Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
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Humeur
Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de
l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].
La bonne santé des entreprises du CAC 40 est si insolente que le Figaro, plus politique que les Echos ou Boursorama, tempère un peu la joie trop voyante que pourraient montrer les actionnaires et les grands patrons si grassement payés. Il précise qu' "Il faut se méfier des chiffres. Ils ne disent pas toujours la vérité ou, du moins, pas toute la vérité". Il est vrai qu'une si bonne santé pourrait aviver, à quelques semaines des présidentielles, la colère des salariés qui paient très cher les profits des entreprises et les dividendes des actionnaires. D'autant que la loi Travail imposée à un peuple récalcitrant ( près de 70% contre ) s'applique aujourd'hui dans les entreprises. Et malgré les effets d'annonces de quelques emplois créés, ce sont les emplois intérimaires et précaires qui explosent aujourd'hui.Y.G.
Les entreprises du CAC 40 en bonne forme en 2016
Par Bertille Bayart , Service infographie du Figaro
Mis à jour
INFOGRAPHIE - Les groupes qui composent l'indice phare de la Bourse de Paris ont dégagé l'an dernier plus de 76 milliards d'euros de profits : c'est un net rebond de 33,7% par rapport à l'exercice 2015.[...]
2016 sera une année prolifique pour les entreprises du CAC 40. Selon une étude du cabinet Ricol Lasteyrie Corporate Finance, 38 des 40 entreprises de l'indice phare de la bourse de Paris ont vu ...
C'est une année exceptionnelle pour le CAC 40 : un bénéfice de 73,92 milliards d'euros pour les 38 sociétés ayant un exercice calendaire, selon Ricol Lasteyrie Corporate Finance, soit une ...
A l'époque, pour cette information, certains n'ont pas manqué de crier au "complotisme" ou au"confusionnisme" ...
Plus tard, l'information fut reprise par Le Monde en juin 2016. Le groupe Lafarge réfute alors.
Et un rapport parlementaire de juillet 2016 affirme que "rien ne permet d'établir" un lien entre le cimentier français et le financement, direct ou indirect, de l'Etat islamique installé en Syrie et en Irak.
Mais le ministère de l'économie a saisi la justiceen septembre 2016 pour enquêter sur les "possibles infractions commises par le groupe cimentier Lafarge en Syrie".
Début Mars 2016 : "Lafarge reconnaît des "arrangements inacceptables avec des groupes armés"en Syrie "(RTL). "LafargeHolcim a admis avoir conclu des arrangements "inacceptables" pour assurer la sécurité d'une cimenterie en Syrie, déchirée par la guerre, en 2013 et 2014. Le géant franco-suisse des matériaux de construction reconnaît que sa filiale locale qui appartenait alors à Lafarge "a remis des fonds à des tierces parties afin de trouver des arrangements avec un certain nombre de ces groupes armés, dont des tiers visés par des sanctions". " ( BFMTV)
Problème. Jean Lévy avait relayé une information parue sur Arrêt sur Info. Or Decodex, l'instrument de censure créé par le Monde classe ce site en orange : "Ce site peut être régulièrement imprécis, ne précisant pas ses sources et reprenant des informations sans vérification. Soyez prudent et cherchez d’autres sources. Si possible, remontez à l’origine de l’information."
Decodex devrait ajouter une rubrique à sa censure : les sites qui retiennent sciemment des informations ... On appellerait ça " les sites gouvernementaux" ou " les sites de la bienpensance" ... Et on les classerait en rouge.
L'armée syrienne aurait découvert, parmi d'autres documents saisis, des contrats qui confirmeraient l'achat de pétrole à Daech par la société française du ciment et du béton Lafarge. Voir ...
Les manœuvres de déstabilisation de la justice, elles, ne connaissent pas de trêve ! La version polie parle de « retenue » ou de « pause » tandis que la version outrancière recycle, dans un discours plaqué, le « gouvernement des juges », les « cabales d’Etat » et fantasme les atteintes à la séparation des pouvoirs. Ceux qui les invoquent se croient autorisés à détourner à leur profit les principes démocratiques, non sans les dégrader sévèrement.
Rétifs à l’égalité devant la loi, certains membres de la classe politique prétendent se construire une immunité pénale et c’est par l’intimidation qu’ils veulent l’imposer. Que l’autorité judiciaire ose faire son travail, enquêter sur les infractions à la loi pénale qui lui ont été dénoncées, constitue pour eux un crime de lèse-candidat.
