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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 14:21

DÉMANTÈLEMENT STOPPÉ

Par CGT le lundi 8 juin 2015, 14:10 - Lien permanent sur le blog de la CGT-Goodyear.

La justice ordonne l'arrêt immédiat du démantèlement...

La CGT à force de pousser et de dénoncer le non respect de l'accord de fin de conflit, a obtenu par la justice l'arrêt immédiat du démantèlement de l'activité agricole pour un minimum de 3 mois !!!

Goodyear est même condamné à verser des dommages et intérêts....

Goodyear et la préfecture sont déboutés, le juge rappelle l'obligation de respecter l'article 11 de l'accord fin de conflit et de laisser le temps de finaliser le projet scop Amiens Nord !!!!

Une ÉNORME victoire, le fruit d'un travail acharné pour le respect de nos droits et surtout la mise en œuvre d'un projet qui a attiré l'attention de la justice qui elle croit comme nous a un avenir industriel au lieu d'une friche....

Quel revers pour ceux qui nous voyaient morts et enterrés !!!!

Nous venons d'infliger à Goodyear un de ses plus gros revers....

Les responsables, qui jeudi dernier, laissaient entendre que le jugement condamnerait définitivement tout projet de redémarrage, viennent de se prendre une claque énorme !!!

Voilà qui va redonner un peu de baume au cœur aux salariés qui subissent depuis des mois un acharnement inouï .....

Goodyear n'a pas tous les droits, le juge vient de dire que l'accord n'est pas appliqué que l'article 11 s'applique, nous n'avons cessé de le dire !!!

Nous en ferons de même pour tous les autres sujets, le congé de reclassement là aussi, Goodyear viole l'accord et le PSE, la punition sera la même !!!!

Jamais nous ne vous laisserons tomber peu importe les menaces et autres complots anti CGT même si il ne reste qu'un seul salarié qui y croit à nos côtés nous nous battrons sans limite !!!

Une telle attitude mérite de tels jugements, le juge indique minimum 3 mois, le mot minimum est hyper important ....

Ce jeudi nous avons rdv avec le responsable des Scop Nord Pas de calais Picardie nous allons bosser comme depuis le début, la justice reconnaît que notre projet mérite une vraie réflexion et non pas comme l'a fait Goodyear un balayage en moins de 24 heures !!!!

Cette victoire est la vôtre, elle fait votre fierté, de constater que tout n'est pas permis, que même quand on a des milliards et la haine on doit respecter les engagements ...

Ce jugement va dérouter totalement le groupe Goodyear, ses plans sont mis à mal, voilà qui nous donne beaucoup de joie, voir Goodyear condamné : c'est un énorme plaisir, cette direction qui depuis des mois est arrogante !!!!

Dire que le nouveau DRS s'amusait à nous dire en réunion ..."moi je n'ai jamais perdu contre la CGT et RILOV"....

Voilà c'est fait le compteur est débloqué, lui qui n'avait comme but que de se gargariser de n'avoir jamais perdu, cette fois ci la claque est lourde et ce n'est qu'une première.....

Nous avons depuis quelques jours récupérer le rapport des inspectrices, celui ci met en cause nominativement des responsables du site et du groupe, rien ne se perd le vent tourne et il va encore tourner !!!

Nous avons promis de ne rien lâcher et ce malgré des attaques terribles à vivre ces derniers mois, mais cela nous renforce dans l'idée que nous avons raison et que cette haine n'est pas liée au hasard nous gênons plus que jamais et nous allons donc redoubler de travail.....

Putain, ça fait du bien de voir un tel jugement, l'état lui aussi en prend une bonne au passage, le secrétaire de la préfecture qui était venu plaider pour Goodyear lui aussi ramasse méchamment, ils auront à répondre aussi sur la revitalisation : où sont les 6 millions d'euros promis et annoncés ?

Nous ne plierons pas, justice sera rendue, ceux qui ont décidé de nous faire la peau vont encore se dire mais comment doit on faire pour être débarrassé de cette CGT qui nous les casse...

Et bien, c'est simple, comme nous ne cessons de la dire, si Goodyear respecte ses engagements nous n'aurons pas à être aussi combatifs, la bataille n'est que le juste retour d'une attaque non stop de haineux qui veulent détruire encore plus les ex Goodyear Amiens Nord ....

Ce n'est pas parce que nous avons été licencié que nous ne pouvons plus agir, le tribunal administratif est déjà saisi, décidément cette direction ne comprendra jamais rien à rien !!!!

Nous allons demander en urgence des réunions pour s'assurer que l'ordonnance est bien appliquée à la lettre ...

Nous avons eu raison de croire à un projet et nous le porterons à son terme, Goodyear content ou pas, devra nous céder notre usine !!!!

À suivre ....

Le seul combat que l'on est que de perdre et celui que l'on ne même jamais .... A méditer !!!!

la CGT Goodyear

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:50
Appel des scientifiques à soutenir le projet de SCOP d’Amiens Nord
 

Les salariés de GOODYEAR Amiens Nord ont élaboré un projet de SCOP (Société Coopérative de Production) afin de relancer la production de pneus dans leur usine fermée depuis plus d'un an. Dans cette démarche portée par près de 400 anciens employés du site, les ouvriers se sont rapprochés de scientifiques et d’ingénieurs pour élaborer un plan industriel particulièrement innovant. Cette coopération inédite permet de faire la démonstration que la reprise d'une production de pneumatiques à Amiens Nord est économiquement efficace, industriellement nécessaire et socialement créatrice de centaines d'emplois.

Ce projet met également en évidence l’intérêt de mettre en relation le monde de la recherche académique et celui de l’industrie, relation qui existe par ailleurs dans la création de start-ups et dans les coopérations industrielles des laboratoires de recherche. Nous, scientifiques, sommes convaincus que politique de recherche ambitieuse et politique de développement industriel de notre pays doivent aller de pair. Cependant, malgré une forte mobilisation de la communauté universitaire pour l’emploi scientifique ces dernières années, notamment autour du Comité National de la Recherche Scientifique, de Sciences en Marche et des organisations syndicales, la recherche académique est en danger. En particulier, le nombre d’emplois statutaires proposés aux concours, que ce soit dans les universités ou dans les organismes de recherche ne cesse de décroître. Ceci conduit à sacrifier toute une génération de jeunes scientifiques.

Que ce soit dans le contexte de GOODYEAR ou de l’emploi scientifique, le gouvernement nie l’acuité des problèmes et refuse toute discussion de fond. Dans ces conditions, à l’exemple de la SCOP GOODYEAR, nous pensons que les scientifiques doivent aussi s’engager dans l’aide à la mise en place et la coopération avec des structures industrielles socialement innovantes telles que les  SCOP.

