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Éric Bocquet intervenait dans le débat sur la moralisation de la vie publique.
Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
– D’abord, expliquez-nous ce qu’est ce « verrou de Bercy ».
« C’est une mesure qui a été mise en place peu de temps après la création de l’impôt sur le revenu, au début du siècle dernier, afin de protéger le citoyen des excès de l’administration en termes de contrôles. Avec le recul, c’est étonnant ! Mais soyons francs : il y a dix ans, personne n’en entendait parler. Moi, j’ai découvert cela en arrivant au Sénat : c’est le ministère qui décide si on traque ou pas. Et pas la justice ! Ensuite, c’est surtout avec Cahuzac, qu’on en a beaucoup parlé. On s’est aperçu que le ministre était le seul à pouvoir décider s’il fallait qu’on le poursuive… » [...]
Lire la suite sur le site de la Voix du Nord :http://www.lavoixdunord.fr/197097/article/2017-07-26/eric-boquet-pourfendeur-encore-malheureux-du-verrou-de-bercy
En réalité il faudrait dire "fraude fiscale" ou "vol de taxes" ou "vol des Africains".
Et pendant ce temps dans la droite extrême et à l'extrême droite, on rebat les oreilles du coût de l'immigration ...
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Afrique : comment les multinationales "esquivent" les taxes | Africanews
De nombreuses multinationales multiplient des trésors d'ingéniosité pour payer aux pays africains où elles sont installées le minimum d'impôt possible, tout en engrangeant le maximum de profi...
http://fr.africanews.com/2017/07/19/afrique-comment-les-multinationales-esquivent-les-taxes/
par
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« Le groupe Bolloré doit arrêter d’empoisonner les travailleurs ! »,
accuse un communiqué de l’union départementale CGT de Seine-Maritime, publié le 14 juin dernier. Dans ce document, le syndicat accuse le groupe Bolloré de ne pas avoir pris les dispositions nécessaires pour évaluer et protéger les salariés de l’exposition au plomb sur le site de l’ex-raffinerie Petroplus Petit-Couronne, à proximité de Rouen.
Liquidée en avril 2013 avec 470 salariés, la raffinerie a été reprise en partie un an plus tard par Bolloré Energy, une entité du groupe éponyme, pour en faire un dépôt de fioul et de carburant. Pour transformer le site de production de Petit-Couronne en site de stockage, plusieurs centaines de salariés s’activent sur le site depuis le mois d’août 2016. Au cours de l’hiver, des médecins du travail, alertés par l’état de certains salariés, prescrivent des analyses de sang. Celles-ci révèlent des niveaux de teneur en plomb alarmants. Interdit dès les années 1950, notamment dans la peinture, le plomb a des effets sanitaires très graves. En s’accumulant dans l’organisme, en particulier dans les os, où il peut rester plusieurs dizaines d’années, le plomb peut s’attaquer au système nerveux et détériorer les capacités intellectuelles, les reins, le sang, les systèmes immunitaires et reproducteurs. « Les symptômes de l’intoxication au plomb – une fatigue excessive notamment – sont difficiles à mettre en évidence , explique Gérald Le Corre, inspecteur du travail en Seine-maritime, syndiqué à la CGT. C’est pourquoi la prise de conscience de ce très grave problème s’est faite plusieurs mois après le début du chantier. »
« En tant que maître d’ouvrage, Bolloré Energy a l’obligation de coordonner la mise en sécurité du site, rappelle l’inspecteur du travail, en commençant par la prise en charge des diagnostics qui permettent de détecter les matériaux dangereux : amiante et plomb notamment. » À Petit-Couronne, le diagnostic amiante a bien été réalisé, mais pas le diagnostic plomb. « Comment est-il possible, en 2017, de zapper le diagnostic plomb sur une raffinerie d’avant guerre où il y a nécessairement de la peinture au plomb un peu partout ? », s’interroge Gérald le Corre.
