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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 15:41
Pour contextualiser : Le Parti communiste syrien (unifié) est une scission pro-perestroïka du Parti communiste syrien (1986), actuellement ce parti compte 3 députés à l'Assemblée du peuple (Assemblée nationale syrienne) et est membre de la coalition "Front national progressiste" conduite par le parti Baas et qui regroupe des organisations nationalistes arabes (Baas), socialistes et communistes. Face aux événements tragiques qui ravagent la Syrie depuis 2011, il est important de s'informer et de connaitre la position de nos camarades communistes - traduction Nico Maury

Sur son blog :http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/

 
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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 22:45

COLOMBIE

Le 26 septembre 2016, après quatre années d’âpres négociations délocalisées à Cuba, le président Juan Manuel Santos et le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), le comandante Rodrigo Londoño Echeverri, dit « Timochenko », signaient en grandes pompes à Cartagena un accord de paix « historique » mettant fin au conflit qui, depuis plus d’un demi-siècle, ensanglante le pays. « Historique », ce texte de 297 pages ne le fut pas très longtemps puisque, le 2 octobre, une faible majorité de 50,21 % des voix le rejeta lors d’un référendum marqué par une abstention de plus de 60 % du corps électoral. Malgré ce coup de tonnerre aussi funeste qu’inattendu, M. Santos se vit attribuer le prestigieux prix Nobel de la paix le 7 octobre, comme beaucoup l’avaient envisagé depuis longtemps. Intégrant des propositions de l’opposition emmenée par la droite dure, pour ne pas dire extrême ou mafieuse, de l’ex-président Álvaro Uribe, et après des concessions essentiellement consenties par la guérilla, un nouvel accord a finalement été signé entre les belligérants le 24 novembre lors d’une cérémonie beaucoup plus discrète que la première, tenue dans le Théâtre Colón, à Bogotá.

La suite en cliquant ci-dessous

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 23:10

Réfugiés Kivu

Réfugiés Kivu © / CTC

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 11:46

Après les attentats revendiqués par les "Faucons de la liberté" (TAK) en Turquie, le dictateur Erdogan a attribué la responsabilité de ces attentats à toutes les forces politiques kurdes, les accusant d'être liés au TAK.

Il en a d'ailleurs profité pour arrêter, outre les militants du PKK, des centaines de membres du parti kurde HPD.

Les journalistes sont nombreux à présenter le TAK comme "lié" au PKK.  En reprenant les accusations d'Erdogan, ils justifient ainsi les représailles et les arrestations des militants communistes kurdes.  Certains, plus soucieux de leurs sources disent "dissident" du PKK.    Leurs précautions de langage sont telles qu'ils ne remettent même pas en cause les accusations d'Erdogan contre le HDP prétendument également  lié aux "Faucons de la liberté du Kurdistan".

Pourtant, sur Wikipédia ils sont bien ainsi définis: "Dissidents du PKK, qu'ils jugent « trop humaniste ». L'Huma  explique que "selon de nombreux observateurs", le TAK est "manipulé par les redoutables services de renseignements turcs, le MIT".  Est-il donc impossible aux médias de donner autre chose que les versions officielles, en toutes circonstances ?

Nos journalistes si soucieux des droits de l'homme ont déjà oublié les trois militantes kurdes assassinées à Paris en 2013.  De nombreux éléments de l'enquête montre que les services secrets turcs étaient impliqués.  Le gouvernement français, comme le gouvernement turc, ont tout fait pour que la lumière sur ce triple assassinat ne puisse être fait.  

Dans le même temps, les mêmes journalistes présentent Al Nosra (Al Qaïda) en Syrie comme des "rebelles" et des "opposants" politiques.  Ils ont "oublié" que le 11 septembre,  c'est Al Qaïda...  Et n'évoquent quasiment plus le combat des Kurdes contre Daesh.