C’est pourquoi, nous exprimons notre soutien au projet de SCOP d’Amiens Nord et exigeons des pouvoirs publics tout à la fois un accord  au démarrage de ce projet et un plan pluri-annuel pour l’emploi scientifique.


Site de signature en ligne (depuis le 9/6/15):
http://www.urgence-emploi-scientifique.org/limesurvey/index.php/survey/index/sid/921519/


Signataires (mise à jour le 14/6/15 à 22h20)

Alam, Thomas, CERAPS, Université de Lille, SNESUP-FSU, Sciences en marche
Allain, Damien, CNRS, SGEN-CFDT Recherche EPST
ALLOUCH, Annabelle, Mcf UPJV
AMBROISE, Bruno, CNRS
Arabi, Samir, Chercheur retraité
Auffray-Seguette, Marie, Institut Catholique de Paris
AUZET, Anne-Véronique, Université de Strasbourg, SNESUP-FSU
Baillieux, Nicolas, secteur industrie
Bajard, Flora, Toulouse 1- LaSSP
Barthélémy, Michel, CNRS
Bassino, Frédérique, LIPN, Université Paris 13, Coordinatrice du C3N, Présidente de la Section 6 du Comité national
bayard, jean-michel, scop
Becker-Quignion, Evelyne, CGT
Benyahia, Yssam, Cgt Goodyear Amiens Nord
Bonnarel, François, UMR Observatoire astronomique de Strasbourg CNRS, Conseil scientifique du CNRS, SNTRS-CGT
bonningue, corine, université Toulouse 3, CA de l'université, SNESUP
Borgne, Stéphane, Informaticien
Bory, Anne Université Lille 1 clerse
briere, jerome ex goodyear
BRUCKER, Jean-Luc, SES CGT - Université de Strasbourg, Membre du Conseil d'Administration de l'Université de Strasbourg
Bugler, beatrix, CNRS
Büttgen, Philippe, Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne, Conférence des Présidents du Comité national
cagnard, thierry, ancien good year amiens nord qui a retrouvé du travail
caron, emmanuel, ancien good year
CAUUET, Béatrice, CNRS
Caveng, Rémy, UPJV
ceccaldi, jean, chômeur
Chaintreuil, Sylviane, Ingenieure CNRS
Charpentier, Isabelle, Université de Picardie - Jules Verne / CURAPP-ESS
Chatenay, Didier, CNRS, CNU28, SNTRS-CGT
Chaudret, Bruno, CNRS
chaudret, mireille, retraitée
chevrier, thomas, educateur
CHRISTOFOL, Hervé, Snesup-FSU
Clopeau, Georges-Henri, prof de math retraité
closson daniel, retraité
Costamagno, Sandrine, CNRS, FSU-SNCS
couillard, jacques, cgt, ancien conseiller prud'homale
courzal, daniel, CHSCT hopital de st nazaire
Crétois, Pierre, Université de Tours
Crunel, Bérénice, LaSSP/ IEP de Toulouse
cuyle, stephan, invalidite ex salarie godyear
daboval, jacky, logistique
de gracia, guillaume, chercheur indépendant
Delcroix, Catherine, universite de strasbourg, conseil scientifique du cnrs, snesup
DELPOUX, Christophe, CGT
devillers, marc, cgt
DJUKIC, Jean-Pierre, CNRS, CSINC
Dosso, François, mineurs CFDT
Duchesne, Sophie, CNRS, Comité technique du CNRS, SNTRS-CGT
DUFRENOY, PATRICK, GOODYEAR
Emmanuel, François ministre
Fau, Pierre, UPS Toulouse III
Fieux, Etienne, Université
Flores, Artemisa, Université Paris 8, CRESPPA-CSU-CNRS
Fouqueré, Christophe, Université Paris 13
Gaffet, Herve, Chomeur
GARDES, Philippe, TRACES - Univ. de Toulouse II
gayral, françoise, Snesup
GEAY, Bertrand, Université de Picadie
GENSANE, Bernard, Université (retraité), SNESUP
Gilbert, Thierry, Inserm
gombaud-saintonge, pascal, ex-salarié goodyear
Grenouillet, Corinne, Université de Strasbourg, Faculté des Lettres
Grosman, Annie, Université Pierre et Marie Curie
guelfucci, jean pierre, enseignant chercheur retraité, Snesup, PCF
Guilbaud, Fabrice, Université de Picardie Jules Verne, Amiens, Membre élu du Conseil Scientifique de l'UPJV, Snesup-FSU
Gutnic, Michaël, Université de Strabourg, Comité national du CNRS, SNESUP, co-secrétaire de la section locale
Heurtin, Jean-Philippe, Université de Strasbourg
JAUBERTIE, Patrick, CGT
Jedlicki, Fanny, université du Havre, snesup, ases (association des sociologues du supérieur)
junger, david, ingénieur - entrepreneur
Kelley Joseph Goodyear
Khamlichi, Amine, CNRS, SNCS
KORDE, Jean-Claude, GERANT
Lacroix-Riz, Annie, Paris 7
LAGARIN, Emmanuelle, Secteur industriel
Lagrange, Dominique, INSERM
Lambert, Xavier, LARA/SEPPIA
Lassalle, Solange, retraitée
launay fabienne auxiliaire de vie
Laurens, Sylvain, Maître de conférences EHESS
lecat, sandra, CNRS, CFVU Université de Strasbourg, SNTRS-CGT, Sciences en Marche
leclercq, patrice, ancien elus goodyear amiens
Leichtnam, Eric, CNRS
Lepetit, Christine, CNRS
Lizé, Wenceslas, Université de Potiers, SNESUP
Lomba, Cédric, CNRS, FSU-SNCS
MAILLARD, Pascal, Université de Strasbourg, SNESUP-FSU, Secrétaire national
MARLIERE, Philippe, UCL
MARQUANT, Ludovic, technicien
Mas-Bellissent, Christine, Université Toulouse I Capitole (IUT de Rodez)
Mathé, Catherine, Université Toulouse
MAUGER, Gérard, CNRS
Mazet, Olivier, Université de Toulouse
MILLET, Pierre-Alain, INSA Lyon (DISP), SNESUP
MOENECLAEY, Vincent, Université Versailles - St Quentin
MONFORT, Patrick, Directeur de recherche au CNRS, Secrétaire général, SNCS-FSU, Administrateur du CNRS
Montagne, sabine, CNRS
moreira estelle conjointe d un ex goodyear
MORVAN, Gilles, CNRS, CGT
Muller, Fabienne, Université de Strasbourg
Muller, Séverin, Université Lille 1
O'Miel, Julien, Attaché temporaire d'enseignement et de recherche en science politique (CERAPS/Université de Lille), Membre du bureau de l'association nationale des candidats aux métiers de la science politique (ANCMSP)
OCHANDO, EMILE, LIBRAIRE
Ouhayoun, Juliette, SNES
PARMENTIER, Yves, ingénieur CNRS - retraité
Pasquali, Paul, CNRS
Paye, Simon, Université de Lorraine
payen, gerald, goodyeard
Peaucelle, Dimitri, CNRS, Conseil scientifique du CNRS, SNCS-FSU
PECHMEJA, Pascal, Dirigeant de TPE
PENISSAT, Etienne, CNRS, SNCS-FSU
pernes, jean-robert, ex-goodyear
Pfefferkorn, Roland, Université de Strasbourg, Institut du Genre/CNRS, Snesup
Pinto, Louis, CNRS
Pochic, Sophie, CNRS, FSU-SNCS
Policar, Alain, Snesup
Pommier Régis Good year
potocnjak, jorge, adhérent EELV
Potriquet, bernard, retraité de l'industrie automobile
Prévot-Carpentier, Muriel, Université Paris Ouest Nanterre La Défense
profizi, monique, citoyenne
PUGNET, Michel, Université (retraité)
quignon, stephanie, caissière vendeuse, stokomanie
Quijoux, Maxime, CNRS
Rastegar, Ali, Se-Unsa, Enseignant certifié retraité de sciences physiques et chimiques
Rey Siol, Claudette, Education Nationale
roger, muriel, CEA Saclay
Sablayrolles, Robert, Professeur émérite d'archéologie romaine, Université Toulouse - Jaena Jaurès
sallé, david, recherche d emploi
sannier, gregory, ancien salarié  
SEVILLA, Ariel, Université de Reims
Siblot, Yasmine, Université Paris 8
Siol, Jean, Education Nationale
soissons, juliette, curapp-ess
Soler, Nicolas, Université de Lorraine, Sciences en marche
Steinmetz, Daniel, CNRS, SNTRS-CGT
swinnen, colette, INRAP (archéologie)
tanguy, jacques, retraité éducation nationale
Trautmann, Alain, Institut Cochin, CNRS/INSERM
Uttenweiler, Sandrine, CNRS
Vaillant, Jean-Michel, FSU
Valibouze, Annick, PR Univ. Paris 6, UPMC, SNESUP-FSU, Membre du CNU, section 27
Vannier, Patricia, CNRS
VERNHES ARABI, JEANINE, Gestionnaire (à la retraite) unité de recherche en histoire-FRAMESPA
Viville, Daniel, CNRS
walker, katia, MCF IUT "A" université Paul Sabatier, ToulouseIII SNESUP FSU
WILLM, Nicolas, Parti de Gauche

