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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 16:09

Le Mouvement kurde publie une déclaration sur la Tentative de Coup d’Etat en Turquie

16 Juil sur le blog "Histoire et société"
16/07/2016 – 11:16 0 1
 

L’organisation à la tête du mouvement kurde, La  Communautés Union du Kurdistan (KCK), lea Co – présidence du Conseil exécutif  a publié une déclaration au sujet de la tentative de coup d’ état hier soir en Turquie.

La déclaration dit;

« Il y a eu une tentative de coup d’Etat par des personnes dont l’identité et le but n’est pas encore  clair. Cette tentative vient juste avant la réunion du conseil militaire, où Recep Tayyip Erdoğan aurait dû désigner  des généraux proches de lui-même pour le haut niveau de l’armée. Une autre dimension frappante de la tentative de coup d’Etat est qu’il intervient à un moment où les discussions sur la politique étrangère du gouvernement de l’AKP fasciste, avaient lieu " .

La tentative de coup est la preuve de l’absence de démocratie

La déclaration faite par KCK dit;

« Peu importe quels  facteurs et  quels  axes politiques internes et externes, et pour quelles raisons une lutte pour le  pouvoir est menée, cette affaire ne relève pas de la défense pour ou contre   la démocratie. Au contraire, cette situation est la preuve d’un manque de démocratie en Turquie. Ces luttes de pouvoir et les tentatives de prise de pouvoir existent  dans les pays non démocratiques où un pouvoir autoritaire fait des tentatives de coup d’Etat pour renverser un pouvoir autoritaire lorsque les conditions se présentent . C’ est ce qui est arrivé en Turquie."

Un coup d’Etat a été organisée le 7 Juin

Il y a un an, Erdoğan et le Palais Gladio (force secrète de Erdoğan), aux côtés du Parti du Mouvement Nationaliste (MHP), tous les milieux fascistes, puissances nationalistes militaires (Ergenekon) et une partie de l’armée, ont organisé un coup d’Etat. Ce fut un coup d’Eat de palais (Erdoğan)  contre la volonté démocratique du peuple [qui ont voté pour le HDP et fait perdre à l'AKP la majorité absolue . Le parti fasciste AKP a fomenté une alliance avec toutes les puissances fascistes et une partie de l’armée dont le chef d’état-major en vue de réprimer le mouvement de libération kurde et les forces démocratiques. Le fascisme de l’AKP a conduit l’armée dans les villes et les villes kurdes, a fait brûler les villes au sol et massacrer des centaines de civils. Récemment, il a adopté de nouvelles lois qui ont donner l’immunité aux forces de l’État, ce qui empêche procès pour les crimes qu’ils ont commis. De cette façon, l’AKP est devenu un gouvernement qui a légitimé et légalisé la tutelle de l’armée sur la politique et  la société démocratique.

Coup d’Etat : tentative d’une faction militaire contre un autre

Il y avait déjà la tutelle militaire en Turquie avant la tentative de coup d’Etat d’hier; ce qui est à la base de la tentative d’un coup d’Etat par une faction militaire contre une autre . Ceci est la raison pour laquelle une section de l’armée a pris parti pour Erdoğan, parce qu’il y a déjà la tutelle militaire en Turquie.

Le fait que le MHP et les cercles nationalistes chauvins ont pris parti avec le palais Gladio (Erdogan) et ses alliés fascistes révèle très clairement que ce n’est pas un incident de lutte entre ceux qui revendiquent  la démocratie et ceux qui l’empêchent..

Faire d’ Erdoğan un démocrate est dangereux

En décrivant Erdoğan et la dictature fasciste AKP comme si elles étaient démocratique après cette tentative de coup d’Etat est une approche encore plus dangereuse que le coup d’Etat lui-même. Décrire la lutte pour le pouvoir entre des forces autoritaires, despotiques et anti-démocratiques comme une lutte entre les partisans et les ennemis de la démocratie ne servira qu’à légitimer le gouvernement fasciste et despotique au pouvoir..

