commenter cet article …
Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
26/05/2016 à 15:27 par Thomas Renard sur les Informations dieppoises. Voir les images sur ce site.
C’était hier jeudi 26 mai la huitième journée de mobilisation du mouvement contre la Loi travail. La manifestation organisée par l’intersyndicale au départ de la gare de Dieppe a réuni bon nombre de manifestants : 1 250 selon la police, 2 500 selon les organisations syndicales.
« Au-delà des chiffres, on constate que c’est le deuxième plus grand rassemblement après celui du 31 mars dernier », note Mathias Dupuis, le secrétaire général de l’Union locale CGT de Dieppe, tête de pont de la contestation à Dieppe. A la différence de la grande manifestation du 31 mars, la présence lycéenne était bien moins importante dans les rangs, période d’examen oblige.
En revanche, dans le cortège, on voyait pour la première fois apparaître le drapeau du syndicat, pourtant réformiste, CFDT. Des syndicalistes de l’entreprise Berry Plastics d’Offranville se sont joints au cortège : « On a beau avoir un Berger (NDLR : le leader de la CFDT), on n’est pas des moutons », plaisantaient à moitié les manifestants présents. Pour eux, c’est le signe que la base syndicale n’est pas d’accord avec la ligne nationale du syndicat, qui aurait tendance à soutenir le gouvernement sur la loi Travail ou en tout cas d’en demander l’amendement. « Pour nous, c’est le retrait », assuraient les militants présents à Dieppe.
La présence de la CFDT est significative d’un mouvement qui s’élargit. Des salariés d’usines et entreprises de la région dieppoise, non syndiqués, se sont également joints au défilé. Les syndicats de la centrale de Penly étaient aussi de la partie. Dans les grandes usines locales, la grève s’est engagée dans la matinée. « Davigel Offranville a fait une opération escargot jusqu’à Dieppe pour se joindre à nous », explique Mathias Dupuis, qui était le matin même au piquet de grève de l’entreprise Cegelec à Martin-Eglise pour soutenir les salariés dans leurs revendications internes.
« Quand j’entends dire que le mouvement s’essouffle, ce n’est pas ce que je constate aujourd’hui. La révolution citoyenne est en marche », clame le leader local de la CGT, qui rappelle les derniers sondages annonçant que deux personnes sur trois soutiennent le mouvement et que 75 % des Français sont contre la loi Travail. La veille, la CGT avait d’ailleurs appelé au blocage de la zone industrielle de Rouxmesnil-Bouteilles. « Un blocage économique, mais qui n’empêchait personne d’aller travailler », souligne Mathias Dupuis.
A la fin du défilé devant la sous-préfecture, une délégation CGT, Force ouvrière, FSU, Solidaires, Unef et Fidl a d’ailleurs rappelé à la sous-préfète que « la grève est un droit ».
Les syndicats ont en effet vivement protesté contre les déclarations de la préfète de Seine-Maritime qui aurait annoncé sur l’antenne de France Bleu : « La CIM (NDLR : l’entreprise qui importe 40 % du pétrole brut de France, située au Havre) continuera de tourner par tous les moyens que l’on pourra envisager ».
Le conflit, qui s’est durci ces derniers jours avec le blocage de l’économie, ne semble pas près de trouver une issue immédiate.
Mise à jour : 26/05/2016 à 19:10 par La Rédaction de Normandie-actu - Extraits
Extraits - Nous reprenons les manifestations en Seine-maritime et dans l'Eure
Seine-Maritime
Des barrages filtrants et des actions « surprises » sont également prévus dans le département de la Seine-Maritime, notamment au Havre. Les lieux de blocage ne sont pas encore connus.
Eure
La totalité de l'article et toutes les manifestations en Normandie ci-dessous.
CARTE. Loi Travail. Les manifestations et blocages, en Normandie, jeudi
Mise à jour : 25/05/2016 à 17:20 par Manon Loubet Deux mois après les premières manifestations contre la loi Travail, les opposants battront à nouveau le pavé, jeudi 26 mai 2016, lors d'une h...
Mise à jour : 25/05/2016 à 13:24 par Élodie Armand sur Normandie-actu - Extraits.
/http%3A%2F%2Fwww.normandie-actu.fr%2Ffiles%2F2016%2F05%2Fpenly-centrale1-630x0-630x0.jpg)
Des votes organisés dans les sites nucléaires de Normandie pour une éventuelle baisse de charge. (DR)
Les opposants à la loi Travail brandissent une nouvelle menace pour tenter de faire plier le gouvernement. La CGT a appelé les salariés des centrales nucléaires à se mettre en grève. À Nogent-sur-Seine (Aube), l’arrêt de la production d’électricité a été votée, mardi 24 mai 2016. En Normandie, le préavis de 24 heures doit débuter dans la soirée du mercredi 25 mai à Flamanville (Manche), Paluel et Penly (Seine-Maritime). Le syndicat CGT appelle à une grève reconductible, sur le modèle de celle de la SNCF.[...]
Dans les deux centrales de Seine-Maritime et les unités de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche), les salariés doivent décider si des baisses de charge (une diminution de la production d’électricité) seront mises en place. Ces perturbations dans la production d’électricité pourraient débuter dès la soirée, mercredi 25 mai.
