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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 23:28

Contexte : c'est la droite qui gouverne à nouveau en Argentine avec l’arrivée au pouvoir de  Mauricio Macri en décembre 2015.  Trois des cinq membres de la Cour suprême se sont prononcés pour la libération anticipée de Luis Muiña, tortionnaire condamné en 2011 pour crime contre l’humanité à 13 années de prison.  Deux des membres de la Cour suprême argentine ont été récemment proposés au Congrès par Mauricio Macri ...

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 13:44

Sur France Inter le 2 mai 2017

Vincent Giret nous emmène ce soir à Varsovie et à Budapest, où deux manifestations opposées viennent de se dérouler.

J’avais vu passer ce week-end sur twitter, un message d’un confrère évoquant une manifestation fasciste à Varsovie. J’ai, un temps, je l’avoue, cru à une exagération, voire une intox. Et puis, je suis allé voir sur le site de Gazeta Wyborcza, le quotidien polonais de grande qualité, créé et toujours dirigé par l’ancien dissident Adam Michnik, et là, je l’avoue, ma stupéfaction a été totale : on y voit sur une vidéo que ce samedi 29 avril, en plein cœur de Varsovie, dans ce quartier du centre historique reconstruit dans une ferveur populaire exceptionnelle au lendemain de la Second Guerre, paradaient 500, un millier peut-être, hommes et femmes, le crâne souvent bien rasé, tous vêtus de noir de la tête au pied et strictement alignés, comme le serait une armée au garde à vous, agitant le drapeau vert et blanc d’un parti authentiquement néo-fasciste, appelé Renaissance Nationale de la Pologne. On y entend son leader éructer et le chœur de ses partisans reprendre des slogans haineux qui provoquent la stupeur des passants, une jeune femme sur le trottoir semble même essuyer une larme. Mais on comprend vite que non seulement cette manifestation a été autorisée, mais qu’elle est en outre fermement protégée par des rangées de CRS polonais. Ce groupuscule est en fait l’héritier politique du Camp national-radical, qui se proclamait ouvertement fasciste dans les années 30 et organisait même des pogroms anti-juifs. Bien sûr, ce parti est ultra minoritaire, mais l’image est terrible et dit surtout combien le parti populiste au pouvoir, les ultra-nationalistes du Parti Droit et Justice jouent avec le feu en attisant la haine, la xénophobie et s’attaquant depuis des mois à l’état de droit et aux grands principes démocratiques.

Vu sur le site http://wyborcza.pl que le journaliste de France Inter a consulté.

Tysiące podpisów pod petycją o delegalizację ONR
 (Des milliers de signatures pour une pétition visant à interdire l'ONR)
Kacper Sulowski

 

Marsz ONR-u w Warszawie

Extraits de l'article et traduction google

Les participants de la manifestation, marchant dans les rues de Varsovie avec croix et bannières de la phalange, ont scandé des slogans nationalistes et xénophobes : « Nous ne voulons pas l'islam ici, les terroristes, les musulmans » ou « Il y aura du bâton sur le museau de gauche. » Protégé par la police  en présence de plusieurs centaines de personnes.

(Uczestnicy demonstracji, idąc ulicami Warszawy z krzyżem i sztandarami z falangą, skandowali nacjonalistyczne i ksenofobiczne hasła, m.in.: „My nie chcemy tu islamu, terrorystów, muzułmanów” czy „Znajdzie się kij na lewacki ryj”. W ochranianym przez policję marszu wzięło udział kilkaset osób.)

Les autorités polonaises non seulement regardent sans rien faire des démonstrations de fascistes, mais récemment encore enlevé le symbole ONR - Phalange - de la liste des symboles reconnus du fasciste et raciste.

(A w ubiegłym tygodniu znów maszerowali ulicami Warszawy. Polskie władze nie tylko bezczynnie przyglądają się demonstracjom faszystów, ale niedawno usunęły nawet symbol ONR - falangę - z wykazu symboli uznawanych za faszystowskie i rasistowskie”.)

