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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 10:07

 

3 septembre 2015

Après avoir découvert la vidéo de réfugiés molestés par la police macédonienne fin août, un Syrien nous témoigne sa colère. Pour des raisons soi-disant humanitaires, la Syrie a été plongée dans le chaos. Mais lorsqu'il s'agit de gérer les conséquences de cette désastreuse entreprise, l'Europe manque à l'appel humanitaire. "J’espère que les gouvernements européens ont compris que les guerres qu’ils soutiennent ne peuvent pas n’engendrer que des bénéfices nets mais entraînent d’autres problèmes à traiter qui n’en sont qu’à leurs débuts", se désole Bassem Khouzam.



Je suis bouleversé par cette vidéo qui montre les atrocités commises par la police macédonienne sur les centaines d’immigrés qui arrivent dans le pays et qui, pour la plupart, sont Syriens.
 

Comme le montre la vidéo, la police a intentionnellement lancé des bombes lacrymogènes sur des familles, y compris des enfants. On voit le choc, la peur, les cris et les larmes des enfants.

Personnellement, je n’ai jamais vu une telle barbarie. La police aurait pu dresser tout simplement une barrière qui empêche les gens d’avancer. Sa réaction me laisse croire que le but était d’envoyer un message aux immigrés clandestins.

Les cris de la petite fille accrochée à la tête de son père - dont on ne sait pas s’il est mort ou s’il a juste perdu connaissance - me rappelle les cris d’une autre petite fille lors de la mort des membres de sa famille abattue par les soldats israéliens sur la côte de Gaza. Sauf que cette fois, pour le désespoir de l’humanité, cette atrocité a été commise sur le sol européen.

D’après ce que j’ai entendu dire par les autres immigrés, la Macédoine n’est pas l’étape la plus difficile sur le chemin d’espoir vers les pays de rêves, ce qui laisse comprendre que ce pays a subi une pression de la part des pays d’accueil les plus ciblés qui ont répercuté cette pression sur d’autres, comme la Macédoine et la Grèce.

En tant que Syrien, je condamne cette action contre mes compatriotes et je suis choqué qu’une telle action barbare soit commise sur le sol européen. Je suis conscient des problèmes engendrés par l’immigration de masse qui n’est pas cette fois "choisie" par les pays d’accueil, mais j’ai une autre solution plus judicieuse et plus radicale à proposer aux gouvernements européens :

Pour éviter de commettre de telles atrocités qui constituent une grande honte pour l’Humanité et non seulement pour l’Europe et ses valeurs, et au lieu de refuser à ces familles le droit de trouver un avenir digne et sauf, je propose de leur laisser trouver cet avenir dans leur pays d’origine.

Je propose que les gouvernements européens concernés arrêtent de nourrir la guerre dans mon pays et dans la région, qu’ils arrêtent de fournir des armes à Al-Qaeda, qu’ils arrêtent leurs efforts contre toute solution politique basée sur autre chose que leurs intérêts, et qu’ils arrêtent leurs sanctions inhumaines tellement efficaces dans la création de l’enfer en Syrie.

Plusieurs gouvernements européens étaient et sont toujours impliqués dans cette "Proxy War" contre le peuple Syrien et, s’ils le cachaient depuis cinq ans, ils ne le cachent plus maintenant. Plusieurs gouvernement européens continuent encore de fournir une couverture politique aux groupes djihadistes d’Al-Qaeda et d’extrémisme "islamiste", ils fournissent les armes et participent au commandement de leurs opérations militaires depuis les "Military Operation Command" (MOC’s) situés en Turquie et en Jordanie contre un état souverain et un peuple.

Je ne crois pas que ce film montre la tragédie la plus émouvante, d’autre histoires non filmées sont plus cruelles encore : je pense aux tirs sur les bateaux pneumatiques qui transportent les immigrés et aux milliers de Syriens qui sont noyés. Je pense aussi à ceux qui luttent pour rester vivants à l’intérieur de la Syrie, ceux qui n’ont même pas les moyens de tenter l’arrivée en Europe, mais souffrent des conséquences des sanctions européennes qui ont créé depuis des années maintenant des crises de nourriture, de carburant, de transport, etc., et qui visent, prétendument, Assad et son gouvernement et non pas le peuple syrien.

