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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 22:50

Nous avons reçu une visite de nos camardes du Syndicat Sud-Coréen de Samsung qui s’inscrit dans le cadre de leur tournée Européennes du pour dénoncer les maladies professionnelles chez les travailleurs de Samsung ainsi que la répression forte contre le syndicalisme libre dans le pays. Lyon était leur dernière étape avant leur retour en Corée. Nous avons eu le plaisir de pouvoir échanger avec eux sur la situation des travailleurs de Samsung en Corée du Sud et du syndicalisme en général dans leur pays.

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 14:35
Lettre ouverte à propos de la situation en Syrie

9 janvier 2017 – OCFR

Nous avions déjà écrit ce texte sur des positions similaires et sommes signataires de la présente lettre ouverte :

Il n’est pas possible de soutenir à la fois les opprimés et leurs oppresseurs.

Lettre ouverte aux organisations progressistes, révolutionnaires, ainsi qu’aux médias alternatifs et militants.

Dernièrement, le siège et la chute de la ville d’Alep a causé de violents remous dans l’opinion publique au sein de l’État Français. Les images de morts, de blessés, de destruction, de bombardements ont marqué les esprits. Il est logique, il est sain d’être horrifié par ce genre de scènes.

Pourtant, l’empathie légitime qu’il est possible de ressentir pour les victimes de ces opérations militaires, des exactions qui ont suivi la reprise de la ville, ne doit pas oblitérer tout jugement politique. Cela ne doit pas occulter la véritable nature politique de l’opposition armée connue sous le nom de « Armée Syrienne Libre » et les intérêts qu’elle sert, entre les mains de ses maîtres.

Que des individus soient mortifiés et réagissent avec leur cœur, comment le-leur reprocherions-nous ? Si ils sont dans l’ignorance des ramifications et des implications politiques, nous ne saurions les blâmer, c’est à nous, militants, de les en informer.

Mais qu’une organisation politique ou un média militant prenne position pour soutenir l’appel de la « mairie d’Alep-est », c’est une toute autre chose.

L’erreur existe, et l’ignorance également. C’est pour cela que nous rédigeons cette lettre. Nous les invitons à repenser leur position, à comprendre qu’on ne peut pas être équidistant entre les progressistes et les réactionnaires sans prendre fait et cause pour eux.

Beaucoup d’organisations politiques et de médias militants progressistes affirment soutenir la lutte du peuple kurde contre ses oppresseurs en Turquie et en Syrie. Ces organisations et médias retransmettent les informations transmises par la coalition formée autour du PKK, du TKP M/L, de leurs organisations militaires YPG – YPJ – TIKKO, et affirment également soutenir la politique du HDP en Turquie, qui combat contre l’ogre Erdogan et son régime.

La coalition que forment les organisations de combat kurdes est la seule à œuvrer à une lutte résolue pour le progrès, l’égalité, et pour chasser les impérialistes. Et ce, que ce soit auRojava (Kurdistan Syrien) au Bakur (Kurdistan de Turquie), sur leur terre, tout comme pour l’émancipation générale des peuples de Syrie et de Turquie.

Le Parti HDP, dans l’État Turc, mène une lutte exemplaire pour le maintien des droits démocratiques dans un État qui sombre dans le fascisme.

Que veulent ces forces ?

Les forces combattantes du Kurdistan Turc et Syrien veulent l’indépendance. Elles veulent la constitution non pas d’un état bourgeois de plus, mais bien d’un État libre de démocratie populaire. Elles combattent, dans un front uni avec leurs alliés, contre l’impérialisme, le capitalisme, l’obscurantisme, le sexisme et la destruction de l’environnement.

Les forces Kurdes mènent la lutte depuis 1978 dans l’État Turc, date à laquelle a été fondé le Parti des Travailleurs du Kurdistan, sous l’impulsion de Abdullah Öcalan. Depuis le commencement de la guérilla, les forces Kurdes n’ont jamais renoncé à obtenir un état indépendant.

La coalition des Forces Démocratiques Syriennes est un front dans lequel luttent les Kurdes, contre le régime dictatorial et clientéliste de Bachar Al-Assad, laquais des Russes, et contre les pions de Erdogan et des réactionnaires, la clique de l’Armée Libre Syrienne. Ces forces combattent également les réactionnaires fascistes de Daesh. Pourtant cette alliance n’est pas toujours fiable et connaît des fractures. De nombreuses forces combattent aux côtés des Kurdes contre Daesh, l’ASL ou le régime, mais il est arrivé que les alliés de la veille se retournent contre les combattants kurdes dès que l’ennemi commun prend la fuite. Très peu de forces syriennes acceptent l’idée d’un Rojava indépendant. C’est pour cela que nous devons soutenir nos camarades au front. L’anti-impérialisme et l’internationalisme sont les meilleurs alliés des Kurdes.

Début 2016, les forces combattantes révolutionnaires Turques et Kurdes se sont unifiées autour d’un front commun nommé “Halkların Birleşik Devrim Hareketi” (Mouvement Révolutionnaire Unis des Peuples) rassemblant une dizaine d’organisations révolutionnaires Kurdes et Turques.
Voici quelles sont ces organisations:

  • Devrimci Karargâh (QG Révolutionnaire)
  • DKP (Parti de communards révolutionnaires)
  • MKP (Parti communiste maoiste)
  • MLKP (Parti communiste marxiste léniniste) pour combattre le fascisme turc au Kurdistan.)
  • THKP-C/MLSPB ( Parti/Front communiste de Turquie/marxiste-léniniste, brigades armées de propagande)
  • PKK (Le Parti des travailleurs du Kurdistan)
  • TİKB (L’union des communistes Révolutionnaires de Turquie)
  • TKEP-L (Parti communiste de Travail, léniniste)

D’autres combattent également de manière indépendante ou côte-à-côte avec les forces progressistes Kurdes et Turques. Nous mentionnons leurs noms en annexe
.

