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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 13:56
Lu sur le site de l'IHS-CGT 76
VIVRE, SURVIVRE, RÉSISTER A SAINT-ETIENNE DU ROUVRAY [1]

 

VIVRE, SURVIVRE, RÉSISTER  A SAINT-ETIENNE DU ROUVRAY [1]

VIVRE, SURVIVRE, RÉSISTER  A SAINT-ÉTIENNE DU ROUVRAY [1]

Saint –Étienne du Rouvray pendant la deuxième guerre mondiale

A partir des archives locales et départementales, d’articles de journaux de l’époque, « l’Atelier Histoire et Patrimoine de la ville de Saint Etienne du Rouvray, du Centre Culturel Georges Déziré »,  a publié dans le second semestre 2015, un ouvrage de plus de deux cent pages sur la période allant de 1938 à 1949. Au travers de sept chapitres et à l’aide d’une abondante iconographie, les auteurs, historiens bénévoles, dont bon nombre sont membres de l’Institut Cgt d’ Histoire Sociale de Seine-Maritime, racontent, à l’aide de témoignages locaux, ce que fut la vie durant ce conflit mondial dans la commune. On y côtoie des gens modestes et inconnus, et d’autres plus célèbres tel Roland Leroy, ancien Député et Directeur du journal «  l’Humanité ». C’est avec émotion qu’on retrouvera également  les lettres adressées aux familles de suppliciés. Et tout cela, bien sûr, dans le cadre de la privation de ressources, de droits et surtout de liberté.

Le lecteur trouvera dans les Annexes très nombreuses et importantes : les grandes étapes du conflit, le fichage policier, la liste des déportés, fusillés, morts pour la France, les figures de la résistance de Saint Etienne, les vocables allemands utilisés pendant la guerre, les comparaisons des prix et des denrées au marché noir, un index des noms propres …etc.

Ce livre d’histoire locale et nationale de souvenirs est terriblement d’actualité.  « Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde. » a écrit Berthold Brecht, c’est aussi pour cela que c’est un livre utile, à lire et à mettre entre toutes les mains.

 

 

 


[1] Vivre, survivre, résister. Saint –Etienne –du-Rouvray pendant la seconde guerre mondiale. Atelier Histoire et Patrimoine du Centre Socioculturel Georges Déziré-Edité par la ville de St Etienne du Rouvray et MÉDIRIS- novembre 2015- 19 €

