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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 16:51
Olivier CASSIAU

 

Publié 12/05/2018
 
11 mai 1968.  Claude Mazauric s'adresse aux étudiants en 1968 à Rouen. Photo Paris-Normandie

 

Série (3/7). Étudiants, ouvriers, hommes politiques, syndicalistes, ils ont vécu Mai 1968 de l’intérieur. Cinquante ans après, ils se souviennent avec - parfois - le recul nécessaire à l’Histoire. Aujourd’hui, la grève générale des ouvriers vus par ceux qui ont occupé les usines et défilé dans les rues.

 
«Viansson Ponté a écrit pour justifier Mai 68 que la France s’ennuyait, c’est une erreur considérable, juste une impression de mandarin parisien. Entre 1963 et 1968, la France a connu cinq ans de luttes sociales, de tensions politiques extrêmes, comme en 1963 la grève des mineurs. Nous avons organisé à Rouen une campagne de soutien et de solidarité aux mineurs. » Non vraiment non, pour Claude Mazauric, Mai 68 n’est pas arrivé par hasard, pas né d’une envie subite de casser les codes et les carcans. « Non, mai 1968 n’était pas un simple orage dans un ciel serein », assène celui qui est à l’époque professeur d’histoire moderne à l’université de Rouen et l’un des leaders de la contestation à la fac, côté profs cette fois. « Nous sommes encore dans les Trente glorieuses mais le pouvoir d’achat ne suit pas la hausse des prix. Il y a des luttes sociales depuis quatre ou cinq ans, on ne comprend pas Mai 68 si on ne comprend pas cela », martèle celui qui s’imposera comme l’un des spécialistes de la Révolution française et de Robespierre en particulier.

À 36 ans, Claude Mazauric milite depuis plus de quinze ans au Parti communiste, depuis « le 29 mai 1952 » se souvient sans souci le professeur émérite, âgé aujourd’hui de 85 ans. « Au lendemain de la venue du général Ridgway à Paris en pleine guerre de Corée. » Le général est alors accusé par les communistes d’utiliser des armes bactériologiques. Professeur au lycée Corneille avant de rejoindre l’université en 1965, il parvient même à créer une cellule du PCF au lycée Corneille, « j’en ai créé une aussi à l’université. Tous les profs n’étaient pas communistes ou de gauche, mais ceux qui l’étaient habitaient Rouen ou son agglo, étaient implantés, militaient à l’endroit où ils habitaient. » Jusqu’au combat de mai 1968.

« Une véritable marée humaine »

« Le matin du 11 mai, nous apprenons par des étudiants et des professeurs qui étaient sur place ce qui s’est passé la veille sur les barricades à Paris. » Les étudiants comme les professeurs sont effarés de la répression policière et décident d’une manifestation l’après-midi même dans les rues de Rouen. Place Foch, le professeur d’histoire moderne prend la parole au nom du SNES-UP, « l’indignation était forte, notamment chez les étudiants ».

 

13 mai 1968 Place Saint-Marc à Rouen

Manifestation au Havre en 1968.  Arrivée devant l'Hôtel de Ville.Photo Paris-Normandie

La suite de l'article avec le témoignage de Claude Mazauric :http://www.paris-normandie.fr/region/13-mai-68-les-etudiants-laissent-la-rue-aux-ouvriers-JN12979918

 

 

 
 

 

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15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 02:10
20 mai : élections présidentielles au Venezuela - Un film pour comprendre : "Histoire du Venezuela", du cinéaste belgo-venezuelien Thierry Deronne
Pour une histoire populaire du Venezuela : interview avec Thierry Deronne

11 Mai 2018 

Les élections présidentielles du Venezuela auront lieu le 20 mai. Un rendez-vous décisif pour l’avenir de l’Amérique Latine et des relations Sud-Sud. Bénéficiant d’un véritable soutien populaire, le candidat Nicolas Maduro est en train de mobiliser des dizaines de milliers de Vénézuéliens dans ses meetings de campagne. C’en est trop pour Mike Pence. Le vice-président US a qualifié ces élections de “mascarade” et demande leur report. Il menace même le Venezuela de nouvelles sanctions. Pourquoi les institutions européennes lui emboîtent-elles le pas? Pourquoi le traitement médiatique de la Révolution bolivarienne est-il calqué sur la vision des Etats-Unis qui considèrent l’Amérique latine comme leur jardin personnel? Et surtout, quelle est la réalité dans ce pays qui a multiplié les expériences créatives en faveur de l’émancipation humaine au cours des 18 dernières années? Le cinéaste belgo-vénézuélien Thierry Deronne, qui vient de concocter son nouveau film “Histoire du Venezuela”, a bien voulu répondre à nos questions.