Au mépris affiché pour la justice viennent de s’ajouter des menaces édifiantes : après avoir refusé de se rendre à sa convocation, Marine Le Pen promet, si elle accédait au pouvoir, de demander des comptes aux policiers et aux juges en guise de représailles.
En démocratie, la loi est la même pour tous et l’autorité judiciaire est chargée de son application, en toute indépendance, dans le respect des règles procédurales et des droits de la défense. N’en déplaise à certains, la séparation des pouvoirs n’est pas l’impunité organisée au profit des élus et de ceux qui aspirent à l’être.
Ces attaques délétères contre la justice et la démocratie doivent cesser : il est grand temps que la retenue change de camp.
Ces institutions ont permis de marginaliser les forces communistes et de promouvoir les partis politiques de droite ou de "gauche" qui soutiennent les forces du Capital tant dans l'Union européenne qu'en France. Elles confient l'arme nucléaire à un seul ( ou une seule) : le ou la présidente de la République qui est également "chef des armées". François Mitterrand avait combattu ces institutions avant d'en revêtir l'habit. Les socialistes au pouvoir ne les ont jamais remis en question. Pis, ils les ont renforcées en alignant les élections législatives sur les élections présidentielles et en renforçant ainsi davantage le pouvoir présidentiel. Avec la complicité du PCF, dirigé par Robert Hue, qui appela à l'abstention ( active ...) lors du référendum sur le quinquennat en 2000 ( voir ici : http://www.humanite.fr/node/229426 ).
La Vème République est ainsi faite pour Marine Le Pen et pour son parti qui préconisent un pouvoir présidentiel fort. Et ceux qui ont voté la Vème constitution, ou qui l'ont utilisée (49-3), prolongée et renforcée, crient maintenant "au loup", "à l'unité", pour "faire barrage à l'extrême-droite". Y.G.
« Les institutions de la Ve République sont tout à fait aptes à exprimer la démocratie pour le peuple français » estime Marine Le Pen, interrogée à l’Assemblée nationale par la presse parlementaire ce mercredi 18 février 2015. Pour elle, l’idée de VIe République est un « marronnier », c’est-à-dire un de ces sujets sans importance qui reviennent périodiquement dans le débat public pour distraire l’attention des électeurs. La présidente du Front national n’y voit rien à critiquer, tout au plus trouve-t-elle que l’Assemblée nationale représente mal son parti qui mériterait, selon elle, d’y disposer de « 150 députés »1. Elle ne se montre pas non plus choquée « en soi » par l’usage de l’article 49-3 de la Constitution auquel elle n’exclue pas d’avoir elle-même recours si elle accède au pouvoir. Avec des positions telles que celles-ci, le Front national révèle sa nature autoritaire ; il confirme que ses discours sur la souveraineté du peuple ne sont que des outils tactiques, des arguments de tribune sans conséquence.
En considérant que nos institutions ne posent aucun problème politique, Mme Le Pen confond la République avec le bonapartisme. Elle nie surtout la nécessité de refonder notre démocratie et l’impératif de reconstituer le peuple en tant que corps souverain. Son attitude est cohérente avec la défense des intérêts du Front national qui, comme tous les partis actuels, défend son existence et son positionnement dans le jeu politique.
L’élection d’une Constituante au suffrage universel en France est devenue un enjeu central pour l’avenir de notre nation. Elle seule permet de sortir du jeu délétère des partis et des manœuvres électorales. Elle seule permet de dépasser l’alternative mortifère entre les partis conformes et traditionnels et un Front national qui se prétend différent tout en acceptant le cadre qui étouffe la démocratie. Elle seule permet de redonner au peuple son rôle souverain.
1 - Marine Le Pen a une conception très majoritaire du scrutin à la proportionnelle. Elle propose l'élection des députés à la proportionnelle, certes, mais avec une majoration de 30% pour le parti arrivé en tête.
60 milliards d'économies, 120.000 fonctionnaires en moins... Macron détaille son programme économique
POLITIQUE - L'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron a dévoilé ce jeudi 23 février dans Les Échos le cadrage économique de son projet pour la présidentielle, promettant 60 milliards d'économies dans les dépenses publiques et 50 milliards d'euros d'investissement public pendant le quinquennat.
Tout en critiquant l'austérité en Europe, "une politique économique inadaptée" et "à contretemps", le candidat d'En Marche! se dit pour "le respect de nos engagements européens en restant dans l'épure des 3% de déficit" et déclare que le "poids de la dépense publique devra être progressivement ramené vers la moyenne de la zone euro" (57% du PIB en 2015, contre 48,5% en zone euro en moyenne).
L'ex-ministre prévoit donc "une baisse de 3 points de la part des dépenses dans la richesse nationale", soit 60 milliards d'économies sur le quinquennat, un objectif en ligne avec celui que s'était fixé François Hollande en 2012.[...]
POLITIQUE - L'ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron a dévoilé ce jeudi 23 février dans Les Échos le cadrage économique de son projet pour la présidentielle, promettant 60 milliards ...
« La seule façon de créer des richesses, c’est l’industrie »
Assises de l’Industrie
mercredi 22 février 2017
La CGT, lors des Assises de l’Industrie à Paris ce 22 février, a rappelé qu’elle convoitait toujours de doubler en dix ans la capacité de production en France.
Plus de 1 000 inscrits ce 22 février aux Assises de l’industrie à Paris, des prises de parole intelligentes et imaginatives de nos camarades, pour proposer des relances de l’industrie en France, et une conférence de presse qui a réuni Philippe Martinez, secrétaire générale de la CGT, Marie-Claire Cailletaud et Nadia Salhi, du collectif Industrie de la CGT, et Nasser Mansouri-Guilani, économiste à la CGT. Il y avait urgence pour la CGT à organiser ces Assises, tant le constat est alarmant : « Depuis 2012, 900 usines ont fermé, et nous importons maintenant 60 % de nos produits industriels. Dans la même période, les dividendes versés aux actionnaires sont passées de 5 à 25 % », énonce Marie-Claire Cailletaud. La finance, c’est un fait, étrangle le développement de l’industrie en France. Le CICE, qui a coûté 34 milliards et aurait créé 100 000 emplois, est une ruine : un emploi créé coute ainsi 340 000 euros. Le crédit impôt recherche (CIR) pour sa part a surtout permis aux entreprises de faire de l’optimisation fiscale. Bref, les solutions prônées par le gouvernement pour relancer l’emploi et l’industrie sont au mieux des leurres, au pire des outils au service de la finance.
Bouclier anti-dumping
La CGT ne renonce en aucune manière à ses ambitions. Elle souhaite encore doubler la capacité de production de la France en dix ans. Pour ce faire, outre la mobilisation de la capacité entrepreneuriale des salariés, la CGT avance ses propositions. Elle milite pour la mise en place d’un boulier anti-dumping social, fiscal et environnemental, afin de protéger les salariés et chasser la finance : augmentation des salaires, plafonnement des rémunérations des patrons, taxation du capital. Autre axe de la Confédération : la recherche et le développement. En se fixant cet objectif : atteindre 3 % du PIB en cinq ans. La CGT plaide également pour un accroissement des investissements publics et privés, une réduction du temps de travail, et une mise à plat de la fiscalité des entreprises : par exemple, les taux d’impôt des sociétés pourraient être modulés en fonction du respect des objectifs en matière d’investissement productif, R&D, formation des salariés… L’objectif ultime, en termes financiers, étant la création d’un pôle financier public, pour réorienter l’épargne vers l’appareil productif. Au-delà des réflexions de la Confédération, les camarades de la CGT sont eux aussi porteurs de projets industriels : en Saône-et-Loire, le projet industrie et services publics au fil de l’eau a imaginé un système qui permettrait d’éviter les émissions de gaz à effet de serre en utilisant la voie fluviale. L’industrie reste la pierre angulaire du développement de nos territoires. Car, comme l’a rappelé Philippe Martinez, « la seule façon de créer des richesses, c’est l’industrie ».
Le syndicat tenait mercredi des assises de l'industrie. Loin de se résoudre à la disparition des usines, les participants ont multiplié les propositions pour inverser la vapeur.
La centrale de Philippe Martinez a réuni ce mercredi près de 1.000 militants pour des assises de l'industrie. Une journée d'étude, ce 22 février, avant une journée d'action, le 21 mars, toute...
Tout est rouge. Les lumières qui entourent les intervenants sur scène, les larges cordons où sont accrochés les badges, les stylos et carnets offerts aux militants pour qu'ils prennent des note...
Au sujet de cette affaire inadmissible qui doit entraîner, et sans attendre la fin des procédures en cours, l’expulsion immédiate et définitive des quatre policiers de leur administration, le mouvement de la paix a publié un communiqué que nous reproduisons intégralement. Pourquoi faire le choix du communiqué du mouvement de la paix (alors que les expressions ont été nombreuses), communiqué inhabituel de la part de ce mouvement dont la vocation naturelle est de s’exprimer sur les questions internationales ? Parce qu’il est clair qu’il y en a chez nous qui ont décidé de faire la guerre à une certaine jeunesse, celle des quartiers populaires notamment quand elle est issue de l’immigration. Et le pire dans cette histoire c’est que pour le moment la « justice », par le biais de différentes instances et outils cautionne cet acte de barbarie qu’a subi Théo en parlant d’accident (sic !) ou en mettant en prison d’autres jeunes qui protestaient en soutien à Théo. Une fois de plus, qu’il s’agisse de Théo sur son lit d’hôpital ou de la soeur et des frères d’Adama Traore, ce sont les victimes qui montrent à ce pays où est la justice, la dignité et l’humanité.
COMMUNIQUEDEPRESSE
En réponse aux violences policières dont a été victime Théo à Aulnay-sous-Bois,
Le Mouvement de LAPAIX appelle à LAJUSTICE !
Nous condamnons les violences inadmissibles et humiliantes qui ont été infligées à Théo. Nous saluons le courage de Théo qui, depuis son lit d’hôpital et malgré sa souffrance, a trouvé les mots pour appeler à la non-violence les habitants de son quartier.
La multiplication des violences policières dans le pays et en particulier dans les quartiers populaires est insupportable. Nous dénonçons les causes d’une situation grave, caractérisée par la rupture du lien de confiance entre l’Etat et sa population, en particulier dans ces quartiers à savoir : Le No Future (emploi, logement, indépendance) offert à l’immense majorité des jeunes des banlieues, en particulier en Seine-Saint-Denis (93). La stigmatisation systématique des banlieues en ignorant tout ce qui s’y vit de positif dans le vivre ensemble et l’action associative. L’affectation des missions policières sur des actions de répression sociale au détriment de la prévention et l’insuffisance des moyens des services publics dédiés à ces actions de prévention. Les discriminations en termes de moyens dont souffrent certaines municipalités des villes de banlieues par rapport à Paris.
Dans le cas présent, à la violence effrayante dont a été victime Théo, s’ajoute une nouvelle injustice à l’égard de la jeunesse.
En effet, deux jeunes qui ont manifesté leur solidarité à Théo ont été immédiatement condamnés à six mois de prison ferme, à travers une justice expéditive sans qu’ils n’aient eu le droit à une défense.
En revanche, les policiers qui ont violenté Théo ont été remis en liberté même s’ils ont été mis en examen pour "viol par personne ayant autorité et violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique, avec arme et en réunion", indique un communiqué du parquet de Bobigny. Le deux poids, deux mesures est inacceptable.
La violence appelle la violence. À la violence économique structurelle du chômage et de la vie difficile, s’ajoute de plus en plus le racisme et la violence policière à l’encontre des jeunes et des habitants des quartiers populaires. Cette situation doit cesser.
Et au contraire, nous devons faire appel à la raison et à la paix lancé par Théo et ses soeurs qui rejoint l’injonction de Martin Luther King : « Une injustice commise quelque part est une menace pour la justice dans le monde entier ».
À Saint-Ouen, le 10.02.2017 Le Mouvement de la Paix
La responsabilité de la France et de son exécutif est pleine et entière. Sur son sol, des multinationales qui ne respectent pas les droits élémentaires dans d'autres pays, ont toute latitude pour vendre leurs produits et pratiquer un dumping social sans limite. Cela doit cesser.
La France doit promouvoir des accords commerciaux dans lesquels figurent des exigences concernant les conditions de travail et les salaires. Si elle ne parvient pas à un accord, elle doit pouvoir, temporairement, et jusqu'à ce qu'un équilibre social soit trouvé, par le haut et pour le bénéfice des salariés, taxer les produits importés d'un pays à conditions salariales et sociales inégales. AC
Chaînes d’approvisionnement
Les centaines de millions de travailleurs ignorés des multinationales
Une étude réalisée pour le compte de la Confédération syndicale internationale (CSI), portant sur 50 multinationales américaines, européennes et asiatiques, estime que celles-ci emploient de fait, derrière les chiffres officiels, pas moins de 116 millions de personnes dans le monde entier. Seulement 6% d’entre elles sont des salariés directs des entreprises concernées. Les 94% restantes sont reléguées dans la pénombre de leurs chaînes d’approvisionnement, parmi les fournisseurs et sous-traitants, souvent avec des salaires bien moindres et des conditions de travail au rabais.
Avec environ 160 000 employés en France et 381 227 au niveau mondial, Carrefour est déjà l’un des plus importants employeurs privés de la planète. Mais en réalité, si l’on tient compte de la main d’œuvre des divers fournisseurs et sous-traitants du groupe, l’effectif de Carrefour devrait plutôt être évalué à ... 3,3 millions de personnes. Soit près de dix fois plus. La firme française est loin d’être seule dans ce cas, comme le souligne une étude réalisée par la Confédération syndicale internationale (CSI), intitulée Scandal. Inside the global supply chains of 50 top companies (« Scandale. Dans les chaînes d’approvisionnement globales de 50 entreprises mondiales »). 2,3 millions pour Apple contre seulement 98 000 officiellement, 5,7 millions pour Coca-Cola (contre 129 000), 1,6 million pour H&M (contre 132 000), 4,1 millions pour Nestlé (officiellement 339 000), 2,5 millions pour Nike (officiellement seulement 48 000 !), ou encore 10 millions pour Walmart (contre tout de même 2,2 millions de salariés directs).
Au total, les 50 multinationales étudiées dans le rapport emploieraient au bas mot 116 millions de personnes, dans tous les pays de la planète. Mais seulement 6% d’entre elles sont des salariés directs. Les autres sont quasi invisibles, éparpillées le long des filières de production des groupes, dont ils sont parfois séparés par plusieurs échelons de sous-traitance en cascade. Il faut un scandale majeur, comme l’effondrement de l’immeuble du Rana Plaza en 2013 au Bangladesh (lire nos articles ici), ou encore les dizaines de décès sur les chantiers de la Coupe du monde au Qatar (voir ici) pour que soit parfois levé le voile sur un phénomène devenu systémique.
Main d’oeuvre de seconde classe
En délocalisation leur production et en internationalisant leurs chaînes d’approvisionnement et leur clientèle, les grandes entreprises mondiales ont acquis un poids considérable. La CSI souligne qu’elles contrôlent désormais pas moins de 60% de la production, du transport et des services. Les chiffre d’affaires cumulé des 50 entreprises étudiées dans le rapport s’élève à 3400 milliards de dollars. Mais cette expansion ne profite qu’à quelques-uns : « Le PIB mondial a triplé depuis 1980, et pourtant les inégalités atteignent des niveaux historiques. »
Dans la plupart des cas, cette politique d’externalisation et d’internationalisation s’est en effet accompagnée d’une course au moins-disant environnemental et social et d’une fuite vers des pays où les droits syndicaux sont moins bien respectés qu’en Europe ou en Amérique du nord. Si les conditions de travail offertes aux salariés directs des multinationales ne sont pas toujours satisfaisantes, celles qui sont réservées aux employés des fournisseurs et sous-traitants sont généralement bien pires. Pour la Confédération syndicale internationale, ce phénomène doit être mis directement en rapport avec le monde d’inégalités salariales abyssales et de polarisation sociale que nous connaissons aujourd’hui : « un modèle commercial qui a perdu sa boussole éthique ». Les profits réalisés en 2014 par 25 des 50 multinationales étudiées - 190 milliards de dollars - suffiraient à augmenter le salaire de leurs plus de 71 millions de travailleurs directs et indirects de 2652 dollars par an ! Quant à leurs réserves de cash, souvent stockée dans les paradis fiscaux, elle pourrait servir à les augmenter de 5400 dollars supplémentaires.
Difficulté du mouvement syndical international
Le diagnostic pointe une difficulté fondamentale du mouvement syndical international : si celui-ci parvient généralement tant bien que mal à organiser les travailleurs au sein des entreprises multinationales elles-mêmes, cela devient autrement plus difficile dès que l’on descend dans leurs chaînes de production. Difficulté dont témoigne à sa manière le rapport de la CSI, qui joue surtout sur le registre éthique en interpellant directement les patrons des 50 entreprises étudiées, qui ont « les ressources et l’influence » pour « changer le modèle dominant du commerce mondial ». Il est vrai que le document a été conçu spécifiquement pour être publié au moment du Forum économique de Davos.
D’autres recours existent heureusement, à commencer par les moyens d’action syndicaux traditionnels et leurs prolongements internationaux (comme les accords-cadres mondiaux, lire ici), l’action des gouvernements et auprès des gouvernements, ainsi que la mise en oeuvre de normes contraignantes sur les impacts des multinationales en termes de droits humains, que ce soit au niveau international (lire ici) ou dans les pays d’origine de celles-ci, comme c’est proposé en France et ailleurs (lire ici et là).
Le rapport, disponible ici en anglais, est accompagné d’une série de courtes vidéos constituant autant d’études de cas sur les méfaits sociaux des multinationales. Elles sont rassemblées ici (voir ci-dessous celle sur les atteintes aux droits syndicaux chez un fournisseur d’Apple et Samsung).
Primaire à gauche : en meeting à Paris, Valls chahuté par des anti-49.3
20 janvier 2017 sur leparisien.fr
Manuel Valls aux côtés de Claude Bartolone à la fin de son meeting du Trianon.
Capture d'écran Facebook
L'ancien Premier ministre donnait ce vendredi son dernier meeting de campagne au Trianon, à Paris. A peine son allocution démarrée, plusieurs personnes ont été évacuées aux cris de «49.3 on n'oublie pas ! ».
La fin de campagne de Manuel Valls n'est pas décidément pas simple. Deux jours après avoir reçu une gifle en marge de son déplacement en Bretagne, le dernier meeting du candidat, donné au Triano ce vendredi, a été chahuté par des militants anti 49-3.
L'ancien Premier ministre donnait ce vendredi son dernier meeting de campagne au Trianon, à Paris. A peine son allocution démarrée, plusieurs personnes ont été évacuées aux cris de "49.3 on ...
Paris - Plus de sept Français sur dix estiment que le Premier ministre Manuel Valls a eu tort d'utiliser mardi le 49-3 pour faire adopter en deuxième lecture le projet de loi travail, selon un ...
Lors d'une visite au centre Emmaüs dans le 19e arrondissement de Paris, le 3 janvier 2017, le candidat de la droite dans la course à l'Élysée, critiqué de toutes parts pour son programme écon...
CI-DESSUS: Publication ( années 30 ) de l'Association républicaine des anciens combattants ( ARAC ) , association d'anciens combattants pacifistes , proche du Parti communiste français , créée en 1917 , notamment par HENRI BARBUSSE , Prix Goncourt 1916...
L’événement n’était nullement inattendu. Il n’en constitue pas moins un véritable coup de tonnerre, d’abord dans les relations entre Berlin et Paris, et plus globalement concernant ce que Bruxelles nomme « l’Europe de la défense ». Le 8 juin, les deux...
Argentine : Milei perd du soutien pour sa guerre culturelle néolibérale Buenos Aires, 3 juillet (Prensa Latina) – Le président Javier Milei, qui s'est lancé dans une guerre culturelle visant à imposer des valeurs néolibérales de droite, voit actuellement...
Par Patrick Serres, Trésorier du Pardem, membre du Bureau politique 40% des barrages détenus par EDF devront passer au privé en 2028. Le parlement français vient de livrer une part substantielle de l’énergie aux appétits du marché : merci l’Union européenne...
C’est un climat qui se répand de manière insidieuse et subreptice. Pas une révélation soudaine qui aurait surgi un beau matin. Mais un idée qui se développe insensiblement, jour après jour, au point d’apparaître comme une évidence d’apparence tristement...
États-Unis : Des élus réitèrent leur appel à mettre fin au blocus contre Cuba Écrit par Martha Rios | 1er juillet 2026 Les élus Delia Ramirez, Pramila Jayapal, Jonathan Jackson et Ro Khanna se sont réunis devant le Capitole des États-Unis pour lancer...
La situation à Cuba est alarmante, malgré la résilience remarquable du peuple cubain. À l’initiative du Mouvement de la Paix, plus de 200 citoyennes et citoyens, rassemblés dans une grande diversité d’engagements et de sensibilités, vous appellent à soutenir...
20 juin 1966, il y a 60 ans, le Général de Gaulle arrivait à Moscou, début de son voyage de 11 jours en URSS, l'un des plus longs séjours du Général dans un pays étranger. Il prend la parole à son arrivée à l'aéroport Vnoukovo : « Combien il est émouvant...