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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 14:00
Le programme Grec de privatisations : Le document déposé par le président de l'Eurogroupe

 
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  Olivier Okeanos

‘The Press Project’ revient sur les privatisations grecques : lors de la procédure d’approbation du plan d’aide à la Grèce par le parlement néerlandais, le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a déposé un document comportant 55 actions de privatisation que le gouvernement grec doit réaliser dans les deux mois à venir. Asteras, l’ancien aéroport d’Athènes Hellinikon, Kassiopi, Port du Pirée, Port de Thessalonique, aéroports, marinas ainsi que des clauses étranges se retrouvent dans les « petites lettres » de l’accord.


1 septembre 2015 

"A louer" ( photo Konstantinos Tsakalidis / SOOC)

"A louer" ( photo Konstantinos Tsakalidis / SOOC)

Outre la cession pour 50 ans des 14 aéroports régionaux les plus touristiques à la société allemande Fraport (détenue en majorité par l'Etat Allemand via le Land de Hesse et la ville de Francfort), le gouvernement grec s’engage également sur d’autres privatisations forcées, telle que la cession d’Astir à Jarmyn, d’ici la fin de l’année.

Un élément qui frappe The Press Project dans le tableau qui suit est le style impératif, notamment dans les cas où le gouvernement s’engage à approuver les études d’impact environnemental comme le veut le cessionnaire ou de surmonter les obstacles érigés par les services archéologiques. Bien entendu, le gouvernement s’engage également à abolir des lois de l’État grec car elles entravent la planification centrale de l’exploitation des actifs publics.

Notons que, au moment où le quartet parle de la nécessité de collecter des recettes et d’équilibrer les charges entre les groupes sociaux, il exige une série d’actions dont le résultat est exactement opposé. Ainsi, par exemple, le gouvernement grec est tenu, dès octobre, de permettre aux yachts de naviguer sous pavillon étranger pour plus de 12 mois.

Enfin, l’élément le plus bouleversant de la liste, ce sont les exemptions offertes aux cessionnaires. Ainsi, par exemple, par disposition législative, les collectivités locales ne pourront pas réclamer de taxes pour les services qu’elles fourniront à ceux qui auront acheté le patrimoine grec. D’autres dispositions les exempteront d’autres taxes ennuyeuses telles que l’ENFIA [taxe sur la propriété foncière, qui a été mise en place de manière rétroactive pour le reste de la population ces dernières années NdT].

Bien entendu, chaque fois qu’une privatisation se trouve confrontée à des obstacles coûteux, le TAIPED (Fonds de mise en valeur du patrimoine privé de l'Etat grec) se charge toujours de payer l’addition... Les Grecs ont toujours été ainsi... accueillants et hospitaliers.

 

PROGRAMME DE PRIVATISATIONS

 

N°. Élément Objet Autorité compétente Date-butoir
1 ΤΑΙPΕD Rapport sur le dossier de propriété Ministère des finances / Secr. général des actifs publics Septembre 2015
Actions requises : Livraison d’un rapport contenant tous les biens immobiliers inclus au ΤΑΙPΕD (y compris tous les ministères et organismes)
2 ΤΑΙPΕD Administration centrale pleinement fonctionnelle (approuvée par les ESHADA (NdT : Plans spéciaux de développement spatial de biens immobiliers publics) et maintien du cadre juridique relatif aux ESHADA, sans modifications Ministère des finances / Min Dév/ment - Environnement IMMÉDIATEMENT
Actions requises: Nomination des membres du Conseil d’administration central pour l’exploitation des actifs publics, de manière à ce qu’il devienne fonctionnel. La nomination doit avoir lieu immédiatement, pour plusieurs affaires :
  1. Pour approuver l’étude concernant Kassiopi et le dépôt d’un avis auprès du ministère de l’environnement et des finances pour émettre l’arrêté ministériel portant approbation.
  2. Pour mettre en œuvre l’ESHADA (plan de développement) à Afantou en vue du changement d’utilisation des terres de la région et son acheminement pour approbation par le Conseil d’État (NdT : donc on est certain que ce sera approuvé….)
  3. Faire avancer les études ESHADA pour: Vartholomio  (rare site de dunes), Porto Heli, Sambariza, Karteros, Markopoulos, Poseidi.
  4. Créer un nouveau plan ESHADA pour Asteras de Vouliagmeni qui soit harmonisé avec les négociations réussies avec l’investisseur sélectionné.
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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 13:08

Publié par Michel El Diablo

HISTOIRE de RONDS ...
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 11:08

Lu sur çanempechepasnicolas, le blog de Jean Lévy

 des centaines de manifestants avaient répondu à l'appel des syndicats. Photo Le DL/S.B.des centaines de manifestants avaient répondu à l'appel des syndicats. Photo Le DL/S.B

ledauphine.com

Le procureur de la République d’Annecy a requis 5000 euros d’amende à l’encontre de Laura Pfeiffer, inspectrice du travail poursuivie pour violation du secret professionnel et recel de courriels de l’entreprise Tefal (groupe Seb).