 

Alex Anfruns : Vous êtes venu présenter votre dernier film “Histoire du Venezuela” dans votre pays d’origine, la Belgique. Avec un montage où se côtoient d’une part des images d’archive cinématographiques montrant l’envers du décor du boom du pétrole, et d’autre part des voix des figures anticolonialistes visionnaires, le spectateur est face à une expérience audiovisuelle captivante. Comment est née l’idée du film, où a-t-il été déjà projeté et quel a été l’accueil ? 

 

Thierry Deronne : Après 24 ans de vie au Venezuela, le regard pivote et plusieurs questions commencent à m’intéresser : pourquoi tout en ne ménageant jamais ses critiques vis-à-vis des fonctionnaires publics, le peuple vénézuélien ne tombe pas dans les provocations violentes ou dans le mécontentement recherché par la guerre économique, et continue à réaffirmer son soutien électoral au chavisme ? Ensuite pourquoi la droite est-elle si imperméable au dialogue, d’où vient sa rage, sa violence ? Enfin, pourquoi les européens croient-ils si facilement que le Venezuela est une dictature, pourquoi la désinformation marche-t-elle aussi bien ? A ces trois questions c’est l’Histoire qui répond le mieux.

La critique populaire ? Elle parle d’une longue histoire de résistance à l’humiliation, à la négation de la condition humaine. C’est au Venezuela qu’eurent lieu les premières rebellions d’esclaves du continent. « Ce peuple, dixit le président Guzman Blanco, est un cuir sec – frappez-le d’un côté, il se soulève de l’autre ».

La rage des opposants ? La droite vénézuélienne vit encore dans le racisme colonial, celui de ces mantuanos qui ne sortaient pas de chez eux par peur que le soleil brunisse leur peau et organisaient – déjà ! – des violences à Caracas contre l’édit du roi d’Espagne permettant aux esclaves d’acheter leur affranchissement. Ce seizième siècle refait surface dans les violences de 2017 avec les lynchages d’afrodescendants brûlés vifs par les « combattants de la liberté » chers aux médias occidentaux.

Enfin, pourquoi l’efficacité de la désinformation parmi les européens ? Parce qu’en se soumettant à la gouvernance médiatique, l’Europe s’est coupée du monde et sa peur de la nuit réveille son colonialisme, la pousse à renforcer cette muraille médiatique. L’image caricaturale des vieux machos blancs – entrepreneurs privés, putschistes ou leaders de la violence d’extrême droite qui réprimeraient les leaders sociaux comme en Colombie ou au Brésil s’ils parvenaient au pouvoir – adoubés par l’Union Européenne et ses présidents comme « opposition démocratique du Venezuela », exprime bien ce rendez-vous manqué de l’Europe avec une Amérique Latine qui était pourtant prête à parler d’avenir sur un pied d’égalité.[...]

La suite sur le site d'Investig'action ici : https://www.investigaction.net/fr/pour-une-histoire-populaire-du-venezuela/

 

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14 mai 2018 1 14 /05 /mai /2018 23:36
L’interdiction fait suite à plusieurs paragraphes dédiés aux ordres donnés par les forces de Hitler aux nationalistes ukrainiens de fusiller des enfants lors de l’occupation nazie

L’Ukraine a interdit la commercialisation sur son territoire de l’édition russe du livre Stalingrad de l’historien britannique Antony Beevor, dans le cadre d’une loi interdisant l’importation des livres au contenu anti-ukrainien, ce qui a provoqué la colère de l’auteur.[...]

