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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 10:04
Loi Travail : 3 salariés grévistes menacés de licenciement dans le Nord

Le patronat en rêve : revenir aux conditions du XIXème siècle, aux temps rêvés des patrons quand la grève était encore interdite.  Un patron du Nord l'a fait : il a interdit le droit de grève.  Le comportement du gouvernement lui donne des ailes sans doute.  Inspiré par Valls-Hollande et le Medef, il a licencié ses salariés grévistes.  

Le droit de grève ? C'est archaïque.  Ce sont des idées du passé,  les idées de ceux qui restent frileusement accrochés aux droit et code du travail.  N'est-ce pas ce que nous serinent tous nos experts et journalistes ?

Qu'est-ce qu'ils vont dire nos valeureux chiens de garde de cette nouvelle interprétation des libertés collectives ?AC

Histoire et mémoire de classe : Le droit de grève est le fruit d'un long combat

 

Un long chemin vers les libertés collectives à l'entreprise

La loi Le Chapelier, votée en 1791 interdisait le droit de coalition, donc la grève. En mai 1864, une loi rétablit ce droit, autorisant ainsi la grève.

Près de 80 ans plus tard, le droit de grève est de nouveau interdit, par le gouvernement de Vichy qui prône la collaboration de classe érigée en loi dans la « Charte du travail ». Pendant la longue période d'occupation nazie, la classe ouvrière fournit une part importante des combattants de la résistance. Parmi eux, un grand nombre de militants de la CGT et du Parti communiste français. Un grand nombre de fusillés et de déportés aussi.  Les rues de nos villes en témoignent.  Beaucoup portent le nom de ces martyrs.

 

Le droit de grève est un droit constitutionnel

A la Libération, une nouvelle constitution est débattue et votée. L’avènement de la Quatrième République transforme le droit du travail en France. Désormais, par leur inscription dans le préambule de la constitution de 1946, certains droits et libertés deviennent constitutionnels. Le texte affirme ainsi que « Tout homme peut défendre ses droits et ses intérêts par l'action syndicale et adhérer au syndicat de son choix. », instaure le droit de grève et l’interdiction de la discrimination au travail. Il s’engage aussi sur le respect du droit international. L’attachement à ce préambule et à la déclaration universelle des droits de l’homme sera réaffirmé dans la constitution de 1958.AC

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 22:26

Curieux cette manie, partout en France, qu'ont les policiers d'aller provoquer les lycéens et les étudiants.

Et à quoi rime cette interdiction de camper place de l'Hôtel de Ville?  Est-ce Yvon Robert, maire socialiste de Rouen qui a demandé à la police d'intervenir ?

Quelles seront les prochaines privations de liberté ?

Jusqu'où ira le pouvoir pour faire taire la contestation et la révolte qui gronde ?

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 13:31

par Pierre Lévy sur RT

L'aéroport de Bruxelles suite à l'attentat du 22 mars 2015© Frederic SierakowskiSource: Reuters
L'aéroport de Bruxelles suite à l'attentat du 22 mars 2015
 

Les attentats de Paris et de Bruxelles pourraient servir la cause de certains partisans de l'Europe unie, estime le spécialiste des questions européennes Pierre Lévy.

 

Après les tragiques attentats de Bruxelles, il convient avant tout de s’incliner devant le drame des victimes et la douleur de leurs proches.

Pour autant, l’émotion ne doit pas empêcher la réflexion. A ce stade, l’on peut déjà formuler quelques remarques et questions. La première porte sur l’abyssale disproportion entre les événements bruts, et le flot continu de «directs» et d’éditions spéciales qui ont saturé l’espace médiatique, et balayé quasiment tous les autres événements. Etrangement, on ne cesse d’expliquer que les djihadistes tentent d’impressionner, de subjuguer et de terroriser les citoyens ; et les mêmes n’hésitent pas à ainsi sur-relayer cette guerre psychologique.

Si encore les grands journaux, radios et télés apportaient des questionnements nourrissant la réflexion, ceux-ci seraient légitimes et bienvenus. Or seule la question du «comment ?» est évoquée : comment ont-ils procédé, comment ont-ils pu échapper, comment leur faire échec ?... En revanche, la question essentielle du «pourquoi ?» passe à la trappe.

 

Croit-on vraiment que le groupe Etat islamique est uniquement composé de fanatiques écervelés dont le seul moteur est la «haine de l’autre», et le seul espoir, l’arrivée expresse au paradis coranique ?

