Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 14:58

(GOH CHAI HIN / AFP)

Le président chinois Xi Jinping a appelé mercredi tous les pays du monde à construire un monde sans armes nucléaires et à détruire tous les stocks existant, dans un discours à l'ONU à Genève.

"Les armes nucléaires devraient être totalement interdites et détruites afin de construire un monde sans armes nucléaires", a-t-il dit devant un parterre de quelque 800 invités, et en présence du nouveau secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres.

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 09:39
« La CIA en France : 1942-2017» Par Jean-Luc Pujo (Penser la France) - Janvier 2017
154412-structure-toit-ambassade-etats-unis-paris-22-fevrier-2015.jpg

[Photo : Une structure légère d'écoute et d'espionnage vient d'être installée sur le toit de l’ambassade américaine à Paris - proche de l'Elysée - qui pourrait servir à écouter les conversations téléphoniques des présidents français. Combien de parlementaires français se sont rendus dans cette ambassade les 30 dernières années ? - Photo juin 2015]

___

[Présidentielle 2017 : Notes sur exposé oral - cercles Alpha - Béziers en Languedoc]

le 2 janvier 2017

La France – puissance économique, politique, militaire, diplomatique, culturelle, scientifique notamment spatiale – est une puissance convoitée.

Pays stratège, la France est un des lieux au monde où se concentrent les réseaux d’influence les plus divers qui tentent de comprendre, de copier, de voler cette intelligence - parfois même d’influencer les choix stratégiques de notre pays.

Tous les services secrets du monde entier ou presque sont implantés en France – Russes, Chinois, Algériens, Turcs, Allemands, Anglais, Israélien.

Une des plus puissantes agences au monde, la CIA, ne manque pas à l’appel. Pour quoi faire ? Pour quelles actions ?

Nous allons tenter de relater – rapidement - l’histoire de l’agence américaine en France - son action, son influence - de 1942 à 1991 (I) pour essayer de comprendre la mutation géostratégique actuelle, à travers la mutation même du rôle de la CIA en France (II).

I – L’histoire de l’agence américaine en France – action & influence - 1942 à 1991

Lire la suite ci-dessous

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 22:04

Journalistes, scientifiques, militants des droits humains et même un clown font partie des Palestiniens retenus dans les prisons israéliennes.

Par Yael Marom- 10 janvier 2017

Un garçon palestinien tient une photo montrant des prisonniers de son village, lors de la manifestation hebdomadaire de Kafr Qaddum, un village de Cisjordanie à l’Est de Qalqiliya, le 19 Décembre 2014. (Source: Activestills)

La grande majorité des Israéliens ne s’intéresse pas aux statistiques concernant les prisonniers palestiniens. Après tout, pour eux, les Palestiniens ne sont pas des êtres humains mais des “terroristes,” et en tant que tels il est sûrement préférables que le plus possible d’entre eux soient sous les barreaux. Mais pour les milliers de prisonniers palestiniens détenus dans les geôles israéliennes, ils sont sujets à un système d’occupation et d’oppression qui poursuit, menace et emprisonne quotidiennement.  Journalistes, scientifiques, militants des droits humains et même un clown font partie des prisonniers.

Depuis le début de l’occupation en 1967, le système juridique militaire israélien a emprisonné entre un demi-million et 800 000 Palestiniens, selon des estimations. Ces chiffres sont presque inconcevables. On dit qu’il n’existe pas une famille palestinienne sans un de ses membres en prison. Le taux de condamnation de Palestiniens arrêtés et jugés dans ce système est d’environ 99%. Ce qui signifie que si vous êtes Palestinien et que vous vous faites arrêter, il vaut mieux plaider coupable car vous n’avez quasiment aucune chance d’être déclaré innocent...

La suite ci-dessous

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 17:07
 

Vietnam, Irak, Syrie, trois exemples parmi tant d'autres ! La liste des pays qui ont subi l'ingérence fomentée grâce à la manipulation de l'opinion est interminable (Cuba, Cambodge, Soudan, Nicaragua, Somalie, Serbie, Libye, Yémen, Chili, Venezuela, Honduras, la liste est non exhaustive ..). A chaque fois, cette manipulation repose sur un mensonge inaugural, énorme de préférence, qui fabrique le casus belli requis par l'ingérence en tétanisant l'opinion internationale. Spécialité US, cette production de la guerre par l'invention pure et simple de son motif est la marque de fabrique de la maison-mère.

Pour justifier l'ingérence dans les affaires des autres, Washington manifeste à la fois un véritable génie de l'affabulation et un manque évident d'imagination. Les dirigeants US n'oublient jamais d'inventer une histoire à dormir debout, mais elle a toujours un air de déjà-vu. Le plus étonnant n'est pas que Washington fasse preuve d'une telle répétition dans son répertoire, c'est plutôt qu'on semble le découvrir à chaque fois. En attendant, les faits parlent d'eux-mêmes. L'analyse des conflits du demi-siècle écoulé révèle le même modus operandi, elle fait apparaître les mêmes grosses ficelles.

Premier cas d'école, la guerre du Vietnam. En août 1964, le fameux incident du Golfe du Tonkin fait subitement basculer l'opinion américaine dans le camp belliciste. Des vedettes lance-torpilles nord-vietnamiennes, accuse Washington, ont attaqué le destroyer de la Navy « Maddox » au milieu des eaux internationales le 2 août. Dans un contexte de tensions entre Washington et Hanoï, la Maison-Blanche soutient que cette provocation communiste ne peut rester sans réponse. Mis sous pression, le Congrès des Etats-Unis autorise le président Johnson, le 7 août, à riposter militairement. Dans les mois qui suivent, des centaines de milliers de soldats volent au secours du régime sud-vietnamien et les bombardiers US pilonnent les positions nord-vietnamiennes.