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 13:31

03/04/2016 - Pierre Largesse - Sur le site de l'IHS CGT 76

L’HOSTALITE PATRONALE AU DROIT du TRAVAIL

Par Pierre Largesse

Précédée d’une enquête parlementaire, la loi de 1841 limitant le travail des enfants est la première brèche dans le libéralisme intégral. Le Code Civil et le Code Pénal sont la loi. Jusqu’alors, le patronat avait un pouvoir absolu dans « son » entreprise. Des industriels-députés, s’y opposent : « le travail et le salaire résultent d’un contrat librement consenti entre le patron et son salarié ».
A la fin du XIXe siècle c’est grâce au combat des syndicalistes, des socialistes (pour une nouvelle société), des républicains de gauche (pour attacher les ouvriers à la République) que des lois sont votées. Le patronat dans la presse qu’il possède, dans les Chambres de commerce, s’y opposera avec pugnacité.
En 1898, au sujet de la loi des Trois-Huit, le Journal d’Elbeuf écrit « Quel besoin la loi a-t-elle de venir fourrer son nez pointu et biscornu dans les heures de sommeil ? C’est une théorie de la pire espèce, nuisible aux ouvriers, parce que des meneurs fainéants et débauchés l’auront fait admettre, vous serez en droit d’empêcher un ouvrier de travailler plus de huit heures ! Ce serait pour la classe ouvrière le commencement d’une misère épouvantable. »
En 1887, des manufacturiers qui obligeaient leurs tisserands à chômer (sans indemnité), ou à faire des heures supplémentaires, argumentent ainsi « La rapidité des communications internationales a modifié considérablement les conditions générales du commerce. Les délais de livraison sont tellement limités qu’il faut augmenter la production ou refuser les commandes. » En 1900, le vœu est exprimé qu’il soit « laissé à l’industriel et comme il l’entendrait, le crédit d’heures de travail qui lui est alloué pour une semaine" (de 66 heures). Le concept de « flux tendu » que nous croyons moderne, est déjà là. En 1903 l’Union des Syndicats Patronaux du Textile va également dans le sens de la tolérance laissée au patron dans l’organisation du travail.
En 1901, la Chambre d’Elbeuf s’exclame « Bien souvent les lois dites ouvrières présentent le caractère de lois de combat, et non des lois de conciliation. Toujours le patron et l’ouvrier sont considérés comme des adversaires, et l’on oublie que le patronat doit, au contraire, être considéré comme son conseiller, son protecteur et son guide (…) elles arrivent à surexciter les passions, à décourager les chefs d’industrie, à envenimer les rapports avec les ouvriers et finalement à la ruine et à la fermeture de l’entreprise. »
Malheureusement, tous les travailleurs ne s’opposent pas d’emblée à ces arguments. Le débat social s’inscrira dans la longue durée de l’histoire car, comme l’écrit Michel Pigenet dans une belle formule, pour les salariés « Il s’agit de lutter contre les charmes trompeurs de l’égoïsme individuel. »
Le patronat argumente sur d’autres thèmes : sur l’intérêt bien compris du salarié lui-même de s’opposer au Code du travail (1910),: sur la liberté individuelle, sur la moralité, car les femmes, enfants, adolescents qui, ne travaillent pas, seront « soumis à des influences funestes » ; par l’antiparlementarisme (demande de cesser de légiférer à tout propos), handicap de l’économie française « Il ne serait pas juste que nous nous trouvions dans un état d’infériorité par rapport aux fabricants allemands » ; (argument fort en 1887).
Les conflits du travail se multipliant, un projet de loi est déposé en 1899 visant à organiser et réglementer l’arbitrage obligatoire, à l’élection de délégués ouvriers. L’opposition patronale est vive : « Toutes les fois qu’une question a pu être traitée directement entre le patron et l’ouvrier, l’entente a été généralement facile. Il n’en a pas été de même quand sont intervenus des tiers n’ayant d’autre but que de produire leur personnalité, de se créer par leur intervention des titres à un mandat politique, et de se faire ainsi un marchepied pour leur ambition. » (14 janvier 1901).
La loi sur les accidents du Travail (1898) provoque un tollé, comme la création du Conseil supérieur du travail (1899) ou celle sur l’hygiène et la sécurité (1903).
En 1917, l’institution des délégués d’atelier dans les usines pour éviter des grèves ; en 1919, celle des premières conventions collectives ne dureront qu’un temps, face à l’opposition de la Confédération patronale (CGPF) comme à celle des patrons des petites entreprises.
La CFTC elle-même après sa création (1919) est visée. Ayant eu l’audace de réclamer l’institution d’Allocations Familiales, les patrons du Textile Roubaix-Tourcoing iront jusqu’à déposer une plainte au Vatican contre le syndicat chrétien !
Sur la nécessité de créer des congés payés annuels, les Chambres de commerce suivant celle de Douai (1930) considèrent que « les conditions de l’ouvrier dans l’industrie sont actuellement parfaitement salubres et ne nécessitent aucunement la période de détente nerveuse appelée congé, qui est nécessaire aux cadres et aux employés et demandent que la proposition de loi soit rejetée par le Parlement ».
Les conquêtes sociales de 1936 sont bien connues. Triste période pour le patronat ! Par contre dès novembre 1940 le directeur de la principale usine drapière d’Elbeuf s’exclame : « Comment n’aurais-je pas profité de cette magnifique occasion pour essayer de réaliser enfin une idée corporative qui m’était chère depuis de nombreuses années ! Nous devons aider à l’accomplissement de l’œuvre entreprise par le Maréchal dans le domaine social ». C’est la mise en place des syndicats professionnels français préconisés par le colonel de la Roque. Il a en mémoire les grèves de 1936, celle du 30 novembre 1938, revanche patronale où les délégués d’atelier grévistes ont été licenciés. Ernest Blin lui-même, pourtant écarté par l’aryanisation, adhère aux discours de Pétain sur « les mauvais bergers » et pour « haïr le mensonge qui nous a fait tant de mal ».