Leur communiqué résume leurs objectifs:

  • « Notre mouvement a pour objectif d’obtenir un avenir libre, démocratique pour nos peuples, contre l’impérialisme, le capitalisme, le chauvinisme, le fascisme et le racisme. Il considère incontournable la destruction de l’AKP fasciste, avec tous ses soutiens sociaux et par la force révolutionnaire du peuple.
  • Le gouvernement AKP, est en train de détruire la nature, en même temps que la société. Il intensifie l’exploitation de la classe ouvrière et de tous les travailleur/ses, et impose les conditions d’esclavage. Sur toutes les masses de population, il est répressif et meurtrier.
  • Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, adopte le principe de réunir et d’organiser toutes ces forces sous les attaques de l’Etat bourgeois de la République Turque et du gouvernement AKP, et de les mobiliser pour la lutte.
  • Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, lutte pour l’écologie, pour la libération de la femme, pour la classe ouvrière, les droits et les libertés des travailleurs, ainsi que pour installer le pouvoir du peuple pour la Turquie, et l’autonomie au Kurdistan afin de permettre un avenir libre pour nos peuples.
  • Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, appelle toutes les masses populaires meurtries par le fascisme et l’intégrisme, en commençant par les femmes, les jeunes, les ouvriers et les travailleurs, à s’organiser, s’unir et lutter pour la liberté, la démocratie et la fraternité des peuples. »

Certes la guerre force à des compromis. Le mouvement de libération kurde a dû en faire et en fera certainement d’autres. Mais ces compromis n’ont jamais détourné ces forces combattantes de leur but ; contrairement à une ALS qui est directement une marionnette entre les mains de ses maîtres. Ériger ces compromis en obstacles insurmontables est le paravent de la lâcheté et du sectarisme. Pendant que, bien au chaud, des militants s’échinent à trouver des groupes qui soient l’incarnation de la perfection, mais dont l’impact réel est nul, ceux qui combattent réellement meurent au front sans soutien. Dans notre calme État impérialiste, s’offusquer qu’il soit possible de chercher des alliés tactiques lorsque les bombes pleuvent est un luxe que ne peuvent connaître ceux qui subissent la guerre.

Il est possible, et il est d’ailleurs sain d’être critique. Mais il est nécessaire de savoir choisir également son camp.

Il est impossible de jouer sur deux tableaux.

L’occident, et au premier rang la France, condamne le régime de Bachar Al-Assad pour des motifs hypocrites, camouflant une opposition géopolitique avec la Russie. Lorsque la famille Assad était une bonne cliente de la France, celle-ci ne tarissait pas d’éloge au sujet du régime.
Certains groupes militants pensent qu’il faut appliquer alors, mécaniquement, le fait que l’ennemi de notre ennemi est notre allié. Ils soutiennent alors Bachar Al-Assad comme un rempart contre l’obscurantisme, comme un chef de file de l’anti-impérialisme. En somme, ils nient que Bachar Al-Assad est un simple agent de la Russie au Moyen-Orient, une marionnette des ambitions Irano-Russes dans l’orient de la Méditerranée.

Ces organisations peignent en rouge le régime, et peignent en rouge Poutine, ce qui est faux. Elles mettent en avant -tout aussi hypocritement- le fait que le régime serait l’allié des Kurdes, et qu’il est possible de concilier les deux. C’est escamoter le fait que, si des trêves existent lorsque Daech et l’ALS sont présentes, le régime n’a de cesse de tenter d’exterminer les Kurdes dès qu’ils sont seuls à seuls.

Soutenir le régime de Bachar Al-Assad, c’est célébrer l’impérialisme Russe, c’est célébrer faussement les BRICS [Les états émergents, Brazil, Russia, India, China, South Africa] comme étant la révolution mondiale, c’est se mettre à la solde d’une réaction contre une autre. Pire encore, certains souhaitent l’union de la France et de la Russie dans cette affaire, niant par là même le caractère criminel de l’impérialisme français, et souhaitant simplement qu’ils s’alignent sur un autre camp.

Qu’est ce que l’Armée Syrienne Libre et que veut cette coalition ?

L’Armée Syrienne Libre n’est pas unie idéologiquement, elle est une ligue de diverses organisations allant de démocrates sincères jusqu’à des obscurantistes virulents.

Ces forces sont principalement divisées en deux groupes, ou chambres d’opérations qui sont des alliances temporaires et non-exclusives autour d’objectifs ponctuels ou autour du soutien d’une puissance étrangère. La première Fatah Halab -conquête d’Alep- rassemble les agents d’Erdogan et des occidentaux. Elle est la force qui a été utilisée par la Turquie pour faire barrage à l’unification des zones contrôlées par les Kurdes au Rojava. Elle rassemble grossièrement 50% des forces armées de la nébuleuse de l’Armée Libre Syrienne. Ce sont les fameux « modérés » soutenus par l’occident. Issus des frères musulmans et des organisations réactionnaires locales, ils ne sont considérés comme modérés uniquement parce qu’ils ne menacent pas les intérêts occidentaux.

Jaish Al Fatah, -l’armée de la conquête- est construite autour des différentes cellules d’Al-Qaïda ayant survécus à la concurrence de Daesh. Cette chambre d’opération se démarque de la première par le fait qu’elle considère celle-ci comme « trop modérée. » Egalement, Jaish Al Fatah est principalement le pion de l’Arabie Saoudite et du Qatar, avant d’être celui d’Erdogan.
Hors de ces chambres d’opération, des poussières qui s’agglutinent parfois dans des configurations différentes, mais toujours à la remorque, dans l’ombre, des deux chambres d’opération principales. C’est dans cette poussière que certaines organisations de l’Etat Français pensent trouver des joyaux d’une pureté révolutionnaire parfaite.

Le fait est qu’il existe des lignes progressistes au sein de l’Armée Syrienne Libre, c’est indéniable. Mais elles ont fait le choix de se mettre à la remorque des agents les plus réactionnaires de la coalition. Elles ont jeté par dessus bord leur indépendance politique pour se mettre eu ligne aux cotés d’Al-Qaïda et des obscurantistes. Elles ont abandonné toute stratégie en devenant des mercenaires de la Turquie, des USA et de la France. Ces forces, pendant la bataille d’Alep, n’ont servi qu’à assouvir les ambitions expansionnistes de la Turquie, et à être une des branches de la tenaille pour écraser les forces combattantes Kurdes, au lieu de combattre le régime de Bachar Al-Assad. Cette clique est plus une armée de mercenaires au service d’un maître qu’une force politique cohérente.

Plusieurs organisations politiques au sein de l’État français, mais également en occident en général, trouvent conciliable de marcher et de défiler à l’appel du « maire d’Alep-est » et de soutenir la cause du peuple Kurde. Nous affirmons que cela n’est pas possible. Il n’est pas possible de soutenir ceux qui s’allient avec la France et la Turquie, qui en sont les mercenaires, sans devenir soi-même un renégat.

Nous affirmons qu’il est impossible de pouvoir jouer sur les deux tableaux et de pouvoir défiler sous le pavillon d’une clique de bandits au service des intérêts de la Turquie. Qu’il est impossible de pouvoir saluer la lutte des YPG – YPJ – TIKKO et de marcher avec leurs bourreaux. Qu’il est impossible de prétendre combattre l’impérialisme et ses ramifications tout en soutenant ses agents.