Au même moment, les communistes polonais n'ont plus le droit de s'exprimer.  Les membres du comité de rédaction du journal communiste "Brzask”   sont condamnés à la prison au terme d'une surprenante argumentation du procureur :

"Vous avez publiquement fait l’apologie d’un système politique totalitaire en tant que membre du comité de rédaction du magazine "Brzask” et dans ce cadre vous y avez publié des contenus lié directement aux idées communistes, marxistes et léninistes, publications qui sont accessibles sur le site internet www.kompol.org ce qui dans le contexte des expériences historiques est contraire aux valeurs démocratiques”

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 13:19
Sur Initiative communiste

Communiqué – Commission Internationale du PRCF

Le PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France) condamne de la manière la plus énergique la répression anti-communiste en .

Le régime cléricalo-fasciste polonais pourchasse les militants du Parti Communiste Polonais qui ne font que défendre leurs idées et leur projet politique.

Cette atteinte aux droits de l’homme et du citoyen polonais les télés, les radios, les belles âmes n’en parleront pas. Du moment où ce sont des communistes qui sont frappés ils font silence. Portant ce furent les communistes des pays occupés et l’URSS qui ont vaincu le /nazisme. A l’approche du 8 mai et de l’anniversaire de la capitulation du IIIe Reich il est bon et nécessaire de rappeler ce fait.

Et de constater que ce sont les descendants des collabos de nazis qui pourchassent les communistes en Pologne. Et que dans toute l’UE, cette prison des peuples, les partis d’extrême-droite relèvent la tête y compris en France où le FN, grâce à la complicité de la bourgeoisie, menace les syndicalistes et ceux qui luttent pour la démocratie et la paix.

Notre solidarité avec les communistes polonais et le Parti Communiste de Pologne est totale.

 

Nous participerons à toutes les manifestations de solidarité avec nos camarades de Pologne.

Nous vous appelons à signer la pour le cessation immédiate et inconditionnelle des poursuites contre des citoyens qui ne font qu’utiliser leurs droits.

Enfin il est temps de ne plus accepter l’amalgame honteux, indigne, mensonger qui veut faire croire que communisme et fascisme sont des frères jumeaux. Cet horrible mensonge se répand dans tous les médias bourgeois, les chiens de garde du système capitaliste ne cessent de le pilonner,des livres d’école reprennent le grand mensonge, le bourrage de crâne est général : c’est lui qui sème la revanche d’Hitler.

Appel international de soutien aux militants du Parti communiste de Pologne condamnés à la prison pour „propagation du communisme” – Pétition

Le 31 mars 2016 quatre militants du Parti communiste de Pologne ont été condamnés par le tribunal de première instance de Dąbrowa Gόrnicza à 9 mois de prison ferme ou à des travaux d’intérêt général ainsi qu’à une forte amende pour avoir „propagé l’idéologie communiste” dans leur magazine "Brzask” et sur leur site internet.

Le tribunal a jugé les militants selon une procédure spéciale appliquée dans les cas de délits dans lesquels "la culpabilité de l’accusé ne pose pas de doute”. Le tribunal n’a pas mené de procès selon la procédure du code pénal, se basant uniquement sur l’acte d’accusation. De ce fait, les accusés ont été privés du droit à la défense alors qu’ils avaient déjà demandé à être jugés selon une procédure pénal normale.

Les militants du (Parti Communiste de Pologne) sont accusés sur la base de l’article 256§1 du code pénal: "Qui publiquement fait la propagande pour un système fasciste ou autre totalitaire et appelle à la haine du fait de différences nationales, ethniques, raciales ou liées à la religion sera puni d’une amende, de limitation ou de privation de liberté jusqu’à 2 ans”.

 

Accuser les militants communistes polonais de propagande totalitaire est encore un pas vers la mise à égalité du communisme avec le fascisme afin d’interdire totalement l’activité des communistes.

Le 31 décembre 2015 le Procureur Régional de Katowice a envoyé au Tribunal de 1ère instance de Dabrowa Gornicza un acte d’accusation contenant l’accusation suivante: "Vous avez publiquement fait l’apologie d’un système politique totalitaire en tant que membre du comité de rédaction du magazine "Brzask” et dans ce cadre vous y avez publié des contenus lié directement aux idées communistes, marxistes et léninistes, publications qui sont accessibles sur le site internet www.kompol.org ce qui dans le contexte des expériences historiques est contraire aux valeurs démocratiques”…

Les communistes polonais sont donc condamnés pour avoir poursuivi leur activité statutaire légale!

