts souvent trop élevés.  Eiffage a de plus choisi de délocaliser une partie de sa production en Pologne.

 

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

Eiffage va supprimer plus de 200 postes dans la branche métal.

Les syndicats CFDT et CGT appellent les salariés à se rassembler mercredi devant le siège d'Eiffage à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), où se tiendra un comité de groupe, pour « faire part de leur mécontentement et de leurs inquiétudes ».

Eiffage va réorganiser son activité métal en France en fermant deux usines dans l'Est et en supprimant 239 postes, a annoncé mardi 9 juin le groupe de BTP. Plus tôt, le syndicat majoritaire du groupe, la CFDT, avait indiqué dans un communiqué que la plan de sauvegarde de l'emploi annoncé le 4 juin en comité central d'entreprise d'Eiffage construction métallique, « concern[ait] 268 salariés (sur 1 100 environ) ».

« Ils ferment l'usine de Maizières-les-Metz (Moselle), entre Nancy et Metz, l'usine d'Etupes (Doubs), qui est à côté de Sochaux », et « en grande partie » celle de Martot (Eure), a précisé Bruno Duvernet, délégué central CFDT. Le groupe de BTP a confirmé que le plan de sauvegarde prévoit bien la fermeture des deux usines. L'usine normande de Martot est la plus touchée, avec 98 postes supprimés, devant celles de Maizières-sur-Metz (78 postes supprimés), de Fos-sur-Mer (33) et d'Etupes (30), selon un porte-parole de l'entreprise.

Pour éviter de recourir à des licenciements, la direction « a proposé près de 400 postes au titre de reclassement ». « On n'est pas sûr du licenciement mais sûr des suppressions de postes », fait-elle valoir, rappelant qu'il s'agit d'un « projet » en « phase de discussion et de négociation ».

« Inquiétudes »

Confronté à un ralentissement de l'activité du métal en France, Eiffage veut « faire fabriquer toutes les petites pièces qui n'ont pas de valeur ajoutée en Pologne », où le coût de la main-d'œuvre est moins élevé, assure M. Duvernet. En revanche, « toutes les fabrications de structures qui sont un peu compliquées, ils les garderaient sur Lauterbourg » (Bas-Rhin), à la frontière allemande, où Eiffage est implanté. Les salariés des usines de Maizières et d'Etupes se verraient pour certains proposer des postes là-bas, mais il n'y a « pas beaucoup de gens qui vont accepter de faire 300 km » pour conserver leur emploi, a relevé le délégué CFDT.

La première réunion de négociation avec les organisations syndicales est prévue vendredi, a indiqué le groupe de BTP et de concessions. Elle portera notamment sur les mesures d'accompagnement. L'entreprise devrait proposer aux personnes touchées par le plan social « des formations, des mutations et des facilités pour partir en retraite », ainsi que des reclassements dans les autres entreprises du groupe Eiffage (TP, Construction, etc.), selon M. Duvernet.

Les syndicats CFDT et CGT appellent les salariés à se rassembler mercredi devant le siège d'Eiffage, à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), où se tiendra un comité de groupe, pour « faire part de leur mécontentement et de leurs inquiétudes ». En 2014, le chiffre d'affaires de l'activité métal d'Eiffage a baissé de 2,2 %, pour s'établir à 894 millions d'euros.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/emploi/article/2015/06/09/eiffage-supprimerait-268-postes-dans-la-branche-metal_4650330_1698637.html#i8EUYVjveuJieutZ.99

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 09:30

Lu sur Mediapart.

EXTRAITSCliquez sur le titre pour lire l'intégralité.

05 juin 2015 |  Par Stéphane Alliès et Mathilde Mathieu

 

Alors que le congrès du PS se tient ce week-end à Poitiers, jamais le socialisme n'a été autant professionnalisé. Illustration paroxystique dans le fief du ministre des affaires étrangères, où la fédération multiplie les « emplois politiques » et où le « socialisme scientifique » des années 1990 a laissé la place à la conservation d'un entre soi militant rémunéré.