Le 31 mai dernier, la direction du dépôt Rouen Petit-Couronne (DRPC) annonce la suspension du chantier. « En collaboration avec l’inspection du travail, des diagnostics complémentaires pour évaluer la présence de plomb sur le site vont être réalisés afin de ne faire courir aucun risque aux personnes travaillant à la construction du futur dépôt pétrolier », annonce la direction dans un communiqué de presse [1].« Toutes les actions sont prises actuellement pour permettre la reprise du travail dans les meilleurs délais et dans des conditions de sécurité maximale pour l’ensemble des salariés », assure-t-elle. Le 8 juin, le chantier reprend partiellement, sans que davantage d’informations aient été transmises, y compris sur le nombre de salariés intoxiqués. Sollicités, ni la direction de DRPC, ni le groupe Bolloré Energy n’ont répondu.
« Rien ne bouge. On a retrouvé du plomb jusque dans le réfectoire, sachant que les intoxications les plus graves se font par ingestion », déplore de son côté Gérald Le Corre. « Ils essaient de reporter la responsabilité sur les sous-traitants qui s’occupent des travaux. » La CGT demande une nouvelle suspension des travaux jusqu’à la réalisation d’un diagnostic exhaustif de toutes les substances dangereuses présentes sur le site, ainsi que la réalisation de fiche d’exposition au plomb à remettre aux salariés, et la mise en œuvre des mesures de protections collectives garantissant l’absence de risque d’exposition pour les travailleurs et les riverains : douches, sas de décontamination, pause hors des zones contaminées pour s’hydrater et s’alimenter...
Bolloré Energy possède une trentaine de dépôts de carburants en France, en Suisse et en Allemagne. L’entreprise détient par ailleurs 95 % de l’oléoduc Donges-Melun-Metz qui traverse la France d’Ouest en Est et plusieurs dépôts pétroliers.
Nolwenn Weiler
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Photo : TaraO CC via Wikimedia Commons
par Marco Teruggi

Le spectacle est désolant : des colis et des colis de nourriture brûlée. Du beurre, des pâtes, de la viande, du sucre fondus, du lait, du riz, calcinés par tonnes entières. Entre 50 et 60 au total sur les 180 tonnes qui étaient entreposées là quand, dans la nuit de jeudi dernier, deux individus sont entrés dans un dépôt du Mercal (magasin d’alimentation à bas prix de l’État) à Lecheria et y ont mis le feu. C’était le plus grand dépôt de l’État de Anzoategui. L’incendie a duré près d’une heure. Ils sont repartis en laissant derrière eux le bâtiment incendié et trois tags : « sales chavistes », « plus de famine » et « vive Leopoldo » (1).
On savait que ce bâtiment était un objectif militaire pour la droite. Pas seulement celui de Mercal, mais aussi ceux de Pdval et du Centre d’approvisionnement Bicentenaire (autres systèmes publics d’alimentation à bas prix, NDLR) déjà attaqués avec des cocktails Molotov.
Cette fois-ci, ils ont partiellement atteint leur objectif de détruire l’entrepôt tout entier dans le cadre d’une brève attaque nocturne.
Cet événement met en relief deux éléments.
Le premier montre que l’axe économique est au premier plan d’une tentative visant à resserrer l’étau en vue d’un coup d’État. L’augmentation constante des prix – dans les rues de Barcelona, le kilo de farine de blé est passé de 4 500 à 9 000 bolivars en une semaine et le sucre de 5 000 à 7 000 en trois semaines- ainsi que les attaques consistant à détourner ou à bloquer des camions appartenant aux réseaux de distribution alimentaire de l’État en sont la preuve. Face à cela, le Gouvernement a mis en place un dispositif de surveillance des camions sur leur parcours, depuis le point d’entrée dans l’État de Anzoategui jusqu’au dépôt de destination.
Le deuxième élément révèle le caractère frontal de l’attaque. Jusqu’à présent, la guerre économique s’est tramée dans l’ombre, dans l’anonymat, dans la négation d’elle-même : omniprésente pour en occulter les responsables et en accuser le gouvernement et son modèle. [...]
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Brûler la nourriture : nouvelle tactique de la bataille des trente jours
par Marco Teruggi Le spectacle est désolant : des colis et des colis de nourriture brûlée. Du beurre, des pâtes, de la viande, du sucre fondus, du lait, du riz, calcinés par tonnes entières. ...