La suite ci-dessous :

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14 mai 2018 1 14 /05 /mai /2018 06:23

Cet article est reposté depuis Réveil Communiste.

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8 mai 2018 2 08 /05 /mai /2018 16:22
8 Mai 1945 - Les unes des journaux célèbrent la victoire contre le nazisme
8 Mai 1945 - Les unes des journaux célèbrent la victoire contre le nazisme8 Mai 1945 - Les unes des journaux célèbrent la victoire contre le nazisme
8 Mai 1945 - Les unes des journaux célèbrent la victoire contre le nazisme8 Mai 1945 - Les unes des journaux célèbrent la victoire contre le nazisme8 Mai 1945 - Les unes des journaux célèbrent la victoire contre le nazisme
8 Mai 1945 - Les unes des journaux célèbrent la victoire contre le nazisme8 Mai 1945 - Les unes des journaux célèbrent la victoire contre le nazisme8 Mai 1945 - Les unes des journaux célèbrent la victoire contre le nazisme
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7 mai 2018 1 07 /05 /mai /2018 15:03

Source : The Intercept, Jon Schwartz, 29-07-2017

 

Photo : KNS/AFP/Getty Images

Les medians sont maintenant plein de gros titres sur l’essai des missiles nord-coréens de vendredi, qui a démontré que ses ICBM (missiles balistiques intercontinentaux) peuvent atteindre le continent américain. Ce qui n’est mentionné dans aucun de ces articles est la façon dont nous en sommes arrivés là – en particulier, ce que Dan Coats, chef du renseignement national du président Donald Trump, a expliqué la semaine dernière au Forum sur la sécurité à Aspen.

Le dictateur nord-coréen de 33 ans, Kim Jong-un, n’est pas fou, a dit Coats. En fait, il a « une certaine justification rationnelle à l’appui de ses actions » en ce qui concerne les armes nucléaires du pays. L’aspect rationnel est la façon dont les États-Unis ont démontré que la Corée du Nord doit les garder pour assurer « la survie de son régime, la survie de son pays ».

Kim, selon Coats, « a observé, je pense, ce qui s’est passé dans le monde entier par rapport aux pays qui possèdent des capacités nucléaires et l’effet de levier qu’ils ont et a vu que le fait d’avoir la carte nucléaire dans sa poche permet d’avoir une grande capacité de dissuasion ». En particulier, « Les leçons que nous avons tirées de l’abandon par la Libye de ses armes nucléaires… est, malheureusement : si vous aviez des armes nucléaires, ne les abandonnez jamais. Si vous ne les avez pas, procurez-les-vous. »[...]

La suite en cliquant ci-dessous :

Source Wikipédia - Extrait - Rappel historique - https://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_nucl%C3%A9aire_de_la_Libye

Le programme nucléaire de la Libye est lancé par Mouammar Kadhafi le 5 mai 1975, lors de la signature d'un accord de coopération avec l'URSS pour construire le Centre de Recherche Nucléaire de Tadjourah (CNRT) et l'équiper d'un réacteur nucléaire de recherche de 10 mégawatts.

En décembre 1977, l'URSS signe un nouvel accord pour la construction d'une centrale nucléaire, munie de 2 réacteurs à eau pressurisée de type VVER-440, d'une puissance de 440 Mégawatts chacun, sur la côte méditerranéenne de la Libye.

En avril 1981, l'URSS livre un premier chargement de 11,5 kg d'uranium hautement enrichi pour alimenter le réacteur du CNRT. En août, il devient opérationnel. Le CNRT aurait hébergé des activités de conversion et d'enrichissement de l'uranium, et de retraitement du combustible nucléaire pour en séparer le plutonium1.

Entre 1978 et 2002, au moins 2263 tonnes de concentrés d'uranium (non enrichi) importés de différents sources sont stockés dans des entrepôts militaires à proximité de la ville de Sebha (ville).

La Libye a reçu de l'uranium enrichi du Pakistan en 1985, 2000 et 2001 pour son programme nucléaire, et elle a pu séparer quelques grammes de plutonium2.

