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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 21:35
Bruxelles agenouillé devant Washington

La vision économique de long terme de l’union européenne rend dérisoire l’espoir de renégocier les traités européens affiché par « vingt intellectuels eurocritiques ».

Car ce processus a démontré ses objectifs non pas « depuis au moins trois décennies, sur la base de traités marqués au coin du néolibéralisme alors triomphant (Acte unique, traité de Maastricht, traité de Lisbonne), ou de l’ordo-libéralisme allemand (traité de cohérence budgétaire dit « TSCG » de 2012) », mais depuis les origines. Il s’est agi, en effet d’assurer la tutelle maximale sur cette partie du monde de l’impérialisme le plus puissant, états-unien, escorté du second, l’impérialisme allemand, que les rivalités inter-impérialistes opposent cependant, à l’occasion des crises systémiques, jusqu’à la guerre générale. Le phénomène a débouché, entre autres, sur ce que Georges Gastaud qualifie « de protectionnisme » rigoureux au bénéfice exclusif de l’Allemagne et des États-Unis. Il est sans rapport aucun avec l’idéologie, la Guerre froide, le rêve de « démocratie », etc., et ne laisse aucune chance à la « réforme » à laquelle semblent croire les « vingt intellectuels eurosceptiques » qui ont signé ce manifeste.

La critique est portée ici du strict point de vue historique qui relève de ma compétence.

1° Je suis stupéfaite que certains de ces signataires, que je croyais très bien informés de l’histoire vraie de l’union européenne, érigent en modèle la renégociation de « la conférence de Messine » de 1955 qui, après l’échec de la Communauté européenne de défense (CED), a[urait] permis de remettre la construction européenne sur les rails ».

Ladite conférence se tint sous la stricte injonction de Washington, avec l’active contribution, selon la tradition, de ses purs et simples instruments, parmi lesquels Jean Monnet et Paul-Henri Spaak. Elle ouvrit sur une nouvelle étape majeure de la constitution de l’Europe germano-américaine, le marché commun, qui faisait suite à la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) dont le « père de l’Europe » Robert Schuman s’était fait l’initiateur officiel. La réalité est différente, comme je le démontre notamment dans Aux origines du carcan européen, 1900-1960, dont l’édition augmentée vient de paraître.

Ce marché commun chemina, sans la « dérive » ici alléguée, vers l’union-carcan dont les hauts fonctionnaires français avaient révélé, avec une précision redoutable dès 1950-1953 (cette dernière date étant celle de la mise en œuvre de la Communauté européenne du charbon et de l’acier), tous les aspects, parmi lesquels l’impitoyable « dumping social ». Ladite « Europe » avait déjà, à l’époque du retour de De Gaulle aux affaires (1958), un aspect sinistre, marqué par la surproduction et les crises récurrentes (dont témoignait la fermeture des mines de charbon entamée par celles de France et de Belgique), décrit dans le même ouvrage.[...]

Intégralité ci-dessous

Ci-dessous un lien pour lire le texte de l'appel pour un nouveau traité européen

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 18:13

Une polémique enfle suite aux commémorations du centenaire de la Bataille de la Somme. La chanson de Craonne - qui dénonce l'absurdité des combats - était prévue pour la cérémonie au cimetière allemand de Fricourt. Puis annulée, officiellement pour manque de temps. Un email contredit cette version.

 

© France 3 Picardie

© France 3 Picardie

 

La chorale de Poulainville devait exécuter deux chansons lors de la cérémonie au cimetière allemand de Fricourt. Roses of Picardy, chanson emblématique des Britanniques pour la Bataille de la Somme. Et la chanson de Craonne

Cette dernière a été proposée par François Grandsir, le directeur de la chorale, tout en exposant les réserves probables liées à ses paroles. Il ne s'agit pas d'une chanson anodine. Elle est emblématique de la bataille du Chemin des Dames en 1917 et est connue pour se prononcer contre l'absurdité des combats. Comme l'atteste son refrain :

"Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini, c'est pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
Nous sommes les sacrifiés
"

L'air du refrain de la chanson de Craonne

Arrangement musical de François Grandsir, directeur de la chorale de Poulainville  -  France 3 Picardie


Malgré ces réserves, les Allemands acceptent d'intégrer la chanson au programme de la cérémonie. Elle se trouve même inscrite et traduite en allemand dans le livret distribué au cimetière de Fricourt. Elle ne sera pourtant pas interprétée par la chorale de Poulainvile.