 « Il y a un problème structurel de base dans le PS de Seine-Maritime : c’est comme si pour être militant, il fallait absolument être payé. » Cet ancien membre de cabinet du conseil général résume bien la situation du socialisme dans le département. Pendant plusieurs mois, Mediapart s’est plongé dans les méandres du carriérisme politique dans le fief de Laurent Fabius, poste avancé du socialisme à bout de souffle, où l'on ne milite guère plus que par intérêt. Le cas de Didier Marie, que nous avons raconté ici, est loin d’être un profil isolé. C’est tout un « système », allant du complément de rémunération aux emplois politiques croisés, qui a été construit dans le territoire haut-normand, ainsi que nous l’ont raconté une vingtaine de sources, élus, militants, anciens conseillers de cabinet ou agents administratifs.

Laurent Fabius, à Grand-QuevillyLaurent Fabius, à Grand-Quevilly © dr

Emploi à la fédération, au groupe PS du conseil général, du conseil régional ou du conseil d’agglomération de Rouen, permanence dans l’une des nombreuses « maisons du département », poste d’attaché parlementaire… Les ressources de l’entreprise politique du PS local ont longtemps été fort vastes, un peu moins depuis la perte du conseil départemental en mars dernier. Et pour quelques fonctions où le travail est réel (secrétariat, communication, animation d’un groupe politique, travail parlementaire), on trouve surtout des « emplois politiques » concernant pêle-mêle une quantité de cadres fédéraux ou de secrétaires de section, parfois leur compagne ou compagnon, ou encore leurs enfants, rémunérés par diverses institutions, le parti, parlementaires ou collectivités. À chaque fois, la principale compétence reconnue est de faire partie du « noyau fabiusien » local, élu ne vivant pas suffisamment de son indemnité, ou militant aspirant à devenir élu.

[...]

« Tout le monde se tient par la barbichette »

Mais là où le bât blesse, c’est que ces bénéficiaires d’emplois politiques sont le plus souvent déjà rémunérés par l’appareil socialiste, comme employé du conseil général ou attaché parlementaire, voire sont déjà élus et perçoivent de ce fait des indemnités que l’on pourrait juger conséquentes, à tout le moins suffisantes pour vivre. Ainsi de Mélanie Boulanger, qui a succédé à Christophe Bouillon comme maire de Canteleu et qui est également employée par la fédération. « Les militants savent qu’ils peuvent m’appeler tard le soir ou le week-end. Je suis beaucoup à la fédération, ce n’est pas antinomique, et je n’ai pas le sentiment que les responsables de sections me reprochent quoi que ce soit », explique celle qui est aussi la compagne de Nicolas Rouly, président sortant du conseil général (qui a succédé à Didier Marie avant la victoire de la droite en mars dernier), et qui devrait être le successeur de Christophe Bouillon à la tête de la fédération.

[...]

 

Didier Marie et Christophe Bouillon

[...]

La pratique a pour intérêt politique de constituer un « système reposant sur l’attachement des gens à des intérêts divers, financiers ou de carrière », selon les termes de l’opposant interne Pierre Bourguignon, ancien député rocardien exclu du PS en 2012. « Fabius a construit méthodiquement son extension, explique-t-il. Aujourd’hui, le maillage est large et on est dans un climat d’impunité où tout le monde se tient par la barbichette, et où personne ne râle. Et si quelqu’un râle, on attend qu’il se fatigue… »

Croisé lors d’un banquet militant en octobre 2014, Jacques, un agriculteur à la barbe foisonnante et militant de longue date, nous confiait déjà sa consternation : « Aujourd'hui, les élus encalminent le parti avec leur carrière politique, sans savoir de quoi est fait le quotidien des gens et de leurs intérêts. Ici, les maires sont désignés, les cadres du parti sont interchangeables. On est arrivé à une situation où être socialiste est devenu un métier, où cadres, élus et conseillers ne travaillent plus qu'au parti. C'est normal qu'il y ait des permanents, mais c'est comme s'il n'y avait plus que cela parmi ceux qui nous représentent. » Gaëlle, une autre militante de Seine-Maritime, ajoute : « Quand on prend de son temps pour distribuer des tracts, coller des affiches et tenir des bureaux de vote en disant “Votez pour eux, ce sont des gens qui ont des valeurs de justice”, et qu’après on découvre le pot aux roses, on est écœuré… »

[...]