Au moment de la condamnation des rédacteur de "Brzask”, les néofascistes de ONR (Obόz Narodowo Radykalny – Rassemblement National Radical) défilaient dans la rue pour de Bialystok pour fêter le 82 anniversaire de leur fondation… Ils portaient alors des étendards avec le symboles de la Phalange, des torches allumées et appelaient publiquement à liquider leur ennemis politiques, c’est à dire faisaient complètement référence au fascisme historique. Malgré cela le Ministère de la Défense a programmé d’armer les fascistes en les intégrant à la nouvelle structure de défense territoriale. Auparavant un tribunal à Czestochowa a relaxé un homme qui faisait commerce de tee-shirts avec inscriptions racistes sans y voir une violation de l’article 256 du code pénal. Dernièrement le Ministère de la Justice et le Procureur Général ont suspendu l’exécution du jugement d’un nationaliste condamné pour agression sur un policier.

L’Etat bourgeois pense qu’il va terroriser le KPP et les militants communistes polonais par cette répression anti-communiste et que cette campagne anti-communiste va lui profiter. Cependant cette répression est liée à l’intensification des pratiques anti-sociales barbares de l’Union européenne. La solidarité avec le KPP et le soutien aux communistes persécutés dont l’action se déroule dans des conditions très difficiles, sont très importantes pour et doivent devenir massives –chaque protestation devant les ambassades polonaises seront des actions décisives et efficaces.

Les répressions anti-communistes doivent cesser, et les lois anti-communistes abrogées!

À bas la falsification de l’Histoire ouvrière!

Komunistyczna Partia Polski – KPP – Parti communiste de Pologne

Signer en cliquant ici: https://www.change.org/p/kpp-p olish-communist-party-protest- against-the-criminalization- of-anti-capitalist-voice-in- poland?recruiter=55577695&utm_ source=share_petition&utm_ medium=email&utm_campaign= share_email_responsive

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 15:32

Emmanuel Macron : cet homme est dangereux

Sur le blog d'Anicet Le  Pors

Emmanuel Macron sera élu le 7 mai 2017 Président de la République. C’est le produit politique fabriqué par les efforts combinés de l’oligarchie financière, du MEDEF, des gouvernements Hollande, de la technostructure administrative, des opportunistes de tous bords, des stars de l’intelligentsia toujours avides de notoriété, de la totalité des médias ; bref, de tous ceux ayant joué un rôle dans la situation désastreuse actuelle et favorisé ou instrumentalisé la montée du Front national. Et cela dans le contexte d’une décomposition sociale profonde, d’une communauté des citoyennes et des citoyens désorientés, en perte de repères.

Son émergence est récente et il n’a cessé de cultiver l’ambiguïté pour se positionner électoralement au centre. Toutefois, on peut déceler à partir de plusieurs déclarations disparates une certaine cohérence idéologique, assez différente de celle qu’il veut accréditer ou qu’on lui prête. Cinq lignes de force peuvent être dégagées.

 

  1. Un fervent de l’élitisme, hostile au monde du travail

 Les analyses sociodémographiques publiées à l’issue du premier tour ont montré que Emmanuel Macron a été essentiellement soutenu par les personnes qui s’en sortent le mieux dans la crise, les plus riches, les plus diplômés, les partisans le l’Union européenne, laissant de côté la France qui souffre, accentuant ainsi les inégalités. Dans le même temps, il ne dissimule pas sa volonté de réduire le partenariat au sein de l’UNEDIC, plus généralement de préférer le soi-disant dialogue social à la concertation contradictoire. Il est un farouche partisan de la flexi-sécurité, cause de précarité et de pauvreté de masse. Il opérera une reprise en main étatique des crédits de la formation professionnelle. Il conteste la vocation des syndicats à s’exprimer au niveau national pour les cantonner autant que possible au niveau de l’entreprise dans l’esprit de la loi El Khomri qu’il veut prolonger par une réforme du code de travail adopté par ordonnances, c’est-à-dire sans l’aval du Parlement. L’avantage que l’on peut reconnaître à ce candidat c’est qu’il éclaire les contradictions de classe qui sont à l’œuvre.