 

20h00 : «Mon objectif n’est pas de clouer Mme Pfeiffer au pilori (...) mais de rappeler que la loi lui impose une énorme responsabilité de loyauté et de rigueur morale», a déclaré le procureur Eric Maillaud. Il a également précisé qu'il ne serait pas opposé à ce que la peine soit assortie d'un sursis et que l'éventuelle condamnation ne soit pas inscrite au casier judiciaire.
Il a par ailleurs réclamé une amende «symbolique» intégralement assortie du sursis à l’encontre d’un ancien informaticien de Tefal, lui aussi poursuivi pour détournement de courriels et accès frauduleux à un système informatique.
Il leur est reproché d’avoir rendu publics des mails internes à l’entreprise montrant que la direction avait cherché à entraver le travail de l’inspectrice.

« C'est une affaire absurde et des poursuites injustes » s’est pour sa part exclamé Me Henri Leclerc, pour la défense de l’inspectrice du travail. « Le problème qui se pose est celui de la place du syndicat dans la société » a affirmé ce ténor du barreau parisien. « On reproche à ma cliente d’avoir reçu des documents et de les avoir transmis aux syndicats représentatifs de sa profession. Elle les a transmis parce que les éléments qu’ils contenaient, non seulement n’étaient pas couverts par le secret professionnel, et surtout parce qu’ils avaient un intérêt collectif pour la profession. Les grands syndicats sont bouleversés par cette offense ». Et le conseil d’appeler à une relaxe. 
Relaxe demandée également pour l’ex-salarié, licencié depuis les faits. « Il a transmis les documents à l’inspectrice, sur sa demande. Et dans ce cas, elle a figure d’autorité » a plaidé son conseil, Me Luce.

Le jugement a été mis en délibéré.

Il sera rendu le 4 décembre prochain.

Le procès s’est déroulé alors que près de 800 manifestants, principalement des militants de la CGT mais également des collègues de l’inspectrice poursuivie, ont pris place une bonne partie de la journée sur le parvis du palais de Justice d’Annecy. 
Une partie d’entre eux a même joué, sur une estrade, une pièce de théâtre brocardant ce qu’ils considèrent comme une parodie de Justice.
Les CRS –ils étaient 80- avaient pour leur part été déployés tout autour du bâtiment, situé en plein cœur d’Annecy.

17h01 : Alors que le procès de l'ancienne inspectrice du travail de Tefal s'est ouvert ce vendredi, au tribunal d'Annecy, des centaines de manifestants avaient répondu à l'appel des syndicats pour soutenir l'accusée et protester contre ce qu'ils estiment être une justice de classe. Des barnums avaient même été installés devant le tribunal

Toute l'après-midi, les manifestants ont occupé le parvis du palais de justice, face à un imposant cordon de CRS mobilisé pour l'occasion.
Les manifestants ont même organisé un procès factice, avec la complicité d'une troupe de théâtre, pour "jouer" le procès "version syndicat" sous la salle qui accueillait la véritable audience.

Par Stéphane BOUCHET 

 

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 15:23

Ce texte de Jaurès est extrait de la revue Cerise parue le 9 Octobre.

"La responsabilité profonde et meurtrière des grands patrons, des grands capitalistes ..." Jean Jaurès
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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 13:38

Publié par Michel El Diablo

 

« CRISE des MIGRANTS » : le point de vue du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

Vous lirez, ci-dessous, un extrait  d'un entretien avec GEORGES GASTAUD, porte-parole du PRCF, publié par le site : "Initiative Communiste".

******

Initiative Communiste : Comment le PRCF regarde-t-il ce que la grande presse appelle « la crise des migrants » ?

Georges GASTAUD:  Derrière leur masque compassionnel, l’impérialisme et ses chiens de garde médiatiques battent actuellement de nouveaux records d’hypocrisie et de barbarie.