A l'époque, la presse occidentale reprend mot pour mot la version officielle, accréditant la thèse d'une agression des forces communistes nord-vietnamiennes qui seraient donc responsables de l'escalade militaire. Pourtant, cette narration de l'incident est totalement fictive. Elle a été fabriquée de A à Z. En réalité, aucune attaque n'a eu lieu. Le « Maddox » était dans les eaux territoriales nord-vietnamiennes et non dans les eaux internationales. Il a bien tiré 350 obus, mais dans le vide, contre un ennemi parfaitement imaginaire, pour faire croire à une attaque. Mais peu importe. Il fallait démontrer l'agressivité criminelle du camp adverse, lui faire porter la responsabilité d'une guerre totale. Elle fera trois millions de morts, et les USA la perdront.

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 14:35
Lettre ouverte à propos de la situation en Syrie

9 janvier 2017 – OCFR

Nous avions déjà écrit ce texte sur des positions similaires et sommes signataires de la présente lettre ouverte :

Il n’est pas possible de soutenir à la fois les opprimés et leurs oppresseurs.

Lettre ouverte aux organisations progressistes, révolutionnaires, ainsi qu’aux médias alternatifs et militants.

Dernièrement, le siège et la chute de la ville d’Alep a causé de violents remous dans l’opinion publique au sein de l’État Français. Les images de morts, de blessés, de destruction, de bombardements ont marqué les esprits. Il est logique, il est sain d’être horrifié par ce genre de scènes.

Pourtant, l’empathie légitime qu’il est possible de ressentir pour les victimes de ces opérations militaires, des exactions qui ont suivi la reprise de la ville, ne doit pas oblitérer tout jugement politique. Cela ne doit pas occulter la véritable nature politique de l’opposition armée connue sous le nom de « Armée Syrienne Libre » et les intérêts qu’elle sert, entre les mains de ses maîtres.

Que des individus soient mortifiés et réagissent avec leur cœur, comment le-leur reprocherions-nous ? Si ils sont dans l’ignorance des ramifications et des implications politiques, nous ne saurions les blâmer, c’est à nous, militants, de les en informer.

Mais qu’une organisation politique ou un média militant prenne position pour soutenir l’appel de la « mairie d’Alep-est », c’est une toute autre chose.

L’erreur existe, et l’ignorance également. C’est pour cela que nous rédigeons cette lettre. Nous les invitons à repenser leur position, à comprendre qu’on ne peut pas être équidistant entre les progressistes et les réactionnaires sans prendre fait et cause pour eux.

Beaucoup d’organisations politiques et de médias militants progressistes affirment soutenir la lutte du peuple kurde contre ses oppresseurs en Turquie et en Syrie. Ces organisations et médias retransmettent les informations transmises par la coalition formée autour du PKK, du TKP M/L, de leurs organisations militaires YPG – YPJ – TIKKO, et affirment également soutenir la politique du HDP en Turquie, qui combat contre l’ogre Erdogan et son régime.

La coalition que forment les organisations de combat kurdes est la seule à œuvrer à une lutte résolue pour le progrès, l’égalité, et pour chasser les impérialistes. Et ce, que ce soit auRojava (Kurdistan Syrien) au Bakur (Kurdistan de Turquie), sur leur terre, tout comme pour l’émancipation générale des peuples de Syrie et de Turquie.

Le Parti HDP, dans l’État Turc, mène une lutte exemplaire pour le maintien des droits démocratiques dans un État qui sombre dans le fascisme.

Que veulent ces forces ?

Les forces combattantes du Kurdistan Turc et Syrien veulent l’indépendance. Elles veulent la constitution non pas d’un état bourgeois de plus, mais bien d’un État libre de démocratie populaire. Elles combattent, dans un front uni avec leurs alliés, contre l’impérialisme, le capitalisme, l’obscurantisme, le sexisme et la destruction de l’environnement.

Les forces Kurdes mènent la lutte depuis 1978 dans l’État Turc, date à laquelle a été fondé le Parti des Travailleurs du Kurdistan, sous l’impulsion de Abdullah Öcalan. Depuis le commencement de la guérilla, les forces Kurdes n’ont jamais renoncé à obtenir un état indépendant.

La coalition des Forces Démocratiques Syriennes est un front dans lequel luttent les Kurdes, contre le régime dictatorial et clientéliste de Bachar Al-Assad, laquais des Russes, et contre les pions de Erdogan et des réactionnaires, la clique de l’Armée Libre Syrienne. Ces forces combattent également les réactionnaires fascistes de Daesh. Pourtant cette alliance n’est pas toujours fiable et connaît des fractures. De nombreuses forces combattent aux côtés des Kurdes contre Daesh, l’ASL ou le régime, mais il est arrivé que les alliés de la veille se retournent contre les combattants kurdes dès que l’ennemi commun prend la fuite. Très peu de forces syriennes acceptent l’idée d’un Rojava indépendant. C’est pour cela que nous devons soutenir nos camarades au front. L’anti-impérialisme et l’internationalisme sont les meilleurs alliés des Kurdes.