L’Europe participe à la guerre d’influence politique et économique des Etats-Unis. Et elle le fait sous prétexte purement humanitaire. Mais l’Europe s’est révélée incapable de traiter les répercussions les moins douloureuses de la guerre. De plus, elle a failli à sa mission humanitaire vis-à-vis de l’immigration des populations, car elle préfère toujours l’immigration sélective des médecins, ingénieurs ou académiciens syriens.

J’espère que les gouvernements européens ont compris que les guerres qu’ils soutiennent ne peuvent pas n’engendrer que des bénéfices nets mais entraînent d’autres problèmes à traiter qui n’en sont qu’à leurs débuts.

Quand je constate que la « sage » Europe persiste à soutenir la politique américaine, je pense que l’état du monde ressemble aux films de fiction : d’un côté, des terres qui permettent une vie florissante, de l’autre, des terres maudites, habitées par des êtres étranges que l’on s’acharne à repousser. En tout cas, s’il y a eu quelqu’un pour penser que commettre une telle atrocité sur le sol européen et en diffuser les images pouvait empêcher les immigrés de fuir leur enfer et de tenter d’arriver en Europe, je crois qu’il s’est lourdement trompé et qu’il n’a pas bien mesuré le désespoir.

Source : Investig’Action

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2 septembre 2015 3 02 /09 /septembre /2015 14:40

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 13:52

Publié par Jean Lévy sur son blog Ça n'empêche pas Nicolas

 L'Agent Orange : Pendant plus de 10 ans, l'US Army a incendié le Viet Nam et ses habitants d'armes biologiques et chimiques...Qui s'en souvient ?
 L'Agent Orange : Pendant plus de 10 ans, l'US Army a incendié le Viet Nam et ses habitants d'armes biologiques et chimiques...Qui s'en souvient ?

AGENT ORANGE 

Dow Chemical, Monsanto, 
Diamond, Uniroyal...
Découvrez les crimes impunis des marchands de la mort

Quatre décennies plus tard,

enfin le temps des responsabilités ?

  • Agent Orange, Apocalypse Viêt Nam

Alors que Nguyên Phu Trong, secrétaire général du Parti communiste du Vietnam, avait déclaré en juillet que les relations entre le Vietnam et les Etats Unis avaient fait un « grand bond en avant », ces derniers n’ont toujours pas officiellement reconnu les conséquences dramatiques des épandages d’agent orange pendant la guerre. Une Viet Kieu de 73 ans pourrait faire évoluer les choses…

 

C’est le 10 août 1961 que l’armée américaine a pour la première fois utilisé l’agent orange au Vietnam, dans la province de Kontum. C’était le début de l’opération Ranch Hand dont l’un des objectifs était d’affaiblir les rebelles vietnamiens en rasant leurs champs et ainsi en les affamant.

En 10 ans, après plus de 6500 épandages et 75 millions de litres pulvérisés, 10 millions d’hectares de terres agricoles avaient été détruits et 12% des territoires du Sud Vietnam avaient été contaminés.

A certains endroits, le taux de concentration en TCDD (une dioxine réputée pour être la molécule la plus toxique jamais créée par l’homme) était plusieurs centaines de fois supérieur au taux recommandé par l’Agence de Protection de l’Environnement aux Etats Unis.

Dès 1966, les Nations Unies avaient déclaré que les Etats Unis violaient le Protocole de Genève de 1925 réglementant l’utilisation des armes biologiques et chimiques. Les Etats Unis avaient riposté à cette époque en affirmant que l’agent orange n’était qu’un désherbant utilisé pour détruire les cultures et plantations qui nourrissaient les guérilleros et non pas une arme destinée à tuer des êtres humains…

En parallèle, dès 1965, Arthur Galston, botaniste américain et à l’origine malgré lui de l’agent orange, commença à faire du lobbying auprès de la communauté scientifique et du gouvernement américain afin que l’utilisation de ce défoliant soit stoppé craignant les effets qu’il pourrait avoir sur les êtres humains et sur l’environnement.

Mais ce n’est qu’en 1971, suite à la publication de ses conclusions sur l’impact de l’agent orange sur des rats de laboratoire que le Président Richard Nixon se décida à finalement bannir l’utilisation de cette substance.

Sauf qu’entre temps le mal était fait… L’usage intensif de substance hautement toxique avait entraîné de graves problèmes environnementaux et de terribles pénuries qui ont affamé des centaines de milliers de civils vietnamiens dans les années 60. Et elle a aussi provoqué de nombreuses maladies incurables qui continuent d’affecter les nouvelles générations…

Selon le gouvernement vietnamien, 4 millions de citoyens auraient été exposés à l’agent orange et 3 millions souffriraient encore de pathologies qui en résultent (maladies de peau, cancers, …).