A la lumière de l’actualité, ces quelques exemples (développés dans des travaux précédents) démontrent la permanence de la rhétorique patronale sur le Code du travail et sur les conquêtes sociales.

3 avril 2016

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 09:35

entretien réalisé par Sophie Wahnich

Lu sur le site AntiK

Entretien avec le fantôme de Maximilien Robespierre

Depuis les attentats du 13 novembre 2015, le mot « guerre » est redevenu prononçable dans l’espace public. Pensez-vous que ce soit une bonne ou une mauvaise chose ?

Je suis adepte d’un langage de vérité, et il est difficile de cacher plus longtemps cet état de fait. La France fait effectivement la guerre à quantité d’organisations islamiques djihadistes, partout elle envoie des soldats, mais aussi des tueurs ou des drones pour accomplir des assassinats ciblés qui ne sont désormais inconnus que de ceux qui ne veulent pas savoir. Depuis ma condition de fantôme, je l’observe depuis un moment. On pourrait dire qu’enfin les Français prennent conscience qu’une guerre se mène en leur nom.

Cette méconnaissance vient à mon sens des institutions de votre Ve République. Elles donnent au président ce que nous, révolutionnaires français, avions réussi dès 1790 à ravir au roi. Ainsi le droit d’examiner si les motifs d’une guerre sont justes ne devait pas être attribué au roi/président/chef de l’exécutif mais à la nation souveraine. Je vous rappelle notre décret du 22 mai 1790 qui était loin d’être parfait mais affirmait malgré tout comme articles constitutionnels que « le droit de la paix et de la guerre appartient à la nation. La guerre ne pourra être décidée que par un décret de l’Assemblée nationale ; « Dans le cas d’hostilités imminentes ou commencées, d’un allié à soutenir, d’un droit à conserver par la force des armes, le roi sera tenu d’en donner sans aucun délai la notification au corps législatif et d’en faire connaître les causes et les motifs. » Et, ce qui me paraît le plus important, « sur cette notification, si le corps législatif juge que les hostilités commencées sont une agression coupable de la part des ministres, ou de quelque autre agent du pouvoir exécutif, l’auteur de cette agression sera poursuivi comme coupable de lèse-nation ; l’Assemblée nationale déclarant à cet effet que la nation française renonce à entreprendre aucune guerre dans la vue de faire des conquêtes, et qu’elle n’emploiera jamais sa force contre la liberté d’aucun peuple. » [1]

« Nous avions inventé un vrai contrôle du droit de paix et de guerre, pour ne pas laisser le pouvoir exécutif décider seul, et ainsi obliger à débattre de ces questions. »

[...]

Lire la suite ici.

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 23:45

Pétition internationale contre la fermeture des archives Lukacs à Budapest

Le régime ultraréactionnaire en place en Hongrie, aujourd’hui sous la présidence de Victor Orban, poursuit sa basse œuvre d’éradication de toute la mémoire du mouvement marxiste et communiste du pays. Peut-être à la faveur de la médiatisation de sa campagne de haine contre les réfugiés du Moyen-Orient, il entend aujourd’hui faire disparaître discrètement les Archives Lukacs à Budapest. L’Académie des sciences de Hongrie a annoncé leur fermeture imminente, la vente de l’appartement où habitait Lukacs qui les abrite, et la mutation ou la mise en retraite d’office des chercheurs qui s’en occupent.
 

Le prestige international du philosophe et l’homme politique Georges Lukacs (1885-1971) avait jusqu’à présent préservé ce lieu de mémoire et de recherche. Acteur de la révolution hongroise de 1919, consécutive à la Révolution d’Octobre, continuateur de l’œuvre de Marx et Engels, à travers des écrits mondialement diffusés tels que « Histoire et conscience de classe » (1923), penseur novateur de l’esthétique marxiste, de la théorie du roman, Georges Lukacs reste un philosophe majeur dont l’héritage est difficile à occulter dans le monde capitaliste revanchard, même en le défigurant.

Les Archives Lukacs de Budapest comprennent des milliers de livres, de lettres, de manuscrits, dont une imposante correspondance, non publiée, avec, entre autres, Thomas Mann, Ernst Bloch, Jean-Paul Sartre.