Les forces de la démocratie ne sont pas d’un côté ou de l’autre

La Turquie ne dispose pas d’un groupe civil au pouvoir, ce n’est pas une lutte entre les forces existanteset les putschistes démocrates. La lutte actuelle est de savoir qui devrait diriger le système politique actuel, qui est l’ennemi de la démocratie et du peuple kurde. Par conséquent, les forces de la démocratie ne soit pas d’un côté ou de l’autre. .

Le coup d’Etat contre la démocratie est celle menée par l’AKP fasciste

S’il y a un coup d’Etat contre la démocratie, il est celui réalisé par le gouvernement de l’AKP fasciste. Le contrôle du pouvoir politique sur le pouvoir judiciaire, la mise en œuvre des lois et politiques fascistes par une majorité parlementaire, la suppression des immunités parlementaires, l’arrestation de co-maires, la suppression des co-maires de leurs positions, et l’emprisonnement de milliers de militants politiques du HDP et DBP ont constitué plus qu’un coup d’Etat réel. Le peuple kurde subit les attaques génocidaires, fascistes et colonialistes sans précédent dans le Kurdistan.

L’AKP faitt glisser la Turquie dans des affrontements

Ce qui a amené la Turquie à ce stade est le gouvernement de l’AKP, qui s'est transformé en un gouvernement de guerre contre le peuple kurde et les forces de la démocratie. Avec son caractère moniste, hégémonique et anti-démocratique, il a placé la Turquie dans le chaos et les conflits. Avec sa guerre contre le peuple kurde et les forces de la démocratie, il a gardé la Turquie dans un état de guerre civile. La dernière tentative de coup d’État montre que la Turquie a besoin de se débarrasser du gouvernement AKP fasciste et besoin d'un gouvernement démocratique. Les développements récents rendent urgent  pour la Turquie de démocratiser et de se débarrasser de son  gouvernement hégémonique et fasciste.

Pour résumer, les forces de la démocratie doivent faire face à la légitimation des politiques du gouvernement AKP fasciste sous le déguisement de la démocratie, et de créer une alliance démocratique qui serait vraiment démocratiser la Turquie. Cette tentative de coup d’Etat, montre qu’il est  nécessaire pour nous de ne pas ralentir la lutte contre le fascisme de l’AKP mais de l’améliorer afin que le chaos et les affrontements en Turquie aient une fin et qu'une nouvelle Turquie démocratique  émerge " .

Quelques liens en complément d'information

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 15:55

Tentative de coup d’Etat en Turquie : réaction du Parti communiste (Turquie)

Tentative de coup d’Etat en Turquie : réaction du Parti communiste (Turquie)

Traduction, MlN pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF », 16 juillet 2016

« Il n’y a pas d’alternative en dehors du peuple »

Le Parti communiste appelle à s’organiser dans les rangs du Parti contre les ennemis du peuple et de l’humanité. La libération est dans nos propres mains.

Nous n’avons pas les détails de ce qui s’est passé lors de la tentative de coup d’Etat en Turquie entre le 15 et le 16 juillet. Toutefois, nous savons très bien que des plans soutenus par des forces étrangères, dont les forces ne proviennent pas de la classe ouvrière, sont incapables de mettre en défaite l’obscurantisme de l’AKP et de résoudre les problèmes de la Turquie.

Les événements d’aujourd’hui nous rappellent à nouveau cette réalité : soit le peuple de Turquie s’organise pour se débarrasser de l’AKP, soit les politiques réactionnaires de l’AKP vont s’intensifier, la répression s’étendre, les massacres, pillages et vols se poursuivre.

La seule force susceptible de renverser l’AKP, c’est celle du peuple. Il n’y pas d’autre alternative.

L’AKP est responsable ce qui a eu lieu cette nuit. Tous les facteurs qui ont conduit à la situation présente sont le produit du régime de l’AKP et des puissances, à l’intérieur du pays et à l’étranger, qui la soutiennent.

Toutefois, le fait que le principal parti responsable de la situation soit l’AKP ne signifie pas que la tentative de coup d’Etat a été orchestrée par Erdogan lui-même pour parachever ses objectifs, notamment préparer le terrain au pouvoir personnel ou éliminer les obstacles à la nouvelle constitution.