L’une des fédérations les plus riches de France

Deux députées actuelles ont aussi été confrontées à une “proposition d’aide financière” émanant de la fédération, après leurs défaites respectives aux législatives de 2007.

Dominique Chauvel a ainsi accepté d’être rémunérée 1 100 euros par mois par la fédération, cinq ans durant jusqu’à son élection à l’assemblée en 2012, ainsi qu’elle l’a écrit dans sa déclaration d’intérêts. « Elle a une connaissance assez fine des questions rurales qui nous a été utile, sur un terrain assez hostile », justifie Bouillon. Interrogée sur la réalité de son travail, celle qui a aussi été vice-présidente du conseil général et maire de Sotteville-sur-Mer, puis qui a gagné la ville de Saint-Valéry-en-Caux aux dernières municipales, se fait tout aussi évasive. « Je regardais les choses », « j’étais présente sur le terrain », « j’ai écrit une ou deux notes sur le milieu rural », explique-t-elle au gré de nos relances. « Je n’ai pas l’impression d’avoir volé cet argent, j’ai le sentiment d’avoir fait du bon travail sur ce canton, dit-elle enfin. C’est un territoire très vaste, il y a beaucoup de déplacements, beaucoup de frais. »

Guillaume Bachelay, Laurent Fabius et Christophe BouillonGuillaume Bachelay, Laurent Fabius et Christophe Bouillon © PS/Flickr
 
[...]
Pour justifier tous ces emplois, il faut préciser que le « PS 76 » est connu comme l’une des fédérations les plus riches de France. Depuis une dizaine d’années, il oscille entre 3 000 et 4 000 adhérents [...] une taille plutôt importante même si les effectifs sont en baisse comme sur l’ensemble du territoire, et plus encore depuis que Laurent Fabius a abandonné toute ambition présidentielle (lors de la primaire de 2006, le nombre d’adhérents était monté jusqu’à 5 000).
 
« Postes dédiés uniquement à l’implantation politique »

La perte de l’institution laisse toutefois entrevoir la fin d’un âge d’or de la professionnalisation politique dans le PS seinomarin, autour des « bébés Fabius » que sont Christophe Bouillon et Didier Marie. L’une des premières mesures de la nouvelle majorité de droite après sa conquête de l’institution départementale, et qui fut l’une de ses promesses de campagne, fut ainsi de fermer les « maisons du département ». Ces antennes, dont quelques-unes existaient déjà lors de la prise du conseil général par le PS en 2004, s’étaient ainsi démultipliées au fil des ans, et ont symbolisé cette privatisation de l’esprit public au profit de l’appareil socialiste.

Au départ, l’idée, louable, est d’implanter des guichets de proximité dans les différents territoires du département. Mais dans la pratique, cela va permettre aux socialistes locaux de promouvoir des outsiders dans des villes à fort enjeu politique. « Les moyens de la collectivité sont mis à disposition des élus, afin de renforcer politiquement les cantons », résume un ancien pilier fabiusien. [...] « Mais peu à peu, ajoute-t-il, les recrutements s’avèrent être de complaisance, avec des postes dédiés uniquement à l’implantation politique, ou à des prises de guerre interne. »

La maison du département de Dieppe

[...]

Autre technique de professionnalisation maximaliste de la vie politique au parti socialiste de Seine-Maritime : les emplois aux groupes PS des collectivités. Un ex-responsable des ressources humaines d’une collectivité territoriale décrit ainsi le « système d’embauches croisées entre le département et la région, l’élu de l’un se retrouvant assistant du groupe PS de l’autre institution ». « L’enveloppe financière globale n’était jamais dépassée, on n’avait jamais des salaires à 5 000 euros, mais plutôt des “1 500” par-ci, des “2 200” par-là… », explique cette source. Selon elle, « on était davantage dans la recherche d’ajustements et plus dans de simples emplois politiques. En général, l’opération consistait à donner à un élu les moyens de son assise politique. Ça avait le parfum de la légalité, mais ça détournait le sens de la loi, car il n’y avait pas franchement de travail effectué, ou alors faire campagne doit être reconnu comme un travail… »

[...]