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 02:51
Rattrapée par la Grèce, Wall Street finit la semaine par une baisse


New York - Wall Street a conclu vendredi la semaine par une baisse, négligeant de bons chiffres pour suivre le net déclin de ses homologues européennes, reprises par le pessimisme concernant la Grèce: le Dow Jones a cédé 0,78% et le Nasdaq 0,62%.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a perdu 140,53 points à 17.898,84 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 31,41 points à 5.051,10 points.

L'indice élargi S&P 500, jugé le plus représentatif par de nombreux investisseurs, a reculé de 0,70% à 2.094,11 points.

Wall Street est revenue sur sa hausse des deux précédentes séances, dans la foulée de places européennes plombées par la Grèce face au blocage des négociations sur la dette du pays, ont résumé les analystes de la maison de courtage Charles Schwab.

La Grèce s'apprête à faire samedi de nouvelles propositions de réformes à ses créanciers, mais les marchés sont de plus en plus inquiets après avoir appris que la zone euro avait discuté de la possibilité d'un défaut du pays, jusqu'ici sujet tabou, si la situation empêche Athènes, à court d'argent, de rembourser le Fonds monétaire international (FMI) à la fin du mois.
L'évocation de ce scénario a fait chuter la Bourse d'Athènes, qui a perdu près de 6% vendredi, au lendemain d'une hausse de plus de 8%. L'indice Eurostoxx 50, représentatif de l'évolution des places européennes, a cédé près de 1,5%.
Même si Wall Street a subi ce mouvement international, elle a enregistré une réaction moins violente à ces actualités qui provoquent, comme on peut s'y attendre, beaucoup plus d'instabilité en Europe, car les conséquences d'une sortie de la Grèce de la zone euro y seraient plus sensibles, a nuancé Jack Ablin, de BMO Private Bank.

De plus, même si l'actualité grecque est très négative dans le sens où l'on ne semble pas sortir de l'impasse (...) elle constitue surtout un prétexte pour des investisseurs désireux de passer à la vente, selon Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.

Il estimait que d'autres facteurs étaient à l'oeuvre, dont la frilosité des marchés à l'approche de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, mardi et mercredi.
[ ...]


(©AFP / 12 juin 2015 22h32)

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 17:38
Grèce: vers le défaut?

Par sur le blog Russeurope  · 12 juin 2015

L’Eurogroupe serait-il en train de se faire à l’idée de la possibilité d’un défaut grec ? Des informations, en provenance de Reuters[1], semblent le confirmer. Une réunion d’expert qui s’est tenu à Bratislava le jeudi 11 juin aurait pour la première fois explicitement évoqué la possibilité que, faute d’un accord, la Grèce puisse faire défaut. Ces informations confirment aussi que même si certains gouvernements ont travaillé depuis plusieurs mois sur cette hypothèse, c’est la première fois que l’Eurogroupe a abordé cette question.

Les conséquences d’un défaut.

Un défaut de la part de la Grèce impliquerait non seulement la dévalorisation radicale des créances grecques détenues à titre bilatéral par différents Etats de la zone Euro ou détenues par le MES, mais aussi l’impossibilité d’user de ces titres comme collatéral dans le cadre du mécanisme d’aide d’urgence à la liquidité (ELA) mis sur pied par la Banque Centrale Européenne. Le défaut entraînerait la suspension immédiate de l’ELA et obligerait le gouvernement grec à user d’instruments monétaires constituant une proto-monnaie, instruments qui en quelques semaines deviendraient une monnaie alternative. Notons que, dans ce scénario le gouvernement grec est obligé de créer ces instruments et qu’il peut prétendre que c’est contraint et forcé par l’attitude de la BCE qu’il le fait. Ouvertement, le gouvernement grec pourrait continuer à prétendre qu’il entend rester au sein de la zone Euro, tout en mettant sur pied le processus qui dans les faits aboutira à la recréation de la Drachme. Le gouvernement grec pourrait continuer à prétendre qu’il n’a pas voulu ce défaut et cette sortie de l’Euro, tout en préparant à encaisser les bénéfices de ces événements. Et ces bénéfices sont bien plus importants que ce que l’on pense et que l’on dit.