Depuis la fin de la guerre, plus de 500 000 enfants seraient nés avec des malformations génétiques…

Et encore aujourd’hui, certains entrepôts qui avaient servi à stocker l’argent orange pendant la guerre seraient toujours contaminés (le taux de dioxine dans la base aérienne de Danang par exemple serait encore 350 fois supérieur aux recommandations internationales).

La terre et les sédiments souillés continuent d’affecter la chaine alimentaire et le quotidien des Vietnamiens.

Le gouvernement américain dément quant à lui toujours le nombre de victimes. En effet, alors qu’il reconnait implicitement les conséquences de l’agent orange puisque plusieurs milliers de ses vétérans sont financièrement dédommagés pour des maladies qui y sont liées, il n’en a toujours pas officiellement reconnu les conséquences sur la population vietnamienne et aucune victime n’a jamais été indemnisée au Vietnam.

Un premier pas va cependant peut-être bientôt être fait, non pas au Vietnam ni aux Etats Unis, mais en France. Mme Trân Tô Nga, une Française d’origine vietnamienne victime de l’agent orange, a en effet intenté un procès contre vingt six entreprises américaines qui seraient impliquées dans la production ou l’approvisionnement de cette dioxine pendant la guerre.

Parmi lesquelles on retrouve notamment Monsanto. Deux avocats français du cabinet William Bourdon & Forestier la défendent dans ce procès sans précédent et, même s’il ne permettra pas d’indemniser les victimes vietnamiennes puisqu’il ne concerne que cette Viet Kieu de 73 ans, ce procès pourrait redonner espoir à ces milliers de victimes et il est suivi avec beaucoup d’attention ici au Vietnam.

Une marche en soutien à Mme Trân Tô Nga et organisée par l’AVAO (Association des Victimes de l’Agent Orange, qui fête ses 10 ans cette année) a même réuni plus de 8 000 personnes à Ho Chi Minh Ville.

Cette marche a eu lieu en amont du 10 Août, Journée de l’Agent Orange, et au moment du lancement de la campagne Orange Pain 2015, qui a pour objectif de lever des fonds pour les victimes.

Pour participer, il suffit d’envoyer DACAM par SMS au 1409 avant le 30 septembre. 18 000 VND par SMS seront reversés à l’AVAO (0,75 euro). 500 000 euros ont ainsi été collectés depuis la première campagne en 2011 et ont permis d’améliorer le quotidien des familles de victimes.

 

Marielle Capelle

(lepetitjournal.com/Hochiminhville)

24 Août 2015

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 17:47

 

Dans cette vidéo, l’eurodéputée Tiziana Beghin, porte-parole du Mouvement 5 Étoiles, nous explique ce que signifie ce vote du 8 juillet 2015.

Dans cette vidéo, l’eurodéputée Tiziana Beghin, porte-parole du Mouvement 5 Étoiles, nous explique ce que signifie ce vote du 8 juillet 2015.

par ilfattoquotidiano.fr (son site) 
 

mercredi 15 juillet 2015

 

TRANSCRIPTION DE LA VIDÉO

 

Tiziana Beghin – porte-parole du Mouvement 5 Étoiles

 

Le vote de ce jour sur le TTIP a été très décevant, inutile de le cacher. Mais je veux tranquilliser les citoyens : il ne s’agissait pas de voter le TTIP, mais des recommandations du parlement européen à la Commission en vue des négociations. Le vote portait sur des lignes directrices qui ne protègent pas les citoyens, très génériques, très loin de ce que veulent les citoyens.

 

Il y a un mois, si le président Schulz n’avait pas bloqué le vote, le verdict aurait été très différent, puisque tous les grands groupes étaient divisés sur ce sujet. Il a suffi d’un mois aux lobbyistes et aux groupes de pression pour transformer une recommandation beaucoup plus contraignante pour la commission, en une espèce de soupe générique qui permettra à la Commission de continuer à défendre les intérêts des multinationales plutôt que ceux des consommateurs et des citoyens. Les tribunaux arbitraux privés sont l’emblème de tout cela. Ils ont clairement été refusés lors d’une consultation sur Internet par 97% des votants, une participation record dans ce genre de consultation en ligne, et pourtant, encore une fois, l’"establishement" a décidé de ne pas en tenir compte.