La prophétie du congrès de Rennes

C’est que l’état actuel du PS en Seine-Maritime vient de loin. Particulièrement de ce fameux « socialisme scientifique », cette marque du courant « fabiusien » où rien n’est laissé au hasard et qui a fait sa gloire au sein du parti.

[...]

C’est alors l’époque du « maillage territorial », ainsi que l’explique Alain Le Vern – alors premier fédéral – au Monde en avril 1990. Car comme le relate le quotidien vespéral, Fabius « n'aime pas les termes de “clan” ou de “réseau”». Alors, il « maille » le territoire, et conquiert peu à peu la grande majorité du territoire haut-normand.

[...]

« La Seine-Maritime, c’était l’État dans l’État, le seul endroit où le courant était vraiment structuré comme une machine de guerre et de conquête électorale, se souvient Arnaud Champremier-Trigano, responsable des jeunes fabiusiens au MJS dans les années 1990, depuis devenu communicant, notamment lors de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon.

[...]

« Si nationalement, le congrès de Rennes fut un échec, localement ce fut une réussite, raconte un acteur de l’époque. On prend la main sur la fédération. Les chevènementistes, les poperénistes, les rocardiens et les mauroyistes sont archi-minoritairesÀ partir de là, on a l’armature : les outils, la présence militante et la formation. Plus personne ne bronche. Une réunion hebdomadaire s’institue autour de Laurent Fabius, où toutes les décisions se prennent. »

[...]

Au fil des ans, ces enfants gâtés de la fabiusie vont se “répartir” le département, avec leurs proches. Président de région, Alain Le Vern va entrer en guerre entrouverte avec le président du département, Didier Marie, et son allié Christophe Bouillon, patron de la fédération.

[...] Les « bébés Fabius » font tout de même en sorte de “verrouiller la fédération”. Et pour consolider une large majorité en son sein, ils feront vivre leur appareil, au sens premier du terme. « La professionnalisation des débuts ne peut pas justifier l’opacité et les sur-rémunérations, regrette un élu de l’époque. On a connu la désagrégation d’une idée politique, vers une coalition d’intérêts individuels. On est passé d’une belle entreprise de conquête électorale à une logique clanique de conservation du pouvoir. »

 

 

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 17:31

Lu sur Normandie actu

431 000 Normands vivent sous le seuil de pauvreté. 240 000 en Haute-Normandie et 191 000 en Basse-Normandie. Bien qu'alarmants, ces chiffres sont en deçà de la moyenne nationale.

Mise à jour : 03/06/2015 à 07:44 par Mathieu Girard

 

Selon, en 2012, 431 000 Normands vivaient en dessous du seuil de pauvreté. (Photo d'illustration : Le Havre Infos)

Selon l'Insee, en 2012, 431 000 habitants de Haute et Basse-Normandie vivaient en dessous du seuil de pauvreté.

Extraits

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) vient de livrer les conclusions d’une étude menée en 2012, sur l’ensemble du territoire français. Au total, 431 000 personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté en Normandie “réunifiée”.
Sans grande surprise, l’étude de l’Insee démontre que la crise économique a touché en premier lieu les plus fragiles, affectés par la dégradation du marché du travail. La population pauvre est davantage composée de personnes seules et inactives, de familles monoparentales et de familles nombreuses.

En Basse-Normandie…

En Basse-Normandie, le taux de pauvreté est de 13,3 %. Il est légèrement inférieur à celui observé en France (13,9 %). En 2012, 191 000 Bas-Normands vivaient en dessous du seuil de pauvreté. [...]

En Haute-Normandie…

En 2012, 13,5 % de la population de Haute-Normandie, soit 240 000 personnes, vivaient sous le seuil de pauvreté. [...]
( Ce sont les aires urbaines ) de Dieppe et Eu (Seine-Maritime) et Louviers (Eure), qui ont les niveaux de vie les plus bas, avec des revenus médians respectivement de 18 500, 18 400 et 18 000 euros.
Dans les villes-centres, le niveau de vie est plus faible, variant de 14 500 euros pour Val-de-Reuil (Eure) à 19 900 euros pour Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime).

Sources : Insee de Haute et Basse-Normandie.