Prolongeant la politique hyper-agressive de G.W. Bush au Proche-Orient, les forces euro-atlantiques relayées sur place par le fascisant régime turc et par les féodaux saoudiens et qatari ont sciemment déstabilisé la Syrie, quitte à déchaîner contre Damas les pires fanatiques de la planète. Ils avaient déjà réalisé le même forfait de masse en Libye à l’époque de Sarkozy. L’impérialisme français déclinant est en pointe dans cette déstabilisation et il est à noter que le social-impérialiste Fabius (socialiste en paroles, belliciste en pratique) est d’autant plus arrogant contre les peuples de l’Est (Ukraine) et du Sud qu’il est plus veule face à l’impérialisme allemand en phase de revanche historique, sans parler des reptations élyséennes devant l’Oncle Sam et l’OTAN. Engels notait déjà, à propos des rapports entre l’Irlande opprimée et l’Empire britannique, qu’ « un peuple qui en opprime d’autres ne saurait être libre » et c’est à la fois par anti-impérialisme et par patriotisme bien compris que nous combattons les entreprises néocoloniales de la France officielle : tout ce qui renforce ce néocolonialisme pseudo-français détruit notre pays car ce sont les mêmes forces sociales – l’oligarchie capitaliste appuyée par les « sarkoblicains » et par le PS pro-Maastricht – qui agressent d’autres peuples et qui démolissent la France issue du CNR : leurs victoires sont des défaites pour le peuple de France et il faut donc lier chaque lutte pour l’emploi et contre l’austérité à la dénonciation des guerres impérialistes, ce que les états-majors syndicaux euro-formatés ne font plus du tout.


En tout cas le résultat de cette stratégie de gouvernance mondiale par le chaos ne se sont pas fait attendre : des millions de Syriens fuient leur pays cassé. L’UE a d’abord traité la question par la barbarie pure et simple : des dizaines de milliers de noyés, surtout africains, en Méditerranée. Sous l’égide de l’impérialisme allemand, qui veut à la fois réinvestir politiquement le terrain proche-oriental et injecter sur son marché du travail des millions de salariés qualifiés prêts aux travaux sous-payés, l’UE feint de vouloir accueillir des millions de malheureux alors même que l’UE comporte des dizaines de millions de chômeurs, de précaires et de travailleurs pauvres. Bien entendu, il faut faire échec aux barbares du parti « républicain » et du FN qui cultivent la xénophobie la plus rance à l’encontre des migrants et des enfants en danger de mort. Mais la véritable ligne internationaliste n’est nullement pour autant de rallier le point de vue hypocrite des Guetta, BHL et autres donneurs de leçons humanistes. La solidarité vraie ne repose pas, contrairement à ceux que propagent l’UE, l’UMP, le PS… et le MEDEF, sur la « libre circulation des hommes, des marchandises, des capitaux et des services » : ça, c’est la « liberté » pour le capital d’exploser toutes les nations constituées, d’organiser les sous-enchères sociales, de précipiter l’usage de l’anglo-américain comme seule langue de travail, de dresser les peuples les uns contre les autres, d’attiser le racisme et les partis d’extrême droite, du FN aux néonazis allemands, du Vlaams Belang cher à la Le Pen aux xénophobes de la Ligue du Nord en Italie. La vraie revendication prolétarienne – et paysanne ! – c’est le droit pour chacun de vivre et de travailler au pays quitte, bien entendu, à co-planifier les échanges internationaux de biens, de ressources techniques et de main-d’œuvre à l’échelle continentale et mondiale : ce qui requiert une toute autre société, le socialisme et le communisme.

Bien entendu, tout travailleur doit être défendu contre l’extrême droite et le racisme d’État au nom de la solidarité de classe et de l’unité du prolétariat résidant sur notre sol : bas les pattes donc, Valls, Sarkozy et Marine Le Pen, à l’encontre des travailleurs immigrés. Mais notre but ne peut pas être de vider la Libye, la Syrie, l’Irak, le Mali, etc. de tous leurs éléments qualifiés pour aider Merkel à détruire les garanties sociales du salariat allemand pendant que l’OTAN livre des pays entiers au chaos. Il faut avant tout accentuer la pression populaire, aujourd’hui honteusement faible suite à l’abandon des positions anti-impérialistes par les états-majors du mouvement ouvrier, pour combattre les guerres impérialistes, mettre au premier plan le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, exiger que les sommes folles investies pour précipiter la Syrie, l’Ukraine, etc. dans la guerre civile, soient récupérées, aux frais des transnationales des armes et du pétrole, pour reconstruire ces pays, permettre à leurs émigrants forcés d’y revenir librement, et pour parallèlement, reconstruire aussi notre pays cassé, fût-ce pour le moment à un degré bien moindre que ne le sont les pays du Sud, de l’Est et du Proche-Orient.