 

Le président Schulz, Lange, la commissaire Malmström, continuent imperturbablement contre la volonté des citoyens. Un bel exemple de la "démocratie" européenne. Mais la lutte n’est pas terminée, ils vont continuer, avec ces tribunaux privés réformés dont personne ne sait encore en quoi ils consisteront. Mais ce qui est sûr, c’est que nous avons donné aux multinationales la possibilité de décider, c’est ce qu’ils feront, les normes les plus avantageuses pour elles, et donc d’outrepasser l’autonomie des États et la volonté de leurs citoyens.

 

Ils ont gagné une bataille, mais pas la guerre. Nous sommes toujours là, plus déterminés que jamais. Le président Schulz, que j’ai interpelé en séance plénière par "Sa Majesté", car il considère désormais le parlement comme son royaume, il y fait ce qu’il veut, pense peut-être avoir ouvert les portes aux multinationales, mais nous, du Mouvement 5 étoiles, sommes là, vigilants, et jusqu’au dernier jour, nous défendrons les intérêts de ceux qui nous ont élus, et qui paient nos salaires, les citoyens, et non les grandes compagnies.
 

Extrait du site LantiDiplomatico.it
Traduction : Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr

 

Pendant que tout le monde a les yeux braqués sur la Grèce, des choses importantes pour notre avenir se passent au Parlement européen, avec comme protagoniste principal son président Martin Schulz qui cette fois n’y est pas allé par quatre chemins. Il ne lui a visiblement pas suffi de faire le forcing le mois dernier pour faire reporter le vote sur le TTIP (Grand Traité transatlantique, ou TAFTA). Aujourd’hui, interprétant librement le règlement, M. Schulz est allé jusqu’à interdire le vote d’un amendement contre la clause des tribunaux arbitraux privés proposée par le Mouvement 5 Étoiles (Italien). Le plan des grandes multinationales et des lobbies a donc réussi au sein du parlement de Bruxelles et de Strasbourg. En un mois, ils sont parvenus à convaincre la majorité des eurodéputés indécis, ceux qui, jusqu’au mois dernier, auraient voté contre la clause de la discorde.

 

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 13:30

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 14:02

Situation en Grèce : une analyse du secrétaire général du Parti communiste allemand (DKP)

Situation en Grèce : une analyse du secrétaire général du Parti communiste allemand (DKP)

Tribune publiée dans le journal « Junge Welt » daté du 16 juillet 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF

« Un pays colonisé » : tribune de Patrick Köbele, secrétaire général du Parti communiste allemand (DKP) sur la politique de l’UE à l’encontre de la Grèce

Alexis Tsipras a accepté le chantage crapuleux exercé par l’UE. Une grande coalition incluant les « vieux partis » sanctionnés par le peuple, le PASOK et la Nea Dimocratia et des composantes du parti « porteur d’espoir », Syriza, s’apprêtent à valider cette politique au Parlement grec. Parmi les principaux points de ce chantage, on dénombre une attaque dramatique contre le pouvoir d’achat des masses, déjà largement entamé, via la hausse de la TVA, une coupe claire sur les retraites ainsi que le transfert de biens nationaux vers un fonds de liquidation, qui ôte encore davantage sa souveraineté à l’Etat grec.

Cette dernière mesure rappelle beaucoup l’annexion de la RDA, du moins son volet économique. Ce parallèle n’est pas déplacé. Les directives des maîtres-chanteurs augmenteront le chômage, la pauvreté des masses, la misère sociale en Grèce. Et elles ne supprimeront pas l’endettement.

Elles poursuivent ce que l’UE a déjà commencé : elles jettent l’économie grecque, le peuple grec dans les griffes du capital monopoliste des plus grandes puissances impérialistes, d’abord l’Allemagne, mais aussi des monopoles grecs qui, soit se font dévorer, soit sont dans le train des profiteurs, sans que par ailleurs le sort des propriétaires des monopoles avalés leur soit défavorables pour eux-mêmes.

Avec ce chantage, l’UE a montré de façon dramatique à l’extrême son caractère d’alliance impérialiste. Dans le même temps, cet épisode donne une photographie du processus de transformation du caractère de l’Union européenne en une UE toujours plus allemande. Il porte en soi des conflits. Les contradictions entre la France, l’Italie et l’Allemagne ont été flagrantes. Ces contradictions ont été remisées au profit des intérêts communs. Avec l’exemple de la Grèce a été démontré que quiconque refuse le joug est contraint de se plier au chantage.