Commentaires d'Action communiste 

Conséquences de cet appauvrissement de la population, en Seine-Maritime : sur un budget total d'1,736 milliard d’euros, le département consacre un peu plus de 45 % aux solidarités, soit un montant de 786 millions d’euros. En 2014, le budget consacré au RSA, géré par le département s’est accru de 10 %. Sur la même période, les crédits du Fonds Solidarité Logement ont également été augmentés de 900 000 €.

En toute logique, on attendrait une aide de l'Etat renforcée.  Au contraire, l’Etat a diminué ses dotations aux collectivités de 3,7 milliards d’euros alors que ses aides publiques  au patronat s’élève à 200 milliards. Les grandes entreprises qui bénéficient des plus fortes sommes sont celles qui restructurent et licencient aujourd'hui : UPM ( Chapelle Darblay), Vallourec, Schneider Electric, Petroplus … Des PME sont aujourd'hui en difficulté car elles dépendaient de ces grands groupes mondialisés, tel Travisol ... Les dividendes des actionnaires de ces grands groupes ne cessent d'augmenter et le MEDEF crie toujours aussi fort : « compétitivité, compétitivité » pour obtenir encore davantage! C'est ce dernier qui est écouté à l'Elysée et à Matignon ! Les pauvres, les mal logés, les sans emplois, les mal soignés sont invisibles pour Hollande et Valls.

Le gouvernement socialiste devrait cesser d'écouter le MEDEF et les injonctions de Bruxelles pour s'occuper de cet appauvrissement grandissant des Français. Et redonner aux collectivités locales cet argent qui leur est retiré pour être, de fait, donné aux plus riches et aux actionnaires.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 09:05
En Fabiusie : Didier Marie, roi du cumul et des indemnités selon un article de Mediapart ...

Un article de Mediapart ( intégral seulement pour les abonnés ...)

Le PS en Seine-Maritime (1): un baron de Fabius sacré roi du cumul et des indemnités

 

03 juin 2015 |  Par Stéphane Alliès et Mathilde Mathieu

Président de département, vice-président d’agglomération, maire adjoint, attaché parlementaire, chargé de mission de la fédération PS, président de l’office HLM, administrateur d’une société d’autoroutes… Le principal lieutenant du ministre des affaires étrangères dans son département, Didier Marie, a cumulé durant des années 12 000 euros mensuels et un emploi du temps impossible. Premier volet de notre enquête.

 

Servir Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères, peut rapporter gros. Pas forcément sous les dorures du Quai d’Orsay mais dans son fief de Seine-Maritime, l’une des fédérations socialistes les plus riches de France. Là-bas, son lieutenant Didier Marie, président du département de 2004 à 2014, chargé de tenir le bastion historique de son mentor, a réussi l’exploit d’encaisser pendant des années un total de 12 000 euros de revenus mensuels liés à son « travail » politique, via différents canaux souterrains de la « fabiusie » que Mediapart a remontés. À côté de Didier Marie, les autres professionnels de la politique sont des amateurs.

Jusqu’en 2013, cet instituteur ...

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 15:09

Publié sur ce site en Avril.

Commentaires : L'investissement au Brésil et aux Etats-Unis semble plus juteux pour les actionnaires que l'implantation historique en France.
  Quand le président du directoire de Vallourec
prétend « surcapacité de production » en Europe il faut entendre délocalisation.  C’est en effet après avoir lourdement investi au Brésil et aux Etats-Unis que Vallourec déclare vouloir rentabiliser ses investissements.  Comprenons : l'entreprise Vallourec investit dans de nouvelles usines sur le continent américain en sachant pertinemment qu’elle sera en surproduction en Europe … et décide de licencier en France et en Allemagne. 
Cette surcapacité de production est en réalité organisée pour justifier des suppressions d'emploi en Europe pour le plus grand bénéfice des actionnaires ! L’État a engagé 4,5 millions d’aides publiques cette année, 3 millions l’an dernier. Les cadeaux fiscaux et sociaux n’ont jamais été aussi important
s. Pourtant l'emploi industriel continue de fondre.  Les multinationales et les banques bradent l'emploi et le secteur industriel.  Le problème n'est donc ni la fiscalité ni les cotisations sociales mais l'appétit des actionnaires ! AC

 
Vallourec : des suppressions de postes annoncées dans l'usine de Déville-lès-Rouen