Encore un mot pour dire le dégoût quotidien que nous inspire un Bernard Guetta qui chaque jour sur France-Inter, dénigre le peuple français et exalte « l’Allemagne honneur de l’Europe ». Honte à Guetta, BHL et Cie qui ont semé l’ingérence en Libye et en Syrie et qui maintenant appellent le petit peuple à « accueillir » les migrants alors que les villes riches ne font rien pour accueillir les travailleurs et construire un minimum de logements sociaux ! Rappelons aussi que c’est cette même RFA, unifiée aux dépens de la RDA annexée et des « Ossies » qui a écrasé la Grèce avec le renfort du tartuffe de l’Élysée. Bien sûr qu’il ne faut plus un seul noyé en Méditerranée, mais pour cela, il faut faire payer les profiteurs de la guerre et leurs serviteurs nantis des grands médias, pas les salariés, paysans et chômeurs qui vivent déjà mille difficultés à cause de l’euro-austérité et des ruineuses politiques de guerre pratiquées par l’UE/OTAN !

Bref la compassion vraie passe par l’engagement des vrais internationalistes contre le couple mortel que forment les fauteurs de guerres impérialistes et les défenseurs de l’euro-austérité.

Et bien entendu, cela implique la totale solidarité avec les travailleurs allemands qui mènent des luttes importantes dans la dernière période. Ce n’est pas l’Allemagne progressiste de Lessing, de Beethoven, de Marx, Zetkin, Luxemburg, Liebknecht ou Brecht que nous combattons, au contraire, personne d’autre que les fondateurs du PRCF n’a fait plus en France en 1990/2000 pour défendre les communistes est-allemands persécutés en masse comme nous l’a récemment écrit Margot Honecker dans un message émouvant ; c’est l’impérialisme « allemand » et son compère « français », héritier de Thiers et de Pétain, que nous dénonçons en appelant à reconstituer l’Axe rouge franco-allemand qui existait à l’époque où Thälmann et Thorez combattaient ensemble la montée de l’euro-fascisme !

 

L'intégralité de l'entretien est à lire ici

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 17:12
L'UL CGT-Dieppe développe sur la transformation de La Poste avec le paiement des services autrefois gratuits.  Allez lire l'article intégral sur le blog de l'UL CGT de Dieppe.

UL CGT Dieppe   Poste - Telecom

03 sept. 2015

 

Aux télécoms (Orange), ancien service du ministère des PTT aujourd’hui privatisé, on connait la transformation de services autrefois gratuit en services payants (exemple : le dépannage téléphonique à l’intérieur d’un logement).

C’est aujourd’hui au tour de la Poste de se lancer dans ce genre d’opération. Pour prétendument s'adapter, La Poste propose donc de « nouveaux services » (payants), qui, autrefois, faisaient partie du Service Public (gratuit).

Ainsi, comme le révèle Normandie Actu 76, à Thiétreville, près de Valmont, le conseil municipal a décidé de tester ce service de visite hebdomadaire mis en place par La Poste : pour sept de ses habitants un peu esseulés, la commune a financé un service de visite du facteur, une fois par semaine.

[...] Suite sur le blog de l'UL-CGT de Dieppe.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 16:08
Un article très documenté sur Mediapart à propos des réformes envisagées sur le code du travail. Extraits.  Lire l'article entier sur Mediapart.

02 septembre 2015 |  Par Mathilde Goanec sur Mediapart

Terra Nova, think tank proche du PS, a publié mercredi matin un rapport très offensif sur la réforme du droit du travail. Sa proposition de donner la priorité à l'accord collectif sur le code du travail rejoint une autre étude publiée par le très droitier Institut Montaigne la veille. Le gouvernement pourrait s'en inspirer pour une future loi. 

 

Mis en orbite en juin avec la sortie du livre de Robert Badinter et d’Antoine Lyon-Caen, Le Travail et la loi, la réforme du code du travail s’impose comme le sujet politique de cette rentrée. 

[...]

Sur le constat de départ, d’abord : c’est le code du travail qui bride le « dynamisme économique » et explique le taux de chômage massif en France, tout élément de conjoncture mis à part. Tous ceux qui « persistent à attribuer le chômage massif à une insuffisance de la demande et recommandent en conséquence une augmentation de la dépense publique » sont des simplistes, qui « nient les aspects factuels ». Autre gros défaut du code à la française, il ne serait pas suffisamment protecteur pour le salarié, et même bien trop complexe pour ceux censés les défendre. [...]  Il faut donc « changer de modèle », et tant pis si les syndicalistes eux-mêmes sont globalement unanimes pour dire que la réforme du code du travail est loin de constituer une priorité. 

