Pour la relaxe des huit syndicalistes de Goodyear, l’UL CGT de Narbonne appelle à un rassemblement le jeudi 4 février à 18h30 devant la sous-préfecture de Narbonne.
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Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Pour la relaxe des huit syndicalistes de Goodyear, l’UL CGT de Narbonne appelle à un rassemblement le jeudi 4 février à 18h30 devant la sous-préfecture de Narbonne.
Nous sommes tous des Goodyear !
Rassemblement à 17 heures Place Pasteur à Besançon le jeudi 4 février 2016 pour la relaxe de nos camarades de Goodyear, lourdement condamnés à 24 mois de prison dont 9 mois fermes, pour avoir lutté contre la fermeture de leur usine et pour les emplois de tous.

Le rassemblement est organisé à l’appel des organisations syndicales locales CGT, FSU, FO, CFDT et SUD.
Rappel pétition en ligne à signer à cette adresse : https://www.change.org/p/fran%C3%A7ois-hollande-l-appel-des-goodyear
La « république » sécuritaire prétend échanger une partie des libertés publiques encore en vigueur contre une mise en spectacle de la « sécurité ». Avec pour conséquence de stigmatiser toutes celles et tous ceux qui n’entendent pas se plier à cette démocratie de caserne. Ce qui est en jeu, c’est l’instauration d’une société de la contrainte, basée sur l’hyper-surveillance des citoyens de première ou de seconde zone. C’est une forme de militarisation durable de la société à travers une stratégie de la tension, un management par la terreur.
JEAN SALEM est philosophe et professeur à la Sorbonne. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, qui portent sur le matérialisme antique (Démocrite, Épicure, Lucrèce) et moderne (libertins du XVIIe siècle, Feuerbach, etc.), comme sur l’œuvre de Marx. Outre des livres consacrés au bonheur, à Maupassant, à l’art italien de la Renaissance, il a également publié plusieurs essais tels que Rideau de fer sur le Boul’Mich. Formatage et désinformation dans le « monde libre » (rééd. Delga, 2009), ou Élections, piège à cons ? (Flammarion, 2012). Son ouvrage d’entretiens, Résistances(Delga, 2015), où il revient sur l’ensemble de son parcours et de sa pensée, a rencontré l’année dernière un franc succès.
Contre la prolongation de l'état d'urgence et sa constitutionnalisation
Contre la déchéance de nationalité
Rouen samedi 30 janvier à 14h30, place Saint Sever
Le Havre, 14h30, hôtel de ville
L’état d’urgence conduit à des décisions arbitraires, des dérives autoritaires. Depuis novembre 2015, plus de trois mille perquisitions sont intervenues. Tout comme les assignations à résidence, elles ont donné lieu à de nombreux dérapages, à un accroissement des discriminations à l’égard de populations déjà stigmatisées en raison de leur origine et/ou leur religion supposée ou réelle. Toutes ces mesures, dont l’efficacité n’est pas démontrée, mettent à mal la séparation des pouvoirs : l’exécutif s’accapare le pouvoir législatif et relègue le pouvoir judiciaire hors de son rôle de gardien des libertés.
Inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, c’est graver dans le marbre ce régime d’exception qui permet l’action des forces de sécurité sans contrôle du juge. C’est habituer les citoyen-ne-s à un état d’exception. Avec les moyens ainsi mis en place, il faut s’inquiéter des pouvoirs sans contrôle donnés à ceux qui peuvent arriver aux manettes de l’Etat…
Inscrire le retrait de la nationalité française aux binationaux condamnés pour crimes terroristes, c’est porter atteinte au principe même d’égalité des citoyens, inscrit à l’article 2 de la Constitution, fondement de la République. C’est instituer, dans la loi fondamentale de notre pays, deux catégories de Français, ceux qui le seraient et ceux qui le seraient moins, au motif que leurs parents ou grands-parents ne l’étaient pas. C’est, de fait, remettre en cause le principe d’une nationalité française ancrée dans le droit du sol.
C’est aussi mettre dans la Constitution une mesure dont personne ne croit à l’efficacité en termes de lutte contre le terrorisme, mais réclamée depuis longtemps par le Front national.
C’est banaliser la logique du rejet de l’autre. C’est s’exposer à ce que d’autres majorités politiques élargissent le champ des actes conduisant à la déchéance de nationalité.
N’acceptons pas la gouvernance de la peur : exigeons la sortie de l’état d’urgence !
Nous affirmons qu’il est nécessaire et possible que l’Etat protège les habitants face au terrorisme, sans remettre en cause les droits et les libertés. Nous refusons une société du contrôle généralisé, une société qui glisse de la présomption d’innocence au présumé potentiellement coupable. Ne donnons pas satisfaction aux terroristes qui cherchent justement à nous faire renoncer à notre vie démocratique.
L’état d’urgence contribue au renforcement des préjugés racistes, aux amalgames et aux pratiques discriminatoires.