Le groupe spécialisé dans la fabrication de tubes spéciaux pour l'industrie pétrolière a annoncé hier (29 avril) un  "projet de réorganisation dans le cadre de son plan de compétitivité"

  • par Richard Plumet (avec Colombine Denis)
  • Publié le 30/04/2015 | 12:06, mis à jour le 30/04/2015 | 12:17
 

© France 3 Haute-Normandie

© France 3 Haute-Normandie

 

Inquiétude chez les salariés de Seine-Maritime

C'est hier que Vallourec, visiblement victime de la chute rapide du cours du pétrole de ces derniers mois, a annoncé les mesures prises pour s'adapter à cette situation de crise.  Pour le spécialiste mondial de la fabrication de tubes sans soudures destinés à l'industrie pétrolière et gazière (et aussi nucléaire), la baisse des commandes va induire une  réduction des investissements et la mise en place d'un plan d'augmentation de la compétitivité  des sites de production.

Première conséquence : l'annonce de suppressions de postes, 2000  dans le monde, 1500 en Europe,  900 en France. Rien n'étant  encore annoncé en ce qui concerne le site de Déville-lès-Rouen où travaillent 400 personnes.

Une usine normande qui connaît depuis juillet 2014 une réduction de l'activité. Ces jours-ci, la production a été fortement ralentie avec du chômage partiel et  le passage de 3 à 2 équipes.

 

Extrait du communiqué de Vallourec :

La réorganisation des unités industrielles en Europe
Celle-ci se traduirait par la réduction d’environ un tiers des capacités de production du Groupe en France et en Allemagne par rapport à 2014 à travers :

  • La rationalisation des tuberies,  
  • La poursuite de la spécialisation de certaines unités de finition, notamment sur les sites de Saint-Saulve (Nord de la France) et Mülheim (Allemagne).
  • La réorganisation en profondeur dans certains laminoirs, pour passer de trois à deux postes dans les entités de Déville (Haute Normandie) et Aulnoye (Nord de la France) et sur les sites de Mülheim et Pèlerin de Rath (Allemagne).

> L'intégralité du communiqué (pdf)  :


Ce jeudi matin  (30 avril) les salariés, via les syndicats, exprimaient leur inquiétude  et attendent la tenue du  CCE  le 20 mai pour obtenir des  détails sur la répartition des suppressions de postes.

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 19:36
Lu sur le site du SNUIIPP-FSU 76
CARTE SCOLAIRE : LES DERNIÈRES MESURES !

 

Après un CDEN où la DASEN a refusé de répondre aux situations d’urgence, les mesures de carte scolaires ont été transmises par mail mardi 14 avril en dehors de toutes instances officielles.

Le SNUipp-FSU dénonce un déni de démocratie et trop peu d’avancées et appelle les écoles à continuer la mobilisation. Tenez-nous au courant des actions menées.

Nous avons obtenu un groupe de travail en juin, nous continuerons à cette occasion à défendre les écoles mobilisées.

La liste mise à jour des mesures

91 FERMETURES (45 en élémentaire, 27 en maternelle et 19 en RPI)

 

Lire la suite sur le site du SNUIPP-FSU 76

 

Relevé dans la presse locale

Paris-Normandie

 

Carte scolaire dans le pays de Caux : des écoles à Doudeville, Yébleron et Ourville-en-Caux en colère
Publié le 14/04/2015 á 22H00

Carte scolaire. De Doudeville à Yébleron en passant par Ourville-en-Caux, élus et parents d’élèves s’indignent contre des fermetures de classe annoncées lors du conseil départemental de l’Éducation nationale.

Carte scolaire dans le pays de Caux : des écoles à Doudeville, Yébleron et Ourville-en-Caux en colère
À Ourville-en-Caux, les prévisions laissent apparaître une hausse des effectifs à la rentrée prochaine. Une classe devrait pourtant être supprimée
 

La nouvelle carte scolaire soulève l’indignation dans les villages du pays de Caux impactés par des fermetures de classe. Le point.

Doudeville

Les parents d’élèves de l’école maternelle Raymond-Mensire de Doudeville ont investi l’école lundi matin. Après une première occupation jeudi dernier, ils sont venus manifester contre la fermeture d’une classe. « Nous avons mis huit ans à obtenir une sixième classe, et au bout de deux ans d’existence, ils vont...

