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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 14:34

 

Vu sur la galerie photos du Nouvel Obs.

 

Ce ne sont pas seulement des phrases qui "mettent la pression", ce sont des phrases insultantes pour le peuple grec et les élus qu'il s'est choisis.  Pas sûr que ce soit de nature à le mettre à genoux. 

La parenté de l'attaque et les allusions faites à l'enfance et à l'irresponsabilité confirme la collusion entre le FMI et l'Union européenne.

Naguère, pendant la révolution française, le maréchal de Brunswick qui commandait les armées prussiennes et les forces contre-révolutionnaires coalisées contre la nation française menaça, dans un manifeste qui porte son nom,  les Parisiens.  Il leur était promis une « exécution militaire et une subversion totale » s’il était fait « la moindre violence, le moindre outrage à LL. MM. le roi et la reine ».  On sait que sans doute ce message fut rédigé par des nobles émigrés ayant rallié les armées prussiennes.

Les émigrés nobles et les rois européens n'avaient visiblement rien compris au processus révolutionnaire en cours.  Les Français et les Parisiens n'entendaient pas renoncer à ce qu'ils venaient de si durement conquérir.

Le résultat fut la prise des Tuileries, puis l'emprisonnement et le procès du roi...

Sans rêver une telle révolte, le mépris de caste et de classe manifesté par Christine Lagarde et ses alliés européens pourrait bien se heurter à une forte réaction de rejet du peuple grec.  

La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 14:24

19 juin 2015 |  Par martine orange sur Médiapart

Alors qu’un accord semble impossible à atteindre et que le système bancaire grec est au bord de l’effondrement, les Européens cherchent d’urgence un plan B pour la Grèce. Tous évoquent un contrôle des capitaux et une possible sortie de la Grèce de l’euro. Revue des scénarios à l’étude.

 

« Soit il y a un accord, soit il faut un plan B », avait prévenu le ministre irlandais des finances Michael Noonan avant le énième sommet de l’Eurogroupe. Il n’y a pas eu d’accord, le 18 juin, comme cela était prévisible. Une heure a suffi pour dresser un nouveau constat de désaccord entre le gouvernement grec et les autres responsables européens.

Et maintenant, il faut penser l’impensable : il peut arriver que la Grèce fasse faillite ; il peut arriver que la zone euro éclate. Même si les chefs de gouvernement européens tentent encore de faire croire qu’un accord avec la Grèce est possible – un nouveau sommet d’urgence est prévu lundi à Bruxelles –, les chances ne cessent de s’amenuiser, tant les positions semblent irréconciliables, tant l’Europe continue de s’accrocher à un plan dont la démonstration de la faillite n’est plus à faire, tant la situation du système bancaire devient tendue. « Nous sommes dangereusement proche d’un état d’esprit qui accepte un accident », a averti le ministre grec des finances, Yanis Varoufakis.

© Reuters

Rappelant son mandat politique et son devoir moral, le gouvernement grec maintient sa ligne : il veut un plan d’aide viable économiquement, juste socialement. Il a prévenu ses partenaires européens : s’il n’y a pas d’accord au 30 juin, la Grèce ne paiera pas le 1,6 milliard d’euros qu’elle doit rembourser au FMI.

Les agences de notation – Standard & Poor’s comme Moody’s – ont tenté de calmer les financiers qui commencent à s’alarmer de la situation. Si la Grèce ne rembourse pas le FMI le 30 juin, cet événement ne constituera pas officiellement un défaut, affirment-ils. Athènes, selon les statuts du FMI, disposerait de 30 jours supplémentaires pour honorer ses échéances. De plus, le FMI étant un créancier institutionnel, l’absence de remboursement ne déclenche pas une procédure de défaut, comme dans le cas de non-remboursement d’un créancier privé.