Notre pays a été blessé, mais loin d’en soigner les plaies, l’état d’urgence risque de les exacerber en appauvrissant notre démocratie, en délégitimant notre liberté. C’est pourquoi, nous demandons la levée de l’état d’urgence et l’abandon de cette réforme constitutionnelle.
Nous appelons tous les habitants de notre pays à développer la citoyenneté et à agir pour construire une société solidaire.
Manifestation à Rouen
samedi 30 janvier
à 14h30, place Saint Sever
Collectif de défense des libertés fondamentales: AFPS (Association France palestine Solidarité),ATTAC, CIMADE (Collectif Inter Mouvement Auprès des Evacués), Collectif 76 des salariés du social et médico-social, Collectif droits des femmes, CREAL (Comité de Réflexion et d'Action Laïque de Seine Maritime), DAL (Droit au Logement), Emancipation 76, Ensemble, FSU (Fédération Syndicale Unitaire), LDH de Rouen (Ligue des droits de l'homme), Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche, Rasl'Front Rouen. Sgen-CFDT, Union Départementale CGT,Union Syndicale Solidaires 76, et Artisans du Monde, ASTI (Association de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés), Gauche Révolutionnaire, Pastorale des migrants, RESF (Réseau Education Sans Frontières),
"QU'ON ARRETE LA CRIMINALISATION DE L'ACTION SYNDICALE" ...
publié le 15 janvier 2016. Lu sur le site du syndicat de la magistrature
Huit ex-salariés de Goodyear ont été condamnés à des peines de deux ans d’emprisonnement dont neuf mois ferme.
Amiens, il y a deux ans tout juste. 1173 suppressions d’emplois et deux fermetures de sites annoncées chez Goodyear. Autant de vies en suspens, de femmes et d’hommes qui luttent dans un bassin d’emploi sinistré. Le combat syndical dure, sans perspective face au Titan, le groupe américain propriétaire des usines qui n’a que la rentabilité en ligne de mire. De débrayages en occupations, le désespoir monte jusqu’à ce 6 janvier 2014 où des salariés retiennent pendant plusieurs heures deux cadres de l’entreprise, sans violence.
Que sont devenues la violence économique et la tension sociale dans le jugement rendu hier par le tribunal correctionnel d’Amiens ? Huit ex-salariés de Goodyear ont été condamnés à des peines de deux ans d’emprisonnement dont neuf mois ferme. Le tribunal n’a examiné leur ultime tentative de se faire entendre qu’à l’aune de la qualification pénale de séquestration.
Condamnés pour l’exemple ? Alors que le code pénal affirme que l’emprisonnement ferme doit constituer un dernier recours et que les responsables de l’entreprise ont eux-mêmes retiré leur plainte, la justice a refusé le choix de l’apaisement.
La lourdeur inédite de la sanction élude la réalité des conflits sociaux dans lesquels des centaines de salariés sont condamnés à l’impuissance comme au désintérêt politique et médiatique. Des salariés auxquels le code du travail n’offre plus aucun levier pour résister à des licenciements massifs qui, sous couvert de compétitivité, ne visent rien d’autre que la maximisation des profits.
L’amnistie sociale a fait long feu. A Amiens comme à Roissy, l’action syndicale n’est vue qu’au prisme du droit pénal sitôt qu’elle s’écarte des chemins balisés d’un dialogue social feutré. Le calcul économique de dirigeants qui intègrent le coût de la violation de la loi à leurs business plans a de beaux jours devant lui ; car de sanctions exemplaires, il est alors rarement question.
Cette pétition a recueilli aujourd'hui plus de 91 000 signatures. Aidez la à grandir encore en la faisant parvenir à vos amis et connaissances, à vos collègues. Que ceux qui pratiquent la justice de classe sachent que le peuple ouvrier et salarié n'est pas encore soumis et que la révolte couve et gronde de plus en plus. Pour que nous soyons nombreux à nous élever contre les tentatives de mise au pas et les contre-réformes initiées par Hollande-Valls-Macron et soutenues par Juppé-Sarkozy et la commission de Bruxelles.
Publié par Jean Lévy

Pour signer la pétition cliquez ici : Adressé à François Hollande

Pour la première fois depuis un demi siècle un gouvernement a demandé que soit requis des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participer avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.
En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises.
Avec les 8 condamnés de GOODYEAR l’exécutif veut faire un exemple.
Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des emplois et de l’industrie.
Evidemment les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés.
C’est pourquoi nous en appelons à l’ensemble des salariés, aux militants, aux syndicats d’entreprises, unions locales, départementales, régionales, fédérations ou simples salariés solidaires, pour qu’ensemble nous fassions la démonstration de notre force.
Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en commençant par leur imposer l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en organisant le plus grand rassemblement solidaire en prévision de l'appel.
Je signe l'appel en cliquant sur le lien ci-dessous :