En décembre 2003, Kadhafi abandonne son programme de développement d'armes nucléaires, ce qui améliore les relations de la Libye avec l'Europe et les États-Unis. Selon Kadhafi, la Libye était alors sur le point de fabriquer la bombe nucléaire3.

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5 mai 2018 6 05 /05 /mai /2018 07:02

Écrit par le_Pardem  le 4 mai 2018

 

 

 

Sarkozy, Hollande, Macron, quelle magnifique continuité dans la destruction programmée de la Sécurité sociale ! Toujours zélés pour obéir aux injonctions et appelées recommandations de l’Union européenne, les gouvernements français appauvrissent la Sécu, la font pourrir de l’intérieur, réduisent son financement, pour mieux la décrédibiliser, et, progressivement, lui substituer un système privé à « l’américaine ».

N’oublions pas que les néolibéraux n’abandonnent jamais leurs objectifs. Même s’ils doivent y mettre le temps, ils parviennent à leurs buts pour faire entrer dans le marché ce qui leur a jusqu’alors échappé. Ils ont mis à cet effet un arsenal de guerre que constitue l’Union européenne et ses régiments de directives et traités. La fin des services publics, par leur « adaptation » dictée par l’ouverture à la concurrence inclut la Sécu « à la française », amortisseur social essentiel des crises générées par le capitalisme, notamment dans sa forme néolibérale. Dégommer le système de mutualisation par lequel chacun reçoit selon ses besoins et cotise selon ses moyens est un impératif pour le néolibéralisme. Cela vise à affaiblir toujours plus le salariat et, de surcroît, à supprimer un modèle social qui fait tache dans le paysage de la concurrence mondialisée. Baisser le « coût du travail » passe par la diminution des cotisations sociales obligatoires. Tous les coups sont bons ! Introduire des exceptions (comme la diminution du taux de cotisations patronales sur les bas salaires et désormais le taux des cotisations salariales) tout en menant une guerre idéologique sans merci, en hurlant au « trou de la Sécu ». L’introduction de la CSG par Rocard fit entrer le loup dans la bergerie. La possibilité de passer de la cotisation sur le salaire à l’impôt a fait son chemin dans les faits comme dans les têtes.

Retour sur la création de la Sécu, son financement par les cotisations et son rôle irremplaçable dans notre vie quotidienne, dont le meurtre prémédité est déguisé en suicide moderne par les néolibéraux et leurs agents !        

 

Les cotisations sociales : clé de voûte de la Sécurité sociale

Les mécanismes d’organisation et de fonctionnement de la Sécurité sociale, mis au point juste après 1945, ont permis à cette véritable institution démocratique Sécurité socialede résister plus de soixante-dix ans aux attaques incessantes de ses ennemis « institutionnels » que sont :

  • le patronat,
  • les assurances
  • l’Union européenne
  • les gouvernements lorsque ceux-ci sont sous l’influence du patronat (presque tous !)
  • sans oublier leurs vassaux dont les médias et certains syndicats.

Il n’est pas ici question de décrire par le menu les différents mécanismes de fonctionnement de la Sécurité sociale ni celles des attaques qu’elle a subies depuis sa naissance. Les statuts et des ouvrages d’auteurs au fait de cette question sont disponibles pour cela [1, 2, 3]. Pour comprendre le lien entre baisse des « charges » comme ils disent et augmentation de la CSG, il suffit de savoir que la pierre de voûte de la Sécurité sociale, c’est son financement par les cotisations sociales. Or si elles doivent à la loi d’avoir été imposées aux employeurs, celles-ci étaient initialement gérées par les salariés pour tenir les gouvernements successifs et le patronat en dehors de sa gestion.

[...]

Lire la suite sur le site du Pardem : http://www.pardem.org/analyses/le-social/836-plus-de-csg-moins-de-cotisations-secu-ko

 

   

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 22:40
A la mémoire de Boualem Khalfa
mardi 1er mai 2018
par  Alger républicain

 

A Alger : Le 1er mai, quatre morts et plusieurs blessés à la manifestation patriotique organisée par le Parti du Peuple Algérien (PPA).

