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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:22
Lu sur le site de l'Association France Palestine Solidarité
Souscription de l’AFPS "procès BDS"
Nous ne nous laisserons pas bâillonner !
Adressez vos chèques (avec au dos la mention « procès boycott ») au siège national.
Souscrivez en ligne (carte bancaire et/ou compte Paypal) sur le site de l’association, en cliquant sur ce lien http://www.france-palestine.org/Fai... (mention « procès boycott »).

AFPS, lundi 9 novembre 2015

L’AFPS ne se laissera pas détourner de ce qui est son objet même : le soutien au peuple palestinien dans sa lutte pour ses droits.

C’est au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de la défense des droits humains que nous menons une bataille politique pour contraindre Israël à se conformer au droit. La campagne internationale Boycott, Désinvestissement, Sanctions est une de nos armes dans ce combat de longue haleine. Nous n’y renoncerons pas et entendons au contraire la développer et l’élargir avec le souci d’être compris et de la faire partager par le plus grand nombre de nos concitoyens.

Les attaques judiciaires scandaleuses initiées par nos adversaires ont abouti à un arrêt de la Cour de cassation jugeant illégal l’appel au boycott. Nous demanderons justice à la Cour européenne des droits de l’homme et poursuivrons nos actions avec comme objectif premier d’obtenir le retrait de la vente des produits des colonies israéliennes.

Nous n’attendons pas de cadeaux de la part des officines ultras qui nous attaquent et vont continuer à le faire. Nous apportons notre entier soutien aux amis et camarades condamnés. Il nous faut pouvoir faire face à ce qui se trame et qui est une remise en cause gravissime de la liberté d’expression.

Nous avons pour cela besoin d’argent.

-> Adressez vos chèques (avec au dos la mention « procès boycott ») au siège national AFPS 21 ter rue Voltaire 75011 Paris.
-> ou souscrivez en ligne (carte bancaire et/ou compte Paypal) via la plateforme de paiement PayPal sur le site de l’association, en cliquant sur ce lien http://www.france-palestine.org/Fai... (mention « procès boycott »).

Dès que vous accédez à la page "faire un don" sur notre site, il vous suffit de cliquer sur le logo rectangle "faire un don", vous serez dirigé vers notre compte Paypal, et n’aurez plus qu’à suivre les instructions.

Les sommes versées pla­fonnées à 20% du revenu impo­sable ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 66% des mon­tants versés.

Merci à toutes et tous, Taoufiq Tahani, président de l’AFPS

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 09:10

Lu sur le Grand soir

Une enquête de l’ONG Corporate Europe Observatory, dont la raison d’être est d’étudier les groupes de pression qui sévissent à Bruxelles, a établi une liste des anciens membres de la Commission présidée par Manuel Barroso ayant retrouvé de juteuses situations dans les entreprises multinationales.

La porosité est telle entre la Commission et ces grandes entreprises qu’elles constituent un seul et même monde.

Ainsi, on a été à peine étonné d’apprendre que la Commission était parfaitement au courant des magouilles à grande échelle de Volkswagen et que le Parlement avait décidé de voter contre une commission d’enquête avant d’autoriser une marge de tolérance sur les émissions de diesel qui continueront à tuer environ 100 000 personnes par an en Europe.

Si l’on se penche sur la liste des anciens commissaires pantouflards, le conflit d’intérêt est quasiment la règle. Un tiers des commissaires de l’ère Barroso sont désormais des cadres influents de grandes entreprises privées. La luxembourgeoise Viviane Reding qui, du haut de sa grandeur morale, compara la politique de la France à l’égard des Roms à celle de l’Allemagne nazie, et qui fut commissaire à l’éducation et à la culture puis à la justice, a été autorisée par la Commission européenne à devenir membre du conseil d’administration de la compagnie minière belge Nyrstar, ainsi que du Kuratorium, une institution œuvrant pour la promotion d’un traité de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis.