Les bénéfices d’un défaut.

Les conséquences de ce défaut seraient nettement plus importantes sur les partenaires de la Grèce que pour la Grèce elle-même. Des sommes importantes sont sorties de Grèce depuis le mois de février. On estime qu’il y a aujourd’hui plus de 30 milliards d’euros qui sont sortis depuis le mois de février et qui sont détenus par des acteurs grecs sur des comptes à l’étranger. Une fois la Drachme créée, ces sommes reviendrait en Grèce, et compte tenu de la dépréciation de la Drachme par rapport à l’Euro, les acteurs (entreprises et ménages) qui ont fait sortir ces liquidités gagneraient en pouvoir d’achat en Grèce. On peut penser que le gouvernement grec pourrait alors établir un contrôle des changes et prélever une faible taxe (5%) sur ces retours, ce qui permettrait aux ménages et entreprises de légaliser une partie de leurs avoirs, tout en donnant un gouvernement grec des moyens financiers supplémentaires pour compenser la partie de la population qui n’a pu faire sortir des liquidités. Ce « retour » de l’argent détenu à l’extérieur pourrait bien être l’équivalent de ce que le gouvernement grec a demandé à l’Union européenne, soit un plan d’investissement. Compte tenu de l’amélioration de la compétitivité des exportations grecques du fait de la dépréciation de la Drachme, l’effet positif de ce mécanisme pourrait bien être important.

Bien entendu, la Grèce devra faire face à un choc d’inflation importé. Mais, pour une dépréciation de 30% de la Drachme par rapport à l’Euro, ce choc ne devrait pas excéder le 6% à 8% la première année, et certainement moins (4% à 6%) la seconde année. Par contre, les effets positifs sur l’économie (et sur le secteur touristique en particulier) pourraient être très importants.

Le coût d’un défaut pour les partenaires de la Grèce.

Pour les partenaires de la Grèce, par contre, non seulement faudra-t-il gérer les conséquences économique d’un défaut (ce qui impliquera une nouvelle action de la BCE) mais ce sont surtout les conséquences financières et politiques qui poseront problèmes. D’un point de vue strictement financier, la réalité d’un défaut dans la zone Euro lancera un mouvement spéculatif et l’on cherchera à deviner quel sera le prochain pays qui sera le « maillon faible ». D’ores et déjà on constate que les bons du Trésor portugais, italiens et espagnols voient leurs taux monter rapidement. Mais, c’est surtout politiquement que le choc sera le plus important. Toutes les fadaises et les stupidités crasses sur « cela ne peut pas arriver » ayant été démentie se posera immédiatement le problème de l’Euro. Bien entendu, les gouvernements tenteront de limiter ce choc politique. Mais, s’il y a bien une chose que nous apprend la crise financière russe d’août 1998, c’est que les conséquences politiques d’un événement dont tout le monde pensait qu’il était impossible sont dévastateurs pour l’idéologie qui a proclamée la soi-disant impossibilité de cet événement.

[...]

[1] http://www.reuters.com/article/2015/06/12/us-eurozone-greece-default-idUSKBN0OS1BD20150612

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 13:29
Vidéo : les syndicalistes du PAME occupent le ministère des finances à Athènes !

Paru sur Initiative communiste le 11 juin 2015

"Nous avons assez saigné ! Nous avons assez payé ! Peuple, prenez la situation dans vos propres mains ! Bloquez les nouvelles mesures et les memorandums sans fin !"

Aujourd’hui, plusieurs centaines de travailleurs.de dizaines de syndicats à la fois du secteur public et privé qui manifestaient à l’appel du PAME (syndicat de lutte des classe, communiste) ont occupé le Ministère des Finance Grec, où ils ont fait flotter une immense banderole sur la façade du bâtiment avec le slogan:

Nous avons assez saigné ! Nous avons assez payé !

Peuple, prenez la situation dans vos propres mains !

Bloquez les nouvelles mesures et les mémorandums sans fins !

Aujourd’hui, plus de 700 syndicats et organisations populaires ont appelés à des manifestations avec le PAME cette après midi, partout en Grèce avec une participation massives des travailleurs, de la jeunesse, des femmes et des retraités, massivement descendus dans la rue, et ce alors que la Commission Européenne, le FMI et la BCE – c’est à dire la Troika – continuent de renforcer l’euro-austérité et de l’imposer à la Grèce. Notamment, la Troika impose une nouvelles réduction des retraites et une augmentation de la TVA.

Aujourd’hui, deux ans après que l’UE totalitaire a fait cesser d’émettre la télévision et la radio publique grecques, l’ERT a recommencé à émettre par l’hymne national!

Plus que jamais, solidarité internationaliste avec les travailleurs grecs, les travailleurs d’europe. STOP austérité c’est STOP UE. Brisons les chaines de l’Union européenne,, pour s’en sortir, il faut en sortir.

source : http://pamehellas.gr/index.php/en/homepage/92-press-releases/5082-urgent-pame-occupied-the-ministry-of-finance-of-greece

Transparent der Gewerkschaftsfront PAME am Finanzministerium in
Banderole du Front des travailleurs PAME sur la face du ministère des finances grecs 11 juin 2015
Foto: EPA/Pantelis Saitas/dpa
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L'Adedy, syndicat des fonctionnaires grecs, et le Pame, coalition de syndicats proches du parti communiste KKE, ont appelé jeudi à des manifestations à Athènes craignant de nouvelles mesures de rigueur, que le gouvernement grec et les créanciers, UE et FMI, sont en train de discuter.

Les syndicats craignent que le gouvernement de la gauche radicale d'Alexis Tsipras adopte de nouvelles mesures de rigueur pour pouvoir sortir de l'impasse financière et débloquer la dernière tranche des prêts internationaux au pays, dont les caisses sont vides.

L'Adedy appelle à 18H30 locales (15H30 GMT) à un rassemblement devant l'Université d'Athènes, dans le centre de la capitale. De leur côté, quelques dizaines de militants du Pame ont pénétré tôt jeudi matin dans le ministère grec des Finances situé sur la place Syntagma, dans le centre d'Athènes, et déployé sur la façade du bâtiment une grande banderole. Le Pame appelle également à une manifestation ce soir à Syntagma à 16H30 GMT.