La tension et les rivalités entre différents groupes, au sein même de l’Etat et des forces armées, qui sont apparues depuis un moment, se sont transformées en conflit armé. Même si les tensions entre ces forces sont réelles, il est mensonger de prétendre qu’une des parties dans ce conflit puisse porter les intérêts du peuple. De ce fait, rechercher une solution contre le régime de l’AKP à travers un coup d’Etat militaire est aussi erroné qu’apporter un soutien à l’AKP au nom d’une opposition de principe contre tout coup d’Etat militaire. La dernière des choses qui pourrait être faite au nom de la défense de la liberté et des droits de l’homme en Turquie serait bien de soutenir l’AKP qui n’a cessé de démontrer qu’elle est un ennemi de l’humanité.

Sans avoir orchestré ce coup d’Etat, Erdogan et l’AKP sauront utiliser les conditions qui en résulteront et les soutiens qu’ils recevront pour accroître leur légitimité. Notre peuple doit se tenir en alerte devant les étapes que l’AKP ne va pas manquer de franchir dans les jours à venir. Elever la lutte contre l’AKP et son obscurantisme est la seule voie pour empêcher que ce coup d’Etat manqué n’aboutisse à consolider son régime et ne serve d’instrument pour transformer la Turquie instable de l’AKP en un pays stable. Le fait que toutes les mosquées de Turquie aient relayé la propagande diffusée continuellement sur les ondes par Erdogan, toute la nuit, indique concrètement l’urgence de la tâche à accomplir.

Le Parti communiste appelle à s’organiser dans les rangs du Parti contre les ennemis du peuple et de l’humanité.

La libération est entre nos mains.

Parti communiste, Turquie

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 08:58
Turquie : Un Etat démocratique, social et laïque ne pourra pas être créé par les dictateurs

Communiqué du syndicat Birleşik Metal İş – DISK (Syndicat des Ouvriers de la Métallurgie), 16 juillet 2016 :

Un Etat démocratique, social et laïque ne pourra être crée par les dictateurs, il ne pourra l’être que par les travailleurs

Nous allons vers des jours de tension extrême.

Notre pays a été une fois encore au bord du coup d’Etat. Commencée hier soir, la tentative de coup d’Etat s’est achevé. Notre pays a subi de nombreux coups d’Etat et de nombreuses tentatives de coups d’Etat dans le passé et il a fallu de nombreuses années pour se remettre des souffrances et de la douleurs qu’ils ont engendrés.

Notre pays a payé un prix élevé pour ces coups d’Etat.

Le gouvernement actuel anti-démocratique, qui ignore le droit et l’opinion public, qui attaque les droits des travailleurs et dirige le pays depuis des année a conduit à cette situation.

 

Depuis toujours, les travailleurs et les classes populaires sont ceux qui ont payé le prix le plus élevé de ces coups d’Etat qui ont suspendu la plupart des droits humains les plus fondamentaux, détruit les libertés et attaqué les droits des travailleurs.

La suspension de la constitution, le démantèlement de l’Etat de droit, la suspension des libertés ne peuvent être acceptés qu’ils viennent de n’importe quelle bande de junte et de leurs mentalités autoritaires.

La classe ouvrière de Turquie reconstruira un Etat de droit, laïque, démocratique, indépendant et social avec détermination.

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 09:15
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 22:26

La fête du journal « Unsere Zeit » (1er au 3 juillet 2016) manifestation de l’importance du Parti communiste allemand - DKP

La fête du journal « Unsere Zeit » (1er au 3 juillet 2016) manifestation de l’importance du Parti communiste allemand - DKP

EDT pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF », 10 juillet 2016

Nous sommes trois camarades français du PCF, participant aux « Cahiers communistes » (et à ses sites internet), à voir fait le voyage de Dortmund les 1er, 2 et 3 juillet 2016 pour participer à la 19ème fête du journal « Unsere Zeit « (Notre temps) édité par le Parti communiste allemand (DKP).

Cette fête a traduit pour nous l’importance et le renouveau du DKP.

Le DKP reste la seule formation politique se réclamant communiste héritière historique du Parti communiste d’Allemagne (KPD).