 

Comme si l’invocation compulsive de «la haine» suffisait à solder l’analyse ; comme si la psychologie suffisait à expliquer les guerres ; comme si, ces dernières n’avaient pas, toujours, des causes matérielles et des intérêts sous-jacents. Car on ne cesse de nous le répéter : «nous sommes en guerre». Mais si tel est le cas, la première des questions à se poser est : quel est, quels sont, les véritables «buts de guerre».

La doxa politico-médiatique explique qu’il s’agit de répandre la terreur. Mais, ça, c’est une stratégie – pas un objectif. En faisant passer les moyens pour les fins, on ne risque guère d’éclairer les citoyens. Croit-on vraiment que le groupe Etat islamique est uniquement composé de fanatiques écervelés dont le seul moteur est la «haine de l’autre», et le seul espoir, l’arrivée expresse au paradis coranique ? N’y a-t-il pas, au moins, quelques têtes pensantes, et qui sait, quelques amis discrets, qui réfléchissent en termes de buts à atteindre, d’intérêts à défendre, de services à rendre ?

Le plus étrange est que la question ne soit jamais posée – en tout cas dans le débat public.

Ce que chaque citoyen peut en revanche constater, ce sont les conséquences de la situation ainsi créée. Deux au moins crèvent les yeux. La première est le fol emballement sécuritaire, aussi dangereux qu’inefficace. L’image des hélicoptères vrombissants dont les projecteurs balayent nuitamment des quartiers entiers est quasi-orwellienne. A Paris, les fusils-mitrailleurs et les uniformes kaki se banalisent dans les rues et dans les transports ; faudra-t-il bientôt passer à la fouille avant d’attraper le métro ?

La seconde conséquence tient à la relégation au second plan des actuels problèmes sociaux et économiques.

Quant aux causes de la violence métastasée en attentats criminels, elles sont évidemment complexes et multiples. Il importe cependant de rappeler encore et toujours que, parmi celles-ci, figure le chaudron moyen-oriental. Qui peut prétendre que la gangrène qui n’a cessé de s’aggraver depuis des décennies de la Palestine à la Syrie et à l’Irak – et plus récemment, de la Libye jusqu’au Pakistan – n’est pour rien dans la barbarie perpétrée par les djihadistes ? Affirmer ceci ne constitue ni de près ni de loin un début d’excuse pour ces derniers. Mais l’occulter revient à se condamner à la poursuite de l’enfer.

 

Ecrire que c’est l’UE qui était visée permet à quelques plumes de pointer la solution miracle : « il faut plus d’Europe »

 

Depuis la première invasion de l’Irak en 1991 jusqu’au pilonnage du Yemen qui se poursuit aujourd’hui dans une totale indifférence, les puissances occidentales, et/ou leurs alliés et affidés n’ont cessé de multiplier guerres et ingérences brutales. Peut-on oublier que Daech est l’enfant de la seconde invasion de l’Irak et de la déstabilisation de la Syrie, de même qu’Al-Qaïda avait eu sa rampe de lancement en Afghanistan ? Faut-il rappeler que, dans ce dernier cas, les dirigeants américains admettent désormais avoir aidé (c’est un euphémisme) les Taliban afghans avec l’objectif de déstabiliser ce qui était alors l’URSS ? Ce fut l’acte de naissance du djihadisme moderne, créé et instrumentalisé pour des intérêts qui ne sont pas totalement mystérieux.

Soyons justes, de nombreux commentateurs ont quand même «découvert» le véritable objectif des kamikazes de Bruxelles, et le répètent en chœur : «c’est symboliquement l’Europe qui était visée.» Cette propension des dirigeants de l’UE et de ses propagandistes à se croire le centre du monde n’est certes pas nouvelle, même si, en l’espèce, elle est touchante de ridicule. Car les explosifs qui ont ensanglanté Bruxelles avaient précédemment touché l’avion de touristes russes revenant d’Egypte, et même tout récemment, Istanbul – était-ce déjà l’UE qui était visée ?

Qu’importe qu’aucun personnel des institutions communautaires n’ait été touché ; qu’importe que le communiqué de revendication ne fasse aucune allusion à l’Union européenne : écrire que c’est l’UE qui était visée permet à quelques plumes de pointer la solution miracle (quel que soit le problème, d’ailleurs) : « il faut plus d’Europe ». Mettre en place une Europe fédérale, telle est la piste que pointe ainsi Arnaud Leparmentier, directeur éditorial du Monde (dans sa chronique du 24/03/2016), en déplorant toutefois que « les pressions populistes » (comprendre : les réticences populaires) bloquent cette voie. Parmi les idées suggérées : «la création d’un FBI européen» (tiens, il n’a pas écrit : «la création d’un FSB européen»…).