Karel de Gucht, ex-commissaire au Commerce et négociateur du Traité transatlantique, exerce chez le gestionnaire de patrimoine Merit Capital. La femme d’affaires néerlandaise Neelie Kroes, responsable de la privatisation des PTT dans son pays, ancienne commissaire à la concurrence, est salariée par Merrill Lynch. Sa nomination avait été critiquée par le Parlement européen car elle avait détenu un mandat d’administrateur dans 43 grandes entreprises (dont Thales et PriceWater House Coopers, cabinet d’audit proche des services secrets étasuniens). Elle avait été également mise en cause aux Pays-Bas pour la gestion de son patrimoine immobilier : elle avait en effet omis de déclarer plusieurs immeubles lui appartenant à Rotterdam et avait juré ne plus se souvenir comment elles les avait financés. Enfin, on lui avait reproché ses relations d’affaires avec le sulfureux promoteur Willem Holleeder, précédemment condamné à 11 ans de prison pour l’enlèvement du magnat de la bière Heineken. C’est elle qui avait intimé au Premier ministre français Villepin l’ordre de ne pas s’opposer au rachat d’Arcelor par Mittal. Au nom de la concurrence libre et non faussée, une entreprise sidérurgique franco-luxembourgeoise devait devenir, tout affaire cessante, un conglomérat anglo-indien.

Tout aussi dérangeant est le cas de l’ancien commissaire à l’environnement, le Slovène Janez Potočnik. Cet ancien professeur d’université pantoufle désormais au sein du Forum for the Future of Agriculture, groupe de pression créé tout simplement par l’agrochimie Syngenta, leader mondial dans la recherche liée à l’agriculture, en particulier la production de produits phytosanitaires et qui ne nous veut que du bien.

Quant à José Manuel Barroso, il pantoufle dans 22 organisations, certes la plupart honorifiques mais néanmoins très influentes, comme les Bilderberg Conferences ou le European Business Summit.

Pour le Corporate Europe Observatory, le microcosme bruxellois « conduit à une proximité relationnelle malsaine entre législateurs et sujets de la législation ».
Ces élites économico-politiques n’ont que faire des peuples. La Commission est structurée pour que l’opacité règne, pour que la finance gouverne sans contrôle des gouvernements nationaux. Les commissaires sont les relais et les agents de la globalisation libérale, ce qui implique, concrètement, la fin des prérogatives des gouvernements et parlement nationaux. La Commission est au service de l’optimisation (évasion) fiscale, des paradis fiscaux, du moins-disant social.

Ces politiques sont mises en œuvre par des hommes – et des femmes – dont l’objectif de vie a été de servir les grands intérêts et qui sont donc récompensés par de formidables sinécures, quand il ne s’agit pas de simonies, au soir de leur vie professionnelle.

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 12:35

Droit à l’eau

Litiges entre États et multinationales : le cas emblématique du conflit entre Suez et l’Argentine

par Olivier Petitjean

Un tribunal arbitral international vient de condamner l’Argentine à verser près de 400 millions d’euros à Suez environnement, pour avoir renationalisé le service de l’eau de Buenos Aires en 2006, après des années de conflits. La firme française a eu recours aux mêmes mécanismes de « résolution des disputes entre États et investisseurs », ou ISDS, qui sont aujourd’hui au centre de la contestation du projet d’accord commercial entre Europe et États-Unis. Une décision qui illustre combien, dans leur fonctionnement actuel, les procédures ISDS ne tiennent véritablement compte ni des droits humains ni de la responsabilité des États vis-à-vis de leurs citoyens, en faisant primer la loi d’airain de la protection des investissements.

L’État argentin a été condamné par le CIRDI [1], un tribunal commercial dépendant de la Banque mondiale, à verser une compensation de 405 milliards de dollars US (380 millions d’euros) à Suez environnement, suite à l’annulation en 2006 du contrat de privatisation de l’eau de Buenos Aires. Un arbitrage rendu dans le cadre des procédures dites de « résolution des conflits entre États et investisseurs », ou ISDS, prévues dans le traité bilatéral d’investissement signé entre la France et l’Argentine dans les années 1990 – ces mêmes mécanismes qui font aujourd’hui polémique dans le cadre du débat sur le projet de « Pacte transatlantique de commerce et d’investissement » (communément désigné par les sigles TTIP ou TAFTA). La décision du CIRDI illustre parfaitement les raisons pour lesquelles les mécanismes ISDS se retrouvent aujourd’hui sous le feu des critiques.