Quelques soient les raisons invoquées, quelque soit la faction obscure soutenue par les groupes soi-disant révolutionnaires, soutenir toute branche de l’ASL, marcher avec Free Syria, c’est marcher avec l’AKP et ses sbires. C’est marcher avec les bourreaux du peuple kurde.

C’est également marcher main dans la main avec les laquais des impérialistes occidentaux dans la région. C’est marcher avec l’impérialisme français et embrasser son drapeau. Il n’est pas possible de tenir ce discours et d’ensuite « compenser » en agitant le drapeau du Kurdistan libre, le salissant par la même occasion.

Cela n’est pas conciliable.

Que le régime de Bachar Al-Assad soit un régime d’oppression à la solde des intérêts de la Russie est une vérité. Il est juste de le pointer du doigt et cela doit être fait, il n’est pas conciliable de se dire révolutionnaire tout en le saluant. Mais il est aisé de dénoncer les ennemis de son propre impérialisme.

Ceux qui, dans l’État français, se réjouissent des victoires de l’ASL, pleurent ses défaites, chantent leurs louanges ne sont pas seulement en contradiction avec le fait de soutenir les kurdes et les Forces Démocratiques Syriennes, ils se déclarent même ennemis de leur cause de libération nationale et de libération de la Syrie de la présence des impérialistes.

Une ligne de démarcation se trace, elle doit être franchie, que cela soit d’un coté ou de l’autre, par toutes les organisations ayant une position sur la question de la guerre en Syrie.

Certains prônent l’éclectisme et soutiennent tout ce qui lutte contre le régime de Bachar Al-Assad. Il n’est pas possible de l’être dans une lutte à mort.

Certains prennent ceci par dessus la jambe, le traitent avec légèreté. Ils se démasquent comme étant des opportunistes qui ne voient le fait de soutenir les kurdes que comme étant « de bon ton ». Nous devons dénoncer cet opportunisme.

Lorsque, rien qu’à Lyon, la mairie Front de Gauche du premier arrondissement de Lyon accepte de relayer l’appel réactionnaire du maire d’Alep-Est, nous devons les dénoncer et dénoncer leur attitude de renégat.

Lorsque Europe Ecologie / Les Verts signe également cet appel, nous devons dénoncer l’attitude de laquais de l’impérialisme de cette organisation.

Lorsque « Ensemble » signe ceci aux côtés des agents fascistes d’AKP, c’est qu’ils prennent position en faveur de la répression du peuple Kurde.

Ceux qui parlent de « soutien critique » lorsqu’ils se rassemblent sous le drapeau de l’ASL de la France et de la Turquie se démasquent donc comme des soutiens de fait à ces forces.

Nous appelons toutes les organisations progressistes et révolutionnaires de l’État Français ou francophones à relayer cet appel, à prendre position sur le fond de celui-ci et à démasquer les mercenaires de l’impérialisme.

Nous devons dénoncer les appels hypocrites de la France et des organisations qui sont ses valets. Sous couvert d’humanitaire, ces cris servent à implanter les avant-postes de son impérialisme.

Nous appelons ces organisations et ces médias à rejeter les positions et la propagande des agents de l’impérialisme, au premier chef duquel l’impérialisme français, notre ennemi premier. Nous souhaitons la défaite de notre propre impérialisme, que ses griffes soient arrachées et ses armes brisées !
Nous appelons à la constitutions d’initiatives, militantes, politiques, financières pour soutenir depuis l’Etat Français la lutte du peuple Kurde et de ses alliés pour sa libération du Kurdistan et de la Syrie.

Vive la lutte du peuple Kurde et de ses alliés pour la liberté ! A bas le régime fasciste d’Erdogan et les laquais des impérialistes !
Vivent les volontaires internationaux qui combattent aux côtés des Kurdes

Premiers signataires : Maison de la Mésopotamie ; Unité Communiste – Lyon; OCML Voie Prolétarienne ; Organisation Communiste – Futur Rouge ; Jeunes Communistes Lyon.

Participer ou signer ? Solidarite.Kurdistan@gmail.com
Annexe:
Les forces des Kurdes et leurs alliés:

HPG : Force de Défense du Peuple.
YJA-Star : Unités des Femmes Libres.
PAJK : Parti des Femmes Libres du Kurdistan.
YPS : Unités de Protection Civile.
YDG-H : Mouvement de la Jeunesse Révolutionnaire Patriotique.
HDP : Parti Démocratique des Peuples.
DBP : Parti Démocratique des Régions.
HDK : Congrès Démocratique des Peuples.
PKK: Parti des Travailleurs du Kurdistan.
YPG: Unités de Défense du Peuple.
YPJ: Unités de Défense Féminines.
PYD: Parti de l’Union Démocratique Kurde (en Syrie).

Organisations turques combattant aux côtés des forces combattantes Kurdes.

MLKP : Parti Communiste Marxiste-léniniste.
DHKP-C : Parti-Front Révolutionnaire pour la Libération du Peuple.
TKP-ML : Parti Communiste Turc – Marxiste-léniniste. Sa branche armée est le Tikko.
MKP : Parti Communiste Maoïste.
MLSPB : Union Marxiste-léniniste pour la Propagande Armée.
DAF : Action Révolutionnaire Anarchiste.

Organisations de volontaires étrangers:
Bataillon International de la Libération au Rojava.

A.I.T. Antifascist Internationalist Tabur

Le site Anti-K ( NPA ) publie cette lettre ouverte. 

Mais cette lettre ouverte a été précédée d'une véritable campagne haineuse et diffamatoire contre ceux qui se battent pour la paix au Proche-Orient.

Anti-K avait auparavant publié les positions de ceux ( parmi lesquels le NPA ) qui ont participé à des manifestations soutenant la "révolution" syrienne, les rebelles d'Alep-Est, et même proclamant "Avec la révolution syrienne, Pour une République laïque, démocratique et sociale", sans que l'on sache réellement qui étaient les Syriens et leurs organisations se battant  sous ce mot d'ordre.  Il a aussi édité des articles injurieux critiquant les positions de ceux qui à gauche refusent de se laisser entraîner dans un soutien sans nuances à la rébellion, et proclament depuis le début du conflit leur attachement à une solution négociée.  Solution torpillée dès le début par la France ( celle du gouvernement de F. Hollande et L. Fabius ).  Il accuse les partisans d'une solution négociée de se ranger, de fait, sous la bannière de Bachar El Assad et de Poutine, voire de la Turquie maintenant.  Les qualifiant au passage de fascistes poutiniens, de rouges-bruns, " favorables au régime des Assad", et autres amabilités du même genre.