Le Canard enchaîné révèle cette semaine combien l’accord passé en 2015 entre l’État et les sociétés concessionnaires d’autoroutes — pourtant qualifié à l’époque de « gagnant-gagnant » par le ministre de l’économie Emmanuel Macron —, s’est fait au détriment de la puissance publique et donc de la collectivité. Mais pourquoi avoir privatisé les autoroutes ? En 2012, Philippe Descamps racontait cette histoire, emblématique du capitalisme de connivence à la française.
Amorcée par le gouvernement de M. Lionel Jospin, puis généralisée par celui de M. Dominique de Villepin, la privatisation des autoroutes illustre le capitalisme de connivence à la française. L’Etat impose le système coûteux du péage, assume l’essentiel des risques, puis organise la captation de la rente par les grands groupes.[...]
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Autoroute - Comment l'Etat français organise sa propre spoliation
Jeudi 6 juillet 2017. Le Canard enchaîné révèle cette semaine combien l'accord passé en 2015 entre l'État et les sociétés concessionnaires d'autoroutes - pourtant qualifié à l'époque de ...
http://www.anti-k.org/2017/07/09/autoroute-comment-letat-francais-organise-sa-propre-spoliation/
par
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Survenu dans la nuit du 13 au 14 juin dernier, l’incendie de la tour Grenfell à Londres a fait au moins 79 victimes. Enquêteurs et journalistes ont rapidement mis en cause la mauvaise qualité des travaux de rénovation effectués récemment sur la tour, et l’inadaptation des matériaux utilisés. Plus largement, la recherche du moindre coût et la multiplication des prestataires et des sous-traitants ont rendu possible la catastrophe. Deux firmes françaises sont impliquées : Saint-Gobain qui a fourni un des matériaux d’isolation, et Artelia, embauchée précisément pour « gérer les coûts ».
Très rapidement après le drame de la tour Grenfell à Londres, les experts ont mis en lumière le rôle joué par les matériaux d’isolation thermique, installés lors d’une rénovation en 2015-2016, dans la propagation de l’incendie, lequel aurait été provoqué initialement par un réfrigérateur.
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La suite ci-dessous
Le Premier ministre (français) Edouard Philippe (gouvernement E. Philippe II) a donné raison hier (mardi 27 juin) au ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot aux dépens de son collègue de l’Agriculture et de l’Alimentation (Stéphane Travert) et confirmé l’interdiction des insecticides tueurs d’abeilles. [Stéphane Travert avait affirmé le lundi 26 janvier: «Non, nous ne revenons pas sur le texte sur les néonicotinoïdes, mais il doit rentrer dans le cadre européen», avant d’ajouter «souhaiter gérer les impasses techniques». C’est-à-dire continuer à utiliser les produits non interdits au niveau européen (1), et pour lesquels il n’existe pas de produit de substitution (2: note explicative sur les néonicotinoïdes). Autrement dit, se rallier à la position du puissant secteur agro-industriel (3).]
Les lobbies sont toujours là?
«Le gouvernement a décidé de ne pas revenir sur les dispositions de la loi sur la biodiversité de 2016… Cet arbitrage a été pris à l’occasion d’une réunion tenue le 21 juin», indiquait mardi Matignon (le gouvernement d’E. Philippe) dans un communiqué, tout en précisant qu’un «travail est en cours avec les autorités européennes». Petite phrase qui inquiète tout de même les défenseurs de l’environnement… comme si la porte n’était pas tout à fait fermée.
Quelques heures plus tôt le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, avait en effet estimé que la législation française «n’était pas conforme avec le droit européen» déplorant ainsi que la réglementation française n’aille plus loin que ce qui est prévu par la réglementation de l’Union européenne.
Une position qui a tout de suite fait bondir certains représentants de l’écologie politique à l’image d’Emmanuelle Cosse [ancienne secrétaire nationale d’Europe Ecologie Les Verts – EELV, puis ministre du Logement et de l’Habitat durable sous les gouvernements Vals II et Cazeneuve de février 2016 à mai 2017] ou encore de l’ancienne ministre de l’Environnement Corinne Lepage [de mai 1995 à juin 1997, sous la présidence de J. Chirac et dans le gouvernement Juppé I et II], soutien d’Emmanuel Macron, qui fait valoir sur Twitter: «Dire que la loi française sur les néonicotinoïdes est contraire au droit communautaire est un mensonge. Nous avons le droit de mieux protéger.»
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