Les auteurs et les victimes du chantage ne se trouvent jamais sur un pied d’égalité. Cela vaut également pour le gouvernement grec. Cependant, l’illusion d’une discussion d’égal à égal entre une économie faible et les impérialistes dominants, et avec elle, l’illusion d’une issue à l’intérieur de l’UE, ont facilité le travail des maîtres-chanteurs, et ont rendu possibles maintenant la grande coalition au parlement grec et les menaces qu’elle porte. Le danger est grand que tout cela conduise à une frustration parmi les masses et à une poussée à droite.

Mais il faut aussi parler de la responsabilité des forces progressistes en Allemagne. Elles n’ont pas réussi à repousser le soi-disant « penser local » et à faire valoir à nouveau l’internationalisme. Au contraire, l’idéologie dominante, ses médias et ses politiciens, ont réussi à ancrer le nationalisme. Changer cela exige une clarté d’analyse, des actions de masse et le développement de la lutte des classes, en Grèce, en Allemagne comme dans toute l’UE.

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 22:21

Pacte militaire Grèce-Israël

Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 28 juillet 2015
Israël Grèce

Quand Tsipras est arrivé au gouvernement en Grèce, l’alarme a sonné en Israël : Syriza, soutien de la cause palestinienne, demandait de mettre fin à la coopération militaire de la Grèce avec Israël. Face à la brutale répression israélienne contre les Palestiniens, prévenait Tsipras, « nous ne pouvons pas rester passifs, parce que ce qui arrive aujourd’hui sur l’autre rive de la Méditerranée, peut arriver sur notre rive demain ». Sept mois plus tard, fin de l’alarme : Panos Kammenos, ministre de la défense du gouvernement Tsipras, est allé en visite officielle à Tel Aviv, où le 19 juillet il a signé avec le ministre israélien de la défense, Moshe Ya’alon, un important accord militaire. Pour ce déplacement, Kammenos, fondateur du nouveau parti de droite Anel, a choisi le moment où la Grèce était prise en tenailles par la question de la dette. L’ «Accord sur le statut des forces », communique le Ministère grec de la défense, établit le cadre juridique qui permet au « personnel militaire de chacun des deux pays de se rendre et résider dans l’autre pour participer à des exercices et activités de coopération ». Un accord semblable n’a été signé par Israël qu’avec les Etats-Unis. Dans l’agenda des entretiens on trouve aussi la « coopération dans le domaine de l’industrie militaire » et la « sécurité maritime », notamment des gisements offshore de gaz qu’Israël, Grèce et Chypre considèrent comme leur « zone économique exclusive », en repoussant les revendications de la Turquie.

Sur la table de la rencontre « les questions de la sécurité au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ». Faisant écho à Ya’alon qui a dénoncé l’Iran comme « générateur de terrorisme, dont l’ambition hégémonique mine la stabilité d’autres Etats », Kammenos a déclaré : « La Grèce aussi est dans le rayon des missiles iraniens ; si un seul réussit à atteindre la Méditerranée, ce pourrait être la fin des Etats de cette région ». Il a ensuite rencontré les dirigeants des forces armées israéliennes pour établir une coordination plus étroite avec celles grecques. En même temps le chef de la marine militaire hellène, le vice-amiral Evangelos Apostolakis, a signé avec la contrepartie israélienne un accord de coopération sur des « services hydrographiques » non mieux précisés. Le pacte militaire avec Israël, stipulé au nom du gouvernement Tsipras, n’est pas seulement un succès personnel de Kammenos. Il entre dans la stratégie USA/Otan qui, dans l’offensive vers l’Est et vers le Sud, vise à intégrer toujours plus étroitement la Grèce non seulement dans l’Alliance mais dans la coalition plus ample comprenant des pays comme Israël, Arabie Saoudite, Ukraine et autres.

Le secrétaire général  Stoltenberg a déclaré que le « paquet de sauvetage » UE pour la Grèce est « important pour toute l’Otan », la Grèce étant un « solide allié qui dépense plus de 2% de son PIB pour la défense »  (niveau atteint en Europe seulement par la Grande-Bretagne et l’Estonie). Particulièrement importante pour l’Otan la base aéronavale de la baie de Suda en Crète, utilisée de façon permanente par les Etats-Unis et d’autres alliés, dans ces dernières années pour la guerre contre la Libye et les opérations militaires en Syrie. Maintenant utilisable, grâce au pacte avec la Grèce, également par Israël surtout en fonction anti-Iran.