Début 2016, les forces combattantes révolutionnaires Turques et Kurdes se sont unifiées autour d’un front commun nommé “Halkların Birleşik Devrim Hareketi” (Mouvement Révolutionnaire Unis des Peuples) rassemblant une dizaine d’organisations révolutionnaires Kurdes et Turques.
Voici quelles sont ces organisations:

  • Devrimci Karargâh (QG Révolutionnaire)
  • DKP (Parti de communards révolutionnaires)
  • MKP (Parti communiste maoiste)
  • MLKP (Parti communiste marxiste léniniste) pour combattre le fascisme turc au Kurdistan.)
  • THKP-C/MLSPB ( Parti/Front communiste de Turquie/marxiste-léniniste, brigades armées de propagande)
  • PKK (Le Parti des travailleurs du Kurdistan)
  • TİKB (L’union des communistes Révolutionnaires de Turquie)
  • TKEP-L (Parti communiste de Travail, léniniste)

D’autres combattent également de manière indépendante ou côte-à-côte avec les forces progressistes Kurdes et Turques. Nous mentionnons leurs noms en annexe
.

Leur communiqué résume leurs objectifs:

  • « Notre mouvement a pour objectif d’obtenir un avenir libre, démocratique pour nos peuples, contre l’impérialisme, le capitalisme, le chauvinisme, le fascisme et le racisme. Il considère incontournable la destruction de l’AKP fasciste, avec tous ses soutiens sociaux et par la force révolutionnaire du peuple.
  • Le gouvernement AKP, est en train de détruire la nature, en même temps que la société. Il intensifie l’exploitation de la classe ouvrière et de tous les travailleur/ses, et impose les conditions d’esclavage. Sur toutes les masses de population, il est répressif et meurtrier.
  • Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, adopte le principe de réunir et d’organiser toutes ces forces sous les attaques de l’Etat bourgeois de la République Turque et du gouvernement AKP, et de les mobiliser pour la lutte.
  • Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, lutte pour l’écologie, pour la libération de la femme, pour la classe ouvrière, les droits et les libertés des travailleurs, ainsi que pour installer le pouvoir du peuple pour la Turquie, et l’autonomie au Kurdistan afin de permettre un avenir libre pour nos peuples.
  • Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, appelle toutes les masses populaires meurtries par le fascisme et l’intégrisme, en commençant par les femmes, les jeunes, les ouvriers et les travailleurs, à s’organiser, s’unir et lutter pour la liberté, la démocratie et la fraternité des peuples. »

Certes la guerre force à des compromis. Le mouvement de libération kurde a dû en faire et en fera certainement d’autres. Mais ces compromis n’ont jamais détourné ces forces combattantes de leur but ; contrairement à une ALS qui est directement une marionnette entre les mains de ses maîtres. Ériger ces compromis en obstacles insurmontables est le paravent de la lâcheté et du sectarisme. Pendant que, bien au chaud, des militants s’échinent à trouver des groupes qui soient l’incarnation de la perfection, mais dont l’impact réel est nul, ceux qui combattent réellement meurent au front sans soutien. Dans notre calme État impérialiste, s’offusquer qu’il soit possible de chercher des alliés tactiques lorsque les bombes pleuvent est un luxe que ne peuvent connaître ceux qui subissent la guerre.

Il est possible, et il est d’ailleurs sain d’être critique. Mais il est nécessaire de savoir choisir également son camp.

Il est impossible de jouer sur deux tableaux.

L’occident, et au premier rang la France, condamne le régime de Bachar Al-Assad pour des motifs hypocrites, camouflant une opposition géopolitique avec la Russie. Lorsque la famille Assad était une bonne cliente de la France, celle-ci ne tarissait pas d’éloge au sujet du régime.
Certains groupes militants pensent qu’il faut appliquer alors, mécaniquement, le fait que l’ennemi de notre ennemi est notre allié. Ils soutiennent alors Bachar Al-Assad comme un rempart contre l’obscurantisme, comme un chef de file de l’anti-impérialisme. En somme, ils nient que Bachar Al-Assad est un simple agent de la Russie au Moyen-Orient, une marionnette des ambitions Irano-Russes dans l’orient de la Méditerranée.

Ces organisations peignent en rouge le régime, et peignent en rouge Poutine, ce qui est faux. Elles mettent en avant -tout aussi hypocritement- le fait que le régime serait l’allié des Kurdes, et qu’il est possible de concilier les deux. C’est escamoter le fait que, si des trêves existent lorsque Daech et l’ALS sont présentes, le régime n’a de cesse de tenter d’exterminer les Kurdes dès qu’ils sont seuls à seuls.

Soutenir le régime de Bachar Al-Assad, c’est célébrer l’impérialisme Russe, c’est célébrer faussement les BRICS [Les états émergents, Brazil, Russia, India, China, South Africa] comme étant la révolution mondiale, c’est se mettre à la solde d’une réaction contre une autre. Pire encore, certains souhaitent l’union de la France et de la Russie dans cette affaire, niant par là même le caractère criminel de l’impérialisme français, et souhaitant simplement qu’ils s’alignent sur un autre camp.

Qu’est ce que l’Armée Syrienne Libre et que veut cette coalition ?

L’Armée Syrienne Libre n’est pas unie idéologiquement, elle est une ligue de diverses organisations allant de démocrates sincères jusqu’à des obscurantistes virulents.

Ces forces sont principalement divisées en deux groupes, ou chambres d’opérations qui sont des alliances temporaires et non-exclusives autour d’objectifs ponctuels ou autour du soutien d’une puissance étrangère. La première Fatah Halab -conquête d’Alep- rassemble les agents d’Erdogan et des occidentaux. Elle est la force qui a été utilisée par la Turquie pour faire barrage à l’unification des zones contrôlées par les Kurdes au Rojava. Elle rassemble grossièrement 50% des forces armées de la nébuleuse de l’Armée Libre Syrienne. Ce sont les fameux « modérés » soutenus par l’occident. Issus des frères musulmans et des organisations réactionnaires locales, ils ne sont considérés comme modérés uniquement parce qu’ils ne menacent pas les intérêts occidentaux.