On compte aussi des jugements moraux, pseudo-psychanalytiques mais aussi électoralistes tel que celui-ci : "Il n’est pas exagéré de parler de faillite morale et politique de cette gauche par ce qu’elle révèle du retour d’un refoulé stalinien, dont on soupçonnait l’existence mais dont on sous-estimait la dégénérescence hyperbolique qui le caractérise et qui affecte, comme une éclaboussure d’indignité, l’ensemble de l’orientation qu’elle défend à l’occasion de la prochaine élection présidentielle"( https://www.anti-k.org/2017/01/08/syrie-campisme-ou-internationalisme/).

Les sociaux-libéraux va-t-en guerre qui nous gouvernent peuvent dire merci.  C'est un réel soutien à leur politique belliciste qu'ils reçoivent ainsi.

Les peuples ont besoin de luttes pour la paix aujourd'hui.  Or la gauche radicale française reste aujourd'hui l'arme au pied devant les menaces de guerre qui se profilent à l'horizon.  Ceux qui se battent pour des solutions négociées, qui refusent les escalades guerrières sont quasiment considérés, dans certains milieux d'extrême-gauche, comme des traîtres à la cause révolutionnaire. 

Bachar El Assad, Poutine ne sont pas des modèles.  Ils sont, respectivement, les dirigeants de la Syrie et de la Russie. Les pacifistes de 1914 étaient, eux aussi, accusés de soutenir les empires centraux ( Allemagne, Autriche-Hongrie, Empire Ottoman), régimes autocratiques alors que l'Angleterre et la France étaient réputées  "démocraties occidentales", plus "humanistes".  Ceux d'entre eux qui ont rejoint l'Union sacrée en 1914 après l'assassinat de Jaurès ont cédé à cette pression, tout autant qu'à l'enthousiasme guerrier et à l'accusation de traîtrise. 

Sur ces questions de paix, de guerre et d'indépendance, les militants de gauche sont profondément divisés.  Aussi bien sur la question de la Syrie, de la Libye, que de l'Ukraine et de la politique guerrière de l'OTAN contre la Russie.  Il serait bon que sur ces sujets cessent les anathèmes, les manipulations idéologiques.  Et que s'organise un véritable front pour la paix, contre la course aux armements, contre la participation de la France à l'OTAN et le stationnement de troupes américaines en Europe de l'Est, contre les menaces de guerre qui se profilent aussi en Europe.

Pour organiser des luttes communes, encore faut-il respecter et ne pas insulter ceux avec qui la lutte nécessaire contre le capitalisme mondialisé fauteur de guerres commande de "marcher côte à côte et de frapper ensemble". 

Un autre article.  On notera que JL Mélenchon et  ses soutiens en sont la cible.  Electoralisme ?

Yvette Genestal

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 15:26

Lu sur El Diablo

L'AVENIR DES LUTTES SOCIALES ET DU SYNDICALISME en France et dans le Monde : DÉBAT à Saint-Ouen (93) - Samedi 7 janvier 2016

Débat public organisé par le Collectif communiste Polex

Samedi 7 Janvier 2017 de 14 h 30 à 17 h

Espace Maymana, 8 rue Raspail

Saint Ouen (Seine-Saint-Denis)

Métro Garibaldi, ligne 13

***

Présentation du livre

« CAMARADES, JE DEMANDE LA PAROLE »

Par trois de ses auteurs :

Jean Pierre Page, ancien responsable du Secteur international de la CGT

Philippe Cordat, responsable CGT Centre

Charles Hoareau, CGT 13, ancien dirigeant des comités CGT des chômeurs

DÉBAT AVEC LA SALLE sur L'AVENIR DES LUTTES SOCIALES ET DU SYNDICALISME en France et dans le Monde

L'AVENIR DES LUTTES SOCIALES ET DU SYNDICALISME en France et dans le Monde : DÉBAT à Saint-Ouen (93) - Samedi 7 janvier 2016
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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 02:51

6 décembre 2016

 

Ségolène Royal a réveillé le nid de vipères droitières et solfériniennesCuba, ou comment Amnesty International saisit trop vite des bâtons… visqueux

Maxime VIVAS

Ceci est le texte écrit de mon éditorial du 5 décembre 2016 dans le cadre d’une émission culturelle d’une heure que j’anime tous les lundis sur Radio Mon Païs à Toulouse (1).
Là, je parle de Danielle Mitterrand, de Ségolène Royal, de Zoe Valdes, de Jacobo Machover, de faux dissidents, des médias, d’Amnesty International et des méthodes de fabrication des campagnes anticubaines.
Pour finir, je raconte pourquoi Jacobo Machover, ayant eu l’imprudence de faire une conférence à Toulouse, a décidé de ne plus mettre les pieds dans « la Capitale de l’Espagne républicaine ».

Bonjour. Nous sommes le lundi 5 décembre, quelques jours après les funérailles de Fidel Castro.

La mort de Danielle Mitterrand en novembre 2011 avait ouvert le bal des faux-culs qui avaient apprécié cette femme admirable, engagée dans des causes humanitaires mais qui, tâche indélébile, avait embrassé Fidel Castro du haut du perron de l’Elysée. Les médias le lui reprocheront toujours.

Les récentes déclarations de Ségolène Royal à Cuba ouvrent la

Couverture

même boite à gifles. Elle a salué la mémoire de Fidel Castro, « un monument de l’histoire », elle a rejeté les accusations de violations des droits l’Homme à son encontre. Elle conteste les emprisonnements politiques.

Amnesty international s’étrangle et se fait fort de citer de nombreux cas d’emprisonnement.

El sexto. Et l’ONG sélectionne cet exemple, pour Europe 1 : « Quelques heures après la mort de Fidel Castro, l’artiste El sexto [un graffeur NDLR] a été ré-arrêté, il aurait écrit sur un mur un graffiti disant simplement : ’Se fue’. C’est-à-dire : Il est parti ». Allusion ironique à la mort de Fidel…
Je relis : « … il aurait écrit sur un mur un graffiti disant simplement  : ’Se fue’… ».

J’ai pris le temps de vérifier, ce matin (c’est-à-dire que j’ai perdu du temps) : Le grapheur avait décoré de tags (et non pas simplement de deux mots : se fue), le mur en façade d’un des plus beaux hôtels de La Havane et il poursuivait sur des édifices publics.
Couverture
Il a été interrompu et embarqué, chose qui ne lui serait pas arrivée à Paris s’il avait taggué le Ritz, le Crillon, le Palais Bourbon et s’il s’était dirigé vers le Palais de l’Elysée ou vers la cathédrale Notre Dame.

Trois autres histoires amusantes sur trois autres dissidents

Je vais vous raconter les histoires amusantes de trois autres dissidents pour lesquels Amnesty et notre classe politico-médiatique se sont enflammées.