Rappelons que le DKP a été constitué légalement à l’ouest de l’Allemagne, en 1968, par les militants du KPD devenu clandestin après son interdiction inique par les autorités de la RFA en 1956. A l’est du pays et à Berlin, le KPD avait fusionné après la Libération avec une fraction de la social-démocratie, en RDA dans le SED (Parti socialiste unifié). Après l’annexion de la RDA, des éléments ont transformé le SED d’abord en PDS (« parti du socialisme démocratique ») avant de le fusionner dans le « Parti de gauche » puis simplement la « Gauche » (die Linke) avec des groupes et personnalités socio-démocrates de l’ouest, abandonnant toute référence au communisme.

Après l’annexion de la RDA par la RFA, le DKP a choisi de rester autonome à gauche, à côté du PDS puis de « Linke », et a étendu son activité à l’est du pays. Depuis deux congrès, une ligne de réaffirmation des fondamentaux théoriques marxistes et léninistes, de positions de classe, s’est imposée dans le Parti. Au dernier congrès (en deux phases fin 2015/début 2016), ont notamment été longuement discutés et décidés la rupture avec le Parti de la gauche européenne et l’abandon du statut d’observateur du DKP dans ce PGE.

En 2016, le DKP est très loin d’avoir retrouvé ses effectifs d’avant 1989 et tourne autour de 3500 membres.

La fête d’Unsere Zeit permet toutefois d’apprécier une influence beaucoup plus large, sous plusieurs aspects. Le journal, hebdomadaire de haute tenue, est diffusé très au-delà des seuls membres.

L’espace, dans la fête, de la SDAJ (Jeunesse ouvrière socialiste allemande), organisation de jeunesse sœur du DKP, était tenu par plus d’une centaine de jeunes militants de toutes les régions, déjà membres ou non du DKP.

Surtout la fête dans son ensemble, en elle-même, est un événement militant considérable : plusieurs dizaines milliers de visiteurs sur les trois jours, plusieurs scènes, une cinquantaine de stands, une importante « cité du livre » comme à la Fête de l’Humanité, des stands de publications comme le quotidien berlinois Junge Welt qui, en toute indépendance, sympathise avec le DKP.

Il s’agit d’une fête au caractère politique et culturel marqué et prédominant, y compris dans les spectacles, de loin la plus grande de ce type en Allemagne, à gauche. C’est un lieu de rencontre festif et militant pour des militants et des sympathisants de gauche, surtout de gauche anticapitaliste pour lesquels le DKP reste une référence.

Nous avons pu assister à plusieurs débats – il y en a eu des dizaines - : à chaque fois, de vrais échanges d’analyses et d’expériences de lutte, avec des intervenants d’organisations diversifiées, notamment syndicales, devant une assistance attentive. Nous avons par exemple entendu exposer les tentatives et les difficultés de construire une solidarité de classe entre les travailleurs allemands ou immigrés installés de longue date et les nouveaux réfugiés dont le pouvoir exploite cyniquement l’afflux pour déséquilibrer le marché du travail ou celui du logement. Ailleurs, il était question d’organiser la résistance à la spéculation immobilière dans le centre-ville de Cologne ou à paupérisation du quartier difficile de Marxloh à Duisbourg. Ailleurs était présentée une nouvelle édition allemande de « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme » de Lénine…

L’édition 2016 a été marquée – outre par la pluie, mais il semble que ce soit traditionnel là-bas aussi – par le grand meeting sur la scène centrale pour la paix avec des intervenants de Syrie notamment.

La solidarité internationale contre l’impérialisme était fortement présente sur la fête. Un grand stand cubain, des stands turcs, kurdes, grec (KKE), irlandais… illustraient son caractère internationaliste. Une délégation du PCF du Pas-de-Calais, comprenant le maire de Grenay, était présente et a animé un débat pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah.

La présence de 29 délégations officielles de partis communistes et ouvriers étrangers (le PCF national était excusé) souligne ce que représente le DKP sur ce plan aussi. Quelques jours après le vote au Royaume-Uni pour la sortie de l’UE, la question de la rupture avec l’UE du capital a alimenté beaucoup d’échanges.