Dans ce cadre stratégique se recomposent les conflits d’intérêt entre Grèce et Israël, d’un côté, et Turquie de l’autre. La Turquie, où l’Otan a plus de 20 bases et le Commandement des forces terrestres, au nom de la « lutte contre l’Isis » bombarde les Kurdes du PKK (vrais combattants anti-Isis) et, avec les USA et les « rebelles », se prépare à occuper la bande septentrionale du territoire syrien. En vertu de l’article 4 du Pacte Atlantique, car elle considère que sont menacées sa sécurité et son intégrité territoriale.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 28 juillet 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/il-patto-militare-grecia-israele/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 17:17

ISRAËL, UNE PLAIE AU CŒUR DU PROCHE ET DU MOYEN-ORIENT (partie 1)
 
Par Panthéa Kian, militante politique iranienne, membre du Parti de l’émancipation du peuple (ex-M’PEP).
 
Le 30 juillet 2015.
 
Pour la troisième fois consécutive, Benyamin Netanyahou, le leader du Likoud (droite nationaliste), gagne en mars 2015 les élections législatives. Il disposera ainsi d’une nouvelle période de 5 ans à la tête du gouvernement. Les électeurs israéliens, en majorité des colons surtout de la dernière génération arrivés des pays d’Europe de l’Est, ont affirmé une fois de plus leur volonté de poursuivre la colonisation illégale des terres palestiniennes et le refus de la reconnaissance du droit palestinien à son État souverain sur les terres reconnues par les Accords d’Oslo. Occupation et agression militaire, répression policière et apartheid contre le peuple palestinien, maintien du Proche-Orient en état de guerre permanente : ce sont là les choix d’une majorité d’Israéliens faits par l’élection de Benyamin Netanyahou. Le bilan économique et social d’une décennie de gouvernement Netanyahou est pourtant exécrable. La disparité des revenus dans la société israélienne, en forte augmentation depuis le milieu des années 90, a atteint des sommets. En termes d’inégalités, elle n’a d’équivalents dans le monde « avancé » qu’aux États-Unis. Alors qu’une extraordinaire concentration des richesses se trouve du côté de 1% de la population, la pauvreté relative a plus que doublé en deux décennies pour atteindre 21%. La pauvreté infantile a plus que quadruplé sur la même période pour se situer à 28% et plus.
 
(…)
 
Pour lire la suite, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/Israel-une-plaie-au-coeur-du-proche-et-moyen-orient-partie-1

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26 juillet 2015 7 26 /07 /juillet /2015 09:54

Cet article est reposté depuis Canaille le Rouge, son c@rnet, ses p@ges..

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 15:00

Publié par Jean Lévy

Quand "l'élite" française a reçu les sacrements à Washington

YOUNG LEADERS :

LE PETIT CLUB DE L’ÉLITE TRANSATLANTIQUE !

 

 

Quel point commun entre François Hollande, Alain Juppé, Pierre Moscovici ou Valérie Pécresse, Arnaud Montebourg, Najat Vallaud-Belkacem et Laurent Wauquiez, Aquilino Morelle, Fleur Pellerin, Marisol Touraine ou Emmanuel Macron?

Entre les journalistes Yves de Kerdrel, directeur de Valeurs actuelles, et Laurent Joffrin, celui de Libération, entre l’essayiste libéral Philippe Manière et Pascal Riché, de Rue89, Louis Dreyfus ou Emmanuel Chain?

Sans parler de ces têtes bien faites du privé, personnalités aux carrières souvent fulgurantes, as des sciences, de l’art ou de la défense nationale? Tous, à un moment de leur vie, entre 30 et 40 ans, ont été jugés comme ayant un très haut potentiel.

À ce titre, par promotions d’une dizaine, ils ont été invités, avec autant de jeunes homologues américains – Bill et Hillary Clinton en leur temps -, à participer au programme des Young Leaders de la French-American Foundation.

Destinée à favoriser les liens entre la France et les États-Unis, la fondation est née en 1976, durant des heures d’antagonisme entre les deux nations. Elle a été baptisée lors d’un dîner aux États-Unis entre les présidents Gerald Ford et Valéry Giscard d’Estaing.