Les deux précédents plans de rigueur, qui avaient imposé d'importantes coupures dans les salaires et retraites, en 2010 et 2012, avaient provoqué de violentes manifestations massives à Athènes. Le parti actuellement au pouvoir, la gauche radicale Syriza, dans l'opposition à l'époque, avait joué un rôle majeur dans la contestation.

Sur le Parisien.fr, 11 Juin 2015, 16h33 | MAJ : 11 Juin 2015, 16h33

 

 

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras à Bruxelles, le 10 juin 2015

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras à Bruxelles, le 10 juin 2015 (AFP/Alain Jocard)

Le Fonds monétaire international (FMI) a jeté un froid jeudi dans les négociations entre la Grèce et ses créanciers, en affirmant qu'un accord était encore loin, Athènes réaffirmant être prêt à "intensifier" les discussions pour tenter de trouver un compromis sur sa dette.
"Il y a encore des différences majeures entre nous dans des secteurs essentiels et il n'y a pas eu de progrès pour réduire ces différences récemment.

 

Nous sommes encore loin d'un accord", a affirmé le porte-parole du fonds, Gerry Rice, lors d'un point de presse à Washington.
Parmi les principaux points de désaccords figurent la réforme du système de retraites, les impôts et le financement des dépenses publiques, a développé ce porte-parole.
Il a souligné que le FMI ne "quittait jamais la table des négociations" mais que "la balle était maintenant dans le camp grec", en précisant que l'équipe des négociateurs du FMI avait pour l'heure quitté Bruxelles pour regagner Washington.
M. Rice a précisé que la Grèce était en train de préparer de nouvelles propositions de réformes afin d'obtenir le déboursement de 7,2 milliards d'euros, dont elle a cruellement besoin pour éviter un défaut de paiement.
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a lui aussi appelé jeudi les autorités grecques à se montrer "un peu plus réalistes", estimant que "ce n'est plus le moment de jouer". "Nous avons besoin de décisions et non plus de négociations".
Le porte-parole du gouvernement grec Gabriel Sakellaridis a de son côté assuré que son pays était prêt à "intensifier" les négociations, "y compris dans les prochaines 24 heures", pour tenter de régler les "questions en suspens" après le round intense de discussions mercredi et jeudi à Bruxelles avec les créanciers de la Grèce.
En théorie, un accord doit être approuvé au plus tard lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro jeudi prochain à Luxembourg. Signe de l'importance de cette réunion, la patronne du FMI, Christine Lagarde, sera présente.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, qui devait regagner Athènes dans la soirée, a rencontré jeudi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui joue volontiers le rôle de facilitateur dans ces difficiles négociations.
L'entretien a duré deux heures et faisait suite à une réunion trilatérale la veille entre M. Tsipras, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, François Hollande. M. Tsipras avait alors déjà parlé "d'intensifier" les discussions avec ses créanciers.
Même si aucune véritable percée n'a été enregistrée, ces échanges ont suscité un vent d'optimisme sur les marchés: la Bourse d'Athènes a fini sur un bond de 8%. Les autres places en Europe, plus prudentes, ont pour la plupart terminé en légère hausse.
- Nouvelles concessions -

"Nous travaillons pour combler les divergences qui subsistent (...) et afin de parvenir à un accord qui garantisse un redressement de la Grèce avec de la cohésion sociale et une dette publique soutenable", a affirmé M. Tsipras au sortir de la réunion avec M. Juncker.
Athènes semble prêt à des concessions. "Il y aura une légère hausse des taxes qui ne va pas affecter les bas revenus", a indiqué le ministre de l'Economie Georges Stathakis.
Interrogé sur l'éventuelle augmentation de la TVA, l'un des points de blocage jusqu'ici, le ministre adjoint de la Réforme de l'Etat, Georges Katrougalos ne l'a pas exclue. "Malheureusement pour le moment il faut augmenter les recettes publiques. Le système de fiscalité n'est pas encore juste (...) il ne s'agit que des mesures temporaires visant à favoriser la reprise économique. On va assurer que les bas revenus ne soient pas affectés".
Enfin, un accord se dessine sur le chiffre de l'excédent primaire budgétaire, que les créanciers veulent fixer à 1% en 2015. Ce chiffre conditionne le montant des économies à réaliser par le pays.
Sur cette question, "il ne reste pas grand chose à faire pour trouver une solution commune", a estimé mercredi une source proche des discussions.
Athènes avait proposé en début de semaine un solde de 0,75%. Le gouvernement grec s'est dit prêt à revoir sa position mais sans aller jusqu'à 1%, a rappelé jeudi le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis.
La perspective de nouvelles mesures de rigueur en Grèce a provoqué l'ire des fonctionnaires grecs, et du Pame, la coalition de syndicats proches du parti communiste KKE. Ils ont appelé à des manifestations, dont un rassemblement en fin de journée devant l'Université d'Athènes, dans le centre de la capitale.

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 22:48
Négociations au bord du gouffre

Par sur le blog Russeurope  · 11 juin 2015

La nouvelle de l’interruption des négociations entre la Grèce et ses créanciers ce jeudi 11 juin n’est ni une surprise ni une nouvelle. D’un part, on peut penser qu’il s’agit plus d’une suspension des négociations et que ces dernières reprendront d’ici quelques jours, quitte à ce que nous soyons encore soumis au régime de la douche écossaise. Mais, d’autre part, sur le fond, il est clair qu’il y a un désaccord fondamental sur la nature politique de ces négociations.

 

La nature des désaccords

Ce que cherche l’Union européenne, par le biais de l’Eurogroupe, c’est de cautériser le précédent ouvert par l’élection de janvier 2015 en Grèce. Il s’agit de faire la démonstration non seulement en Grèce, mais ce qui est bien plus important en Espagne, en Italie et en France, qu’on ne peut « sortir du cadre de l’austérité » tel qu’il a été organisé par les traités. L’important est donc de faire plier la Grèce non pas pour elle-même, ou pour humilier ses dirigeants (même si certains dirigeants européens sont sur cette position) mais pour ôter l’envie aux peuples d’Europe de se rebeller par voie électorale contre les diktats de Bruxelles et Francfort.

Ce que cherche le gouvernement grec, c’est à imposer une solution politique à la question de la dette, qui permette de trouver une autre voie que celle de l’austérité. C’est pourquoi, et moyennant un tel accord et un programme d’investissements en Grèce, ce gouvernement serait prêt à faire des concessions que ce soit sur les privatisations ou sur les retraites. Mais, pour que ces concessions aient un sens il faut un accord politique global. Le Ministre des finances de la Grèce, M. Varoufakis, l’a rappelé en début de semaine[1].