 

  1. La mise au pas des collectivités territoriales

Après Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron cherche le moyen de contourner le principe de libre administration des collectivités territoriales posé par l’article 72 de la constitution. Un système de conventions avec les régions pourrait y pourvoir qui conditionnerait le montant des dotations de l’État à la docilité des collectivités. L’Etat serait également appelé à compenser la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages ce qui rendrait ce financement discrétionnaire. Le processus de métropolisation serait poursuivi et développé aboutissant à la suppression d’un quart des départements. Les collectivités territoriales seraient ainsi mises sous pression avec la diminution de 2 milliards d’euros par an des dépenses de fonctionnement, la réduction de 75 000 emplois de fonctionnaires territoriaux, un retour strict imposé aux 35 heures hebdomadaires. La maîtrise de cette nouvelle politique coercitive serait assurée par une conférence annuelle des territoires. La remise en cause statutaire de la fonction publique territoriale reste la cible privilégiée.

 

  1. L’abaissement du Parlement

Il s’agit d’abord d’une réduction drastique des effectifs sensée dégager une économie annuelle de 130 millions, de l’ordre d’un tiers pour aboutir à 385 députés et 282 sénateurs. Le Parlement réduirait considérablement son activité législative qui, hors période budgétaire, serait limitée à trois mois. IL y aurait donc moins de lois nouvelles, ce qui laisserait davantage de champ à la réglementation par décrets. L’activité du Parlement serait aussi réorientée vers des missions de contrôle et d’évaluation. La haute administration aurait de ce fait une compétence d’expertise plus étendue et un pouvoir hiérarchique renforcé sous l’autorité de l’exécutif. Emmanuel Macron a prévu de légiférer rapidement par voie d’ordonnances dès le début de son quinquennat et il conservera le mécanisme de l’article 49-3. Il est clair que la démarche tourne le dos au régime parlementaire.

 

  1. Un gouvernement aux ordres

Le Gouvernement serait lui aussi resserré à 15 ministres, et fortement instrumentalisé par le Président de la République qui continuerait à présider les réunions du Conseil des ministres. Celles-ci seraient plus fréquentes pour assurer une discipline sans faille des ministres. Contrairement aux dispositions actuelles de la constitution, ce n’est toujours pas le Gouvernement qui définirait et conduirait la politique de la nation mais le chef de l’État. Les ministres seraient évalués chaque année. Pour autant, leurs pouvoirs et surtout leurs cabinets exerceraient une autorité renforcée sur les administrations placées sous leur tutelle. Le candidat Macron jugeant le statut général des fonctionnaires « inapproprié », outre une réduction des effectifs prévue de 120 000 emplois, accentuera la dénaturation du statut par une extension du spoil syste , le recrutement accru de contractuels de droit privé sur la base de contrats négociés de gré à gré. Il s’agirait donc d’une mise en cause des principes d’égalité, d’indépendance et de responsabilité et d’une réaffirmation sévère du pouvoir hiérarchique, de l’obligation de réserve, du devoir d’obéissance.

 

  1. Un exécutif opaque et autoritaire

Emmanuel Macron ne remet pas en cause les institutions de la V° République, notamment l’élection du Président de la République au suffrage universel, ni l’usage plébiscitaire du référendum, ni de façon significative le mode de scrutin. Les conditions d’une VI° République ne sont pas réunies : pas de large consensus de récusation des institutions actuelles, pas de consensus sur les caractéristiques d’une nouvelle constitution, pas d’évènement fondateur comparable à ceux qui ont présidé à l’avènement des Républiques antérieures et de l’actuelle. Si l’ambiguïté sur ce que pourrait être la fonction présidentielle du nouveau président demeure grande, on peut déduire de ses quelques déclarations sur le sujet et de ses postures que son exercice de la fonction présidentielle, qui a pu être qualifiée de « jupitérienne », serait à la fois opaque et autoritaire, autocratique. La « dérive bonapartiste » qui a caractérisé le quinquennat de Nicolas Sarkozy risque d’être ici renforcée avec plus de méthode et, sans doute une traduction institutionnelle qui se durcira face aux conflits sociaux que la politique présidentielle ne manquera pas de provoquer. Jusqu’à quelles limites et à quelle échéance ? C’est la principale incertitude sur le danger encouru.

S’il est clair qu’on ne saurait voter pour la politique de filiation autoritaire, xénophobe et nationaliste de Marine Le Pen, le danger de la politique portée par Emmanuel Macron constitue une autre redoutable menace pour le progrès social et la démocratie.