Ahmed Bouda, un des dirigeants du PPA à l’époque, raconte :

« Nous avons réparti les militants en trois groupes :

  • Groupe de Belcourt et des environs, rendez-vous Place du Gouvernement (place des Martyrs) ;
  • Groupe de la Casbah, rendez-vous à Sidi Abderrahmane ;
  • Groupe El Biar–Birkhadem, rendez-vous devant la prison de Serkadji ;

Les groupes devaient prendre le départ à 17 heures et converger vers la rue d’Isly (…).

Ordre formel avait été donné aux militants de ne porter aucune arme, même blanche, mais de se munir de la carte d’identité. Ils scandaient les mots d’ordre du parti (…) et marchaient pacifiquement, drapeau déployé en tête du cortège.

Dans la Grande Aventure d’Alger républicain, on peut lire les souvenirs de Boualem Khalfa, alors militant du PPA qui sera plus tard directeur d’Alger républicain et membre de la direction centrale du Parti communiste algérien (PCA) :

« Dans l’après-midi du 1er mai, il participe avec ses amis du PPA à la manifestation organisée à Alger. Sous la couverture des Amis du Manifeste, le PPA a appelé ses membres et sympathisants à défiler indépendamment de la CGT. Khalfa fait partie du cortège qui, de la Basse-Casbah, doit en fin de parcours rejoindre la Grande-Poste celui de la CGT. Les consignes données sont très strictes : pas d’armes, « pas même une épingle » ont formellement recommandé les dirigeants pour éviter toute provocation. Les mots d’ordre lancés sont précis et peu nombreux. L’un d’eux proclame « Liberté pour tous » et un autre, qui revient très souvent, demande la libération des détenus politiques et notamment celle de Messali Hadj. Au cours de la manifestation tout à coup, de façon plus ou moins spontanée, un cri libérateur, scandé bientôt par la foule tout entière : « Yahia el Istiqlal ! » (Vive l’Indépendance) et, soudain au-dessus des têtes, le drapeau algérien interdit est brandi.

Dans la rue d’Isly (Larbi Ben M’Hidi), à la hauteur du Casino, tout près du siège de la XXe Région militaire, les forces de l’ordre barrent la route au cortège. Et, brusquement, sans semonces, les policiers ouvrent le feu. Les pavés se tachent de sang. Un des responsables de la daira (district) du PPA, Mohamed Belhaffaf, est tué par l’une des premières rafales. Trois militants, Abdelkader Ziar, Mohamed Laïmèche, et Ahmed Boughmalah sont eux aussi mortellement touchés. Sept autres, emportés par des amis, ne survivront pas à leurs blessures. Des dizaines d’hommes ensanglantés, soutenus par des manifestants valides, tentent de trouver refuge dans les couloirs et sous les portes cochères des immeubles avoisinants. Boualem Khalfa, dans le groupe de tête a vécu tout cela et il ne pourra pas l’oublier. »

Dans la foule descendue de la Casbah, il y avait le jeune Taleb Abderrahmane, 15 ans, qui deviendra, en 1956, le chimiste de l’ALN. Il fabriquera les bombes qu’utilisera la Zone Autonome en riposte aux attentats perpétrés sous les ordres du gouvernement français de Guy Mollet avec son ministre résident, Robert Lacoste. Condamné trois fois à mort, Taleb Abderrahmane a la tête tranchée, le 24 avril 1958, à la prison de Serkadji.

Mohamed Rebah

Auteur de Taleb Abderrahmane guillotiné le 24 avril 1958. Editions APIC. Alger, avril 2013.

 

Kateb Yacine, Henri Alleg et Boualem Khalfa

 

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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 09:33
Mai 68 : Une exposition à dieppe
Parce que « Mai 68, ce n’était pas qu’à Paris », rappelait récemment le député communiste et ancien maire de Dieppe Sébastien Jumel, à l’occasion du vernissage de l’exposition « Mai 1968 - Mai 2018 » organisée dans la ville. Une vingtaine de panneaux abrités dans le hall de la mairie, réalisés avec le concours de l’Institut d’histoire sociale (IHS) CGT seinomarin.
Au-delà des pavés parisiens et des coups d’éclats étudiants célébrés par la mémoire collective, l’exposition revient plutôt sur les mouvements ouvriers qui ont secoué la région et plus particulièrement la ville de Dieppe, qui abritait encore de nombreux cheminots et dockers. Les grèves furent nombreuses dans les entreprises de l’époque : Vendeuvre (tracteurs et chariots élévateurs), huileries Robbe, les chantiers de la Manche, ou encore Rhone-Poulenc, etc.
 