Jaish Al Fatah, -l’armée de la conquête- est construite autour des différentes cellules d’Al-Qaïda ayant survécus à la concurrence de Daesh. Cette chambre d’opération se démarque de la première par le fait qu’elle considère celle-ci comme « trop modérée. » Egalement, Jaish Al Fatah est principalement le pion de l’Arabie Saoudite et du Qatar, avant d’être celui d’Erdogan.
Hors de ces chambres d’opération, des poussières qui s’agglutinent parfois dans des configurations différentes, mais toujours à la remorque, dans l’ombre, des deux chambres d’opération principales. C’est dans cette poussière que certaines organisations de l’Etat Français pensent trouver des joyaux d’une pureté révolutionnaire parfaite.

Le fait est qu’il existe des lignes progressistes au sein de l’Armée Syrienne Libre, c’est indéniable. Mais elles ont fait le choix de se mettre à la remorque des agents les plus réactionnaires de la coalition. Elles ont jeté par dessus bord leur indépendance politique pour se mettre eu ligne aux cotés d’Al-Qaïda et des obscurantistes. Elles ont abandonné toute stratégie en devenant des mercenaires de la Turquie, des USA et de la France. Ces forces, pendant la bataille d’Alep, n’ont servi qu’à assouvir les ambitions expansionnistes de la Turquie, et à être une des branches de la tenaille pour écraser les forces combattantes Kurdes, au lieu de combattre le régime de Bachar Al-Assad. Cette clique est plus une armée de mercenaires au service d’un maître qu’une force politique cohérente.

Plusieurs organisations politiques au sein de l’État français, mais également en occident en général, trouvent conciliable de marcher et de défiler à l’appel du « maire d’Alep-est » et de soutenir la cause du peuple Kurde. Nous affirmons que cela n’est pas possible. Il n’est pas possible de soutenir ceux qui s’allient avec la France et la Turquie, qui en sont les mercenaires, sans devenir soi-même un renégat.

Nous affirmons qu’il est impossible de pouvoir jouer sur les deux tableaux et de pouvoir défiler sous le pavillon d’une clique de bandits au service des intérêts de la Turquie. Qu’il est impossible de pouvoir saluer la lutte des YPG – YPJ – TIKKO et de marcher avec leurs bourreaux. Qu’il est impossible de prétendre combattre l’impérialisme et ses ramifications tout en soutenant ses agents.

Quelques soient les raisons invoquées, quelque soit la faction obscure soutenue par les groupes soi-disant révolutionnaires, soutenir toute branche de l’ASL, marcher avec Free Syria, c’est marcher avec l’AKP et ses sbires. C’est marcher avec les bourreaux du peuple kurde.

C’est également marcher main dans la main avec les laquais des impérialistes occidentaux dans la région. C’est marcher avec l’impérialisme français et embrasser son drapeau. Il n’est pas possible de tenir ce discours et d’ensuite « compenser » en agitant le drapeau du Kurdistan libre, le salissant par la même occasion.

Cela n’est pas conciliable.

Que le régime de Bachar Al-Assad soit un régime d’oppression à la solde des intérêts de la Russie est une vérité. Il est juste de le pointer du doigt et cela doit être fait, il n’est pas conciliable de se dire révolutionnaire tout en le saluant. Mais il est aisé de dénoncer les ennemis de son propre impérialisme.

Ceux qui, dans l’État français, se réjouissent des victoires de l’ASL, pleurent ses défaites, chantent leurs louanges ne sont pas seulement en contradiction avec le fait de soutenir les kurdes et les Forces Démocratiques Syriennes, ils se déclarent même ennemis de leur cause de libération nationale et de libération de la Syrie de la présence des impérialistes.

Une ligne de démarcation se trace, elle doit être franchie, que cela soit d’un coté ou de l’autre, par toutes les organisations ayant une position sur la question de la guerre en Syrie.

Certains prônent l’éclectisme et soutiennent tout ce qui lutte contre le régime de Bachar Al-Assad. Il n’est pas possible de l’être dans une lutte à mort.

Certains prennent ceci par dessus la jambe, le traitent avec légèreté. Ils se démasquent comme étant des opportunistes qui ne voient le fait de soutenir les kurdes que comme étant « de bon ton ». Nous devons dénoncer cet opportunisme.

Lorsque, rien qu’à Lyon, la mairie Front de Gauche du premier arrondissement de Lyon accepte de relayer l’appel réactionnaire du maire d’Alep-Est, nous devons les dénoncer et dénoncer leur attitude de renégat.

Lorsque Europe Ecologie / Les Verts signe également cet appel, nous devons dénoncer l’attitude de laquais de l’impérialisme de cette organisation.

Lorsque « Ensemble » signe ceci aux côtés des agents fascistes d’AKP, c’est qu’ils prennent position en faveur de la répression du peuple Kurde.

Ceux qui parlent de « soutien critique » lorsqu’ils se rassemblent sous le drapeau de l’ASL de la France et de la Turquie se démasquent donc comme des soutiens de fait à ces forces.

Nous appelons toutes les organisations progressistes et révolutionnaires de l’État Français ou francophones à relayer cet appel, à prendre position sur le fond de celui-ci et à démasquer les mercenaires de l’impérialisme.