Nos journalistes ont un problème de mémoire et de méthodes.  Ils semblent incapables de faire la synthèse entre plusieurs événements.  Ils nous livrent des informations isolées les unes des autres, sans profondeur historique, sans analyse.  Nous sommes sommés de réagir aux images qui défilent, le plus souvent sans indications de lieux ni de source et surtout de ne pas réfléchir.  Une belle entreprise de décervèlement de masse. 

A la question de Bourdin demandant aux auditeurs s'ils pensaient que les médias mentaient : 91% ont répondu "oui" ... avec les limites de ce genre d'enquête, mais tout de même.

En complément un article de l'Humanité.

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 23:36
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La police turque a arrêté aujourd'hui 45 responsables provinciaux du Parti démocratique des peuples (HDP, pro-kurde) qu'elle soupçonne de liens avec les militants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), rapportent des médias turcs.

Lire la suite ici : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/12/12/97001-20161212FILWWW00031-turquie-des-membres-du-hdp-arretes.php

Autres sources, autres chiffres.

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 18:31

par Patrick COCKBURN

Couverture

 

Repris sur le site du Grand soir

 

Des secouristes et des habitants du quartier tentent d’extraire un homme des décombres d’un immeuble à la suite d’un bombardement aérien observé dans le quartier de Salhin, tenu par les rebelles, dans le secteur nord d’Alep. (AFP)

Il est trop dangereux pour les journalistes d’opérer dans les zones tenues par les rebelles à Alep et Mossoul. Pourtant il y a une attente énorme d’informations en provenance du Moyen Orient, et la tentation est grande pour les médias, d’accorder du crédit à des informations de seconde main.

L’armée iraquienne, soutenue par des frappes aériennes américaines, essaie de s’emparer de l’Est de Mossoul au même moment que l’armée syrienne et ses unités paramilitaires chiites alliées progressent de leur côté dans Alep Est. Environ 300 civils ont trouvé la mort à Alep au cours des 15 derniers jours, suite à des tirs d’artillerie et des bombardements gouvernementaux, tandis qu’à Mossoul 600 civils auraient été tués sur une période d’un mois.

Malgré ces similarités, les reportages publiés dans la presse internationale sur ces deux sièges sont radicalement différents.

A Mossoul, les pertes de vies de civils sont attribuées à l’ISIS et ses usages indiscriminés de mortiers et de combattants suicidaires, tandis que l’armée irakienne et ses soutiens aériens ont carte blanche. L’ISIS est accusée d’empêcher les civils de fuir la ville afin de les utiliser comme boucliers humains.

Tout le contraire des descriptions des médias occidentaux qui condamnent la sauvagerie des forces du Président Assad, massacrant sans distinction les civils, qu’ils tentent de fuir ou qu’ils restent sur place. Le chargé des affaires humanitaires de l’ONU Stephen O’Brien, a attiré l’attention cette semaine sur le fait que les rebelles d’Alep Est empêchaient les civils de fuir – mais à la différence de Mossoul, cette question a été peu couverte.

L’un des facteurs qui rend les sièges d’Alep et de Mossoul à la fois si semblables et si différents, comparés aux sièges passés au Moyen Orient, par exemple celui de Beyrouth par Israël en 1982, ou de Gaza en 2014, c’est qu’aucun journaliste étranger indépendant n’est présent. Il n’y sont pas pour la bonne raison que Daech emprisonne et décapite les étrangers, tandis que Jabbat Al Nusra, affilié encore récemment en Syrie à al Quaïda, opére de façon à peine moins sanguinaire en les détenant contre rançon.

Ce sont les 2 groupes qui dominent l’opposition armée en Syrie dans son ensemble. A Alep, bien qu’environ 20% des 10 000 combattants appartiennent à Al Nosra, ce sont eux – avec leurs alliés de Ahrar al Sham, qui mènent la résistance.

Sans surprise, les journalistes étrangers qui couvrent les développements à Alep et dans les zones tenues par les rebelles en Syrie le font dans leur grande majorité depuis le Liban ou la Turquie. Un certain nombre de correspondants qui ont tenté de faire du reportage en tant que témoins eux-mêmes, dans les zones tenues par les rebelles, se sont aussitôt retrouvés enfermés dans le coffre de véhicules ou sinon incarcérés.