 
Nous protestons contre la fermeture des Archives Lukács – pétition internationale
 

Les signataires de cet appel expriment leur profonde préoccupation devant la décision de l’Académie hongroise des Sciences de fermer les Archives Lukács de Budapest. György Lukács fut l’un des plus éminents philosophes du XXe siècle et un auteur majeur de la modernité, non seulement dans le domaine de la philosophie, mais aussi de la pensée politique, de la théorie et la critique littéraire, de la sociologie et de l’éthique. Figure de renommée internationale, Lukács représente l’un des sommets de la riche culture hongroise ; ses œuvres font partie du patrimoine vivant de l’humanité. Durant plusieurs décennies, les Archives Lukács ont permis à un large public académique et non-académique d’avoir accès aux documents de sa vie et de son œuvre. De plus, se situant dans l’appartement où le philosophe passa les dernières années de sa vie, les archives ont servi également d’espace de mémoire, dédié à l’une des personnalités décisives de notre temps. Aussi appelons-nous les autorités compétentes à reconsidérer leur décision qui a éveillé la tristesse et l’indignation de la communauté scientifique et culturelle internationale.

Pour signer en ligne, suivre ce lien

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 15:25

 Il y a 25 ans, les peuples soviétiques votaient en faveur de l'URSS

 

Le 17 mars 1991, est organisé l’unique référendum de l’histoire de l’URSS. Une majorité écrasante de citoyens soviétiques de différentes républiques fédérées (boycott de l'Arménie, de la Géorgie, de l'Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie et de la Moldavie) se prononcent pour le maintien de l’URSS, dans un cadre constitutionnel renouvelé.
 
Il y a 25 ans, les peuples soviétiques votaient en faveur de l'URSS
 
La tenue de ce référendum fut décidée en décembre 1990 par le IVe congrès des députés du peuple, qui fait office depuis 1989 de Parlement extraordinaire de l’URSS entre les sessions du Soviet suprême. Le référendum n’étant pas prévu dans la constitution de l’Union, cette dernière est modifiée.

L’organisation du référendum incombe aux républiques fédérées. Celles-ci réagissent différemment. Mais certaines républiques, qui se considèrent déjà comme indépendantes, refusent de l’organiser. Ainsi seule La République Socialiste Fédérative Soviétique de Russie (RSFSR), la République Socialiste Soviétique de Biélorussie, la République Socialiste Soviétique d'Ukraine, la République Socialiste Soviétique du Kazakhstan, la République Socialiste Soviétique d’Ouzbékistan, la République Socialiste Soviétique d’Azerbaïdjan, la République Socialiste Soviétique du Kirghizstan, la République Socialiste Soviétique du Tadjikistan et la République Socialiste Soviétique du Turkménistan organisent le référendum et mettent en place des commissions électorales.

 

Il y a 25 ans, les peuples soviétiques votaient en faveur de l'URSS
Considérez-vous nécessaire le maintien de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques ?

Sur 185.647.355 électeurs appelés aux urnes, il y eu une participation de 80% (148.574.606 votants) et 145.816.789 suffrages exprimés. 77,85% des votants se sont prononcés pour le maintien de l’URSS (113.512.812 voix) en répondant oui à la question suivante :

« Considérez-vous nécessaire le maintien de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques comme fédération renouvelée de républiques souveraines égales en droit dans laquelle seront garantis les droits et la liberté des personnes quelle que soit leur nationalité ? »

La Russie décide de poser une seconde question, sur la création de la fonction de président de la Fédération de Russie. Le Soviet de Moscou en profite pour poser aux Moscovites une troisième question, sur la création de la fonction de maire de la capitale.

Le Kazakhstan simplifie la question, qui devient : « Considérez vous nécessaire le maintien de l’URSS comme Union d’Etats souverains égaux en droit ? ».

L’Ukraine la reformule : « Etes vous d’accord avec le fait que l’Ukraine soit membre d’une Union d’États soviétiques souverains sur la base de la déclaration de souveraineté de l’Ukraine ? »

Un résultat sans appel, massif, en faveur du maintien de l'URSS

En Russie (RSFSR), 71,3% des votants se sont exprimés en faveur du maintien de l'URSS.