Nous devons dénoncer les appels hypocrites de la France et des organisations qui sont ses valets. Sous couvert d’humanitaire, ces cris servent à implanter les avant-postes de son impérialisme.

Nous appelons ces organisations et ces médias à rejeter les positions et la propagande des agents de l’impérialisme, au premier chef duquel l’impérialisme français, notre ennemi premier. Nous souhaitons la défaite de notre propre impérialisme, que ses griffes soient arrachées et ses armes brisées !
Nous appelons à la constitutions d’initiatives, militantes, politiques, financières pour soutenir depuis l’Etat Français la lutte du peuple Kurde et de ses alliés pour sa libération du Kurdistan et de la Syrie.

Vive la lutte du peuple Kurde et de ses alliés pour la liberté ! A bas le régime fasciste d’Erdogan et les laquais des impérialistes !
Vivent les volontaires internationaux qui combattent aux côtés des Kurdes

Premiers signataires : Maison de la Mésopotamie ; Unité Communiste – Lyon; OCML Voie Prolétarienne ; Organisation Communiste – Futur Rouge ; Jeunes Communistes Lyon.

Participer ou signer ? Solidarite.Kurdistan@gmail.com
Annexe:
Les forces des Kurdes et leurs alliés:

HPG : Force de Défense du Peuple.
YJA-Star : Unités des Femmes Libres.
PAJK : Parti des Femmes Libres du Kurdistan.
YPS : Unités de Protection Civile.
YDG-H : Mouvement de la Jeunesse Révolutionnaire Patriotique.
HDP : Parti Démocratique des Peuples.
DBP : Parti Démocratique des Régions.
HDK : Congrès Démocratique des Peuples.
PKK: Parti des Travailleurs du Kurdistan.
YPG: Unités de Défense du Peuple.
YPJ: Unités de Défense Féminines.
PYD: Parti de l’Union Démocratique Kurde (en Syrie).

Organisations turques combattant aux côtés des forces combattantes Kurdes.

MLKP : Parti Communiste Marxiste-léniniste.
DHKP-C : Parti-Front Révolutionnaire pour la Libération du Peuple.
TKP-ML : Parti Communiste Turc – Marxiste-léniniste. Sa branche armée est le Tikko.
MKP : Parti Communiste Maoïste.
MLSPB : Union Marxiste-léniniste pour la Propagande Armée.
DAF : Action Révolutionnaire Anarchiste.

Organisations de volontaires étrangers:
Bataillon International de la Libération au Rojava.

A.I.T. Antifascist Internationalist Tabur

Le site Anti-K ( NPA ) publie cette lettre ouverte. 

Mais cette lettre ouverte a été précédée d'une véritable campagne haineuse et diffamatoire contre ceux qui se battent pour la paix au Proche-Orient.

Anti-K avait auparavant publié les positions de ceux ( parmi lesquels le NPA ) qui ont participé à des manifestations soutenant la "révolution" syrienne, les rebelles d'Alep-Est, et même proclamant "Avec la révolution syrienne, Pour une République laïque, démocratique et sociale", sans que l'on sache réellement qui étaient les Syriens et leurs organisations se battant  sous ce mot d'ordre.  Il a aussi édité des articles injurieux critiquant les positions de ceux qui à gauche refusent de se laisser entraîner dans un soutien sans nuances à la rébellion, et proclament depuis le début du conflit leur attachement à une solution négociée.  Solution torpillée dès le début par la France ( celle du gouvernement de F. Hollande et L. Fabius ).  Il accuse les partisans d'une solution négociée de se ranger, de fait, sous la bannière de Bachar El Assad et de Poutine, voire de la Turquie maintenant.  Les qualifiant au passage de fascistes poutiniens, de rouges-bruns, " favorables au régime des Assad", et autres amabilités du même genre.

On compte aussi des jugements moraux, pseudo-psychanalytiques mais aussi électoralistes tel que celui-ci : "Il n’est pas exagéré de parler de faillite morale et politique de cette gauche par ce qu’elle révèle du retour d’un refoulé stalinien, dont on soupçonnait l’existence mais dont on sous-estimait la dégénérescence hyperbolique qui le caractérise et qui affecte, comme une éclaboussure d’indignité, l’ensemble de l’orientation qu’elle défend à l’occasion de la prochaine élection présidentielle"( https://www.anti-k.org/2017/01/08/syrie-campisme-ou-internationalisme/).

Les sociaux-libéraux va-t-en guerre qui nous gouvernent peuvent dire merci.  C'est un réel soutien à leur politique belliciste qu'ils reçoivent ainsi.

Les peuples ont besoin de luttes pour la paix aujourd'hui.  Or la gauche radicale française reste aujourd'hui l'arme au pied devant les menaces de guerre qui se profilent à l'horizon.  Ceux qui se battent pour des solutions négociées, qui refusent les escalades guerrières sont quasiment considérés, dans certains milieux d'extrême-gauche, comme des traîtres à la cause révolutionnaire. 

Bachar El Assad, Poutine ne sont pas des modèles.  Ils sont, respectivement, les dirigeants de la Syrie et de la Russie. Les pacifistes de 1914 étaient, eux aussi, accusés de soutenir les empires centraux ( Allemagne, Autriche-Hongrie, Empire Ottoman), régimes autocratiques alors que l'Angleterre et la France étaient réputées  "démocraties occidentales", plus "humanistes".  Ceux d'entre eux qui ont rejoint l'Union sacrée en 1914 après l'assassinat de Jaurès ont cédé à cette pression, tout autant qu'à l'enthousiasme guerrier et à l'accusation de traîtrise. 