Dimanche 7 mai 2017 je voterai Blanc.

 

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 13:32
PROPOSITION DE RÉSOLUTION N° 4620 tendant à la création d’une commission d’enquête visant à étudier la possibilité de mettre en place une « immunité ouvrière »,
 
Jean-Jacques Candelier (PCF) propose d'étudier la mise en place d'une «immunité ouvrière»
 

«Nous quand on est convoqué par la police, on n'a pas d'immunité ouvrière, désolé, on y va.» Suite au buzz provoqué par la réplique de Philippe Poutou à Marine Le Pen lors du débat à 11 du 4 avril dernier, le député Jean-Jacques Candelier a pris le candidat au mot. Il a déposé une proposition de résolution pour créer une commission d'enquête chargée d'étudier la création d'une «immunité ouvrière» [...]

Le cas le plus emblématique de la répression policière et judiciaire des salariés est celui des employés de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord qui avaient séquestré leur directeur des ressources humaines et le directeur de la production afin de préserver leur outil de travail.

Le tribunal correctionnel d’Amiens les a condamnés en première instance à neuf mois de prison ferme et quinze avec sursis. Cette délibération transforme les syndicalistes en criminels, pendant que les vrais délinquants qui fraudent le fisc ou détournent l’argent public ont les mains libres.

Cette décision de justice, bien qu’amoindrie en appel, a un caractère politique clair. Après le cas d’Air France où des policiers sont venus chercher des salariés chez eux aux aurores, c’est une nouvelle tentative pour intimider les salariés qui seraient tentés de relever la tête pour défendre leurs emplois face à des dirigeants qui privilégient le plus souvent la rentabilité à court terme, au détriment de l’intérêt général et de l’emploi.

Goodyear qui a fermé pour délocaliser, c’est pourtant 2,5 milliards de profit après impôt, 800 millions de dividendes aux actionnaires, et 12 suicides de travailleurs depuis la fermeture de l’usine.

[...]

Protéger les syndicalistes, c’est protéger l’intérêt général.

Au-delà du caractère symbolique de la mise en place d’une « immunité ouvrière » qui serait apte à remettre chacun sur un pied d’égalité devant la loi, cette disposition revêt un caractère nécessaire pour protéger les fonctions importantes des syndicalistes dans les entreprises.

Face à la criminalisation de l’action syndicale, il devient compliqué pour les représentants des salariés de jouer leur rôle de défense des intérêts majoritaires et de lanceurs d’alertes face aux accidents du travail et aux négligences patronales. Combien de salariés se taisent par peur des pressions ou des sanctions patronales ? Combien se taisent suite au risque de poursuite judiciaire en cas d’action revendicative ? Cela ne peut plus durer.


La mise en place de cette mesure permettrait donc de protéger les syndicalistes en leur permettent d’assurer pleinement leurs pouvoirs de représentation, y compris d’action revendicative au service de l’intérêt général. [...]

L'article intégral ci-dessous :

 

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 14:12
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 08:55
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 09:03
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 13:32
vendredi 24 mars 2017

 

Maintenant les syndicalistes et les salarié(e)s sont réprimé(e)s par centaines. A la fin de ce mandat de « gôche », on atteint des sommets de liberté, du respect du droit de grève et de progrès social. Ce n’est plus une liste, c’est un annuaire qui rassemble tous ces travailleurs en lutte réprimé(e) de concert par leur direction ou directement par le gouvernement et son bras, la justice.

A Marseille, l’escale rouge

Les salarié(e) d’Air France, souvent cela se confond avec la CGT, tout le temps avec une mobilisation sans faille, 90% de taux de grévistes au bout du 40e arrêt de travail...., ils ne lâcheront rien. Ils l’ont dit au rassemblement interprofessionnel CGT qui a eu lieu ce matin, 24 mars 2017. Pourquoi cette mobilisation ?

Ils répondent, dans le dialogue de sourd avec la direction qui veut les faire taire. Comprenez, alors que la direction s’est octroyée 3 millions d’euros de salaire supplémentaires en 2015, et 5 millions l’an dernier, ils ne veulent pas entamer des négociations avec le personnel qui souhaite « travailler sans être méprisé » comme le rappelle Aymé du syndicat CGT Air France tant que les salarié(e)s sont en grève.