L’attitude de l’Eurogroupe a ainsi largement fait évoluer la négociation vers ce que Yanis Varoufakis appelle une « guerre ».

 

Accords et désaccords

Aussi, on peut être techniquement très proche d’un accord et politiquement très éloigné. Les différents dirigeants européens (M. Jean-Claude Juncker en premier), les dirigeants allemands, comprennent très bien cette problématique. Ils ne mesurent pas encore complètement la détermination du gouvernement grec et de M. Tsipras. Cette détermination s’appuie sur plusieurs facteurs :

  1. La situation de la Grèce est tellement dramatique, et le soutien dont bénéficie le Premier-ministre et son parti est tel, que l’on ne le voit guère reculer. Le ferait-il qu’il se suiciderait politiquement. Or, l’homme est jeune. Il sait qu’il représente aujourd’hui un véritable symbole, que ce soit en Grèce ou en Europe. Il pourrait faire des concessions s’il obtenait le principal. Mais, fors cela, il n’a aucun intérêt à capituler. Bruxelles croit que Tsipras est un Papandréou plus jeune et se trompe complètement.
  2. La Grèce à bien moins à perdre d’une rupture que les oligarques de Bruxelles, de Paris ou de Berlin. Un échec des négociations entraînerait un défaut, et ce défaut conduirait probablement à une sortie de l’Euro. Le choc serait important pour la Grèce, mais cette dernière retrouverait rapidement le chemin de la croissance. Par contre, la zone Euro n’y résisterait très probablement pas. Dans ces conditions, et mesurant tout ce qui a été investi politiquement et symboliquement dans l’Euro, il est clair que l’hypothèse d’un défaut est bien plus insupportable pour un François Hollande, un Pierre Moscovici, un Matteo Renzi, voire une Angela Merkel que pour Alexis Tsipras.
  3. La Grèce joue d’ailleurs ici avec la Banque Centrale Européenne. Cette dernière est contrainte en un sens de continuer à financer les banques commerciales grecques alors qu’il y a un mécanisme désormais important de retrait des dépôts depuis le mois de février. Mais, ce phénomène joue en réalité dans la main de Tsipras car il peut alors dire que les capitaux qui sortent actuellement de Grèce y reviendraient rapidement en cas d’une sortie de l’Euro et d’une dévaluation massive de la monnaie grecque retrouvée. Ce processus contribue en réalité à sécuriser une partie de l’épargne grecque dans l’optique d’une sortie de l’Euro. C’est pourquoi le gouvernement grec a refusé de mettre en place un contrôle des capitaux.
  4. Si l’on considère la question sous un angle géopolitique il est aussi clair que les Etats-Unis et l’Union européenne ont bien plus à perdre que la Grèce. Une rupture entre la Grèce et l’Eurogroupe jetterait ce pays dans les bras de la Russie. La Grèce s’opposerait à la poursuite des sanctions dès le mois de juillet, et pourrait s’appuyer sur le couple Russie-Chine pour trouver les investissements dont elle a besoin. Les rodomontades des diplomates européens qui, à Bruxelles, promettent de « faire la peau » à la Grèce ou à Chypre si ces pays changeaient de camps ne sont que des rodomontades.

 

L’Eurogroupe en panne de stratégie.

En fait, c’est l’Eurogroupe, et en son sein l’Allemagne, qui se trouve en panne de stratégie. Donne-t-il raison à la Grèce, accepte-t-il une renégociation globale de la dette avec une annulation d’une parie de cette dernière, et immédiatement il verra l’Espagne, le Portugal, l’Italie et peut-être même l’Irlande demander des conditions analogues à celles qui ont été consenties à la Grèce. Maintient-il sa position intransigeante et il risque la rupture, avec un défaut grec, et un processus de dislocation de la zone Euro qui commencera très vite. C’est ce qui explique le caractère chaotique des négociations actuelles. Il est effectivement difficile pour les négociateurs grecs de négocier avec des gens sans stratégie. Le problème est décuplé par la situation en Allemagne. Si la chancelière est consciente du risque qu’elle prend par une politique intransigeante, elle doit aussi tenir compte de son propre ministre des finances, très opposé à l’idée d’un accord car il en mesure le prix à la fois en termes de perte de crédibilité de l’Allemagne dans le domaine de la politique économique mais aussi – et peut être plus directement – en matière budgétaire. Il est clair que si la zone Euro évoluait vers une logique tournant le dos à l’austérité la pression serait très forte pour que l’Allemagne contribue en finançant les pays du Sud de l’Europe. Ce serait « l’Union de transfert » dont l’Allemagne ne veut pas entendre parler.

Plus que jamais la négociation est donc incertaine. Il faut comprendre que des motifs politiques et pas uniquement – ni même principalement de rationalité économique – interviennent dans cette négociation. Il y a aussi la dimension géopolitique et l’on voit bien ici que les Etats-Unis, à cause de la logique de guerre froide qu’ils cherchent à imposer vis-à-vis de la Russie, ont un intérêt au maintien de la zone Euro et de l’Union européenne.

 

 

[1] Harald Schumann et Elisa Simantke pour le Tagesspiegel : http://www.euractiv.com/sections/euro-finance/varoufakis-greeces-creditors-have-turned-negotiations-war-315247


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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 09:02
lundi 8 juin 2015
par  Charles Hoareau sur Rouge-Midi
popularité : 62%

 

Cher ami, tu me demandes pourquoi les fralibs ont accepté que Hollande vienne leur rendre visite et pourquoi il n’y a pas eu de manif ? En gros tu as l’impression qu’ils se sont faits avoir (volontairement ?) par un coup de pub d’un président en mal de sondages…

Alors reprenons les choses :

- D’abord c’est Hollande qui était demandeur. Les copains ont appris la nouvelle de la visite quelques jours à peine avant celle-ci et il leur a été demandé le plus grand secret au risque que la visite soit annulée.

- Quand ils l’ont su ils avaient deux choses en tête : leur dossier où des points de blocage importants subsistaient et leurs camarades de combat des autres entreprises en lutte. Ils ont donc posé leurs conditions pour accepter cette visite en prenant en compte ces deux éléments.

- Sur leur dossier, la mise à disposition des locaux et du terrain par la communauté urbaine de Marseille n’était toujours pas réglée. D’autres points de blocage, face à UNILEVER notamment et sur lesquels nos camarades butaient depuis des mois, y compris depuis la signature de l’accord, étaient en jeu. Les camarades, ont donc mis comme première condition que les derniers verrous soient levés : cela a été le cas en quelques jours et le matin même de la visite pour le dernier. Cela fera dire à Olivier « c’est la preuve que quand le pouvoir veut, il peut » : c’est le moins que l’on puisse dire et cela est de nature à donner des arguments ailleurs pour d’autres luttes.