 

Tout revoir, donc, et en premier lieu la primauté de la loi sur le contrat. La France a effectivement pour tradition d’accorder à la règle nationale (le code du travail) un statut prépondérant sur les accords signés aux niveaux de la branche professionnelle, voire de l’entreprise. Les rapports Terra Nova comme Montaigne sont sur ce point unanimes. Ils veulent que les accords d’entreprise ou de branches constituent désormais les échelons prioritaires. L’Institut Montaigne va très loin [...] en s’appuyant quasi essentiellement sur la négociation au niveau de l’entreprise. Les experts mandatés par Terra Nova se veulent plus rassurants [...] « Là où il n’y aura pas d’accord collectif, le droit général s’appliquera », rappelle Gilbert Cette. Mais dans leur ouvrage, la bascule est décrite noir sur blanc. « La logique proposée, dans un premier temps, est de faire de la dérogation conventionnelle la règle. Et dans un second temps, le droit réglementaire deviendrait supplétif du droit conventionnel. »

La possibilité de déroger au code du travail n’est pas nouvelle [...] depuis les lois Auroux en 1982 et Fillon en 2004 [...] Les lois Aubry sur les 35 heures ont également consacré le principe de négociation locale sur le temps de travail. [...]

 

La première réelle anicroche à ce postulat de base date de la création des accords de maintien dans l’emploi (AME) par le biais de l’ANI [...] Ils sont censés permettre, en cas de grosses difficultés économiques, à une entreprise de négocier à la baisse un accord sur la durée du travail et la rémunération en échange d’un maintien de l’emploi. Mais ces accords sont limités à deux ans [...] C’est pourtant bien le modèle défendu par les deux auteurs, une fois les « rigidités » levées. Ce type d’accord pourrait intervenir à tout moment, devrait n'avoir aucune durée limitée, et pouvoir se passer d'un engagement formel sur le maintien de l’emploi. Les deux auteurs vont même plus loin, ouvrant la brèche d’une intense polémique : impossible pour le salarié de refuser de signer un AME, ou alors au risque d’un licenciement sec (et non plus économique, plus favorable sur le plan des indemnités, comme aujourd’hui). 

[...] Tout accord signé devra être porté par un syndicat bénéficiaire de plus de 50 % d’audience dans l’entreprise (au lieu de 30 % aujourd’hui), le syndicalisme doit globalement se renforcer (éventuellement par le biais d'un chèque syndical comme en Belgique), les salariés être mieux informés et leurs élus plus formés. [...]

 

Mais la France n’est ni l’Allemagne, ni le Danemark. « Une contractualisation accrue est un jeu dangereux, vu l’état des forces syndicales et du rapport de force dans les entreprises aujourd’hui », met en garde Gilles Auzero, professeur de droit à l’université de Bordeaux. [...]

« L'idée que l'on puisse simplifier le droit du travail en simplifiant le code du travail est un mythe absurde. La complexité du droit reflète la complexité des rapports de travail avec de multiples statuts soumis à des règles différentes, poursuit Jacques Freyssinet. Si on sabre dans le code du travail, on va transposer cette complexité dans les accords collectifs. Aux États-Unis, vous avez des conventions collectives qui font des centaines de pages car justement, il n’y a pas de code du travail. L’autre possibilité, c’est un développement exponentiel des jurisprudences. »

[...] Pour éviter « une judiciairisation extrême », le rapport se double de nombreuses propositions sur la justice prud’homale. Favoriser la conciliation, introduire « l’échevinage » (soit l’introduction d’un juge professionnel dès la première instance des prud’hommes), et même développer l’arbitrage privé. Autant de points déjà lancés dans le débat public et férocement combattus par les partenaires sociaux.  

 

« Il y aura bien sûr des limites à la négociation locale, celles relatives à l’ordre public, aux droits de l’homme, aux règles supra-nationales », liste Gilbert Cette. Mais l’obligation de santé et de sécurité, les discriminations, l’obligation de réduire les inégalités hommes-femmes, pour ne citer que quelques exemples, seront-elles sanctuarisées, une fois la boîte de Pandore ouverte ? [...] L’exemple du salaire minimum est révélateur de cette ambiguïté : alors qu’il propose carrément une possible dérogation au Smic par « accord de branche étendu » ainsi qu’une modification des règles de revalorisation, le rapport insiste dans le même temps sur une « meilleure articulation avec les dispositifs type revenu minimum, plus adaptés pour lutter contre la pauvreté ».