"Nous ne pouvons pas mettre à l’arrêt une centrale car tout est relié et cela prend du temps. Mais on peut baisser la charge. Cela se décidera dans les assemblées générales. Cela pourrait coûter cher à EDF. S’il n’y a pas assez de courant, il faut en importer d’Allemagne ou de Belgique », explique Bruno Prepoleski, responsable régional de coordination énergie FNME-CGT à Normandie-actu.
FR3 Normandie
Action des opposants à la Loi Travail ce mercredi matin (25 mai) à la gare de péage du pont de Normandie, entre Le Havre et Honfleur
Voir la video sur le site de FR3 Normandie
VIDEO : le reportage France 3 Le Havre-Baie de Seine de Eddylia Eugène-Mormim et Hervé Guiraudou
Après un blocage (dans les deux sens) de la circulation du pont de Normandie, le trafic des véhicules ayant besoin de traverser la Seine s’est reporté sur le pont de Tancarville où d’importants ralentissements étaient signalés en début de matinée.
A 9h30, les opposants à la Loi Travail ont levé leur barrage.
/http%3A%2F%2Ffrance3-regions.francetvinfo.fr%2Fhaute-normandie%2Fsites%2Fregions_france3%2Ffiles%2Fstyles%2Fasset_full%2Fpublic%2Fassets%2Fimages%2F2016%2F05%2F25%2F25052016_pont1_net.jpg%3Fitok%3DC1DerVg7)
Mise à jour : 25/05/2016 à 14:49 par La Rédaction sur Normandie-actu
La gare Saint-Lazare, à Paris, le 26 avril 2016, lors d'une grève à la SNCF. (© AFP/Archives/MIGUEL MEDINA)
Le trafic SNCF était perturbé mercredi 25 mai 2016, mais « moins que la semaine dernière » avec 3 TGV sur 4 et 4 RER sur 5 en circulation, en raison d’un nouvel appel à la grève de la CGT-Cheminots et SUD-Rail, a indiqué un porte-parole de la SNCF. En province, la SNCF annonce 2 TER sur 3 et 6 Intercités sur 10. Il s’agit du cinquième épisode de grève des cheminots SNCF depuis début mars pour défendre leurs conditions de travail.
Une partie de 421 au Marie-Louise, le bar hors du temps du quai de la Saône (quartier de l’Eure). Une barricade de pneus en feu pour bloquer un rond-point tenu par quelques dockers, chasubles rouges fièrement portées. La présentation en quelques plans semble virer aux clichés...
La journaliste Auberi Edler, ayant mis avec talent le pied dans la réalisation de documentaires depuis plusieurs années, trahit en réalité, et avec bonheur, son attachement à un monde découvert en 2014 à l’occasion d’un précédent tournage sur Aki Kaurismäki (réalisateur du film Le Havre, 2011). Celui des docks et de ses hommes. « Depuis, j’y suis retournée, souvent », confie-t-elle sur la page de présentation de son documentaire, mise en ligne sur le site de financement participatif kisskissbankbank.com. Aussi touchant soit-il, il reste effectivement à le financer afin de concrétiser deux années de travail. Non seulement de tournage qui se poursuivait encore ces dernières semaines, mais aussi d’échanges, de rencontres « pour apprendre à se connaître, à imaginer la confiance ».
Certains considéreront le film orienté puisqu’il donne également un coup de projecteur sur un dernier bastion du syndicalisme en France, alors que se poursuit le bras de fer entre la CGT (notamment au niveau local la très puissante fédération ports et docks) et le gouvernement autour de l’adoption de la loi El Khomri, dite loi Travail.
Un village ouvrier qui résiste
Havraises, Havrais, fils de dockers ou non, c’est donc le moment de contribuer à la réalisation d’un projet « alternatif », probablement livré aux alentours de septembre 2017, présentant un des visages de la ville du Havre à l’occasion de son 500e anniversaire. Celui d’un village ouvrier qui résiste aux forces de la transformation, architecturale et mentale.
Des mois durant, Auberi Edler suivra donc trois dockers, de génération différente, racontant leur approche de la condition ouvrière. Pas de commentaire, ni d’interviews. Juste la parole des ouvriers, de leurs épouses sur une bande originale, c’était inévitable, produite par l’icône Little Bob. Un projet ne saurait aboutir sans parrain. Celui de ce documentaire est en or. Au sens propre comme au figuré. J’ai nommé Ken Loach, tout juste entré dans le cercle des doubles récipiendaires de la Palme d’or du Festival de Cannes. Dans une vidéo, le réalisateur de Moi, Daniel Blake, connu pour l’ensemble d’une œuvre très militante, n’y va pas avec le dos de la cuillère. « Je souhaite bonne chance à cette campagne (N.D.L.R. : de financement), je suis certain que le film sera très bon... J’envoie ce message de soutien à Auberi et aux dockers du Havre, à leur combat pour tirer parti des nouvelles technologies (...). Elles ne devraient pas signifier des licenciements mais de meilleures conditions de travail (...). Victoire aux dockers ! »
Christophe Frebou
https ://www.kisskissbankbank.com/fr/ projects/la-classe-ouvriere