Ces tribunaux arbitraux privés, dont le CIRDI est le principal au niveau mondial, sont accusés de fonctionner de manière opaque et d’être structurellement biaisés en faveur des intérêts privés. Surtout, ils prennent généralement leurs décisions en se référant uniquement aux dispositions des traités d’investissements et plus généralement du droit commercial privé, sans réellement tenir compte des autres dimensions du droit international, et notamment du devoir de protection des droits de l’homme. Le litige entre Suez et l’Argentine en constitue un exemple particulièrement emblématique, puisque le gouvernement argentin a tenté, sans succès, d’invoquer « l’état de nécessité » face au « péril grave et imminent » résultant de la dramatique crise financière de 2001-2002, ainsi que son devoir de protection du « droit à l’eau », pour justifier l’annulation du contrat qui le liait à Suez.

[...]

Lire la suite sur Observatoire des multinationales

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 18:08
Grèce : le mois de novembre s'annonce agité pour Alexis Tsipras
Publié le 03/11/2015  sur Solidarité internationale

I Télé, 3 novembre 2015 :

Le mois de novembre s’annonce agité pour le gouvernement d’Alexis Tsipras. Alors que les créanciers et François Hollande étaient à Athènes il y a dix jours pour valider le programme de réformes, la population grecque redescend dans la rue pour protester contre ces nouvelles mesures d’austérité.

Les étudiants en première ligne

Lundi 2 novembre, ils étaient plusieurs dizaines de milliers à défiler dans toute la Grèce. Dans une dizaine de villes, les étudiants ont manifesté contre les mesures prises par le gouvernement d’Alexis Tsipras, qui devraient porter un coup à l’éducation publique.

 

A Athènes, la fin de la manifestation a été marquée par des affrontements entre plusieurs groupes et les forces de l’ordre devant le Parlement. Jets de pierres, cocktails molotov et gaz lacrymogènes, des images que l’on n’avait pas vu depuis longtemps dans la capitale grecque.

L’ensemble de la société reprend la lutte

D’autres secteurs de la société reprennent les manifestations en ce mois de novembre, alors que les luttes sociales s’étaient calmées depuis l’arrivée au pouvoir de Syriza en janvier 2015.

A l’appel de la Fédération Grecque des Marins, les bateaux restent amarrés aux ports depuis lundi et ce jusqu’à mardi soir, qu’ils transportent des passagers ou des marchandises. Ils seront suivis par les employés des métros athéniens mardi en fin journée, interrompant le trafic à partir de 21h.

Mercredi 4 novembre, ce sont les employés des mairies qui occuperont les bâtiments municipaux une partie de la matinée, de 10h à 13h.

Une grève générale est prévue pour le 12 novembre à l’appel des principaux syndicats publics et privés du pays, ADEDY et GSEE, et une manifestation est également programmée le 22 novembre.

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3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 18:01
Grèce : Les 15 000 marins grecs ont entamé une grève lundi 2 novembre

RFI, 3 novembre 2015 :

En Grèce, quasiment aucun navire ne lèvera l’ancre ce mardi. Les 15 000 marins grecs ont entamé une grève lundi 2 novembre. Ils protestent contre le projet de réforme demandé par les créanciers du pays sur leur système de retraites et la libéralisation de leur profession, notamment avec la privatisation des ports du Pirée et de Thessalonique. Lundi, la fédération panhellénique des marins a rencontré le ministre de la Marine au Pirée, sans succès.

Dans le port du Pirée, les ferries sont sagement alignés le long des quais. Ils ne bougeront pas avant mercredi soir. Nikos Lemonis est un ancien marin. Agé de 71 ans, il est venu manifester contre les coupes dans sa retraite : « Nous ne voulons pas de ça, nous avons travaillé en mer, nous avons gagné notre argent et ces voleurs d’hommes politiques du Pasok ou de la Nouvelle démocratie et aujourd’hui Syriza, coupent dans nos retraites. » Ainsi, il a aujourd’hui peur que sa retraite passe en-dessous de la barre des 1 000 euros par mois, alors que sa femme en vit aussi.

 

Les marins se disent déterminés. Mais pour Antonis Dalakogiorgos, le président du syndicat national de la marine marchande, les marges de manœuvre semblent réduites : « Encore une fois, nous avons pu constater que le gouvernement est engagé, et donc malheureusement soumis à ses engagements pour le mémorandum, qu’il suit, applique et met en œuvre. »

 

 
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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 16:48
Tanger-Maroc : Manifestation contre la cherté de l'eau et de l'électricité

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés le 31 octobre à Tanger contre la cherté des factures du distributeur d’eau et d’électricité Amendis. Les manifestants s’en sont également pris au maire de la ville.