Voilà le fond du problème, après les plans de licenciement au niveau national, les condamnations multiples au tribunal, nous y reviendrons, dernière estocade de la direction : la convocation de 82 salarié(e)s pour fait de grève.

Le syndicat annonce que les sanctions pourrait aller de l’avertissement à cinq jours de mise à pied, sans salaire bien sûr.

Les lois scélérates

Si le fond est bien la répression sociale en lieu et place du dialogue social prévu, enfin c’est un vœu pieux, dans les entreprises ; l’actualité nous rappelle une loi, la Loi Diard.

Que prévoit cette loi ? Serge l’expliquait dans le hall de l’aérogare, au milieu de la banderole et des drapeaux, le salarié dit individuellement déclarer si il est en arrêt de travail, à la convocation d’un collectif ou d’une organisation syndicale. Cette disposition était prévue pour que Air France puissent avertir 24h à l’avance les voyageurs du maintien ou non du vol. Nous ne pouvons que y voir une attaque du droit de grève pour chacun et chacun, la société pouvant aisément arrondir les angles et amoindrir l’effet de la grève en prévoyant des moyens en face de l’impact de la grève.

D’ailleurs Air France arrondit les angles tellement qu’ils sont en procès ! Ils font appel à des sous-traitants pour maintenir le service mais surtout pour casser la grève. La justice tranchera, à défaut chacun pourra se faire un avis sur la détermination du patronat à toujours trouver un moyen de continuer à casser les grèves et amoindrir le rapport de force des travailleurs.

La subtilité de la Loi Diard, promulguée en fin de mandat de M. Sarkozy, est que le salarié peut ne pas indiquer le début et la fin de l’arrêt de travail. Ceux-ci sont déposés des semaines à l’avance mais la direction ne peut pas ré-organiser la casse de la grève !! C’est le syndicat qui indique le début et la fin de du mouvement.

Le syndicat applique la loi à la lettre, tellement qu’il a eu gain de cause par deux fois devant un tribunal !! Air France a d’ailleurs indemnisé les salarié(e)s grévistes de 500 € chacun pour un abus de retenue de salaires ! Aujourd’hui la direction convoque 82 personnes se basant sur le fait que les salarié(e)s n’avaient pas déclaré l’heure de début et de fin de l’arrêt. Alors même qu’elle a été condamnée sur cette question.

C’est dans toute la France que l’on nous attaque

[...]

Lire la suite sur Rouge Midi : http://rougemidi.fr/spip.php?article9701

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 23:37
Outrage au patron de la police : le leader de la CGT relaxé par le tribunal de Caen

Le délibéré est tombé mardi 28 février 2017. Franck Mérouze, le leader CGT, a été relaxé par le tribunal de Caen des faits d'outrage au patron de la police.

Mise à jour : 28/02/2017 à 09:52 par La Rédaction

Franck Merouze (à droite) était soutenu par environ 200 militants de la CGT, rassemblés devant les grilles du Palais de justice de Caen, mardi 17 janvier 2017. (©Photo Liberté/le Bonhomme libre)
Franck Mérouze (à droite) était soutenu par quelque 200 militants de la CGT, rassemblés devant les grilles du Palais de justice de Caen, mardi 17 janvier 2017. (©Photo Liberté/le Bonhomme libre)

Le tribunal de Caen (Calvados) a rendu son délibéré mardi 28 février 2017. Franck Mérouze, le responsable de l’antenne locale de la CGT avait été jugé mardi 17 janvier 2017, pour outrage et/ou diffamation à l’encontre de Jean-François Papineau, le patron de la police à Caen. Il a finalement été relaxé.

> LIRE AUSSI : Un leader de la CGT de Caen au tribunal pour outrage au patron de la police

Un tract en cause

Lors du mouvement social contre la loi Travail, le 12 mai 2016, un tract de la CGT de Caen (Calvados) accusait Jean-François Papineau, le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP), patron de la police, d’avoir « provoqué un incident grave ». Dans ce tract, on pouvait notamment lire : « Le responsable de la DDSP a délibérément provoqué un incident grave en ordonnant à un officier de jeter un pétard sur le cordon de CRS afin de justifier de la charge contre les étudiants. »

Lu sur le site de l'UD-CGT 76

Lu sur le site de l'UD-CGT 76

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