Une forte mobilisation
Publié le 14/04/2015 á 21H59

Rouelles. Des parents d’élèves de l’école Paul-Mulot et des élus se mobilisent contre la fermeture de classes.

Une forte mobilisation
Les parents d’élèves face aux élus

Comme dans plusieurs écoles du département, une fermeture de classe a été annoncée à l’école Paul-Mulot de Rouelles. Face à cette annonce de fermeture de classe « qui nuirait à la qualité de l’enseignement dispensé », des habitants, des parents d’élèves et les élus de la commune se mobilisent.

Hier, une réunion d’information autour du mot d’ordre « non à la fermeture de classe » était présidée par Christophe Argentin, maire de Rouelles, et Nathalie...

Extraits d'un article paru dans Normandie actu
Rouen Carte scolaire en Seine-Maritime. Finalement, 91 fermetures et 49 ouvertures de classes

Mardi 14 avril 2015, la nouvelle carte scolaire en Seine-Maritime a enfin été dévoilée : 91 fermetures et 49 ouvertures de classes sont annoncées pour la rentrée 2015. Explications

Mise à jour : 14/04/2015

La modification de la carte scolaire – l’ensemble des mesures prises par l’État qui visent à restructurer l’affectation des élèves dans les établissements scolaires - fait l’objet de nombreuses mobilisations de la part des enseignants, syndicats et parents d’élèves.[...]
Lundi 13 avril 2015, la rectrice de l’académie de Rouen (Seine-Maritime) n’avait pas porté à la connaissance des syndicats le nombre d’ouvertures et de fermetures des classes pour la rentrée 2015, [ ... ]
Mardi 14 avril 2015, des sources syndicales indiquent que 91 fermetures et 49 ouvertures de classes sont prévues, en Seine-Maritime.

La nouvelle carte scolaire en Seine-Maritime : voir sur le site le détail.
  • 91 fermetures de classes (45 en élémentaire, 27 en maternelle et 19 en RPI). 
  • 49 ouvertures de classes (31 en élémentaire, 15 en maternelle et 3 en RPI)
« Un déni de démocratie »

Dans un communiqué en date du 14 avril, le syndicat SNUipp76 dénonce un « déni de démocratie », accusant l’académie de Rouen de ne pas avoir considéré leurs positions :

Après un CDEN où la DASEN (Directrice académique des services de l’Éducation nationale) a refusé de répondre aux situations d’urgence, les mesures de cartes scolaires ont été transmises par mail en dehors de toutes instances officielles. Le SNUipp-FSU dénonce un déni de démocratie et trop peu d’avancées et appelle les écoles à continuer la mobilisation ».

Une réaction qui fait suite au silence de l’académie de Rouen lors de l’audience exceptionnelle du CDEN, le lundi 13 avril 2015 :

La directrice académique a refusé d’annuler des fermetures et de prononcer de nouvelles ouvertures de classes, (…) Elle a fait croire qu’elle ne pouvait rendre ses arbitrages lundi, au mépris des élus du CDEN, des écoles mobilisées et des parents : c’est une première dans notre département ! Les décisions vont être prises unilatéralement, mardi 14 avril 2015, en dehors de toute instance ! », rapporte un communiqué du SNuiPP 76.
Les mobilisations se poursuivent

À la suite du communiqué du mardi 14 avril 2015, le syndicat SNUipp76 a annoncé qu’il resterait mobilisé pour contrer la suppression de classes. Il organisera un groupe de travail en juin 2015, afin de convaincre la rectrice de reconsidérer sa décision :

La rectrice de l’académie a lâché 10 postes, elle aurait pu répondre aux écoles mobilisées. Il n’ y a pas de justice, le fait qu’elle nous expédie un mail, sans nous répondre clairement… Elle doit revoir sa copie », s’indigne Marceau Privat, syndicaliste SNUipp76.

La CGT Éduc’action a également rappelé la « nécessité de plus de 100 postes ». Ils ont notamment rappelé « l’urgence »  de poursuivre les mobilisations « pour obtenir la restitution des postes et les moyens nécessaires pour répondre aux besoins exprimés par les enseignants et les parents d’élèves.».
 

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