 

Commentaires: c'est à Tanger que s'est installée une usine Renault qui emploie 7000 salariés.  Amendis appartient à Véolia-environnement.  En 2014, le chiffres d'affaires de Véolia s'est élevé à près de 24 milliards en 2014 et le retour sur investissement après impôts ( bénéfices ) a atteint 6,1%.  

Tanger-Maroc : Manifestation contre la cherté de l'eau et de l'électricité
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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 15:55

Lu sur UL CGT Dieppe Impôts

13 juil. 2015

Crédit d’Impôt Recherche: y a-t-il quelque chose à cacher ?
La CGT dénonce l’enterrement du rapport de la commission d’enquête du Sénat et demande à ce que toute la lumière soit faite sur l’utilisation du CIR et son impact pour la recherche.

Communiqué de la CGT

Le Sénat a lancé en décembre 2014 une mission d’enquête sur le Crédit Impôt Recherche. De nombreuses auditions ont été réalisées, notamment celle de la CGT.

Le rapport a été rédigé, mais le Sénat a décidé de ne pas le publier.
  • > Pourtant, chaque année, ce sont 6 milliards d’euros, soit un quart du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche qui sont consacrés au Crédit Impôt Recherche.
  • > Pourtant, de nombreux rapports, et notamment un de la Cour des Comptes, ont déjà pointé l’inefficacité du dispositif.
Alors que le montant du Crédit Impôt Recherche est passé de 930 millions en 2004 à 6 Milliards aujourd’hui, les citoyens ont le droit de savoir ce que financent leurs impôts.

Est-ce parce que le Président de la République a annoncé une sanctuarisation du dispositif qu’il est désormais impossible de l’évaluer ?

Le débat démocratique doit pouvoir avoir lieu sur le Crédit Impôt Recherche, en particulier sur les aspects suivants :

  • > pourquoi le dispositif est-il capté par les grands groupes au service de stratégies d’optimisation fiscale ? En 2012, 23 grands groupes ont bénéficié du quart du CIR.
  • > pourquoi ce dispositif, sans ciblage ni contreparties, ne bénéficie-t-il ni à l’emploi des docteurs, ni à l’effort de recherche ?
    • >> Sanofi a, par exemple, bénéficié de près de 150 millions d’euros par an au titre du CIR tout en supprimant des centaines de postes de chercheurs.
    • >> Le secteur bancaire utilise le CIR pour financer des recherches qui accentuent la financiarisation de l’économie (trading haute fréquence…).
  • > Dans le même temps, la recherche publique vit une véritable cure d’austérité. Les budgets récurrents des organismes sont fortement contraints. La précarité atteint 30 à 60% dans les laboratoires de recherche. Jamais le nombre de postes de recherche ouverts au recrutement n’a été aussi faible. C’est la recherche française qu’on dépouille. C’est toute une génération de jeunes chercheurs qui est sacrifiée.
Sans recherche publique, pas d’avancée du front des connaissances donc de creuset pour l’innovation, pas d’expertise indépendante sur les enjeux énergétiques, les questions de santé, ou encore le fonctionnement de nos sociétés. …

La France prend donc un retard important dans de nombreux secteurs et remet en cause son avenir. C’est ce que l’Académie des Sciences vient de souligner dans une très récente communication.

Il y a urgence à changer de politique : à titre d’exemple, une baisse de 5 à 10% du CIR représente 5 000 postes de titulaires.

La CGT dénonce l’enterrement du rapport de la commission d’enquête du Sénat et demande à ce que toute la lumière soit faite sur l’utilisation du CIR et son impact pour la recherche.

A Montreuil, le 9 juillet 2015

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 15:01

Commentaires : La belle unanimité des sénateurs UDI-PS-LR pour refuser un rapport dont ils saluent le sérieux souligne à quel point leurs positions politiques sont sœurs.  "Ne touchez pas aux patrons" semble dire le chœur des libéraux et des soutiens zélés de la mafia patronale.  Le PS veut bien laisser des strapontins aux élus communistes à condition qu'ils ne fassent pas de vagues ...  