Les Young Leaders, eux, sont nés en 1981, avec pour parrain l’influent économiste franco-américain de Princeton, Ezra Suleiman. Le programme, financé par des mécènes privés, s’étale sur deux ans, avec un séjour de quatre jours en France, un autre d’un temps équivalent aux États-Unis.

« Le parrainage, la voie privilégiée »

L’actuel président de la fondation et des Young Leaders, Jean-Luc Allavena, brillant homme d’affaires de 50 ans, explique: «Nous cherchons et sélectionnons des personnes de 30 à 40 ans, déjà de très haut niveau et capables de faire mieux…»

Le ton est donné. L’élitisme assumé. Suleiman, président du programme jusqu’en 2000, raconte dans un de ses livres, Schizophrénies françaises (Grasset), que sa mission a été de «trouver les personnes qui feraient l’opinion et seraient les dirigeants de leurs sociétés respectives». «Le fait qu’un nombre limité de personnes bardées de diplômes puisse être sélectionné satisfait au plus haut point l’esprit de compétition de l’élite française», dit-il, comme une recette du succès.Il est possible de postuler mais le parrainage est la voie privilégiée, confirmé par un comité de sélection. Maire UMP du Havre, Édouard Philippe, promotion 2011, indique avoir pensé se présenter avant que la fondation, plusieurs années après et alors qu’il était déjà député, vienne le démarcher.

L’année suivante, Édouard Philippe a parrainé l’actuel secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Matthias Fekl, alors député PS. «Fekl, explique le maire du Havre, avait été mon étudiant à Science Po. J’avais repéré ce petit gars sympa. C’est quelqu’un de très bien et je crois d’ailleurs qu’il n’a pas regretté d’entrer dans ce programme.» Aujourd’hui pourtant, Matthias Fekl, promotion 2013, a interrompu sa participation, le faisant savoir aux responsables de la fondation, un peu surpris. «Il souhaite éviter toute situation réelle ou supposée de conflit d’intérêt, indique son entourage. C’est son approche du mandat public.» Un choix qui illustre la crainte, exprimée sur tout l’échiquier politique, d’une trop grande influence des États-Unis sur les responsables publics ou privés français. Même si son cabinet affirme que cela n’a «rien à voir», Fekl serait-il soucieux d’assurer une distance de sécurité à l’heure où les négociations se poursuivent entre l’Europe et les États-Unis sur le traité transatlantique? Le sujet est sensible en France, particulièrement depuis les élections européennes.

À droite, Nicolas Dupont-Aignan aurait demandé à ce que son nom n’apparaisse plus dans l’annuaire des anciens. Mais, globalement, ce sont des exceptions, même si la ministre de l’Éducation nationale n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Pas plus que l’Élysée sur la participation de François Hollande en 1996, au sein d’une promotion constituée de profils pointus tels que, côté français, la directrice générale d’Artemis Patricia Barbizet, l’avocat Laurent Cohen-Tanugi, Anne Lauvergeon, Pierre Moscovici, l’éditeur Olivier Nora, Denis Olivennes ou François Villeroy de Galhau, de la BNP.

 

«Parenthèse hors du temps»
Président du directoire du groupe Wendel, Frédéric Lemoine, promotion 2006, garde un excellent souvenir de sa rencontre avec Najat Vallaud-Belkacem. «Je ne suis pas exactement marqué à gauche, c’est un euphémisme, mais le fait de l’avoir connue m’a permis de comprendre que sa personnalité est beaucoup plus riche que les caricatures que l’on fait d’elle!» «Il est très important d’avoir en France des lieux où des gens différents se parlent », plaide cet énarque au CV en béton, qui fut secrétaire général adjoint de l’Élysée sous Jacques Chirac, entre 2002 et 2004.

Frédéric Lemoine raconte ainsi avoir ouvert une porte sur l’art contemporain grâce à sa rencontre avec Camille Morineau, comme lui promotion 2006, et actuellement commissaire de la rétrospective Niki de Saint Phalle au Grand Palais. Il se souvient aussi des récits, «dignes de James Bond», de Bruno Paccagnini, officier supérieur, aujourd’hui en poste à l’État-major des armées. Des récits qui, dit-il, lui ont permis de «prendre conscience de la qualité des hommes impliqués dans les services secrets».