 

Le rêve du Medef : le renard libre dans un poulailler "libre"( sous-titre AC)

[...] " Les frontières entre salariés et indépendants vont peu à peu s’estomper. Le code actuel, conçu pour réglementer le travail à l’usine, crèvera avec elle, qu’on le veuille ou non. » conclut Jacques BarthélémyCette impérieuse nécessité de réforme est un discours que l’on retrouve dans la bouche des dirigeants socialistes, depuis le début du quinquennat. La proximité idéologique est d'ailleurs manifeste entre les deux experts et le gouvernement. Gilbert Cette, exerçant à la Banque de France, a conseillé François Hollande pendant les présidentielles et co-préside un séminaire pour les ministères du travail et du trésor. Il a été sollicité, tout comme Jacques Barthélémy, à plusieurs reprises sur la refonte du droit du travail ou la question du salaire minimum. Jacques Barthélémy est d’ailleurs, par le biais de son cabinet d’avocats, un conseiller assidu des milieux patronaux, proche de la CGPME pour laquelle il assure des formations. Quant à Terra Nova, la fondation joue avec constance son rôle de boîte à idées d’un PS réformé.

Ce rapport est donc le prélude logique de la mission confiée au mois d’avril par le premier ministre à Jean-Denis Combrexelle sur la place de la négociation collective vis-à-vis du code du travail. [...] Jacques Barthélémy, avec gourmandise, a d’ailleurs glissé ici et là que Jean-Denis Combrexelle, conseiller d’État et ancien directeur général du travail, « pourrait aller plus loin sur un certain nombre de points »

 
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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 09:24
Commentaires :La seule préoccupation du groupe Nestlé est de réaliser le maximum de profits.  Pourquoi alors s'embarrasser de morale et de droits de l'homme?  Nestlé a récemment vendu une de ses filiales, Davigel,  à Brakes, groupe anglais lui-même propriété d'un fonds d'investissement américain, Bain Capital.   Dans le secteur de Dieppe, l'entreprise compte 3 sites à Offranville, Rouxmesnil-Bouteilles, et Beautot.
Nestlé a cédé ses usines sans se préoccuper de savoir quelles étaient les intentions de Bain Capital concernant les salariés en France et à Dieppe... 
Il y a sûrement davantage de "cash" à ramener pour les actionnaires en faisant travailler des esclaves en Thaïlande.  
Nestlé accusé de complicité d'esclavage en Thaïlande

La firme s'engage à combattre le problème du travail forcé en Thaïlande.

 

Un cabinet d'avocats américain a déposé plainte contre le leader mondial de l'agroalimentaire qu'il accuse de tolérer le travail forcé, initié par l'un de ses fournisseurs sur des bâteaux de pêche en Thaïlande.

 

Le groupe suisse Nestlé est accusé de soutenir consciemment l'esclavage en Thaïlande. Les victimes? Des Thaïlandais, mais aussi des Cambodgiens et Birmans, souvent très jeunes. Ils sont vendus à des capitaines de bateaux de pêche, selon le cabinet d'avocats américain Hagens Berman, qui a déposé contre Nestlé une plainte en nom collectif au tribunal fédéral du centre de Californie.

Dans les faits, la société thaïlandaise Thai Union Frozen Products PCL fournit à Nestlé plus de 12.000 tonnes d'aliments pour animaux à base de fruits de mer pour ses différentes marques «dont une partie sont produits dans des conditions d'esclavage», s'insurge le cabinet d'avocats. «Des acheteurs de produits pour animaux ont porté plainte aujourd'hui contre Nestlé, accusant le fabricant d'aliments de soutenir en toute connaissance de cause un système d'esclavage et de trafic d'êtres humains pour produire des aliments pour chats de la marque Fancy Feast, tout en cachant sa complicité avec des violations des droits de l'Homme», détaille le cabinet Hagens Berman dans un communiqué.

Le fléau de l'industrie maritime en Thaïlande

Les producteurs locaux qui travaillent pour des entreprises étrangères exigent parfois de leurs travailleurs des tâches dangereuses à raison de vingt heures par jour. Le tout pour un moindre salaire, s'il en est, avec la menace d'êtres battus voire tués, affirme le cabinet d'avocat. «En cachant cela au public, Nestlé a de fait conduit des millions de consommateurs à soutenir et encourager l'esclavage dans des prisons flottantes», accuse l'un des avocats. Il invite tous les clients consommateurs concernés à joindre leur voix à cette plainte.

[...]