Polémique autour de la chanson de Craonne

Interviews : François Grandsir, directeur de la chorale de Poulainville. Reportage de Camille Di Crescenzo et Jean-Paul Delance.  -  France 3 Picardie

La raison officielle : un manque de temps. La cérémonie aurait duré plus longuement que prévue, et il fallait que le secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, Jean-Marc Todeschini, soit reparti. Pour François Grandsir, directeur de la chorale de Poulainville, "il n'était pas à deux minutes près".

Capture de l'e-mail informant François Grandsir de l'annulation de la chanson de Craonne lors de la cérémonie au cimetière allemand de Fricourt, le 1er juillet 1916. © France 3 Picardie

Surtout, François Grandsir a en sa possession d'autres éléments attestant que cette annulation ne serait pas qu'une affaire de temps. La veille, il a reçu un e-mail indiquant que l'Etat français ne voulait pas que ce chant soit interprêté. Sans plus d'explications même si les soupçons se portent fortement sur la nature des paroles de la chanson.

Jointe par téléphone ce dimanche matin, la préfecture de la Somme persiste : il n'y a pas eu de censure, mais il s'agit d'une question de temps. Affaire à suivre...

Historique de la chanson de Craonne

Cette chanson a été écrite avant la guerre. A l'origine, il s'agissait d'une valse populaire qui a connu un succès immédiat. Tout le monde connaît son air, jusque dans les champs de bataille.

Elle apparaît transformée une première fois en 1915, après les offensives françaises répétées et meurtrières en Champagne et en Argonne. Les Poilus changent les paroles pour critiquer les conditions de combat.

Elle devient célèbre en 1917 avec la bataille du Chemin des Dames. C'est là qu'elle devient la chanson de Craonne telle qu'on la connaît aujourd'hui. Pour rappel, Craonne est un village du Chemin des Dames, objet de combats très violents. La chanson est reprise par les soldats qui vont se mutiner. Elle sera dès lors interdite pendant le reste du conflit.

Après guerre, la chanson accompagnera de nombreux mouvements révolutionnaires, les paroles changeant en fonction des circonstances.

 

Pour voir la video cliquez ci-dessous

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 13:43

Congés payés : quand Le Figaro et le comité des Forges tournaient leur regard vers Hitler!

Publié le par FSC

Congés payés : quand Le Figaro et le comité des Forges tournaient leur regard vers Hitler!

Aujourd'hui les héritiers du Figaro de 1936 "se contentent" de tirer à boulets rouges sur les galeux de grévistes, ces bloqueurs invétérés et de mettre en valeur les casseurs au détriment de la masse des manifestants pacifiques;

En quelque sorte une autre manière de mentir à l'opinion.

La continuité du Figaro et de la grande presse en général aux mains de quelques milliardaires c'est leur haine de classe contre les travailleurs qui les conduit à tourner le dos à la démocratie et à justifier toutes les manipulations comme celles auxquelles nous assistons en ce moment!

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Source des citations :

https://www.facebook.com/daniel.sondagromancier/posts/318332501693837

Et l'article sur Initiative Communiste l'article de Yves Letoureur :

http://www.initiative-communiste.fr/articles/billet-rouge-2/congs-pays-par-yves-letourneur-80me-anniversaire-du-front-populaire/

___________________________________

1936

 

Entrée en vigueur le 31 mai, la loi sur les congés payés s'applique à partir du 2 juin 1936 en France, comme en Belgique.

Jusque-là, si le patron prenait des congés, il fermait l'entreprise et plaçait son personnel en chômage technique sans salaire. Dorénavant ceux qui peuvent compter un an dans l'entreprise (du 1er juin de l'année précédente), obtiennent automatiquement les congés payés. Pour certains ouvriers ce sont les premières vacances qu'ils prennent de leur vie.

La Fédération des Industries publie des pleines pages de publicité contre cette loi « communiste », qui marque

« le début d'une catastrophe économique sans précédent pour la France. Les congés payés feront plus de dégâts à l'industrie et l'artisanat que les destructions de la Grande Guerre. Dans trois ans, la France sera ruinée ! ».