C'est la condition quand les communistes font liste commune avec le PS comme ça avait été le cas dans les Hauts de Seine en 2011.  Alors dans l'opposition le PS se parait des plumes de la gauche en prévision des présidentielles ...  Mais depuis l'élection de François Hollande, jour après jour, lois anti-ouvrières après lois pro-patronales, c'est l'évidence : le PS n'est pas un parti de gauche.  Dans ces conditions, comment le PCF peut-il envisager de faire liste commune au second tour avec le PS devenu la seconde droite de l'intégration capitaliste européenne ?                     

Lu sur "fiscalonline".

Mme Gonthier-Maurin Sénatrice des Hauts-de-Seine (Groupe Communiste, Républicain et Citoyen ) et vice-présidente de la Commission de la culture, de l’éducation et de la Communication vient de publier un document de synthèse sur le crédit d’impôt recherche sur le site internet de son groupe parlementaire au Sénat.

Rappelons que le 9 juin dernier, la commission d’enquête sénatoriale, créée à l’initiative du groupe CRC et présidée par le sénateur Francis Delattre (LR) n’avait pas adopté le projet de rapport, présenté par la sénatrice communiste Brigitte Gonthier-Maurin.

Ce rapport de la Commission d’enquête sur la réalité du détournement du crédit d’impôt recherche (CIR) de son objet et de ses incidences sur la situation de l’emploi et de la recherche dans notre pays avait, en effet, été rejeté par les 21 membres de la commission.

Suite à ce rejet, la sénatrice avait, dans un communiqué intitulé « Crédit d’impôt recherche : l’omerta continue ! », précisé :

« Alors que le Crédit d’impôt recherche (CIR) représente une créance publique de près de 6 milliards d’euros, ce refus d’accepter l’évaluation et la transparence d’un dispositif qui, le rapport le montrait, est très loin d’être stabilisé, n’honore pas le Sénat.

A la question, « à qui profite le CIR ? », le rapport de la Commission d’enquête, dont tous les membres présents ce mardi ont pourtant salué la qualité et le sérieux, apportait des réponses plus qu’étayées.

[...]

En rejetant ce rapport, la majorité des membres de la Commission d’enquête, dont des sénateurs des groupes LR, UDI et PS, prennent la responsabilité de tourner le dos à des propositions qui auraient au moins permis de garantir l’efficience du CIR. »

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui
Mercredi, 14 Octobre, 2015
L'Humanité

gonthier.jpg

Photo : Sénat
Entretien avec Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice communiste des Hauts-de-Seine, auteure du rapport de la commission d’enquête sur le crédit impôt recherche (CIR) qui n’a jamais été publié, met en ligne aujourd’hui les données qu’elle a recueillies (1).

Pourquoi votre groupe a-t-il demandé la création d’une commission d’enquête ?

Brigitte Gonthier-Maurin Nous considérions que le législateur était parfaitement fondé à s’interroger sur un dispositif qui approche les 6 milliards d’euros. Nous voulions vérifier son efficacité eu égard au double objectif qui lui a été fixé : permettre à la fois l’accroissement de l’investissement des entreprises privées dans la recherche et l’embauche des jeunes docteurs.

 

Pourquoi le rapport de cette commission n’a-t-il jamais été rendu public ?

Brigitte Gonthier-Maurin C’est du jamais-vu au Sénat qu’une commission d’enquête avorte totalement au bout de six mois de travail. Ce rapport n’existe pas parce qu’une majorité de droite et PS ne l’a pas voté. Dès le départ, il y a eu une volonté de ne pas interroger l’efficacité du dispositif puisque le président de la République avait annoncé qu’il le sanctuarisait. Mon propos n’était pourtant pas d’en proposer la suppression puisqu’il est utile à nombre de PME pour lesquelles les banques ne veulent pas prendre le risque d’assurer les coûts de recherche. Mais je voulais une photographie à l’instant T pour mieux le réformer. J’ai donc reconstitué l’analyse, en recoupant les éléments à ma disposition, pour montrer qu’en réalité le CIR est fort peu efficace pour permettre l’embauche des jeunes docteurs et faire progresser l’investissement dans la recherche par les entreprises privées. Et qu’il est à la fois très peu contrôlé et fraudogène dans la mesure où il se prête notamment à une forme d’optimisation fiscale.

 

Quelle est l’importance de ces éléments dans le cadre de l’examen du budget ?