À son arrivée à Bruxelles, jeudi, la directrice générale du FMI a douché les espoirs. « La Grèce doit respecter ses obligations. Le paiement du 30 juin est définitif. Il n’y aura ni période de grâce, ni nouveau délai », a-t-elle déclaré. Klaus Regling, le responsable du mécanisme financier européen, qui a assuré une partie des plans de sauvetage pour l’Europe, lui a emboîté le pas : « Nos prêts sont liés à ceux du FMI. Si celui-ci n’est pas payé au 30 juin, ce sera considéré comme un événement déclencheur de défaut. Et nous avons alors la possibilité de demander le paiement anticipé de nos prêts. »

Les Européens, qui n’ont cessé de sous-estimer la capacité de résistance de Syriza depuis son élection, agitent la menace du péril à venir, en cas d’échec. « S’il n’y a pas d’accord, nous entrons dans des eaux inconnues », a prévenu le président de la BCE, Mario Draghi. En écho, le gouverneur de la banque de Grèce, ancien ministre des finances du gouvernement de droite d’Antonis Samaras, a adressé mercredi une mise en garde sévère au gouvernement grec et aux parlementaires. « Faute d’accord, l’échec marquerait le début d’un chemin douloureux qui pourrait conduire en premier à un défaut de la Grèce et par la suite à la sortie de la Grèce de la zone euro et vraisemblablement de l’Union européenne. (…) Une crise d’endettement gérable se transformerait en une crise incontrôlable, faisant courir de grands risques au système bancaire et à la stabilité financière », a-t-il déclaré. « Tout cela conduirait à une profonde récession, une chute dramatique des revenus, une hausse exponentielle du chômage et un effondrement de toutes les réalisations économiques que la Grèce a obtenues depuis son entrée dans l’union européenne et spécialement dans la zone euro. Alors qu’elle est membre du cœur de l’Europe, la Grèce se verrait reléguée au rang de pays pauvre dans l’Europe du Sud. »

[...]

Suite ici

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 10:20
Communiqué
Le Mouvement de la Paix s’associe aux actions de soutien au peuple grec qui auront lieu le samedi 20 juin 2015 en Europe et en France

Saint Ouen, le 17 juin 2015

 

Le Mouvement de la Paix s’associe aux actions de soutien au peuple grec qui auront lieu le samedi 20 juin 2015 en Europe et en France. Le Mouvement de la paix  insiste particulièrement  sur le fait que les dépenses militaires excessives encouragées par l’OTAN ont pesé lourdement  contre les budgets sociaux dans ce pays  dont le budget d’équipement militaire était le plus important d’Europe en pourcentage du PIB.

Enfin le Mouvement de la paix souligne que les premières aides financières versées à l’ancien gouvernement avaient d’abord servi à payer les factures d’achat d’armements présentées par les États vendeurs dont la France et l’Allemagne, sans contribuer de fait à la sortie de crise, bien au contraire dans la mesure où c’est autant d’argent qui a manqué pour faire face aux besoins économiques et sociaux du peuple grec.

 

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 14:20

Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 13:10

Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 08:58

 

Un nouveau sondage montre le refus massif des nouvelles mesures d’austérité demandées par les créanciers et confirme la volonté de poursuivre les négociations. Syriza est toujours largement en tête avec 20% d’avance sur Nouvelle Démocratie.


18 juin 2015 - 

 

 

Sondage Prorata pour la radio StoKokkino

Sondage Prorata pour la radio StoKokkino

Un nouveau sondage réalisé par ProRata pour la radio StoKokkino confirme la position de Syriza devant son premier poursuivant, avec 20% d'avance sur la Nouvelle Démocratie de l'ancien Premier Ministre Antonis Samaras.

Selon ce sondage, les Grecs sont, pour une très grande majorité , contre les nouvelles mesures d'austérité demandées par les créanciers : 89% sont opposés à l'augmentation de la TVA sur l'alimentation, 88% sont contre l'augmentation de la TVA sur l'électricité et 83% sont contre les coupes dans les retraites.

Concernant les négociations en cours, seuls 7% des Grecs souhaitent accepter les propositions des créanciers, contre 25% qui préfèrent les rejeter et 59% qui souhaitent poursuivre les négociations (9% n'ont pas d'avis sur la question).

Si aucun accord ne devait être trouvé, 40% des Grecs souhaitent un référendum et 16% de nouvelles élections. 21% préféreraient accepter les termes actuels et 23% ne se prononcent pas.

Les intentions de vote :

Source : stokokkino.gr

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 08:52
Commentaires : Les Grecs ne veulent pas de la politique d'austérité imposée par l'Union européenne et le FMI.  Mais ils veulent en majorité rester dans l'euro.  Il leur faudra choisir.  Nous soutenons ceux qui choisissent de résister.