La Thaïlande est connue pour le travail forcé qu'elle impose sur son sol dans le secteur de la pêche, la plupart du temps à des immigrés sans papiers. En 2013, l'Organisation internationale du travail dénonçait déjà de «graves abus» sur les bâteaux de pêche dans cette région

[...] De nombreuses quantités de fruits de mer vendues dans les grandes surfaces européennes et américaines seraient nourries de poissons pêchés par des esclaves.

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 13:45

sur le dos

des cochons de payants...

et des petits agriculteurs

Publié le 19 Août 2015 par Canaille Lerouge

Quand Beulin fait son lard

Crise de l'élevage porcin, prix du KG sur Pied, la Coperl qui, condamnée pour fraude trafic et empoisonnement volontaire (ici l'article de Roger repris par canaille-le-rouge.over-blog.), négocie en direct avec Le Foll.

Ne manquait dans ce paysage où le lisier joue le N°5 de chez Chanel qu'un rappel de la place du patron de la FNSEA. 

Canaille le Rouge est tombé par hasard sur un article de la revue Reporterre (dont il ne partage pas forcément tous les choix) dont les sources et documents produit sont incontestable (le lien en bas de p@ge). En voici quelques extraits croustillants qui renvoient aux articles de La Canaille d'il y a quelques jours :

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/2015/07/les-mysteres-de-l-ouest.html

http://canaille-le-rouge.over-blog.com/2015/07/la-pac-et-les-plumes-de-la-filiere-et-ses-caciques.html

Avec l'article de Reporterre et les deux ci dessus apparait nettement la place de la FNSEA et son président : un peu comme si Balkany allait défendre les dossiers du DAL chez Ségolène Royale.

Avec cela l'avenir de l'agriculture française est garanti mais comme les petits éleveurs ne veulent rien entendre et préfèrent bruler les gares, la mutalité agricole et les directions départementale de l'agriculture plutôt que de botter le cul  de ceux qui les ruinent...

Au final, ce sont les travailleurs et leur famille qui paient au prix fort la viande quand ils arrivent à en acheter.

Bonnes p@ges de l'article de Reporterre

"La métamorphose du vocabulaire – « entreprise », « PME », « marché » – illustre celle du monde agricole dans son ensemble. Le changement d’échelle des fermes traduit leur industrialisation. Dans ces grandes exploitations, la rationalisation du travail mène les machines sophistiquées à remplacer le plus possible les hommes. En novembre, les journalistes de Complément d’enquêtesont parvenus à filmer l’intérieur de l’usine des mille vaches : on y découvre le plus gros« rotolactor » de France, une machine qui permet de traire cinquante vaches en cinq minutes. Il n’y a plus de pâturage, et les animaux sont alimentés avec des composés industriels, tandis que les éleveurs sont devenus de véritables ouvriers spécialisés.

Le statut même d’agriculteur est remis en cause. La loi d’avenir agricole, votée à l’automne, en redéfinit les critères. Pour toucher les aides publiques, l’« agriculteur actif » doit désormais répondre au critère de revenu dégagé – à côté de ceux de la surface cultivée et du temps de travail. Quel sera le minimum à atteindre ? Un décret d’application en discussion doit le préciser. Mais le lobbying de la FNSEA a d’ores et déjà payé : le chiffre d’affaire est désormais un élément déterminant dans la définition du statut de l’agriculteur et de son « entreprise ».

L’industrialisation a une autre conséquence : la financiarisation de l’agriculture. La dimension des infrastructures ouvre la porte aux capitaux extérieurs, seules des entreprises à fort capital peuvent financer les acquisitions foncières et les équipements adossés. Si, jusqu’à présent, les agriculteurs restent propriétaires de leur société, on constate de plus en plus l’arrivée d’actionnaires non-agriculteurs.

L’exemple de la filière porcine en Bretagne

Deux projets de porcherie géante, inscrits également à la carte de l’industrialisation de l’agriculture, illustrent cette mutation. A Poiroux (Vendée) et à Trébrivan (Côtes-d’Armor), les deux fermes-usines prévoient d’accueillir un millier de truies qui donneront naissance à près de 25 000 porcelets par an. Outre les nuisances environnementales, ces exploitations sont symptomatiques du modèle économique qui se dessine : journal spécialisé, Porc Magazine offre dans un article intitulé « Un concentré de solutions originales » une vue approfondie de l’intérieur de la maternité de Trébrivan.

Qu’apprend-on ? Que « tout est pensé pour réduire l’importance d’une main-d’œuvre salariée »grâce à une « mécanisation complète » et « à la pointe de la technologie ». Moins de travailleurs, plus de capital : « Les originalités économiques de construction payent pour une part les équipements high-tech, les associés misent au final sur une grosse productivité allégée en main d’œuvre ».