En Ukraine (RSSU), se sont 70% des votants qui approuvent le maintien de l'URSS.

En Biélorussie (RSSB), ils sont 82,7% a vouloir le maintien de l'URSS.

Des résultats sans appel dans les Républiques socialistes soviétiques d'Asie Centrale, Ouzbékistan (93,7%), Kazakhstan (94,1%), Kirghizstan (96,4%), Tadjikistan (96,2%) et Turkménistan (97,9%).

Dans le Caucase, seule l'Azerbaïdjan organise le référendum et le "OUI" obtient 93,3% des suffrages.

Dans les républiques où le scrutin ne fut pas organisé officiellement, plus de deux millions de personnes (sur un total de 19 millions d’habitants, toutes républiques confondues) allèrent s’inscrire sur les listes électorales ouvertes par le ministère de l’intérieur d’URSS et le KGB pour voter le maintien de l’URSS. Enfin, dans l’armée, le « oui » l’emporta à 89%.

En Moldavie, le référendum sur le maintien de l’URSS fut organisé en République socialiste soviétique de Transnistrie (qui avait proclamé son indépendance de la Moldavie en 1990) et en Gagaouzie (République autonome de Moldavie), où la population se prononce respectivement à 97% et à 98% pour l’Union soviétique.

 

Leonid Kravtchouk, Stanislav Shushkévitch, Boris Eltsine mettent officiellement fin de l'Union soviétique - 8 décembre 1991Quelques mois plus tard

Leonid Kravtchouk, Stanislav Shushkévitch, Boris Eltsine mettent officiellement fin de l'Union soviétique - 8 décembre 1991
 
Le premier référendum populaire et démocratique (selon les critères occidentaux) enterré par les oligarques, chantres de la démocratie et du libéralisme

Le peuple soviétique avait cessé d'exister en décembre 1991. Et sa dernière volonté exprimée lors du référendum, à savoir préserver l’URSS, n’a jamais été respectée par les caciques qui prirent le pouvoir dans les ex-républiques soviétiques.

Les résultats de ce référendum étaient une preuve de l'attachement des Russes, des Ukrainiens et de l'immense majorité des peuples soviétiques à l'URSS, son histoire, son système économique, son originalité politique.

La trahison des Gorbatchev, Eltsine, Kravtchouk et autre Tchevernadze n'en est que plus manifeste : contre l'avis de leurs peuples, ils ont lancé l'URSS sur la voie de la décomposition, des fureurs nationalistes, du capitalisme sauvage, de la corruption mafieuse.

Les conséquences sont aujourd'hui bien visibles, notamment en Ukraine. Partout le nationalisme et le néonazisme monte. Les régimes oligarchiques ont remplacé le régime du peuple soviétique. La pauvreté massive côtoie l’opulence des anciens apparatchiks enrichis lors des privatisations. Les guerres entre les peuples (Tchétchénie, Géorgie, Moldavie, Ukraine ...) se sont multipliées. La liberté a reculé et la démocratie n'est qu'un vague mot utilisé par les élites actuelles pour obtenir des aides du FMI.

Le 25 décembre 1991, le drapeau soviétique est descendu pour la dernière fois sur le Kremlin. La restauration de la "démocratie" dans les pays de l'ex-URSS se fit sur l'écrasement d'un vote populaire massif en faveur du maintien de l'URSS.

 

 
 
Il y a 25 ans, les peuples soviétiques votaient en faveur de l'URSS
Nicolas Maury sur son blog.
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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 02:06
LES TERRES PERDUES PAR LES PALESTINIENS - PHOTOS DES COLONIES ISRAELIENNES CONSTRUITES ILLEGALEMENT SUR LES TERRES VOLEES.LES TERRES PERDUES PAR LES PALESTINIENS - PHOTOS DES COLONIES ISRAELIENNES CONSTRUITES ILLEGALEMENT SUR LES TERRES VOLEES.
LES TERRES PERDUES PAR LES PALESTINIENS - PHOTOS DES COLONIES ISRAELIENNES CONSTRUITES ILLEGALEMENT SUR LES TERRES VOLEES.LES TERRES PERDUES PAR LES PALESTINIENS - PHOTOS DES COLONIES ISRAELIENNES CONSTRUITES ILLEGALEMENT SUR LES TERRES VOLEES.LES TERRES PERDUES PAR LES PALESTINIENS - PHOTOS DES COLONIES ISRAELIENNES CONSTRUITES ILLEGALEMENT SUR LES TERRES VOLEES.
LES TERRES PERDUES PAR LES PALESTINIENS - PHOTOS DES COLONIES ISRAELIENNES CONSTRUITES ILLEGALEMENT SUR LES TERRES VOLEES.LES TERRES PERDUES PAR LES PALESTINIENS - PHOTOS DES COLONIES ISRAELIENNES CONSTRUITES ILLEGALEMENT SUR LES TERRES VOLEES.