Sur ces questions de paix, de guerre et d'indépendance, les militants de gauche sont profondément divisés.  Aussi bien sur la question de la Syrie, de la Libye, que de l'Ukraine et de la politique guerrière de l'OTAN contre la Russie.  Il serait bon que sur ces sujets cessent les anathèmes, les manipulations idéologiques.  Et que s'organise un véritable front pour la paix, contre la course aux armements, contre la participation de la France à l'OTAN et le stationnement de troupes américaines en Europe de l'Est, contre les menaces de guerre qui se profilent aussi en Europe.

Pour organiser des luttes communes, encore faut-il respecter et ne pas insulter ceux avec qui la lutte nécessaire contre le capitalisme mondialisé fauteur de guerres commande de "marcher côte à côte et de frapper ensemble". 

Un autre article.  On notera que JL Mélenchon et  ses soutiens en sont la cible.  Electoralisme ?

Yvette Genestal

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 10:38
24 décembre 2016 sur le blog de Paul Quilès
Un vote historique !

Bonne nouvelle en forme de cadeau de Noël en ce 24 décembre !

 

Cette nuit, l’Assemblée générale des Nations-Unies a voté à une majorité de plus 70% des votants, la résolution qui prévoit de « faire avancer les négociations multilatérales sur le désarmement nucléaire », en préparant la négociation d’un Traité d’interdiction des armes nucléaires en 2017.

 

C’est un vote historique. En effet, il relance la perspective du désarmement nucléaire multilatéral, actuellement en pause depuis une vingtaine d’années, au moment même où le futur Président des Etats-Unis et le Président russe annoncent clairement leur volonté de relancer la course aux armements nucléaires.

Voici le détail du vote :

- 113 pays ont voté pour, dont l'Autriche, la Suède, le Mexique, le Brésil, l'Afrique du Sud, la Nouvelle Zélande.

- 35 pays ont voté contre, dont la France, les Etats-Unis, la Russie, la Grande Bretagne, tous les autres membres de l’OTAN (sauf les Pays-Bas), Israël, la Corée du Sud, le Japon, l’Australie.

- 13 pays se sont abstenus, dont la Chine, l'Inde, le Pakistan, la Finlande, les Pays-Bas, la Suisse.

Comme on le voit, parmi les pays disposant d’armes nucléaires, 5 d’entre eux (France, Etats-Unis, Russie, Grande Bretagne, Israël) ont voté contre et 3 d’entre eux (Chine, Inde, Pakistan) se sont abstenus.

Il est regrettable que la France n’ait pas rejoint ces derniers, pour manifester qu’elle ne s’opposait pas à la rédaction d’un traité d’interdiction des armes nucléaires. C’est ce qu’avaient demandé plus de 25 000 personnes (25 430 exactement) qui ont signé notre "appel au Président de la République" et c’est ce que souhaitaient 68% des personnes sondées à ce sujet (voir le sondage)

Et maintenant ? Le vote historique de cette nuit à l’Assemblée générale des Nations-Unies va se traduire par des réunions dans le cadre de l’ONU, du 27 au 31 mars et du 15 juin au 7 juillet 2017, au cours desquelles doit être "négocié un instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires, en vue de leur élimination complète".

Le Président de la République, François Hollande, qui a pris connaissance de notre appel, a maintenu son opposition à la démarche de rédaction d’un traité d’interdiction. Il a cependant indiqué, en rappelant les actions engagées par la France dans le domaine du désarmement, qu’il souhaitait "une approche par étapes dans laquelle tous les Etats concernés doivent prendre leur part" et que soient prises en compte "toutes les garanties s’agissant de la préservation de nos intérêts nationaux".

On imagine mal que la France ne participe pas à ces travaux et pratique la politique de la chaise vide, envoyant alors un message négatif à la communauté internationale sur sa volonté d’arriver à un monde sans armes nucléaires. En participant, elle montrerait sa bonne foi quant à sa volonté de respecter le Traité de Non-Prolifération (TNP) dont elle est signataire et notamment son article VI, qui précise que " chacune des Parties au Traité s'engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire, et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace."

Le 23 janvier 2017, " Initiatives pour le Désarmement Nucléaire " (IDN) organise à Paris une conférence internationale sur le thème de la course aux armements, en présence de nombreuses personnalités françaises et étrangères. La question du traité d’interdiction des armes nucléaires sera abordée notamment par Béatrice Fihn, directrice de « la campagne internationale pour abolir les armes nucléaires » (ICAN) http://www.icanw.org/

Partager cet article
Repost0
9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 15:18
Course aux armements - Budget militaire : la France dépensera plus que la Russie en 2017

EXCLUSIF. Les pays baltes et l'Inde grimpent en flèche dans le classement annuel des budgets militaires. L'UE sera doublée par la Chine vers 2020.

Par Guerric Poncet

le 12/12/2016 Le Point.fr

Budget militaire : la France dépensera plus que la Russie en 2017Couverture

Les budgets de la défense dans le monde ont fortement augmenté en 2016, atteignant 1 570 milliards de dollars, selon le rapport annuel Jane's du cabinet IHS Markit, que nous avons pu obtenir et analyser avant sa publication lundi. L'Asie et les pays baltes affichent les plus grosses progressions, alors que les budgets des États-Unis et de l'Europe augmentent plus légèrement. La Russie sort du top 5, doublée par l'Arabie saoudite et l'Inde, et bientôt par la France.