 

Saint-Sauveur, du Comité des Forges écrit dans Le Figaro :

« Nous devons tourner nos regards vers l'Allemagne de Monsieur Hitler, vers l'Italie de Mussolini pour voir comment il faut traiter la question sociale. »

Trois ans plus tard, la France était en effet ruinée, pas à cause des congés payés, mais d'Hitler et Mussolini.

 

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 13:10
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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 16:39
Fusion de communes et barbarisme des nouveau noms : l'exemple d'Allouville-Bellefosse

Allouville-Bellefosse est un village connu bien au-delà du pays de Caux. Il possède un extraordinaire chêne millénaire. Le projet de fusion en "commune nouvelle" avec le village voisin Ecretteville-lès-Baons occasionnera la création d'un nouveau nom. De nombreux habitants s'y opposent

 

Réalisé avec trucage, le panneau des 2 communes fusionnées © France 3 Normandie

© France 3 Normandie Réalisé avec trucage, le panneau des 2 communes fusionnées

 

Ce sont deux noms millénaires, avec des racines de norrois (langue ancienne scandinave), de langue germanique et de latin. Ils sont arrivés jusqu'à nous.  Allouville-Bellefosse et Ecretteville-lès-Baons des noms si originaux.

La politique territoriale du début du XXIe siècle doit-elle se traduire par la disparition de cet héritage linguistique ? Les communes nouvelles permettent à des bourgs et villages voisins de fusionner pour mener des projets communs. C'est un nouvel échelon administratif.

Reportage de Magali Nicolin et Philippe Derouet

La suite en cliquant sur le lien ci-dessous

Ci-dessous un article de Floréal sur Initiative communiste à propos du choix de "Hauts de France" pour la nouvelle région du Nord-Est présidée par Xavier Bertrand.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 07:47

Publié le  · Sur le blog Russeurope

 

Monsieur Macron, en visite dans un bureau de la Poste de Montreuil ce lundi 6 juin, a essuyé des œufs, que l’on espère point pourris[1], et a dû se réfugier dans le dit bureau de poste d’où il a dénoncé les « agitateurs professionnels » responsables de cette atteinte à son auguste personne. Et certes, il faut l’avouer, un œuf avait atterri sur sa chevelure : petit désordre et immense indécence. Ou, plus précisément, un immense double indécence.

 

Indécence de comportement

La première, la plus évidente, tient aux réactions de l’individu. Oh, assurément, on comprend que cela ne soit pas agréable. Mais, somme toute, cela est moins grave que de perdre un œil dans une manifestation, ce qui est arrivé à deux lycéens lors de confrontations avec la police dans le cadre du mouvement contre la loi El Khomri. C’est aussi moins grave que les blessures infligées par les grenades dites « de désencerclement » utilisées par la police, et dont certaines ont été délibérément lancées à hauteur de tête ou de visage alors que le règlement stipule qu’elles doivent être uniquement lancées dans les jambes. C’est enfin moins grave que les blessures infligées à des journalistes couvrant ces manifestations, dont l’un est toujours dans le coma. Indécence donc d’un Ministre qui ose se plaindre, et il faut voir en quels termes, alors que les manifestations font parties des « risques du métier » pour tout membre du gouvernement. Oublie-t-il que le gouvernement auquel il appartient a usé de l’article 49.3 pour faire passer, en première lecture cette loi qui rassemble aujourd’hui contre elle une majorité de français, ce qui est d’une autre violence, bien supérieure, que l’œuf qui a atterri sur son crâne ? Oublie-t-il qu’en tant que membre de ce même gouvernement, il est solidaire de son Premier-ministre dans la décision d’user de l’article 49.3 ? Visiblement Monsieur Macron ne connaît pas le droit constitutionnel ni la commune décence en cette affaire.