Au fil des multiples conversations que nous avons pu avoir avec des animateurs de stand, des militants, des visiteurs, il nous semble que le DKP a dépassé la croisée des chemins : il a clairement décidé, dans un débat ouvert qui continue avec certains partisans de l’ancienne ligne de dilution politique à gauche, de rester et de s’affirmer pleinement comme parti communiste.

Mais un autre défi se présente, également dans un contexte de marginalité électorale. Ne pas être qu’un parti communiste témoin, une réserve théorique, un conservatoire de la riche histoire du mouvement ouvrier allemand, parfois un aiguillon anticapitaliste de la gauche, mais (re)-développer dans le mouvement social, dans le mouvement syndical, dans la lutte de classe, sans sectarisme mais avec confiance en soi, le parti de classe et de masse.

Nous avons ressenti que c’était clairement la préoccupation de la direction du DKP et de nombreux militants, lucides mais optimistes. Après chaque giboulée (au mois de juillet !), le soleil est revenu ! La fête a été une belle fête qui nous a enrichis et renforcés en tant que communistes français, confrontés à une situation certes différente mais en même temps bien similaire.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 21:05
01 Jul 2016
 

Les entreprises multinationales sont devenues des acteurs puissants qui pèsent lourdement dans les processus de décision de l’Union Européenne et plus généralement dans l’ensemble des pays.

Depuis des années, la Commission Européenne demande aux états de l’UE de privilégier la négociation au niveau des entreprises, un moyen de réduire les droits des salariés, d’affaiblir les syndicats de lutte et d’accroître la concurrence entre les salariés. En Grèce, Italie, Espagne, Allemagne, Portugal, Grande Bretagne, Irlande, les salariés vivent déjà les effets néfastes de cette politique d’austérité portée par les représentants politiques de ces pays dans la Commission : baisse des salaires, des pensions de retraites, attaques contre les droits des travailleurs (Code du travail et conventions collectives), développement des emplois précaires.  C’est l’aboutissement extrême de la pensée unique en vigueur sur tout le continent, où les gouvernements nationaux, en coordination avec la Commission Européenne, s’emploient à détruire les réglementations du travail, au nom de la sacro-sainte compétitivité défendue par les tenants du capital, et son représentant, Business Europe. Malgré le beau principe, souvent évoqué, d’une Europe des Citoyens, les mots d’ordre venus de l’Union Européenne sont :

  • Imposer par la force plus de flexibilité,
  • Contourner les syndicats de lutte et réduire leur marge de manœuvre à néant en utilisant des organisations réformistes qui accompagnent leurs décisions,
  • Faciliter les licenciements.

La stratégie mise en œuvre repose aussi sur le démantèlement des services publics dans les Etats membres. L’idée même de service public est mise à mal. A travers les politiques de gouvernance, l’Europe impose une précarisation croissante de l’emploi au nom de la « concurrence ». On en mesure déjà les effets désastreux sur les populations en Grèce, en Italie, en Espagne, en Allemagne, au Portugal, en Grande Bretagne et en Irlande. Maintenant, c’est au tour de la France et de la Belgique.

En France, le projet de loi travail est officiellement dévoilé le 17 février, il s’inspire des recommandations de la Commission Européenne et des réformes engagées dans d’autres pays de l’UE. Le MEDEF, syndicat patronal en France, soutient le projet et une première vague d’opposition, à travers une pétition sur internet, recueille plus d’ 1 million de signatures. Les organisations syndicales françaises appellent à une mobilisation le 9 mars 2016, date initialement prévue pour la présentation du projet de loi au gouvernement. Ce gouvernement a, depuis le début, commencé les tractations avec la seule CFDT, qui est contre la lutte des salariés et d’accord avec la loi, en déclarant sa satisfaction sur les concessions faites par le gouvernement.