Publié le 2015-06-18 à 08:27 | french.xinhuanet.com

 

ATHENES, 17 juin (Xinhua) -- Des citoyens grecs se sont rassemblés mercredi sur la place Syntagma d'Athènes et dans d'autres grandes villes du pays pour des manifestations symboliques pro-gouvernementales et anti-austérité alors que la crainte se fait sentir d'un possible défaut de paiement.

"La démocratie ne cèdera pas au chantage, nos vies n'appartiennent pas aux créanciers", ont clamé les manifestants à l'extérieur du parlement, avec des pancartes disant: "Finissons-en avec l'austérité".

Le rassemblement a été organisé via les réseaux sociaux après que le gouvernement grec a échoué dimanche à parvenir à un accord avec les créanciers internationaux, appelant à une fin des mesures de stricte austérité imposées au cours des cinq dernières années dans le pays lourdement endetté.

Après cinq mois de négociations sur les politiques qui devraient être menées en échange d'un financement international supplémentaire, la Grèce risque le 30 juin d'échouer à payer les remboursements qu'elle doit au Fonds monétaire international.

Dans ce cas, le pays pourrait se diriger vers une banqueroute financière et la sortie de la zone euro.

Des personnes de tous âges ont manifesté pour montrer leur soutien au gouvernement à la veille d'une autre réunion cruciale de l'Eurogroupe et d'un sommet de l'UE la semaine prochaine.

Jeudi, une autre manifestation est prévue via les réseaux sociaux avec comme slogan "Nous restons en Europe", en faveur du maintien de la Grèce dans la zone euro.

Sept Grecs sur dix sont favorables au maintien dans la zone de la monnaie commune européenne quel qu'en soit le prix, selon le dernier sondage publié cette semaine.

 

Avec "Bella Ciao" en fond sonore, une place parsemée de banderoles "Stop à l'austérité, soutenez la Grèce, changez l'Europe", 7.000 personnes étaient rassemblées à Athènes pour soutenir le Premier ministre Alexis Tsipras et son combat contre l'austérité voulue par Bruxelles.

Sept mille personnes, selon la police, demandant notamment "la fin des sacrifices", se sont rassemblées mercredi soir sur la place Syntagma, dans le centre d'Athènes, pour manifester leur soutien au gouvernement dans les négociations ardues qu'il mène actuellement avec les créanciers de la Grèce.

Plusieurs membres du gouvernement d'Alexis Tsipras leur ont rendu visite. La présidente du Parlement Zoé Konstantopoulou avait aussi fait le déplacement. Ces postures très radicales lui valent une très grande popularité. Elle a ainsi été l'initiatrice d'une commission sur la légalité de la dette qui compte prôner le non-remboursement de celle-ci aux créanciers, et d'une autre sur les réparations que l'Allemagne devrait à la Grèce pour les exactions commises pendant la deuxième guerre mondiale, qui a conclu que Berlin devrait verser quelque 300 milliards d'euros à Athènes.

Le ministre de l'Intérieur Nikos Voutsis a salué "l'aide" que les manifestants tentent d'apporter au gouvernement pour parvenir à un accord "en faveur du peuple".

Parmi les manifestants, Stelios Vitzileos, un retraité du BTP âgé de 82 ans, déplorait qu'ils (les créanciers, ndlr) "taillent, taillent, taillent, nous ne pouvons plus vivre, nous aimons l'Europe, nous voulons rester dans l'Europe, mais malheureusement, la manière dont ils nous poussent, c'est comme s'ils nous disaient d'en partir".

La Grèce mène de difficiles négociations pour tenter d'obtenir 7,2 milliards d'euros de ses créanciers (UE, BCE, FMI) qui lui permettraient tout juste de passer l'été, sa dette équivalant à environ à 180% de son PIB.

Article de la rédaction web d'iTELE avec AFP. Crédit photo : Bloco via Flickr

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 08:13

 

 La Rédaction

 
   
   

Selon M. Kazakos, professeur de droit du travail et membre du Comité d’audit sur la dette, les résultats préliminaires renforcent de manière déterminante la position de la Grèce dans les négociations et pourraient aboutir à la nullité des accords et des mesures d’austérité qui en ont découlé.


17 juin 2015 - 313 mots  

 

Aristides Kazakos.

Aristides Kazakos.