 

Indécence d’attitude

Mais il y a une autre indécence. La visite du sieur Macron venait alors que la Poste se préparait à sortir un timbre commémorant les 80 ans du Front Populaire. Or, le sieur Macron représente dans sa politique comme dans ses idées, l’exact opposé de ce qu’a pu représenter le front populaire. Non qu’on lui conteste le droit d’avoir ses idées, même si elles sont nocives et mauvaises. Mais la commune décence, oui cette « common decency » dont parlait George Orwell – et que plusieurs philosophes ont exhumée – aurait dû lui faire comprendre que sa venue ne pouvait manquer de provoquer des protestations. Et parmi les formes de protestation qui sont communes en France, il y a le jet d’œuf, les pommes cuites et les tomates pourries. C’est la première qui a donc été utilisée. Le ci-devant ministre peut s’estimer heureux que les manifestants n’aient pas utilisé des pavés ou des boulons, autres formes de protestation à l’honneur dans la classe ouvrière. Alors, que le sieur Macron n’ait pas apprécié ce geste, on peut le comprendre. Mais qui ne puisse comprendre que sa venue, avec tout ce qu’il représente en matière de politique d’abandon des services publics, en matière de régression sociale, soient insupportables pour de très nombreuses personnes de notre pays, cela on avoue ne pas pouvoir le comprendre. Voici donc le membre d’un gouvernement qui a brutalisé une large partie des travailleurs de notre pays, dont les idées sont aux antipodes du progrès social, qui vient parader dans une banlieue ouvrière et qui s’étonne des réactions que cela provoque. Voici bien une autre indécence, une indécence bien aussi grave que la première.

 

Du respect et des gens respectables

Si les membres du gouvernement veulent donc être respectés, il faut qu’ils soient respectables. Sur ce point aussi Emmanuel Macron est coupable. Ses déclarations sur le « costume » en sont l’une des multiples preuves. Nous ne reprochons pas au sieur Macron de faire de la politique. Son mouvement « En Marche », lancé avec la complaisance des grands médias et alimenté par de l’argent collecté à l’étranger, nous indiffère. Nous ne reprochons pas au sieur Macron ses manœuvres avec le maire de Lyon, Monsieur Gérard Collomb[2], pour se trouver une circonscription accueillante. Nous ne lui reprochons pas ses ambitions présidentielles, au demeurant bien risibles dans l’état actuel des choses. Ce que nous lui reprochons c’est de ne pas comprendre que quand on a ces ambitions, quand on a ces projets politiques, on se doit d’être respectable chose qu’à l’évidence il ne comprend pas. Le respect n’est entré dans son crâne de « fort-en-thème », pour ne pas dire son crâne d’œuf, que sous la forme de ce qui lui est dû et non pas de ce qu’il doit aux autres. Comme il ne comprend pas toute l’indécence qu’il y a à venir parader pour ce qui représente dans les faits un enterrement symbolique de ce qu’a pu représenter le Front Populaire dans ce qui fut justement un des bastions de la gauche historique, et à se plaindre de manifestation quand d’autres de nos concitoyens souffrent dans leur chair des conséquences des violences policières.

Ce comportement est bas, il est petit ; de la taille d’un micron.

[1] http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2016/06/06/25005-20160606ARTFIG00115-macron-accueilli-par-des-jets-d-oeufs-lors-d-un-deplacement-a-montreuil.php

[2] http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/06/02/25002-20160602ARTFIG00319-gerard-collomb-cajole-ce-cher-emmanuel-macron.php


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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 15:48

Terroristes, preneurs d’otage … la machine médiatique du Capital est en marche pour s’attaquer aux grévistes mobilisés pour le retrait de la Loi Travail. Reprenant le vocabulaire éculé de la dictature du capital, le même que les patrons et son régime de Vichy utilisaient d’ailleurs contre les résistants. Pourtant c’est par la que les travailleurs de notre pays ont arraché l’essentiel des conquètes démocratiques et sociale et même la liberté de notre pays. La est un droit, c’est également pour les travailleurs un devoir pour défendre leurs droits ! Et les ouvriers du pétroles et de la chimie en exerçant leur droit s’inscrivent dans la droite ligne du combat pour la liberté, pour la démocratie et les droits sociaux de leurs prédécesseurs des mines du bassin minier du Nord.

Il y a 75 ans, l’un des plus grands actes de , la du Nord Pas de Calais

grande grève patriotique des mineurs 1941Il y a 75 ans, en 1941 les mineurs du Nord Pas de Calais déclenchaient l’une des plus grandes et spectaculaire action de résistance en France occupée, la grande grève patriotique des mineurs.