Mais Lemoine juge que l’intérêt de ce programme est avant tout «de rencontrer de grands décideurs américains des milieux économiques et politiques et de comprendre comment ils réfléchissent.» Directrice générale adjointe du groupe BPCE, Marguerite Bérard-Andrieu, 36 ans, promotion 2012, rend hommage à cette «parenthèse hors du temps». «Une respiration rare», qui permet de rencontrer «des gens stimulants, hors de son cercle habituel». Elle cite en particulier le jeune compositeur Karol Beffa, à la fois artiste et intellectuel.

Comme Lemoine, cette jeune femme passée, elle aussi, par les cabinets ministériels écarte les éventuelles critiques sur le mélange des genres: «Qu’un politique ne puisse pas parler à un responsable d’entreprise, ce serait dramatique.»

Quant aux liens avec les États-Unis, elle fait remarquer que l’on est «plus pertinent dans son éventuelle critique de la politique qui y est menée quand on connaît bien le pays». Une remarque que Pascal Riché, directeur de la rédaction de Rue89 et ancien correspondant à Washington pour Libération, pourrait faire sienne.

De la même promotion qu’Aquilino Morelle ou Arnaud Montebourg, le journaliste reconnaît qu’il se fait «parfois pourrir par des anti-américains qui dénoncent le grand Satan» pour avoir participé au programme, ou par ceux qui «intentent des procès ridicules en sociétés secrètes». «Ils ne se rendent pas compte, précise-t-il, de la nécessité pour les journalistes d’être en contact avec tout le monde.»

Pascal Riché se souvient surtout de s’être retrouvé côte à côte avec l’actuel président de la Banque mondiale, Robert Zoellick (promotion 1994), pour une intervention sur l’Europe et les relations franco-allemandes.

Député UMP du Vaucluse, énarque de la promotion Senghor comme Matthias Fekl, Julien Aubert se souvient que quelques représentants locaux de l’extrême droite l’ont aussi accusé d’être «le vassal d’une Amérique responsable des maux de Carpentras».

Sans que cela aille beaucoup plus loin. «Je n’attendais pas grand-chose de ce programme, indique Aubert, promotion 2013, mais j’en retire beaucoup. C’est fascinant de passer de l’espionnage industriel au cerveau en médecine à un dîner avec des démocrates américains. On rencontre des profils incroyables.»

Aubert, proche de Fekl, se rappelle s’être ligué avec lui pendant leur séjour aux États-Unis «et avoir bataillé contre certains éléments de leur groupe, de méchants libéraux qui tapaient sur les énarques». Pour autant, le député UMP du Vaucluse reste prudent: «Moi qui fais de la politique, je ne suis pas très demandeur de relations avec tel ou tel du privé qui pourrait vouloir faire jouer ses relations.»

La députée UMP Valérie Pécresse, promotion 2002, parrainée par Alain Juppé à l’époque, complète: «Je ne suis pas naïve dans les relations transatlantiques, mais les Young Leaders n’ont jamais interféré dans mon activité professionnelle.» L’ancienne ministre du Budget n’est pas d’accord sur tout, loin de là, mais trouve de nombreuses vertus dans la dynamique des États-Unis. Si elle a, «en vain», tenté de convertir «au réchauffement climatique» une partie de son auditoire d’alors, proche de l’Administration Bush, elle reconnaît avoir apprécié «leur confiance dans le progrès». En particulier sur le dossier sensible du gaz de schiste: «Eux disent, OK, il y a un problème environnemental mais on va le résoudre. Nous en France, on dit qu’il y a un problème et qu’il faut donc tout bloquer. Aujourd’hui, ce sont eux qui sont en pointe dans la recherche sur les alternatives.»«Plutôt que de parler d’influence, je parlerais de compréhension. Ce n’est pas un réseau très organisé et l’aspect plaisir dominait le tout», note pour sa part François Villeroy de Galhau, directeur général délégué de la BNP. «C’est un réseau intellectuel d’idées constitué de profils très éclectiques», ajoute Bruno Erhard, promotion 2003, directeur des affaires publiques pour la France chez Merck et ancien délégué général de l’Institut Montaigne.

Avec de nombreux anciens Young Leaders français et américains, il s’est retrouvé le 5 juin à Caen pour une journée d’échanges liée à l’anniversaire du Débarquement en Normandie. Une journée organisée par la French-American Foundation et la Chambre américaine de commerce en France, présidée par Clara Gaymard. Cette dernière, présidente de General Electric France, est, par ailleurs, membre du conseil d’administration de la fondation.

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