Depuis le 9 mars, la mobilisation des salariés et le soutien de la population ne cessent d’augmenter pour exiger le retrait de la loi. Face à la mobilisation croissante, Hollande, Valls et son gouvernement bafouent les principes de la démocratie en organisant la répression par l’intervention des forces de l’ordre et en utilisant l’article 49-3. L’article 49-3 permet de passer le texte en force et de couper court aux débats de l’Assemblée nationale. La colère grandit et la mobilisation passe à une nouvelle étape, des secteurs se mettent en grève reconductible, c’est le cas dans nos industries, avec la mobilisation des camarades du raffinage et la solidarité dans les territoires, autour du blocage de dépôts de carburant, de centrales électriques et d’entreprises. Le gouvernement lâche quelques miettes pour éviter que le mouvement ne prenne de l’ampleur. Il faut dire qu’il a le soutien des médias du grand capital, qui focalisent sur les affrontements entre les casseurs et la police afin de faire oublier la revendication principale des syndicats : le retrait de la loi. Le  gouvernement, qui a tenté d’interdire la manifestation prévue les 23 et 28 juin 2016, est forcé de reculer face à la pression des syndicats. Le droit de manifester est un des éléments constitutifs de la démocratie, garanti par de multiples conventions internationales concernant les droits fondamentaux. Interdire aux organisations syndicales d’exercer ce droit démontre l’absence d’arguments politiques face à un mouvement social grandissant et de plus en plus dérangeant pour le gouvernement.

La lutte contre cette loi continue, elle ne faiblit pas après 4 mois intenses de mobilisations, de grèves : la CGT organise d’ores et déjà la lutte en juillet, consacrant la période estivale aux débats pour une nouvelle action début septembre.

Depuis de nombreuses années, la Commission Européenne demande au gouvernement français de faire tomber le Code du travail. Le gouvernement socialiste, répondant aux commandements du MEDEF, s’y emploie avec l’aide des syndicats d’accompagnement

L’Europe telle qu’elle fonctionne répond-elle aux aspirations des peuples ? Non

La crise subie par les peuples  grec, espagnol, portugais, largement commentée dans les médias, a mis en lumière un système hégémonique de la finance et des firmes multinationales, qui imposent leurs décisions aux divers pays sommés de faire voter des lois contre les intérêts des populations.

Le pouvoir européen agit comme une dictature en pesant fortement sur les politiques intérieures des pays et imposant des règles d’austérité draconiennes aux salariés, exigeant  sans cesse plus de libéralisme et démantelant les systèmes collectifs tels que les retraites, la santé, les salaires garantis, la protection contre les licenciements … etc.

L’Europe est-elle sociale ? Non.

Elle organise plus de dumping social qu’elle ne génère du droit social en prétendant le règlementer : elle est à l’avant-garde des destructions des droits sociaux collectifs tels que sécurité sociale, retraites, indexation des salaires, santé, services publics etc…. considérant que ces droits protecteurs sont des barrières qui bloquent la libre concurrence dans les « marchés financiers », à l’exemple du « Trade Union Bill » voté par le parlement britannique, qui remet en cause le principe même du droit de grève,

La sortie de la Grande Bretagne de l’Union Européenne serait-elle préjudiciable aux populations? Non.

 Cela ne changera pas le quotidien de la population britannique et des syndicats, ils devront toujours faire entendre leur voix en se mobilisant pour être « écoutés » par leur gouvernement qui, depuis des années, porte le fer contre les droits salariés.

Seules les actions collectives, les mobilisations sociales, seront à même de construire un avenir fait de progrès social, de droits et libertés, de démocratie véritable respectueuse des aspirations des peuples.

Les libertés syndicales en Europe et dans le monde et, plus largement, les droits et libertés des travailleurs, ne sont pas négociables, au contraire ils doivent être renforcés. Pour cela nous avons besoin d’un syndicalisme de lutte de classe et de masse en Europe et dans le monde, et non d’un syndicalisme d’accompagnement du capital, représenté par la CES..

Il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire, au niveau européen, d’unir nos forces avec la FSM.

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 14:20

En ce moment en suivant les actualités sur le net en direct du Kurdistan, on voit pas mal de guérilleras tomber au combat.

Les forces kurdes et les forces alliées pilonnent l'EI à Manbij, dans le nord de la Syrie.

Le 25 juin, un hôpital, des silos à grain et une école ont été libérés.

Les terroristes (environ 2000) viennent de l'EI mais également d'Europe.

A Manbij (Syrie), affrontements entre les kurdes et Daesh

Le 25 juin est tombée la guérillera Ajda Nahai.

Elle avait 18 ans.

A Manbij (Syrie), affrontements entre les kurdes et Daesh

Le 26 juin est tombée la guérillera Sevda Caglas originaire de Sivas en Turquie.

Elle combattait aux côtés des forces kurdes pour le MLKP (parti communiste marxiste léniniste)

le 26 juin, Daesh kidnappe plus de 1000 civiles kurdes dans le nord de la Syrie

Les terroristes de Daesh ont mené des raids contre les villages kurdes de la région d'Al Bab, dans le nord de la Syrie, au cours des 10 derniers jours, et ont enlevé plus de 1000 personnes, parmi lesquelles des femmes et des enfants.

Daesh compte les utiliser comme boucliers humains, voire les obliger à se battre pour eux.

Le 27 juin

Bataille de Manbij

Les terroristes de Daesh sont toujours encerclés par les forces kurdes et leurs alliés dans la ville de Manbij (nord de la Syrie).

Ils essayent désespérément de se défendre en utilisant des véhicules bourrés d'explosifs. Ceux-ci sont détruits à distance par les combattants kurdes, qui continuent d'avancer.

Le 28 juin

Un attentat à la voiture piégée a eu lieu aujourd'hui à Gire Spi (Tal Abyad), au Kurdistan syrien (Rojava). Huit personnes ont été tuées.

Dans le meme temps, le nombre de tués à Istanbul après l'attentat contre l'aéroport international Ataturk est monté à 41.

A Manbij (Syrie), affrontements entre les kurdes et Daesh

Le 29 juin

Saisie record des forces kurdes à Manbij

Les forces kurdes et leurs alliés continuent d'avancer dans la grande ville de Manbij, dans le nord de la Syrie, où les terroristes de Daesh sont toujours encerclés.

Des centaines d'obus, des munitions et des équipements ont été saisis aujourd'hui, au 29ème jour de l'offensive qui vise à libérer la ville.

A Manbij (Syrie), affrontements entre les kurdes et Daesh

Le 29 juin est tombée la guérillera Aylem Atas d'origine turque.

Elle avait rejoint les BOG (Forces unies de la liberté) et a participé activement à la libération du barrage de Tishrin.

Pour toutes ses combattantes, et pour les autres qui tombent, sacrifiant leurs jeunes vies pour libérer la planète d'un monstre sanglant, un modeste hommage et des brassées de pensées pour fleurir la grande prairie de l'au-delà.

Caroleone

source : kurdistanews sur fb

A Manbij (Syrie), affrontements entre les kurdes et Daesh

le 30 juin

A Izmir, la police turque a attaqué un groupe de militantes qui souhaitaient rendre hommage à Eylem Atas, tombée au combat contre Daesh à Manbij (Syrie).

Une vingtaine de personnes ont été arrêtées arbitrairement.

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 13:10

 

27 Jun 2016

La Réunion internationale de la FSM intitulée «entreprises multinationales, les politiques de l’UE et le rôle des syndicats » a débuté aujourd’hui, le 27 Juin à Bruxelles.

La réunion a lieu dans la Parlement européen en Belgique. 25 syndicalistes de 11 pays sont en cours. Le Secrétariat de la FSM est représenté par Ahmed Ibrahim, secrétaire financier de la FSM.

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 06:56
 APRÈS LE BREXIT LA LUTTE CONTINUE [Communiqué du Collectif communiste POLEX]

Depuis sa naissance, l'Union européenne est une machine de guerre du capitalisme transnational contre les Nations d'Europe et la démocratie. Son rôle est d'imposer des politiques d'austérité, la destruction accélérée des conquêtes sociales et politiques des travailleurs (le projet de loi El Khomri n'en est qu'un exemple français), les privatisations, les délocalisations d'entreprises, etc., au seul profit des actionnaires par-delà les frontières et les volontés des peuples : c'est pourquoi notre première réaction est de nous réjouir de la giflé infligée par les travailleurs d'Angleterre aux partisans de l'Union européenne, banquiers, affairistes, politiciens de droite et de « gauche », journalistes à leur dévotion, etc. Ce chœur des pleureuses du capital ne mérite que notre mépris.