L’expérience montre que les reporters étrangers ont plutôt raison de ne pas mettre leur vie entre les mains de l’opposition armée en Syrie, même la plus modérée. Pourtant, de façon étrange, les mêmes médias continuent d’accorder leur confiance aux informations qu’ils considèrent comme vraies, en provenance des zones sous la coupe de ces mêmes kidnappeurs potentiels ou preneurs d’otages. Ils se défendraient probablement eux-mêmes en disant qu’ils s’appuient sur des militants impartiaux, mais la seule raison est que ceux-ci ne peuvent opérer dans Alep Est qu’avec l’autorisation de groupes du type de ceux d’al Qaïda.

Il est inévitable qu’un mouvement d’opposition qui combat pour sa survie ne va publier, ou autoriser à publier, que des informations qui sont essentiellement de la propagande pour son camp. La faute non pas à eux, mais aux médias qui mangent de ce pain-là fait d’histoires douteuses ou partiales.

Par exemple, le scénario qui se dégage de l’est d’Alep au cours des dernières semaines, concentre notre attention presqu’exclusivement sur des scènes déchirantes de tragédies humaines telles que la mort ou la mutilation de civils. Et nous voyons rarement des tirs des 10 000 combattants, qu’ils soient blessés ou en parfaite santé.

Rien de neuf. Les guerres en cours au Moyen-Orient ont commencé par l’invasion étasunienne de l’Irak en 2003, qui était justifiée par la menace supposée de Saddam Hussein qui aurait été en possession d’armes de destruction massives (ADM). Les journalistes occidentaux ont relayé cette thèse, heureux de pouvoir citer des preuves présentées par l’opposition irakienne, qui de façon prévisible confirmèrent l’existence d’ADM.

Parmi ceux qui produisirent ces histoires, certains eurent plus tard le culot de critiquer l’opposition irakienne pour les avoir induits en erreur, comme si ils avaient eu un quelconque droit d’espérer une information impartiale de la part de gens qui avaient consacré leur vie au renversement de Saddam Hussein ou, dans ce cas particulier, qui avaient eu recours aux Étasuniens pour le faire à leur place.

Le même genre de crédulité auto-entretenue par les médias fut à l’évidence observable en Libye, lors du soulèvement de 2011 contre Muammar Kadhafi avec le soutien de l’OTAN.

Des histoires atroces en provenance de l’opposition libyenne, dont beaucoup furent par la suite démenties car sans fondement selon des organisations humanitaires, furent pourtant rapidement portées à la une des journaux, quelle qu’ait été la partialité de la source.

La guerre en Syrie est particulièrement difficile à couvrir parce que Daech et divers groupes clones d’al Qaïda ont rendu les reportages trop dangereux depuis les zones tenues par les rebelles. Il y a une attente formidable en matière de reportages depuis ces endroits précisément, donc la tentation est grande parmi les médias, d’accorder du crédit aux informations de seconde main que des informateurs ne peuvent obtenir que s’ils appartiennent ou ont des affinités avec les groupes dominants de jihadistes de l’opposition.

C’est une vraie faiblesse des journalistes, qu’ils prétendent exhumer la vérité alors qu’en fait ils ne sont que le canal de transmission et non à l’origine de l’information produite par d’autres dans leur propre intérêt. Les reporters apprennent très tôt que les gens leur confient des informations parce qu’ils soutiennent une cause qui pourra être leur propre carrière, ou en lien avec des luttes internes d’ordre bureaucratique, ou, c’est tout aussi possible, par haine ou par mensonge ou par injustice.

Un mot ici pour défendre l’humble reporter sur le terrain : d’habitude, ce n’est pas lui ou elle, mais la rédaction ou l’instinct grégaire des médias, qui décide de l’histoire qui va faire la une. Ceux au plus près de l’action peuvent bien être sceptiques face à des histoires savoureuses qui font la une, ils ne peuvent pas y faire grand-chose.

Ainsi, en 2002 et en 2003, plusieurs journalistes du New York Times rédigèrent des articles qui jetaient un doute sur les ADM, mais ils les découvrirent au fin fond de leur journal, inondé par contre d’articles prouvant que Saddam était en possession d’ADM et constituait une menace pour l’humanité.

Les journalistes, de même que le public, devraient aborder toutes les informations sur la Syrie et l’Irak avec un scepticisme raisonné. Ils devraient garder à l’esprit les paroles de Lakdhar Brahimi, ancien envoyé spécial de l’Onu et de la Ligue Arabe en Syrie. Parlant à la suite de sa démission pleine de frustration en 2014, il avait déclaré que « chacun avait ses échéances, et que les intérêts du peuple syrien passaient après, en deuxième voire troisième position, si ce n’est absolument nulle part. »[...]

La suite ici :https://www.legrandsoir.info/voila-pourquoi-tout-ce-que-vous-avez-lu-sur-les-guerres-d-irak-et-de-syrie-pourrait-etre-faux-the-independent.html

 

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 23:02
Caroline Galactéros : la bataille d'Alep ou la déroute de la diplomatie occidentale en Syrie
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Des soldats syriens à Alep.

FIGAROVOX/ENTRETIEN - L'Armée syrienne a repris plus de 70% d'Alep-Est aux rebelles. Pour Caroline Galactéros, d'autres pays pourraient se rapprocher de la Russie qui, en Syrie, a su protéger les structures étatiques malgré la curée internationale contre elle.

 

FIGAROVOX. - L'Armée syrienne a repris le contrôle de la vieille ville d'Alep qui était aux mains des rebelles. Est-ce un tournant décisif pour la Guerre en Syrie?

Caroline GALACTEROS. - Cette avancée des forces du régime est importante. Après la libération d'autres quartiers d'Alep-Est, avoir pu extirper les djihadistes de ce dédale de rues et de souterrains et les contraindre à se replier vers le sud-est de la ville témoigne d'une dynamique militaire positive en faveur de l'armée syrienne. Surtout, l'exfiltration réussie de plusieurs dizaines de milliers de civils vers l'ouest de la ville prive les djihadistes de leurs «boucliers humains» … et les adversaires occidentaux du régime d'un argument médiatique lourd contre l'implication militaire de Moscou à ses côtés…

La prise d'Alep, si elle devait se réaliser rapidement, constituerait un cap au plan des forces morales qui s'opposent dans cet interminable pugilat, mais surtout une victoire politique symbolique de prix qui conforterait un rapport de force de plus en plus favorable à la restauration de l'Etat syrien. Le recul des djihadistes à Alep n'est en effet que la manifestation d'une déroute militaire globale qui semble chaque jour plus inéluctable, et d'un rapport de forces russo-américain où Washington perd pied. Même John Kerry dans sa déclaration à Bruxelles du 6 décembre (lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN), semble jeter l'éponge, apparemment convaincu que la partie (i.e le renversement du régime syrien et l'éclatement du pays) est perdue, et cherche habilement à dédouaner l'Amérique d'un soutien aux mouvements rebelles radicaux devenu indéfendable et surtout sans issue. Sans issue… mais pas sans objet résiduel. La rivalité Washington-Moscou restera vive, au moins jusqu'à l'entrée en fonction de Donald Trump fin janvier prochain. De ce point de vue, la réduction de l'insurrection djihadiste à Alep n'est donc pas décisive, et l'administration Obama poursuivra sans doute son soutien au moins indirect aux groupes radicaux (notamment via la Turquie) pour pourrir au maximum le jeu russe et plus encore celui du nouveau Président, qui a déjà entrepris un dialogue avec Moscou pour sortir l'Amérique de ce bourbier. Peut-être un «deal» de type «blanc-seing à la Russie en Syrie contre mains libres à l'Amérique en Irak» pour redorer le blason US est-il en train de se nouer. La guerre ne va donc pas s'arrêter avec l'éventuelle reprise d'Alep. Elle cessera lorsque les puissances sunnites, les Etats-Unis mais aussi la France accepteront leur «échec» et chercheront sérieusement un compromis politique soutenable pour la Russie et l'Iran. Il faut pour cela que Ryad, Doha, Ankara, Londres et Washington admettent qu'il y a plus à gagner à négocier qu'à combattre, et sans doute aussi que Paris cesse de prendre des initiatives diplomatiques (du type de la conférence envisagée «des pays refusant la guerre totale»…) à contretemps et contre-emploi. Ces gesticulations dérisoires déconnectées de la marche réelle des évènements sont hautement contreproductives, même du seul point de vue égoïste de l'intérêt national. Nous ne reviendrons pas ainsi dans un jeu d'où nos maladresses et notre entêtement dogmatique nous ont exclus en nous déconsidérant.

[...]

La suite ci-dessous

 


Docteur en Science politique et colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées, Caroline Galactéros dirige le cabinet d'intelligence stratégique «Planeting». Auteur du blog Bouger Les Lignes, elle a publié Manières du monde. Manières de guerre (éd.Nuvis, 2013) et Guerre, Technologie et société (éd. Nuvis, 2014).

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 22:28
Histoire de la conquête des terres palestiniennes par les Israéliens - Colonie israélienne à Jerusalem Est -(Photos L'Express)
Histoire de la conquête des terres palestiniennes par les Israéliens - Colonie israélienne à Jerusalem Est -(Photos L'Express)

Histoire de la conquête des terres palestiniennes par les Israéliens - Colonie israélienne à Jerusalem Est -(Photos L'Express)

Tandis que pour Angela MERKEL le mouvement de boycott d'Israël (BDS) est antisémite ...200 juristes européens s'élèvent contre la répression et la négation de la liberté des Palestiniens!

Publié le par FSC

En France de manière honteuse les militants qui participent à la campagne BDS (dont plusieurs militants CGT) sont traduits devant les tribunaux accusés de discrimination comme si les campagnes de boycott contre l'apartheid en Afrique du Sud ne constituait pas un précédent ne souffrant aucune espèce de soupçon.

Mais il est vrai aussi qu'à l'époque de nombreuses grandes puissances (USA, France et Grande-Bretagne) se sont abstenues à plusieurs reprises à l'ONU lors de déclarations et résolutions de l’Organisation des Nations Unies qui qualifiaient le régime d’apartheid de « crime contre l’humanité ».

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Toutes les grandes banques américaines, anglaises, suisses, allemandes, belges et françaises ont financé l’apartheid, la plupart des grands groupes multinationaux ont travaillé avec le régime d’apartheid jusqu’au moment où tous ces partenaires du régime sud-africain ont eu peur d’investir dans un pays dont l’évolution politique pouvait être fatale à leurs intérêts.

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Source : Al Huffington Post

Deux cents juristes européens se sont élevés samedi, à l'occasion de l'anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, contre la répression et la négation de la liberté des Palestiniens.

Dans une déclaration parvenue à l'APS, ces juristes de renommée (de France, d'Allemagne, de Grande-Bretagne, d'Irlande, d'Italie, d'Espagne, d'Autriche, etc.), ont affirmé leur droit "de défendre les droits des Palestiniens en menant la campagne BDS" (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), s'élevant "contre toute répression et toute négation de cette liberté d'expression".

Pour eux, la campagne BDS est un mouvement "global et pacifique" mené par la société civile palestinienne qui vise à "forcer Israël à exécuter ses obligations en matière de droit international humanitaire et de normes internationales relatives aux droits de l'homme, telles qu'exigées par de multiples résolutions de l'ONU", notamment la fin de l'occupation des territoires palestiniens et syriens.

 

"Le mouvement BDS s'est établi sur le modèle du Mouvement Anti-Apartheid, qui mobilisait la société civile contre l'apartheid en Afrique du Sud. Ce premier a évolué en un mouvement puissant et efficace dans la promotion des mesures visant à faire pression sur Israël pour qu'il se conforme au droit international, ainsi que dans la persuasion d'Etats tiers et d'entreprises commerciales pour que ces derniers s'abstiennent d'apporter leur soutien aux violations du droit international commises par Israël", ont-ils rappelé, relevant que "l'efficacité de BDS a entraîné non seulement Israël, mais aussi divers Etats tiers, à adopter des mesures aux fins de suppression de ce mouvement".

Ils ont fait savoir que la France, la Grande-Bretagne, le Canada et certaines assemblées législatives aux Etats-Unis "ont adopté des lois et pris des mesures exécutives pour supprimer, proscrire, et parfois pénaliser les actions du mouvement".

Les 200 juristes ont affirmé, par ailleurs, que les Etats et organisations qui considèrent que BDS exerce légitimement sa liberté d'expression "ont raison".

"La question n'est pas de savoir si l'on approuve l'objectif ou les méthodes de BDS. Il s'agit de savoir si afin de protéger Israël, une exception à la liberté d'expression, pierre angulaire des droits de l'homme, doit être permise", ont-ils expliqué, soutenant que les Etat prohibant le mouvement BDS "compromettent ce droit fondamental".

"En exonérant un Etat en particulier de la promotion de mesures pacifiques, qui visent à obtenir sa conformité avec le droit international, ils menacent la crédibilité des droits de l'homme", ont-ils conclu.

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 15:14

Source : Independent, le 13/11/2016

L’OTAN a annoncé récemment qu’elle allait positionner des milliers de soldats supplémentaires en Europe de l’Est

Joe Watts | Lundi 14 novembre 2016

Jeremy Corbyn lors du Andrew Marr show

Jeremy Corbyn lors du Andrew Marr show

Jeremy Corbyn a attiré l’attention des leaders occidentaux sur la nécessité de démilitariser la frontière entre la Russie et l’Europe de l’Est, pour éviter une nouvelle Guerre froide.

Le leader syndical a précisé qu’il avait des critiques à faire à Vladimir Poutine, mais que l’Ouest devait s’assurer de ne pas amasser des troupes à la frontière russe.

Ceci intervient après que l’OTAN, sur laquelle M. Corbyn a été longtemps critique, ait annoncé un nouveau déploiement en Europe de l’Est à la suite de la tension croissante avec Moscou.

S’adressant au présentateur de la BBC, Andrew Marr, M. Corbyn a affirmé : “J’ai beaucoup, beaucoup de critiques envers Poutine, sur le non-respect des droits de l’Homme en Russie, sur la militarisation de la société. Mais je pense réellement qu’il doit y avoir un processus que nous devons tenter – démilitariser la frontière entre ce que sont les États actuels de l’OTAN et la Russie, afin de séparer ces forces et de les écarter pour ramener une sorte d’apaisement.

“Nous ne pouvons accepter une nouvelle Guerre froide.”

La suite ci-dessous

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 14:54

"ART. 11 de la Constitution italienne,

que Renzi voulait modifier...

L’Italie répudie la guerre en tant qu’instrument d’atteinte à la li- berté des autres peuples et comme mode de solution des conflits inter- nationaux; elle consent, dans des conditions de réciprocité avec les autres États, aux limitations de souveraineté nécessaires à un ordre qui assure la paix et la justice entre les Nations; elle aide et favorise les organisations internationales poursuivant ce but". 