Les déclaration de M. Kazakos (via ERT) :

« Nous éclairons notre esprit et celui des gens en ce qui concerne les termes et les conditions, la légalité, l'illégalité ou non de toutes ces conventions et des mémorandums qui les accompagnaient. Documenter le fait qu'une grande partie de cette dette, sinon pas son intégralité, est illégale renforce de manière déterminante la position de notre pays dans la négociation.

Il ressort qu'une partie de la dette -je ne voudrais pas en dire plus en ce moment- est effectivement illégale, que tous les contrats de prêt de la dernière période, des cinq dernières années, ont en réalité été imposées à la république grecque sans que celle-ci n'ait le choix de refuser de conclure ces contrats et, surtout, de refuser les conditions odieuses qui les accompagnaient et, ça, vous savez, dans le droit aussi bien international que national, c'est illégal et il convient de le souligner car, en réalité, ce type de pratiques entraîne la nullité de tous ces accords et des mesures découlant des mémorandums.

Bien entendu, il faut ajouter que préciser le statut légal mais aussi les effets odieux, particulièrement odieux, de ces politiques est particulièrement important, non seulement pour la position de notre pays dans la négociation -concernant la restructuration qu'il pourrait poursuivre à l'avenir- mais aussi du point de vue des actes unilatéraux, conformément au droit international, à la convention de Vienne, par exemple, qui prévoit formellement que pareil accord peut être dénoncé (résilié), lorsque les conditions existant au moment de la conclusion ont été radicalement bouleversées et, parlant des conventions, il suffit de considérer les effets que ces politiques ont entraîné

Source : www.ert.gr

 

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 22:36

Par · 15 juin 2015

Quelle image restera-t-il de l’Union européenne à la suite de la crise grecque ? En effet, quelle que soit l’issue de cette crise, que cette dernière se solde par un défaut de la Grèce et une probable sortie de la zone Euro, par la reconnaissance du bien-fondé de la position grecque et un traitement politique de la dette, ou par une capitulation du gouvernement grec, les conséquences de cette crise sur l’UE et son image seront très profondes. La crise aura mis en pleine lumière l’opacité des processus de décision au sein tant de l’UE que de l’Eurogroupe ou de la Banque Centrale Européenne. Elle aura souligné le caractère anti-démocratique de nombre de ces décisions et son aversion profonde quant à la souveraineté des peuples. L’Union européenne, sans s’en rendre compte, a assumé le rôle de la défunte Union soviétique en développant l’équivalent d’une doctrine de la « souveraineté limitée ». Quel que soit donc l’issue de cette crise, son impact sur l’image de l’UE sera désastreux.

 

Le non-dialogue et ses fondements.

Les conditions de gestion de cette crise ont été désastreuses, mais c’est un désastre dont la Commission européenne porte l’entière responsabilité. Dès l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement grec (l’alliance entre SYRIZA et les souverainistes de l’ANEL) il était évident que le cadre de la négociation ne pouvait être celui du « mémorandum ». Cette réalité a été refusée par les négociateurs de l’Eurogroupe qui ont constamment cherché à ramener le gouvernement grec à un cadre que ce dernier rejetait. La Commission européenne, et les diverses « institutions » européennes, ont affecté de croire que la négociation portait sur les montants d’aides alors que le gouvernement grec proposait de sortir de cette logique de l’aide et de traiter politiquement le problème de la dette, comme il fut fait en 1953 avec la dette de l’Allemagne. Ce refus de la part de la Commission d’entendre ce que lui disait le gouvernement grec a conduit à la transformation de ces négociations en ce que le Ministre grec des Finances, M. Yanis Varoufakis, appelle une « guerre »[1]. Comme l’on pouvait s’y attendre, cela a entraîné un durcissement de la position grecque. Aujourd’hui on assiste à une alliance de fait de la gauche de SYRIZA avec les souverainistes de l’ANEL, alliance qui conditionne largement l’attitude du Premier ministre Alexis Tsipras[2].