1- Raúl Rivero. En mars 2003, lassé de la multiplication de bobards lancés depuis de prétendues agences de presse indépendantes cubaines financées en fait par les USA (j’en apporte des preuves détaillées dans mon livre «  La face cachée de Reporters sans frontières »), le gouvernement cubain a lancé un coup de filet et il a arrêté un paquet de mercenaires ou dissidents, choisissez.

Parmi eux, le poète Raúl Rivero. Une campagne internationale se déclenche alors : Rivero est parait-il soumis à d’effroyables conditions d’incarcération, il a perdu 20 ou 30 kg, ses jours sont en danger, etc.

Prenant les menteurs de vitesse, les autorités cubaines le libèrent. Apparaît alors un homme gros et gras, obèse, avouant avoir eu libre accès à la lecture et ayant dévoré le dernier livre de Gabriel Garcia Márquez, « Historias de mis putas tristes », mais ayant souffert, la nuit, du chant d’un grillon.
Amnesty international a alors revu sa copie.

2- Un autre exemple, plus amusant encore : Armando Valladarés
C’est un ex-policier du dictateur Batista, arrêté peu après la victoire de la Révolution alors qu’il transportait des explosifs pour commettre des attentats. Il a bénéficié d’une campagne internationale en faveur de sa libération. La presse le disait poète et paralytique. Quand le gouvernement cubain a décidé de l’expulser vers Madrid en 1982, le président François Mitterrand a envoyé Régis Debray pour l’accueillir à sa descente d’avion. La foule des photographes a vu alors un homme hilare descendre la passerelle sur ses deux jambes.
Amnesty International s’est retirée, escamotant discrètement le fauteuil-roulant prévu pour le « poète handicapé », les officiels s’éclipsèrent. Aujourd’hui, on sait que le seul poème dont Valladarès s’est prévalu était un plagiat. Il vit désormais aux États-Unis, où Reagan l’avait nommé ambassadeur des USA auprès de la commission des droits de l’homme de l’ONU (sic).

Et Régis Debray a écrit : «  L’homme n’était pas poète, le poète n’était pas paralytique et le cubain est aujourd’hui américain. Ce militant simulait l’hémiplégie sur sa chaise roulante depuis des années. »

3- Le troisième exemple cocasse est celui de Nestor Baguer
Je raconte aussi longuement ses exploits dans mon livre sur Reporters sans frontières (il était la source cubaine de RSF, Robert Ménard était allé le recruter à La Havane).

Nestor Baguer était journaliste dissident. Il a été arrêté, frappé par les policiers jusqu’à lui casser un poignet, son matériel a été confisqué, il a été harcelé, menacé, etc. Amnesty international poussait des cris d’orfraie.

Et puis, Nestor Baguer a fini par révéler qu’il était en fait un agent de la sécurité cubaine infiltré dans les milieux contre-révolutionnaires financés par les USA, qu’il n’avait jamais subi (et pour cause) le moindre préjudice. Il avait tout inventé, y compris le contenu des articles qu’il écrivait, mais les informations à charge contre Cuba ne sont jamais vérifiées.

Les gens de bonne foi pourraient passer des heures, des mois, des années à regarder ce que nos médias disent de Cuba et à y dénicher des mensonges.

Indignée par la politique des USA à l’égard de Cuba Danielle Mitterrand avait dit à son mari : « François, tu ne peux pas laisser faire ça ! » Il répondit : « Mais Danielle, ce n’est pas moi qui commande, c’est le FMI, etc. » (je cite de mémoire).

On pourrait ajouter, pour ce qui est de l’information traitant de Cuba : « Ce sont les 9 milliardaires français propriétaires des médias qui nous la fabriquent ». Ils donnent volontiers la parole à deux spécialistes anticubains : Zoe Valdés qui a laissé à Cuba le souvenir d’une stalinienne qu’il fallait freiner quand elle y militait et Jacobo Machover, invité par nos médias parce qu’il est soi-disant exilé et qui n’insiste pas sur un détail : il a quitté Cuba à l’âge de 9 ans. [...]

La suite sur le site du Grand Soir : https://www.legrandsoir.info/cuba-ou-comment-amnesty-international-saisit-trop-vite-des-batons-visqueux.html

 

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 17:55
Le Nicaragua sous dictature ... du double standard et du copier-coller
Le Nicaragua sous dictature… du double standard et du copier-coller
 29 novembre 2016  | 
 

Par son importance et l’incertitude qu’elle a engendrée, l’élection présidentielle du 8 novembre aux Etats-Unis a occulté le résultat et limité les commentaires sur le scrutin qui, deux jours auparavant, avait vu la victoire du sandiniste Daniel Ortega au Nicaragua. Toutefois, toutes tendances confondues, de la droite à la gauche (réelle ou supposée), l’appareil médiatique avait pris les devants en disqualifiant implicitement ou explicitement, sans nuances ni remise en perspective, cette réélection annoncée. Une unanimité qui laisse rêveur et devrait inciter à la réflexion.

Président sortant du Nicaragua, Daniel Ortega a été réélu pour un troisième mandat consécutif, le 6 novembre 2016, avec 72,5% des suffrages, loin devant les 15% de Maximino Rodríguez, candidat du Parti libéral constitutionnaliste (PLC, droite) [1]. Son parti, le Front sandiniste de libération nationale (FSLN), a conquis 71 des 92 sièges de l’Assemblée nationale. Alors que le Conseil suprême électoral (CSE) annonçait une abstention de 31,8 %, la coalition d’opposition du Front large de la démocratie (FAD) l’a estimée, sans citer aucune source identifiable, à plus de 70 % [2]. A qui se fier ?

En la matière, un simple rappel du passé permet d’avoir au moins une « petite idée » sur la question. Ayant assisté à l’élection précédente, déjà contestée à l’époque, qui, le 6 novembre 2011, se solda par une victoire du même Ortega, avec une majorité de 62 % des suffrages, nous pouvons affirmer qu’il avait incontestablement remporté ce scrutin [3]. Pourtant, arrivé en deuxième position avec 31 % des voix, le représentant du Parti libéral indépendant (PLI), Fabio Gadea, contesta sa défaite, prétendant avoir lui-même recueilli 62 % des voix (alors que tous les sondages lui avaient accordé environ 30 %). Alertant la « communauté internationale » (comprendre : les Etats-Unis et l’Union européenne) acquise à sa cause, il annonça une protestation massive et, pour le 3 décembre suivant, une manifestation de cent mille personnes dans les rues de la capitale Managua. Il en vint entre cinq et dix mille (sans présence d’un appareil massif de répression). Mais c’est la défense de leur cause que l’appareil médiatique international choisit de privilégier.