100 000 mineurs furent en grève face à l’occupant nazi et au gouvernement de Vichy : ce fut la grève la plus importante en Europe durant la seconde guerre mondiale. Les femmes y eurent une place prépondérante.

Le 11 novembre 1940, 40.000 mineurs défilent dans la rue, contre la décision de supprimer la journée nationale d’hommage aux victimes de 1914-1918. A partir de janvier 1941, des grèves perlées sont organisées dans le Douaisis.

Ces grèves, partielles mais répétées, entraînent une baisse sensible de la production. L’occupant décide alors, le 1er janvier 1941, d’allonger la journée de travail d’une demi-heure sans augmenter les salaires. Cette décision ravive l’exaspération des mineurs. Les responsables communistes, par la voix des militants au sein des CUSA (Comités d’unité syndicale et d’action), syndicats clandestins constitués à la suite de l’interdiction des centrales syndicales par Vichy, saisissent l’occasion de ce mécontentement pour engager les mineurs à l’action.

Dès le lendemain, les mineurs entament une série de grèves perlées, en procédant à des arrêts de travail d’une demi-heure au début ou en fin de service. Parti de la fosse 7 de l’Escarpelle, près de Douai, le mouvement s’étend à toutes les fosses des compagnies d’Aniche et de l’Escarpelle puis gagne une quinzaine de puits du bassin minier. Malgré les injonctions et les mesures prises par les autorités françaises et allemandes, le mouvement se poursuit jusqu’à l’arrestation de près de deux cents mineurs. Confrontés à une nouvelle grève à l’Escarpelle en mars, les Allemands font occuper les puits par leurs troupes.

Toutes les conditions sont ainsi réunies pour que le 1er mai devienne une journée marquante. Inscriptions, drapeaux tricolores et drapeaux rouges apparaissent, des tracts circulent. La grève s’étend jusqu’en Belgique, où 100 000 mineurs et sidérurgistes cessent le travail. L’industrie textile est également touchée. La situation devient de plus en plus tendue. Dans ce climat explosif, des communistes et les CUSA s’organisent pour que le prochain mouvement donne lieu à une manifestation importante

Le 27 mai 1941, la grève est véritablement déclenchée et la condamnation de mineurs à la déportation le 28 mai – effectuées à partir de listes établies par les compagnies minières sur des rapports faits par les ingénieurs et gardiens des mines – enflamme la région : 100.000 mineurs, soit 80% des effectifs défient l’autorité militaire allemande. Partie de revendications sociales, cette grève prend rapidement un tournant patriotique. Les mineurs obtiennent une victoire avec l’augmentation des salaires et l’amélioration du ravitaillement. Mais ils l’a paie au prix fort : Ils sont plus de 1.400 à avoir été arrêtés, fusillés, décapités à la guillotine ou morts sous la torture dans les prisons. Des centaines aussi ont été expédiés vers les camps de concentration, explique Marcel Barrois, président de l’association « Mémoires et cultures de la région minière ».

La répression fut terrible : arrestations, exécutions. Ces mineurs en grève formèrent le premier convoi de déportés français vers l’Allemagne dès le 13 juin 1941. 75 ans après, cette demeure peu connue, voire ignorée

De revendicative à l’origine, la grève s’est révélée être le prétexte à un mouvement de plus grande ampleur dans lequel les communistes, très présents dans le Nord, ont joué un rôle important de coordonnateurs. La grève a été tout autant une lutte sociale qu’une atteinte à l’économie de guerre allemande. Elle a été perçue comme un défi à l’occupant qui, par contrecoup, a exercé une répression féroce. En raison du contexte même dans lequel elle s’inscrit, elle a pris une dimension patriotique. Les Allemands ne s’y sont pas trompés, qui se sont dès lors attachés à démanteler l’organisation communiste locale. Faut il rappeler – contre la propagande anticommuniste visant à réécrire l’histoire – que cette action de résistance d’ampleur, menée par les communistes a été déclenchée largement avant l’attaque de l’URSS par l’Allemagne Nazie tordant définitivement le coup aux mensonges de communistes n’entrant dans la résistance qu’à partir de juin 1941.

[...]