Brigitte Gonthier-Maurin Je n’ai pas renoncé à un véritable débat car il s’agit de savoir si l’argent public est mobilisé à des fins utiles et si la forme CIR est la meilleure. Mon groupe a obtenu qu’une séance y soit consacrée au Sénat le 16 novembre. Le combat continue au moment où nous avons besoin de réorienter profondément l’argent vers les ménages les plus en difficulté.

(1) Sur www.groupe-crc.org

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 09:36

Lu sur le blog de Gérard Filoche-15 octobre

Arcelor Mittal 2 intérimaires (Randstatt) chutent dans la fonte en fusion 1400° – La presse préfère parler de 2 chemises déchirées

 

C’était un intérimaire de la société interconseil Randstad. Jérôme Domaerel avait 41 ans. Il est mort à 15 h 30, le 13 juillet, sur le site dunkerquois d’Arcelor-Mittal à Grande-Synthe. Le salarié, originaire de Calais, 30 minutes après « l’opération classique de bouchage du trou de coulée, lors des activités habituelles de préparation de la coulée suivante », Jérôme a chuté dans la rigole principale de fonte liquide » du haut-fourneau numéro 4. La fonte en fusion sort à 1400°C. Les restes de son corps calciné ont été retrouvés dans la rigole du haut-fourneau. Le corps a été autopsié et rendu à la famille : « Le cercueil était scellé, compte tenu des circonstances ». A ce jour, les circonstances de l’accident ne sont pas claires car la direction ose mettre des bâtons dans les roues à l’expertise demandée par le CHSCT et on attend la décision du tribunal..

C’était le 3° accident mortel au sein du groupe en peu de temps. Le 26 décembre 2014, un accident du travail avait déjà coûté la vie à un salarié de l’entreprise sidérurgique de 36 ans, percuté par une chargeuse. Le 12 avril, un jeune intérimaire de 21 ans s’était retrouvé coincé puis écrasé entre deux wagons, sur les rails, près de l’aciérie.

Et puis voila, pendant que l’enquête sur l’accident du 13 juillet est paralysée,  le  jeudi 10 septembre, en fin de matinée un autre ouvrier intérimaire de 29 ans a trouvé la mort sur le site de Fos sur mer, tombé lui aussi, dans une cuve en fusion. Les pompiers ont mis plusieurs heures à retrouver le corps dans la fonte.

Alain Audier, secrétaire général CGT du site, pointe du doigt le recours à la sous-traitance et à un salarié précaire « Ils travaillent sur des installations qui malheureusement se sont pas à la hauteur en termes de sécurité, de mise à niveau, d’entretien et de maintenance ». Il est anormal que dans ces métiers à haut risque, l’industrie se permette de recourir à des travailleurs peu formés, au péril de leur vie.

Il s’agit de « sites dits Seveso » pourquoi de jeunes intérimaires non formés y sont ils placés en exploitation ? L’actuel taux d’interimaires est monté à 21 % ce qui correspond à un chiffre scandaleux, forcément sur des postes permanents !

Faut il « adapter le code du travail aux entreprises » comme l’a déclaré François Hollande dans sa dernière conférence de presse ? Non c’est l’inverse !

Le code du travail n’est pas « illisible » Monsieur le Président, il dit bien dans quelles conditions des intérimaires doivent être utilisés : pas pour des postes permanents, pas dans des conditions dangereuses. Et l’état a des conventions avec Arcelor-Mittal !

« A ArcelorMittal… personne ne s’attarde sur un gant ou un casque moins bien mis : le principal est de redémarrer au plus vite la production ; au détriment de certains points fondamentaux dans la sécurité de circulation des employés » dit Bernard Collin secrétaire du CHSCT Fonte.

La CGT s’interroge, a contrario du Président de la république,  sur la politique de santé et de sécurité d’ArcelorMittal : est-elle réellement adaptée aux véritables risques auxquels les salariés sont confrontés quotidiennement ? Non bien sur.

« La sécurité et la santé des salariés ne sont plus considérées comme une priorité par nos dirigeants. Seuls comptent les résultats financiers de l’entreprise » ajoute la CGT qui a organisé une journée d’action le 15 octobre à Dunkerque avec 200 entreprises, une conférence de presse et la mobilisation d’intérimaires de Randstatt France.