En 2008, déjà, lors d’élections municipales largement remportées par le Front sandiniste de libération nationale (FSLN) – 109 villes sur 153 –, le candidat battu pour la mairie de Managua, le banquier Eduardo Montealegre, hurla à la fraude et exigea un recomptage des votes. Pour son plus grand malheur, le CSE accepta. Dès lors, les libéraux optèrent pour ne pas assister à ce recomptage et n’apportèrent ultérieurement aucune des « preuves » censées sustenter leur accusation.

C’est donc avec la plus grande réserve qu’on accueillira la récente déclaration de la dirigeante du FAD, Violeta Granera : « Nous ne reconnaissons pas les résultats de cette farce et, avec la force de la volonté manifestée par le peuple du Nicaragua, nous déclarons ces élections nulles [4].  »

S’il est un commentaire revenu en boucle ces dernières semaines, avec un ensemble parfait, c’est bien celui-ci : trente-cinq ans après avoir renversé par les armes la dictature d’Anastasio Somoza, le FSLN n’est plus ce qu’il était. Quelle ébouriffante découverte ! Pour information : l’Union soviétique, l’Angola, l’Afghanistan, l’Iran, l’Irak, le Parti socialiste français, le prince Charles (qui alors épousait Diana), la télévision publique, Georges Brassens, l’Amérique latine en général, le Venezuela, l’Equateur et la Bolivie en particulier, l’auteur de cet article et ses lecteurs non plus ! Et l’on ajoutera, au risque de surprendre, que même la nostalgie n’est plus ce qu’elle était. [...]

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 10:10

Cet article est reposté depuis Solidarité Internationale PCF.

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:23
FIDEL CASTRO, un véritable révolutionnaire, pour toujours dans nos cœurs et nos esprits [Rouges vifs -Ile-de-France]

COMMUNIQUÉ DE ROUGES VIFS Ile de France

Le 26 Novembre 2016

 

Tous les authentiques révolutionnaires du monde, tous les communistes, tous les progressistes sont en deuil aujourd’hui. Fidel Castro, véritable légende pour tout militant voulant éradiquer le capitalisme dans toutes ses dimensions, n’est plus.

Malgré l’âge et la maladie, la nouvelle nous stupéfait et nous voyons défiler toute l’histoire depuis la fin de la 2ème guerre mondiale, tous les épisodes de l’affrontement entre l’impérialisme, stade suprême du capitalisme, et le droit à l’autodétermination des peuples. De la célèbre plaidoirie « L’histoire m’acquittera » au débarquement internationaliste du Granma, de l’agression dans la baie des cochons au délire anticommuniste toujours à l’œuvre aux Etats Unis, de la guerre froide à la solidarité avec l’Angola ayant abouti à la libération de Nelson Mandela et la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud, solidarité encore sur tout le continent Sud Américain en particulier dans le domaine de la santé, Cuba socialiste et Fidel Castro formaient un tout.

Notre première réaction d’affection est pour le peuple cubain et son gouvernement qui perdent un dirigeant exceptionnel qui a œuvré jusqu’à son dernier souffle pour la Paix, la souveraineté des Peuples, l’indépendance des Nations, la solidarité internationale et la coopération sans jamais transiger sur la Révolution.

Les militants de Rouges Vifs IDF leurs présentent leurs plus profondes et sincères condoléances et les assurent de notre totale solidarité et de notre confiance absolue dans le fait qu’ils surmonteront avec courage et détermination l’épreuve du départ de Fidel. Nous ne doutons pas un instant qu’ils poursuivront l’œuvre de la Révolution tant les acquis en matière de santé ou d’éducation, notamment, sont devenus le bien commun de toute l’humanité. Et tout cela dans le cadre à l’embargo inique des USA sur Cuba depuis 1959. Il faut y mettre un terme immédiatement !

Vient ensuite en mémoire les réflexions et enseignements que nous inspirent la vie, la pensée et l’action de Fidel Castro et de ses compagnons dont Raul tout au long de sa vie. Cela fait l’objet d’un énorme affrontement idéologique visant à nier toute possibilité de construction du socialisme. Tout est utilisé pour salir l’expérience cubaine tenant tête à la 1ère puissance du monde depuis plus 50 ans et pervertir toute idée de dépassement du capitalisme.

La lamentable déclaration d’un dirigeant du PCF sur le prétendu caractère autoritaire du « régime cubain » (les mots mêmes de l’adversaire) est non seulement empreinte d’une condescendance inouïe, mais elle participe surtout à brouiller les repères d’une réflexion communiste authentique. Qu’elle soit sciemment prononcée ou faite dans la précipitation pour paraître respectable, cela combat de fait l’idée révolutionnaire.

C’est aux cubains de juger. Ce sont eux qui nous livrent, par leur expérience au cœur de l’affrontement impérialiste, des enseignements précieux pour l’action communiste et révolutionnaire dans notre propre pays. Imagine-t-on des capitalistes, après avoir été expropriés du pouvoir et des moyens de production par une opération du saint esprit, accepter le verdict populaire et ne pas tenter par tous les moyens, y compris la guerre et la guerre civile, les intimidations, les infiltrations, de revenir au pouvoir ?

N’est-ce pas ce qui est à l’œuvre dans le cadre des traités européens (« qui ne peuvent être remises en cause par des élections » JC Junker, président de la commission européenne) et de ses concrétisations dans les différents pays (répression brutale et pour le coup autoritaire contre les opposants à la loi Hollande/Valls/El Khomri) ?

Les cubains nous parlent de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de coopérations mutuellement avantageuses entre nations souveraines. Tout le contraire du libre échange (ALENA, TAFTA, CETA, …), de la libre circulation des capitaux, de la mise en compétition des travailleurs de toute la planète sur des créneaux jugés juteux pour les actionnaires des multinationales au détriment de productions pour satisfaire les besoins vitaux et sociaux de l’humanité. A cela, les dirigeants cubains et d’autres pays d’Amérique Latine ont construit l’ALBA, traité de réelles coopérations entre les peuples. Parler de Nation quand on est révolutionnaire, c’est tout le contraire du repli nationaliste xénophobe. C’est s’appuyer sur les aspirations populaires et leur expression démocratique pour fonder la légitimité et l’action des gouvernements de chaque pays pour construire ensemble avec tous ceux qui y sont disposés.

Ce véritable internationalisme est un des fondements de la révolution cubaine initiée il y a 60 ans, jour pour jour, par l’arrivée à bord du Granma, de militants de différentes nationalités sud américaines. ROUGES VIFS IDF soutient l’initiative du collectif « ENTRE AMIS » et l’association GILBERTO BOSQUES organisée sur ce sujet le 10 décembre à la Maison de Associations de Malakoff (92).