Cliquez ci-dessous pour voir la vidéo des archives de l'INA et prendre connaissance du déroulement du colloque et du nom des intervenats.

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 16:41
Fernand Iveton, écrire le «nom maudit» : Joseph Andras (De nos frères blessés)

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Le Prix Goncourt du premier roman 2016 a été attribué lundi à Joseph Andras pour De nos frères blessés (Actes Sud). La surprise fut double : le roman n’était pas encore en librairies (il paraît aujourd’hui) et il ne figurait pas dans la sélection de quatre titres dévoilée par le jury le 6 avril dernier. Mais il s’agit d’un choix à saluer tant ce roman semble en effet ouvrir à une œuvre d’importance, littéraire et engagée, profondément politique, donc.

[Edit le 12 mai 2016 : Joseph Andras a depuis refusé le prix « car sa conception de la littérature n’est pas compatible avec l’idée d’une compétition« ]

 

De nos frères blessés est centré sur un homme, Fernand Iveton, un homme dont l’action a marqué l’histoire et les mémoires, un « nom maudit » comme l’énonce la citation de Benjamin Stora et François Malye (François Mitterrand et la guerre d’Algérie) en exergue du roman :

« Iveton demeure comme un nom maudit. (…) On se demande comment Mitterrand pouvait assumer ça. J’ai dû prononcer le nom (d’Iveton) deux ou trois fois devant lui et cela provoquait un malaise terrible, qui se transformait en éructation. (…) On se heurte à la raison d’État »

« Malaise » et « nom maudit » : c’est d’abord contre un silence qu’écrit Joseph Andras — et l’incipit du roman est un « non » —, contre un silence d’État, organisé, contre l’oubli dans lequel est tombé le héros d’un combat anticolonialiste, d’une guerre qu’à l’époque déjà, on refusait de nommer par son nom : « mais elle est bien là, la guerre, celle que l’on dissimule à l’opinion sous le doux nom d’événements » ; « Mais toujours pas de guerre, non, ça non, le pouvoir cultive ses politesses — treillis taillés dans du satin ; boucherie fardée à la bonté ». Et Joseph Andras n’a de cesse, dans le roman, de lutter contre les mots et euphémismes par lesquels l’État, les journaux, l’opinion publique ont travesti, connoté, réécrit l’histoire : les combattants pour l’indépendance de l’Algérie sont des « rebelles », Iveton « le traître, le fêlon, le Blanc vendu aux crouilles », les Musulmans des « indigènes » auxquels l’État colonialiste oppose un « défilé de majuscules » (Culture, Liberté, Civilisation).

Alger, novembre 1956 : Fernand Iveton est ouvrier, communiste, il s’est rallié au FLN, il lutte pour une Algérie libre et indépendante. Il veut poser une bombe dans son usine, pour marquer les esprits. Son acte est symbolique et non violent : il a choisi de déclencher sa bombe, le soir, dans un local désaffecté et éloigné des grands ateliers, il ne veut pas tuer — « pas de morts, surtout pas de morts » — mais ouvrir les consciences. Il le dira avec force lors de son interrogatoire puis au tribunal, sans jamais être entendu, il condamne, « aussi bien moralement que politiquement, la violence aveugle, celle qui frappe les têtes et les ventres au hasard, corps déchiquetés aux aléas, coup de dés, la sordide loterie quelque part dans une rue, un café ou un autobus. (…) On ne combat pas la barbarie en la singeant, on ne répond pas au sang par son semblable ».

Pourtant, Iveton va être dénoncé, arrêté par l’armée française avant que la bombe explose. Il sera torturé — « le corps de Fernand est presque entièrement brûlé. Chaque portion, chaque espace, chaque morceau de chair blanche ont été passés à l’électricité » puis sera l’eau, « on ne mène pas une guerre avec des principes et des prêches de boy-scout » (en revanche, au tribunal, le médecin militaire n’aura aucun problème pour déclarer que les cicatrices sont superficielles et trop anciennes pour être attribuées à une éventuelle torture). Puis Iveton sera « jugé » par un tribunal militaire et condamné à mort. Moins pour ce qu’il a fait — la bombe n’a pas même explosé, et quand bien même elle n’aurait causé que des dégâts matériels — qu’en raison du « climat épouvantable ». François Mitterrand, garde des Sceaux n’intervient pas, René Coty refuse la grâce présidentielle. Fernand Iveton est guillotiné le 11 février 1957. Comme l’écrit Joseph Andras à la fin du roman, il « est le seul Européen exécuté par la justice de l’État français durant la guerre d’Algérie. France-Soir, pour commenter son décès, le qualifiera de « tueur » et Paris-Presse de « terroriste ». »