Pratique
« Mai 1968 - Mai 2018 », dans le hall de la mairie de Dieppe à partir du 1er mai. Informations pratiques : www.dieppe.fr.
 
Vu sur le site de Paris-Normandie
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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 15:22
lundi 26 mars 2018

Co-animateur du Réseau Éducation Populaire (REP). Co-auteur de : Néolibéralisme et crise de la dette ; Contre les prédateurs de la santé ; Retraites, l'alternative cachée ; Laïcité: plus de liberté pour tous ; Penser la République sociale pour le 21e siècle ; Pour en finir avec le "trou de la Sécu", repenser la protection sociale du 21e siècle.
 
"Robespierre et la République sociale" par Albert Mathiez
 

 

Ce livre édité par les Editions critiques (20 euros) est en fait écrit par le grand historien Albert Mathiez (1874-1932), fondateur de la Société d’Etudes robespierristes. Il est préfacé par Yannick Bosc et Florence Gauthier, tous deux maîtres de conférences, spécialistes de la Révolution française.

Malgré ses 368 pages, je l’ai lu rapidement en deux fois tant il remet les pendules à l’heure. Car après la chute de Robespierre, ce sont les thermidoriens qui ont donné le ton d’une histoire à charge contre Robespierre. Mais sans études historiques suffisantes ! Comme souvent, beaucoup d’écrits sont des ouvrages de propagande anti-Robespierre. Il a fallu attendre le grand Jaurès qui dans son Histoire de la Révolution française a étudié à partir des sources existantes pour remettre l’histoire de Robespierre dans le chemin de la raison historique. Puis vient le grand Mathiez pour étudier alors d’autres sources pour mieux comprendre encore cette période.

Pour tous ceux qui travaillent sur les conditions de la révolution, sur les conditions d’une transformation sociale et politique, les écrits de Mathiez et ce livre en particulier sont importants. Mathiez a été jusqu’à faire, dans un autre ouvrage publié par le même éditeur, un parallèle entre les révolutions française et russe, estimant que la seconde a tenu compte des erreurs réalisées dans la première. Comme il est nécessaire que nous tenions compte des erreurs de cette deuxième pour la prochaine…

Ce qui est fascinant dans ce livre, c’est le contre-pied du discours de l’auteur – appuyé sur des sources partout présentes tout au long du livre – par rapport à la doxa propagandiste et falsifiée des historiens bourgeois préférant les intérêts de leur classe à la vérité historique.

On  a droit d’abord dans les premiers chapitres à une synthèse de l’histoire même de cette Révolution. Puis viennent des chapitres passionnants comme celui intitulé “La terreur, instrument de la politique sociale des robespierristes” ceux consacrés aux 8 et 9 thermidor où on a l’impression de revivre l’histoire heure par heure, tellement Mathiez montre sa capacité d’avoir un discours holistique quoique chronologique de ces deux jours. Il montre clairement les erreurs réalisées par Robespierre et les raisons des divisions dans les Comités de gouvernement. Il montre bien aussi le rapport qu’entretient Robespierre avec la démocratie et la souveraineté populaire.

Bien que nous ayons trouvé le chapitre sur le culte de l’Etre suprême très intéressant, bourré de renvois aux sources, nous ne suivrons pas jusqu’au bout Albert Mathiez sur ce sujet.

Mais une chose est sûre : vous devez lire ce livre. Et alors, quel beau débat nous pourrions avoir en réunion publique ! Nous attendons vos avis…

Source :http://www.gaucherepublicaine.org/a-lire-a-voir-a-ecouter/robespierre-et-la-republique-sociale-par-albert-mathiez/7401358

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