Si l’on est aujourd’hui au bord du gouffre, c’est largement parce que l’Union européenne a poursuivi dans cette négociations des objectifs eux aussi politiques : faire plier la Grèce afin de garantir qu’une remise en cause du cadre austéritaire voulu par l’Allemagne et par les pays qui ont accepté le rôle de vassaux de cette dernière, et il faut ici parler de l’Espagne, de la France et de l’Italie, ne puisse être remis en cause par des voies démocratiques. Progressivement, dans le printemps 2015, il est donc devenu évident que ce que cherchait l’Union européenne ce n’était point un accord avec la Grèce mais la reddition en rase campagne du gouvernement grec. Quelle que soit l’issue finale de ces « négociations », les peuples européens auront donc compris que du côté de Bruxelles il n’y avait que foi punique, et que M. Juncker ne pensait qu’à une paix carthaginoise.

De ce point de vue, et cela a une énorme importance, l’Union européenne a perdu la bataille de l’image. Elle s’est révélée telle qu’elle est en elle-même : une structure d’oppression et de répression, un ensemble profondément anti-démocratique. La réputation de l’Union européenne est désormais entachée par son comportement par rapport à la Grèce.


Lire la suite ici

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 21:24

Vu sur le site http://cadtm.org

Les leçons de l’Equateur pour la Grèce

12 juin par Remi Vilain

CC - Blandine Le Cain

Présent les 10 et 11 juin 2015 à Bruxelles à l’occasion du sommet entre l’Union européenne et la Communauté des États d’Amérique Latine (CELAC), le président équatorien Rafael Correa s’est exprimé au micro d’Eddy Caekelberghs au cours de l’émission Face à l’Info diffusée sur La Première.

Ce fut l’occasion pour lui d’affirmer une nouvelle fois sa position à propos de la capacité d’un État et de son gouvernement d’exercer sans entraves leur souveraineté en déclarant que « L’État doit occuper une juste place, pas ‘plus d’État’ mais ‘mieux d’État’ ».

Interrogé sur la crise européenne, il a également souligné le caractère odieux de la dette grecque.

Arrivé au pouvoir en janvier 2007, Rafael Correa n’avait d’ailleurs pas hésité à constituer dès le mois de juillet une Commission d’audit intégral de la dette de l’Équateur (CAIC) |1| . Composée de plusieurs experts dont le CADTM faisait partie, la CAIC avait permis d’une part d’économiser quelque 7 milliards de dollar |2| et d’autre part de consacrer une proportion beaucoup plus importante de son budget à l’éducation et à la santé plutôt qu’au remboursement de la dette |3|.

Le président de l’Équateur se dit inquiet à propos de la Grèce actuellement enlisée dans des négociations avec ses créanciers qui semblent inextricables. Une situation qui lui rappelle celle dans laquelle se trouvait son pays au début des années 2000 lorsqu’il était sous le joug des deux grandes Institutions financières internationales que sont la Banque mondiale et le FMI. Après les échecs répétés de ces dernières à redresser la situation économique du pays, Rafael Correa avait alors tout bonnement expulsé le représentant permanent de la Banque mondiale en 2007 |4|.

Si la Grèce et Alexis Tsipras n’ont pas évoqué une démarche similaire dans un avenir proche, Rafael Correa a néanmoins tenu à insister sur le caractère odieux de la dette grecque. En effet, depuis que la Grèce s’est vu imposer des politiques d’austérité par les représentants de la Troïka, son PIB a diminué de 25%, alors qu’en parallèle sa dette n’a fait qu’augmenter, constituant à l’heure actuelle plus de 175% de son PIB |5|. Au nom de la dette, d’énormes coupes dans les dépenses publiques ont mené à un taux de chômage record et à une pauvreté quasi généralisée, violant ainsi les droits fondamentaux de la population : la dette peut donc être considérée comme odieuse.

A ce titre, en avril 2015 la Présidente du Parlement grec Zoé Kostantopoulou a lancé une démarche similaire à celle de l’administration Correa en 2007, à savoir une Commission pour la Vérité sur la dette publique grecque |6| à laquelle le CADTM apporte également son aide. Les premiers résultats de cette commission d’audit sont attendus pour le 18 juin prochain, date à partir de laquelle la Grèce pourrait modifier son rapport de force avec ses créanciers et définir un avenir porteur d’espoir pour le peuple grec et l’ensemble des pays subissant à l’heure actuelle des politiques d’austérité.

Pour écouter l’interview complète de Rafael Correa : http://www.rtbf.be/info/monde/detail_rafael-correa-president-de-l-equateur-le-capital-au-service-du-citoyen?id=9004482

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