Plus fondamentalement, les questions auxquelles Cuba a été confronté et les réponses apportées nous renvoient à la figure le fonctionnement soi disant supérieur en démocratie de nos propres institutions qui produisent des gouvernements qui ne rendent de comptes à personne et dont l’éviction ne peut conduire qu’à des situations bien pires encore. N’est-ce pas ce que nous vivons en France en particulier depuis plusieurs décennies ? Et ce sont ces mêmes dirigeants, souvent incultes et incompétents, qui qualifient Fidel Castro de dictateur autoritaire ?

Fidel Castro continuera à vivre car il est pour toujours un grand parmi les grands. A l’occasion de sa disparition, nous saluons Cuba pour son immense contribution au bienfait de l’humanité. Nous voulons leur témoigner notre infinie reconnaissance d’avoir su se doter d’un dirigeant de la trempe de « Fidel, leur commandant en chef ». Nous en sommes persuadés : non seulement l’Histoire l’a déjà acquitté mais elle va faire en sorte qu’il demeure un des exemples rares.

 

Paris, le 26 novembre 2016

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 10:44

Il fallait s’y attendre, et cela arrive à un âge inespéré pour quelqu’un que les USA ont tenté d’assassiner ….638 fois ! .
Il aura eu la joie de voir son peuple avancer et gagner un vote historique à l’ONU où plus aucun pays n’ose voter contre la résolution cubaine condamnant l’embargo dont son peuple est victime.

Il fallait s’y attendre, ses adversaires de toujours, n’en démordent pas et même devant la mort d’un homme qui est objectivement, tant par la durée de son mandat que par la force de son action, l’un des plus grands hommes politiques du 20e siècle, continuent à porter leurs coups tel le journal Le Monde, le « quotidien de référence »… de la bourgeoisie, qui a toujours été un adversaire résolu de la révolution cubaine, qui s’en donne à cœur joie ce matin en ressortant un article de 2001 ( !). Ils me font penser aux fascistes de Pinochet qui tirèrent sur le cercueil de Pablo Neruda : même mort, Fidel leur fait peur.

Il faut s’y attendre il va y en avoir des titres sur le thème, « une page se tourne », « Cuba doit (ou va c’est selon !) devenir raisonnable et rentrer dans le rang », dans le rang des pays capitalistes bien sûr.

Il faut s’y attendre on va en entendre des « opposants » et des « démocrates », les mêmes qui soutiennent toutes les guerres qui ont eu pour résultat de faire basculer le Moyen Orient dans le chaos, lancer leur appel à en finir avec la « dictature » cubaine sur le thème des droits de l’homme.

Il faut s’y attendre, la mort de Fidel et tout ce qu’elle évoque, va voir s’ériger deux camps de part et d’autres de la barrière et c’est tant mieux. A celles et ceux d’en face nous le disons tranquillement.

Oui nous ne sommes pas dans le même camp que vous.

Nous ne sommes pas dans le camp de celles et ceux qui tirent sur les peuples qui essaient de trouver des voies alternatives au capitalisme et tentent d’inventer en permanence le socialisme de leur temps. Pour eux, Cuba n’a que des défauts et l’un des pires est d’avoir eu Fidel à sa tête si longtemps. Les avez-vous entendu dénoncer une seule fois l’embargo contre Cuba y compris quand les votes à l’ONU réclamant la fin de cet acte de guerre économique et sociale contre tout un peuple sont devenus ultra majoritaires ? Les avez-vous entendus saluer le travail extraordinaire en matière de santé ou d’éducation ? Saluer la solidarité de Cuba envers les autres peuples y compris récemment envers Haïti touché par les cyclones ? Saluer la conversion de l’île à l’agriculture bio il y a plus de 20 ans maintenant…y compris par les plus farouches partisans déclarés de l’écologie politique chez nous ?

Il faut vous y attendre nous sommes dans le camp des peuples, de Cuba à l’Afrique du sud, en passant par le Venezuela ou la Bolivie. Dans le camp de celles et ceux qui se réjouissent à chaque avancée palpable pour les plus démunis, à chaque point marqué contre l’impérialisme, à chaque avancée pour la paix, à chaque recul auquel le capitalisme est contraint. Nous n’avons pas de modèle mais nous avons des repères et Cuba est un repère fort.

Le Cuba de Castro avec sa formidable résistance de petit David face au Goliath américain est un encouragement pour le monde entier. Certains, voulant croire à « la fin de l’histoire » ne donnaient pas cher de la peau de Cuba suite à la chute du mur de Berlin : ils ont dû déchanter grâce au Cuba de Fidel.

Il faut vous y attendre, nous sommes et serons toujours dans le camp de celles et ceux qui cherchent à inventer le socialisme du XXIe et ont droit aux erreurs, aux tâtonnements dans leur volonté de conquête de l’émancipation humaine.

Nous n’avons ni modèle, ni mythe du sauveur suprême, ni culte de la personnalité.

Simplement, il faut vous y attendre, nous sommes et resterons dans le camp de Fidel

Hasta la victoria siempre !

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 09:10
Cuba : Lettre à André Chassaigne

mercredi 2 novembre 2016, par Charles Hoareau, Président de l’A.N.C

Suite au vote historique de l’ONU (voir article ci-dessous) et au communiqué de André Chassaigne (député Communiste de la 5ème circonscription du Puy-de-Dôme ), Charles Hoareau, président de l’ANC, a écrit pour dire son désaccord avec une partie des termes de celui-ci.
André Chassaigne, avec beaucoup de franchise lui a répondu pour dire qu’effectivement les critiques lui paraissaient justifiées et qu’il les prendrait en compte pour des expressions futures sur Cuba…

Bonjour André

Tu es président du groupe d’amitié France-Cuba à l’Assemblée Nationale et à ce titre tu viens de faire une déclaration suite au dernier vote à l’ONU sur la résolution au sujet du blocus à Cuba. Tout le monde sait bien que si tu es à ce poste c’est parce que tu as fait le choix de la solidarité avec Cuba et le communiste que je suis l’approuve pleinement. Si je t’écris aujourd’hui c’est parce qu’à mon sens ta déclaration pose problème.

En effet tu écris fort justement : « Pour la première fois depuis 1992 – année de la présentation initiale de la résolution intitulée « Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis d’Amérique à Cuba » – aucun pays ne s’est opposé au texte. En effet, les États-Unis et Israël, qui avaient toujours rejeté le texte, ont choisi cette fois de s’abstenir au moment du vote. »

Effectivement c’est une première à souligner…mais pas comme tu le fais ! En effet tu poursuis en écrivant : « Il convient de saluer cette décision du Président Barack Obama qui va dans le sens de l’histoire et qui reconnaît ainsi le caractère inique et désuet des sanctions imposées aux Cubains depuis plus d’un demi-siècle. » Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit ! La vérité à souligner comme le fait d’ailleurs JF Bonaldi [1], c’est qu’il s’agit d’un véritable camouflet pour l’administration Obama qui se trouve « entre l’enclume et le marteau cubains ».