LES TERRES PERDUES PAR LES PALESTINIENS - PHOTOS DES COLONIES ISRAELIENNES CONSTRUITES ILLEGALEMENT SUR LES TERRES VOLEES.

Communiqué de l’AFPS, mercredi 16 mars 2016

La méthode est éprouvée. Un matin des Palestiniens découvrent un panneau annonçant une nouvelle confiscation de terres pour permettre une avancée de la colonisation.

Ce fut le cas le 15 mars lorsque des Palestiniens de la vallée du Jourdain sont tombés sur un panneau affichant un document daté du 10, annonçant la confiscation de 234 hectares entre Jéricho et la Mer morte. Information par ailleurs diffusée par la radio militaire israélienne et confirmée par l’ONG israélienne « La Paix maintenant » et son observatoire de la colonisation.

L’événement coïncidait avec l’annonce par Israël d’une « reprise du dialogue avec l’Union européenne » suite à une conversation téléphonique entre Netanyahou et Federica Mogherini, responsable de la diplomatie européenne.

Les voleurs, comme chacun sait, étant amateurs de procédure ont pris soin de signer l’avis de confiscation du nom d’un responsable répondant au titre ronflant de "superviseur de la propriété de l’Etat et des propriétés abandonnées en Judée et Samarie". Superviseur en chef des terres volées de Cisjordanie.

234 hectares, c’est la plus grande confiscation de terres depuis deux ans qui vient s’ajouter à celle de 154 hectares de terres cultivables en janvier, toujours dans la région de Jéricho.

Ainsi le gouvernement israélien conduit-il méthodiquement le dépeçage de la Palestine, se sachant assuré d’une totale impunité. On n’ose attendre les réactions françaises après les propos du Premier ministre Valls au dîner du CRIF assimilant ignominieusement antisémitisme et antisionisme (entendre par là critique politique de l’Etat d’Israël) et annonçant des dispositions taillées sur mesure pour museler le mouvement de solidarité avec la Palestine dans la future loi « Egalité et citoyenneté ».

Sur le terrain, on voit mal pourquoi les autorités israéliennes renonceraient à poursuivre et amplifier leurs exactions alors que l’Union européenne renonce à demander réparation pour les destructions d’habitations, d’écoles, de bâtiments agricoles qu’elle a financés.

La question posée aujourd’hui à la France, comme aux autres pays de l’Union européenne, est de savoir si oui ou non elle donne son feu vert à Netanyahou pour poursuivre une politique qui mène au chaos. S’y opposer au contraire suppose de prendre sans délai des sanctions effectives contre l’Etat d’Israël comme autant de mesures d’urgence pour laisser une chance à la paix.

Le Bureau national

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 18:38

64% des citoyens russes voteraient pour la préservation de l’Union soviétique: sondage

 

Что дала Октябрьская революция работнице и крестьянке. 1920. Советский плакат

http://regnum.ru/news/ratings/2098449.html

 

Légende : Ce que la Révolution d’Octobre a donné à l’ouvrière et à la paysanne (affiche soviétique 1920 – sur les bâtiments, on voit : Maison de la mère et de l’enfant, Soviets des ouvriers et paysans, école pour adultes, jardin d’enfants, bibliothèque, cantine, club des travailleuses)

 

Moscou, 16 mars 2016 – REGNUM     25 ans après le référendum sur la préservation de l’URSS (17 mars 1991), 64% des citoyens russes disent qu’ils voteraient aujourd’hui pour la préservation de l’URSS. Selon les groupes d’âge, la proportion augmente de 47% chez les 18-24 ans à 76% chez les personnes de 60 ans et plus, et atteint 81% dans les rangs des partisans du Parti communiste. Une réponse négative à la question de la préservation de l’Union soviétique sous une forme actualisée a été donnée par 20% des citoyens russes. Ces données sont présentées par le Centre de russe recherches sur l’opinion publique (VTsIOM).