Pour sa part, Jean-Michel Servant, rédacteur en chef adjoint du quotidien régional Le Midi Libre dévoile sans ambages l’état d’esprit de certains orphelins de l’Europe : « ce terrorisme aveugle est aussi une opportunité pour la construction européenne ».

Une opportunité. Il fallait l’écrire.

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 14:27
STOP aux provocations et violences policières: un communiqué de la CGT

La France est-elle encore une République où chaque citoyen peut exercer pleinement ses droits d’expression ?

C’est la question légitime que l’on est en droit de se poser après les nombreux incidents survenus hier.

Les pouvoirs publics doivent être les garants de l’Etat de droit et, avant tout, assurer la protection de chacun, qu’il exerce son droit à manifester ou à s’organiser.

La vague de répression que subissent les militants syndicaux depuis des années prend de l’ampleur et a franchi une nouvelle étape.

Après la violence des choix patronaux (licenciements, chantage à l’emploi, etc.) et l’utilisation de l’appareil judiciaire pour faire taire toute contestation, nos gouvernants n’ont pas trouvé d’autres solutions que l’agression des manifestants par les forces de l’ordre.

Les inégalités sociales se creusent et suscitent l’exaspération de toute la population.

C’est par la réponse aux besoins de justice sociale que se trouve la solution et non par le mépris, la répression et la violence.

La CGT condamne les violences et provocations policières qui ont eu lieu dans et en marge des manifestations de ce jeudi 24 mars.

Elle condamne les arrestations sommaires et garde à vue dont sont victimes de nombreux manifestants et dirigeants syndicaux.

Elle condamne avec fermeté l’arrestation violente du jeune lycéen de l’établissement Bergson et la mise en garde à vue du secrétaire général de l’Union départementale CGT du Doubs.

La CGT exprime toute sa solidarité avec les victimes de ses violences. La CGT appelle tous les salariés à venir exercer leurs droits constitutionnels dans les actions de grève et de manifestations du 31 mars.

Il s’agit, dès à présent, de continuer à tout mettre en œuvre pour préparer, avec la jeunesse, les actifs et les retraités, dans l’unité la plus large, cette journée de grève et de manifestation qui d’ores et déjà s’annonce de grande ampleur.

Montreuil, le 25 mars 2016

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 00:05
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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 14:54

Publié par Michel El Diablo

A l’UD CGT de Paris on s’organise pour les LUTTES à venir… [ASSEMBLÉE GÉNÉRALE des syndicats parisiens - Lundi 14 mars 2016 à 14 heures]

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE des SYNDICATS PARISIENS

Lundi 14 mars 2016 à 14 heures

Salle Jean JAURÈS (Bourse du Travail, 3 rue du Château d’Eau)

 

La Commission Exécutive de l’UD CGT a également décidé :

 

- D’appeler à joindre l’appel des organisations de jeunesse pour la mobilisation du 17 mars.

-De construire une action forte le jeudi 24 mars, journée du débat au conseil des ministres.

- De réussir le 31 mars comme journée de convergence massive, de grèves, de manifestations…

- De mettre à disposition des structures parisiennes un tract départemental (voir ci-dessous).

- Une distribution massive le lundi 21 mars.

 

Salutations fraternelles,

 

UD CGT Paris

 

A l’UD CGT de Paris on s’organise pour les LUTTES à venir… [ASSEMBLÉE GÉNÉRALE des syndicats parisiens - Lundi 14 mars 2016 à 14 heures]

AGRANDIR LE TEXTE et PDF (voir ci-dessous) 

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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 17:26

Ce que ne supporte pas la direction de l'entreprise McDonald's, c'est l'existence d'un syndicat CGT et les succès obtenus poour les salariés.  Succès qui deviennent des exemples pour les salariés des autres restaurants de la chaîne ...

Chez McDonald's, c'est "Travaille et tais-toi!" - A Caudebec les Elbeuf près de Rouen - Les salariés en grève pour soutenir leur chef mis à pied -  Il est aussi militant CGT et milite pour les droits des salariés de McDonald's -
Caudebec-lès-Elbeuf En Seine-Maritime, un McDonald's en grève pour soutenir un manager sanctionné

Des salariés du McDonald's de Caudebec-lès-Elbeuf (Seine-Maritime) ont manifesté mardi 1er mars 2016. Ils soutiennent leur chef mis à pied pour avoir « dénigré » l'enseigne.

Mise à jour : 02/03/2016 à 17:09 par Raphaël Tual sur Normandie-actu

 

La manifestation a mobilisé plusieurs dizaines de salariés ou d'anciens employés pour soutenir le manager sanctionné (photo d'un manifestant).