Après une année 2015 qui avait tout juste mis fin aux baisses des budgets, 2016 "marque le début d'une décennie de dépenses militaires plus importantes", nous expliquent les analystes d'IHS Markit, qui ont passé au crible les dépenses de 105 pays, couvrant 99 % du budget militaire mondial. [...]

Lire la suite ci-dessous

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 15:04
Martiales suites de réveillon pour Guy Verhofstadt
Martiales suites de réveillon pour Guy Verhofstadt© Francois Lenoir Source: Reuters
Guy Verhofstadt.
 

Les lendemains de fête sont parfois difficiles. Dangereux, même. Surtout si on a la réputation d’être une grande gueule, et qu’on néglige de se relire. C’est peut-être ce qui est arrivé à Guy Verhofstadt, qui vient de confier une tribune au Monde.

Il a une explication et une solution à tous les problèmes : «Il faut plus d’Europe.»

Pour les cancres européens, rappelons que l’ancien Premier ministre belge est considéré comme l’un des ténors de l’europarlement où il préside le groupe libéral. Il est surtout connu pour son engagement échevelé en faveur d’une Union européenne fédérale, et, à l’instar de nombre de ses collègues, il a une explication et une solution à tous les problèmes : «Il faut plus d’Europe.»

 
Le négociateur représentant le Parlement européen sur la question du Brexit veut permettre aux Britanniques de rester européens

Mais, dès la dernière bouchée de bûche avalée, c’est à un autre thème, intimement lié et tout aussi original, qu’il a consacré ses vœux. La dernière phrase de son texte résume élégamment la priorité qu’il exhorte l’UE de décréter : «En 2017, nous devrons attaquer de front – et faire échouer – ses tactiques.» Est-il bien nécessaire de préciser que l’adversaire désigné n’est autre que le président russe ?

Ce n’est pas d’une offensive militaire qu’il est question, mais d’une guerre médiatique.

Armons-nous et partons, donc, car «cette année nous a rendus pleinement conscients de l'ampleur du défi que pose Poutine pour la démocratie occidentale». Pour l’heure cependant, faute de chars, missiles et bombardiers communautaires qui n’existent pas encore – et Dieu sait combien Guy le déplore ! – ce n’est pas d’une offensive militaire qu’il est question, mais d’une guerre médiatique.

Bien sûr, M. Verhofstadt n’a aucun doute sur l’origine des piratages informatiques, des fausses informations et autres propagandes honteuses qui ont décidé du prochain locataire de la Maison-Blanche, et risquent bien de prendre cette année en otage les citoyens néerlandais, français, puis allemands : «Le FBI et la CIA ont tous deux conclu que la Russie a mené une campagne […] visant à influencer l'élection présidentielle américaine en faveur de Donald Trump.» Si ces deux sources aussi neutres que dissemblables l’affirment, il ne peut plus exister aucun doute.

Récidivistes, ces Russes qui avaient déjà imposé le Brexit «en accordant aux politiciens du UKIP des espaces d'expression aux heures de grande écoute sur la chaîne financée par l'Etat russe, Russia Today». Où l’on apprend donc incidemment que ladite chaîne est devenue un média de masse avec heures de grande écoute. [...]

Lire la suite ci-dessous sur le site de RT :

https://francais.rt.com/opinions/31722-martiales-suites-reveillon-pour-guy-verhofstadt

Partager cet article
Repost0
2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 14:53
31 Décembre 2016 sur Histoire et société
Pendant que chez nous des gens déshonorent le métier de journaliste, d’autres meurent pour le faire avec courage(note de danielle Bleitrach)
LUNDI 28 DÉCEMBRE 2015 09:22 GMT

Un éminent journaliste syrien qui a réalisé plusieurs documentaires dévoilant le vrai visage de Daesh, a été abattu par des assaillants en plein jour à Gaziantep. Il s’agit du troisième meurtre de journaliste en Turquie ces trois derniers mois.

Naji Jerf, rédacteur en chef du magazine Hentah, connu pour ses documentaires dénonçant les violences et abus commis sur les territoires contrôlés par l’Etat islamique (Daesh, EI), a essuyé un tir mortel près d’un bâtiment abritant les locaux de médias indépendants syriens dans la ville turque de Gaziantep. Ce sont ses collègues qui ont révélé sa mort.

Partager cet article
Repost0
1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 16:20

Les Palestiniens réfugiés: faits et chiffres

Nous ne partageons pas les orientations islamistes du Hamas, parti politique palestinien influent surtout à Gaza. Il n'empêche que cette analyse du nombre effarant des réfugiés palestiniens dans les pays voisins, soigneusement occulté par les médias israéliens et occidentaux, mérite notre attention. Aucune solution au problème de la Palestine encore colonisée ne pourra l'ignorer.
Collectif communiste polex

mis à jour le : 27 Décembre, 2016

 

Les réfugiés palestiniens représentent la population de réfugiés la plus ancienne et la plus importante dans le monde aujourd’hui. Il y a environ 7,2 millions de réfugiés palestiniens, ce qui équivaut à environ 70% de la totalité de la population palestinienne, qui est estimée à 10,7 millions dans le monde.