Aucun problème à ainsi résumer à grands traits la biographie de cet homme, d’abord parce qu’elle appartient à l’Histoire, parce que Jean-Paul Sartre a salué la mémoire d’Iveton dans Les Temps modernes et Albert Camus dans ses Réflexions sur la guillotine, et surtout parce que le roman de Joseph Andras est ailleurs. On n’est pas ici face à une biofiction ou une exofiction — quel que soit le terme par lequel la critique universitaire désigne les vies romancées —, dans la veine de celles, calibrées et à la chaîne, que l’on publie désormais, puisque ce type de roman séduit les lecteurs, assure de la presse et des ventes. Parce que connaître l’issue fatale du procès donne au roman des accents de tragédie et souligne la mécanique faussée mais implacable par laquelle un homme sera conduit à la guillotine.

De nos frères blessés est un grand roman, et peu importe son sous-genre. C’est un texte puissant, habité, éminemment politique, qui remet en perspective la vie d’un homme et l’action qui va le faire condamner, un texte qui fait le procès d’une justice aux ordres, d’une presse muselée qui imprime ce qu’on lui dicte et d’une sentence inique. Dès le lendemain de son arrestation, Iveton est offert aux flashes des photographes comme « une bête livrée à l’équarrissage », les articles le clouent au pilori, l’opinion publique l’a déjà jugé, la propagande d’État fonctionne à plein régime.

Le récit obéit à une rage implacable contre un appareil d’État qui brise un homme et son combat. Jouant d’une polyphonie, d’éclairages et focales multiples, de longs passages sur un bonheur passé (la rencontre d’Hélène, l’amour de l’Algérie, d’une France non coloniale, son amitié avec Henri Maillot) qui contrastent avec un présent qui n’est plus qu’une mécanique idéologique vidée de sens, De nos frères blessés est un roman court et dense qui, sur une dernière virgule, laisse le lecteur pantelant. Il y a des accents du Hugo du Dernier jour d’un condamné dans ce roman, de Camus, mais surtout une voix singulière, à la fois classique et emportée, sourde d’une colère politique, d’une rage face à l’injustice flagrante. Le roman est pour Joseph Andras l’autre nom du combat, d’un autre procès.

Joë Nordmann, avocat, le disait à Fernand Iveton, « juridiquement, ton dossier est facile à défendre, mais il tombe au mauvais moment. La guerre et la loi n’ont jamais fait bon ménage… L’état d’exception, disent-ils… ». De nos frères blessés rouvre le dossier, l’expose et alerte, « la mort, c’est une chose, mais l’humiliation ça rentre en dedans, sous la peau, ça pose ses petites graines de colère et vous bousille des générations entières ».

Joseph Andras, De nos frères blessés, Actes Sud, mai 2016, 144 p., 17 € (12 € 99 en version numérique) — Lire un extrait

9782330063221

Devant sa machine à l'atelier de Gaz d'Algérie.  Source : Alger Républicain.

Devant sa machine à l'atelier de Gaz d'Algérie. Source : Alger Républicain.

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Avec l'exécution de Fernand Iveton, le 11 février 1957, sur l'échafaud dressé, la nuit, dans la cour de la prison de Serkadji, le bourreau, Maurice Meyssonnier, descendant d'immigrés européens, patron de bar de son état, était à sa quatrième victime dans ce sinistre lieu.

Fernand Iveton était lui aussi descendant d'immigrés européens. "C'était un pied-noir typique: père français, mère espagnole", écrit son avocat, membre du Parti communiste Français, Joë Nordmann, dans son livre "Aux vents de l'histoire", paru, à Paris, aux éditions Actes sud, en 1996. Mais "celui-là n'est pas comme les autres", dit, un jour, Didouche Mourad à son ami Ahmed Akkache. S'il y en avait beaucoup comme lui, cela aurait changé bien des choses". C'était au quartier de "La redoute", vers la fin des années 1940.