et la réalité militaire de l'Italie de Renzi et de ses prédécesseurs

La majorité des Italiens, défiant les pouvoirs forts rangés au côté de Renzi, a déjoué son plan de réforme anticonstitutionnelle. Mais pour que cela puisse ouvrir une voie nouvelle au pays, il faut un autre Non fondamental : celui contre la « réforme » belliciste qui a démoli l’Article 11, un des piliers fondamentaux de notre Constitution. Les choix économiques et politiques intérieurs, comme ceux du gouvernement Renzi rejetés par la majorité des Italiens, sont en fait indissolublement liés à ceux de la politique extérieure et militaire. Les uns sont fonctionnels aux autres. Quand à juste titre on nous propose d’augmenter la dépense sociale, on ne peut pas ignorer que l’Italie brûle dans la dépense militaire 55 millions d’euros par jour (chiffre fourni par l’Otan, en réalité plus élevé). Quand à juste titre on demande que les citoyens aient leur mot à dire dans la politique intérieure, on ne peut pas ignorer qu’ils n’ont aucun mot à dire en politique extérieure, qui continue à être orientée vers la guerre. 
  
Pendant que la campagne référendaire suivait son cours, est passée sous silence quasi total l’annonce faite au début de novembre par l’amiral Backer de la U.S. Navy : « La station terrestre du Muos à Niscemi, qui couvre une grande partie de l’Europe et de l’Afrique, est opérationnelle ».
 
 
Réalisée par General Dynamics -géant étasunien de l’industrie guerrière, avec un chiffre d’affaires annuel de 30 milliards de dollars- la station de Niscemi (Sicile) est une des quatre stations terrestres Muos (les autres sont en Virginie, aux Iles Hawaï et en Australie). Par l’intermédiaire des satellites de Lockheed Martin -autre géant étasunien de l’industrie guerrière avec 45 milliards de chiffre d’affaires- le Muos relie au réseau de commandement du Pentagone des sous-marins et navires de guerre, chasseurs-bombardiers et drones, véhicules militaires et détachements terrestres en mouvement, dans n’importe quelle partie du monde où ils se trouvent. 
 
L’entrée en opérationnalité de la station Muos de Niscemi potentialise la fonction de l’Italie comme tremplin de lancement des opérations militaires USA/Otan vers le Sud et vers l’Est, au moment où les USA se préparent à installer sur notre territoire les nouvelles bombes nucléaires B61-12. Passé sous silence quasi total aussi, pendant la campagne référendaire, le « plan pour la défense européenne » présenté par Federica Mogherini : il prévoit l’emploi de groupes de bataille, capables d’être déployés en dix jours jusqu’à 6 mille kilomètres de l’Europe. Le plus grand de ces groupes, dont l’Italie est « nation guide », a effectué, dans la seconde moitié du mois de novembre, l’exercice « European Wind 2016 » dans la province de Udine (Frioul). Y ont participé 1500 soldats d’Italie, Autriche, Croatie, Slovénie et Hongrie. Le groupe de bataille sous guide italienne, dont a été certifiée la pleine capacité opérationnelle, est prêt à être déployé dès janvier dans des « aires de crise » surtout en Europe orientale.
 
Pour éviter toute équivoque avec Washington, Mogherini a précisé que cela « ne signifie pas créer une armée européenne mais avoir plus de coopération pour une défense plus efficace en pleine complémentarité avec l’Otan » : en d’autres termes que l’Ue veut accroître sa force militaire en restant sous commandement USA dans l’Otan (dont sont membres 22 des 28 pays de l’Union).
 
Pendant ce temps, le secrétaire général de l’Otan Stoltenberg remercie le président néo-élu Trump pour « avoir soulevé la question de la dépense pour la défense », en précisant que « malgré les progrès accomplis dans la répartition de la charge, il y a encore beaucoup à faire ». 
 
En d’autres termes, les pays européens de l’Otan devront endosser une dépense militaire beaucoup plus grande. Les 55 millions d’euros, que nous payons chaque jour pour le militaire, augmenteront bientôt. Mais là-dessus il n’y a pas de référendum.
 
Edition de mardi 6 décembre de il manifesto 
 
Rubrique publiée sous le titre :
« Le référendum que personne ne fait jamais ».
Le titre original est conservé pour la version française, à la demande de l’auteur.
 
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
Note pour la version française :
Pour la France,
dépense militaire estimée à un peu plus de 109 millions d’euros par jour en 2016.
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