Le droit au retour: de solides bases juridiques
** L’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme affirme: « Chacun a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de retourner dans son pays. » ** La Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale [Article 5 (d) (ii)] stipule: « Les États parties s’engagent à interdire et à éliminer la discrimination raciale sous toutes ses formes et à garantir le droit de chacun, sans distinction de race, de couleur ou d’origine nationale ou ethnique, à l’égalité devant la loi, notamment dans la jouissance de … le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de retourner dans son pays. »
** La Convention internationale sur les droits civils et politiques [Article 12.4)] stipule: « Nul ne peut être arbitrairement privé du droit d’entrer dans son propre pays. »
** Conformément au droit international, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Résolution 194 le 11 décembre 1948. Le paragraphe 11 stipule que « les réfugiés [palestiniens] désireux de rentrer chez eux et de vivre en paix avec leurs voisins devraient être autorisés à le faire et une indemnisation devrait être versée pour les biens de ceux qui choisissent de ne pas revenir et pour la perte ou les dommages à des biens qui, selon les principes du droit international ou dans l’équité, devraient être réparés par les gouvernements ou les autorités responsables. »
** La résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations Unies a été confirmée par l’ONU plus de 110 fois depuis son instauration en 1948 avec un consensus universel, sauf pour Israël et les États-Unis.
Cette résolution a été précisée par la résolution 3236 de l’Assemblée générale des Nations unies, qui réaffirme au paragraphe 2: « Le droit inaliénable des Palestiniens au retour dans leurs foyers et les propriétés dont ils ont été déplacés et déracinés, et appelle à leur retour. »

Statistiques

Jordanie
2 097 338 réfugiés palestiniens sont enregistrés auprès de l’UNRWA. Contrairement à tout autre pays hôte, la Jordanie a accordé aux réfugiés palestiniens des droits de pleine citoyenneté, à l’exception de 120 000 personnes originaires de la bande de Gaza. Il existe 10 camps officiels de réfugiés et trois camps non officiels. Les dix camps de réfugiés palestiniens reconnus dans tout le pays accueillent près de 370 000 personnes, soit 18% du total de la population du pays. La Jordanie accueille le plus grand nombre de réfugiés de Palestine dans tous les domaines d’intervention de l’UNWRA.

Liban
449 957 réfugiés sont enregistrés auprès de l’UNRWA au Liban. Il y a 12 camps officiels de réfugiés. Étant donné leur état d’apatride, les Palestiniens au Liban se voient refuser de nombreux droits fondamentaux. Par exemple, ils sont exclus d’une vingtaine de professions et n’ont pas accès aux services sociaux publics. Même l’accès aux services de santé et d’éducation est limité, rendant souvent les réfugiés enregistrés fortement tributaires de l’UNRWA.

Syrie
526 744 réfugiés palestiniens sont enregistrés auprès de l’UNRWA. Il y a neuf camps officiels et trois camps officieux. Les Palestiniens jouissent des mêmes droits que la population syrienne, sauf les droits de citoyenneté.

Gaza
1 258 559 Palestiniens, en plus de la population de 1,8 million de Gaza, sont des réfugiés enregistrés par l’UNRWA. Il y a huit camps administrés par l’UNRWA dans la bande de Gaza. L’occupation israélienne depuis 1967 et le blocus et le siège continus sur la bande de Gaza font que la population de l’ensemble du territoire souffre de graves problèmes économiques. Les activités de l’UNRWA dans la bande de Gaza ont été sévèrement limitées par le blocus.

Cisjordanie
La Cisjordanie abrite 762 288 réfugiés enregistrés. Il y a 19 camps surpeuplés et mal servis. Les occupations et les barrages militaires et les bouclages imposés par l’armée israélienne exercent une pression énorme sur l’économie de la Cisjordanie.

« Israël » (Palestine de 1948) Alors que la plupart des Palestiniens ont été chassés, certains sont restés dans ce qui est devenu Israël. Bien que citoyens du nouvel État, ils ont été soumis à l’administration militaire israélienne jusqu’en 1966. Aujourd’hui, les citoyens palestiniens d’Israël représentent près de 20% de la population d’Israël. Ils ont le droit de voter et de se porter candidat, mais plus de 20 lois israéliennes privilégient explicitement les Juifs à l’encontre des non-Juifs. Près d’un quart des Palestiniens d’Israël sont des « personnes déplacées à l’intérieur du pays », incapables de retourner aux maisons et aux terres qui leur ont été volées.

Égypte
Les Palestiniens ont fui vers l’Égypte pendant les guerres de 1948, 1956 et 1967. On estime à 50 000 le nombre de Palestiniens en Égypte. Cependant, ils n’ont pas de droits de résidence permanente, et ils ne peuvent pas non plus s’inscrire en tant que réfugiés.

Irak
Jusqu’en mai 2006, le HCR estimait que 34 000 Palestiniens vivaient en Irak. Aujourd’hui, il ne reste que 11 544 réfugiés palestiniens enregistrés par le HCR. Les Palestiniens ont été pris pour cibles et ils ont été des dizaines à être assassinés par des groupes militants depuis l’invasion de l’Irak en 2003 par les États-Unis. De nombreux Palestiniens vivant en Irak ont donc subi deux fois des déplacements forcés: une fois de leurs foyers d’origine en Palestine, puis de leur pays d’accueil. La plupart des Palestiniens qui ont fui l’Irak ont cherché refuge dans la Syrie et la Jordanie voisines.

Le mouvement Hamas considère le droit au retour comme un droit inaliénable pour les millions de Palestiniens éparpillés dans le monde entier en attendant que leurs terres soient libérées et que leurs espoirs soient satisfaits. A plusieurs reprises, le Hamas a déclaré que le droit au retour n’est pas négociable et qu’il devrait être intégré dans toutes les stratégies à court, moyen et long terme.

Sources: Palestine Refugees – unrwa.org - 10 facts about the Nakba - al-awda.org Factsheet on Palestinian Refugees

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents