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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 21:38

Publié le 12-01-2015 sur "Histoire et société"

Le 16 juin, en accord avec les forces d’occupation, les autorités de Vichy acceptent de livrer 22 000 juifs de la région parisienne. L’opération, prévue initialement le 13 juillet, mobilise 6000 agents de police. Heureusement, des fuites permettent à près de 9000 juifs d’échapper à cette arrestation.

L’AUTEUR
couverture historia 666 1942 l'été de l'infamie nationale

Michele Cointet, professeur d’histoire contemporaine

Enseignante à l’Université de Tours, Michèle Cointet est l’auteur de Pétain et les Français (Perrin 2002) et de L’Église sous Vichy (Perrin 2000).

Extrait du no 666 du magazine Historia.

 

 

Depuis la conférence de Wannsee, du 20 janvier 1942, qui décide de la solution finale, les plus hauts responsables nazis organisent l’extermination des juifs d’europe. en france, le gouvernement laval est appelé à collaborer à cette entreprise en procédant à l’arrestation, au regroupement et à l’expulsion d’un premier contingent de 100 000 personnes. pourquoi le régime de vichy accepte-t-il d’aider l’occupant ? l’antisémitisme d’etat, satisfait par les statuts des juifs, n’en est même pas la raison essentielle. le chef du gouvernement, pierre laval, revenu au pouvoir en avril 1942, est obsédé, comme son prédécesseur l’amiral darlan, par la reconnaissance de la souveraineté française à l’ensemble du territoire. garantie par l’armistice de juin 1940, celle-ci est régulièrement violée par les allemands en zone occupée et contestée à Paris même, qui n’est plus la capitale.

[...]

La suite ci-dessous

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 15:34

Reçu par courrier

 

L’Ukraine bandero-maïdaniste et l’université française

 

Chers amis,

 

La propagande des pro-nazis ukrainiens n’a jamais cessé depuis la vaste campagne déclenchée en 1933 sur le thème de la « famine en Ukraine », qu’ils ont ensuite transformée en « famine génocidaire en Ukraine ». Cette campagne s’est appuyée, depuis ses origines, sur les puissances impérialistes les plus attachées au contrôle de l’Ukraine et à la désagrégation de la Russie, Allemagne et États-Unis, puissances assurées, la première surtout, le soutien du Vatican. L’Église romaine avait, au cours de sa longue période de fidélité aux Habsbourg, assuré l’expansion germanique en terre slave via l’uniatisme. Elle a poursuivi cette mission, plus intensément que jamais, quand le Reich des Hohenzollern a supplanté l’empire austro-hongrois agonisant, et n’y a jamais failli, quels que fussent les gouvernants du Reich d’après 1918 (République de Weimar, IIIème Reich, zones occidentales d’Allemagne, RFA et Allemagne réunifiée) (voir mon ouvrage Le Vatican, l’Europe et le Reich de la Première Guerre mondiale à la Guerre froide (1914-1955), Paris, Armand Colin, édition complétée et révisée, 2010).

 

Je vous ai déjà entretenus de la question, qui a connu des temps forts dans les périodes de tension internationale, guerres mondiales comprises :

1° via un ensemble de textes « Ukraine 1933 mise à jour de novembre-décembre 2008 » (http://www.historiographie.info/ukr33maj2008.pdf);

2° via une conférence, intitulée « La campagne internationale sur “la famine en Ukraine” de 1933 à nos jours », le 14 janvier 2016, interrompue à plusieurs reprises par plusieurs délégués de l’ambassade d’Ukraine (ces interruptions n’ont pas été retenues dans l’enregistrement http://www.lesfilmsdelan2.org/lesfilmsdelan2/Annie_Lacroix-Riz.html).

 

La propagande banderiste connaît une nouvelle forte poussée depuis le coup d’État de Maïdan et ses suites, c’est-à-dire le rattachement d’une grande partie de l’Ukraine à « l’Occident », États-Unis et Union européenne, Allemagne en tête. Rappelons que le Parlement européen a voté le 23 octobre 2008 une résolution sur l’Holodomor, « considérant entre autres] que l’Holodomor, la famine de 1932-1933, qui a causé la mort de millions d’Ukrainiens, a été planifiée de manière cynique et cruelle par le régime stalinien pour imposer la politique soviétique de collectivisation de l’agriculture contre la volonté de la population rurale d’Ukraine » (http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P6-TA-2008-0523+0+DOC+XML+V0//FR ).

Les historiens sérieux, à commencer par les spécialistes anglophones de l’agriculture russe et soviétique, tels R.W. Davies and S.G. Wheatcroft, The Years of Hunger: Soviet Agriculture, 1931-1933, New York, Palgrave Macmillan, 2004, et Mark B. Tauger (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mark_Tauger ), ont démontré l’inanité de cette thèse. Une partie des travaux de ce dernier seront bientôt accessibles en français : l’éditeur Delga va incessamment publier Famine et transformation agricole en URSS, http://editionsdelga.fr/wp-content/uploads/2014/05/fichier-couv-les-famines-en-Russie-et-en-Union-sovi%C3%A9tique.jpg

 

La conjoncture d’extrême tension internationale mais aussi, à l’évidence, le centenaire de la révolution d’Octobre ont donné une impulsion remarquable à ces manœuvres internationales. Elles se traduisent désormais en France par une offensive déclarée sur le terrain universitaire, dont témoignent deux colloques. Le premier, « colloque scientifique international » intitulé « La Shoah en Ukraine Nouvelles perspectives sur les malheurs du XXème siècle » et précédé d’une table ronde intitulée « Juifs et Ukrainiens : Vers l’écriture d’une histoire commune » (le 8 mars 2017), s’est tenu du 9 au 11 mars, notamment à la Sorbonne, avec ce programme officiel : http://eurorbem.paris-sorbonne.fr/IMG/pdf/programme_-_maquette_-_francais_-_3.pdf

Il a mêlé à des universitaires français et étrangers des négationnistes ukrainiens notoires, parfaitement connus et appréciés de ses deux organisateurs, Philippe de Lara et Galia Ackerman. La tenue et le sens de ce colloque font l’objet du premier texte, « Les banderistes ukrainiens et l’université française : une histoire plus vieille qu’il ne semble », paru dans la Presse nouvelle magazine n° 345, avril 2017, p. 5 (notez qu’un adjectif qualifiant Askold Lozynskyj a disparu du texte imprimé : il faut donc lire « Askold Lozynskyj toujours actif », adjectif figurant avant la note 5 : http://www.ukrweekly.com/uwwp/author/askold-s-lozynskyj/)

 

Il convient de préciser, puisque j’y évoque le harcèlement auquel m’ont soumise les organisations « ukrainiennes » de France et de Washington en 2005-2006, que les négationnistes ukrainiens qui ont bénéficié de sidérantes invitations officielles à Paris (Fondation pour la Mémoire de la Shoah incluse) ont pour habitude de malmener les historiens respectant les normes du métier. Les informations qui suivent devraient attirer l’attention des universitaires français disposés à « discuter » avec ces négationnistes, comme cela a été le cas à Paris en mars 2017, d’autant plus que les pratiques décrites ont eu lieu en 2012 et que l’ère post-Maïdan a fait considérablement monter l’agressivité des banderistes.

L’historien germano-polonais Grzegorz Rossolinski-Liebe (https://en.wikipedia.org/wiki/Grzegorz_Rossoli%C5%84ski-Liebe ) est l’auteur d’une thèse, reconnue pour son sérieux scientifique, intitulée Stepan Bandera, The Life and Afterlife of a Ukrainian Nationalist, Fascism, Genocid and Culture, Stuttgart, Ibidem Press, 2014, consultable en ligne, https://dl.dropboxusercontent.com/u/106191065/Grzegorz_Rossoli%C5%84ski-Liebe_Stepan_Bandera_The_Life_and_Afterlife_of_a_Ukrainian_Nationalist.pdf. Il décrit, dans la préface de cet ouvrage quelles pressions académiques se sont exercées contre le choix même de son étude, puis comment, invité en février-mars 2012 par des institutions officielles et académiques allemandes à présenter ses travaux au cours de six conférences dans trois villes ukrainiennes [l’Allemagne disposant d’une énorme influence dans l’Ukraine post-Maïdan], il a été physiquement empêché de le faire, non seulement par « l’extrême droite ukrainienne » des banderistes hurlants mais par aussi des « universitaires ukrainiens ».

Je traduis ici ses propos, traduction dont les anglophones pourront vérifier la conformité avec le texte original également cité : « quand j’ai manifesté l’intention de faire des recherches approfondies sur Bandera et son mouvement et d’écrire sur eux une étude complète, plusieurs universitaires m’ont averti qu’il vaudrait mieux choisir un sujet moins polémique pour une thèse. Effectivement, les réactions à ma recherche et à certains de mes résultats ont dépassé leurs prédictions les plus sinistres. En particulier dans la dernière phase de l’écriture de cet ouvrage, j’ai été exposé à un grand nombre d’attaques contre cette étude et quelquefois aussi contre ma personne.

Ces attaques sont venues à la fois de l’extrême droite ukrainienne et d’universitaires qui considéraient Bandera comme un héros national ou local, et ses partisans comme un mouvement de résistance ou comme le “mouvement de libération” ukrainien. Il y a eu beaucoup de gens pour exprimer directement ou indirectement l’opinion que l’enquête sur des sujets tels que la violence de masse conduite par les nationalistes ukrainiens, le culte de Bandera et la négation de l’Holocauste au sein de la diaspora ukrainienne et des intellectuels post-soviétiques constituait une attaque contre l’identité ukrainienne, et pour mettre en doute l’utilité et l’intégrité de cette recherche.

Quand la Fondation Heinrich Böll, le service d’échanges universitaires allemand et l’ambassade d’Allemagne à Kiev m’ont invité à faire six conférences sur Bandera dans trois villes ukrainiennes fin février et début mars 2012, une hystérie organisée s’est déchaînée, non seulement au sein de l’extrême droite ukrainienne et des universitaires nationalistes mais aussi parmi les universitaires “libéraux” d’Ukraine et certains spécialistes d’histoire de l’Europe orientale d’autres pays. Les organisateurs de la tournée de conférences ont eu beaucoup de mal à trouver des universités ou d’autres institutions qui aient suffisamment de courage pour accueillir mes conférences. On a pu trouver des lieux d’accueil à Kiev et à Dnipropetrovsk, mais aucun à Lviv. Finalement, même les quatre institutions (y compris l’Institut ukrainien Tkuma pour les études sur l’Holocauste) qui avaient donné leur accord pour mes interventions les ont annulées quelques heures avant leur début annoncé. Au final, une seule conférence a pu se tenir dans des conditions de sécurité à l’ambassade d’Allemagne à Kiev. Devant l’immeuble, une centaine de manifestants en colère s’efforçaient de convaincre une centaine d’étudiants, d’universitaires et d’Ukrainiens ordinaires intéressés de ne pas assister à ma conférence, en prétendant que j’étais “le petit-fils de Göbbels” et “un fasciste libéral de Berlin” qui ne comprenait rien au sujet dont il voulait parler.

Les conférences en Ukraine du début 2012 ont été empêchées par deux catégories d’opposants politiques et intellectuels. Le premier groupe était composé d’activistes d’extrême droite du parti Svoboda qui ont intimidé les universités et autres institutions. Le deuxième groupe était composé d’intellectuels et universitaires nationalistes et “libéraux”, qui ont pris contact avec les institutions et ont aussi annoncé au public qu’il vaudrait mieux ne pas m’autoriser à parler du sujet de ma recherche, parce que je n’étais pas un historien mais un “propagandiste” qui voulait salir le pays ou essayer de provoquer une guerre civile et diviser l’Ukraine.

Pendant cette vague d’insultes et de protestations perturbatrices et hostiles, beaucoup de gens, parmi lesquels Antony Polonsky, Delphine Bechtel, Per Anders Rudling, Marco Carynnyk, Andreas Umland, Jared McBride, Mark von Hagen, Arnd Bauerkämper, Christian Ganzer, Frank Golczewski, Anton Shekhovtsov, Gertrud Pickhan, Grzegorz Motyka, Omer Bartov, Simon Hadler, Susanne Heim [presque tous spécialistes de l’Ukraine et des pratiques génocidaires en Ukraine et/ou dans le reste de l’Europe orientale, notamment en Pologne, sous Occupation allemande], et particulièrement ma femme Martina m’ont beaucoup soutenu. Ces gens m’ont convaincu de ne pas prêter grande attentions aux diverses catégories d’hystérie nationaliste et intellectuelle et de me concentrer sur l’achèvement de ma recherche et la publication de l’ouvrage. »

(When I was planning to investigate Bandera and his movement in depth and to write a comprehensive study about them, several scholars warned me that it would be better to choose a less contentious topic for a dissertation choose a less contentious topic for a dissertation. As it turned out, the reactions to my research and to some of my findings exceeded their direst predictions. Especially in the last phase of writing this book, I was exposed to a number of unpleasant attacks on this study and sometimes also on my person. These attacks came both from the Ukrainian far right and from scholars who regarded Bandera as a national or local hero, and his followers as an anti-German and anti-Soviet resistance movement, or as the Ukrainian “liberation movement.” Many people directly or indirectly expressed the opinion that the investigation of subjects such as the mass violence conducted by the Ukrainian nationalists, the Bandera cult, and the Holocaust denial among the Ukrainian diaspora and post-Soviet intellectuals constitutes an attack on Ukrainian identity, and they questioned the usefulness and integrity of such research.

When the Heinrich Böll Foundation, the German Academic Exchange Service, and the German embassy in Kiev invited me to deliver six lectures about Bandera in three Ukrainian cities in late February and early March 2012, organized hysteria was stirred up, not only among Ukrainian far-right activists and nationalist scholars but also among a number of “liberal” scholars in Ukraine and some scholars of East European history in other countries. The organizers of the lecture tour had great difficulty in finding universities or other institutions with sufficient courage to host my lectures. Venues were found in Kiev and Dnipropetrovs’k, but none in Lviv. In the event, even the four institutions (including the Tkuma Ukrainian Institute for Holocaust Studies) that had agreed to my appearance canceled the lectures a few hours prior to their planned start. As a result, only one lecture took place, in secure conditions in the premises of the German embassy in Kiev. In front of the building, about a hundred angry protesters tried to convince a few hundred interested students, scholars, and ordinary Ukrainians not to attend my lecture, claiming that I was “Josef Goebbels’ grandchild” and a “liberal fascist from Berlin,” who did not understand anything about the subject he would talk about. The lectures in Ukraine in early 2012 were prevented by two kinds of political and intellectual opponents. The first group consisted of far-right activists from the Svoboda Party who intimidated the universities and other institutions. The second group was composed of nationalist and “liberal” intellectuals and scholars, who contacted the institutions and also announced in public that it would be better not to allow me to speak on the subject of my research, because I was not a historian but a “propagandist” who would besmirch the country or attempt to spark a civil war and split Ukraine.

During the wave of disturbing and hostile insults and protests, a number of people, including Antony Polonsky, Delphine Bechtel, Per Anders Rudling, Marco Carynnyk, Andreas Umland, Jared McBride, Mark von Hagen, Arnd Bauerkämper, Christian Ganzer, Frank Golczewski, Anton Shekhovtsov, Gertrud Pickhan, Grzegorz Motyka, Omer Bartov, Simon Hadler, Susanne Heim, and especially my wife my wife Martina, were very supportive. These people convinced me not to pay too much attention to the various kinds of nationalist and intellectual hysteria and to concentrate on finishing the study and publishing the book.)

Grzegorz Rossolinski-Liebe, Stepan Bandera, préface, p. 8-10.

 

Un des soutiens de Grzegorz Rossolinski-Liebe, l’universitaire suédo-américain Per Anders Rudling, autre spécialiste de l’extrême droite ukrainienne, professeur associé à l’université suédoise de Lund, a subi les mêmes avanies, à partir d’octobre 2012, où « un groupe d’organisations ukrainiennes du Canada » (haut lieu traditionnel d’émigration ukrainienne, comme les États-Unis) « a fait signer une pétition remise à son employeur l’accusant de trahir les principes de sa propre université ». 38 collègues, parmi lesquels on retrouve des noms déjà cités, ont signé une « lettre ouverte » pour le défendre (références dans https://en.wikipedia.org/wiki/Per_Anders_Rudling ).

Le second texte est une lettre ouverte à François Rouquet, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Caen, principal organisateur d’un « colloque international » intitulé « Mémoires des massacres (ou crimes de masse) du XXe siècle », sous la double égide du CRHQ (centre de recherche d’histoire quantitative) et du Mémorial de Caen, les 22-24 novembre 2017. Cette session est d’apparence exclusivement universitaire, mais sa problématique, strictement conforme à celle que Stéphane Courtois avait fixée au Livre noir du communisme, l’érige en répétition, vingt ans après, de ce qui n’était pas un ouvrage scientifique, mais une vaste opération politique internationale. À cette date, cette lettre n’a, à mon vif étonnement, pas bénéficié d’accusé de réception.

« La question ukrainienne » demeure en France aussi mal connue que Louis Canet, spécialiste des relations de la France avec le Quai d’Orsay, le déplorait en 1920. Mais elle constitue, comme alors, un « élément considérable du problème européen » (voir Le Vatican, l’Europe et le Reich, p. 260-261), et, c’est de plus en plus vrai depuis les années 1930, un point crucial du sort du monde, comme l’avait fort bien compris Roman Dmowski, homme politique polonais d’extrême droite, que, par exception, la russophobie n’aveuglait pas (son analyse, dans « La question ukrainienne », chapitre de son livre L’avenir de la Pologne, est citée dans mon ouvrage Aux origines du carcan européen, 1900-1960. La France sous influence allemande et américaine, Paris, Delga-Le temps des cerises, réédition augmentée, 2016, p. 150).

 

Bonne lecture,

Bien cordialement,

Annie Lacroix-Riz

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 13:58
Le fabuleux discours de Donald Tusk à Rome, face à un détail de l’Histoire

Tusk à Rome

Tout le monde connaît Donald Trump. Mais qui connaît Donald Tusk ?

A l’attention des 99% d’impardonnables ignorants qui n’ont jamais entendu parler de ce noble personnage, précisons qu’il s’agit de l’homme le plus important de l’Union européenne, puisqu’il préside le Conseil européen formé des vingt-huit chefs d’Etat et de gouvernement. Il vient d’ailleurs d’être reconduit à ce poste le 9 mars par ces derniers. Il avait été le Premier ministre polonais de 2007 à 2014.

Il fut donc l’un des très nombreux orateurs qui s’exprimèrent à Rome à l’occasion du soixantième anniversaire du Traité du même nom. C’était le 25 mars, lors d’une célébration mémorable qui cloua littéralement les 500 millions de citoyens européens passionnés devant leurs téléviseurs, tant personne n’imaginait manquer cet événement historique. Il fut celui qui a brandi les signatures des vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement qui entendent bien poursuivre la merveilleuse aventure au moins « jusqu’à son centenaire », selon la promesse de son compère de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

[...]

La suite en cliquant ci-après :

https://ruptures-presse.fr/actu/tusk-rome-ue-hitler-staline/

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 14:10
60 ans de construction européenne : un funèbre anniversaire se prépare à Rome© Vincent Kessler Source: Reuters
Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne lors des débats la veille de l'anniversaire du traité de Rome, mars 2017.
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Les dirigeants de l’UE commémorent samedi le soixantième anniversaire du traité de Rome. Un bien funèbre anniversaire, pointe Pierre Lévy, rédacteur en chef du site eurocritique www.ruptures-presse.fr

Samedi, les dirigeants européens se retrouvent à Rome pour fêter les 60 ans du traité qui fonda la CEE (devenue ensuite l’UE). Les hôtes du sommet vont tenter de faire bonne figure, mais la fête risque d’être funèbre, tant l’impopularité de l’intégration européenne s’est développée sur le Vieux Continent.

Le président de la Commission européenne évoquait naguère la «polycrise» qui a saisi l’Union ces dernières années : tragédie grecque – Bruxelles continue à s’acharner sur ce pays pris comme victime expiatoire («voilà ce qui attend un pays qui ne respecte pas les règles») ; vague de réfugiés ayant provoqué des divisions sans précédent au sein de l’Union ; agressivité accrue contre la Russie ; et bien sûr vote des Britanniques en faveur de la sortie, un précédent qui pourrait faire école un jour ou l’autre...

[...]

La suite en cliquant ci-dessous:

https://francais.rt.com/opinions/35727-60-ans-construction-europeenne-funebre-anniversaire-rome

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 22:19
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 16:51
18 mars 1871 - Premier jour de la Commune de Paris -  " ... Le Capital ! dit-on avec un respect craintif, ... on parle de détruire le capital ! hein ? ..". ( Louise Michel )

Extrait de "L'ère nouvelle" - poésie écrite par Louise Michel - Chapitre III

-- Le Capital ! dit-on avec un respect craintif, -- on parle de détruire le capital ! Hein ? ...

Ah ! Il y a longtemps que la raison, que la logique en a fait justice du Capital : est-il d'essence supérieure au travail et à la science ?

Supposez des Rothschilds quelconques, possédant toutes les mines d'or et de diamants de la terre, qu'en feraient-ils sans les mineurs ? Qui donc extrairait l'or du sable, le diamant de la gemme ?

Donnez aux exploiteurs des carrières de marbre sans personne pour en tailler, pour en arracher les blocs...

Que ces gens-là le sachent, ils sont incapables de tirer parti de rien sans les travailleurs : mangeront-ils la terre si personne ne la fait produire ?

Allez, allez ! il y a longtemps que la Bastille capitaliste ne compte plus pour l'avenir.

Et, du reste, cette portion de biens qu'ils détiennent au détriment de la foule des déshérités est infime en regard des prodigieuses richesses que nous donnera la science !

Ce n'est pas pour le reconstituer sur la terre qu'on a détruit l'enfer d'outre-vie ; détruit, le jour où l'on a eu conscience qu'il serait monstrueux, ce Dieu éternellement bourreau, qui, pouvant mettre partout la justice, laisserait le monde se débattre à jamais dans tous les désespoirs, dans toutes les horreurs ; et en même temps que l'enfer des religions s'écroulent les enfers terrestres avec les amorces de récompenses égoïstes qui n'engendrent que corruption.

C'est avec ces récompenses corruptrices qu'on a fait patienter si longtemps les uns que leur patience est usée, et si bien persuadé aux autres que tout doit se passer ainsi de par l' injustice séculaire, qu'ils ont la conscience ankylosée et commettent ou subissent le crime.

Cela est fini : les voiles de tous les tabernacles se déchirent.

Finis les trônes, finies les chamarreries de dignités illusoire, finis les grelots humains.

Toute chose à laquelle on ne croit plus est morte.

On commence à s'apercevoir que les oiseaux, les fourmis, les abeilles se groupent librement, pour faire ensemble le travail et résister au danger qui pourrait surgir ; et que les animaux donnent aux hommes l'exemple de la sociabilité.

Comment tombera la geôle du passé que frappent de toutes parts les tempêtes populaires ?

Nul ne le sait.

Croulera-t-elle dans les désastres ?

Les privilégiés, acculés par le malheur commun, feront-ils une immense nuit du 4 Août ?

La marée populaire couvrira-t-elle le monde ?...

Ce qui est sûr, c'est que le siècle ne se couchera pas sans que se lève enfin l'astre de la Révolution : l'homme, comme tout être, veut vivre, et nul -- pas même l'exploiteur -- ne pourra bientôt plus vivre si le droit ne remplace la force.

Prolétaires, employés, petits commerçants, petits propriétaires, tous sentent que d'un bout à l'autre de la société, chacun, dans son âpre lutte pour l'existence, est, à la fois, dévorant et dévoré.

Le grand propriétaire, le grand capitaliste, pèse sur le petit de la même manière que les petits boutiquiers pèsent sur les travailleurs, lesquels travailleurs s'infligent entre eux les mêmes lois fatales de la concurrence et ont de plus à supporter tout le poids des grands et petits exploiteurs ; aussi, comme le grain sous la meule, sont-ils finalement broyés.

On s'aperçoit, d'autre part, que le soleil, l'air, appartenant à tous ( parce qu'on n'a pas pu les affermer au profit de quelques-uns ), n'en continuent pas moins à vivifier la nature au bénéfice de tous ; qu'en prenant le chemin de fer, aucun voyageur n'empêche les autres de parvenir à destination ; que les lettres ou télégrammes reçus par les uns n'entravent nullement l'arrivée des lettres ou télégrammes au profit des autres.

Au contraire, plus les communications s'universalisent et mieux cela vaut pour chacun.

On n'a que faire, pour toutes ces choses, de gouvernement qui entrave, taxe, impose, en gros et en détail, on même qui gaspille, mais on a besoin de travail, d'intelligence, de libre essor qui vivifient.

En somme, le principe de tout pour tous se simplifie, se formule clairement dans les esprits.

On pourrait dire, cependant, que le soleil et l'air n'appartiennent pas également à tout le monde, puisque les uns ont mille fois plus d'espace et de lumière qu'il ne leur en faut, et que les autres en ont mille fois moins ; mais la faute en étant aux inégalités sociales, doit disparaître avec elles.

L'ignorance qui les engendre, quelle calamité !

L'ignorance des premières notions d'hygiène est cause que tant de citadins -- qui succombent faute d'air -- diminuent encore cette quantité d'air.

Comme si la santé -- le premier des biens -- n'exigeait pas qu'on balayât, par la ventilation, les miasmes du bouge où l'on nous entasse, de l'usine où l'on nous dépouille !

Comme si pour assainir, l'air pur n'était pas le complément du feu !

" Courants d'air ! courants d'air ! " quelle sempiternelle rengaine déchire l'oreille de ceux dont l'enfance s'est épanouie aux douces senteurs des champs, dont les poumons se sont trempés dans l'atmosphère rustique de la belle Nature !

Heureux le riche !

Il est de fait que la naissance et la mort, ces grandes égalitaires, ne se présentent pas de la même façon pour le riche que pour le pauvre. Étant donné nos lois iniques, il n'en peut être autrement.

Mais ces lois iniques disparaîtront avec le reste : il faut bien arracher le chaume et retourner la terre pour semer le blé nouveau.

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 00:05
samedi 4 mars 2017

 

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Alger : cérémonie de recueillement à la mémoire du martyr Fernand Iveton et du moudjahid Georges Acampora
Photo-APS

ALGER - Une cérémonie de recueillement à la mémoire du chahid de la Révolution, Fernand Iveton (1926-1957) et le moudjahid Georges Acompora (1926-2012) a été organisée samedi au cimetière chrétien de Bologhine (ex-Saint-Eugène) Alger.
La cérémonie s’est déroulée en présence de familles, proches et amies des deux regrettés ainsi que d’anciens moudjahidine, dont l’ancien ministre de l’Intérieur Nouredine Yazid Zerhouni.

Le martyr Fernand Iveton est l’unique Algérien d’origine européenne condamné à mort puis guillotiné en février 1957 par l’Etat français. Il était membre du Parti communiste algérien (PCA) avant de rallier le Front de libération nationale (FLN).

[...] Lire la suite sur le site d'Alger Républicain :

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 15:56

Ni lunettes « blanches » sur Octobre 1917 ni « Livres noirs » anticommunistes à répétition !

Et si l’on débattait enfin de manière sereine à propos d’Octobre 1917 et de ses suites ?

Un appel d’historiens, d’intellectuels et de militants du mouvement ouvrier. 8 mars 2017, centième anniversaire du début de la russe. 
« Appel lancé par Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’ contemporaine à Paris-VII et par Georges Gastaud, philosophe, fils de Résistant ».

 

A l’approche du 100ème anniversaire du 7 novembre 1917, tout se passe comme s’il s’agissait surtout, pour certains milieux politico-médiatiques cautionnés par certains universitaires, d’en présenter une version grossièrement manichéenne, teintée d’acharnement anticommuniste, anti-bolchevik et antisoviétique.

Non seulement Octobre n’aurait été qu’un « putsch » bolchévique interrompant l’aimable cours démocratique initié par la Révolution russe de février, non seulement les bolcheviks n’auraient joué aucun rôle important en février 1917, non seulement l’immense soulèvement prolétarien et paysan qui prépara, ponctua et suivit le 7 novembre 1917 n’aurait pas comporté de caractère authentiquement démocratique, populaire et socialiste, non seulement ses suites se seraient révélées tout uniment catastrophiques pour la Russie et pour l’humanité, mais tout ce processus se serait déroulé – de même que la construction ultérieure de l’ – dans un contexte purement russe et chimiquement pur, quasi exempt d’interventions impérialistes furieuses, de défense sanglante et exacerbée de leurs privilèges par les classes dépossédées, d’écrasement brutal de la révolution ouvrière en Allemagne, puis de montée du fascisme, du nazisme, du franquisme et des militarismes, du Japon impérial à l’Europe occidentale (Hongrie, Italie, Espagne…).

Les signataires du présent texte sont atterrés de voir des professionnels du champ historique se fondre dans l’air vicié de notre époque anticommuniste, « postmoderne » et anti-progressiste en abondant, sans scrupules méthodologiques excessifs, le dossier hyperboliquement à charge de l’Octobre russe. Ceux-là même qui évoquent avec commisération la trop « naïve » historiographie d’hier et qui dénoncent les « partis-pris » propres à la conjoncture politique qui suivit Stalingrad, le 8 mai 1945* et l’émergence d’un puissant parti communiste en France, ne s’interrogent pas une seconde sur la configuration politique actuelle dans lequel ils déploient leur réflexion « historique » soi-disant critique : offensive néolibérale mondiale, annexion à l’orbe euro-atlantique des ex-pays socialistes, domination de Berlin sur la « construction européenne », poussée du FN et droitisation de la société française, casse des conquêtes sociales du CNR liées à l’action des ministres communistes de 1945-47, résurgence d’Empires capitalistes rivalisant pour l’hégémonie mondiale, poussée hexagonale, européenne, voire mondiale de diverses variétés d’extrémisme de droite et d’intégrisme religieux, dégradation du rapport des forces planétaire entre le Travail et le Capital,  diabolisation de la Fédération de Russie, que l’OTAN presse sur ses frontières de Vilnius à Kiev, multiplication des guerres néocoloniales travesties en « droit d’ingérence humanitaire » (Afrique, Proche-Orient), criminalisation des activités communistes dans les ex-pays socialistes (Pologne, Tchéquie, Bulgarie…), négationnisme caractérisé des autorités japonaises à propos des génocides commis en Corée ou en Chine, quand ce n’est pas l’adoubement pur et simple de groupes néonazis qui prolifèrent dans le sillage des pouvoirs fascisants appuyés par l’UE et par l’OTAN (Ukraine, Hongrie, ex-Républiques soviétiques de la Baltique)…

Cette tentative pseudo-historique de « kärchériser » Octobre 1917 dans la mémoire collective prend objectivement place dans un paysage historiographique dominé par la réaction :

  • complaisance accrue envers la colonisation française (cf les « aspects positifs de la colonisation » – sic – que les milieux sarkozystes prétendent inscrire dans les programmes scolaires),
  • dénigrement de la Révolution française, notamment de sa phase jacobine et robespierriste,
  • tendances à réhabiliter Vichy et à déprécier la Résistance patriotique (notamment en niant le rôle éminent qu’y jouèrent les communistes),
  • rapport dévoyé à l’histoire nationale qui, tantôt dévalue la construction multiséculaire de l’État-Nation au profit d’une historiographie euro-politiquement correcte, tantôt prétend ressusciter un « roman national » expurgé des affrontements de classes et de l’apport des communistes au Front populaire, à la Résistance, aux réformes progressistes de la Libération, au refus des guerres coloniales, à la défense des libertés, de la paix, de la souveraineté nationale, de l’égalité hommes-femmes et du progrès social,
  • amalgame odieux perpétré par les programmes et les manuels scolaires, sous le nom de « montée des totalitarismes », entre le Troisième Reich et la patrie de Stalingrad*,

Bref tout se passe comme si certains milieux qui accaparent l’édition, les médias et une bonne partie de l’Université, étaient moins soucieux d’éclairer sous un angle dialectique, dynamique et éventuellement contradictoire, les Dix Jours qui ébranlèrent le monde (comment donc un simple « putsch » bolchevik aurait-il pu mobiliser des millions de prolétaires et de paysans, balayer les armées blanches soutenues par dix-huit corps expéditionnaires étrangers, susciter une extraordinaire floraison culturelle, soulever l’enthousiasme du mouvement ouvrier et des peuples dominés, vaincre l’ « invincible » Wehrmacht puis, durant sept décennies, mettre au cœur de la problématique géopolitique mondiale la contradiction socialisme/capitalisme, la décolonisation et l’égalité hommes-femmes ?) que de faire rétrospectivement la leçon aux peuples, et surtout, à la jeunesse, pour les détourner à jamais des luttes ouvrières et révolutionnaires…

En noircissant à plaisir Octobre 1917, ses causes, son déroulement et ses suites, ne cherche-t-on pas aussi à rosir ou à blanchir au maximum le terrible bilan de la restauration mondiale du capitalisme qui, sous le nom de « mondialisation libérale », a résulté de la liquidation de l’expérience multiforme issue de la Révolution bolchévique ? Pourtant, les enquêtes d’opinion attestent que, expérience successivement faite des deux systèmes sociaux antagoniques, les peuples de l’ex-camp socialiste, et plus fortement encore ceux de l’ex-URSS, continuent d’honorer et tout ce qu’a permis la construction d’une société alternative en fait d’acquis sociaux, de paix civile, de droit au travail, d’accès aux soins et à l’éducation, de respect des minorités, de développement des langues et des cultures nationales, d’essor scientifique, etc. De vrais démocrates ne se doivent-ils pas d’écouter la parole des peuples au lieu de l’écraser sous le vocable méprisant d’ « Ostalgie » ? Est-il donc si gênant que les peuples qui ont successivement testé les deux systèmes sociaux, et qui n’ont pas oublié pour autant les blocages du « socialisme réel » dans les années 70/80, affirment désormais, après avoir tâté de la restauration capitaliste, de l’ « intégration européenne » supranationale et néolibérale, de la déstabilisation sanglante de pays entiers (Yougoslavie, Ukraine…), de la montée des extrémistes de droite, de la pression militaire exercée par l’OTAN aux frontières de la Russie, que le socialisme était sans doute meilleur, défauts compris, que l’explosion des mafias et des inégalités qui lui a succédé sous l’appellation fort discutable de « démocratie libérale » ?

C’est pourquoi, bien que les signataires de ce texte n’aient pas nécessairement tous la même approche de l’histoire russo-soviétique, ils mettent un point d’honneur à dire avec force que la Révolution d’Octobre 1917 doit cesser d’être uniquement lue à travers les lunettes « blanches », « thermidoriennes », contre-révolutionnaires, voire carrément fascisantes de celles et de ceux qui étudient moins le mouvement communiste, les luttes des classes dominées et les révolutions populaires – y compris de plus en plus souvent la Révolution française et la Commune de Paris – qu’ils ne les combattent passionnellement, sans même avoir l’honnêteté intellectuelle d’afficher leur orientation partisane.

Il ne s’agit nullement pour nous d’exiger une hagiographie de la Révolution russe mais de permettre aux jeunes générations d’aborder l’étude du passé dialectiquement, d’en mesurer la complexité à partir des dynamiques de classes et des rapports de forces internationaux réels de l’époque, en prenant en compte tous leurs aspects ; et surtout, il faut mener cette étude sans œillères anticommunistes, sans préjugé antisoviétique et in fine, sans position de principe contre-révolutionnaire.

Contre ceux qui tentent déjà de préempter la prochaine commémoration d’Octobre 1917 sur la base d’un préjugé antibolchevique affiché, rouvrons le débat contradictoire, revenons aux faits et procédons à leur re-contextualisation. En un mot, évitons de faire de ce 100ème anniversaire d’Octobre une forme de revanche posthume pour les « Blancs » et pour tous ceux qui, à notre époque, rêvent d’un monde définitivement acquis au capitalisme, à l’intégration euro-atlantique, à la régression sociale, aux guerres impérialistes et à la fascisation politique.


*Rappelons qu’en 1966, lors de sa visite d’État à Moscou, le général De Gaulle a loyalement rappelé le rôle majeur et central que la « Russie soviétique » a joué dans leur libération de notre pays..

Les premiers signataires :