Oui, toutes les Nations, de part et d'autre de la Manche, comme dans les autres continents, ont le droit imprescriptible de décider sans ingérence extérieure de leurs lois, de leur politique économique, monétaire et sociale, de leur politique d'emploi et migratoire, etc. : cela se nomme la souveraineté nationale et la souveraineté populaire, que le Capitalisme actuel ne supporte plus, et qui ont toujours fait partie de l'idéal communiste.

C'est justement quand on oublie ces objectifs justifiés contre l'Union européenne, dans un discours opportuniste et irréaliste sur « une autre Europe possible de Gauche » que l'on laisse les partis d'extrême droite s'en emparer par démagogie, se prétendre défenseurs de la démocratie alors qu'ils rêvent de camps de concentration au service du Capital, et détourner en xénophobie et racisme le mécontentement des salariés.

Les mouvements sociaux du printemps français 2016 le prouvent, comme les luttes sociales et politiques qui se poursuivent en Angleterre, Espagne, Italie, Grèce, et ailleurs, sous des formes diverses : on peut imposer des défaites au Capitalisme et aux dirigeants des pays d'Europe à son service, à condition de mener ces luttes avec lucidité, sans les laisser détourner vers la xénophobie, meilleur allié du Capital.

 

Le Collectif communiste POLEX

Le 27 juin 2016

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 13:44
Communiqué de presse du 27 juin 2016 : Non coupables!

Le Mouvement de la Paix apporte son soutien aux militants de la campagne BDS (Boycott – Désinvestissement – Sanctions) qui sont convoqués de nouveau au tribunal correctionnel de Toulouse, le jeudi 30 juin 2016 prochain, « accusés » d’avoir participé à la distribution de tracts dans le cadre de la campagne BDS.

 

Ces militants sont mis en accusation pour avoir distribué des tracts appelant au boycott de produits israéliens. Il faut signaler que les produits exportés par Israël bénéficient d’exonérations de droits de douane, en vertu de l’accord d’association existant entre l’Union Européenne et Israël. Or cet accord devrait être suspendu car il suppose que le bénéficiaire respecte les droits humains, ce qui n’est pas le cas pour Israël ! Pire encore, certains de ces produits portent indûment la mention « origine Israël », alors qu’ils sont fabriqués dans les colonies, illégalement implantées sur le territoire de l’État de Palestine.

Quelle que soit l’opinion que l’on ait sur le boycott, des actions informant la population française sur cette situation ne peuvent en aucun cas être considérées comme une campagne contre le peuple israélien, encore moins qualifiées d’antisémites. Elles ont comme objectif la reconnaissance des droits du peuple palestinien et s’élèvent contre la politique du gouvernement d’Israël qui bafoue ouvertement le droit international en n’acceptant pas l’existence de l’État de Palestine et en refusant de se soumettre aux résolutions de l’ONU.

Aussi nous considérons comme une atteinte à la liberté d’expression toute condamnation de militants et militantes pour avoir mené des actions pacifiques d’appel au boycott de produits israéliens.

Le boycott est une modalité importante d’exercice de la liberté d’expression. Le TGI de Pontoise, dans une décision du 14 octobre 2010 avait d’ailleurs considéré que l’appel au boycott relevait d’une « critique pacifique de la politique d’un État et du libre jeu du débat politique qui se trouve au cœur même de la notion de société démocratique ». Que dès lors, l’appel citoyen au boycott « entre dans le cadre normal de la liberté d’expression, liberté à laquelle il faut accorder la plus haute importance » et s’ « analyse comme la manifestation d’une opinion et non comme une véritable incitation à une action discriminatoire » (TGI Pontoise, 14 octobre 2010, n°0915305065).

En droit international, une mesure de « boycott-sanction » à l’encontre d’un État peut d’ailleurs être menée dans certains cas, après autorisation du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Nous réitérons notre demande auprès du gouvernement pour que soit enfin abrogée la circulaire Alliot-Marie / Mercier.

Il est impensable que les militants mis en accusation ne soient pas purement et simplement relaxés. La justice française ne peut retenir les accusations portées contre eux dans notre pays où la liberté d’expression est de règle.

Le Mouvement de la Paix Saint-Ouen, le 27 juin 2016

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