- En ce qui concerne les camarades des autres boites en lutte, il a été décidé en accord avec eux (et je sais que tu mesures ce que ces mots veulent dire) qu’un point de chaque dossier (TOTAL, Moulins Maurel, NEXCIS, SNCM….) serait fait en tête à tête avec le président sur la base d’un dossier remis par chaque entreprise en lutte : c’est ce qui a été fait. Et peut-être que cela permettra des avancées sur l’un ou l’autre de ces dossiers. On verra bien…

Ceci dit fallait-il, dans l’état actuel du rapport des forces, refuser la visite et prendre le risque que les derniers acquis arrachés en 48h et qui mettent définitivement SCOP-TI sur les rails soient encore l’enjeu d’un long combat avec les banques, UNILEVER et la communauté d’agglomération marseillaise ? Ou au contraire, accepter (comme leur ont aussi conseillé leurs autres camarades en lutte) en toute lucidité et dire, comme ils l’ont dit, tant à la presse que dans leurs interventions qu’ils savaient bien quels étaient par ailleurs les choix politiques mis en œuvres et leurs désaccords avec ceux-ci ? Vu du banc de touche on peut toujours discuter, mais c’est sur le terrain que se gagnent les matchs !! Comme le dit l’un des acteurs privilégiés de ce combat que se livrent le capital et le travail à Fralib et ailleurs : « Ce n’est pas la guerre mais la guérilla » et nous savons toi et moi que celle-ci est faite d’avancées, de replis tactiques, de prises d’usines et de compromis…sans jamais lâcher l’objectif !

Juste une question : c’est Léon Blum qui par un accès de grandeur d’âme a donné aux français les congés payés ou Pompidou par une soudaine générosité qui a augmenté le SMIC de 35% ou, comme nous le savons toi et moi, c’est dans ces deux cas, comme dans tant d’autres, la lutte qui a imposé aux gouvernants de donner force de loi à une revendication portée par tout un peuple ? Les fralibs doivent leur succès à eux-mêmes et à toutes celles et tous ceux qui les ont soutenus dans leur lutte.

Si François Hollande, qui est président de la république (ce qui lui donne des responsabilités devant lesquelles on doit le mettre) est venu voir les Fralib après avoir vu les camarades de La Belle Aude, c’est que dans ces deux boites la lutte acharnée, les multiples initiatives ont rendu ces conflits populaires au point que le journal La Provence publiait deux jours avant la visite du président, un sondage qui faisait ressortir que 91% de ses lecteurs disaient vouloir acheter du thé 1336 !!

Sa visite est d’abord le signe que ce conflit a gagné la bataille de l’opinion et qu’il ne peut l’ignorer. Qu’il cherche à en tirer avantage c’est sûr, il n’est ni le premier ni le seul [1] mais les fralib, celles et ceux qui les ont soutenus de près et plus largement le pays, personne n’est dupe. Hollande le sait et il sait où il a mis les pieds témoin son commentaire sur la couleur rouge de certains équipements de travail… Et quand je vois que le contrat de Rim, notre camarade qui fait pleurer la salle à chaque représentation de la pièce sur le conflit, celle qui dit que c’est la CGT qui l’a embauchée à UNILEVER, car elle a été la dernière intérimaire à qui le syndicat a réussi à faire avoir un CDI, celle qui a animé avec enthousiasme un des débats de Rouge Midi le 30 mai, quand je vois donc que c’est ce président-là que nous combattons et combattrons encore, qui a paraphé son contrat de travail, je me dis que c’est un sacré pied de nez de l’histoire !!

Dernier élément. Tu t’es réjoui comme moi du fait que le même Hollande ait cru bon d’aller à Cuba et même de serrer la main de celui que naguère il traitait, comme nombre de chefs d’états avec lui, de dictateur : crois-tu que cela soit le signe que Fidel Castro s’est renié ou qu’au contraire c’est Cuba qui a fait plier ses adversaires ? A une échelle bien sûr plus modeste c’est la même chose pour les Fralib.

Et puisqu’on parle de Cuba, l’entretien en privé sur les autres boites en lutte et la remise des dossiers a eu lieu dans la salle rebaptisée par les scoptistes, salle Guevara.
C’était ça ou celle juste à côté, la salle Tchae (du nom d’une des marques d’UNILEVER) rebaptisée depuis le 26 mai salle Castro….

T’inquiètes pas, nos amis coopérateurs, frères et sœurs de combat, sont bien toujours aussi rouges, et même… vivement rouges !

 

[1] à la télé ce samedi le représentant local du MEDEF saluait la lutte des fralib (sic !).
20 ans après la mairie de La Ciotat se félicitait de la lutte des ouvriers qui ont sauvé les chantiers (resic !!) et s’en attribuait presque le mérite !!

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 15:35

Les chiffres du chômage ont encore bondi en Avril 2015 mais le gouvernement reste optimiste ...   La Seine-Maritime et l'Eure sont des départements industriels.  Ils sont touchés par la stratégie économique désastreuse du gouvernement socialiste et de ses prédécesseurs : restructurer le secteur industriel traditionnel au profit des services. 
C'est le voeu des grands groupes capitalistes mondialisés qui bradent leurs sites industriels en France et se restructurent mondialement en pratiquant le dumping social et fiscal.  Et ils espèrent accélérer le processus avec le traité transatlantique ( TAFTA )que les socialistes et la droite veulent signer.
Mais sans création de richesses, il ne peut y avoir d'argent pour les services de l'Etat et des collectivités territoriales, pour les hôpitaux, la sécurité sociale, l'école, les transports en commun, le théâtre, les conservatoires de musique, l'aide à la personne, la production culturelle ... à moins de marchandiser ces services eux-mêmes et donc de les réserver à la fraction de la population qui pourra les payer.  C'est l'objectif du traité sur le commerce des services appelé TISA.  Avec un emploi raréfié et de plus en plus mal rémunéré, qui pourra encore payer ? C'est aussi l'objectif de la réforme territoriale qui aura pour conséquences la dispariton d'un grand nombre de services à la population.
La seule solution n'est pas le compromis, ni avec l'UE, ni avec les grands groupes capitalistes, ni sur TISA ou TAFTA, la seule solution, c'est l'affrontement, la lutte.  AC

 

Lire la totalité de l'article en cliquant sur l' intertitre ci-dessous.

En avril 2015, les chiffres du chômage ont encore bondi. En Haute-Normandie, le nombre de demandeurs d'emploi augmente de 0,6%. La Basse-Normandie enregistre une baisse de -0,5%.