Marie-Claude Berge, professeur d’histoire ; Gwenaël Bidault, syndicaliste CGT (Sécurité sociale, 22) ; Jean-Pierre Bilski, professeur d’histoire (34) ; Pierre Boismenu, psychanalyste et philosophe : Danièle Bleitrach, sociologue (13) ;  Christiane Combe, professeur de SVT retraité (19) ; Jean-Pierre Combe, ingénieur polytechnicien (19) ; René Coucke, psychanalyste (59) ; Jean-François Dejours, professeur de philosophie, syndicaliste (59) ; Jean-Marc del Percio, docteur en sciences politiques, ancien chargé d’enseignement à l’IEP de Lyon ; Aurélien Djament, mathématicien au CNRS, syndicaliste (44) ; Bruno  Drweski, maître de Conférences HDR, Membre de l’ARAC ; Henriette Dubois, « Nelly » dans la Résistance, ancien agent de liaison des FTP de la zone Sud, chevalier de la Légion d’honneur ; Marianne Dunlop, professeur agrégé de russe ; Jean-Michel Faure, professeur émérite de sociologie, titulaire d’un doctorat 3ème cycle à l’EHSS sur l’Agriculture Russe ; Vincent Flament, militant de la solidarité internationale, 59 ;  Joëlle Fontaine, professeur d’histoire retraitée ; Benoît Foucambert, professeur d’histoire, syndicaliste (81) ; Marc-Olivier Gavois, professeur d’histoire ; Jean-Christophe Grellety, professeur de philosophie (33) ;  Jean-Pierre Guelfucci, militant syndical, fils de Résistant ; Gilda Guibert, professeur agrégé d’histoire (78) ; Jean-Pierre Hemmen, directeur de la revue théorique Etincelles, fils de Jean Hemmen, Fusillé de la Résistance, ancien militant de l’Internationale communiste et des Brigades internationales d’Espagne (80) ; Gisèle Jamet, professeur d’histoire ; Edmond Janssen, éditeur (75) ; Jean-Pierre Kahane, mathématicien ; François Kaldor, avocat honoraire ; Fadi Kassem, diplômé de Sciences po. Paris, professeur agrégé d’histoire (78) ;  Jacques Kmieciak, journaliste (62) ;  Léon Landini, ancien officier FTP-MOI, grand Mutilé de Guerre, Officier de la Légion d’honneur, Médaille de la Résistance, décoré par l’ (92) ; Guy Laval, psychiatre (75) ; Ivan Lavallée, universitaire et chercheur en informatique ; Yves Letourneur, poète, philosophe ; Thérèse Lévené, enseignante-chercheure en sciences de l’éducation, université de Lille 1, vice-présidente du CNU 70, syndiquée au Snesup ; Olivier Long, universitaire et peintre ; Antoine Manessis, fils de Résistants, historien ; Annette Mateu-Casado, anc. documentaliste, fille de combattants antifascistes espagnols ; Aymeric Monville, éditeur de livres de philosophie et d’histoire (92) ; Dominique Mutel, agrégé d’anglais (62) ; Jean-Michel Pascal, ingénieur d’études (75) ; Anna Persichini, syndicaliste CGT (Métallurgie – 06) ; Guy Poussy, conseiller honoraire du Val-de-Marne ; Pierre Pranchère, ancien maquisard FTPF de Corrèze (dite la « Petite Russie »), ancien député ; Christophe Pouzat, neurobiologiste (94),  Benoît Quennedey, historien (75) ; Marie-Noël Rio, écrivain (Allemagne) ; Hervé Sczepaniak, professeur de lettres ; Jean-Pierre Sienkiewicz, agrégé de physique, syndicaliste (24) ; Stéphane Sirot, historien du syndicalisme (59) ;  Romain Telliez, historien. Université de Paris-Sorbonne ; André Tosel, professeur émérite de philosophie à l’Université de Nice ; Yves Vargas, philosophe, fils de Résistant ; Maxime Vivas, écrivain et journaliste.

S’associent à cet appel-pétition  à l’international :  Barbara Flamand, écrivain, Bruxelles ; Domenico Losurdo, philosophe et historien, professeur émérite à l’Université d’Urbino (Italie) ; Anita Prestes, professeur à l’Université fédérale de Rio de Janeiro ; Miguel Urbano Rodrigues, anc. député portugais au Conseil de l’Europe, anc. militant antifasciste et anticolonialiste, historien du mouvement communiste

Signer en ligne l’appel pétition :

www.initiative-communiste.fr

 
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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 03:10

le patronat français et la droite pétainiste

faisait exécuter Pierre Semard

par les nazis

Résultat de recherche d'images pour "Pierre Semard"

Le 07 mars 1942, Pierre Semard tombait sous les balles des nazis à l’âge de 55 ans.

Comme le rappelle la fédération CGT des cheminots dont il étaient le secrétaire Général

[...]

Lire la suite ci-dessous sur le blog de Canaille Lerouge

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 09:40

d-20170203-GDQ86Q 2017-02-03 14:23:33

LA VOIX DU NORD

Des noms de résistants sallauminois effacés de l’espace public à Walbrzych, en Pologne ? C’est ce qui menace d’arriver. Le gouvernement polonais actuel projette en effet de débaptiser les rues et bâtiments portant le nom de militants communistes. Une censure jugée inacceptable par l’association Les Amis d’Edward Gierek, qui a lancé une pétition.

Le PiS, parti nationaliste au pouvoir en Pologne, a voté une loi, en 2016, visant à effacer de l’espace public toute référence au communisme. L’application de cette loi aurait pour effet de « débaptiser » des dizaines de rues et bâtiments publics. Or, cette censure concerne la famille Burczykowski, des Résistants originaires de Sallaumines.

A Sallaumines, une place honore la mémoire de cette famille, dont quatre membres ont été massacrés par les N azis. Et ici, pas question de toucher à la plaque ! Mais à Walbrzych, en Basse-Silésie, la rue Burczykowski est menacée d’être débaptisée. Tout comme la rue Thomas-Rabiega, qui honore la mémoire d’un syndicaliste de Montigny-en-Ostrevent.

L’association Les Amis d’Edward Gierek, qui a déjà exprimé sa colère au côté du maire de Sallaumines Christian Pedowski, a lancé une pétition pour défendre leur mémoire. «  Dans le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, ces noms symbolisent la résistance à toutes les oppressions et la vaillance de l’amitié franco-polonaise (...) Prétendre débaptiser ces rues, c’est faire offense à cette mémoire commune»

La pétition a, pour l’instant, reçu le soutien de 133 signataires, «  historiens, anciens résistants à l’occupant nazi, ouvriers, enseignants, syndicalistes, élus de la République, universitaires, fils de déportés, journalistes, retraités, militant politiques, travailleurs précaires… qui dénoncent, à travers l’exemple significatif de la ville de Walbrzych, la prétention du gouvernement polonais à revisiter l’Histoire dans un sens ultranationaliste et clérical. »

La liste des premiers signataires sera adressée à l’ambassadeur de Pologne à Paris et au consul honoraire de Pologne à Lille. 

Et la pétition continue de tourner.

Lu sur le blog "çanempechepasnicolas"

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