Qui porte le projet de Trébrivan ? La SCEA (Société civile d’Exploitation Agricole) Ker Anna, qui est composée de cinq associés-fondateurs :

- Voir les statuts de la SCEA Ker Anna :

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L’un de ces cinq associés est la SARL Kerloann, que l’on retrouve également au capital de la ferme de Poiroux, dont le projet est porté par la SCEA Village du Bois.

- Voir les statuts de la SCEA Village du Bois :

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Initialement, la SAS Sanders Ouest était également présente dans le montage sociétaire, comme l’indiquait il y a quelques semaines un article de Ouest France, puis elle a disparu du montage final de Poiroux. Mais en réalité, la SAS Sanders Ouest n’a pas vraiment disparu du projet. Elle est en effet un actionnaire de la même SARL Kerloann, au même titre que Sanders Bretagne, Abera ou encore Les groupements de producteurs de porcs de l’Ouest et de l’Armorique :

- Voir les statuts de la SARL Kerloann :

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Sanders Ouest est même doublement dans la Sarl Kerloann, puisque la SAS Sanders Ouest, tout comme de nouveau la SAS Sanders Bretagne, est également au capital de Porc Armor – également actionnaire de Kerloann donc – né de la fusion des groupements de producteurs de porcs de l’ouest et de l’Armorique. On y trouve aussi, entre autres, France Gènes :

- Voir les statuts de la SAS Porc Armor :

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Vous vous y perdez ? C’est pourtant simple. Sanders Ouest, Sanders Bretagne, Abera, France Gènes sont toutes filiales d’un seul et même opérateur : Sofiproteol, rebaptisé Avril le mois dernier.

Avril-Sofiproteol, acteur omnipotent des filières de l’agro-industrie

Leader français de l’alimentation animale, avec Glon Sanders justement, le groupe Avril-Sofiproteol est très présent dans la filière porcine à travers ses filiales spécialisées dans la nutrition (Sunfeed), l’hygiène et la santé (Tecnofirm), la génétique (Adevia, fruit de la fusion deFrance Gènes, la même structure qui est au capital de Porc Armor…), et ce jusqu’à l’aval de la filière, avec les abattoirs, par le biais d’Abera – société que l’on retrouve elle au capital de la SASKerloann.

L’actualité illustre encore la volonté du groupe d’étendre son réseau : le site manchois des abattoirs AIM, dont les salariés sont en grève depuis jeudi 19 février, n’a qu’un repreneur présenté officiellement, et il se nomme… Sofiproteol.

Ce groupe peut-il être à la fois le principal acteur économique de la filière et participer au capital des nouvelles exploitations industrielles qui s’y montent ? Comment ne pas imaginer alors qu’il assure par la même occasion un débouché à ses diverses activités ?"

Pour accéder à la totalité de l'article de Reporterre, c'est ici  : http://reporterre.net/ENQUETE-1-Le-maitre-cache-de-l

Rédigé par Canaille Lerouge

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 13:32

Publié le : 9 Août, 2015 par le Collectif communiste polex

Le quotidien Le Monde qui n'a cessé de soutenir l'accord imposé par l'UE à la Grèce, a révélé le 14/7/2015 ce que l'état Grec doit vendre selon les ordres et sous le contrôle de l'UE, pour un total de 50 milliards d'euros, qui iront pour la moitié " à restructurer les banques ", et pour un autre " au service de la dette et aux investissements " ( portion congrue pour ces derniers! )

En premier, viennent les 14 aéroports régionaux, cédés il y a plusieurs mois à l'entreprise allemande Fraport, associée pour l'occasion à une société privée grecque, pour 1, 2 milliard. Le site de l'ancien aéroport d'Athènes, revient pour 900 millions à une famille de milliardaire grecs, les Latsis, associée à un fonds chinois et un autre d'Abu Dhabi : le capitalisme mondialisé ,en matière de profits, ne se réfère pas à une nation, ni à une étiquette politique... La société nationale de jeux, l'OPAP, reviendra à un consortium tcheco-grec, sous la houlette du magnat athénien du pétrole, Melissanidis : La majeure partie du peuple Grec voit son état national dépouillé de son patrimoine, mais c'est au profit des financiers de toute origine, y compris ceux nés en Grèce. La tragédie grecque est aussi un conflit de classe, les vautours qui en tirent profit ne sont pas tous nés allemands.

Francis Arzalier

http://www.collectif-communiste-polex.org/bulletin/bulletin_130_art3.htm

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