 

Selon le sondage, les raisons de la non-exécution de la volonté nationale du peuple de la Russie sont à chercher plus à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Les principaux coupables du fait que la décision du plébiscite n’a pas été mise en œuvre seraient le président de l’URSS (27%), l’autorité suprême en général (17%).

 

L’effondrement de l’Union soviétique serait dû au bilan négatif de Mikhaïl Gorbatchev (36%). 13% blâment Boris Eltsine et son équipe. Les États-Unis et d’autres pays occidentaux ne sont cités que par 2% des personnes interrogées, et seulement 1% pensent qu’il n’y a pas de coupable. Pour beaucoup, cependant, cette question s’est avéré être difficile (40% ne pouvant pas donner une réponse claire).

 

L’enquête a été réalisée les 5-6 mars 2016. 1600 personnes ont été interrogées à 130 lieux de sondage dans 46 régions et républiques de Russie. L’erreur statistique ne dépasse pas 3,5%.

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 15:22

Conférence d'Annie Lacroix-riz à Metz le 29 juin 2012

Pourquoi et comment fut menée la guerre aux salaires pendant la crise des années 1930. Réfection des classes dirigeantes sur l'apport des fascisme étranger depuis les années 1920.
Crise des années 1930 et durcissement de la stratégie des croisements des salaires  et mise en œuvre de son corollaire politique, la destruction de la république, jugée trop protectrice. Conclusions sur le triomphe de la stratégie du choc via l'occupation allemande.

Video 1

VIVDEO 2

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 20:29

1965 : Comité central du Parti Communiste Français

Les raisons du soutien communiste à François Mitterrand

Lire l'intégralité sur le site PCF Bassin en cliquant sur le titre ci-dessus.

Rapport de Waldeck ROCHET

 

 

23 septembre 1965

Supplément à « l’Humanité-Dimanche » du 26 septembre 1965

N’ 892 — Nouvelle série N’ 30

 

Sommaire

PAGES

RAPPORT DE WALDECK ROCHET ……………………………………………….…3

  • Les leçons de l’échec de la fédération SFIO-MRP……………………………….......3
  • L’évolution de la situation et la candidature de François Mitterrand …………….....4
  • Une candidature d’union de toute la gauche ………………………………….....……5
  • Les options fondamentales de François Mitterrand …………………………....…….6
  • Les questions posées par notre Parti ………………………………………….....……7
  • La réponse de François Mitterrand ……………………………………………......…..7
  • A propos des institutions et des libertés ……………………………………….....…..8
  • Dans le domaine économique et social................................................................. 9
  • Politique extérieure …………………………………………………………...……….10
  • Notre position sur la question du Pacte atlantique n’a pas varié ………......…….11
  • L’Europe et le Marché commun ....……………………………………………...…...11
  • Propositions acceptables pour un candidat d’union de toute la gauche …....…..12
  • Continuons à défendre notre programme pour une démocratie véritable ………14
  • Ne pas faire le jeu du pouvoir et da la réaction……………………………….…... 15
  • Favoriser l’union de toutes les forces ouvrières et démocratiques ……………...16
  • Notre ligne unitaire constante …………………………………………………...…..17
  • Rassembler des millions de voix ………………………….……………………...…18
  • Ce qui est décisif le mouvement des masses …………………………………......19
  • RESOLUTION…………………….……………………………………………………21
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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 00:24

Publié le par MS21

Défilé de l'Action Française  "Fête de Jeanne d'Arc", Jules Michelet, Ernest Renan, Maurice Barrès, Jacques Doriot, Mussolini
 

Défilé de l'Action Française "Fête de Jeanne d'Arc"