Ce vote qui constitue une demie surprise (Bonaldi rappelle que le bruit d’un vote identique avait couru l’an passé à l’ONU et la vraie surprise aurait été un vote POUR) n’est pas le résultat d’une volonté étasunienne de revenir sur ses erreurs passées mais est la traduction d’un fait politique majeur : les États Unis ont perdu la bataille sur ce point car le monde entier est contre cette politique.
Même, pour reprendre le mot de Bonaldi, « les gouvernements qui ne sont pas franchement amis de la Révolution cubaine ! »

Il s’agit donc d’une victoire de la révolution cubaine et je cite à nouveau Bonaldi : « En continuant de présenter sa résolution même après la reprise des relations diplomatiques, de la réouverture des ambassades, de la visite d’Obama à La Havane en mars dernier et des cinq trains de mesures que Washington a adoptés pour alléger petitement certaines restrictions du blocus (qui reste en place pour l’essentiel, puisque sa levée définitive dépend depuis 1996 du Congrès), Cuba a coincé l’administration étasunienne entre l’enclume et le marteau et l’a contrainte, pour ainsi dire, à se dédire ou à se démentir elle-même, et à devoir cesser donc d’appuyer ouvertement une politique que toutes les administrations (dont la sienne) ont mise en œuvre avec acharnement depuis 1962 ». Et c’est bien cette victoire qu’il faut souligner. Une belle victoire sur les USA et leur caniche, Israël.

Il faut le souligner pour au moins deux raisons.
- D’abord il serait faux de laisser croire que, Obama, chef d’un gouvernement, qui, faut-il le rappeler, continue et amplifie sa politique impérialiste dans le monde entier et particulièrement en Amérique du sud, serait plus « souple » que les gouvernements précédents. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe actuellement dans les pays proches de Cuba pour se convaincre que les États-Unis n’ont pas renoncé à faire et défaire les gouvernements selon leurs intérêts et au détriment des souverainetés populaires. Mais surtout il n’y a qu’à lire la dernière directive présidentielle du même Obama (qui, s’il était vraiment pour la fin du blocus, aurait pu en faire bien plus comme le souligne Cuba) pour être édifié sur les intentions étasuniennes. Les méthodes changent mais pas le but : « éliminer ce gouvernement trublion qui continue de s’affirmer et de s’afficher résolument socialiste et de parler de justice sociale dans un monde où le néolibéralisme fait loi et est roi. ».[...]

Lire la suite ci-dessous ainsi que la lettre d'André Chassaigne

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 15:58
17ème congrès de la FSM (fédération syndicale mondiale)  à Durban en Afrique du Sud - 5 au 8 octobre : Un événement d’une portée historique
Un événement d’une portée historique

mercredi 19 octobre 2016, par Charles Hoareau, Président de l’A.N.C

Ne nous y trompons pas, le 17ème congrès de la FSM (fédération syndicale mondiale) qui vient de se dérouler à Durban en Afrique du Sud du 5 au 8 octobre, est un évènement d’une portée historique considérable. Tellement considérable, et ce n’est pas le moindre des paradoxes, qu’hormis, à notre connaissance, les 4 articles d’ambiance parus sur Rouge Midi
 [1] aucun média français n’a trouvé utile d’en parler alors que d’une part il s’agit d’un congrès concernant directement 92 millions d’adhérent-e-s (une paille !) et au-delà la classe ouvrière du monde entier et que d’autre part tant par la participation que par son contenu ce congrès est le signe qu’une étape nouvelle dans l’organisation des travailleurs du monde vient d’être franchie.

Pour mesurer la portée de ce qui s’est passé à Durban il convient de replacer les choses dans leur contexte historique.

Quelques éléments d’histoire

En 1945 la FSM fut créée, sous l’impulsion en particulier des TUC britanniques et de la CGT française, avec l’ambition de rassembler tous les syndicats du monde. Rapidement les syndicats chrétiens refusèrent de s’associer à cette construction et créèrent ce qui plus tard s’appellera la CMT (confédération mondiale du travail).

Puis les syndicats américains, sous l’impulsion de l’AFL-CIO, et avec le financement de la CIA créèrent une autre centrale internationale, la CISL (confédération internationale des syndicats libres), à laquelle FO s’affilia immédiatement…évidemment. Le temps passant la CISL qui ne fit guère la preuve de son efficacité que dans les coups d’état qu’elle aida à fomenter en Amérique du Sud (grèves au Chili sous Allende, participation au coup d’état contre Chavez…), sombra en termes d’effectifs malgré l’armada de « dirigeants » syndicaux grassement payés par les institutions mondiales, tant elle apparut en tous points aux ordres du capitalisme international.

La FSM, elle, perdit peu à peu de son influence et de ses forces organisées pour un faisceau de raisons convergentes et en particulier la question du rôle du syndicalisme, sa nécessaire indépendance, dans les républiques dites socialistes ou dans nombre de pays d’Afrique dirigés par d’anciens militants des luttes de libération devenus, une fois au pouvoir, de parfaits dictateurs.

Cette question prit tellement d’importance et les divergences furent tellement fortes que la CGT, après avoir quitté le conseil présidentiel, décida en 1995 de se désaffilier purement et simplement. Ce faisant elle rejoignait la cohorte des organisations syndicales nationales non affiliées au point qu’à la fin des années 90 seuls 20% des syndicats mondiaux étaient affiliés à l’une des 3 centrales internationales alors existantes : la CISL, la CMT et la FSM.

Après la chute du mur de Berlin, le capital international étant persuadé qu’il se trouvait devant ce qu’il a appelé lui-même « la fin de l’histoire » convoqua le sommet du millénaire de l’ONU pour bâtir un grand projet de « gouvernance » mondiale au nom des droits de l’homme et du droit d’ingérence…toutes joyeusetés et bonnes intentions qui nous ont amenés, entre autres, aux guerres actuelles toujours au nom de la démocratie. Pour mener à bien ce projet, le secrétaire général de l’ONU d’alors, Koffi Annan expliqua à la tribune qu’il avait besoin d’un dialogue social mondial et d’une organisation syndicale mondiale crédible.

Dans la même période la FSM, consciente de la situation de grand discrédit dans laquelle se trouvait le syndicalisme international, tint en 2005 à La Havane, un conseil mondial du renouveau. Y étaient représentés 500 délégués de 73 pays (dont plusieurs non affiliés en tant qu’observateurs) qui décidèrent de donner un nouveau souffle au syndicalisme international.[...]

Lire la suite ci-dessous

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