La manifestation a mobilisé plusieurs dizaines de salariés ou d'anciens employés du MacDonald's de Caudebec-lès-Elbeuf (Seine-Maritime). Ils soutiennent le manager sanctionné. (Photo envoyée par un manifestant)

Les salariés du McDonald’s de Caudebec-lès-Elbeuf, dans l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime) se sont mobilisés avec manifestation et débrayage, mardi 1er mars 2016. Des employés en repos ou d’anciens collaborateurs se sont associés aux actuels salariés pour soutenir un des managers. Ils étaient une cinquantaine de manifestants, selon les organisateurs.
Loïc R., assistant de direction, a subi une mise à pied pour deux jours : mardi 1er mars et mardi 8 mars 2016. Cet employé est également délégué du personnel et représentant CGT restauration rapide en Seine-Maritime. En réaction à cette sanction, un préavis de grève a été déposé pour huit jours. Les manifestants en ont profité pour revendiquer une hausse de salaire.

Peut-être que d’autres actions seront menées cette semaine. Ce qui est sûr, c’est que mardi prochain, 8 mars, une nouvelle manifestation sera organisée », indique Loïc R. à Normandie-actu.
« Des manquements répétés »

La direction reprocherait au syndicaliste un « dénigrement envers l’enseigne », souligne-t-il. Régulièrement, ce manager écrirait des mots sur un tableau destiné à la communication de l’équipe : « Il y a les bulletins de salaires, mais pas la paie », ou encore « il y a le bien-être ensemble, mais beaucoup de fatigue ». Le manager  se défend : « Ce n’est pas du dénigrement, c’est de l’humour. » Selon lui, « une trentaine de salariés ont écrit à la direction pour expliquer que ces mots sur le tableau les motivent. C’est la liberté d’expression qu’ils veulent bâillonner ».
La direction du restaurant, contactée par Normandie-actu, « confirme qu’une procédure disciplinaire a été engagée à l’encontre d’un salarié, compte tenu des manquements répétés constatés dans l’exécution de son contrat de travail et des fonctions qu’il exerce. Cette procédure a été engagée dans le strict respect des dispositions légales et réglementaires et a d’ailleurs donné lieu à un entretien préalable avec le salarié ».

« McDonald’s veut ma tête »

Cette mise à pied est, pour Loïc R., la conséquence d’une tout autre raison : « McDo veut ma tête depuis longtemps. On est un des rares restaurants de France à avoir des avantages sociaux, comme le 13e mois. Ce sont des acquis obtenus après des luttes menées ces deux dernières années, et on incite les autres McDo à faire de même. »
Une page Facebook a même été créée pour renseigner les salariés sur leurs droits. Près de 2 000 personnes suivent cette page. Un « pousse aux grèves » qui ne serait pas très bien vu par sa hiérarchie. Cette dernière affirme que cette sanction « n’est en aucun cas liée au mandat de délégué syndical que ce salarié exerce depuis plusieurs années au sein de l’entreprise ». Elle affirme avoir « agi en responsabilité ».

Manifestation près de Rouen des salariés de McDonald’s
Publié le 03/03/2016 

Paris Normandie, 2 mars 2016 -  Extrait.

[...]« Cette sanction, précise l’intéressé, n’est qu’un début puisqu’elle précède un licenciement qui m’a été annoncé derrière. On me reproche d’être trop près des salariés et de faire de l’humour avec eux pour créer l’ambiance. Cela n’est pas du goût de cette entreprise paternaliste qui prend ce prétexte pour « casser » de la CGT et l’un de ses représentants syndicaux en ma personne. D’autant, poursuit-il, que depuis la mise en place d’un syndicat CGT dans notre restaurant et grâce à la solidarité de l’équipe, notre entreprise s’est progressivement dotée d’avancées sociales significatives ». Un 13e mois, par exemple.[...]

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 08:53

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

A son tour, la Cour de cassation sanctionne l'action syndicale

Ce 9 février, l'instance judiciaire suprême de la France a décrété qu'une simple distribution de tracts, sans déclaration préalable en préfecture, était illégale. Pierre Coquan, à l'époque secrétaire général de l'UD CGT du Rhône, doit donc être rejugé par la Cour d'appel de Grenoble.

Les faits remontent en 2010. La CGT bataillait ferme contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy. Pierre Coquan avait organisé une simple distribution de tracts à un péage autoroutier. Le Tribunal correctionnel de Villefrancehe-sur-Saône l'avait relaxé. Appel du procureur et donc du gouvernement. Et de fil en aiguille, l'affaire est survenue devant la Cour de cassation: annulation des relaxes précédentes et notre camarade doit être rejugé en fonction de l'arrêt de la Cour de cassation.