Mise à jour : 02/06/2015 à 14:18 par Solène Bertrand

 

[...] La France compte désormais 3,54 millions de chômeurs sans aucune activité (catégorie A). Si l’on tient compte des catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), près de 6 millions de personnes (5,64 millions avec l’outre-mer) cherchent du travail en France, « soit une hausse de 7,1% en un an. Du jamais vu », précise Le Monde.
En Haute-Normandie, le nombre de demandeurs d’emploi, catégorie A, s’élève à 105 183, soit +0,6% par rapport à la fin mars 2015. En Basse-Normandie, ce nombre diminue de 0,5%. La région compte 69 479 demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A.

  Haute-Normandie Basse-Normandie

Chômeurs (catégorie A) sur un mois

… sur un an

+0,6%

+5,1%

-0,5%

+3,6%

La Haute-Normandie, à la hausse : +0,6%

[...] La Seine-Maritime enregistre une hausse de 0,7% (soit 72 950 personnes inscrites à Pôle Emploi en catégorie A), contre +0,4% dans l’Eure (soit 32 233 personnes inscrites à Pôle Emploi en catégorie A). En Haute-Normandie, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi (catégories A, B et C) s’établit à 165 930, fin avril 2015. Ce chiffre augmente de 0,7% (soit +1 217). Sur un an, il est en hausse de 4,5%.

  • Chômage des jeunes et des seniors en hausse : +1,1% pour les moins de 25 ans, +1,4% pour les 50 ans et plus, en catégorie A
  • Hommes et femmes à égalité : +0,6% inscrits en catégorie A
  • Entrées à Pôle emploi pour fin de contrat CDD (+1,7%), fin de mission d’intérim (+10,4%) et autre licenciement (+4,9%) sont en hausse

[...]

La Basse-Normandie en baisse : -0,5%

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A s’établit à 69 479 en Basse-Normandie, fin avril 2015. Ce nombre diminue de 0,5% (-356) par rapport à la fin mars 2015 (+3,6% sur un an). [...] 

Haute et Basse-Normandie en déclin ?

[...] Selon une étude menée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) sur l’année 2014, les signes d’amélioration sont insuffisants en Haute-Normandie. De même pour la Basse-Normandie [...]
La Haute-Normandie fait partie des quatre Régions qui enregistrent la plus importante baisse du nombre d’emplois en 2014 (Haute-Normandie, Picardie, Alsace, Champagne-Ardenne), rapporte Les Échos[...]
Les chiffres d’avril 2015 confirment ces tendances et études menées en 2014. Le gouvernement, malgré cette hausse record sur le plan national, reste optimiste. François Rebsamen, ministre du Travail, explique qu’« il faut un délai de plusieurs mois avant que la reprise de l’activité ne se traduise par des embauches». Le ministre promet d’« accompagner le retour de la croissance en levant les freins au recrutement qui subsistent », indique Libération.

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 14:28

Publié par Michel El Diablo

L'écart entre riches et pauvres n'a jamais été aussi haut depuis 30 ans - Les inégalités augmentent plus rapidement en France qu’ailleurs

Inégalités : l'écart entre riches et pauvres n'a jamais été aussi haut en 30 ans

Selon un rapport de l'OCDE,  les inégalités entre riches et pauvres sont au plus haut depuis 30 ans. La France est le pays où ces inégalités se sont le plus creusées

Les inégalités entre riches et pauvres ont atteint des niveaux record dans la plupart des pays de l'OCDE et restent plus élevées encore dans beaucoup d'économies émergentes, selon un rapport de l'organisation

Impact sur la croissance

Aujourd'hui, dans la zone OCDE qui regroupe 34 pays, les 10% les plus riches de la population ont un revenu 9,6 fois supérieur à celui des 10% les plus pauvres, alors que la proportion était de 7,1 fois dans les années 1980 et 9,1 fois dans les années 2000.

Les inégalités sont encore plus criantes en termes de patrimoine, souligne le rapport.
"Nous avons atteint un point critique. Les inégalités dans les pays de l'OCDE n'ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons", a déclaré le Secrétaire général de l'organisation, Angel Gurría.

"En ne s'attaquant pas au problème des inégalités, les gouvernements affaiblissent le tissu social dans leur pays et compromettent leur croissance économique à long terme", a-t-il ajouté. 

On estime que la montée des inégalités, entre 1985 et 2005, dans les 19 pays de l'OCDE analysés, a amputé la croissance de 4,7 points de pourcentage en cumulé entre 1990 et 2010. 

Les inégalités augmentent plus en France

En France, les inégalités se situent dans la moyenne des autres pays membres. Ces dernières ont cependant augmenté plus rapidement qu'ailleurs. Le coefficient de Gini, qui mesure les écarts de patrimoine et de revenus entre les individus (0 représentant une égalité parfaite, et 1 un cas d'inégalité extrême), est passé de 0,293 à 0,309 entre 2007 et 2011. Il s'agit de la troisième hausse la plus importante parmi les membres de l'OCDE.

"Il s'agit d'une rupture importante par rapport à la tendance de long terme, puisque depuis les années 1980, les inégalités étaient relativement stables en France, alors qu'elles étaient en augmentation dans la majorité des pays de l'OCDE, dont l'Allemagne et les États-Unis", écrit le rapport (document PDF). Sans les impôts et les prestations sociales, précise-t-il, la situation aurait pu être bien pire. Au lieu de se creuser de 1,6% entre 2001 et 2007, les inégalités se seraient alors creusées de 2,6%.

Les recommandations de l'OCDE

Pour réduire les inégalités et stimuler la croissance, l'OCDE recommande aux gouvernements de promouvoir l'égalité entre hommes et femmes en matière d'emploi, d'élargir l'accès à des emplois plus stables et d'encourager les investissements dans l'éducation et la formation tout au long de la vie active. 

Entre 1995 et 2013, plus de la moitié des emplois créés dans les pays de l'OCDE étaient à temps partiel, sous contrat à durée déterminée ou relevaient de travailleurs indépendants. Plus de la moitié des emplois temporaires étaient occupés par des moins de 30 ans. 

Quant aux femmes, leur probabilité d'occuper un emploi rémunéré est inférieure de 16% à celle des hommes et leurs rémunérations restent inférieures de 15% à celles des hommes.

SOURCE:

Inégalités : l'écart entre riches et pauvres n'a jamais été aussi haut en 30 ans

http://www.sudouest.fr/2015/05/21/inegalites-l-ecart-entre-riches-et-pauvres-n-a

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 22:45

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