2ème partie

2 – Le concept de Nation, sa mutation et ses dérives radicales

Le Front National ( FN)  a mis la Nation au centre de son action politique. On peut même dire qu’il essaie depuis sa création de s’approprier ce concept. Il le fait en particulier en entretenant des mythes fondateurs de la Nation par un exercice soutenu et médiatisé de la commémoration : millénaire capétien, 1500 ème anniversaire du baptême de Clovis, et de façon encore plus ritualisée, célébration  annuelle de Jeanne d’Arc. On notera cependant que le FN est loin d’avoir l’exclusivité de ces manifestations militantes ; il n’est en fait qu’un élément d’un courant bien plus vaste que l’on peut appeler national-radical où on a pu trouver entre autres : Occident, Jeune Europe, le GUD (Groupe Union Droit), le PFN ( Parti des forces nouvelles), le PNFE ( Parti nationaliste français et européen) , la FANE ( Fédération d’Action Nationale et européenne), les FNE (Faisceaux Nationalistes Européens), Œuvre française, ou le GRECE ( Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne) ou le Carrefour de l’Horloge (ex Club de l’Horloge) etc… Tous ces mouvements partagent une vision radicale de la Nation dont nous avons déjà évoqué une forme particulière au XIXème siècle avec la pensée politique de Charles Maurras mais dont il faut comprendre les ressorts et l’évolution.

 

         2.1 Le concept français de la Nation

En 1870, rendue nécessaire par le cas de l’Alsace- Lorraine annexée à l’Allemagne après la guerre de 1870, une correspondance s’engage entre deux historiens, l’un allemand Mommsen et le second français Fustel de Coulanges, sur la question de la Nation. Pour l’historien allemand, ce sont la langue et la race qui définissent la Nation ; donc l’Alsace – Lorraine est allemande. Pour l’historien français, héritier de la Révolution et de Michelet, c’est la libre adhésion des populations qui fonde « une communauté d’intérêts, d’affections, de souvenirs et d’espérances » et l’Alsace-Lorraine veut rester française. En 1882, Ernest Renan précise la conception française de la Nation : « Une Nation est une âme, un principe spirituel, la possession en commun d’un riche legs de souvenirs et le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir un héritage qu’on a reçu indivis » et il ajoute : « L’existence d’une Nation est un plébiscite de tous les jours.»

On le voit, en France, l’idée nationale au XIXème siècle n’a absolument pas de connotation droitière. C’est en effet  la Révolution Française qui avait réalisé la « Grande Nation », celle de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen et des grands principes de 1789. Ce patriotisme était humaniste, populaire et jacobin et ses valeurs républicaines étaient opposées à  celles de la Restauration, de  la Monarchie de juillet et du second Empire accusés de trahison.  Or, après 1870, et la victoire de la Prusse, sous l’effet de l’aventure boulangiste puis de l’affaire Dreyfus, le nationalisme français va prendre de nouvelles caractéristiques : il devient militariste, clérical, antiparlementaire et anti-intellectuel. Cette mutation du nationalisme républicain – très liée au parcours idéologique de Maurice Barrès – s’appuie sur deux thèmes principaux. Le premier est l’enracinement. Pour Barrès, il s’agit surtout de l’enracinement dans la région pour contrer le courant centralisateur parisien : « Il y a des vérités lorraines, des vérités provençales, des vérités bretonnes dont l’accord ménagé par les siècles constitue ce qui est bienfaisant, respectable, vrai en France et qu’un patriote doit défendre. » Le second est l’héritage déjà évoqué chez Renan : «  Une Nation, c’est la possession en commun d’un antique cimetière et la volonté de faire valoir cet héritage indivis. » Enfin, sur le plan économique, cette mutation reprend à son compte un protectionnisme très radical qui justifie par exemple  l’application du double tarif douanier de Jules Méline en 1892 : protection des produits nationaux contre la concurrence étrangère, de la main d’œuvre française contre les immigrés étrangers, de la « sève française » contre les façons de penser venues d’au-delà des frontières et les mesures contre les juifs accusés d’être beaucoup trop nombreux dans certaines professions. Des circonstances historiques singulières ont donc provoqué, en une vingtaine d’années,  une forme de mutation insidieuse du concept de Nation pour l’éloigner de sa nature propulsive – un peuple prend son destin en main dans une perspective universaliste – et la réduire de ce fait à une dimension défensive et réactionnaire.

[...] la suite ici sur le blog du MS21

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