Celle-ci décrète que "Constitue une manifestation (...) tout rassemblement statique ou mobile, sur la voie publique, d'un groupe de personnes aux fins d'exprimer collectivement et publiquement une opinion ou une volonté commune". Et comme toute manifestation doit être déclarée préalablement en préfecture, le voyou qu'est Pierre Coquan doit être impérativement rejugé pour des faits illicites. Il faut dire qu'aucune législation, votée par Parlement, n'avait définie jusqu'à présent ce qu'était une manifestation. Désormais, lutte des classes oblige, c'est fait!

Cette très grave décision de la Cour de cassation est une atteinte à la liberté d'expression collective.

Dans cette affaire, encore une fois, pas de victime ni de partie civile. Mais comme pour les 8 de Goodyear, le procureur de la République a fait appel jusqu'au bout. Sous Nicolas Sarkozy et sous François Hollande.

Sous ce dernier, le ministère public a donc poursuivi l'oeuvre de celui qui dépendait du gouvernement sarkozyste. Depuis mai 2012, les ministre de la justice ont été Christiane Taubira hier, Jean-Jacques Urvoas aujourd'hui, dans un gouvernement de gôche.

J'ai écrit de gôche, je m'en excuse. C'est gouvernement réactionnaire qu'il fallait lire. Et la lutte des classes existe toujours.

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 17:10

Publié par Michel El Diablo

IL MANIFESTAIT contre le projet de loi El Khomri : un MILITANT CGT POURSUIVI pour outrage au premier ministre !

Loi El Khomri : un militant CGT qui manifestait poursuivi pour outrage

Joël Moreau, 69 ans, est accusé d'avoir "outragé" des CRS et le Premier ministre lors d'une manifestation à Mulhouse contre la réforme du droit du travail.

 

LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE EN CLIQUANT SUR LE LIEN CI-DESSOUS :

 

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 16:25

La loi El Khomri est une attaque globale et en profondeur contre le code du travail.

Elle s'attaque à toutes les garanties des salariés et de la jeunesse: indemnité prud’homale plafonnée, les 11 heures de repos obligatoire, salaires et temps de travail, temps d'astreinte, apprentis mineurs pouvant travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine, accords d'entreprise et referendum contre l'avis majoritaire, plans sociaux ...

Le communiqué commun de 9 syndicats issu de la réunion de mardi ne répond pas à la gravité de la situation, à l'attente des travailleurs et à leur volonté d'agir !

  •  Il limite l'exigence syndicale à une demande de retrait de la barèmisation des indemnités prud’homales. 
  • Il édulcore la profonde cohérence pro-MEDEF de la politique économique et sociale gouvernementale.
  • Il laisse la porte ouverte à des marchandages qui modifieraient à la marge une loi intrinsèquement réactionnaire sous-couvert de concessions par exemple sur le plafonnement des indemnités prud’homales, préparant ainsi la capitulation face à la détermination affichée par Valls !

 

Dans le fond c'est l'orientation des dirigeants de la CFDT qui a inspiré le contenu de cette déclaration : ne pas s'opposer frontalement aux contre-réformes, refuser de les caractériser comme inacceptables globalement en pointant des risques éventuels pour les travailleurs et enfin en appeler au dialogue avec le pouvoir.

 Cela rappelle de sombres souvenirs où par exemple en 2010 en pleine bataille contre la réforme des retraites les dirigeants de la CFDT se sont évertués à faire capoter le mouvement sur le point de bloquer l'ensemble de l'économie.

Entraînant l'ensemble de l'intersyndicale, dirigeants de la CGT compris sur la voie de l'échec.

Affaiblissant de ce fait la confiance à l'égard des organisations et de l'action collective !

 

Et on ne voit pas en quoi est rassurant l'annonce que « Les organisations signataires se retrouveront le 3 mars prochain afin d'approfondir leurs analyses ».

 

NON !

 

Plus que jamais il convient que les militants et les structures de base syndicale engagés dans la bataille d'explication sur la nocivité intrinsèque de la loi El Khomri se prononcent et exigent une action puissante, massive pour le retrait de cette loi !

En faisant connaître publiquement leur détermination.

 

Que les dirigeants de la CFDT en soient d'accord ou non !

Parce que l'unité et l'efficacité du mouvement social ce n'est pas des accords de sommet vides de contenu, mais la recherche de l'unité des salariés, des précaires, des sans emploi et de la jeunesse sur une base de lutte sans compromissions et sans illusions sur ceux qui les ont trahi depuis bien longtemps !

 

Le Front Syndical de Classe

24 février 2016

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