Ce jour là, tout à été fait pour sensibiliser l’opinion : mais croyez vous que le premier ministre a traité de "voyous » les patrons responsables, par faute inexcusable, de ces morts ? Non !  Croyez-vous que Pujadas a exprimé ses regrets d’avoir ridiculisé le Code du travail devant 5 millions de téléspectateurs et a fait sa « une » sur les morts d’Arcelor ? NON.   Pourtant ce n’est pas nouveau hélas, depuis 1962,  il y a eu 200 accidents du travail mortels à Arcelor !

Qu’en dit le sous-préfet, à la délégation de la CGT reçue ce 15 octobre, plutôt du genre poli mais fataliste ?  Que si Arcelor prend des CDD avant d’embaucher, c’est bon puisqu’ils deviennent des CDI ? Mais non un CDD n’est pas une période  d’essai. Et un CDD après des années d’intérim, ce n’est pas une procédure légale non plus. Et des intérimaires sans formation exposés aux risques non plus. Et puis supprimer des postes fixes et prendre 21 % d’intérimaires, ce n’est pas conforme non plus au code du travail. Décidément, ce n’est pas de trop de « code du travail » dont on souffre mais de « pas assez » et de pas assez de respect des humains au travail.

 

Ce n’est pas le moment de faire des rapports Combrexelle et Mettling mais de renforcer le code, la sécurité, les CHSCT, d’imposer au patronat de respecter  et de ne pas leur mettre des bâtons dans les roues.  Quant à l’intérim, il convient de dire qu’il y a eu 67 morts l’an passé parmi les intérimaires et que 2 millions d’intérimaires c’est dangereux ce n’est pas « normal », c’est ce que ceux de Randstatt, 3° groupe d’intérim, sont venus dire de toute la France, ce 15 octobre à Dunkerque. Ca ne fait pas la "une », les médias des 7 gros milliardaires du pays, préfèrent parler des chemises déchirées que de la violence des  morts ouvrières.

 

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 16:28
Sur le site du "Grand Soir"

Le PTP a parmi ses objectifs stratégiques d’isoler et d’acculer l'économie chinoise, la seconde économie la plus puissante du monde.

Les négociations sur l’Accord de partenariat transpacifique (PTP) se sont achevées le 5 octobre dernier à Atlanta, aux États-Unis. Il s’agit du traité de libre-échange le plus vaste de l’histoire de l’Humanité. Des négociations qui se sont déroulées dans le secret le plus absolu durant ces cinq dernières années, bien que depuis l’arrivée de Barack Obama au pouvoir, elles avaient été envisagées dans le but d’augmenter la puissance économique des grands consortiums nord-américains.

Cet Accord regroupe 12 pays : l’Australie, le Canada, le Chili, Brunei, le Japon, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, le Mexique, le Pérou, Singapour et les États-Unis. Situés dans des zones stratégiques de chaque côté du Pacifique, avec une population d’environ un milliard d’habitants, ces pays représentent 25% des exportations globales et 40% du Produit intérieur brut (PIB) mondial.

Récemment, la presse internationale, plusieurs syndicats, comme l’AFL-CIO et en particulier le site internet WikiLeaks, ont publié certains des contenus du PTP. En partant de cette maigre information disponible, nous pouvons en déduire quelques observations :

1. - Le PTP est un accord de libre-échange avantageux pour les États-Unis. Il réduit à néant la souveraineté des pays signataires, en leur superposant le pouvoir des monopoles transnationaux, qui auront un droit de recours jusqu’à demander une indemnité pour « pertes », dans le cas où les États imposeraient des mesures protectionnistes dans leurs pays respectifs.

2. – Concernant le droit de propriété intellectuelle (droit d’auteur, de brevet...), le PTP a deux aspects extrêmement agressifs. Le premier concerne le contrôle absolu de l’information qui circule dans les différents grands médias de communication, notamment sur Internet, à savoir que selon les clauses de ce traité, aucune information ne pourra être publiée dans un quelconque pays si le droit correspondant n’a pas été acheté préalablement.

3. - L’autre aspect du droit de brevet, qui concerne l’industrie pharmaceutique est réellement génocidaire : il impose 12 années d’exclusivité aux magnats nord-américains, alors que pendant ce temps la production de médicaments génériques est interdite, ce qui augmentera sérieusement le prix des médicaments.

4. - Le PTP est un traité visant la privatisation : il supprime toute possibilité de survie aux entreprises étatiques et paraétatiques, et oblige les États à conclure leur processus de privatisation.