Au quartier populaire du Clos-salembier (actuelle Madania) où il grandit, Fernand Iveton, né à Alger le 12 juin 1926, était connu pour ses solides convictions communistes, et très estimé, pour sa droiture, par les militants du PPA-MTLD qu'il côtoyait au syndicat des gaziers-électriciens de la CGT. Il aimait l'ambiance sportive. Le samedi après-midi, on le trouvait sur un terrain de football avec ses camarades de travail, Algériens et Européens, portant les couleurs du club corporatif de son entreprise, l'EGA (Électricité et Gaz d'Algérie), affilié à la Fédération Gymnique et Sportive du Travail
(FGST), témoigne son camarade du Parti Communiste Algérien (PCA), Maurice Baglietto.

[...].  Lire la suite sur le site d'Huffington Post Maghreb

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 17:37

Ukraine : Bolgrad hissera le drapeau Soviétique en opposition à la loi de "décommunisation"

Vendredi 29 Avril 2016 sur le blog de Nicolas Maury

Le Conseil du district de Bolgrad (à la frontière avec la Moldavie et la Gagauzie) dans l'Oblast d'Odessa décide de ne pas respecter la loi dite de "décommunisation" et hissera la bannière de la victoire pour les célébrations du 9 mai et la victoire contre le nazisme - article et traduction Nico Maury
 
Ukraine : Bolgrad hissera le drapeau Soviétique en opposition à la loi de "décommunisation"
 
Sous l'impulsion de la faction communiste, sous les couleurs de "Nova Derzava" (vitrine légale du Parti Communiste d'Ukraine) et de son leader Boris Kalcheva, les députés du Conseil du district de Bolgrad ont voté le rétablissement de la loi du 5 mai 2009 ("Sur la perpétuation de la Victoire dans la Grande guerre patriotique") autorisant que le drapeau rouge, avec la faucille et le marteau, soit hissé sur les bâtiments publics.

En outre, les députés ont majoritairement voté cette décision, contraire aux exigences de la loi dite de "décommunisation", en connaissance de cause. Le représentant de la cellule juridique de l'oblast d'Odessa, Nikolai Arnautova, n'ayant pas eu le droit à la parole.

Lors des élections locales du 25 octobre 2015, dans le district de Bolgrad (dans l'Oblast d'Odessa, district à la frontière avec la Moldavie et la Gagauzie), les communistes avaient remporté 11,01% des suffrages, ils étaient arrivés à la troisième place avec 4 élus.

 

Ukraine : Bolgrad hissera le drapeau Soviétique en opposition à la loi de "décommunisation"
 
 
Nicolas Maury
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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 13:50
Sorti à la fin du mois de janvier 2009, le film américain Walkyrie, avec Tom Cruise, retrace le coup d'Etat raté contre Hitler, en juillet 1944, organisé par des hauts officiers de l'armée allemande. Ceux-ci avaient pour objectif de démontrer que tous les habitants de l'Allemagne de l'époque n’étaient pas des nazis. Mais la résistance antinazie était déjà bien active avant ce retournement de veste militaire de la dernière heure : elle avait commencé dans les années 1920...

La résistance antinazie allemande


La résistance oubliée


Le souvenir et l'analyse de la Deuxième Guerre mondiale sont toujours présents de nos jours. Des pans entiers de ses épisodes doivent cependant encore être radioscopés. De nouvelles études entamées ou corrigées. Des occultations déverrouillées. C'est le cas de la résistance des communistes en Allemagne, trop souvent «oubliée» par l'historiographie officielle. Un livre écrit par le Belge T. Derbent tente de faire sauter le couvercle de cette véritable négation.[...] La suite ci-dessous.

 

Article très intéressant à l'heure où le révisionnisme qui sévit dans l'ex-RDA encourage à remplacer les monuments en mémoire des combattants allemands anti-nazis par des monuments en "hommage" aux victimes de la seconde guerre mondiale, confondant ainsi les bourreaux et les héros. Confusion destinée à faire oublier les combats des communistes allemands contre le nazisme.  Y.G.

Lire l'intégralité en cliquant sur le lien ci-dessous.

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