5. - L’accord offre sur un plateau d’argent toutes les ressources naturelles et agricoles des pays signataires aux monopoles transnationaux, en obligeant les États à modifier leurs législations, ce qui permettra le pillage de leurs ressources.

6. - Il oblige les États membres à modifier leurs codes du travail pour garantir une plus grande exploitation de la main d’œuvre, ce qui a des conséquences non seulement pour les pays économiquement dépendants, mais aussi pour la classe ouvrière nord-américaine qui sera sous la pression du transfert de ses sources d’emploi vers d’autres pays, et de ce fait sera confrontée à la baisse de salaires et à la perte d’emplois.

7. - Le PTP a parmi ses objectifs stratégiques d’isoler et d’acculer l’économie chinoise, la seconde économie la plus puissante du monde. Le message d’Obama à cet effet a été des plus clairs : « Nous ne pouvons pas permettre que des pays comme la Chine dictent les règles de l’économie mondiale. C’est nous qui devons dicter ces règles... ». (1)

8. – La question militaire a été maintenue absolument secrète. Cependant, certains analystes estiment que l’une des clauses principales du PTP prétend renforcer la présence militaire des États-Unis dans le bassin Asie-Pacifique, alors qu’actuellement ils sont présents militairement dans 135 pays dans le monde.

Indépendamment du PTP, les États-Unis négocient le Traité de commerce transatlantique (TAFTA) avec l’Union européenne. Si cet autre accord de libre-échange venait à être conclu, il aurait un impact sur 60% du PIB mondial, 33% du commerce de biens et 42% du commerce des services. Ce traité est également négocié en secret depuis plusieurs années et possède les mêmes caractéristiques que le PTP, selon les minces informations qui ont filtré sur son contenu.

Mais ce n’est pas tout : un troisième accord de libre-échange, que Washington négocie en secret depuis 6 ans, est l’Accord sur le Commerce de services (TISA par ses sigles en Anglais), qui concernera 50 pays : l’Union Européenne, le Japon, le Canada, la Colombie, le Chili, le Mexique, l’Australie et la Corée du Sud. Cet accord représenterait 68% du commerce mondial dans les services et prétend réguler, de manière supranationale, les services financiers, de santé, d’eau, de télécommunications et de transports principalement, en réduisant toute compétence des gouvernements sur ces services, en les obligeant à la privatisation et à la vente aux grands groupes commerciaux nord-américains.

Le PTP doit maintenant être approuvé par les Parlements de chaque pays. S’il était adopté, il entrerait en vigueur en 2017.

Au cas où les négociations secrètes pour implanter le TISA et le TAFTA, associés au TPT, aboutiraient, les États-Unis disposeraient du contrôle de 80% de la valeur du PIB mondial, ce qui les confirmerait comme première puissance du monde. Il ne fait pas de doute que ces accords visent à récupérer la perte d’influence qui a plongé Washington dans la crise économique internationale en 2007-2009 et a permis de renforcer la présence de la Chine sur la scène nationale.

Ces traités de libre-échange, aussi vastes qu’agressifs, qui sont en train de se concocter (PTP, TAFTA et TISA), sont des mécanismes qui visent à étendre la maximisation du profit du capital financier, au prix de la destruction massive de la main-d’œuvre, la surexploitation de la classe ouvrière, qui jette à la rue des millions d’ouvriers et condamne de vastes majorités de population à l’indigence et à la mort.

En plus de transformer le monde en un grand marché unique et en usine mondiale, ce processus de centralisation et de concentration du capital oblige irrémédiablement les ouvriers du monde entier à se penser comme un seul ouvrier, une seule classe qui travaille dans une seule usine. De ce fait, il devient possible de mettre en place un combat unique à l’échelle internationale et de créer les conditions pour la socialisation des moyens de production à grande échelle.

Le moment est venu pour nous, le monde du travail, la classe ouvrière, les paysans et 99% de la population, qui sommes les sinistrés de cette politique, de présenter un Front Unique contre l’impérialisme, contre le fascisme, et pour le socialisme.

Comme le disait Lénine, cette époque de domination des monopoles, du capital financier est aussi l’époque du capitalisme agonisant qui se trouve aujourd’hui à la veille d’une nouvelle crise. (Fragments tiré du site Rebelion)

(1) Déclaration faite au quartier général de Nike dans l’Oregon. L’entreprise Nike est bien connue pour ses méthodes peu progressistes en matière sociale (LGS).

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